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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 septembre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfense

Gérard Araud : en cas de représailles diplomatiques d'Israël, "ce sera œil pour œil, dent pour dent"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous croyez à cet État palestinien ? Comment voyez-vous la suite ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Cette reconnaissance est-elle réaliste ou un coup diplomatique sans conséquence ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Faut-il s'attendre à des représailles israéliennes après cette reconnaissance ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La France devient-elle un agent déstabilisateur au Moyen-Orient ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les États-Unis sont-ils encore notre allié ? Quel regard portent-ils sur la France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la reconnaissance d'un État palestinien peut crédibiliser Macron aux yeux de Trump ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Gérard AraudFait
    « La France reconnaît désormais l'État palestinien. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Charo. Bonjour. La France reconnaît désormais l'État palestinien.

Vous allez nous dire si vous croyez à cet état, comment vous voyez la suite, sa concrétisation ou les embûes sur le chemin de la paix. Vous qui connaissez parfaitement les arcanes de la diplomatie, vous qui avez été ambassadeur de France en Israël, aux États-Unis, aux Nations-Unies. Mais d'abord, on écoute le président hier soir à la tribune de l'ONU à New York.

Nous sommes là car le temps est venu. Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'état de Palestine. [Applaudissements] C'est un discours historique et un moment historique.

Gérard Aarou ? Oui, je le crois. Le le c'était un beau discours et en tant que français, je pense qu'on pouvait être fier de ce discours.

Mais je voudrais j'essaie en en permanence un peu contre l'impossible. de dire que la reconnaissance de l'État palestinien, ce n'est qu'une petite partie de l'initiative de paix franco-séienne. Ça fait 6 à 8 mois que la France et l'Arabie Saoudite travaille ensemble pour obtenir le soutien des pays arabes, de la communauté internationale qui disent très clairement "Nous voulons exclure le Hamas de tout règlement de paix.

Nous voulons avoir une autorité palestinienne légitime fondée sur des élections et on va dérouler jusqu'à 9h tous ces points absolument primordiaux." Mais il y a un point très important. On a vu évidemment la délégation palestinienne applaudir Mahmoud Abbas en visio, mais on a aussi vu la chaise vide, non seulement des États-Unis, mais des Israéliens.

Oui, vous avez raison de parce que souvent on parle de la reconnaissance ou de l'initiative française dans l'absolu. La diplomatie, c'est la réalité. Or, la réalité c'est que nous avons en face nous avons un gouvernement israélien totalement intransigent qui est en train de lancer une nouvelle opération à Gaza alors que depuis 2 ans, plus de 200000 Palestiniens selon un ancien chef d'étatmajor israélien ont été tués ou blessés.

Et avec un gouvernement qui a dit il n'y aura jamais d'état palestinien, cette terre cette terre nous appartient. Donc euh euh d'une certaine manière, face à cette intransigence israélienne appuyée par les Américains, la France avec tous ses partenaires essaie de rappeler le droit international et le bon sens. Il n'y aura pas de paix s'il n'y a pas deux états.

Gérard Aro, vous dites "La diplomatie euh c'est aussi la réalité, mais cette reconnaissance est-elle réaliste pour vous ou alors c'est un coup diplomatique du président plutôt réussi mais qui n'aura aucune conséquence ? Vous, est-ce que vous y croyez à cet état palestinien ? Alors moi je ce que je pense c'est que le président de la République est d'ailleurs avec tous nos partenaires l'Arabie Saoudite puis vous savez il y a quand même derrière nous des pays comme la Grande-Bretagne, l'Australie, le Canada qui ne sont quand même pas euh des pays hostiles aux États-Unis et à Israël.

Euh donc c'est une manière de dire aux Israéliens, voilà, on vous propose un cadre de négociation des Palestiniens qui ont qui sont légitimés, des Palestiniens qui se sont débarrassés du Hamas si vous voulez négocier. Et donc la question que vous posez, c'est la question qu'on doit poser au gouvernement à Jérusalem et c'est vrai qu'aujourd'hui ce gouvernement ne veut pas négocier. Et juste Emmanuel Macron avait posé beaucoup de conditions en amont euh à cette reconnaissance et finalement il a il a renoncé à toutes ces conditions, notamment la libération des otages et cetera.

