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Discours / meetingEmmanuel Macron (sur YouTube)· 12 décembre 2017 92 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploiSécurité

Le peuple nous a donné un mandat. | Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « le 7 mai dernier les français m'ont confié un mandat clair le 18 juin ils en ont amplifié la force en élisant à l'assemblée nationale une large majorité parlementaire »
  • 7:00Emmanuel MacronPromesse
    « je souhaite qu'une évaluation complète de tous les textes importants comme aujourd'hui celle sur le dialogue social ou encore sur la lutte contre le terrorisme dont nous avons récemment jeté les bases soient menées dans les deux ans suivant leur mise en application »
  • 10:00Emmanuel MacronPromesse
    « je proposerai une réduction d'un tiers du nombre des membres des trois assemblées constitutionnel »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « il nous faut retrouver de l'air de la sérénité de l'allant il faut un effort parce que c'est faux procès sont nombreux »
  • 15:00Emmanuel MacronPromesse
    « je rétablirai les libertés des français en levant l'état d'urgence à l'automne parce que ces libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte »
  • 17:00Emmanuel MacronFait
    « le code pénal tel qu'il est les pouvoirs des magistrats tels qu'ils sont peuvent si le système est bien ordonnée bien organisé nous permettre d'anéantir nos adversaires »
  • 20:00Emmanuel MacronPromesse
    « il nous reviendra au cours de ce quinquennat de prendre la vraie mesure de cette question de redéfinir nos moyens d'action sans nous laisser arrêter par de vieilles habitudes »
  • 22:00Emmanuel MacronFait
    « notre société est aujourd'hui divisée entre les égoïsmes tenter par les sirènes de la mondialisation qui voudraient faire croire qu'on peut réussir à quelques-uns »
  • 4:30Emmanuel MacronPromesse
    « Il revient à une génération nouvelle de dirigeants de reprendre l'idée européenne à son origine. »
  • 9:30Emmanuel MacronFait
    « Le peuple français nous a fait connaître ses volontés et nous en serons les serviteurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la séance est ouverte l'ordre du jour appelle en application de l'article 18 alinéa 2 de la constitution la déclaration du président de la république cette déclaration sera suivie d'un débat j'invite les membres du congrès à accueillir le président de la république monsieur le président de la république au nom du congrès du parlement je vous souhaite la bienvenue avant de vous donner la parole je voudrais évoquer un exemple un symbole une référence simone veil occupe désormais une place particulière dans notre mémoire nationale survivante de la shoah elle a su puiser dans les drames qui ont défiguré notre continent et avilit l'humanité une force qui a fait d'elle une actrice déterminante de l'engagement européen de la france elle a joué au terme d'un combat législatif concret difficile et victorieux un rôle considérable pour l'émancipation des femmes elle a toujours agi pour la protection des plus fragiles la vie de simone veil témoigne plus que tout autre du prix de la liberté de la difficulté du combat pour l'égalité de l'impérieuse nécessité de la fraternité observons en sa mémoire une minute de silence je vous remercie monsieur le président de la république je vous donne la parole monsieur le président du conseil monsieur le président du sénat monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les membres du gouvernement mesdames et messieurs les députés mesdames et messieurs les sénateurs en son article 18 la constitution permet au président de la république de prendre la parole devant le parlement réuni à cet effet en congrès il est des heures qui de cette possibilité font une nécessité les heures que nous vivons sont de celles-là le 7 mai dernier les français m'ont confié un mandat clair le 18 juin ils en ont amplifié la force en élisant à l'assemblée nationale une large majorité parlementaire je veux aujourd'hui vous parler du mandat que le peuple nous a donné des institutions que je veux changer et des principes d'action que j'entends suivre ce sont mille chemins différents qui nous ont conduits ici aujourd'hui vous et moi animés par le même désir de servir et même si ce désir n'a pas le même visage pas la même forme même s'il n'en porte pas les mêmes conséquences nous en connaissons vous et moi la source ce simple amour de la patrie certains font de la politique depuis longtemps pour d'autres au nombre desquels je me range ce n'est pas le cas vous soutiendrez vous combattrez selon vos convictions le gouvernement que j'ai nommé mais à la fin nous savons tous que quelque chose de très profond nous réunir nous anime et nous engage oui le simple amour de la patrie que celle-ci s'incarne dans la solitude des collines de haute provence où des ardennes dans la tristesse des grands ensembles où une partie de notre jeunesse s'abîme dans la campagne parfois dur à vivre et à travailler dans les déserts industriels mais aussi dans la gaieté surprenante des commencements de cet amour nous tirons tous je crois la même impatience qui est une impatience d'agir elle prend parfois les traits de l'optimisme volontaire d'autres fois ce d'une colère sincère toujours elle découle de cette même origine nous avons vous et moi reçu le mandat du peuple qui nous ait été donné par la nation entière ou par les électeurs d'une circonscription ne change rien à sa force qu'il était est porté par le suffrage direct ou par le suffrage indirect ne change rien à sa nature qu'il était obtenu voici un certain temps déjà ou bien récemment à l'issue d'une campagne où toutes les opinions ont pu s'exprimer dans leur diversité et que vous incarniez ses opinions différentes ici aujourd'hui ne change rien à l'obligation collective qui pèse sur nous cette obligation est celle d'une transformation résolu et profonde tranchant avec les années immobile ou avec les années agitées tout aux résultats également décevant c'est par cette voie que nous retrouverons ce qui nous a tant manqué la confiance en nous la force nécessaire pour accomplir nos idéaux ce qui nous est demandé par le peuple c'est de renouer avec l'esprit de conquête qui l'a fait pour enfin le réconcilier avec lui même en vous et 10 ans dans votre nouveauté radicale à l'assemblée nationale le peuple français a montré son impatience à l'égard d'un monde politique trop souvent fait de querelles d'ambitions creuse où nous avions vécu jusqu alors c'est aussi à une manière de voir la politique qu'il a donné congé en accordant leur confiance à des femmes et des hommes ici réunis les français ont exprimé une impérieuse attentes la volonté d'une alternance profonde et je suis sûr que vous êtes ici tous aussi conscient que moi et je sais bien aussi que les sénateurs en ont une pleine conscience bien que leur élection soit plus anciennes parce qu'ils ont perçu aussi attentif par nature aux mouvements du temps les espoirs nouveau que l'expression du suffrage universel direct a fait naître être fidèle à ce que le peuple français a voulu suppose donc une certaine forme d'ascèse une exigence renforcée une dignité particulière et sans doute plus encore aujourd'hui qu'hier les mauvaises habitudes reviennent vite marqué par une époque de cynisme de découragement et j'ose le dire de platitudes nombreux encore sont ceux qui spéculent sur un échec qui justifieraient leur scepticisme il vous appartiendra il nous appartiendra de les démentir et il nous appartiendra aussi de convaincre tous ceux qui attendent qu'ils nous font confiance du bout des lèvres tous ceux qui n'ont pas voté tous eux aussi que la colère et le dégoût devant l'inefficacité notre inefficacité bien souvent ont conduit vers des choix extrêmes d'un bord ou de l'autre de l'échiquier politique et qui sont des choix dont la france dans sa grandeur comme dans son bonheur n'a rien à attendre ce mandat du peuple que nous avons reçues quel est il exactement pour le savoir il faut sortir de ce climat de faux procès où le débat public nous a enfermés trop longtemps il nous faut retrouver de l'air de la sérénité de l'allant il faut un effort parce que c'est faux procès sont nombreux s'agit-il de réformer le droit du travail pour libérer dynamiser l'emploi aux bénéfices d'abord de ceux qui n'en n'ont pas on nous dira qu'il s'agit d'adapter la france aux cruautés de l'univers mondialisé où de satisfaire aux diktats de bruxelles s'agit-il de réduire nos dépenses publiques pour éviter à nos enfants de payer le prix de nos renoncements on nous dira que nous remettons en cause notre modèle social s'agit-il de sortir de l'état d'urgence on nous dira d'un côté que nous laissons