Richard Gere, son amour pour le cinéma français - C à vous : l’intégral - 13/12/2024
François Bayrou Au micro : Anne-Élisabeth Lemoine, Mohamed Bouhafsi, Baptiste ChameroySource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Que reste-t-il au bout d'une vie? C'est la question existentielle que pose "Oh, Canada".
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Comment allez-vous?
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Le parallèle entre le film et l'émission s'arrête là?
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Un film intéressant. Il met en scène un homme qui a filmé et interrogé toute sa vie.
- 3:30ComplaisanteRéponse directe
C'est un grand roman de Russell Banks. On sort chamboulés d'avoir passé 1h30 avec vous.
- 4:30OuverteRéponse directe
C'est un rôle pour lequel on a dû vous vieillir d'au moins une dizaine d'années. Ça donne le vertige?
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à la postérité. - A.-E.Lemoine: Que reste-t-il au bout d'une vie?
C'est la question existentielle que pose "Oh, Canada", en compétition officielle à Cannes en mai dernier et en salle mercredi prochaine. Un film signé P.Schrader, qui a offert son tout premier grand rôle à R.Gere il y a 45 ans.
Il est notre invité. Oui. Il faut "jumper".
Comment allez-vous? - R.Gere: Fantastique. - A.-E.Lemoine: Vous aviez déjà rencontré toute l'équipe, Bertrand, Mohamed, Pierre, des vieux amis, le temps d'échanger avec eux en coulisses. - R.Gere: On a rencontré tout le monde en coulisses.
On est tous copains. - A.-E.Lemoine: On est ravis d'être vos amis, désormais, et de vous féliciter pour cette remarquable performance dans ce film singulier et profond, qui commence un peu comme cette émission commence ce soir, avec un studio, des lumières et un homme invité à répondre à des questions, qui se demande: "Rappelez-moi pourquoi j'ai accepté de répondre à une interview." On lui répond: "Parce que les gens célèbres répondent à des interviews." Le parallèle s'arrête là? - R.Gere: Je suis très humble.
Je fais ce qu'on me dit. Non, ce n'est pas vrai...
J'aime bien beaucoup le film. Paul et moi, on a beaucoup travaillé très dur sur ce film. Comme vous savez tous, faire ce genre de film indépendant, difficile... - A.-E.Lemoine: Un film intéressant.
Il met en scène un homme qui, toute sa vie, a filmé et interrogé. Il a beaucoup menti, enjolivé la réalité. Il n'est capable de ne dire la vérité que lorsqu'il est interrogé à son tour et face à une caméra. - R.Gere: Oui.
Il se connaît plutôt bien. Dans ce cas, il veut dire la vérité, quelle qu'elle soit, mais ce n'est pas suffisant. Il veut que sa femme l'entende.
Il sait qu'il est dans les derniers instants de sa vie. C'est sa dernière chance de rétablir les choses. Peut-être qu'il ne dit pas la vérité, même à ce moment-là. - P.Lescure: C'est un grand roman de Russell Banks.
On sort chamboulés d'avoir passé 1 heure 30 avec vous. Paul Schrader tisse une série d'allers-retours brillants et émouvants avec vous tout jeune interprété par J.Elordi. - R.Gere: Il est fantastique, là-dedans.
C'est le seul plan où Jacob et moi, on est ensemble dans le film. - P.Lescure: Comme le cinéma parvient à sublimer la vraie vie, c'est fou que le réalisateur vous ait proposé le scénario de la fin d'un homme qui va se livrer dans une confusion alors que votre propre père venait de disparaître.
C'est fou que tout se soit assimilé. - R.Gere: Mon frère et ma soeur n'ont pas encore vu le film.
Quand ils vont le voir, ils verront notre père. Il était beaucoup plus gentil, gracieux. Un homme plus généreux qu'il ne l'est dans le film.
J'utilise beaucoup d'aspects physiques de mon père. Il est mort à 101 ans. Il était entouré de sa famille.
Paul m'a envoyé le scénario. Il m'a appelé et m'a dit: "Jette un coup d'oeil." C'était quelques mois après le décès de mon père.
J'étais encore dans le processus de m'ajuster à cela. J'essayais de donner un sens à la vie de mon père et de ce qu'il avait traversé dans ses dernières années. Ses souvenirs, le temps, l'espace, c'était beaucoup plus fluide, impressionniste. - A.-E.Lemoine: C'est un rôle pour lequel on a dû vous vieillir d'au moins une dizaine d'années.
Ca donne le vertige? - R.Gere: J'avais un faux crâne chauve et, par-dessus, une petite perruque.
Il venait de sortir d'une chimiothérapie. Combien de cheveux fallait-il mettre? Paul a dit que c'était plus facile de me rajeunir plutôt que de me vieillir. - A.-E.Lemoine: P.Schrader a pensé à vous parce qu'il estime que les bons acteurs ne courent pas les rues. "Combien en reste-t-il?" Il a cité Anthony Hopkins, Jonathan Pryce et vous.
Il a pensé au bon vieux gigolo qu'il a imaginé moribond. "American Gigolo" est sorti en 1980. ... - R.Gere: C'est drôle.
Je n'ai pas vu ça...
C'est marrant de se souvenir de ça. - A.-E.Lemoine: Alain Delon était l'inspiration de ce personnage? - R.Gere: Il m'a donné une liste. - A.-E.Lemoine: "Plein soleil". - R.Gere: Il m'a dit de regarder ce film avec Alain Delon. - M.Bouhafsi: Bien avant "American Gigolo", qui vous a révélé au monde entier, c'est sur scène que vous avez débuté à Londres en 1973, avec la comédie musicale "Grease".
