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AutreSUDRADIO· 4 août 2026 18 minMixte

Les vacances sont-elles devenues un luxe pour les Français ?

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Présentateur

...en ligne, procédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente.

0:05
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair.

0:09
Invité

Merci de votre fidélité à Sud Radio, Vraies Voix de l'été, puisque Les Vraies Voix de l'été, vous le savez, elle continue. Place à la suite de votre émission. Un petit rappel de Vraies Voix du jour.

0:18
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio.

0:20
Invité

Nous sommes avec Bernard Kouenadad, qui est président de la CPME Paris, président du think tank Etienne Marcel, et puis Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech. Et champion du blind test. Et champion du blind test, ça c'est vrai, vous avez éclaté le blind test. C'est ça que vous aviez envie de dire Sébastien Ménard. C'est ça, exactement. Et puis Florence Rouas, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Ça va vous en être sorti quand même, l'honneur est sauf Florence, sans le blind test. Allez, c'est parti pour le Grand Débat.

0:46
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio.

0:48
Invité

Partir quelques jours, louer un logement, payer le transport, les repas, les activités, pour de nombreux Français, l'addition est devenue trop lourde. Cet été, 27% des Français ne devraient pas partir, une proportion qui a atteint 38% chez les ouvriers. Le budget moyen prévu recule à 1530 euros, soit 150 euros de moins qu'en 2025. Donc quoi ? Séjour plus court, destination plus proche, hébergement chez des proches, restaurant sacrifié, chacun cherche à réduire sa facture. Alors que les congés payés étaient une conquête sociale, le départ en vacances est-il devenu un privilège réservé à ceux qui en ont les moyens ?

Du coup, on vous pose la question sur YouTube, vous n'hésitez pas à aller commenter. Les vacances sont-elles devenues un luxe ? Vous n'hésitez pas non plus à nous appeler au 0800 26 300 300. Bernard Cohen Haddad, quand on y pense à ces congés payés durement acquis, et à ce combat que ça a été dans les années 30, c'est 36 je crois, c'est ça ? 36, 36, c'est Léon Blum. Voilà, exactement. Et qu'on voit qu'effectivement, aujourd'hui, il y a quand même une majorité de Français qui ne peuvent plus partir en vacances, en tout cas pas ailleurs qu'en France, et avec un budget réduit. On est à même de se demander si ce n'est pas réservé à certains privilégiés aujourd'hui.

Alors les congés payés à l'origine, c'était s'arrêter de travailler, ce n'était pas partir en vacances. C'est ça aussi, c'est important, parce qu'on faisait les 3-8, et le travail était un esclavage et un asservissement. Donc fort heureusement, depuis un certain nombre de lois et d'actions sociétales, on n'est plus dans cette situation-là, j'allais dire Dieu merci, mais comme je suis un laïc, je ne veux pas dire Dieu merci. Mais ceci étant, c'est vrai qu'aujourd'hui, le problème, c'est le panier repas, le pouvoir d'achat, c'est la première préoccupation des Français. Il y a le gazoal aussi, fin de l'essence.

On a aussi ce souci de capacité d'économiser, et puis il y a ce deuxième problème, qui est la désmicardisation de la France, où on en reste encore, ma chère Judith Béler, avec des salaires qui restent trop bas. Moi, je suis entrepreneur, donc je ne vais peut-être pas plaire à tout le monde. Parce que les patrons sont trop taxés, quoi ? Parce qu'il y a trop de charges, il y a peu de charges sur les bas salaires, et trop de charges sur la gamme supérieure, notamment les plus de trois fois le SMIC. On a un vrai enjeu aujourd'hui de désmicardisation de la France, mais ce n'est pas normal.

Que le 20 du mois, un certain nombre de nos collaborateurs, voire un certain nombre de nos entrepreneurs, on évoquait tout à l'heure les commerçants, les artisans, les indépendants. Le 20 à 25 du mois, aujourd'hui, il n'y a plus d'argent, il n'y a plus de... Si on n'a pas d'autorisation de découvert ou de trésorerie, on ne peut pas s'en sortir. C'est une réalité. Et donc, on ne peut que regretter qu'on a plus de temps libre et beaucoup moins d'argent pour en profiter, y compris pour aller au théâtre, y compris pour aller au cinéma. Tout ça reste aujourd'hui, peut-être le fait d'une certaine élite, et on peut quand... Moi, je le déplore.