la france sans défense face au terrorisme et de l'autre que nous bradons nos libertés eh bien rien rien de tout cela n'est vrai derrière tous ces faux procès on trouve le même vice levis qui empoisonne depuis trop longtemps le débat public le déni de réalité le refus de voir le réel en face dans sa complexité et ses contraintes l'aveuglément face à un état d'urgence qui est autant économique et sociale que sécuritaire là dessus j'ai toujours considéré que le peuple français était plus sage et plus avisés que beaucoup ne le croit si bien que je pense profondément que le mandat que nous avons reçu du peuple est un mandat à la fois exigeant et profondément réaliste et que pour l'accomplir nous devons nous placer au delà de la stérilité de ses oppositions purement théorique et qui si elles garantissent de beaux succès de tribunes n'apporterait rien notre premier devoir et tout à la fois de retrouver le sens et la force d'un projet ambitieux de transformation de notre pays et de rester arrimée au réel de ne rien céder au principe de plaisir aux mots faciles aux illusions pour regarder en face la réalité de notre pays sous toutes ses formes ce mandat du peuple français donc quel est il c'est d'abord le mandat de la souveraineté de la nation c'est de pouvoir disposer de soi même malgré les contraintes c'est les dérèglements du monde voyons la réalité en face les forces de l'aliénation sont extrêmement puissante ali nations à la nouvelle division du travail qui s'esquisse dans un univers en transformation profonde où le numérique recompose des secteurs entiers de l'économie bouscule déséquilibres et des emplois aliénation à la misère à la pauvreté si nous nous permettons pas à chacun de trouver un travail qui lui corresponde qu'il soit heureux d'accomplir une place et une dignité qui soit la sienne dans la société allie nation à la contrainte financière si nous ne rétablissons pas notre budget si nous ne réduisons pas notre dette publique aliénation à la volonté d'autres pays dans l'europe comme au sein de nos alliances si nous ne remettons pas nos affaires en ordre aliénation à la terreur islamiste si nous trouve si nous ne trouvons pas le moyens de la détruire sans rien lui céder de nos valeurs de nos principes aliénation de notre avenir si nous ne parvenons pas à organiser la transition écologique à protéger la planète aliénation de notre vie dans ce qu'elle a de plus quotidien si les aliments que nous mangeons l'air que nous respirons l'eau que nous buvons nous sont imposées et pour le pire par les seules forces d'une compétition internationale devenu anarchique je crois fermement que sur tous ces points le peuple nous a donné le mandat de lui rendre sa pleine souveraineté mais c'est aussi le mandat du projet progressiste d'un projet de transformation et de changements profonds qui nous est donné nos concitoyens ont fait le choix d'un pays qui repartent de l'avant qui retrouve l'optimisme et l'espoir ils l'ont fait parce qu'ils savent bien parce que nous savons bien que dans un monde bouleversé par des changements profonds sans ce mouvement sans cette énergie créatrice la france n'est pas la france ils savent parce que cela a été notre expérience commune de ces dernières années qu'une france arrêtée s'affaisse se divise une france apeuré recroqueviller et victime s'épuisant querelles stériles et ne produit que du malheur au malheur individuelle et malheur collectif elle est là notre mission historique cette mission la mienne celle du gouvernement la vôtre n'est pas dévolue un petit nombre elle est dévolue à tous car un chacun ya sa part la france possède des trésors de créativité des ressources inépuisables mais je ne pense pas simplement là à tous nos talents je pense à chaque française à chaque français soucieux de bien faire et de mener une vie digne de lui elle est là la vraie richesse d'un pays et le mandat qui nous est donné c'est de créer de l'unité où il y avait de la division de redonner à ceux qui sont exclus la simple dignité de l'existence leur juste place dans le projet national de permettre à ceux qui créent inventent innove entreprennent de réaliser leur projet de rendre le pouvoir à ceux qui veulent faire et font le mandat du peuple ce n'est pas d'instaurer le gouvernement d'une élite pour elle-même c'est de rendre au peuple cette dignité collective qui ne s'accompagne d'aucune exclusion seulement voilà jusqu'ici trop souvent nous avons fait fausse route nous avons préféré les procédures aux résultats le règlement à l'initiative la société de la renta la société de la justice et je crois profondément que par ses choix récents notre peuple nous demande d'emprunter une voie radicalement nouvelle je refuse pour ma part de choisir entre l'ambition et l'esprit de justice je refuse ce dogme que pour bâtir l'égalité il faudrait renoncer à l'excellence pas plus que pour réussir il nous faut renoncer à donner une place à chacun le sait elle même de notre république est de savoir conjuguer ses exigences oui de faire tout cela en quelque sorte en même temps cette voie désoriente je l'entends bien tous ceux qui s'étaient habitués à faire carrière sur les schémas anciens il en est ainsi à chaque période lorsque le renouveau s'impose et que l'inquiétude à certains endroits peut naître mais nous avons à prendre la mesure des efforts que va nous imposer cette formidable soif de renouvellement dont nous sommes vous et moi les porter le mandat du peuple c'est aussi le mandat de la confiance et de la transparence nous sommes un vieux peuple politique la politique est importante pour nos concitoyens on lui demande tout parfois trop on lui en veut souvent parfois trop aussi et c'est parce qu'elle est essentielle à ce point que les français avaient fini par s'exaspérer devoir l'espérance confisqués mais vous êtes ici tous et toutes les dépositaires de ce désir de changement qu'il nous est interdit de trahir et ce changement doit aussi porter sur les comportements il ne peut y avoir de réforme sans confiance il ne peut y avoir de confiance si le monde politique continue d'apparaître même si c'est la plupart du temps injuste comme le monde des petits arrangements à mille lieues des préoccupations des français la loi que le gouvernement proposera à vos suffrages n'a pas d'autre but nous nous avons déjà changé depuis plusieurs années et nous avons changé en bien nous avons cessé de supporter ce qui semblait presque normal autrefois l'opacité le clientélisme les conflits d'intérêts tout ce qui relève d'une forme de corruption ordinaire presque impalpable pour autant nul n'est irréprochable car si l'exigence doit être constante si nous sommes tous dépositaire de la dignité qui sied à nos fonctions et chaque jour nous oblige la perfection n'existe pas oui nous voulons une société de confiance et pour cela une loi ne suffit pas c'est un comportement de chaque jour mais nous voulons aussi cette confiance parce que la société de la délation et du soupçon généralisé qui était jusque là la conséquence de l'impunité de quelques puissants ne nous plaît pas davantage la loi du gouvernement sera votée je n'en doute pas mais après qu'elle l'aura été j'appelle à la retenue j'appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale avec le viol permanent de la présomption d'innocence avec cette chasse à l'homme ou parfois les réputations sont détruites et où la reconnaissance de l'innocence des mois des années plus tard ne fait pas le dixième du bruit qu'avait fait la mise en accusation initial cette frénésie qui a touché tous les camps depuis tant de mois parfois tant d'années est indigne de nous et des principes de la république le mandat du peuple c'est enfin le mandat de la fidélité historique les français demandent à leur gouvernement de rester fidèle à l'histoire de la france encore faut-il s'entendre sur le sens que l'on donne à ses mots ces dernières années l'histoire a été prise en otage par le débat politique nous avons vu fleurir l'histoire pro coloniale et celle de la repentance l'histoire identitaire et celle multiculturelle l'histoire fermé l'histoire ouverte il n'appartient pas au pouvoir exécutif ou législatifs de décréter le roman national que l'on veuille lui donner une forme réactionnaire ou une forme progressiste cela ne signifie pas que l'histoire de france n'existe pas qu'il ne faut pas en être fier tout en regardant lucidement sépare d'ondres ces bassesses mais pour nous elle doit prendre la forme non d'un commentaire non d'une revendication ou d'une transformation mais d'une action résolue en faveur du meilleur parce que c'est dans cette action que nous pouvons retrouver les grands exemples du passé nous en nourrir et les prolonger et à la fin nous aussi nous aussi nous aurons fait l'histoire