Débat sur les crises internationales, quel rôle pour la France ? | La séance est ouverte !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 47 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:05OuverteRéponse directe
Quel rôle pour la France face à la capture de Nicolas Maduro ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Comment justifier la position française sur l'intervention américaine au Venezuela ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes pour renforcer la défense européenne face à la Russie ?
- 8:00FerméeÉludée
La France doit-elle quitter l'OTAN pour retrouver son indépendance ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment réagir aux déclarations de Trump sur le Groenland ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Le réarmement militaire français est-il suffisant pour faire face aux menaces ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Fait
« Nicolas Madura était un dictateur sans scrupule qui a confisqué les libertés fondamentales de son peuple. »
- 3:30Chiffre
« En janvier 2025, la France a été visée par une mesure d'expulsion de la majorité de son personnel diplomatique à Caracas. »
- 4:30Chiffre
« En 10 ans, près de 8 millions de Vénézuéliennes et de Vénézuéliens ont quitté leur pays. »
- 5:30Fait
« La France a rappelé avec force que l'opération militaire menée à Caracas contrevenait aux principes fondamentaux du droit international. »
- 7:00Chiffre
« Entre 2017 et 2027, le budget de la défense aura doublé. »
- 10:30Fait
« Le Groenland est un territoire européen. Il n'est ni à vendre ni à prendre. »
- 13:30Fait
« Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme. »
- 0:15inconnuFait
« n du mécanisme anticoercition européen contre les États-Unis, nous soutenons cette proposition. »
- 0:30inconnuFait
« La puissance, c'est aussi la souveraineté alimentaire. C'est une industrie capable de fournir l'essentiel des besoins. »
- 1:30inconnuFait
« Il faut redonner à la France les moyens de jouer avec d'autres. Ce rôle redevenu fondamental pour l'humanité, défendre la paix. »
- 2:00inconnuFait
« L'intervention américaine au Venezuela le 3 janvier dernier a marqué un pas de plus vers la négation du droit international. »
- 3:00inconnuFait
« La France ne peut ni l'ignorer, ni s'en accommoder, ni pire encore si associé par des déclarations publiques immédiatement repostées par Donald Trump lui-même. »
- 4:00inconnuFait
« Ces derniers mois, la politique étrangère de la France a manqué de cohérence, de constance et parfois même de courage. »
- 5:00inconnuFait
« Il faut une réforme qui doit être menée afin de répondre à un double défi démocratique d'abord, notamment en assurant une meilleure représentativité au sein du Conseil de sécurité. »
- 6:00inconnuFait
« Nous ne pouvons pas défendre le droit international ici et accepter qu'il soit piétiné ailleurs lorsqu'il s'agit de nos alliés. »
- 7:00inconnuFait
« La France doit retrouver son rang des nations. Nous sommes une puissance d'équilibre, le porte-voie des petits comme le pensait le général de Gaulle. »
- 8:00inconnuFait
« L'alliance n'est plus le rempart immuable qu'elle prétendait être. Dans ce contexte, la France a aujourd'hui un rôle quasi inexistant sur la scène internationale. »
- 9:00inconnuFait
« La France doit exiger des élections libres sous contrôle international et soutenir ceux qui à l'intérieur comme à l'extérieur du pays luttent pour la démocratie. »
- 10:00inconnuFait
« On ne défend pas une diplomatie exigeante avec des budgets en en recul. On ne pèse pas sur les crises internationales en affaiblissant celles et ceux qui sont en première ligne pour les prévenir. »
- 11:00inconnuFait
« Le Conseil de sécurité des Nations-Unies ne peut plus refléter le monde d'hier. Il ne peut plus ignorer des continents entiers et il doit être réformé pour faire place à l'Afrique ou encore à l'Amérique du Sud. »
- 12:00inconnuFait
« La France doit être une puissance d'équilibre capable de porter une parole forte et indépendante partout dans le monde, quel que soit l'interlocuteur. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. Très heureuse de vous retrouver sur LCP. Quel rôle pour la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales ?
Et bien c'est la question posé en séance publique à l'Assemblée ce lundi 19 janvier puisqu'un débat est organisé par le gouvernement sur la situation politique internationale extrêmement tendue. Les sujets de préoccupation ne manquent pas. Répression sanglante en Iran, guerre en Ukraine, capture de Nicolas Maduro emmené de force vers les États-Unis ou encore menace sur le Groenland que le même Donald Trump veut annexer par tous les moyens.
