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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 17 mai 2025 20 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Louis Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy : "Je n'exclus pas de jouer un rôle politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment vous est venue l'idée de raconter Napoléon par le biais de ses lectures ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous avez une fascination pour Napoléon Bonaparte. Elle vous vient d'où ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Combien de temps vous avez mis pour ce livre ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre livre préféré ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Vous avez des ambitions politiques aussi ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    On lit partout que vous y pensez. Vous y pensez vraiment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00Louis SarkozyPromesse
    « Je n'exclus absolument pas de jouer un rôle politique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europin soir weekend 19h 21h Pascal de la tour du pain Philippe Giber et Charlotte Dornella sont de retour pour cette deuxième partie d'émission mais j'ai le plaisir d'accueillir Louis Sarkozy en studio. Bonsoir Louis Sarkozi bonsoir cher madame. Merci d'être d'être ici chers madame c'est très sympathique je dois avouer vous êtes Non non mais c'est très c'est très sympathique.

C'est très sympathique. Napoléon Bonaparte l'Empire des livres. Non, écoutez, j'ai été très surprise de de de découvrir ce ce livre, l'ongle que vous avez choisi parce que vous avez choisi un ongle et c'est complètement assumé.

Je me suis dit comment vous est venue l'idée de raconter Bonapart par le biais de ses lectures ? D'abord, j'ai trouvé non mais c'est un angle Philippe Gibert, je sais pas si vous avez si vous avez lu le livre de Louis Sarkozi, mais je me suis dit mais d'où vient cette idée abordée ? par Napoléon Bonaparte, c'était un immense lecteur et Louis Sarko en parlera bien mieux que moi.

Euh et mais comment vous avez eu cette idée ? Merci pour pour vos compliments. Non, l'idée vient en vérité d'une phrase de d'Israéli.

Enfin, ça vient de plusieurs choses. Je vous simplifie la chose si vous voulez, mais d'Israéli dit "Je suis né dans une bibliothèque et vous me donnez la bibliothèque et je vous donne l'homme." Et je ressens enfin, je pense que tous les lecteurs, je sais qu'il y en a autour de la table ici, ressentent à peu près la même chose.

C'est que si j'allais chez vous dans votre salon et que je je regardais avec un grand détail votre bibliothèque, je comprendrais pas tout ce que vous êtes mais une bonne partie quoi. On comprend déjà l'existence àit. Et le et chez Napoléon, c'était particulièrement intéressant parce que chez lui déjà les livres ont influencé tout, hein, le caractère personnel, la vie amoureuse, les guerres, la politique, tout enfin aucun aspect de ce qu'il était n'était pas touché par ses lectures.

Et deux, ça me permettait de faire des jeux par exemple jouer avec le vous savez sur le bicentenire, c'est un raciste sexiste colonialiste, insupportable et cetera et pour soi fait de sang la légende noire et pourtant l'homme fond en larme quand il lit la nouvelle éloïse de Jean-Jacques Rousseau quoi. Enfin, c'est c'est il y a quelque chose là quand même. C'est c'est on peut pas être un ogre à soiffé, conquérant, insupportable et adorer Paul et Virginie Bernandin de Saint-Pierre qui est le roman à l' rose par définition.

Il a lu sep fois, il adorait ça. Donc je voulais essayer de de montrer ce côté de son caractère qui était je pense moins connu. Vous avez une fascination pour Napoléon Bonaparte.

Elle vous vient d'où ? Oui, bien sûr. Mais pourquoi ?

Mais est-ce qu'on Pourquoi lui plutôt qu'un autre ? On a eu des grands rois. Mais Napoléon Bonaparte.

B écoutez, personnellement, moi je tombe sur lui quand j'ai 15 16 ans quand les jeunes garçons cherchent des héros et et lui c'est l'incarnation de tout ce que héros peut-être. C'est-à-dire que c'est c'est toutes les qualités poussées à leur paroxisme et tous les défauts alors pire. En fait, il est le l'homme le plus féroce aussi. il est capable d'une grande gentillesse.