sans nous être réclamés abusivement de ce qu'elle pourrait être mais en regardant le réel et en gardant nos esprits et nos volontés tendue vers le meilleur c'est ce que nous appelons le progressisme ce n'est pas de penser que toute nouveauté est forcément bonne ce n'est pas d'épouser toutes les modes du temps c'est à chaque moment pas après pas de discerner ce qui doit être corrigé amende et rectifier ce qui à certains endroits doit être plus profondément refonder ce qui manque à la société pour devenir plus juste et plus efficace ou plus exactement plus juste parce que plus efficace plus efficace parce que plus juste c'est une éthique de l'action et de la responsabilité partagée c'est la fidélité à notre histoire et à notre projet républicain en actes car la république ce n'est pas des lois figé les principes abstraits c'est un idéal de liberté d'égalité de fraternité chaque jour rue sculpté et repenser à l'épreuve du réel l'action politique n'a de sens que si elle est précisément accompli au nom d'une certaine idée de l'homme de son destin de sa valeur indépassable et de sa grandeur cette idée la france la porte depuis longtemps rien d'autre ne doit compter à nos yeux ce n'est pas la société des entrepreneurs que nous voulons ou la société de l' équilibre des finances publiques où la société de l'innovation tout cela est bien tout cela est utile mais ce ne sont que des instruments au service de la seule cause qui vaille une cause à laquelle le nom de la france est attachée depuis bien longtemps et cette cause est la cause de l'homme nous différons entre nous et ici même sur les moyens mais je suis sûr que nous ne nous défilerons pas sur ce but et le savoir et nous le rappeler sans cesse parfois dans les pires moments devrait rendre à notre débat public cette dignité cette grandeur qui sur fond de temps d'abandon et d'échec collectif lui ont cruellement manqué ces dernières années c'est à l'aune de ce mandat du peuple que nous avons à construire notre politique pour les cinq ans qui viennent vous l'aurez compris et vous le savez déjà intimement nous n'avons pas devant nous cinq ans d'ajustement et de demi mesure les français ne sont pas animés par une curiosité et patiente mais par une exigence intransigeante c'est la transformation profonde qu'ils attendent qu'ils espèrent qu'ils exigent ne la redoutons pas en bras sont là bien au contraire la charte de notre action a été fixée durant la campagne et vous en connaissez les jalons sur lesquelles je ne reviendrai pas les engagements seront tenus les réformes et ses transformations profondes auxquelles je me suis engagé seront conduites le premier ministre edouard philippe que j'ai nommé afin qu'il soit le dépositaire à la tête du gouvernement de ses engagements en présentera la mise en oeuvre dans son discours de politique générale mais tout cela tout cela ne sera possible que si nous avons une république forte et il n'est pas de république forte sans institution puissante n'est de 32 temps troublés nos institutions sont résistantes aux crises et aux turbulences elles ont démontré leur solidité mais comme toutes les institutions elles sont aussi ce que les hommes en font depuis plusieurs décennies maintenant l'esprit qui les a fait naître s'est abîmé au gré des renoncements et des mauvaises habitudes en tant que garant du bon fonctionnement des pouvoirs publics j'agirai en suivant trois principes l'efficacité la représentativité et la responsabilité l'efficacité d'abord il nous faut du temps pour penser la loi du temps pour la concevoir la discuter et la beauté du temps aussi pour s'assurer des bonnes conditions de son application souhaiter que nos institutions soient plus efficaces ce n'est donc pas sacrifier au culte de la vitesse c'est rendre la priorité aux résultats sachons mettre un terme à la prolifération législatives cette maladie nous la connaissons elle a été temps étant nommé et je crains moi même dans une vie antérieure d'y avoir participé elle affaiblit la loi qui perd dans l'accumulation des textes une part de sa vigueur et certainement de son sens telles circonstances telles imprévu telle nouveauté ne saurait dicter le travail du législateur car la loi n'est pas faite pour accompagner servilement les petits pas de la vie de notre pays elle est faite pour en encadrer les tendances profondes les évolutions importantes les débats essentiels et pour donner un cap elle accompagne de manière évidente les débuts d'un mandat mais légiférer - ensuite c'est consacrer plus d'attention aux textes fondamentaux à ses lois venant répondre un vide juridique venant éclairer une situation inédite c'est cela le rôle du parlement légiférer moins c'est mieux allouer le temps parlementaire c'est en particulier réservé de ce temps au contrôle et à l'évaluation je sais que nombre d'entre vous ont déjà beaucoup réfléchi et je ne mésestime pas les progrès faits durant ces dernières années en la matière mais nous devons aller plus loin encore car voter la loi ne saurait être le premier et le dernier geste du parlement nos sociétés sont devenues trop complexe et trop rapide pour qu'un texte de loi produit ses pleins effets sans se heurter lui-même au principe de réalité la voix des citoyens concernés par les textes que vous votez ne saurait être perçu comme attentatoire à la dignité du législateur hellip la vie et le réel elle est ce pour quoi vous oeuvrez nous oeuvrons c'est pourquoi bien suivre l'application d'une loi s'assurer de sa pertinence dans la durée de ses effets dans le temps pour la corriger ou y revenir est aujourd'hui devenue une ardente obligation pour toutes ces raisons je souhaite qu'une évaluation complète de tous les textes importants comme aujourd'hui celle sur le dialogue social ou encore sur la lutte contre le terrorisme dont nous avons récemment jeté les bases soient menées dans les deux ans suivant leur mise en application il est même souhaitable qu'on évalue l'utilité des lois plus anciennes afin d'ouvrir la possibilité d'abroger des lois qui aurait par le passé était trop vite adopté mal construites ou dont l'existence aujourd'hui représenterait un frein à la bonne marche de la société française enfin le rythme de conception des lois doit savoir répondre aux besoins de la société il est des situations d'urgence que le rythme propre travail parlementaire ne permet pas de traiter suffisamment vite songer à l'encadrement des pratiques issues du numérique en matière de protection des droits d'auteur de la vie privée de nos concitoyens ou de la sécurité nationale notre temps collectif est aujourd'hui trop lent il faut qu'au temps long du travail législatif que je viens d'évoquer soit ajoutée la faculté d'agir vite ainsi la navette pourrait être simplifié je pense même que vous devriez pouvoir dans les cas les plus simples voter la loi en commission tout cela vous y avez pour nombre d'entre vous beaucoup travaillé tout cela doit être sérieusement étudié mais pour désormais le faire je n'ignore rien des contraintes qui pèsent sur vous le manque de moyens le manque d' équipe le manque d'espacé contrarie en partie les impératifs d'efficacité que je vous soumets pour cela il est une mesure depuis longtemps souhaitée par nos compatriotes qu'il me semble indispensable de mettre en oeuvre la réduction du nombre de parlementaires un parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens c'est un parlement où le travail devient plus fluide où les parlementaires peuvent s'entourer de collaborateurs mieux formés plus nombreux c'est un parlement qui travaille mieux c'est pourquoi je proposerai une réduction d'un tiers du nombre des membres des trois assemblées constitutionnel je suis convaincu que cette mesure aura des effets favorables pour la qualité générale du travail parlementaire ça n'est pas céder à l'anti parlementarisme ambiant bien au contraire car les français pour leur majeure partie en sont également certains cette réforme est indispensable cette réforme qui devra être conduite en veillant à la juste représentation de tous les territoires de la république hexagonaux et ultra marins n'a pas pour but de nourrir cet anti parlementarisme ambiant elle vise à donner aux élus de la république plus de moyens et plus de poids le devoir d' efficacité ne saurait peser seulement sur le parlement l'exécutif doit entendre sa part est d'abord précisément vis-à-vis du parlement c'est pourquoi mesdames et messieurs les parlementaires j'ai voulu vous réservez et à travers vous aux français ma première expression politique depuis mon élection trop de mes prédécesseurs se sont vu reprocher de n'avoir pas fait la pédagogie de leurs actions ni d'avoir exposé le sens et le cap de leur mandat trop d'entre eux aussi ont pris des initiatives