Ces images sont de mauvaise qualité, mais on sent toute votre énergie. Vous aviez 26 ans. Vous dites que vous vous êtes rarement autant amusé.
Vous avez presque même oublié cette époque. - R.Gere: En 73, j'avais 24 ans.
A mon époque, on a tous commencé au théâtre. J'ai beaucoup de chance...
Quand je suis arrivé à New York, il y avait ce genre d'occasion de faire des films, de jouer dans des théâtres, des comédies musicales. Voilà. Je pouvais jouer de la guitare, du piano.
Je travaillais beaucoup. J'ai beaucoup de chance. - P.Lescure: Je crois qu'il n'y a aucun comédien américain qui a fait autant de rôles dans des adaptations de grands films français.
Dès 83, vous êtes J.-P.Belmondo dans "Restless".
Vous êtes ensuite l'architecte des "Choses de la vie". Vous piquez le rôle de M.Piccoli.
Vous avez repris 10 ans plus tard le rôle de G.Depardieu dans "Le Retour de Martin Guerre". Aujourd'hui, vous jouez dans la série qui reprend "Le Bureau des légendes". - P.Lescure: Comme on n'est pas aux Etats-Unis, on peut confirmer à ceux qui ne regardent que c'était un doigt d'honneur? - R.Gere: Ouais, ouais.
Je faisais ça derrière la caméra...
Je pointais le doigt à mon copain qui était derrière la caméra. J'ai aimé ce programme. Quand on est venu me voir pour me demander si je voulais jouer là-dedans, j'ai donné mon accord.
Je me suis demandé si on pouvait être aussi bons que la version française. On ne sera jamais aussi bons. - A.-E.Lemoine: Vous avez tourné dans d'excellentes adaptations de chefs-d'oeuvre français et certains de vos films donnent des envies de remakes à d'autres, plus ou moins réussis et inspirés.
Une scène de l'un de vos films, en particulier une scène de shopping. Thème de "Pretty Woman". - R.Gere: Je n'avais pas vu ça avant. - A.-E.Lemoine: N'est pas Julia Roberts qui veut.
J.Fallon ne lui arrive pas à la cheville. "Pretty Woman" n'en finit pas d'être diffusé à la télévision et aimé de génération en génération. ...
Thème de "Pretty Woman". - A.-E.Lemoine: C'est un film qui a rapporté des millions de dollars au box-office, qui a définitivement lancé la carrière... - R.Gere: Elle a des grands cheveux, superbes, dans ce film. - A.-E.Lemoine: Elle est très grande. - R.Gere: Je me souviens avoir vu...
On a pris beaucoup de plaisir à faire ce film. Julia avait fait un petit film auparavant. Votre anglais est parfait! - A.-E.Lemoine: I'm yours. - R.Gere: On fait ce film.
Le réalisateur crée ce petit environnement sublime. Les vibrations de ce film, c'est lui, sa vision du monde, comment les gens réagissent à son humour. C'est Garry Marshall.
Julia et moi, on est allés à une projection où on faisait encore des tests. On s'est assis au fond de la salle. On est l'un à côté de l'autre et on rigole avec le public.
On est entraînés dans le plaisir de ce film, comme tout le monde. - A.-E.Lemoine: Vous pensiez faire un petit film, qui a été un succès extraordinaire. - R.Gere: Un petit film. - B.Chameroy: Vous disiez que vous aviez pris beaucoup de plaisir à tourner le film.
Il y avait une complicité entre tous les membres de l'équipe. Le public pourra le constater à partir du 27 décembre prochain sur Arte avec un documentaire truffé d'anecdotes. Garry Marshall dévoile les coulisses de la scène du bain, qui résume l'esprit du tournage. - B.Chameroy: On vous voit partir en courant.
Vous vous souvenez de cette anecdote? - R.Gere: Oui.
C'était Garry. Ce n'est pas facile à faire. C'est une vibration très légère et aérienne.
Il y a un coeur très chaud, derrière. Essayez de faire un film comme ça. Ca ne va pas le faire. - B.Chameroy: La fête de fin de tournage était tout autant sympathique.
On vous voit au piano aux côtés de Julia Roberts et de Garry Marshall à la batterie. - R.Gere: Qui a le copyright de ce truc? - A.-E.Lemoine: On peut se débrouiller pour vous l'obtenir, en toute modestie. - B.Chameroy: Quand vous n'arriviez pas à dormir, ce qui était le cas sur le tournage, plutôt que de lire ou de prendre des somnifères, vous jouiez du piano.
C'est ce qui a inspiré l'une des scènes les plus connues du film au réalisateur. - R.Gere: J'ai oublié à quel point c'était sexy.
C'était une scène très sexy. - A.-E.Lemoine: Avec "Oh, Canada", vous vous engagez pour que le cinéma américain indépendant et mondial puisse vivre.
Vous avez toujours eu des engagements forts. D.Trump a gagné la dernière élection.
Vous avez soutenu K.Harris. C'est la raison pour laquelle vous quittez les Etats-Unis pour l'Espagne? - R.Gere: On avait planifié ça avant.
Tout le monde avait des plans alternatifs et ce mec revient au pouvoir. On sait que l'Amérique ne sera pas la même. Malheureusement, il va causer des dommages qui prendront des générations à être réparés. - A.-E.Lemoine: Vous allez vous installer en Espagne car votre épouse est d'origine espagnole.