Alors devant ces dessins impérialistes, quelle place pour la France est-ce que nous avons encore les moyens de notre puissance ? Rappelons que la France est membre permanente du Conseil de sécurité de l'ONU et qu'elle est une puissance nucléaire. Rendez-vous tout de suite dans l'hémicycle.
On va écouter le gouvernement. On se retrouve dans un instant. La séance est ouverte sur LCP.
L'année 2026 s'est ouverte avec Fraca. Elle nous a fait entrer de plein pied dans un monde marqué par la brutalisation des relations internationales. Un monde où l'usage de la force redevient un instrument assumé de politique étrangère.
Un monde où les règles patiemment construites sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale sont de plus en plus souvent contourné, relativisé. et parfois même ouvertement bafoué. À l'aube du 3 janvier, une opération militaire menée par les États-Unis à Caracas a conduit à la capture et à l'exfiltration du président vénézuélien Nicolas Madura.
Cet événement spectaculaire par sa forme est lourd de conséquences. Il appelle de notre part une parole claire, cohérente et responsable. La position de la France est d'abord une position de lucidité.
Nicolas Madura était un dictateur sans scrupule qui a confisqué les libertés fondamentales de son peuple, étouffer toute opposition politique, accaparé la rente pétrolière pour asseoir son pouvoir personnel, piétiner le processus processus électoral pour se maintenir en place. Cette réalité s'est imposée lors du scrutin présidentiel du 28 juillet 2024 dont les résultats n'ont jamais été rendus publics. Aucun procès verbal d'aucun bureau de vote.
La France avec Constance avait appelé à la transparence totale du processus électoral seul à même de garantir la sincérité du scrutin et le respect de la volonté des électeurs. À l'issue de ce scrutin manipulé, la répression fut immédiate et violente. En quelques jours, près de 2500 personnes furent arrêtées et 27 perdirent la vie.
Cette répression systématique décidé au plus haut niveau de l'État a conduit le bureau du procureur de la Cour pénale internationale à enquêter sur les crimes commis au Venezuela depuis 2014. Cette enquête vise aussi les allégations graves de crimes contre l'humanité concernant les faits survenus après l'élection de juillet 2024. sans parler des conditions de détention indignes qui prévalaient dans les prisons vénézuéliennes.
Symbole de ce système carcéral inhumain, la prison de Rodéo 1 à Zamora dans l'est de Miranda restera tristement célèbre pour avoir accueilli des dizaines de citoyens européens détenus arbitrairement, y compris l'un de nos compatriotes que j'ai accueilli en novembre dernier sur le sol français après sa libération. Ces réalités disent beaucoup de la nature du régime. C'est la raison pour laquelle le président de la République a exprimé clairement la solidarité de la France avec le peuple vénézuélien enfin débarrassé de la dictature de Nicolas Madurau.
Notre voix est constante, elle est cohérente. Depuis des années, nous avons dénoncé la répression des voix dissidentes, les détentions arbitraires, les atteintes répétées à l'état de droit et nous en avons subi les conséquences. Puisqu'en janvier 2025, la France a été visée par une mesure d'expulsion de la majorité de son personnel diplomatique à Caracas.
En 10 ans, près de 8 millions de Vénézuéliennes et de Vénézuéliens ont quitté leur pays. Cet exode massif est le symptôme le plus implacable d'un échec patent sur le plan politique, économique et moral. Aucun démocrate sincère ne peut pleurer le départ de Nicolas Madura.
Dire la vérité sur la nature du régime déchu ne nous dispense pas de dire la vérité sur la méthode employée pour le faire tomber. La France a rappelé avec force que l'opération militaire menée à Caracas contrevenait aux principes fondamentaux du droit international. Elle a dérogé aux principes fondamentaux de la charte des Nations- Unies et en particulier le respect de l'indépendance et de l'intégrité territoriale des États.
Certes, l'usage de la force existe dans le droit international. La France l'a démontré elle-même récemment il y a quelques semaines encore lorsqu'elle a frappé avec ses moyens militaires des groupes terroristes en Syrie et notamment Da. Mais cet usage est strictement encadré dans un monde sans règle.
La seule loi qui prévaut, c'est celle de la jungle. Mesdames et messieurs les députés, un monde soumis à la loi du plus fort, la France s'y prépare. Nous nous y préparons en nous réarmant sur le plan militaire pour garantir notre sécurité et celle de l'Europe.