dont le parlement n'était que secondaire m'en informer pour que je me satisfasse de reconduire la méthode tous les ans je reviendrai donc devant vous pour vous rendre compte et si la considération et la bienveillance que cela traduit à l'égard du parlement apparaissent à certains comme une dérive condamnable c'est sans doute qu'ils ont de leur rôle de parlementaire et du rôle du président de la république une conception vague comme masque mal l'arrogance doctrinaire ou le sectarisme il est toujours préoccupant que des représentants du peuple se soustraire aux règles de la constitution qui les a fait élire sieyès et mirabaud ne désespère pas je crois si promptement le mandat que leur avait confié le peuple le président de la république doit fixer le sens du quinquennat et c'est ce que je suis venu faire devant vous il revient au premier ministre qui dirige l'action du gouvernement de lui donner corps c'est à lui qu'incombe la lourde tâche d'assurer la cohérence des actions de conduire les transformations de rendre les arbitrages et avec les ministres de vous les présenter je souhaite que cette responsabilité est un sens c'est pourquoi je demanderai au premier ministre d'assigner à chacun des objectifs clairs dont annuellement ils lui rendront compte de même l'efficacité commande que les ministres soient au coeur de l'action publique et retrouvent avec leur administration un contact plus direct la réduction que j'ai voulu à 10 du nombre de collaborateurs de cabinet comme le renouvellement de l'ensemble des directeurs d'administration centrale répondre à cette priorité il s'agit de rendre aux directeurs d'administrations disposant alors de la pleine confiance du gouvernement la connaissance directe de la politique qu'ils auront à mettre en oeuvre et de partager ainsi au sein du gouvernement et de toute l'administration cette responsabilité partagée dont le peuple nous a fixé le cap soumis eux mêmes à l'obligation de résultat par la feuille de route qui les lie au premier ministre les ministres ne perdrons pas de vue pour autant les conditions de mise en oeuvre de leurs politiques je veux à cet effet une administration plus des concentrés qui conseille plus qu elle ne sanctionne qui innovent et expérimentent plus qu'elle ne contraigne tel est le cercle vertueux de l'efficacité c'est cette administration qui doit redonner à tous les territoires les moyens d'agir et de réussir car à la fin notre démocratie ne se nourrit que de l'action et de notre capacité à changer le quotidien et le réel mais ce souci d'efficacité ne suffira pas à rendre à notre démocratie l'oxygène dont trop longtemps elle fut privé s'il faut en finir avec la république inefficace il faut en finir aussi bien avec la république du souffle court des petits calculs de la routine nous nous retrouverons la respiration profonde de la démocratie que dans le renouement avec la variété du réel avec la diversité de cette société française à l'égard de laquelle nos institutions se sont trop soigneusement tenus n'admettant le changement que pour les autres mais pas pour elle la réalité est plurielle la vie est plurielle le pluralisme s'impose à nos institutions qui s'affaiblissent dans l'antre soit nous avons fait entrer ici la grande diversité française elle est sociale professionnelle géographique de genre est d'origine d'âge et d'expérience de croyance et d'engagement elle constitue un alliage inédit de compétences et de destin dont vous êtes aujourd'hui les visages mais tout cela n'a pas été composé comme un nuancier savants nous avons simplement ouvert les portes aux citoyens auxquels le monde politique refuser l'accès je souhaite que ce renouvellement celle le retour du débat que n'avait que n'aveugle pas les dogmes du partage d'idées que nous nature pas le caporalisme c'est aussi pour cela que je crois à la vertu du pluralisme au respect plein et entier des oppositions non parce qu'il s'agirait d'un usage mais car c'est la dignité du débat démocratique et cela sera notre ardente responsabilité la représentativité reste toutefois un combat inachevé dans notre pays je souhaite le mener avec vous résolument je proposerai ainsi que le parlement soit élu avec une dose de proportionnelle pour que toutes les sensibilités ils soient justement représentés c'est à cette même fin que nous limiterons le cumul des mandats dans le temps pour les parlementaires car il s'agit là de la clé de voûte d'un renouvellement qui ne se produira pas sous la pression et l'exaspération citoyenne mais deviendra le rythme normal de la respiration démocratique les parlementaires eux-mêmes verrons dans leur mandat une chance de faire avancer le pays et non plus la clé d'un cursus avis il est d'autres institutions de la république que le temps a figé dans des situations acquises quand le sens véritable de leur mission utt d'incarner le mouvement vivant de la société française le conseil économique social et environnemental et de celle ci sa mission était de créer entre la société civile et les instances politiques un trait d'union fait dialogue constructif et de proposition suivie d'effet cette intention fondatrice s'est un peu perdu je souhaite qu'on renoue avec elle le conseil économique social et environnemental doit devenir la chambre du futur où circuleront toutes les forces vives de la nation pour cela nous devons revoir tout en réduisant le nombre de ses membres d'un tiers de fond en comble les règles de sa représentativité celle ci étant acquise nous ferons de cette assemblée le carrefour des consultations publiques et le seul l'état ne travaille pas ne réforme pas sans consulter et c'est bien normal mais les instances de consultation se sont multipliés nous ne savons même plus les dénombrer elles ont toutes leur justification de représenter une part vibrante de la société civile mais c'était le rôle initial du conseil économique social et environnemental en le réformant nous en ferons l'instance unique de consultation prévu par tous nos textes cela sera un élément d'une plus grande représentativité de notre société civile et dans le même temps un élément de simplification de nos procédures de simplification de la fabrique de la loi ce conseil doit pouvoir devenir le forum de notre république réunir toutes les sensibilités et toutes les compétences et donner un lieu en quelque sorte à l'expression de toutes les sensibilités du monde de l'entreprise et du travail des entrepreneurs comme des syndicats des salariés comme des indépendants mais aussi des associations et des organisations non gouvernementales dans le même temps je souhaite que le droit de pétition soit revu afin que l'expression directe de nos concitoyens soient mieux prises en compte et que les propositions des français puissent être présentés dans un cadre défini et construit à la représentation nationale là aussi il en va de la représentativité de notre démocratie une représentativité qui ne vivrait pas seulement une fois tous les cinq ans mais au quotidien dans l'action du législateur fondée sur une représentativité plus grande animé par le souci d'efficacité le débat démocratique et plus particulièrement le débat parlementaire retrouveront j'en suis sûr leur vitalité le désir d'agir et de faire avancer la société reprendra son rang premier au sein de nos institutions et il rejoindra cet autre principe souverain dont trop souvent nous nous somme des parties celui de responsabilité une activité parlementaire revivifiée par un cap clair des débats mieux construits c'est un parlement plus apte à exercer sa mission de contrôle sans laquelle la responsabilité de l'exécutif ne vit pas est affaibli je souhaite qu'au parlement la majorité comme les oppositions puisse avoir encore davantage de moyens pour donner un contour est une exigence à la responsabilité politique de l'exécutif les ministres eux-mêmes doivent devenir comptable des actes accomplis dans leurs fonctions ordinaire c'est pour cette raison que je souhaite la suppression de la cour de justice de la république il faudra trouver la bonne organisation mais nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi seuls les ministres pourraient encore disposer d'une juridiction d'exception faire vivre la responsabilité partout dans nos institutions c'est aussi assurer l'indépendance pleine et entière de la justice c'est une ambition qui doit demeurer malgré les impasses et les demis échecs rencontrés dans le passé je souhaite à cette fin que nous accomplissions enfin cette séparation de l'exécutif et du judiciaire en renforçant le rôle du conseil supérieur de la magistrature et en limitant l'intervention de l'exécutif dans les nominations des magistrats du parquet à tout le moins ce conseil devrait donner un avis conforme pour toutes les