Pourquoi ? Alors, mais non, il a pas vous savez euh quand on pose les conditions, la première question à faire, c'est de dire est-ce qu'elles sont réalistes ? Euh et comment voulez-vous libérer les otages aujourd'hui alors qu'Israël depuis 2 ans a rasé la bande de Gaza et n'y est pas parvenu ?

Donc on ne peut libérer les otages que si on s'engage dans un processus politique. Israël ne fait que du militaire, il faut faire aussi du politique. Et comme Emmanu Macron l'a dit, c'est lancer un processus dont la logique est, comme je l'ai dit, exclure le Hamas et libérer les otages.

Mais vous savez, le gouvernement israien lui-même dit que sa priorité n'est pas la libération des otages, mais il dit au contraire pour lui c'est la victoire totale. parler du gouvernement israélien. L'un des premiers effets de cette reconnaissance pour l'instant, c'est la radicalisation de Benjamin Netanyahu qui vient de lancer une grande offensive terrestre dans Gaza.

On l'écoute c'est à dimanche. J'ai un message clair pour tous les leaders qui reconnaissent un état palestinien après le terrible massacre du 7 octobre. Aucun état palestinien ne sera créé à l'ouest du Jourdain.

Il fera tout pour l'empêcher, est-ce qu'il le peut encore, malgré la reconnaissance de plusieurs pays dans la France ? Naturellement. Vous savez de nouveau, ça n'a rien à voir avec la reconnaissance.

Ce gouvernement à l'évidence poursuit deux objectifs. L'un c'est le nettoyage ethnique à Gaza. Ils le disent, ils veulent rendre Gaza invivable.

Pourquoi rendre Gaza invivable ? C'est pour c'est pour obliger les Palestiniens à partir. Et de l'autre côté en 6 Jordanie, il harcèlent tous les jours de manière extrêmement violente la population palestinienne parce que ils veulent annexer la la la sisuranie.

Donc un état est impossible. pour l'Israël aujourd'hui avec ce gouvernement israélien euh un état est impossible. Mais Israël c'est aussi c'est une démocratie.

On on voit je trouve qu'on ne voit pas assez sur les écrans à quel point tous les jours il y a des manifestations la population israélienne proteste demande les familles des otages demandent l'arrêt des l'arrêt des hostilités et la négociation. Il y a une vraie opposition à Benjamin Netaniaou. Il y a une vraie opposition à Ben il a une vraie opposition au gouvernement israélien et donc à Benjamin Detetou.

Israël est une démocratie, une démocratie vibrante qui qui est sous le traumatisme du 7 octobre qui qui a visiblement qui pèse sur ce pays sur lequel déjà pèse une histoire infiniment tragique. Et donc Benjaminou n'est pas éternel. Il y aura tt tôt ou tard des élections en Israël où les Israéliens, croyez-moi, régleront leur compte et notamment pour le fiasco du 7 octobre, hein, c'est quand même un fiasco sécuritaire israélien et énorme.

Et donc, nous devons le jour où la la le l'électorat israélien se prononcera, leur dire voilà, il y a une vous avez un interlocuteur pour négocier et avoir ce plan de paix. En attendant, c'est Joshua Jarca, l'ambassadeur d'Israël en France qui disait sur RTL ce matin, la France devient un agent déstabilisateur au Moyen-Orient. Est-ce qu'il faut s'attendre à des représailles de la part d'Israël après cette reconnaissance ?

Vous savez le ce qui est ce qui est excessif et est insignifiant, on disait Taléran, hein. Et donc et la diplomatie israélienne en général n'est pas une grande lectrice de Taléran et on peut le regretter mais oui, il y aura je pense des représailles. Alors les représailles la fermeture du consulat par exemple.

Alors ça dépend, ils peuvent faire beaucoup de choses hein pour rendre impossible la vie de mes collègues diplomates, qu'il soi à qu'il soit à Taviv ou à Jérusalem. Euh la fermeture du consulat général de France à Jérusalem, pourquoi pas ? Euh mais euh j'espère quoi d'autre ?