C'est le sens de l'effort budgétaire que nous avons engagé pour nos armées, porté par le Premier ministre et par la ministre des armées. C'est le sens de la consolidation de notre base industrielle et technologique de défense. le sens de l'autonomie stratégique que nous défendons avec ardeur auprès de nos partenaires européens en nous réarmant sur le plan économique pour réduire nos dépendances stratégiques et échapper à la dépendance que nous avons laissé s'installer vis-à-vis d'autres régions du monde en nous réarmant enfin moralement pour être prêt à résister à cette brutalité qui s'installe, résister à la tentation du renoncement et à l'esprit de défaite.
La France ne peut se résoudre à la brutalis brutalisation du monde. C'est pourquoi elle continuera de défendre les principes qui fondent la paix et la stabilité internationale. Ces principes que les peuples du monde ont inscrit dans la charte des Nations Unies le 26 juin 1945 et qui sont les seuls à nous prémunir du fléau de la guerre.
Nous avons rappelé cette position le 5 janvier dernier devant le conseil de sécurité car ce sont bien la paix et la sécurité internationale qui sont fragilisés par cette brutalité du monde. Nous vivons un paradoxe dangereux. Les puissances qui ont imaginé l'ordre international tel que nous le connaissons considèrent aujourd'hui qu'elles ont plus à gagner à le violer qu'à le protéger.
Ce n'est pas notre conception et ça ne le sera jamais. Alors que faire ? D'abord sur place notre priorité immédiate a été et demeure la protection de nos 2000 compatriotes présents au Venezuela.
Malgré un retour relatif au calme, nous continuons de déconseiller formellement tout déplacement dans le pays. À travers ces six collectivités dans les Amériques, la France est un pays américain et caribéen. Cela renforce évidemment notre engagement pour la stabilité de la région.
L'Europe et l'Amérique latine ont tout à gagner, à conjuguer leurs forces face au défis du siècle, la défense de l'ordre international fondé sur le droit, transition écologique et numérique, lutte contre les inégalités et contre la criminalité organisée. C'est dans cet esprit que je me suis rendu dans la région en novembre 2025 au côté du président de la République pour renforcer nos partenariats stratégiques, la lutte contre le narcotrafic priorité majeure pour notre sécurité intérieure comme pour la stabilité régionale. Au Venezuela, les autorités intérimères ont fait part de leurs souhaits de renouer des relations apaisées avec les pays européens.
La France avec l'Allemagne a plaidé pour des mesures de réconciliation concrètes au bénéfices directs de la population. La libération de plusieurs prisonniers politiques survenus au cours des derniers jours constitue un signal positif que nous saluons avec prudence. La France a renouvelé sa disposition à faciliter la reprise du dialogue entre tous les acteurs vénézuezliens, y compris l'opposante Maria Corina Machado.
Les mots de son discours lu à Stockholm par sa fille raisonnent bien au-delà des frontières. Ce que nous vénézuezliens pouvons offrir au monde, c'est cette leçon apprise au terme d'un long chemin éprouvant. La démocratie n'existe que si nous sommes prêts à lutter pour la liberté.
Car la liberté est un choix, un choix qui doit être renouvelé chaque jour et qui se mesure à l'ône de notre détermination et de notre courage. Notre souhait pour le Venezuela est clair, une transition pacifique et démocratique. La première étape est la libération des prisonniers politiques.
Seconde, une transition respectueuse de la volonté exprimée par le peuple vénézuélien il y a 1 an lorsqu'il a élu un président, Edmundo Gonzalez Oroussia, qui devra jouer un rôle central dans cette phase de reconstruction nationale. Aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur. Il appartient au peuple vénézuélien de trouver sa propre voie vers un avenir stable et prospère.
La France dont l'ambassade à Caracas n'a jamais fermé ses portes, restera présente et engagée. Et je veux saluer devant vous le travail de nos agents qui a permis d'assurer la sécurité de la communauté française et de maintenir un lien essentiel avec la société vénézuélienne. La France s'est tenue au côté du peuple vénézuélien dont les besoins sont immenses et elle le restera.
Sur le plan humanitaire, nous avons soutenu des distributions de repas dans les cantines scolaires, des programmes de santé, de prévention des cancers, de formation médicale. Sur le plan culturel, les liens sont demeurés vivants grâce aux alliances françaises, au lycée français de Caracasse, au festival de cinéma français dans tout le pays. Grâce à la musique aussi qui raisonne sous la baguette du chef d'orchestre Gustavo Douamel qui a dirigé l'orchestre de l'Opéra de Paris et celui de Radio France lors de la réouverture de Notre-Dame de Paris.