nominations de ces magistrats c'est un changement profond des pratiques et des règles que j'appelle de mes voeux je ne méconnais pas l'évolution institutionnelle et constitutionnelle que cela requiert c'est pourquoi je demanderai à madame la garde des sceaux et aux ministres compétents ainsi qu'aux présidents des deux chambres de me faire pour l'automne des propositions concrètes permettant d'atteindre cet objectif je souhaite que la totalité des transformations profondes que je viens de détailler et dans nos institutions ont cruellement besoin soit parachevée d'ici un an et que l'on se garde des demi mesures et des aménagements cosmétiques ces réformes seront soumises à votre vote mais si cela est nécessaire je recourait aux votes de nos concitoyens par voie de référendum car il s'agit ici de rien moins que de retisser entre les français la république le rapport qui s'est dissout dans l'exercice mécanique du pouvoir je veux réveiller avec vous le sens du pacte civique je veux que l'efficacité la représentativité et la responsabilité face témergie clairement et fortement une république contractuelle la confiance accordée il va de pair avec les comptes courants l'action s'y déploie dans un cadre partagé entre le mandataire et le mandant et non au fil des circonstances et c'est cela le sens du contrat social qui fondent la république ce que nous ferons pour les institutions de la république je souhaite le faire aussi pour nos territoires ne redoute ont pas de nouer avec les territoires des accords de confiance nous savons tous combien notre france est diverse combien est importante l'intimité des décideurs publics avec le terrain de leurs actions la centralisation jacobine traduit trop souvent la peur élémentaire de perdre une part de son pouvoir conjurons la hoz ont expérimenté des concentrés c'est indispensable pour les territoires ruraux comme pour les quartiers difficiles osons conclure avec nos territoires et nos élus devraient pacte girondins fondé sur la confiance et la responsabilité la conférence des territoires qui sera bientôt lancée et conduite par le premier ministre répond à cette préoccupation il ne s'agira pas uniquement d'une conférence budgétaire ou financière mais de trouver ensemble les moyens d'adapter nos politiques aux réalités locales et je pense en particulier aux collectivités d'outre-mer qui doivent avoir tous les moyens pour réussir c'est ce même esprit de confiance qui fondent cette république contractuelle que d'ores et déjà nous faisons avancer dans la société et le monde du travail en donnant à celles et ceux qui sont au plus près de la réalité de l'entreprise une capacité plus grande à réguler le quotidien nous dans le rapport de force mais dans un cadre nouveau et partager nous savons tous et toutes que la confiance exige un soin plus grand que l'usagé unilatéral de l'autorité nous savons aussi qu'elle produit de plus grands résultats et qu'elle suscite cette concorde sans laquelle il n'est pas de vie civile supportable la france a vécu assez d'épreuves connu assez de grandeur pour n'être pas ce peuple enfants que l'on bercent d'illusions chaque français à sa part de responsabilité et son rôle à jouer dans la conquête à venir en retrouvant l'esprit de nos institutions nous redonnerons à la nation tout entière le sentiment de retrouver la maîtrise de son destin la fierté de reprendre en main le fil de son histoire c'est la condition même de la réconciliation de notre pays pour être au rendez vous que le peuple nous a donné il ne nous est pas permis d'attendre c'est pourquoi j'aurais besoin pour notre république de la mobilisation de tous autour de quelques grands principes d'action il ne s'agit pas ici pour moi de décliner l'action du gouvernement comme certains se plaisent à le craindre ou à le souhaiter c'est la tâche du premier ministre c'est le sens même et la force de nos institutions et je ne gagnerai pas ici non plus tous les secteurs les métiers les territoires que chacun sache néanmoins que ces grands principes parle pour tous le premier principe doit être la recherche d'une liberté forte en matière économique sociale territoriale culturel notre devoir est d'émanciper nos concitoyens c'est à dire leur permettre de ne pas subir leur vie mais bien d'être en situation de la choisir de pouvoir faire là où trop souvent nos règles entrave au prétexte de protéger je crois à cet esprit des lumières qui fait que notre objectif à la fin et bien l'autonomie de l'homme libre conscient et critique trop de nos concitoyens aujourd'hui se sentent prisonniers de leur origine sociale de leurs conditions d'une trajectoire qu'ils subissent or l'enclavement l'isolément l'absence d'accès aux transports à toutes les formes des nécessités de ce siècle nouveau assignée à résidence des millions de nos compatriotes la liberté forte que nous avons à bâtir c'est ce combat pour toutes les mobilités ce combat pour les ex époux les accès ce combat pour que nul ne nos concitoyens ne souhaite exclus des voies du progrès du droit de faire d'essayer pour échouer peut-être ou pour réussir c'est le combat de notre mobilité économique et sociale par le travail et par l'effort pour tous nos concitoyens quelles que soient leurs quartiers leurs prénoms leur origine c'est le combat pour l'égalité pleine entre les femmes et les hommes ce beau combat dans notre pays a perdu quelques jours quelques jours à peine une figure essentielle en madame simone veil la liberté forte c'est la liberté de choisir sa vie car la liberté ce qui réconcilie précisément la justice et l'efficacité la possibilité de faire et l'égalité vraie la liberté d'expérimenter de se tromper essayez encore on embarque plus dans son existence pour un voyage au long cours nos vies sont exploration tentative recherche sachons inventé cette liberté là avec les nouvelles protections individuelles qui l'accompagnent en assurant l'éducation la formation les sécurités utile aux grandes étapes de la vie précisément pour construire une existence c'est tout le sens des transformations économiques et sociales profondes que le gouvernement aura à conduire dans les prochains mois libéré et protégé permettre d'innover en construisant une place pour chacun et je souhaite qu'il ne cède rien aux fausses promesses ni à celle d'une liberté qui ou bell qui oublieraient toutes les sécurités individuel car à la fin elle promet le malheur ni la société des statuts qui au nom des règles acquise prétend protéger quand entêtant sont au bord de la route quand le chômage est au niveau qu'on lui connaît et l'exclusion là où elle est vouloir la liberté forte c'est tout cela en ces temps de terrorisme vouloir la liberté forte c'est aussi assurer la liberté de chacun et garantir le plein respect des libertés individuelles je veux ici vous parler avec franchise de ce que trop souvent on n'ose pas nommé le terrorisme islamiste et les moyens de le combattre que devons-nous aux victimes que devons-nous à nos compatriotes qui sont morts que devons-nous à la france en deuil et par ces assassinats marqué du sceau de la lâcheté de la bêtise de l'aveuglément certainement pas de nous limiter à l'esprit victimaire où est la seule commémoration nous leur devons la fidélité à nous mêmes à nos valeurs à nos principes renoncer c'est concédé au nihilisme des assassins sa plus belle victoire d'un côté je rétablirai les libertés des français en levant l'état d'urgence à l'automne parce que ces libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte parce que les abandonner c'est apporter à nos adversaires une confirmation que nous devons leur refuser de tout temps les adversaires de la démocratie ont prétendu qu'elle était faible et que si elle voulait combattre il lui faudrait bien abandonner ses grands principes c'est exactement le contraire qui est vrai le code pénal tel qu'il est les pouvoirs des magistrats tels qu'ils sont peuvent si le système est bien ordonnée bien organisé nous permettre d'anéantir nos adversaires donné en revanche à l'administration des pouvoirs illimités sur la vie des personnes aucune discrimination n'a aucun sens ni en termes de principes ni en termes d'efficacité mais d'un autre côté je souhaite que le parlement puisse voter ces dispositions nouvelles qui nous renforcerons encore dans notre lutte elles devront viser explicitement les terroristes à l'exclusion de tous les autres français elles comportent elles comporteront des mesures renforcées mais qui seront placés sous la surveillance du juge dans le respect intégral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de liberté la démocratie n'a pas été conçue simplement pour les temps calmes elle vaut surtout pour les moments d'épreuve il est là le chemin de l'efficacité et c'est le