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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 avril 2025 10 min

Prisca Thévenot, députée EPR, est l'invitée politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Prisceno. Bonjour. Soyez la bienvenue.

Vous êtes notre invité politique ce matin député ensemble pour la République des Hautes scènes et vous répondez aux questions de Caroline Mode. C'est parti. Alors on va bien sûr évoquer la conférence de presse de demain sur les finances publiques.

Mais d'abord on l'a appris ce matin. L'Algérie expulse 12 agents de l'ambassade de France. Le ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barreot va s'exprimer dans un instant depuis Bruxelles.

Est-ce qu'il faut s'attendre à une réponse immédiate de la France ? Je crois qu'effectivement, c'est ce qu'a rappelé le ministre des affaires étrangères, qu'une réponse serait apportée. Maintenant, ne soyons pas précipités dans les euh parole, regardons les actes concrètement et le ministre en charge aura l'occasion effectivement de s'exprimer plus précisément et dans une démarche diplomatique.

Mais est-ce que si elle est maintenue cette annonce, elle peut couper court à la réconciliation en cours entre la France et l'Algérie ? Vous savez, je pense que en diplomatie euh il y a des réalités qui sont quand même assez complexes et que des petites phrases qui pourraient faire très beau euh sur euh des plateaux n'avancerait et n'arrangerait aucune des choses, que ce soit d'un côté que de l'autre. Donc laissons le ministre faire.

La diplomatie a l'importance de prendre son temps et euh de pouvoir s'exprimer quand il le faut. Au moins 34 civils tués hier en Ukraine dans la ville de Soumis après une frappe russe. Le chef de l'État a appelé à des mesures fortes pour imposer un cesser le feu à la Russie.

Est-ce que ça n'est pas un vœu pieux ? Vous savez, le président de la République en France l'a rappelé Emmanuel Macron. Nous avons un agresseur qui est le seul à avoir décidé de ce début de conflit et qui est le seul à vouloir le poursuivre.

Nous avons là une des frappes les plus meurtrières, une frappe civile les plus meurtrières depuis le début de ce conflit et nous devons pouvoir continuer à mettre en place cette diplomatie de paix maintenant sans être naïf et toujours en responsabilité. Et d'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le vouloir puisque monsieur Trump aussi l'a voulu dès son arrivée dans le bureau oval. Il disait lui-même d'ailleurs qu'en 24 heures le sujet serait réglé. forcé de constater que ça prend du temps mais que nous ne devons absolument pas lâcher et avoir une réponse coordonnée.

On l'a appris aussi ce matin. Une vingtaine de soignants attaquent en justice trois ministres Catherine Vautrin, Ellisabeth Borne et Yannick Neuder. Il dénonce des suicides et du harcèlement à l'hôpital public.

Pour eux, l'État instrumentalise le dévouement des personnels. Est-ce que ces ministres doivent être tenus pour responsables ? Moi, ce que j'entends, c'est surtout une détresse qu'il faut pouvoir entendre qui n'est pas nouvelle, que nous ne découvrons pas.

Il faut pouvoir y répondre aussi bien sur l'aspect d'organisation du travail, de la capacité de mobiliser des équipes plus importante en nombre aussi avoir un support financier. Ça c'est c'est évident. Maintenant sur l'ensemble et l'étendue de la plainte, je l'apprends ce matin.

Je pense qu'il est important de pouvoir regarder dans le détail ce qui ce qu'il en est. Demain, donc ce sera demain le jour très attendu, le premier ministre convoque une grande conférence sur les finances publiques pour préparer les esprits à des efforts massif. Est-ce que les Français doivent s'inquiéter de cet état d'urgence budgétaire ?

C'est ce dont a parlé le ministre de l'économie hier. Cet état d'urgence, il faut s'en inquiéter. Moi, je pense qu'il faut faire attention au mot employés.

Je pense qu'il faut faire attention. Vous savez, on passe de crise en crise, la crise Covid, la crise de l'inflation, euh la la guerre en Ukraine bien évidemment euh on connaît le niveau euh de vigilance qu'on doit tous avoir et le niveau de responsabilité. Les Français le savent très bien et ils n'ont pas besoin d'une surenchère sémantique.