Ces liens culturels sont précieux. Les perspectives économiques existent également dans un pays qui comptait encore plus d'une centaine d'entreprises françaises au début des années 2010. Le renforcement de nos liens dépendra toutefois du retour de notre personnel diplomatique expulsé et de la poursuite résolue vers une transition démocratique.
Mesdames et messieurs les députés, ce qui s'est passé au Venezuela doit nous aider à dessiller les yeux. Face à la multiplication des crises, la France fait le choix constant de la coopération plutôt que de la confrontation du droit plutôt que de la force. Nous l'avons fait lorsqu'après un an de travail la résolution que nous avons présentée à l'Assemblée générale des Nations Unies condamnant le Hamas et ses crimes appelant à son désarmement dessinant les contours d'une intégration régionale et garantissant le droit du peuple palestinien à l'autodétermination a été adopté par 142 voix contre 10 c'est-à-dire à l'écrasante majorité des nations du monde.
Nous l'avons fait lorsque sur ce socle patiemment bâti, nous avons reconnu l'état de Palestine et entraîné dans notre sillage 10 autres pays dont le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie. Nous l'avons fait lorsque nous avons formé à l'initiative du président de la République une coalition de volontaires. Plus de 30 pays réunis la semaine dernière encore à Paris des États d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Océanie et d'Asie qui pour la première fois depuis des décennies ont défini ensemble une planification militaire crédible et robuste pour que la paix une fois conclue puisse être garantie en Ukraine.
Nous le faisons aussi en prenant très au sérieux les déclarations récentes du président américain concernant le Groenland. Et nous le redisons ici avec force, le Groenland est un territoire européen. Il n'est ni à vendre ni à prendre.
Le président de la République l'a dit. Devant les ambassadrices et les ambassadeurs réunis il y a quelques jours à Paris, nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme. Nous refusons la vassalisation et le défétisme.
C'est cette ligne de fermeté, de cohérence et de fidélité à nos principes que la France continuera de porter pour le Venezuela, pour l'Europe et pour l'ordre international fondé sur le droit sans lequel il n'y a ni paix ni liberté véritable. Je vous remercie. Zé point.
Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Catherine Vrin, ministre des armées et des anciens combattants. Allez, je souhaiterais pour ma part compléter ce tableau s'agissant de ce qui relève plus directement de la chose militaire avec en tout premier lieu les conséquences que nous devons tirer d'une menace russe qui est conduite à durée mais également d'un lien transatlantique qui est réinterrogé.
Cette menace russe c'est bien sûr un fait. La relativiser serait dangereux. C'est la Russie qui a décidé d'envahir l'Ukraine.
C'est la Russie qui décide chaque jour de poursuivre la guerre. C'est la Russie qui cible les populations civiles. Et le bombardement récent près de Live par un missile de longue portée Orchnik la semaine dernière est un message, mesdames et messieurs les députés, extrêmement clair.
D'ailleurs, le président de la République l'a rappelé à Istre la semaine dernière. Nous sommes à porter aujourd'hui encore, c'est la Russie qui s'oppose à une paix juste et durable en Ukraine. Cette menace, elle est aussi hybride et en cela, elle ne vise pas que l'Ukraine, elle vise l'ensemble des Européens.
Il suffit d'observer les événements qui ont cours sur notre continent. Attaque cyber contre des infrastructures critiques et des câbles sous-marins. Tentative d'ingérence dans nos processus. démocratique, sabotage, intimidation, manipulation informationnelle, incursion d'aéronf dans l'espace aérien d'État alliés.
La Russie ne cherche pas seulement à gagner une guerre, elle cherche à tester notre solidarité. Elle cherche à fissurer nos sociétés. La Russie s'inscrit dans une posture agressive à l'égard de l'Europe de manière assumée et pensée dans le temps long.
Elle consacre toutes ses forces à son économie de guerre. On en revient finalement, mesdames et messieurs les députés, à la définition qu'avait donné le général Beaufre du rapport de force. la stratégie et l'art de la dialectique des volontés afin d'atteindre la décision en créant et en exploitant une situation entraînant une désintégration morale de l'adversaire suffisante pour lui faire accepter les conditions qu'on lui qu'on veut lui imposer.