Sébastien Ménard, il y a 40% des personnes qui vivent dans un ménage gagnant moins de 1500 euros par mois qui ne partent pas du tout, contre seulement 10% pour les ménages à plus de 3800 euros par mois. Donc, en fait, les chiffres parlent d'eux-mêmes, j'ai envie de dire. Oui, mais enfin, il n'y a pas... À un moment donné, il y a... Enfin, c'est l'entrepreneur qui vous parle. L'économie, c'est une science presque exacte. Voilà. C'est-à-dire qu'il y a une somme d'argent... On ne dirait pas pourtant comme ça. Je ne dis pas ça. Si, si, si. Vous avez une somme. Voilà. Vous avez une somme globale.

Et quand vous consacrez 100 euros à votre salarié, quand il touche dans sa poche en vrai, une fois qu'il a tout payé, enfin, qu'on a payé les charges patronales, les charges salariales, les différentes taxes directes, indirectes, la TVA, etc., il lui reste 25 balles dans la poche. Le reste, les 75 balles, il part dans les poches de l'État. Voilà. Alors, je ne dis pas que c'est mal. Je dis que c'est nos écoles, c'est nos routes, c'est nos politiques intérieures, extérieures. C'est notre dette, là aussi.

C'est évidemment la dette, mais la réalité, est-ce que finalement, pour faire fonctionner notre pays, on ne pourrait pas faire des économies et donc faire peser moins lourdement le poids de ce fonctionnement collectif sur les épaules des Françaises et des Français ? La réponse est oui, il faut juste en avoir la volonté politique. Il faut être capable, effectivement, de mettre l'administration française à la diète. Il faut être capable de faire des choix politiques drastiques, extrêmement courageux, et vous verrez que les Français gagneront du pouvoir d'achat.

Soit les patrons comme moi, on pourra augmenter les salaires, voilà, très clairement, on peut augmenter les salaires, mais encore faut-il, il ne faut pas être essoré. On est essoré de partout. On est essoré sur la fiche de paye, on est essoré dans le fonctionnement de nos boîtes, on est essoré à la fin de l'année, on est essoré quand on se fait contrôler fiscalement, on est essoré en permanence. En permanence. Évidemment que ça ne peut pas fonctionner. Donc, et au bout de la chaîne, il y a quoi ? Il y a effectivement plein de petites gens, qui ne sont pas des grands patrons, qui ne sont pas de grands capitalistes, etc.

Et qu'on pue, et désolé d'être grossier et vulgaire, mais qu'on pue un flèche, qu'on pue une thune pour partir en vacances. C'est ça la réalité. Mais c'est vraiment une histoire de revenu, Florence Roy, comme le dit Sébastien, finalement, puisqu'il y a quand même 4 Français sur 10 qui ne se partent pas en vacances, parfois même sur plusieurs années. Le facteur déterminant, c'est le revenu. Oui, mais bon, après, moi, je ne suis pas une économiste. Donc, je ne sais pas. Moi, je vais vous parler comme une citoyenne. Est-ce que vous attesterez, vous, déjà ? Moi, je suis écrasée de charges. Nous, les avocats, nous sommes écrasés de charges.

Oui, mais du moment qu'on est entrepreneur, on paye les charges. Nous, nous sommes écrasés de charges. Les avocats en particulier. Oui, oui, c'est une réalité. En plus, on doit travailler quasiment toute notre vie parce qu'on a des retraites minables. Non, mais... Donc, moi, je pense que l'enjeu du prochain président de la République, voilà, on va rentrer en campagne, là, en septembre. Je crois que là, il faut vraiment qu'ils proposent quelque chose de nouveau. Il y a bien quelque chose à faire pour permettre aux gens d'être beaucoup moins écrasés de charges. Parce que la fiscalité française, c'est quand même une des fiscalités les plus importantes.

On parlait de l'Europe, mais même du monde. Donc, il y a bien des raisons. On est champion du monde. Alors, on va nous dire, oui, l'école, l'hôpital, ceci. OK, OK. Mais enfin, d'abord, il y a beaucoup de services publics qui sont extrêmement détériorés. Donc, on est obligé, finalement, de recourir à des services privés. La retraite, si on ne cotise pas en supplémentaire pour sa retraite, si on ne prépare pas sa retraite, eh bien, on va crever la faim. Non, mais vous voyez, c'est un peu ça. Donc, en réalité, moi, je crois que le véritable enjeu, moi, si j'avais les prochains candidats aux présidentielles, moi, c'est la première question que je pose.