Il est le le l'immense arrogance et pourtant parfois une humilité déconcertante. Il a les plus grands succès au Sterlit, Friedland, le code, les réformes, la France qui est sa plus grande œuvre et aussi les plus grandes catastrophes et la plus grande myopie. La Russie, mais quelle erreur !

Mais le rétablissement de l'esclavage, on peut en parler, l'Espagne, enfin il est tout ce qu'est l'humanité en un. En fait, il en est son incarnation. Donc je tombe là-dedans, j'ai je lis la biographie d'Andrew Aoberts en britannique le paradoxe, le français qui vit aux États-Unis qui découvre Bonaparte par un britannique la triangulation et je et je je finis le bouquin et je me dis mais comment est-ce que je connaissais pas ça ?

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? J'avais l'impression d'avoir vécu le truc avec lui et ça commence une obsession qui dure jusqu'aujourd'hui. Ah oui, c'est une obsession qui qui a quelques dizaines d'années.

Combien de temps pour parce que il est extrêmement nourri ce ce livre. Il y a beaucoup de références. Combien de temps vous avez mis pour ce livre ?

C'est un peu près 2 ans et demi de recherche, un an d'écriture. 2 ans et demi de recherche, un an d'écriture. Oui, c'était très chiant.

Ouais. Ouis ça. Mais non, mais vous avez raison.

Et j'ai vu traduit de l'anglais. Vous l'avez écrit en anglais ? Oui, je l'ai écrit en anglais.

Bien sûr. Je l'ai écris en anglais parce que c'est pas mal un bouquin sur Napoléon écrire écrit en anglais. Oui, par un français.

Par un français. Par un français. Ouais, exactement.

Je l'écris en anglais pour la la seule et unique raison que j'ai trouvé un éditeur anglais qui voulait bien me publier. Si j'ai je l'aurais écrit en turc si j'aurais pu. Non, je l'écris en anglais parce que ça aurait été légèrement plus difficile parce que parce que le l'éditeur était anglo-saxon, était britannique au départ avant de le faire publier aux États-Unis et maintenant en France.

Donc c'est pour ça qu'il est écrit en anglais et Dieu merci, je ne l'ai pas traduit moi-même. C'était déjà assez compliqué de l'écrire. Si jeis le traduire en plus, ça aurait été l'enfer.

Et puis en anglais, en anglais, vous en avez d'autres ? Vous lisez beaucoup ? Oui, évidemment.

Oui, Sarkozy, la lecture est une immense partie de ma vie. Ouais. Quel est votre livre préféré ?

Oh, ça c'est la question, vous savez. Ah bah vous en avez vous vous dites vous-même ça détermine les hommes. Oui bien sûr.

Alors quel homme êtes-vous Louis Sarkozi ? Quel homme êtes-vous ? Il y a des livres qui m'ont fait pour vous dire à quel point je ne suis pas uniquement le droitur de service.

Un livre exceptionnel d'un homme exceptionnel en vérité Christopher Hitchens journaliste britannique trotsiste de formation marxiste toute sa vie. Alors il s'est séparé de la gauche vers la fin mais un homme tout à fait remarquable un des meilleurs débatteurs de la seconde moitié du 20e siècle et je pense que je parle à des gens. Alors, c'est un moins commun en France, mais il y a une génération de gens qu'on appelle les hitchits qui l'ont découvert ses débats sur la religion, sur YouTube et cetera.

Il écrit un un livre dont le titre en anglais et et Letters to Young Contrarian, lettre à un jeune contrarien. Alors la traduction ne tient pas vraiment mais c'est le contrarien selon Richa qui a une opinion majoritaire se sent pousser de dire le contraire même sans le rationaliser. Et ce ce livre est 85 ou 86 pages est une lettre à X cher X à celui justement qui ressent ça.