Vous savez comment on dit votre nom en espagnol? Les Français passent leur vie à l'écorcher. - R.Gere: Richard Jire. - A.-E.Lemoine: En espagnol, ça donne Ricardo Gire? - R.Gere: Les Italiens disent "Ricardo Guéré" et les Espagnols disent quasiment la même chose. - A.-E.Lemoine: C'est un formidable film, bouleversant, en salle mercredi. - R.Gere: C'est très gentil à vous.
Je partagerai cela avec P.Schrader. C'est pour soutenir ces petits films difficiles, pour qu'ils trouvent leur place dans l'univers. - A.-E.Lemoine: Merci. - R.Gere: De rien. - A.-E.Lemoine: A très bientôt.
Tout de suite, "Jibé et Lucien en coulisses". ... - Il fait super chaud pour un 15 décembre ou c'est moi? - C'est absurde.
Il fait trop chaud. - Winter is coming. ... - Vous rigolez?
Vous allez brancher ça ici? - Il fait 25 degrés, là. - Winter is coming. - Ca veut dire quoi? - C'est de l'anglais.
Ca veut dire "l'hiver approche". - Ah, merci. Andréa.
On va crever de chaud. C'est pas possible. - Tu ne comprends pas. - Doucement.
Ca va. Tout va bien. C'est bon. - Ca ne sera pas un hiver comme les autres, je vous le dis. - C'est le dérèglement climatique? - Si seulement. - J'ai lu un rapport du Giec... - Le Giec?
Ils ne peuvent plus rien pour nous. Ils ont été assassinés lors du banquet. - Mais non? - Je t'expliquerai. - La trahison a fait son oeuvre.
Et maintenant... - Winter is coming.
C'est bon, on a compris. Le truc, c'est qu'on n'est pas dans une série. On est dans la réalité.
Si vous pouviez juste apporter le radiateur ailleurs et faire monter la température dans une autre pièce. Merci. - La Garde de Nuit a retrouvé des cadavres déchiquetés de sauvageons au nord du mur. - Quoi? - Mais non... - C'est le vigile?
Il a trouvé les cadavres de clochards? - Cadavres déchiquetés. Méfiez-vous. - Il faut appeler les flics! - La forteresse est sur le point de s'effondrer. - Oui.
Bonjour. C'est pour vous signaler des cadavres déchiquetés. ... - Tu peux me prêter ton chargeur, s'il te plaît? - Winter is coming. ... - A.-E.Lemoine: C'est un manuscrit miraculeusement retrouvé il y a 3 ans. 150 pages abandonnées parmi 6000 autres feuillets par Louis-Ferdinand Céline dans sa fuite vers l'Allemagne en 1944.
Un texte bref, sombre, nerveux et cru qui est enfin publié par Gallimard. Il est adapté au théâtre sous la forme d'un monologue. C'est le récit largement autobiographique de l'expérience traumatisante du jeune soldat Céline. - C'est la 1re fois, dans toute cette mélasse pleine d'obus qui passaient en sifflant, que j'ai dormi, dans tout le bruit qu'on a voulu sans tout à fait perdre conscience, dans l'horreur en somme.
Sauf pendant les heures où on m'a opéré, je n'ai plus jamais perdu conscience. J'ai toujours dormi assis. - A.-E.Lemoine: "Guerre" revient au théâtre de l'OEuvre à partir du 8 janvier après avoir triomphé à Avignon et au théâtre du Petit Saint-Martin.
Porté par la révélation de "Illusions perdues", César du meilleur espoir en 2022, et dont la grâce et la présence sur scène sont saluées à l'unanimité, Benjamin Voisin est notre invité, aux côtés de C.Lellouche, dont le 2e album est tout simplement intitulé "II". Bonsoir. - C.Lellouche: On ne se quitte plus! - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence pour évoquer ce monologue, Benjamin. - C.Lellouche: Je suis un peu à la maison, là. - A.-E.Lemoine: On parle de ce monologue adapté de ce texte retrouvé miraculeusement il y a 3 ans, publié il y a 2 ans, et que vous avez lu dans les 48 heures qui ont suivi sa publication. - B.Voisin: Comment vous savez ça? - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes jeté dessus car Céline a toujours été l'un de vos auteurs de chevet, depuis tout jeune, vos 15 ans. - B.Voisin: Va savoir pourquoi, mon père me mettait dans la bibliothèque pour travailler.
Je n'aimais pas travailler. Il y avait tous ses bouquins. J'ai tout de suite aimé ceux où j'avais du mal à piger la phrase mais où elle me paraissait proche. "Mort à crédit", "Voyage au bout de la nuit", ça a toujours été près de ma table de chevet, encore plus quand je suis devenu comédien. - A.-E.Lemoine: Céline a été un soldat décoré pour acte de bravoure, touché au front.
Il raconte sa convalescence dans ce texte avec, en 47, toutes les images et tous les bruits de la guerre. - B.Voisin: C'est ça le plus beau.
Le texte est plein d'humour et de cruauté. C'est un mélange très bizarre. A jouer, c'est un plaisir.
Il y a ce bruit permanent dans la tête que j'essaie de faire ressentir au public. Il y a en même temps toutes ces phrases d'une poésie incroyable. Jouer le soir, c'est... - A.-E.Lemoine: C'est un texte sur la folie des hommes, où on parle des femmes et du sexe.
C'est un roman d'apprentissage adolescent? - B.Voisin: C'est un jeune garçon qui s'éveille sur un champ de bataille avec des obus partout, des cadavres de ses meilleurs amis.