Voilà, comment allez-vous faire pour nous alléger de ces charges qui nous écrasent et qui font qu'en fait, finalement, on a l'impression qu'on travaille pour payer. Voilà, on travaille pour payer, pour survivre. Et ça, c'est une vraie question. Je pense que c'est vraiment le dénominateur commun de tous les Français, quelles que soient les tranches d'imposition. Moi, je m'en fous de savoir si c'est un grand patron, un petit patron, un ouvrier. Ce n'est pas le sujet. Il faut arrêter de mettre les gens les uns contre les autres. D'ailleurs, on a besoin des grands patrons. Voilà, et on est une chaîne. Vous voyez, il y a une espèce de maillage social qui est essentiel et fondamental.

En revanche, c'est vrai qu'il faut qu'on nous explique comment on va faire pour justement nous alléger tout ça pour que ce soit plus vivable. On vous entend bien, chère Florence Rouas. Et d'ailleurs, vous aussi, vous nous écoutez. Il est 18h11 sur Sud Radio. Dans un instant, c'est la suite de ce grand débat justement autour de ces vacances qui, a priori, sont devenues un luxe pour pas mal de Français. D'ailleurs, on accueillera des auditeurs. Donc, vous n'hésitez pas à réagir, à nous appeler au 0800 26 300 300. On vous attend. Puis, commentez sur YouTube. Allez, à tout de suite.

8:25
Locuteur non identifié

17h20, Les Vraies Voix Sud Radio. Les Vraies Voix Sud Radio. 17h19, Judith Belair.

8:34
Invité

Et un petit rappel de nos Vraies Voix du jour sur Sud Radio. Vous êtes avec Bernard Cohen Haddad qui est président de la CPME Paris et président du think tank Étienne Marcel. Sébastien Ménard, éditorialiste et entreprenant dans la foodtech et Florence Rouas, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Le grand débat continue.

8:50
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio.

8:52
Invité

Transport, carburant, billets de train, hébergement, restauration, loisirs. Pour partir, les Français doivent désormais surveiller chaque dépense. Cet été, 27% d'entre eux ne devraient pas prendre de vacances. Cette proportion atteint 38% chez les ouvriers. Le budget moyen s'établit à 1530 euros soit 150 euros de moins qu'en 2025. Les séjours raccourcissent, les destinations se rapprochent. Les vacances restent pourtant essentielles, on le sait. 90 ans après l'instauration des congés payés, ce droit est-il encore accessible à tous ? C'est une vraie question. D'ailleurs, on vous pose une question sur YouTube. Vous allez y répondre. Les vacances sont-elles devenues un luxe ? 0826 300 300.

On part au standard et on reçoit notre auditeur Loïc qui nous appelle de Toulouse. Bonjour Loïc. Bonjour. Alors Loïc, comment ça va déjà ? Vous êtes parti en vacances ?

9:36
Présentateur

Je reviens de vacances.

9:37
Invité

Ah, voilà. Alors, vous avez réussi à partir en vacances, mais qu'est-ce que vous en pensez du coup ? Est-ce que c'est un luxe que vous vous êtes permis ? Alors, je ne vais pas rentrer dans le terme de luxe parce que ça sous-entend quelque chose d'inatteignable, mais il est clair aujourd'hui que réfléchir au congé, réfléchir aux vacances, notamment avec ses enfants, c'est quelque chose que pour ma part, un, j'anticipe de plus en plus et deux, il faut être très très clair aussi, tout a augmenté sauf nos salaires. Donc, il y a un moment où on va peut-être moins loin où on va peut-être dans des secteurs qui sont moins prisés et où on est un peu plus au calme, etc., etc.

Alors, je crois qu'on a aussi Loïc, pardon, Lionel, qui nous appelle de grâce. Lionel, vous êtes là ? Oui, bonjour. Vous, Lionel, vous n'êtes pas trop d'accord avec Loïc, a priori ? Non. Allez-y, on vous écoute. Ce n'est pas la question. C'est d'ailleurs, les vraies voix, vous avez complètement chanté le sujet. Vous êtes parti sur vos taxations. Alors, moi qui suis taxé aussi à 70% comme vous,

10:37
Locuteur

je comprends.