J'espère Oh, ils peuvent, vous savez, ils peuvent tout simpl à mon avis d'ailleurs en d'échange de renseignement, de coopération. Alors ça vous savez dans le domaine du renseignement les gens sont les les gens sont des pragmatiques hein et ils savent que c'est leur intérêt d'échanger et ils continuent et ils continuent d'échanger. Non ils peuvent très bien par ex mon mon mon mon successeur l'ambassadeur de France à Avive peut très bien ne plus avoir de contact c'est-à-dire vous demandez des rendez-vous et plus personne ne vous reçoit.

Je parle des officiels hein. C'est tout à fait possible. Vous gosez l'ambassadeur quoi.

Voilà. On peut tout à fait on peut aussi ne pas donner de visa lorsqu'il faudra remplacer un diplomate. On nomme un nouveau et les Israëls ne lui donnent pas de visa.

Euh on peut aussi fermer Alors, vous avez le consulat à Jérusalem qui d'ailleurs est un cas particulier parce que c'est pas un consulat en Israël he je le rappelle puisque nous ne reconnaissons pas la souveraineté israélienne sur Jérusalem et sur les territoires et sur la si Jordanie et Gaza. Vous pouvez aussi fermer le consulat de France à IFA. Donc tout ça c'est je dirais que c'est ils ils ils sont obligés dans leur logique de réagir et ensuite on verra si c'est une réaction plus ou moins brutale.

Mais en tout cas il y a un espoir que je porte c'est que ce soit de notre côté œil pour œil, dents pour dents. Il ferme un consulat, nous fermons un consulat. Gérard Aaroque doit faire que peut faire la France maintenant hier.

Emmanuel Macron a dit "J'attends que les pays arabes reconnaissent Israël. Est-ce que c'est un vœu pieu ? Est-ce qu'on peut faire quelque chose dans cette direction D'abord, il y avait, vous savez, il y avait il y a un grand mouvement hein pour de rapprochement en Israël avec Israël dans les pays arabes.

On a bon les trois principaux pays arabes sont en crise. L'Irak parce que nos amis américains l'ont mis à la Syrie. Alors, la Syrie sort à peine d'une guerre civile et le nouveau dirigeant ne cesse d'envoyer des messages qu'il veut parvenir à une coexistence pacifique avec Israël. et le nouveau premier ministre de du Liban que je connais personnellement bien, j'étais son collègue à New York et l'homme le plus modéré de la terre et veut désarmer le esbola.

Donc je dirais que la question est plus du côté d'Israël parce que fait Israël en Syrie ? Il bon il bombarde. Que fait Israël au Liban ?

Il bombarde. Il y a une faute mais il y a beaucoup de pays arabes qui ne reconnaissent pas Israël. Ah ben vous savez, vous avez euh aujourd'hui aujourd'hui si l'on parle de la région hein, vous avez les monarchies du golf ont d'excellentes relations avec Israël, soit officielle qu' ils ont reconnu soit officieuse.

Vous savez, on dit souvent l'Arabie Saoudite, il faut qu'elle signe les accords d'Abraham, mais la signature des accords d'Abraham, des accords entre les Émirats arabes unis et Israël notamment, voilà que ce que l'Arabie Saoudite, je vais avoir, je vais être je vais choquer les auditeurs mais les Saoudiens, ça fait 20 ans qu'il couchent avec les Israéliens. En réalité, les accords d'Abraham ce serait simplement transformé une liaison en un mariage. Moi, j'ai été à j'ai été à Riad et je rencontrais des Israélien portant qui pasa dont l'avion l'avion arrivé de de Jérusalem.

Que répondez-vous aux observateurs pas seulement israéliens qui considèrent que cette reconnaissance de l'État de Palestine est une victoire du Hamas. Et là-dessus, on va se reconnecter aux archives très récentes d' soir du président de la République hier à l'ONU. Voici ce que déclarait Emmanuel Macron.