même chemin que celui des valeurs un pays rassemblés unis sur ses principes une société pleinement consciente de ce qui la fonde sont invincibles tel est exactement le sens profond des textes que vous aurez à examiner il vise à nous libérer de la peur de l'aliénation à la volonté de nos adversaires nous travaillerons à prévenir tout nouvel attentat et nous travaillerons à les réprimer sans pitié sans remords sans faiblesse avec d'autant plus de force que nous n'ouvrons céder sur rien de ce qui nous constitue j'en prends l'engagement ici devant vous et au delà devant le peuple français répondre aux terroristes ce n'est pas changer notre constitution chaque matin ça n'est pas renoncer aux principes de notre république parce que rappelons le c'est au plus fort de la guerre d'algérie qu'a été construite écrite voter cette disposition de notre constitution qui prévoit précisément que l'autorité judiciaire et la gardienne liberté alors montrons nous dignes aujourd'hui de la fermeté d'âme de ceux qui nous ont précédés dans les épreuves enfin la liberté forte c'est toujours en france la liberté de conscience c'est à dire la liberté intellectuelle morale spirituelle et de cette liberté la france doit être l'indispensable havre l'éducation et la culture en sont les clés elles sont au coeur de notre action car en cette matière rien n'est jamais acquis les progrès de l'obscurantisme nous rappelle ainsi à l'idéal des lumières et la laïcité en est l'indispensable corollaire à ses principes et à ses ambitions la république a su ne rien céder car ils sont la condition même de l'autonomie de nos concitoyens de cette culture libérale ouverte généreuse nous devons refaire ensemble la singularité de la france car c'est par là que toujours elle su rayonner au sein de la culture mondialisée et dont on observe la prolifération parfois inquiétante la voix de la france et de la culture françaises doivent occuper une place éminente associant tous les français de métropole et d'outre-mer mais cette liberté ne se tiendraient pas si notre deuxième principe d'action n'était de retrouver le socle de notre fraternité notre peuple n'est pas formé d'un peu plus de 60 millions d'individus qui cohabiterait il est indivisible précisément parce que ceux qui le tient est plus fort que de simples règles ou que des organisations c'est un engagement chaque jour répétées qui fait que notre citoyenneté n'est jamais abstraite et froide mais qu'elle est pleine et entière par ce lien fraternel qui nous unit et dont nous devons retrouver la vigueur l'un des drames de notre pays c'est que cet engagement est tout simplement impossible pour ce que les dysfonctionnements de nos système sclérosé rejette en permanence à ses marges il nous reviendra au cours de ce quinquennat de prendre la vraie mesure de cette question de redéfinir nos moyens d'action sans nous laisser arrêter par de vieilles habitudes en associant l'état les collectivités les associations les fondations l'ensemble des françaises et des français engagés bien souvent bénévoles toutes les entités qui privés ou publics oeuvrent à l'intérêt général et pour la dignité des personnes nous devons substituer à l'idée d' aides sociales la charité publique aux dispositifs parcellaire une vraie politique de l'inclusion de tous la représentation nationale il trouvera un enjeu un défi à sa mesure ne vous y trompez pas cette question est sans doute la plus profonde la plus sérieuse qui soit parce que notre société est aujourd'hui divisée entre les égoïsmes tenter par les sirènes de la mondialisation qui voudraient faire croire qu'on peut réussir à quelques-uns que les nomades en quelque sorte dicterait leur loi et de l'autre côté les donneurs de leçons les tenants d'une morale sans bras qui voudrait qu'on oublie toutes les contraintes du réel pour s'occuper d'une partie de la société il n'y aura pas de réussite française si chacune et chacun n'y a pas sa place si la pauvreté pour mettre un nom sur cette réalité si toutes celles et ceux qui vivent dans la misère dans l'exclusion qui sont privés de cette route auguste que peuvent emprunter quelques-uns n'ont pas aussi leur place et cela c'est notre devoir cela passera par des réformes économiques et sociales profondes que vous aurez à décider et à voter elles sont indispensables et elles permettront de redonner cette énergie sans laquelle notre société n'est rien mais il faudra aussi savoir trouver pour ce que georges bataille appelée notre part maudite une place une considération une vraie réponse enfin car en définitive le sentiment d'appartenance existe moins qu'avant nos sociétés modernes ont tendance à se fractionner au gré des intérêts des égoïsmes des idées de chacun et là encore il nous revient dans l'action publique de résister aux forces de division aux effets de dislocation qui sont à l'oeuvre et qui ne sont aucunement invincible pour peu qu'on s'en donne les moyens aussi notre solidarité doit-elle retrouver ses formes concrètes l'école on est le premier creuser notre université ensuite nous famille également notre culture la langue l'accès au savoir l'ouverture à des possibles qui nous rassemble forge un peuple mais c'est solidarité organique que nous avons mais estimé c'est aussi ce qui tient notre société et face à la crise morale et de civilisation que nous vivons nous devons savoir forget à nouveau ses solidarité profonde et un imaginaire puissant et désirable où chacun trouvera sa place c'est aussi cela la réponse que nous devons apporter à ce qui corrompt la société je parlais tout à l'heure du terrorisme islamiste il ya bien sûr la réponse sécuritaire mais elle ne sera rien où elle ne sera qu'une poursuite de chaque jour si par l'éducation la culture la morale profonde au sens plein du terme qui doit infuser notre société notre imaginaire collectif et notre solidarité à nouveau nous ne décidons pas de rebâtir ce qui nous tient comme un peuple un dont l'histoire et cette énergie profondes ce qui lui a permis de relever tant et tant de drames et de ne jamais ça fait c'est la réponse à tous ceux que nous vivons ce ne sera ni des lois ni des règlements c'est cette dignité collective retrouvée c'est cette volonté de faire à chaque instant c'est cette responsabilité que chacune et chacun porte dans la société de redonner du sens de savoir qui nous sommes pourquoi nous sommes là ce qui nous tient d'avoir à chaque instant en tête la nature du défi qu'est le nôtre est de ne rien céder à la lèpre de l'esprit du moment de division d'accusation c'est tout cela ce qui durera ce qui nous dépasse ce qui nous a fait ce qui nous a forgé le troisième principe d'action de notre mobilisation sera de redonner place à l'intelligence française et par l'intelligence je pense évidemment aux grandes découvertes aux chercheurs à nos grands physiciens au grand médecin aux inventeurs aux innovateurs à tout ce qui fait et a fait la fierté de notre pays et qui est là encore présentes fortes sur tous les territoires qu'il nous faut reconnaître montrer qu'il nous faut savoir célébrer trop de fois là où nous avons préféré jalouser je pense aux écrivains aux philosophes aux historiens aux cinéastes qui continuent d'apporter au monde ce regard libre des préjugés qui fait notre force je pense aux peintres et aux musiciens qui remettent au fond la politique à sa juste place en nous faisant entrevoir un au delà de l'existence immédiate qui rend à la condition humaine sa grandeur sa beauté souvent son tragique redonner toute sa place à l'intelligence française c'est aussi se refusait à toutes ces incohérences qui nous mine et nous n'y parviendrons qu'au prix d'un véritable effort de réflexion collective nous ne pouvons pas par exemple continué d'affirmer hautement notre attachement au principe de l'asile tout en nous abstenant de réformer en profondeur un système qui débordait de toutes parts ne permet pas un traitement humain et juste des demandes de protection émanant d'hommes et femmes menacées par la guerre et la persécution ce qu'on appelait en 1946 les combattants de la liberté redonner sa place à l'intelligence française c'est faire de notre pays le centre d'un nouveau projet humaniste pour le monde le lieu où l'on concevra créera une société qui retrouve ses équilibres la production et la distribution plutôt que l'accumulation par quelques-uns l'alimentation saine et durable la finance équitable le numérique au service de l'homme la fin de l'exploitation des énergies fossiles et la réduction des émissions pas parce que c'est à la mode pas parce que ça ferait plaisir à quelques-uns parce que c'est ce niveau d'ambitions qui a toujours été le nôtre parce que précisément c'est quand le quotidien est difficile qu'il faut réconcilier tendent au contraire que