10:38
Invité

c'est un truc du cœur. Exactement, je le comprends tout à fait. Oui, mais 70% d'impôt perso pro, ça va. 70% ? Oui, 70% perso pro, c'est 70%, mais ça correspond finalement aux taxes qu'on se prend dans la tête partout. Mais ce n'est pas trop le sujet. Moi, j'ai changé, si vous voulez, j'ai largement augmenté mon niveau de vie en passant déjà patron, pour commencer, en montant ma propre boîte et du coup, en pouvant travailler 80 heures. Parce que ce qui nous tue, en fait, finalement, ce n'est pas tant c'est qu'on n'arrive pas à produire. La gauche, elle a voulu les 35 heures, c'est très mignon, les 35 heures, je trouve ça extrêmement mignon.

Il n'empêche que 35 heures de travail, c'est sûr que vous ne produisez pas beaucoup. Voilà, alors on se gargarisait d'être un pays avec une productivité énorme, maximale, mais ce n'est pas une réalité non plus stricte. Moi, je suis désolé, mais les pays autour de nous produisent aussi et ils travaillent plus.

Moi, je propose en fait juste, alors d'ailleurs, une de vos vraies voix à demander qui dans les personnes qui se présentent à la présidentielle a un discours qui tienne un peu la route et qui nous permettrait, Florence, pour nous faire faire des économies, il y en a un, figurez-vous, il y en a un qui a un discours qui tient à peu près la route et qui a réussi en tous les cas au niveau local, c'est l'ISNAR. L'ISNAR, quand vous écoutez bien, déjà, c'est des réductions drastiques de l'État et de toutes nos, et de toutes ces sfat qui nous coûtent une blinde.

Et je pense que si on réduisait un peu le train de vie de l'État, alors je suis sur la Côte d'Azur, on était en pleine période estivale, il y a 5 millions de personnes aujourd'hui sur la Côte d'Azur avec les touristes, il y avait un ophtalmo de garde pour tout le bassin. Donc on voit bien qu'on a un problème, c'est-à-dire qu'on ne peut plus nous vendre que finalement nos impôts servent à financer le système et qu'il est magnifique. Le système, il n'est pas magnifique du tout, le système, il est à bout de souffle malgré des taxes complètement démentes. On vous entend, Lionel. On vous entend. Si les gens veulent gagner plus, il y a un truc à faire, c'est beau, c'est plus.

Alors, Sébastien Ménard, vous avez une petite réponse. Je vais répondre à Lionel. Je ne suis pas d'accord du tout sur le fait que l'État est dispendieux, mal géré, que nos services publics sont dans un état de déliquescence. Ce n'est pas vrai partout, ce n'est pas vrai pour tout, mais c'est relativement vrai. Non, le sujet n'est pas de dire que celui qui tient le marteau-piqueur, qui pendant 35 à 39 heures par semaine, que celui qui nettoie vos assiettes dans des arrières-salles de restaurants non climatisées à 40 degrés, etc., doit travailler 45 heures par semaine, je pense que ce n'est pas la bonne solution.

Il y a des gens qui, effectivement, ont ce confort de vie comme vous, peut-être comme moi, où on peut travailler 60, 70 heures, 80 heures, 90 heures, 120 heures par semaine. Des fois, c'est mon cas et je mérite ce que je gagne. La réalité, ce n'est pas ça. C'est que la réalité, vous avez dans ce pays, effectivement, un pays qui coûte trop cher dans son fonctionnement, dans son modèle social, dans son fonctionnariat, mais vous avez aussi uniquement 28 millions de personnes qui travaillent pour, selon l'INSEE, et on sait qu'on est beaucoup plus nombreux, 69 millions d'habitants. C'est ça, le vrai sujet.

Alors, évidemment, je ne stigmatise pas nos anciens qui ont une retraite bien méritée, nos enfants, etc., il n'y a pas de problème, mais vous avez 28 millions de personnes qui bossent pour faire fonctionner un système qui est censé nourrir, protéger, soigner plus de 70 millions de personnes. La réalité, c'est qu'il faut remettre des gens au boulot. Les gens qui travaillent 35 heures, ils travaillent peut-être suffisamment, peut-être pas suffisamment, mais c'est un faux débat. Le débat, c'est le poids de la dette, le poids, quelque part, du fonctionnement de l'État français et surtout, notre incapacité à remettre des gens au boulot.