Confronté à une menace de cette nature, nous français et européens devons nous refuser à l'incantation. Concrètement, nous devons renforcer notre posture de défense et de dissuasion. Bien sûr, par exemple sur le flanc est de l'Europe, cela veut dire renforcer le pilier de l'OTAN.
Cela veut dire être présent là où se joue la crédibilité collective. C'est exactement ce que fait la France, notamment en Estonie où nos forces sont engagées dans l'opération Lynx ou encore en Roumanie où nous assumons le rôle de nation 4 du déploiement de l'OTAN à travers la mission Aigle. Ces déploiements sont tout à la fois des signalements stratégiques et de réassurance sans aucune ambiguïté.
Ils disent que l'Europe ne laissera pas tester sa frontière, que l'alliance atlantique n'est pas une abstraction mais la plus grande alliance militaire défensive au monde. Il rappelle que dissuader un agresseur de vous attaquer, c'est d'abord être crédible et c'est dans cet esprit que la France est déterminée à apporter tout le suraine. Le ministre des affaires étrangères vient de rappeler la réunion de la coalition des volontaires à Paris le 6 janvier. 35 États représentés dont 27 chefs d'état et de gouvernement présents avec une participation de haut niveau des États-Unis.
Cette réunion a consacré une convergence et une unité sans précédent entre les Européens, l'Ukraine et les États-Unis sur la dimension centrale des garanties de sécurité. Un mot maintenant sur le Groenland. Soyons clair, nous traversons une période inédite de mise à l'épreuve du lien transatlantique qui s'est encore illustré ce weekend par le sujet des tensions commerciales.
Sur ce territoire autonome du royaume du Danemark, la France a décidé de se joindre à l'exercice artique endurance organisé par le Danemark. Un premier détachement de militaires français est sur place. En tant que membre de l'OTAN, nous sommes avec nos partenaires déterminés à renforcer la sécurité de l'Arctique.
C'est dans l'intérêt des deux côtés de l'Atlantique. C'est à cette nécessité que répond l'exercice Arctique endurance et c'est pourquoi il a été coordonné avec les alliés pour concrétiser notre pleine solidarité avec le royaume du Danemark, notre plein soutien au peuple du Grenland. En Iran maintenant, la ligne française a été tout aussi claire.
La France appelle au respect de la population civile et condamne les attaques contre les citoyens. Dans le même temps, nous appelons à éviter toute escalade régionale. Il appartient au peuple iranien et à lui seul de décider de son destin.
Et je veux redire ici que nos troupes présentes dans la région se tiennent résolument au côté de nos partenaires avec lesquels nous sommes en échange constant. Voilà mesdames et messieurs les députés où nous en sommes avec une menace russe qui va durer d'une part, un lien transatlantique qui est réinterrogé d'autre part. À la confluence de ces deux évolutions, il y a pour nous une évidence, c'est celle du réveil stratégique européen.
Nous plaidons en faveur de ce sursaut depuis 2017. Il commence à advenir nous ne pouvons que continuer souveraineté européenne, préférence européenne, pilier européen de l'OTAN. Aujourd'hui, ces contextes ne sont pas que des mots.
Nous ne nous devons poursuivre car la France doit rester un aiguillon pour l'Europe de la défense car la France est une puissance mondiale avec des responsabilités mondiales envers ses ressortissants, envers ses intérêts, envers ses alliés. C'est le cas dans l'Atlantique, en Méditerranée, au Levent, en Indo-Pacifique et dans les Amériques où notre souveraineté est une réalité concrète. Notre vocation n'est absolument pas de multiplier les fronts.
Notre vocation est d'éviter qu'il ne s'embrase. Être là, ce n'est pas provoquer. Être là, c'est prévenir.
Être là, c'est dissuader. Et c'est précisément ici que j'en viens à un point central. Pour tenir son rang pour prévenir les conflits, la France doit se réarmer et elle doit se réarmer pour que lorsque la diplomatie parle, elle soit entendue.
C'est cela l'autonomie stratégique. C'est cette capacité collective à nous entraîner pour protéger, à agir et à durer. Nous réarmons parce que la dissuasion repose sur la crédibilité.
Nous réarmons parce que dans un monde qui se durcit, il y a une vérité. Si vous n'avez pas les moyens de votre politique, alors vous subissez la politique des autres. Le président de la République l'a dit.
Pour être respecté, il faut être craint. Pour être craint, il faut être crédible. La crédibilité, c'est la préparation opérationnelle.