Cette reconnaissance de l'État de Palestine est une défaite pour le Hamas comme pour tous ceux qui attent la haine antisémite et veulent la destruction de l'État d'Israël. Victoire ou défaite pour le Hamas, monsieur l'ancien C'est une défaite parce que l'autorité palestinienne qui est qui va représenter qui est le l'État palestinien, l'autorité palestinienne combat le Has et cela depuis des années. En 2000 en 2007, le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza en tuant des centaines d'agents de l'autorité palestinienne.

On le sait, on le sait très bien et d'ailleurs le président Abbas l'a répété hier en disant "Nous voulons exclure le Hamas de cette affaire." Peut-il pouvoir Mamouab Abas ? Mais vous avez le en en à Gaza, c'est une question vous pouvez vous devez poser à Israël.

À Gaza, ce que vous avez, c'est une population qui n'en peut plus, qui manifeste tous les jours contre le Hamas. Ils soutiennent encore le Hamas. Et en réalité, ce qui ce qu'on Israël aurait pu faire mais n'a pas voulu faire parce qu' il fallait faire de la politique, c'était favoriser l'apparition d'une autorité alternative au Hamas dans la bande de Gaza.

Il fallait faire de la politique. Mais Israël ne fait que du militaire parce que faire de la politique, c'était remettre sur la table la question de l'État palestinien. Et une dernière question sur ce sujet, Marmou Abbas qui appelle le Hamas à rendre les armes, c'est un poids ça ?

Oui, je pense que c'est un poids parce que derrière Marbou, il y a pas que Marbou d'Abass hein, vous avez l'ensemble des pays arabes et l'ensemble des pays- Arabes qui disent dans le casadre de la Ligue arabe qui disent qu'ils sont prêts à participer à la gouvernance de la provisoire temporaire euh de la bande euh de la bande de Gaza. Euh c'est un message c'est un message un message fort. Euh et de nouveau euh vous savez quand quand un collaborateur me disait "Non, ça ne va pas marcher," je lui répondais toujours alors proposez-moi une autre solution.

Et donc ceux qui disent il fallait d'abord que le Hamas moi à chaque fois je dis mais comme personne le fera ça veut dire que vous vous opposez en réalité à toute à toute à toute initiative. La diplomatie c'est toujours des solutions qui sont temporaires, imparfaites, contingentes. On essaie dans une situation toujours impossible bah voilà de faire au mieux et d'avancer.

Et là je pense que la France a avancé dans la bonne direction. Et vous nous donnez les clés pour comprendre avec votre expérience d'ancien ambassadeur Gérard Aro. Dans un instant, que peuvent faire les États-Unis ?

Euh, les États-Unis sont-ils encore euh notre allié ? D'ailleurs, quel regarde euh porte-t-il euh sur la France ? Mais tout de suite, c'est l'info en 1 minute, il est 8h46 et c'est avec Jeanne Mia.

La fierté de Didier Deschamp, le sélectionneur des Bleus. Le les félicitations de Kane Mbappé son coéquipier Ousman Dembélé récompensé hier du Ballon d'Or et le meilleur joueur de l'année. Il devient le 6e français à soulever ce trophée.

Les enquêteurs qui ont travaillé sur la disparition de Delphine Jubilard à la barre de la cour d'assise du Tarn aujourd'hui. Ils seront interrogés sur les faits. Il y a près de 5 ans, le corps de l'infirmière n'a jamais été retrouvé son mari le principal suspect dans l'affaire, ni toujours les faits.

Donald Trump fait un lien entre le paracétamol et l'autisme. Chez l'enfant sur la base d'une rumeur, le président américain le dit lui-même et déconseil aux femmes enceintes de prendre ce médicament alors qu'aucun lien entre eux le paracétamol et l'autisme n'est établi. Plus de 60000 morts liés à la chaleur durant l'été 2024 en Europe.

C'est la conclusion d'une étude qui pointe un taux de mortalité très important chez les plus de 75 ans. France info, le 830 France info. Agath Lambret Paul Larouturou avec Gérard Aro, ancien ambassadeur en Israël aux États-Unis et aux Nations- Unies notamment, qui a la clé de ce conflit Paul.