Il se dit que la vie ne sera pas si facile. Une fois qu'il a été rapatrié à l'hôpital, il redécouvre tout doucement, par le biais de l'amitié, de la fraternité, de l'amour, du sexe, sa famille, les sentiments. A jouer sur scène, c'est génial. - A.-E.Lemoine: Vous dites que vous espérez jouer ce texte encore 10 ans, ce qui ne vous empêchera pas de poursuivre votre carrière au cinéma entamée avec un 1er rôle dans une superproduction à seulement 22 ans, "Illusions perdues", face à des poids lourds du cinéma français, C.de France, V.Lacoste, G.Depardieu.
Le défi était de taille qu'on vous confie ce rôle? - B.Voisin: Oui et non.
Je l'ai compris après. Il faut rencontrer X.Giannoli pendant 2 heures pour se dire que la plus belle chose, c'est la poésie.
J'ai tout de suite enlevé la superproduction, le poids de Balzac, des énormes acteurs à qui je donne la réplique et qui me la donnent. C'était raconter le plus joliment possible l'histoire de ce jeune garçon. - A.-E.Lemoine: Qui était naïf.
Il y avait votre naïveté et celle de Lucien de Rubempré. - B.Voisin: Et celle de Céline. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: On parlait du tournage de "Illusions perdues" que vous avez enchaîné juste après "Eté 85" de F.Ozon, film sélectionné à Cannes, l'année du confinement, dont vous n'avez pas pu monter les marches. - B.Voisin: Avec F.Ozon et F.Lefebvre, l'autre acteur, on sait qu'on va à Cannes.
Le directeur du Festival de Cannes nous annonce quelques jours après que vu les circonstances, il n'y aurait pas de festival. On allait avoir le logo de Cannes. C'était très bien mais je me foutais un peu du logo.
C'était très gentil de sa part, mais c'était l'ambiance cannoise que je voulais découvrir. - P.Lescure: Camille, j'aime bien votre expérience cannoise, pour votre 1er film, "Grand Central", de R.Zlotowski.
Vous étiez aux côtés de L.Seydoux et T.Rahim.
Vous n'étiez pas encore totalement dans le métier. - C.Lellouche: Ca se voit au look.
La coiffure, il n'y a rien qui allait. - P.Lescure: Vous étiez serveuse.
Après la montée des marches, vous avez repris le service. - C.Lellouche: Je n'avais pas le choix.
C'est un super souvenir. C'est le 1er film de ma vie, qui a marqué tout le reste. C'était une énorme performance.
Dans le film, on me rasait le crâne sur une prise. Ca a été très marquant pour moi. J'ai une grande confiance en Rebecca et elle sait à quel point je l'aime.
Des fois, j'ai eu des vexations et on s'en est parlé, mais c'est autre chose. C'était exceptionnel de pouvoir jouer aux côtés de grands acteurs. Il y a aussi O.Gourmet, D.Ménochet.
Commencer comme ça, c'est pas mal. - P.Lescure: Benjamin, vous ne fantasmez pas sur la célébrité et le star-système.
Vous avez presque éprouvé au début un rejet pour ce qui pouvait être la lourdeur du star-système. Le cinéma, c'était bien pour payer les 1ers loyers. - B.Voisin: Oui.
Mon papa est comédien et professeur de théâtre. J'ai passé les 1ers mois, les 1res années de ma vie à être dans les théâtres et voir les acteurs se préparer. Ca a toujours été...
Très jeune, je voyais le monde du théâtre. Je voyais celui de la planche, des costumes, des matières. Le cinéma me restait un peu grossier et incompréhensible.
Je n'ai aucune légitimité...
Ca avait du sens. C'est ce qu'on appelle un héritage émotionnel. J'ai eu un très bon agent que j'ai toujours qui m'a fait travailler et aimer le cinéma. - A.-E.Lemoine: Et fait prendre des risques.
Pour multiplier les contre-pieds, les projets indépendants, décalés, A.Téchiné, vous vous êtes essayé à la comédie avec M.Foïs...
Il y a aussi des prises de risque capillaires. On voit des photos de vos rôles. - B.Voisin: Un peu ringard, pas mal. - A.-E.Lemoine: Un look gomina, bouc, survêt. - B.Voisin: Un commentaire, Camille? - C.Lellouche: Non, j'ai dit "ah oui". - A.-E.Lemoine: Vous êtes méconnaissable d'un rôle à l'autre. - B.Voisin: C'est gentil comme tout.
J'aime bien me chercher. - A.-E.Lemoine: "Gentil comme tout"... - B.Voisin: Oui.
J'aime bien me perdre un peu. Ca facilite mon boulot. Ces personnages et ces visages, de l'extérieur, l'intérieur est plus facile à aller chercher.
Avec la même tête, c'est plus dur de jouer différemment. Je triche. Je ne suis pas un bon acteur... - A.-E.Lemoine: Bien payé et imposteur. - B.Chameroy: Qui êtes-vous, C.Lellouche?
Vous avez de multiples facettes: humoriste, actrice, autrice, compositrice...
Vous venez nous présenter votre nouvel album. On était présents pour assister à votre 1re soirée. - C.Lellouche: J'ai cru que vous alliez dire "sac à merde".
Vous aussi? - A.-E.Lemoine: Oui! - B.Chameroy: Non, "sa caméra". - C.Lellouche: On s'accroche aux souvenirs.
On vit dans des bouts de films. On rejoue les scènes. Pourtant, les mots ne remplissent pas le silence.
Reste. Reste. C'est un peu la bikeuse flamenco. - B.Chameroy: Il y a un mot qui revenait souvent quand on demandait à vos fans pourquoi ils vous aimaient.
C'était le mot "sincérité". - Je trouve ses chansons hyper sincères. - J'apprécie sa sincérité. - C'est une artiste qui est touchante et percutante. - J'aime sa sincérité.