Ce sont les stocks, ce sont les équipements, ce sont les femmes et les hommes et le sens de la mission, ce sont aussi les familles. Derrière, c'est un statut militaire qui garantit la la disponibilité de nos soldats en tout temps, en tout lieu. Nous disposons à ce titre d'une armée entraînée et d'un modèle d'armée dont nous devons être fiers. modèle spécifiquement français qui stratégie de dissuasion navale et aéroporté opérationnelle articulé avec toute la palette de la stratégie conventionnelle.
Aujourd'hui, nous devons désormais aller plus loin en étant solide sur nos deux jambes, celle de la haute technologie et celle de la masse. C'est tout le sens de la loi de programmation militaire 2024-2030 dont je poursuis la mise en œuvre et prépare l'actualisation pour une adoption avant le 14 juillet 2026. L'objectif est clair.
Entre 2017 et 2027, le budget de la défense aura doublé. Vous l'avez compris, ma responsabilité, c'est de mener un triple réarmement, le réarmement des stocks, le réarmement des forces, le réarmement des esprits, celui du lien armée nation. Le débat qui nous rassemble aujourd'hui porte sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises internationales.
J'ai souhaité vous dire ce que cela implique pour le ministère des armées dans le monde tel que nous le vivons. Et j'ai voulu dire ce qu'il impliquait, le réarmement et ce que cela implique évidemment pour notre parlement le vote bien sûr d'un budget. Votre rôle dans ce défi, mesdames et messieurs les parlementaires, est donc absolument immense.
Je vous remercie. Aujourd'hui, nous ne parlons pas d'un sujet parmi d'autres. Nous parlons de la place de la France dans le monde, de sa responsabilité, de son héritage et de l'urgence d'agir face à un ordre international qui se fissure sous nos yeux.
Le monde brûle au Venezuela, au Groenland, en Iran, en Ukraine, au Moyen-Orient et demain, qui sait, peut-être Taïwan ou Cuba ou peut-être d'autres encore. Face à ces crises, la France peut être spectatrice. Elle doit être actrice, médiatrice, garante parce que la France n'est pas un pays comme les autres.
Comme le disait Victor Hugo dans les Misérables, la France est faite pour réveiller l'âme des peuples, non pour l'étouffer. Elle est la voix du dialogue, le rempart du droit, la conscience d'une Europe trop souvent divisée. Grâce au général de Gaulle et à ceux qui ont su préserver notre indépendance, nous sommes la seule puissance nucléaire européenne indépendante, un membre permanent du Conseil de sécurité, un pont entre les nations.
Notre diplomatie n'est pas une politique parmi d'autres. Elle est l'incarnation d'un idéal, celui de la souveraineté des peuples, de la stabilité collective, de la paix par le droit. C'est pourquoi ce rôle que nous avons historiquement ne doit pas être instrumentalisé par d'autres pour des fins obscures.
Au Venezuela, après l'intervention américaine, les premiers mots du président de la République ont jeté un trouble quant au soutien de la France au droit international. Oui, Maduro était un président illégitime, un dictateur dont le pays est libéré, libéré très partiellement. Les autres proxis du président déchu étent au corps au pouvoir, mais l'ingérence américaine aurait demandé de notre part une parole forte, immédiate sur les conséquences de cette capture sur le droit international.
Il est du devoir de la France de refuser, sans ambiguïté, de cautionner un coup de force déguisé en libération. Nous devons aller plus loin, exiger un dialogue s'il le faut sous l'égu et de l'Union européenne et l'organisation de nouvelles élections sur leur garantie avant que le chaos une fois de plus ne s'installe durablement. En Iran, face à un régime qui massacre son peuple et défie la communauté internationale, notre opposition doit être claire.
Condamnation s'anfal des violations des droits humains, mais porte toujours ouverte malgré tout à la négociation. Posons-nous la question : comment aider efficacement le peuple iranien à recouvrir une juste liberté pour marcher enfin vers la démocratie ? Nous ne devons pas oublier Cécile Colère et Jacques Paris sont deux compatriotes toujours privés réellement de leur liberté de mouvement arbitrairement.
Le retour doit rester une priorité absolue. Dans l'Arctic, le Greenland est devenu un enjeu de puissance et peut devenir un tournant dans le respect du droit international. Il est inadmissible de voir que les États-Unis, pour coloniser un territoire dont le peuple refuse catégoriquement de leur appartenir, menace par nos nouveaux droits de douan les forces européennes qui osent osent le protéger.