Maintenant, la question c'est de pouvoir travailler concrètement sur l'enjeu budgétaire, sur notre déficit sans pour autant sans pour autant nuire à l'avenir parce que un certain nombre de chantiers ont été menés depuis 2017 sur la réindustrialisation, sur la politique de l'offre, faire en sorte de trouver les moyens, les ressources financières pour financer et bien notre capacité, nos ambitions. Tout ça, nous le savons, hein. C'est pas nouveau.

Le texte budgétaire arrive chaque année. Chaque année, nous le disons. Donc là, l'enjeu que nous avons, c'est d'être parfaitement saisi aussi bien sur la base de ce que le gouvernement dira, mais en entendant aussi les travaux qui sont menés du côté du parlement.

Mais là, concrètement, il va falloir trouver 40 milliards d'euros d'économie supplémentaire sans augmenter les impôts. Comment on fait ? Mais là, alors ben déjà, je ne suis plus porte-parole du gouvernement, donc je vais laisser le gouvernement se prononcer demain.

Mais déjà, moi j'aimerais aussi rappeler, c'est que nous faisons aussi notre travail. Euh, regardez, la semaine dernière, c'est un peu passé sous les radars, c'est assez étonnant, mais nous avons été mobilisés à l'Assemblée nationale toute la semaine, nuit et jour, et c'est le cas de le dire, sur un texte qui s'appelle simplification. La France est lourde de son administration, peut effectivement avoir des coûts administratifs mais aussi financiers engendrés par une surbureoccratisation, la norme, la fameuse norme dont tout le monde parle.

Et bien, nous avons travaillé dessus la semaine dernière. Là aussi, on peut trouver des marges de de lutte contre la dépense publique. Mais selon vous, où est-ce qu' on peut faire des des coupes budgétaires par exemple ?

Est-ce que le retour de la réforme de l'assurance chômage qu' avait proposé Gabriel Atal, est-ce que c'est une piste, par exemple ? C'en est une. Çaen est une et je regrette qu'elle n'ait pas été remise sur la table par le gouvernement au cours des derniers mois.

Maintenant, nous sommes-nous disposés à pouvoir en parler à nouveau ? En revanche, ce qui est sûr, c'est que il y a un sujet sur lequel on ne peut pas revenir en arrière, c'est la réforme des retraite. Une fois qu'on a dit ça, je suis assez étonné que un des premiers chantiers a été de vouloir revenir sur la réforme des retraites ou en tout cas laisser penser qu'on pourrait le faire.

Je pense qu'il on ne on doit la vérité. On ne peut pas. Et cette promesse de ne pas augmenter les impôts, est-ce qu'elle est tenable ?

Est-ce que vous vous y croyez ? En tout cas, nous on sera mobilisé pour que on n'augmente pas plus les impôts qui sont déjà très importants. La France n'est pas un paradis fiscal.

On a déjà une pression fiscale qui est extrêmement importante sur les foyers et sur les entreprises. Et c'est la raison pour laquelle dès 2017 avec Emmanuel Macron, nous avons baissé cette pression fiscale sur les entreprises et sur les foyers et nous ne voulons pas revenir en arrière. Ça permet de dégager aussi des mar des capacités d'attractivité, des capacités de dynamique de croissance.

Regardez sur l'impôt sur la société. Effectivement, le taux a été avait été baissé et en fait nous avons pu euh pouvoir récupérer plus d'argent grâce à cela puisqueil y a eu une dynamique de croissance derrière. Donc je pense qu'il faut faire attention aux petites coupes qui peuvent être qui peuvent sembler comme ça sexis et comptablement intéressantes mais qui peuvent mettre en danger les ambitions que nous devons porter en terme de nation.

Mais si on résume, en fait on est passé du quoi qu'il en coûte au quoi qu'il arrive. Quoi qu'il arrive, il faudra faire des efforts. C'est ce qu'a dit la ministre chargée des comptes publics.