J'aime qu'elle soit à fleur de peau, qu'elle ne s'excuse jamais d'être ce qu'elle est. - Elle a une extrême sincérité. Quand elle ne fait rien, elle le fait à fond.
Quand elle fait pleurer, elle le fait à fond. Ca nous fait du bien. - On ressent à travers ses paroles tout ce qu'elle veut dire.
C'est super beau et toujours très onirique. Elle a une voix sublime. Je suis un grand fan. - C.Lellouche: Merci beaucoup.
Je ne pleurerai pas. - A.-E.Lemoine: En revanche, vous ne vous êtes pas trop fendue pour le titre. - C.Lellouche: On en avait déjà parlé.
Je n'aime pas les titres. Ce n'est pas méchant, mais je trouve ça un peu ringard, "La Fleur sur son rosier". Sur le titre des chansons, c'est toujours assez concis.
J'aime qu'on ait un visuel et qu'on ne se prenne pas la tête, que je ne sois pas un argument de vente. Je trouve que le visuel est plus intéressant que les mots. "II", ça représente plein de choses.
C'est les relations qui se font à deux, en général. Chacun fait ce qu'il veut...
Ca parle beaucoup de ça. Pourquoi le rouge alors que le 1er en noir et blanc? C'est que maintenant, je suis heureuse.
Le rouge, c'est puissant, c'est la couleur de l'amour. - A.-E.Lemoine: Quand on est heureux, on est moins inspiré? - C.Lellouche: Vous êtes bien renseignée.
J'ai eu un an et demi de syndrome de page blanche. Je n'avais rien. Je me suis dit que je n'aimais plus mon métier.
Composer, écrire, je me suis dit que ce n'était pas possible. J'ai rencontré plein de gens, musiciens, compositeurs incroyables. Ca m'a ravivé cette petite flamme.
J'ai un ami compositeur qui a écrit quelques-uns de mes morceaux et qui est décédé en juillet. Il a apporté cette nouvelle flamme artistique. Ca a été un coup de foudre amical.
Il m'a un peu abandonnée. Dans un moment important, hop...
Bravo. Ca te fait plaisir? Je vais finir parce qu'à chaque fois, j'ai un sanglot.
Tu as toujours un truc pour écouter? - B.Voisin: Pas du tout. - C.Lellouche: Tu streameras.
N.Vella était un très bon compositeur. Il a accompagné énormément d'artistes.
Il était exceptionnel. Sa musique vit encore. Je suis très heureuse et je lui dédie une chanson.
Ca touchera tous les gens qui ont perdu quelqu'un de proche. Tout va bien. Ca repart. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, c'est le PVPP de Mohamed.
On part au Narval. - M.Bouhafsi: L'actualité décortiquée par les fidèles du bar-tabac de la rue des Dames.
Nos habitués ont attendu de pied ferme, au comptoir, la nomination du nouveau Premier ministre. Ils ont même parié sur le nom du futur locataire de Matignon. On a suivi ce moment politique avec eux toute la matinée. - Ca va être B.Retailleau. - Je pense que ce sera F.Bayrou. - On verra... - Je parie pas avant la fin de l'après-midi. - Tu paries qui? - Balavoine. - Mais il est mort, non? - Ca ne changera rien du tout. - Salut. - Alors, on a le nouveau Premier ministre? - Tu ne vas pas nous sortir un Premier ministre de ton chapeau? - Abracadabra.
On va voir s'il y a un Bayrou dedans. - C'est que dalle. - "Attention, ça va arriver"... - C'est bon.
C'est F.Bayrou! - Oui! - C'est toi qui avais raison.
Je te dois un café. Bravo. - On est dans la merde. - Ce sera un peu comme disait Dalida.
Parole, parole, parole... - M.Bouhafsi: Les trois sont exceptionnels et reviennent tous les vendredis.
Dany avait le même pronostic que P.Cohen avec F.Bayrou, il était là, l'édito. - A.-E.Lemoine: Le mot du jour. - M.Bouhafsi: "Chokbar".
C'est un mot employé par les 15-25 ans pour dire "je n'en crois pas mes yeux". On ne le trouve pas encore dans le dictionnaire. Il est tendance sur les réseaux sociaux et notamment sur TikTok. - Ecoute le banger que j'ai découvert.
C'est une dinguerie. - T'es incompétent, t'es guèze. - M.Bouhafsi: Un langage "d'jeuns" emprunté au vocabulaire abrégé par SMS ou à l'argot. "Tkt", "t'inquiète".
Certains parents sont désemparés et ne comprennent plus leurs propres parents qu'ils appellent parfois "daron", "frérot", "reuf". - A.-E.Lemoine: Moi, il ne me dit pas "frérot". - M.Bouhafsi: Un choc des générations.
On a proposé ces mots à des personnes. - Est-ce que vous êtes "chokbar"? - Je ne sais pas... - J'espère que je ne suis pas pareil... - J'ai la rage.
J'ai les glandes. J'ai les crottes de nez qui pendent. - Je ne sais pas. - "Daronne", c'est "mère"? - Mon fils m'appelle comme ça. - Vous êtes OKLM? - Totalement.
J'espère y rester. C'est bien de savoir. Parfois, on est un peu perdu et on se retrouve comme des vieux. - M.Bouhafsi: C'est plutôt pour Babeth.
Elle est "daronne". Pas le droit de tricher. - A.-E.Lemoine: C'est quelqu'un qui rapporte.
Ca, le fric. La moula. "C'est carré", je sais pas. - C.Lellouche: Ca veut dire que c'est OK. - B.Voisin: Carré dans l'angle. - M.Bouhafsi: Ca date de 40 ans.