La proposition du président de la République d'utiliser l'instrument anticoer européen doit être soutenu. Nous ne pouvons céder systématiquement à de telles menaces. Le président Poutine doit se frotter les mains de voir un pays de l'OTAN menacer d'ailleurs d'autres pays de l'OTAN.
En Ukraine, la guerre est le défi le plus pressant pour notre sécurité. La France a sous connu KIV politiquement, humanitairement et militairement. Mais notre ambition doit être plus haute.
Préparer la paix sans naïveté, sans renoncement en unissant l'Europe autour d'une stratégie commune. Au Moyen-Orient, les crises s'accumulent. Gaza, la S-jordanie, la Syrie, les rivalités régionales.
La France, forte de ses liens historiques, doit être le facilitateur, le bâtisseur de paix. Cela passe par une solution à deux états. Par la condamnation systématique des exactions, par la lutte contre le terrorisme et par une coopération qui sache dépasser l'éclivage.
Alors, que faire ? Je propose à cette assemblée d'adopter une fois pour toute quatre engagements forts. Tout d'abord, renforcer notre diplomatie préventive, donner au qu d'ors les moyens d'anticiper, d'agir, de désamorcer les crises avant qu'elle n'éclate.
Nous ne connaissons pas encore l'issue du projet de loi de finance, mais j'espère que des moyens supplémentaires lui permettront de représenter avec force la France dans ce contexte géopolitique particulièrement dangereux. Ensuite, construire une Europe de la défense ambitieuse mais respectueuse de l'indépendance de chaque État. A27 à 27 est-ce encore possible ?
Peut-être faut-il un noyau dur, une avant-garde capable de peser face aux menaces. En troisème point, soutenir les forces de la liberté dans les zones de tension car la stabilité passe par le respect des peuples et leur droit inaliénable à l'autodétermination. Enfin, en 4e point, affirmer notre indépendance face aux puissances hégémoniques, qu'il s'agisse des États-Unis, de la Chine ou de la Russie, la France ne sera jamais un satellite.
La France doit rester un phare. Un farce n'est pas une lumière qui clignote au gré des vents. C'est une flamme constante nourrie par nos valeurs.
Les lumières, la justice, la conviction que les conflits ne sont jamais une fatalité. Pour citer encore une fois Victor Hugo toutes les situations extrêmes ont leurs éclairs qui tantôt nous aveuglent mais tantôt nous illuminent. Nous sommes dans un moment où il est plus que nécessaire de faire de ces crises des opportunités pour revoir nos stratégies au regard des évolutions géopolitiques particulièrement grave pour le futur.
L'histoire nous le rappelle cruellement et la dernière intervention des Américains nous le démontre à nouveau. On n'impose pas la liberté par la force, rappelons-nous, du Vietnam, de l'Irak, de la Libye. Par ailleurs, supprimer un dictateur ne sauve pas les peuples.
À chaque fois, les interventions extérieures ont semé le chaos, jamais la démocratie. La France doit refuser cette logique. Elle doit incarner une autre voie, celle du dialogue de la lucidité, de la dignité humaine.
Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le ministre, mes chers collègues, l'espérance politique n'est pas un vœux pieux, c'est un choix. Le choix de refuser la brutalité, de défendre le droit, de croire en la paix. Ce choix, faisons-le aujourd'hui.
Portons-le haut, portons-le fort pour que la France reste demain comme hier, une nation qui compte, une nation qui protège, une nation qui inspire. Je vous remercie. Au lendemain de la déclaration du président Emmanuel Macron saluant la capture du président Madura dans le cadre de l'opération américaine au Venezuela, ce débat s'imposait.
Nous l'avions demandé parce qu'une fois de plus, la charte des Nations- Unies a été violée et une fois de plus la réaction de la France a été ena de ce qu'exigeit cette nouvelle consécration de la loi du plus fort. Une situation qui nous oblige à interroger le rôle de la France sur la scène internationale dans un mouvement de déstabilisation globale où le droit international semble devenir est devenu optionnel. La perte de crédibilité de notre diplomatie dans la prévention et la résolution des crises internationales est manifeste.
Il nous oblige à la lucidité, appel à un sursaut à la hauteur des risques et des dangers qui pèsent sur les peuples. Ce qui s'est passé au Venezuela est la parfaite illustration du nouvel ordre mondial que prône le président Trump. Et si on commande beaucoup ces sautes d'humeur, on minimise souvent le caractère pensé cohérent d'une doctrine élaboré, notamment à travers le document dit de la stratégie de sécurité nationale.