Monsieur l'ambassadeur, vous n'êtes pas langue de bois. Vous aviez comparé Donald Trump à un vieux roi un peu capricieux, imprévisible et mal informé. Est-ce que le seul qui a la clé aujourd'hui, c'est lui, c'est Donald Trump.

Ce sont les États-Unis. Oui, je crois que ce sont les États-Unis qui sont les seuls qui peuvent exercer une influence sur Israël. Euh je me rappelle quand j'étais ambassadeur à à Tel Aviv, euh Israël euh manifeste la plus grande indifférence au reste du monde.

Euh Israël est plus de les Israéls sont plus ou moins convaincus que le reste du monde est antisémite. Mais il n'y a qu'un allié euh qui par son soutien joue un rôle central en Israël. Et ce cet allié, ce sont les États-Unis.

Pardon ? Non, juste sur l'antisémitisme, il faut dire aussi qu'en France, il explose et que c'est aussi une réalité. Il y a énormément d'antisémitismes de par le monde.

Ah oui non, c'est une épouvantable. Et d'ailleurs, c'est pas seulement en France, hein, c'est aux États-Unis aussi où les nombres des actes antisémites à quadrupler, hein, ce que l'ambassadeur des États-Unis en France a oublié, avait oublié en en en en nous admestant. C'est évident, il y a une aujourd'hui, je crois qu'en France 57 % des actes anti racistes de d'origine raciste sont des acte au dépend de nos concitoyens juifs.

Je Donald Trump qui aime particulièrement les rapports euh de force euh que vous aviez comparé donc à un vieux roi un peu capricieux. Est-ce que cette reconnaissance d'Emmanuel Macron d'un état palestinien, ça peut le crédibiliser aux yeux du président américain Emmanuel Macron qui a assumé d'aller contre la vie des États-Unis ? Non, vous savez Donald Trump est personne n'est vraiment crédible avec Donald Trump.

Pour Donald Trump ne compte que les États-Unis. Il pense que les États-Unis ont la puissance pour imposer leur volonté. Il a depuis maintenant 2017, le président de la République a réussi à établir une relation de travail avec Donald Trump.

J'en ai été le le témoin. Euh, ce n'est pas ce n'est pas facile mais il a réussi à il a réussi à la maintenir. Vous savez, avec Donald Trump, on peut toujours, on peut à peu près faire ce qu'on veut, sauf critiquer Donald Trump.

Voilà. Si critiquer Donald Trump, c'est la rupture. Si vous le faites publiquement, c'est la rupture et le président de la République s'en est bien gardé et cela avec beaucoup de beaucoup d'efficacité.

Mais ils étaient pas là les États-Unis hier pour l'écouter le président français. Naturellement parce que les États-Unis collent à la position collent à la position israélienne. Ils sont en train ils ont ils ont soumis à des sanction la délégation palestinienne.

C'est quand même assez assez paradoxal. Et ils ont empêché interdit à la délégation palestinienne de venir à New York pour l'assemblée générale, ce qui d'ailleurs est une violation du droit international parce que les États-Unis ont pris l'engagement de ne pas de ne pas le faire et il n'avait jamais empêché les les soviétiques de venir à New York. Quel regard il porte sur la France les États-Unis en ce moment ?

Les États-Unis de Donald Trump. Alors, ça dépend ce que vous appelez les États-Unis, hein. Euh, vous savez, Donald Trump, je dirais, porte le même regard à peu près sur tous les pays, hein.

C'est-à-dire que pour lu c'est pour lui, les alliances ne comptent pas. Euh les solidarités historiques ou de régime ne comptent pas. C'est seulement le rapport de force, c'est est-ce que ça rapporte aux États ?

Est-ce que ça ça va rapporter aux États-Unis souvent financièrement, commercialement ou militairement ? Donc il a il a une indifférence totale aux Européens mais aussi aux asiatiques et aux africains et à la géographie puisque Donald Trump a confondu à plusieurs reprises l'Arménie avec l'Albanie. Maintenant il dit avoir mis fin au conflit entre le Cambodge et l'Armonie.

On l'écoute. Le Cambodge et l'Arménie. Cela venait juste de commencer et c'était grave.