Le dernier... - A.-E.Lemoine: C'est quoi? - M.Bouhafsi: Ca vient de l'arabe.
Ca désigne un avertissement. - B.Voisin: Et "balek"? - A.-E.Lemoine: C'est "je m'en fiche".
Au lieu de faire le malin, Benjamin, rappelez-moi votre date d'anniversaire. Vous ne seriez pas né un 24 décembre? - B.Voisin: Non.
Le 14. - A.-E.Lemoine: Je suis dégoûtée!
J'avais tout misé sur ce truc. - B.Voisin: J'ai menti une fois, je ne sais pas pourquoi. - A.-E.Lemoine: Wikipédia dit le 24. - B.Voisin: Non.
Demain. - M.Bouhafsi: C'est dans 4 heures. - B.Voisin: Oui. - A.-E.Lemoine: Je voulais faire un lien entre la malédiction... - P.Lescure: Juste après "C à vous", il commence son anniv. - A.-E.Lemoine: Dans le film de Camille, le drame de son personnage est d'être né très peu de temps avant Noël. - C.Lellouche: Exactement, avant le 25 décembre. - B.Voisin: Je peux encore vous mentir et vous dire que je suis né le 24. - A.-E.Lemoine: Trop tard.
C'est fichu. "Les Cadeaux" sort le 25 décembre. Vous êtes une trentenaire célibataire à qui, tous les ans, sa mère offre des draps une place.
Si ce n'est pas des draps, c'est plus lourd et explicite. "Plaisir d'offrir, malaise de recevoir." ... - SURPRISE!
JOYEUX ANNIVERSAIRE... - Je vous en supplie.
Je les ouvrirai demain, promis. Ca me fait très plaisir. Enfin, ça me fera très plaisir.
Un petit peu comme un...
Sonnette. - ET IL Y A TA CAGNOTTE COMMUNE! - Ah bah non. - AH BAH SI! ... - Enfin! - Dan, maman. - Déshabillez-vous, Dan. - Elle parle juste du manteau. - Oui, j'avais compris. - J'aime bien ce petit blouson. - Merci. - Vous êtes beau, aussi. - Je vous remercie.
Charlotte? - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table autour du filet de canette poêlée, avec sa sauce au banyuls.
C'est présenté par A.Quaretti. Vous êtes directeur culinaire exécutif de la compagnie Oceania Cruises.
Dans "Les Cadeaux", vous êtes la fille de C.Lauby. Vous n'en pouvez plus de recevoir des cadeaux dégueulasses. - C.Lellouche: Elle déteste les cadeaux et les surprises.
C'est toujours hyper gênant et malaisant. Là, elle reçoit un sextoy et "Le Journal d'Anne Frank". Elle est hyper gênée.
Elle a des problèmes avec les relations humaines et sexuelles, amoureuses, toutes les relations. C'était un personnage très loin de moi. C'était agréable à jouer.
C'est intéressant qu'on me propose enfin de plus en plus de rôles un peu plus sombres. Là, ce n'est pas dans l'extrême, mais c'est dépressif, un peu triste. Je pleure un peu, c'est agréable. - A.-E.Lemoine: Comme la vie est hyper bien faite, hier, c'était le secret santa de "C à vous".
On tire au sort un membre de la rédaction pour lui faire un cadeau. Patrick, Pierre, Mohamed, Emilie et moi-même avons été piégés par nos collègues qui nous ont fait des cadeaux pourris sans qu'on le sache et qui ont filmé nos réactions quand on ouvrait les cadeaux. C'est comme dans le film.
Ca oblige à rire... - C.Lellouche: Ils ont fait exprès. - PATRICK! - OUAIS! - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec ça?
C'est un sextoy? Oh! - P.Lescure: Un sextoy aussi! ... - A.-E.Lemoine: Pierre, vous étiez tout content avec votre gourde?
Il est reparti avec. - C.Lellouche: Parce qu'il est bien élevé. - B.Chameroy: Elle est où, la gourde? - P.Lescure: Sur mon buffet. - A.-E.Lemoine: Mon concombre a disparu.
Il y avait de la demande. Mohamed a masqué...
Il avait des chaussons d'hôtel et des chaussettes sales. - C.Lellouche: Ma phobie. - M.Bouhafsi: J'ai cru que c'était un vrai cadeau. - A.-E.Lemoine: C'était des faux cadeaux.
Les personnes qui nous les offraient avaient prévu des vrais cadeaux. Ils étaient très gênés. Pauline m'a regardée en s'excusant presque.
Elle savait qu'elle m'offrait un concombre sextoy. J'étais un peu sidérée. Nous ne sommes pas des ordures.
On vous a déjà offert des vrais cadeaux horribles? - C.Lellouche: Pas horrible, mais tu sais qu'ils ne savaient pas quoi offrir.
Quand tu as une écharpe à Noël, bon...
Quand tu en as 4, chaque année... - B.Voisin: Pas de concombre sextoy.
Je crois que j'ai toujours été gâté. - M.Bouhafsi: Vous chantez très bien et vous nous faites aussi beaucoup rire.
C'est sur les réseaux sociaux que vous vous êtes fait connaître. Vous êtes devenue maman. Il y a une nouvelle source d'inspiration au quotidien.
Voilà ce que vous faites quand votre fille est à la crèche. - C.Lellouche: 3e jour de crèche.
J'essaye un masque LED qu'on m'a envoyé. "Je suis ton père." Je ne sais pas si j'ai un torticolis, si je vais mourir ou si je vais soigner ma peau.
C'est ma petite gaine pour mon double menton. Tu n'as pas du toute une gueule de couille. C'est génial.