Et c'est une histoire littéraire de l'individualisme en fait et philosophique. Ça c'est un livre qui m'a bouleversé. Mais il y a aussi les méditations de Marc Orel qui est un truc que je qui est une immensité mais même pas littéraire ou philosophique historique le carnet intime de l'empereur romain du 1er et 2e siècle qui qui est d'une sagesse inuique qu'on a encore par un miracle historique.

Ça fait ça fait deux empereurs et un trop de skis vous avoir fermé formé. Ben alors et c'est s'il y avait un psychanalyste dans la pièce, il pourrait me pondre. Non mais je trouve ça passionnant.

Qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous motive lou les Sarkozy ? voit partout, on voit la télévision en tant que chroniqueur avec des des choix très affirmés. Vous avez des coups de gueule effectivement qui qui ont beaucoup fait réagir et vous avez raison de prendre des positions.

On vous voit également écrire un livre. Euh vous avez des ambitions politiques aussi ? Ça, on l'entend aussi.

Je vous j'attendais la question. Bah oui. Bah et je suis obligé de vous la poser.

Mais vous avez bien raison de la poser. Non. Qu'est-ce qui me motive ?

Écoutez, je Mais vous avez envie de quoi Louise Sarkozy ? J'ai envie de me de construire quelque chose. Je sais pas encore exactement ce que c'est, mais j'ai j'ai des idées qui sont les miennes.

J'ai envie de les communiquer. J'ai envie de participer au débat culturel et je suis convaincu d'une chose et je pense que le débat culturel et le débat politique enfin les deux sont liés. C'est la France, c'est tout est politique par définition enfin chez nous plus que chez les autres.

Mais je participe débat au débat poli. Je débarque à quel garo. J'y étais juste avant d'arriver sur votre antenne.

Je j'ai une chronique dans valeurs actuelles, un papier d'ailleurs que j'adore où on parle de politique toutes les semaines. J'ai tous mes amis un peu près sont dans le monde politique philosophique. Je pense qu'à ça si vous avez ma femme en face, elle vous dit rien la même chose.

Donc c'est ma vie. Je vais pas vous dire que je suis candidat à une élection parce que vous de avez deviné la réponse. Je ne le suis pas.

En tout cas mais vous y pensez on entend menton. Non bah je suis obligé de vous poser la question. On le lit partout.

Droit de dire il y a eu des conversations à ce sujet. Je vais pas vous dire que que ce n'est pas le cas et et je vais pas non plus vous dire que l'idée ne m'a pas traversé l'esprit mais la vérité c'est que je ne le suis pas encore. D'accord.

Mais vous y pensez. Oui. Quand je me rase.

Mais vous vous avez la ras d'où le d'où le le jeu de mot. Non, bien sûr que bien sûr que c'est une conversation pour plein de raisons d'ailleurs, mais c'est pas du tout le sujet du livre. Et c'est vraiment ce que j'ai envie de faire comprendre à vos auditeurs, c'est que si je voulais faire un tract politique, si je voulais faire ce que je recherche dans Napoléon, j'aurais fait quelque chose de plus simple. pas quelque chose qui était aussi compliqué à écrire et à Non mais c'est c'est une base.

Après vous pourrez peut-être faire plus simple effectivement. Oui Sarkozi vous êtes pour vous êtes au début de votre écriture. Non non vous êtes au début de votre écriture mais bien entendu tout est politique vous avez raison de le dire.

Un petit mot quand même sur les alert vous suivez un peu. Vous êtes obligé sur votre antenne d'ailleurs il y a quelques semaines quand j'ai dit que c'était j'ai pense que j'étais le seul mec en France qui argumentait que c'était une très bonne chose d'avoir une une compétition. Et d'ailleurs, je je trouve que le seul problème de cette compétition, c'est qu'elle n'a pas vraiment eu enfin pardonnez-moi de de citer mon patronyme, mais est-ce qu'on aurait dit à Sarkozi et Chira qu'il fallait pas faire de débat, qu'il fallait se mettre d'accord ?

Enfin, pas du tout, c'est la compétition qui cape l'attention. La droite était pas la même à cette époque là. On c'est ça.