tout nous pousse si nous n'écoutons que les égoïsmes du quotidien ou le court terme à ne pas faire que nous devons aller de l'avant regardez un câble fixé et le porter pour le monde parce que c'est cela la vocation de la france la france n'est pas un pays qui se réforme c'est faux pardon monsieur le premier ministre de vous annoncer aujourd'hui devant le congrès cette mauvaise nouvelle la france est un pays qui résiste aussi longtemps qu'il est possible de ne pas réformer un pays qui se cabre quand on lui parle mal quand on ne lui explique pas quand on ne le respecte pas quand on ne parle pas dans sa dignité et son intelligence mais c'est un pays qui face aux défis qui à chaque fois aurait dû l'abattre s'est profondément transformé a su trouver en lui-même ce sens de l'histoire de l'humanité qui a fait la france votre défi aujourd'hui notre déficit celui là alors vous passerez des jours des nuits du passeront sans doute des jours et des nuits dans des sujets qui font le quotidien de nos concitoyens et qui sont chacune et chacun important mais à chaque fois ce sera cet horizon et ce cap que nous devrons avoir à l'esprit redonner sa place à l'intelligence française enfin c'est comprendre que les français sont précisément assez intelligents pour faire leur chemin tout seul ce ne sont pas les français qu'il faudrait désintoxiquer de l'interventionnisme public c'est l'état lui-même il faut évidemment protéger les plus faibles dans le droit du travail en particulier il faut bien entendu reconnaître la part essentielle de nos services publics et de tous nos fonctionnaires qui jour et nuit sans compter leur énergie font justement cette force mais protéger les plus faibles ce n'est pas les transformer en mineur incapable en assistés permanents de l'état de ces mécanismes de vérification et de contrôle c'est de leur redonner et à eux seuls les moyens de peser efficacement sur leur destin tout sera fait pour rendre aux français cette autonomie qu'on leur a disputés puis confisqué redonner sa place à l'intelligence française c'est permettre à chacun à chaque territoire de réussir de s'engager j'en viens à présent au dernier principe de l'action que j'entends mener construire la paix nous le savons ce monde dans lequel nous dessinons pour la france un chemin à la fois neuf et fidèle à sa vocation ancien est un monde dangereux notre environnement y compris notre environnement proche se caractérise par l'accumulation des menaces c'est bien l'ombre de la guerre qui à chaque nouvelle crise se profile la déflagration mondiale n'est plus le spectre que brandissent seulement les pessimistes elle est pour les réalistes une hypothèse sérieuse les affirmations de puissance reviennent où émergent les mouvements terroristes se développe dans de multiples régions avec des moyens qui augmentent leurs capacités de nuisance ils sont là dans nos sociétés les guerres régionales atteignent des degrés et nouveaux de barbarie les alliances d'hier s'effrite l'ordre multilatéral doute de lui-même et les régimes autoritaires où les démocraties libérales fleurissent l'espace cybernétique propage et amplifie les instruments de ces guerres du tous contre tous la dérive du monde impose son rythme erratique ses excès en tous genres détruisant l'homme le des racines en effaçant sa mémoire bousculant son imaginaire c'est cela le monde dans lequel aujourd'hui nous vivons il ne s'agit pas de l'appréhender avec un pessimisme des faits non cela nous impose des devoirs les plus graves sans doute qu'une nation puisse porter celui de maintenir ouvertes partout la voie de la négociation du dialogue et de la paix face aux entreprises les plus sinistres la vocation de la france sa fidélité à son histoire est de savoir construire la paix et promouvoir la dignité des personnes c'est pourquoi partout nous devons agir d'abord pour protéger nos intérêts et au premier chef notre sécurité c'est ce qui m'a conduit réaffirmer notre engagement au sahel comme le vent pour lutter contre le terrorisme et contre tous les fanatismes dans notre intérêt comme dans celui des peuples concernés et je sais là l'engagement de nos forces armées chaque jour depuis tant de mois mais une telle action ne peut être efficace que si elle s'inscrit dans la durée et vise donc à construire les solutions politiques permettant partout la sortie de crise et donc de savoir dans toutes ces régions parler avec toutes les puissances y compris celles qui ne partagent pas nos propres finalité ou nos propres valeurs pour trouver une issue et la construire je ne vous proposerai pas dans ce cadre de nous substituer à d'autres peuples parce que nous voudrions ailleurs imposer nos principes nos valeurs car je ne veux pas qu apparaissent de nouveaux états faillis toujours la france doit respecter en même temps qu'elle lutte contre le terrorisme et tous les excès en même temps qu'elle protège sa propre sécurité les ses valeurs elle doit respecter la souveraineté des peuples mais partout les libertés ne sont pas respectées nous oeuvrerons à travers notre diplomatie et nos actions de développement afin d'aider les minorités de travailler au service des sociétés pour le respect des droits cela suppose un travail exigeant parfois longs et ingrat qui impose de replacer la france au coeur du dialogue entre les nations c'est depuis plusieurs semaines ce que je m'emploie à faire du mali à l'ukraine et la syrie en passant par le golf en échangeant en profondeur avec tous les dirigeants du monde la france doit partout contribué à bâtir ou rebâtir des équilibres multiples même si parfois il demeure fragile notre outil militaire dans ce contexte revêt une importance majeure j'ai déjà ordonné une revue stratégique de défense et de sécurité avec comme fil directeur les principes d'indépendance et d'autonomie de décision nos armées assureront les missions que je l'aurais confié la dissuasion clé de voûte de notre sécurité la protection de nos concitoyens et de nos intérêts l'intervention là où le respect du droit et de la stabilité internationales sont menacés la prévention des crises et leurs résolutions sera géré de manière globale en n'oubliant jamais que seule la stabilisation et le développement permettent de créer les conditions d'une paix durable nos forces armées sont les conditions de cette capacité de dialogue de cette crédibilité française et de cette capacité partout à construire la paix et cette indépendance que j'appelle de mes voeux ne veut pas dire pour autant solitude la france sera fidèle à toutes ces alliances les prochaines années seront pour nos armes et celle d'un renouvellement stratégiques et tactiques je sais qu'elles y sont prêtes car elles sont aux avant-postes du monde tel qu'il va avec cette vigilance et cet engagement qui font honneur à notre pays vous le voyez les menaces n'ont jamais été si grande et l'ordre multilatérale est sans doute plus fragilisées qui ne l'a jamais été divisée bousculé alors plus alors que plus que jamais il était sans doute nécessaire dans les années à venir le rôle de la france sera de défendre la sécurité l'égalité face aux excès les libertés la planète face au réchauffement climatique tout ce qui constitue notre bien commun universel et qui aujourd'hui dans trop d'endroits est remise en cause toucher du doigt le moment inédit que nous vivons nous nous sommes bâtis depuis le xviiie siècle sur un équilibre que nous pensions de toute éternité entre des démocraties des valeurs libérales nos libertés une économie de marché qui permettait le progrès des classes moyennes et tout cela est aujourd'hui profondément basculer transformer menacé des régimes autoritaires réussissent dans l'économie de marché des démocraties que nous croyions hier des alliés de toujours menace l'ordre international se met à douter de ses propres règles notre vocation notre rôle aujourd'hui c'est précisément plus encore qu'hier de les rappeler de les porter de les faire de les tenir ce sera cela mon cap notre cap et aucun autre secours du monde en quelque sorte vient éprouver notre résistance et notre cohérence c'est à titre d'exemple ce que nous vivons dans les grandes crises migratoires qui traversent aujourd'hui l'afrique la méditerranée est à nouveau l'europe les mois prochains nous aurons des décisions difficiles à prendre et nous devons à la fois mieux les prévenir par une politique de sécurité et de développement ambitieuse sur toutes les zones de fragilité et de conflits nous devons ré expliquer et agir partout quand il y à la guerre quand il ya le réchauffement climatique qui déstabilisent temps de ces régions mais nous devons aussi mieux endiguer ces grandes migrations par une politique de contrôle et de lutte contre les trafics de personnes il faut pour cela de