Imaginez ça. On a le Cambodge, l'Arménie, le Kosovo. C'est américain ou c'est juste Trumpien de méconnaître la carte du monde ?

Vous savez, je pense que je vais être un peu paradoxal. Si vous voulez comprendre ce qui se passe, il faut un peu oublier Donald Trump. Euh Donald Trump est foutra.

Bon voilà, il fait ce genre de déclaration, mais si on se concentre sur ce genre de déclaration, on rate une chose essentielle. Cet homme, avec tous ses défauts, euh a une ligne politique très claire. Et cette ligne politique, il la suit.

Et cette ligne politique, il le dit lui-même, c'est America first. Mais pour lui, America first, l'Amérique première, c'est en réalité America alone. L'Amérique seule.

C'est un nationaliste américain intransigent euh qui pense que les États-Unis ont les moyens commerciaux, surtout d'ailleurs plus que militaires commerciaux d'imposer leur volonté et ensuite le reste ne compte pas et il est prêt à tordre le bras aussi bien des Britanniques que des Européens. Quel que soit par ailleurs nous ce que nous pensons être notre amitié. Et c'est des ces excentricités ne doivent pas dévier de l'essentiel.

On entend ce que vous dites mais c'est frappant de voir à quel point enfin on va vous poser la question est-ce qu'on passe tout à Donald Trump parce qu'on se rappelle de Joe Biden qui avait notamment parlé du président du Mexique au lieu du président égyptien. Il avait dû justifier tout le monde lui était tombé dessus et Donald Trump lui il fait plusieurs lapsus il confond des choses. On a l'impression qu'il se passe rien.

Alors vous c'est une très bonne question. Donald Trump est une catégorie en soi aux yeux des Américains. On passe tout à Donald Trump mais tout.

Et lorsque j'étais euh lorsque j'étais aux États-Unis dans les je disais quand même, voyez, regardez ce qu'il a dit, des obscénités. Il vient d'insulter Biden alors que Biden a un cancer. Fils de pas traduire, mais il a dit fils de voilà exactement dans les termes les plus orduriers.

Mais quand je disais ça à des Américains et bien ils me regardaient en souriant disant "Oh ben ça c'est Donald Trump, voyez. Donc il peut et moi j'ai vu des hommes politiques américains qui ont essayé de faire du Trump notamment Rubio maintenant qui est secrétaire d'état quand il était candidat en 2016 et aussitôt dans les sondages il s'est effondré. C'estàd il y a que Trump qui peut faire du Trump.

Oui parce que Trump aux yeux de tout le monde il est authentique. Ce qu'il dit c'est lui. C'està-dire il ne calcule pas et ça peut qu' fait un peu peur aussi.

Non il est transparent. Et les Américains les Amériur aux États-Unis qui peut-être qu'il fait peur. Ah non mais évidemment qui fait peur hein.

Nous sommes dans une polarisation absolument hystérisée du conflit. On l'a vu avec l'assassinat de Charlie Kirk et la suite maintenant. Euh donc le la polarisation ne fait que s'aggraver et Trump et ça c'est intéressant parce que chez les populistes ces caractéristiques, au lieu d'essayer de réunifier le pays, au contraire vous le divisez en disant c'est nous le camp du bien contre eux et il n'y a pas de pont entre les deux camps.

Alors justement, vous faites référence à Charlie Kirk. Dimanche Phenniix en Arizona, les Américains lui ont rendu hommage donc à cet influenceur militant Trumpist qui a été érigé en martyre de la cause des Trumpistes. Écoutez, lors de cet hommage après Kikika Kirk, donc la veuve de Charlie Kirk, a déclaré qu'elle pardonnait à son assassin, Donald Trump a été beaucoup moins magnanime.

Il ne détestait pas ses opposants. Il voulait le meilleur pour eux. Et c'est là que je ne suis pas d'accord avec Charlie.

Je déteste mes opposants et je ne veux pas le meilleur pour eux. Désolé. Qu'est-ce que vous dites quand vous est vindicatif et Trump est en train d'ailleurs en utilisant le le ministère de la justice américain, il est en train de harceler, de menacer ses ses ennemis.