Je pense que c'est on ressort effectivement mais la logique la logique électorale et la logique de capter l'attention est la même. Il faut qu'il y ait un peu de sang, il faut que les gens se il faut qu'il y ait une compétition parce que le du coup le vainqueur gagne une légitimité qu'il protège aussi et ensuite il montre qu'il peut être mananime, il peut dire alors c'est voilà maintenant viens maintenant on fait famille, on fait partie, on fait nation. Enfin, ça participe à à la fascination que peut générer une de ces élections.

C'est ce que j'argumentais d'ailleurs pendant la primaire quand Joe Biden s'écroulait devant nous, était en train de mourir et d'être enterré et se transformer en en tout camon qu'il fallait qu'il fasse une primaire les démocrates parce que on aurait empêché Trump d'avoir un candidat face à lui sur lequel il pouvait se préparer. On aurait captivé l'attention de la nation et on aurait pondu un un démocrate à 3 mois de l'échéance qui aurait toute la légitimité du monde, qui aurait buté tout le monde, qui aurait sprinté à la ligne et ça aurait pu rebattre les cartes. Mais non, ils ont choisi le choix de la facilité. emprisonné par leur propre par leur propre politique identitaire de pas pouvoir virer la première femme noire vice-présidente des États-Unis et avec le résultat qu'on connaît.

Bon et et à droite demain vous pensez euh vous avez des pricot le renvoquer mon pronostic pour l'instant selon les sources que j'ai qui dieu sa ne sont pas les plus les plus réputés ou fait j'ai pas d'information confidentielle euh je pense que l'effet rotaillo est réel et je pense que monsieur Rotaillo va gagner mais tout peut arriver le la seule mathématique des des du nombre d'adhérents qui a triplé si vous voulez 122000 adhérents. Oui, ça c'est enfin je je dis pas que c'est ce que je souhaite, je dis que ça paraît difficile à imaginer que ça ne soit pas ce qu'on appelle les faireillot. Bruno Rotaillot a des chances si de gagner l'élection à l'air.

Alors de de gagner l'élection certes, mais en 2027, est-ce que ce serait un bon candidat pour la droite ? Bah écoutez, il y a un effet rotaillou, on l'a dit. Moi, je je crois en sa fenêtre de tir.

Je pense que la condamnation de Marine Le Pen, il faut pas dire ça, c'est pas des il il dirait que c'est pas le cas s'il était là en face de nous et ça serait tout à son honneur. Mais forcé de constater que ça laisse un espace et que lui montre une chose, c'est que la domination du Rassemblement national est peut-être plus faible que ce qu'on pense parce queil puise aussi dans son électorat là. Et après, tout dépend d'une autre échéance, c'est l'unité ou non du nouveau Front populaire.

Est-ce que vous pensez que c'est le seul moyen pour la droite, la droite traditionnelle, la droite républicaine de de l'emporter face au pardon au Rassemblement national qui qui pousse très très fort aujourd'hui, très fort. Est-ce que vous pensez que Bruno Rota sera de taille ? Est-ce que c'est peut-être la bonne personne qui puisse répondre à cette poussée du du Rassemblement national ?

Enfin, c'est si il gagne, je suis pas celui qui va couronner quelqu'un. Enfin, j'ai Vous avez le droit d'avoir un avis sur la question. Mais mais mon avis mon avis étant plus d'un observateur et d'un commentateur plutôt que d'un acteur.

Je constate qu'il y a un effet retailleux. Je constate qu'il prend des voix assemblée nationale. Je constate que le RN lui tape dessus sûrement un léger ave de faiblesse.

Je constate que ce parti, le Parti Rassemblement national est en fait construit pour être un parti d'opposition et qu'ils peuvent très bien gagner une élection présidentielle mais que ça sera sûrement la dernière élection qu'ils vont jamais gagner. Je constate la condamnation de madame Le Pen et la faiblesse intrinsèque de de ce résultat judiciaire. Je constate le fait que monsieur Bardella est peut-être un peu jeune et peut-être que cette histoire avec Marine Le Pen arrive un peu trop tôt pour sa carrière.