manière coordonnée en europe mener une action efficace et humaine qui nous permettent d'accueillir les réfugiés politiques qui courent un risque réel car ce sont là nos valeurs sans les confondre avec les migrants économiques et abandonné l'indispensable maîtrise de nos frontières pour réussir à tenir ce cap nous avons besoin d'une europe plus forte et refonder plus que jamais nous avons besoin de l'europe or là aussi plus que jamais sans doute elle est affaibli par les divisions par le doute qui s'est installé dans notre peuple pourtant l'europe est chez nous autant que nous sommes en europe parce qu'il est impossible de penser notre destinée continental autrement qu'au travers du projet européen l'europe l'europe c'est nous c'est un projet de paix de liberté de progrès qui a été pensé et agi avec courage par des générations qui nous ont procédé avait vécu la guerre et nous voudrions aujourd'hui oublié tout cela considérer que face aux divisions face aux briques site et attend de soubresauts de l'histoire la réponse serait dans une diminution encore supplémentaires dans une forme d'abandon dans un bégaiement de l'histoire négliger l'europe s'habituer à la confier à en faire le coupable de tous nos maux c'est trahir ces générations qui nous ont précédés c'est trahir ce qui fait qu'aujourd'hui là où nous sommes nous pouvons librement débattre de l'europe pour l'aimé ou pas mais négligée l'europe s'habitue à n'en faire qu'un objet de négociations techniques c'est aussi en quelque sorte abdiqué notre histoire et diminuer la france la construction européenne est aujourd'hui également il faut bien le dire et le voir fragilisée par la prolifération bureaucratique par le scepticisme croissant qui en découlent je crois fermement à l'europe mais je ne trouve pas toujours ce scepticisme injustifiée c'est pourquoi je vous propose de reprendre de la hauteur de sortir de la tyrannie des agendas et des calendriers des méandres de la technique la décennie qui vient de s'achever a été pour l'europe une décennie cruel nous avons géré des crises mais nous avons perdu le cap c'est pourquoi il revient à une génération nouvelle de dirigeants de reprendre l'idée européenne à son origine qui est politique dans son essence une association volontaire réaliste et ambitieuse d'état décidé à faire prévaloir des politiques utiles en matière de circulation des personnes et des biens et notamment de la jeunesse en matière de sécurité en matière monétaire et fiscale mais aussi en matière politique culturelle les pays de l'europe pour lesquelles celle ci ne se réduit pas aux marchés mais dessine un espace où une certaine idée de la valeur de l'homme de l'exigence de justice sociale sont reconnus comme prééminent c est à la cpi doivent se ressaisir d'un projet décisif et s'organiser en conséquence fut-ce au prix d'un examen sans complaisance de notre fonctionnement actuel nous avons une tâche au quotidien à mener humblement je l' ai commencé grâce au mandat du peuple d'avoir une europe qui protège davantage de procéder aux réformes indispensables de porter l'ambition européenne dans de nombreux sujets qui font notre quotidien mais cela ne suffira pas il revient à la france de prendre l'initiative et je souhaite le faire dans les prochains mois grâce et par le travail étroit que j'ai d'ores et déjà engagé en particulier avec la chancelière d'allemagne d'ici la fin de l'année sur ces bases partout en europe nous lancerons des conventions démocratique pour refonder l'europe justement sur ce projet politique premier sur cette ambition première qui unit les hommes libre à chacun ensuite d'y souscrire ou non mais le temps n'est plus au raccommodage il faut reprendre l'europe à son début si je puis dire à son origine même et faire par la revivre le désir d'europe en ne laissant pas le monopole du peuple et des idées aux démagogues ou aux extrémistes en ne faisant pas de l'europe non plus un syndic de gestion de crise qui cherchent chaque jour à allonger son règlement intérieur parce que les voisins ne se font plus confiance nous devons retrouver le souffle premier de l'engagement européen cette certitude où furent les visionnaires des siècles passés et les pères fondateurs de l'europe que la plus belle part de nos histoires de nos cultures s'exprimerait justement non dans la rivalité encore moins dans la guerre mais dans l'union des forces non dans l'hégémonie de l'un ou l'autre mais dans un équilibre respectueux qui nous fera tous et tout réussir c'est cette union dont notre temps a besoin parce que c'est cette union seul qui permettra de relever les défis de la modernité parce que c'est bien dans cette europe que nous partageons une vision commune du monde et de l'homme une vision trempé au même source forgée par les mêmes épreuves de l'histoire ces défis ce sont la transition écologique qui refonde le rapport de l'homme et de la nature la transition numérique qui réécrit les règles sociales et nous oblige à réinventer ce droit continental ou depuis tant de siècles nous avons voulu que la norme respecte l'homme c'est enfin le défi de l'humanisme contemporain face au danger du fanatisme du terrorisme de la guerre auxquelles nous répondrons par une défense plus européenne en cours d'édification mais aussi par une europe de la culture et de l'innovation la paix n'est pas seulement le socle de l'europe elle en est l'idéal toujours à promouvoir et seule l'europe et la france en europe aujourd'hui peuvent-ils parvenir alors oui nous romprons avec les facilités que nous nous étions donnés au cours des années précédentes pour être à la hauteur de ce que le moment exige de nous fernand braudel le disait l'europe ne sera pas si elle ne s'appuie sur ses vieilles forces qui l'ont fait qui la travaillent encore profondément d'un mot si l'on néglige tous et humanisme vivant ne les néglige non plus mesdames et messieurs les parlementaires nous connaissons à présent l'entousiasme des commencements mais la gravité des circonstances nous empêche d'en ressentir aucune ivresse le terrorisme n'a pas désarmé nos équilibres financiers sont dégradées notre dette considérable l'investissement productif encore trop faible et le chômage toujours insupportable la dureté de la vie est là pour tenter tant de nos concitoyens mais le peuple français nous a fait connaître ses volontés et nous en serons les serviteurs il y aura de l'imprévu des oppositions des moments difficiles mais nous ne laisserons pas un instant tous ces aléas nous décourager devant chaque difficulté au lieu de baisser les bras nous en reviendrons à l'essentiel et nous utiliserons une énergie plus grande encore j'y suis prêt je suis sûr que vous l'êtes aussi car par notre engagement les françaises et les français retrouvent leur fierté parce que nul ici n'a intérêt collectivement à ce que la france échoue ou une avance suffisamment vite le peuple français ne nous demande pas seulement de l'efficacité et l'efficacité c'est un instrument et puis on peut être tout à fait efficace au service d'une mauvaise cause non ils nous demandent ce que la philosophe simone weil appelé l'effectivité c'est à dire l'application concrètes tangibles visible des principes qui nous guident le refus d'être prise en défaut et de clamer des principes dont nous ne poursuivons pas sans relâche l'application le principe d'effectivité c'est pour vous pour moi pour le gouvernement de ne jamais cesser de se demander si nous sommes en pratique fidèle à nos principes c'est à dire d'abord à la liberté l'égalité la fraternité ce que nous avons à accomplir c'est une véritable révolution nous sommes ici vous et moi pour renouer avec ce courage français qui ne se laisse pas distraire par ceux qui n'ayant su aller nulle part sont en quelque sorte revenu de tout nous devons à chaque instant être à la hauteur de cet espoir français par l'engagement de tous car ne vous y trompez pas les forces adverses continue d'être puissante non pas tendre au parlement où les oppositions légitime s'exprime non pas dans la rue tout simplement dans les têtes en chacun de nous il y à un cynique qui sommeille et c'est en chacun de nous qu'il faut le faire taire jour après jour en lui rappelant sans cesse le devoir qui est le nôtre en lui rappelant sans cesse le moment que traverse notre pays et cela se verra alors nous serons cru alors nous rendrons le service que le peuple français attendent de nous avec humilité alors nous resterons fidèles à cette promesse de nos commencement cette promesse que nous tiendrons parce qu'elle est la plus grande la plus belle qui soit faire à l'homme enfin un pays digne de lui vive la république vive la france [Musique] la séance est suspendue pour quelques instants afin que je raccompagne président de la république