L'effort, il faut absolument le faire maintenant. Non, mais l'effort, il est Attendez, pardon. On va arrêter juste de faire croire que on reprend le sujet à chaque fois de de d'une feuille blanche.

C'est pas vrai. Il y a eu du travail qui a été fait dès la fin effectivement des politiques suite à aux crises que nous avons vécu, la crise Covid et la crise de l'inflation. Et ça avait toujours été prévu comme ça.

Euh il y a pas d'un seul coup ceux celles et ceux qui vont en responsabilité plus que les autres travailler le sujet. Nous le faisons depuis le début avec Ellisabeth Borne, avec Bruno Lemire, avec Gabriel Atal et nous continuerons à le faire et maintenant nous le faisons nous ensemble pour la République depuis le Parlement. En tout cas, le premier ministre va devoir tenir ce cap budgétaire.

Il va devoir aussi faire face à ce scandale de Betaram qui chaque jour un peu plus le fragilise. Il sera auditionné dans un mois. Est-ce que ça pourrait lui coûter sa place ? ce scandale.

Laissons l'audition se faire. Laissons la commission continuer ses travaux. Je crois qu'il est auditionné le 14 mai.

Nous sommes en avril. Avançons déjà sur les sujets de demain qui sont les budgets. Vous avez porté plainte le le 17 mars dernier contre l'eurodéputé Rima Hassan après des menaces de mort contre votre famille provoquée par l'un de ses messages sur les réseaux sociaux.

Une enquête a été ouverte notamment pour cyberharcèlement. Est-ce que vous savez où ça où ça en est cette enquête ? Alors pour être plus précise, j'ai porté plainte contre celles et ceux qui ont menacé mes enfants de décapitation, de démembrement, je préfère le préciser.

Et dans mon dépôt de plainte, j'ai mentionné que ces ce cyber harcèlement avec menace de mort à l'encontre de mineur de moins de 13 ans avait été généré suite au nombreux tweets à mon égard de Rima Hassan. Je veux dire que je n'ai aucune nouvelle à ce jour. D'accord.

Euh vous dites dans vous avez dit dans une vidéo, vous l'avez publié sur les réseaux sociaux, que vous avez lu les 152 pages du jugement de Marine Le Pen dans l'affaire des assistant parlementaires européens. On a entendu son allié Eric Sioti qui veut proposer une loi pour supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité. Vous en pensez quoi ?

Stop. Stop. Les lois des petits copains et des petits arrangements, ça suffit.

Et ce qui est en train de nous rappeler l'extrême droite au travers de la réaction de Marine Le Pen mais également de son nouvel allié Ericieotti, c'est que ce qu'ils sont en train de faire sont des promesses pour l'avenir. Les lois pour s'arranger entre eux, ces lois pour faire oublier ce qu'ils ont fait, c'est-à-dire voler de l'argent aux françaises et aux Français. Donc maintenant, ce que je dis, c'est qu'elle a été condamnée en première instance.

Si Marine Le Pen a un doute sur sa culpabilité en première instance, qu'elle lise ses 152 pages. Donc effectivement, j'ai fait un petit raccourci, une petite synthèse en une minute. Ça va peut-être lui donner envie d'aller lire ce rapport.

Une dernière question. Emmanuel Macron s'est dit prêt la semaine dernière à reconnaître un état palestinien prochainement comme 148 autres pays. Est-ce que vous vous y êtes favorables ?

Est-ce que c'est le moment ? Mais moi, je suis sur la position de la France, la position historique, une reconnaissance effectivement de deux états. Maintenant, le président de la République a reprécisé sur un tweet parce que visiblement ça va très vite et euh euh on va très vite dans les dans les interprétations.

Il faut que les le contexte soit réuni, les conditions soient réunies. euh la question euh d'effectivement d'une Palestine sans de la libération et j'insiste sur ça, de la libération des otages. Nous avons encore des otages qui sont retenus dans les couloirs sombres et froids du Hamas et ne les oublions pas.

Donc maintenant, une position historique est rappelée, le contexte ne doit pas être oublié. Merci beaucoup. Yeah.