Donc oui, il y a une fenêtre de tir parce qu'il va falloir qu'elle se reconstruite la droite traditionnelle républicaine. Mais bien sûr mais ça et et moi je suis le premier à dire verticalité. Je suis le premier à dire est-ce que vous êtes prêt à vous engager ?

Si une campagne présidentielle que vous avez un candidat, est-ce que vous à titre personnel Louis Sarkozi vous dites "Bon ben allez je me retrousse les manches j'y vais ma place c'est là comme candidat à la présidentielle ou non ? pas candidat à la présidentielle non mais vous engager auprès candidat non fait non non non je bah bien bien sûr moi je je suis assez convaincu que comme beaucoup de monde d'ailleurs que le pays va extrêmement mal et que cette élection est crucial donc si si j'ai la chance et le privilège d'avoir un rôle à jouer je le ferai j'ai aucune offre il y a rien de prévu et cetera mais bien sûr je je suis rentré en France j'aime mon pays je veux participer je je fais un sacrifice financier de ma vie privée pour pour jouer mon rôle dans le débat culturel si j'ai l'opportunité de faire plus je le ferai bien évidemment Oui. Et vous engagez auprès du candidat peut-être qui sera désigné donc par les adhérents demain.

Nous verrons. Oui, vous verrez. Oui, Philippe Gibert, est-ce que vous pensez qu'en 2027 euh c'est l'occasion ou jamais de l'Union des droites justement dans le dans le la situation que vous décriviez où Marine Le Pen est en difficulté judiciaire, politico-judiciaire, est-ce que la jeunesse de Bardella que vous évoquez, est-ce que Bruno Rotaillot, mais qui est assez nouveau quand même dans la scène politique française, est-ce que c'est pas l'occasion ou jamais de faire l'Union des droites ?

Je parle pas d'un souhait hein, mais je Est-ce que la situation objective ne pousse pas à l'Union des droites ? Le problème n'est pas tant un problème idéologique. Le problème pour moi est stratégique.

Euh j'ai du mal à comprendre pourquoi un parti qui fait 4 5 6 7 8 % va s'allier avec un géant électoral au moment même de sa faiblesse et de de l'essort de l'autre. C'est un peu faire alliance avec les un au 5e siècle quand l'empire romain se casse la gueule. On va se faire bouffer quoi.

Sauf que les un sont en difficulté parce que Marine Le Pen est en elle-même difficulté accessoirement. Oui. Euh vous avez vous avez parfaitement raison de de le souligner mais euh après tout n'est pas sacrifice.

Euh nous sommes un parti nous les LR, je veux dire je ne suis pas membre des LR mais vous remarquez le lapsus et le fait et le fait que que je suis un de leurs de leurs électeurs n'est pas un parti qui peut sacrifier la totalité de son histoire politique qui s'est construite face au Rassemblement national pour les aider à gagner 2 %. L'histoire l'histoire n'évolue jamais. Ah mais bien sûr que l'histoire évolue et d'ailleurs je suis le premier à à souligner à Madame Garido de toutes les semaines que le Rassemblement national fait une tentative de euh recentralisation et de respectabilisation qui est tout à fait à son honneur mais qui il y a une vérité à droite du centre en politique française, c'est quand le RN est très fort, LR est très faible et vice-versa.

Donc c'est pas une question de cordon sanitaire. Moi je crois pas en cette histoire de cordon sanitaire, c'est le premier parti de France mais on se fait bouffer si vous voulez. Électoralement on est opposé, c'est pas possible.

Et contrairement à la gauche qui a su enterrer ses rivalités, cette haine et ses conflits idéologiques en en exactement 24 heures, je pense que c'est tout à l'honneur de LR de dire "On a des convictions, on a peur qu'elle ne soit pas respectée avec cette alliance, donc on ne la fait pas." Mais moi aujourd'hui, vous électeurs LR, quelles sont les convictions justement ? Les convictions hein, pas les les désaccords politiques ou même programmatiques.