Je prends soin de moi. - M.Bouhafsi: Ca avait l'air d'être une formidable journée. - C.Lellouche: Ca a duré 20 minutes.
Quand je ne travaille pas et que je n'ai pas ma fille, je ne sais pas quoi faire. C'est un super masque, mais il faut le faire régulièrement. Je n'ai pas le temps. - M.Bouhafsi: La vie de maman, c'est une formidable inspiration pour écrire des spectacles? - C.Lellouche: Evidemment.
Quand une femme humoriste a un enfant, elle en parle. Je ne veux pas qu'il y ait cette redondance. Je réfléchis.
Je cherche. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas encore la porte d'entrée. - C.Lellouche: Je suis plutôt vers la sortie. - P.Lescure: Au détour d'une interview, on a découvert un autre nouveau talent, la parfaite maîtrise de votre corps, Benjamin.
C'est ce que vous déclariez. Il me regarde de son beau regard un peu suspicieux... - B.Voisin: Vous avez un truc dans l'oeil, tout content... - P.Lescure: Vous l'avez déclaré lors de la promotion du film "L'Esprit Coubertin". - Dans la scène, il ne faisait que lâcher des pets.
On a dit "coupez". Il a relâché un pet. - B.Voisin: C'était pas pendant les prises. - J'ai cru qu'il allait dire un pet. - B.Voisin: Je vous montre.
Ca vient d'ici. Rires. - C.Lellouche: C'est génial. - B.Voisin: J'avais une option au Cours Florent sur le sphincter.
J'ai évidemment souscrit au formulaire. - A.-E.Lemoine: Vous en êtes sorti major. - B.Voisin: Oui, primé, 2e.
Il y avait meilleur que moi. - P.Lescure: J'ai du matériel. - C.Lellouche: Un pet, ça fait toujours rire.
C'est hypocrite de dire... - A.-E.Lemoine: Pendant les prises, vous faisiez ça exprès pour emmerder vos partenaires? - B.Voisin: Pas du tout.
La scène commence avec un pet. Aucun effet spécial. J'avais le bon costume, la bonne coiffure.
Je voulais montrer un peu de talent. Chaque début de prise, on a économisé le bruitage des effets spéciaux. C'est un boulot. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de petites économies.
Vous êtes donc venu nous parler de "Guerre", de Louis-Ferdinand Céline, à partir du 8 janvier au théâtre de l'OEuvre. Vous êtes merveilleux dans cette pièce. Je ne vous ai pas vu, mais je vais courir venir vous y applaudir.
Les critiques sont dithyrambiques. Bravo. "Les Cadeaux", en salles le 25 décembre prochain, et l'album "II" disponible en physique.
Merci à tous les deux. C'était un plaisir de vous réunir. Merci, chef.
C'était délicieux. Tout de suite, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Ca y est! Nous sommes le 13 décembre. Le secret santa le plus pervers de l'histoire a pris fin.
E.Macron avait pioché la France. Il nous a livré son cadeau.
C'était un trampoline tellement il y avait de rebondissements. - Vous feriez un bon Premier ministre? - F.Bayrou: Je ne sais pas. - Ca devrait être F.Bayrou. - Soit ça s'est très bien passé, soit ça s'est très mal passé. - Ca ne s'est pas bien passé.
La piste Bayrou était en train de s'éloigner. - L'hypothèse Cazeneuve revient en force. - On m'a dit que ce serait Bayrou. - F.Bayrou nommé Premier ministre.
Tout ça pour ça. ...
Mon vote Bayrou, mon vote dans ton urne. - B.Chameroy: F.Bayrou succède à M.Barnier à Matignon après 8 jours d'attente.
L'image que tout le monde attendait, c'est la passation de pouvoirs qui a enfin eu lieu. Elle a été gâchée par le relou qui se fichait de ses collègues. - Oh là là. - B.Chameroy: 8 jours qu'on attendait ça. - Caméra... - S'il vous plaît! - B.Chameroy: Il s'est régalé.
Les 2 hommes se connaissent bien. - M.Barnier: Un mot de remerciement à mon épouse, Isabelle. - B.Chameroy: F.Bayrou s'est adressé à son ami imaginaire. - F.Bayrou: Henri IV, c'est un ami pour moi.
C'est un des seuls amis que j'ai eu toute ma vie et un des seuls qui m'ait vraiment donné un coup de main. - B.Chameroy: Les 2 hommes ont 73 ans.
On parle de quoi à cet âge-là quand on s'ennuie? De la météo. M.Barnier ne voulait pas quitter Matignon.
Sa femme voulait rester à Matignon. "On y va, chérie..." Dans l'attente de la nomination, tous les journalistes de France avaient bloqué leur soirée de jeudi jusqu'à l'heure fatidique de 19h27 et le "annule et remplace" de l'Elysée. - Qu'est-ce qui explique ce délai supplémentaire? - Le président de la République est attendu à l'Elysée dans quelques instants.
Le dénouement devrait avoir lieu dans quelques instants. - On vient de l'apprendre, l'annonce sera plutôt demain. - B.Chameroy: Sur France 3, les journalistes ont commencé à parler de l'attente interminable et ont reçu une notification en plein milieu de la phrase.
Résultat: tout et son contraire dans la même phrase. - E.Macron avait annoncé qu'il nommerait le successeur de M.Barnier avant ce soir, et pour l'instant, toujours aucun nom et beaucoup de rumeurs et une dernière information qui vient de nous parvenir, le nom du prochain Premier ministre ne sera pas annoncé finalement avant demain. - Pour l'instant, toujours pas de nom.