Il est 8h55 sur France Info. C'est l'heure de la question qui a retrouvé sur les réseaux aujourd'hui la question qui fait sourire les diplomates. Monsieur l'ambassadeur, vous avez dans vos livres partagé de très nombreuses anecdotes de vos différentes fonctions.

Est-ce que ce matin pour nous dans 8h30, vous pouvez nous raconter une anecdote que vous n'avez jamais raconté ? Et bien c'était euh c'était le président de la République qui rencontrait euh qui rencontrait Donald Trump et à un moment Donald Trump dit "Mais pourquoi vous n'utilisez pas les OGM, les organismes euh généti génétiquement modifiés ? Et donc notre président de la République en bon en bon bureaucrate point 1 point 2 point 3 4 c'était du c'était du de la qualité euh tissé main à la française.

Donald Trump n'écoutait pas naturellement et à un moment il répond euh "Mais alors mais mais regardez nous on utilise les OGM et on a une meilleure espérance de vie que vous." Or, toute personne normale sait que l'espérance de vie des Européens est 4 à 5 ans euh plus le meilleure que celle des Américains. Bah, le président de la République s'est tue, vous allez pas vous alliez pas avoir un débat sur les espérances de vie entre le président de la République française et le président des le président des États-Unis.

C'était quand ça juste ? C'était ça devait être J'étais là-bas donc en 2018-29. Mais ça vous a quand même étonné que qu'Emmanuel Macron discute avec Donald Trump ?

Non, il a été il a été il est lorsque je suis sorti de cette réunion pour vous répondre, je c'était une réunion assez atérente parce que je vous donne qu'un exemple mais tout était un peu du même du même du même style. Je dis au président de la République mais qu'est-ce que vous en tirez monsieur le président de la République ? Et il répond "Mais Gérard, je n'en tire rien mais c'est l'homme le plus puissant au monde." Et c'est ce que le président de la République essaie de faire, c'est garder un le contact avec Donald Trump.

C'est l'homme le plus puissant au monde. Gérard Aro, vous avez été nommé en 2014 ambassadeur aux États-Unis. Vous avez beaucoup fréquenté Barack Obama et aussi Donald Trump lors de son premier mandat.

Qu'est-ce qui vous a frappé chez les deux ? C'est c'est très différent de travailler avec c'était c'était le le jour et la nuit hein. Et je ne je dis pas qui était le jour et qui était la nuit.

Euh inversement, vous aviez vous aviez d'un côté un Obama qui était le bureaucrat type qui trava qui qui allait se coucher avec 60 pages de de euh de notes et qui revenait à ses collaborateurs le lendemain. Euh c'était un une machine euh une machine assez froide contrairement à ce que pensent les Français d'ailleurs. Euh c'était vraiment un un technocrat un technocimage de de du jeune chaleureux.

Non non mais il était il n'était pas chaleureux du tout hein. Il était dans les relations humaines, tous ses collaborateurs, les membres du parti démocrate d'ailleurs d'ailleurs s' s' s'en plaigner. Donc on a on avait vraiment une administration qui marchait au cordau.

Ensuite Trump, si vous me permettez, la première fois que Trump rencontre va rencontrer Chez Jingping, moi je prends ma canne, mon chapeau, mes gambers frais et je vais voir le le conseiller national de sécurité américain en lui disant "Mais qu'est-ce que vous avez mis dans la note d'entretien ?" et il me répond euh monsieur l'ambassadeur, Donald Trump n'a pas besoin de notre entretien. Donc ce qui voulait dire que il allait à l'entretien avec le le président chinois où il y a quand même des sujets un peu compliqués, il y allait les mains dans les poches et ensuite on a vérifié hein chaque fois qu'il rencontrait euh Emmanuel Macron ou les ou les chefs d'État européens puisque mes collègues européens me le disaient.

Il y va les mains dans les poches et il dit plus ou moins ce qui lui passe par la tête. Merci beaucoup Gérard Aro pour ces anecdotes. Merci d'avoir répondu aux questions de France info.

Des anecdotes à retrouver dans sur YouTube. Vous restez avec nous dans un instant. Je vous retrouve pour les informer avec Renault Délie.

à tout de suite.