Quelles sont les convictions qui sont heurées vis-à-vis du RN ou d'un éventuel accord comme le fait la gauche justement ? Alors, c'est deux questions différentes. Stratégiquement, j'ai répondu à la deuxième.

C'est c'est mon argument contre l'alliance et stratégiquement est pas idéologique. Mon argument idéologique contre eux est principalement fiscal et économique. Quand on pose la question à Marie Le Pen s'il y a trop de fonctionnaires en France et qu'elle dit ça c'est des trucs de droite, j'ai un problème avec ça.

Vous voyez ce que je comprends ? Par exemple, vous êtes pas gêné quand Marine Le Pen elle-même censure le gouvernement en disant si ce budget a été proposé par la gauche, la droite hurlerait au socialisme. Mais là, comme c'est Michel Barnier, euh elle défend la hausse d'impôts.

Enfin, vous voyez, on a l'impression honnêtement dans la droite, on a l'impression qu'il y a des accusations respectives d'être gauchier sur l'économie, pas gauchiste sur l'économie et en même temps, quand vous dites la France va très mal, ça ne comporte pas que la question économique. Mais mais principalement la question économique, je pense. principalement ah bah écoutez alors la question migratoire et la question économique c'est les deux sujets et et Dieu sait que je ne suis pas un à minimiser la menace de l'envahissement de l'invasion plutôt migratoire mais si vous voulez la la question économique est tout à fait cruciale à cause de la démographie à cause de la croissance à cause du taux de prélèvement obligatoire à cause de notre bureaucratie immense de 1200000 fonctionnaires au ministère de l'éducation nationale moins d'élèves et plus de fonctionnaires que l'Allemagne et des résultats éducationnels bien bien pire vous voyez donc c'est absolument crucial.

Votre question sur le fait que Marine Le Pen a condamné le budget de monsieur Barnier, j'aurais condamné le même budget et madame Le Pen quand elle parle des ha impôts avait raison et c'est d'ailleurs très tragique pour notre famille politique que de constater que le premier premier ministre de droite relativement profondément de droite était celui qui proposait une hausse d'impôts. J'aurais été en désaccord avec ce avec ce budget. Mais là où je pense vous faites une légère erreur, c'est que vous assumez que nous sommes un parti monolithique avec une seule base d'opinion, une seule existence idéologique.

Ce que je dis sur libéralisme choque tout le monde chez LR. Je je suis beaucoup plus libéraux que la majorité d'eux parce que je ne suis pas leur représentant. Je suis pas encarté.

Moi je vous dis ce que je pense. Je représente aucun clan, aucune tribu, aucune famille. Donc c'est peut-être pour ça.

J'ai l'impression que vous m'assignez une existence. Vous disiez il y a des il y a a y il y a comment dire il y a une différence de conviction que LR a raison de rester sur ses convictions et de ne pas chercher à faire un accord même circonstantiel avec le RN pour d'éventuelles élections. Moi je parle pas d'accord stratégique politicien et tout.

C'est vraiment pas mon domaine. Connais rien ça m'intéresse pas. Simplement là vous disiez vous disiez que vous étiez incré pour la France.

Il y a la question économique mais vous disiez vous-même qu'aujourd'hui les LR sont capables de travailler avec le macronisme qui a pas été non plus brillantissime sur la question économique et en même temps il y a des vrais points d'accord. Quand on écoute Bruno Retaillot et vous le disiez vous-même, il il parle à une partie de l'électorat du RN. Ils ont donc bien des choses en commun à se dire.

Oui, je parle sur les électorats. Est-ce que vous pensez qu'il est inimaginable que ces gens-là travaillent ensemble parce que les LR ne sont pas monolitiques, le RN n'est pas monol, c'est pas inimaginable et sur les 20 30 40 prochaines années, je ne suis pas un qui va dire que c'est inacceptable et que ça serait la fin de notre parti et cetera. Mais je pense que si on veut conserver une indépendance de mouvement, c'est pas envisageable maintenant.