Nous vous tiendrons au courant. Le Premier ministre, on vient de l'apprendre, sera nommé demain. - B.Chameroy: Patrick était armé de son ordinateur portable pour être certain de pouvoir l'annoncer en premier.
Une débauche technologique pour qu'au final... - A.-E.Lemoine: On sait désormais que ce ne sera pas ce soir?
Vous avez un ordinateur. - P.Cohen: "Le Premier ministre sera nommé vendredi matin." - B.Chameroy: Il voulait juste un ordinateur sur la table.
Il y a quelques minutes se trouvait sur ce plateau celui que notre nouveau Premier ministre considère comme son sosie, R.Gere. - R.Gere: J'ai eu des images de la passation de pouvoirs et c'est vrai qu'on me dit souvent que je ressemble à F.Bayrou.
J'ai ce je-ne-sais-quoi. - B.Chameroy: On va espérer que François "gère"...
Hier soir, sur BFM, c'était un moulin. - Bonsoir. - Bonsoir. - Bonsoir. - B.Chameroy: Et l'émission touche malheureusement à sa fin.
Après toutes les amabilités, Benjamin Duhamel nous a montré qu'il connaissait énormément de personnalités médiatiques et politiques, ou alors, il a cru qu'il commentait un match de foot. - Manon Aubry. P.Thevenot.
Manon Aubry? P.Thevenot.
L.Joffrin. I.Brossat.
S.Royal. L.Joffrin.
P.Thevenot? - B.Chameroy: Les chaînes d'info nous ont régalés.
C'était une farandole de mezzés d'infos à picorer. Certains ont joué la carte de l'audiodescription. - M.Barnier applaudi par ses ministres.
Le salut de la Garde républicaine. Applaudissements. La main au coeur. - B.Chameroy: Il a tout décrit. - M.Barnier descend quelques marches la main au coeur. - B.Chameroy: Merci.
Il y avait des journalistes partout pour suivre F.Bayrou, jusque devant le Haut-Commissariat au plan. Message reçu 5 sur 5. - Bonjour, monsieur Bayrou.
Vos premiers mots? - B.Chameroy: Ils ont fini par l'énerver. - F.Bayrou: Pardon.
Ne me bousculez pas, Si vous êtes gentils! - B.Chameroy: "Tu ne me fais pas les poches!" C'était la foire du meublage.
On peut arrêter le concours pour les 10 prochaines années. - Il y a peut-être quelque chose qui restera symbolique. L'image, ça compte.
Cette porte qui se ferme devant notre caméra comme une fin de non-recevoir, comme le signe que F.Bayrou ne sera pas le futur Premier ministre. Seul un officier de sécurité ressort.
Il y a ces mots qu'on a entendus. "Ca ne sert à rien." Comment vous l'analysez? - B.Chameroy: C'est ce qu'a dit F.Bayrou.
C'est fascinant de faire autant de mousse avec aussi peu de savon. Malaise sur les analyses exagérées. Pour obtenir la 1re prise de parole du Premier ministre...
LCI était très loin. Il était bloqué derrière la barrière. Il a zigzagué entre une trottinette et 2 vélos.
Il s'est frayé un chemin étroit. Salut! Trop tard.
Sur franceinfo, l'interminable feuilleton a fait vriller les journalistes. Il n'y a plus de hiérarchisation de l'info. - Voilà pour les titres.
Un nouvel habillage et la France aura un nouveau Premier ministre. - La photo d'un tapis rouge qui nous arrive de Matignon. On va voir la photo qui prouve que la passation de pouvoirs... - 2 micros ont été installés.
Ils sont au même niveau de hauteur. - Il y a un avion qui aurait atterri à Paris. - Le smiley clin d'oeil utilisé par le Premier ministre démissionnaire. - Les fins connaisseurs de la vie politique nous rappellent que les 2 hommes se vouvoient. - On vient de voir passer un camion satellite. - B.Chameroy: Génial!
Il était temps que le président nomme un Premier ministre. Il y en a eu 2 ou 3 qui commençaient à frôler le burn-out. - On a une hypothèse qui était que c'était autour de la présence de B.Retailleau.
Mais...
Je ne peux plus vous le confirmer. - La seule chose que l'on sache, maintenant, je parle pour moi, c'est que je ne sais pas. Je vais m'arrêter là en attendant de savoir. - B.Chameroy: Les montagnes russes.
Top 2: la journaliste qui était partie très loin dans ses pensées. - La réaction de F.Roussel sur X.
Il parle de mauvaise nouvelle. - D'accord... - B.Chameroy: M.Tondelier n'avait pas compris qu'elle était en direct. - M.Tondelier: Ecoutez, Je vais recommencer...
Ecoutez...
La fatigue! C'est bon. J'attends? - C'est du direct. - B.Chameroy: La journaliste qui attendait ce vendredi comme un enfant qui attend ses cadeaux à Noël.
Ca faisait 8 jours qu'elle campait devant Matignon dans l'espoir de pouvoir annoncer un nom. C'était son jour, sauf que... - Un pacte de non-censure et de promettre de ne pas utiliser le 49-3. - On vient d'avoir une dépêche.
On apprend à l'instant que selon l'Elysée, c'est F.Bayrou qui a été nommé Premier ministre. - Finalement, vous venez de me l'apprendre.
F.Bayrou sera le Premier ministre. - B.Chameroy: "J'ai un peu envie de chialer.
Ca fait une semaine que je me gèle dehors." - A.-E.Lemoine: Merci à vous.
Vous revenez quand vous voulez. Vous avez gagné vos galons de super invités de "C à vous". Demain, A.Casse.
On se retrouve lundi. Vous pouvez vous retourner pour la photo. Excellente soirée.