Alors, pour revenir un petit peu sur le sujet qui est quand même les vacances, Bernard Cohen Haddad, le tourisme français, il se porte quand même plutôt bien, il y a une fréquentation d'hébergement touristique qui a augmenté de 3,7% il y a un an, mais bon, ça va quand même mieux dans certains secteurs qu'il y a quelque temps. Non, mais ce qui a été dit jusqu'à présent est très juste, il y a un poids de la dette, un poids de la charge et puis, on a des budgets qui sont contraints surtout quand on a plus de vacances. C'est vrai qu'il y a plus de vacances. Parce qu'aujourd'hui, on a un environnement social qui privilégie un certain nombre de congés et il y a une attente aussi des familles.

Une attente sociale, une attente environnementale, une attente de qualité de vie et dans cette attente, il y a une contrainte qui est la contrainte du budget des ménages puisque un certain nombre de dépenses, plus de 50% des dépenses, voire 70% chez certains ménages, surtout les plus fragiles, sont déjà engagés avec des abonnements téléphoniques, avec un prêt, un loyer, avec des assurances, avec un certain nombre de dépenses, la voiture. Tout ça fait partie qu'à la fin du mois, il ne reste pas beaucoup.

Mais il y a aujourd'hui, fort heureusement, et moi je vous rends hommage à nos acteurs du tourisme, il y a aussi une capacité d'aller dans des campings, dans des lieux où il y a une qualité de vie et des prix attractifs. Ils sont pleins, Bernard. Je sais bien, mais justement, tant mieux. Ça tombe bien parce qu'on va aller prendre des nouvelles aussi des campings à la cano. Parce qu'ils font des efforts sur leur marge. Voilà. Florence Rouas, vous vous partez en vacances, on imagine. C'est comment autour de vous ? Qu'est-ce que vous constatez ?

Oui, j'ai l'impression, mais de toute façon, je crois que tout un chacun peut constater que nous sommes le 3 août ou le 4 août et Paris n'est pas vide comme il fut un temps dès le 1er août. C'était vraiment le désert. Donc, il y a encore... Nous sommes là, voilà. Et il y a encore... On travaille, on travaille, oui. Et je crois qu'il y a encore des places dans un certain nombre de lieux touristiques. En tout cas, les billets de train sont abordables et il y en a. Cette semaine, oui. Donc, c'est quand même assez révélateur. Moi, je vois, j'ai quand même des gens qui m'appellent, qui viennent me voir. Il y a encore une activité. Donc, c'est quand même... Enfin, c'est nouveau, je trouve.

On peut dire aussi que l'année a été difficile. Du coup, on va écouter un petit son, tiens, pour finir ce débat. Gilles Kerr, qui est sociologue et qui nous raconte justement le chiffre des Français qui partent en vacances. Il faut attendre 1974 pour qu'on passe enfin la barre de 50% des Français qui partent en vacances. Et il se trouve que symboliquement, c'est aussi l'année du démarrage de la crise économique. Avec la crise pétrolière d'octobre 1973, et donc, quand on regarde ce que disaient les sociologues des années 60, ils prédisaient qu'en l'an 2000, quasiment 90% des Français partiraient en vacances. Et en fait, à partir des années 90, on a commencé à stagner autour de 60%.

Et c'est quelque chose qui évolue alors d'une année à l'autre en fonction de certaines circonstances, mais qui est relativement stable maintenant depuis une trentaine d'années. C'est pas tant que ça. Il n'y a pas tant de Français que ça qui partent en vacances effectivement, comme on vient de l'entendre. On va faire un petit point sur les commentaires de nos auditeurs avec vous, quand on saunit sur YouTube.

17:18
Présentateur

Les vacances sont-elles devenues un luxe ? Et le sondage est sans appel. Vous répondez oui à 94%. On a beaucoup de commentaires également. Eleonore qui nous dit je n'ai pu partir qu'une semaine en vacances avec mon fils en plus de 40 ans de travail. Et on a Karen qui nous dit nourrir sa famille est devenu un luxe. Le cinéma, le resto, aller boire un café, avoir une voiture. Bref, partir en vacances, j'en parle même pas.

17:41
Invité

Eh bien, on pense à vous, les Français qui nous écoutent et qui ne partent pas en vacances. On est de tout cœur avec vous. On est au travail aussi. Donc, voilà. On espère que cette situation va évoluer dans le bon sens. Merci Quentin. Saunier.

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