Et d'ailleurs, l'erreur de monsieur Sioti n'est pas tant le choix de faire alliance. L'erreur de Monsieur Sioti est de le dire à personne. L'erreur de monsieur Sioti est d'être dans la pièce avec quelques cadr le soir même.

Si j'avais dit à tout le monde, ça aurait été accepté. Mais c'est ça un leader cher monsieur. C'est pas tant le choix de faire une stratégie.

Les leaders font un choix qu'on aime ou qu'on a'ime pas, c'est autre chose. Mais c'est d'aller voir ses troupes et de dire voilà ce qu'on va faire, voilà ce que je crois. Il faut faire ça, je vais convaincre les élus.

On va parler aux militants, on va faire ce que vous voulez mais de parler, d'initier la chose et pas de le faire en en mode en mode de renseignement généraux au milieu de la nuit. Enfin, c'est quand même quelque chose Lou Sarkozi, est-ce que vous voyez là dans les 2 ans, il y a une présidentielle, quel sera votre engagement ? Je sais pas chère madame, j'ai pas envie de vous mentir ou de vous donner une réponse.

Si vous avez une idée, vous vous commencez à réfléchir, vous êtes un homme qui réfléchit. Ah, vous êtes gentil de votre compliment. Merci.

J'espère, vous pouvez me dire, je sais pas où je serai dans 2 ans, moi. Enfin, moi non plus, mais vous avez quand même une idée, une idée, une volonté. Écoutez-mo un engagement pour la France.

Je je je n'exclus absolument pas de jouer un rôle politique, vous l'avez deviné. Et puis c'est une main tendue peut-être ou l'air. Non mais je suis pas je vais pas tendre les mains à parti qui me précède de de cette décennies.

J'ai pas cette arrogance là. J'ai envie de jouer un rôle. Je joue déjà un rôle pour l'instant plus en commentateur et en écrivain.

Si demain c'est un rôle politique, tant mieux. Je vous cache pas que j'y pense, que j'y réfléchis, que c'est quelque chose qui m'anime et je suis né dedans. Je pense qu'à ça.

Enfin, pardonnez-moi. Mais je vais pas vous dire "J'ai envie d'être là." Je suis là, c'est parce que je ne je le sais pas, je vous respecte trop pour vous donner des illusions pareilles.

Non non, mais écoutez, je vous pose la question parce que c'est intéressant. Je trouve que on réfléchit tous et après dans l'équipe de Retaillo, ça vous j'ai posé la question. Non, écoutez pour l'instant voulez absolument lui trouver un boulot mais c'est vrai mais merci vous acceptez des stagiaires à un rep il a pas besoin de moi.

Il a pas besoin de moi. Je serais ravi d'avoir un petit pap. Est-ce que votre papa lu ce livre ?

Oui, il l'a lu. Oui. Qu'a-t-il dit sur ce livre ?

C'était remarquable. Mais qu'est-ce que Mais mais je veux pas vous donner les conversations intimes d'un d'un père et et de son fils, il l'a lu. C'est intéressant parce que lui est beaucoup plus gauliste que bonapartiste.

Euh et d'ailleurs il est trait de goal sur sa vision de Napoléon. C'est-à-dire que oui, la grandeur c'est génial et cetera, mais il laisse la France dans un sale état. Je pense que c'est pas parfaitement juste cette compréhension de l'histoire napoléonienne, mais il y a quand même un grain de vérité.

Donc je suis assez heureux d'être le bon appartiste de la famille, vous voyez. Merci beaucoup en tout cas. Merci Louis Sarkozi d'être venu dans le dans le studio d'Europin puis on suivra effectivement votre votre parcours.

Merci. Voilà Napoléon Bonaparte, l'Empire des livres. On vous recommande, c'est un angle très intéressant pour tous les fans inconditionnels de l'empereur.

Merci infiniment. Il est 20h31 sur europé.