Or, face à cet impérialisme débridé, la voix de la France reste faible. André Malerot avait raison quand il écrivait, je le cite, "La France n'a jamais été plus grande que lorsqu'elle parlait pour tous les peuples et c'est pourquoi son silence s'entend de façon aussi poignante." Il ne s'agit pas de mytifier le passé mais de rappeler une exigence.
La France n'est écoutée que lorsqu'elle assume de dire non, y compris à ses alliés au nom d'un principe supérieur. Elle a su le faire en 2003 quand la France au nom du droit international refusait la guerre en Irak menée par les Américains et leur coalition des volontaires puisqu'elle était appelée ainsi. Or de même, notre pays a eu raison de dénoncer l'agression russe contre l'Ukraine au nom de l'article 2 charte des Nations- Unies.
Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l'auteur de la violation n'est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza ? C'est ce double standard qui ruine notre crédibilité. Votre politique est déséquilibrée.
Certains pays s'exonèrent de leurs obligations internationales, piétinent l'ONU, insulte ses dirigeants et les organismes internationaux. Et souvent vous regardez vous regardez ailleurs. Au moment où le peuple iranien affronte avec courage et héroïsme la répression d'un régime sanguinaire, il serait politiquement et moralement fautif de laisser une fois encore la main aux seuls États-Unis qui n'agissent, on le sait, qu'au regard de leurs seuls intérêts.
La France doit prendre toute sa place en s'appuyant sur les Nations Unies pour ne pas abandonner le courageux peuple iranien et empêcher toute aventure militaire américaine qui plongerait la région dans un nouveau cycle de chaos. Vous n'en prenez pas le chemin et nous le déplorons. Face à l'impérialisme débridé de l'administration Trump, il faut se montrer intransigeent qu'il vise l'Amérique du Sud, le Groenland ou le Moyen-Orient.
L'intransigence ne se mesure ni à la mise en scène de la peur, ni à la fuite en avant dans l'investissement guerrier. Le président français ne cesse de répéter qu'il faut être craint pour être respecté. Une vision de la puissance en en contradiction totale avec l'esprit de la Charte des Nations Unies qui fonde au contraire la sécurité collective sur le droit et la coopération.
Or, pour être puissant, il faut être crédible et pas être crédible, il faut être juste. Le respect ne se ne se fonde pas sur la peur, il se fonde sur la capacité à être juste et cohérent, surtout lorsque ce sont des alliés qui violent les résolutions de des Nations- Unies et qui bombardent des civils. Le respect ne se décrète pas.
Il se mérite par la constance dans la défense du droit, même si cela doit contrarier les puissants. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité, seul pays membre de l'Union européenne et puissance nucléaire, la France doit rester inflexible sur le respect du droit international et les principes de base du droit humanitaire. Son statut l'oblige à prendre des initiatives structurantes chaque fois qu'un état, quel qu'il soit franchit les lignes rouges du droit.
Il nous oblige également à conditionner nos exportations d'armes et nos partenariats stratégiques au regard toujours du respect du droit international. Tant que la France se montrera ferme avec certains et minimisera les actes des autres, elle contribuera à la déstabilisation d'un ordre international devenu trop fragile. Au nom des peuples de tous les peuples du monde, nous l'appelons à défendre de manière rigoureuse et universelle la charte des des Nations- Unies pour lui rendre sa force et ne pas précipiter le monde dans le chaos de la guerre.
Notre pays doit porter ce flambeau et prendre, nous le pensons, la tête des gouvernements majoritaires qui sont attachés à la résolution pacifique des conflits et au dialogue multilatéral pour lutter contre l'ultranationalisme porteur de conflits sanglants qui gangrainent de nombreux pays. Alors et pour conclure, je invite à méditer cette phrase de Nelson Mandela. Je le cite, "Le respect du droit international est le seul rempart des faibles contre l'arbitraire des puissants." Il est des moments où une nation ne peut plus parler à voix basse.
Il est des moments où le monde se durcit, où les tyranies avancent, où les peuples sont écrasés et où la France doit décider si elle veut encore être une puissance qui agit ou seulement une puissance qui commente. Le Vené vit aujourd'hui l'un de ces moments de vérité. Le Venezuela est un pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole du monde.
Un pays qui par ses ressources devrait nourrir son peuple, soigner ses enfants, investir dans son avenir. Et pourtant, sous le régime de Nicolas Madurau, ce pays est devenu un symbol mondial de pauvreté extrême, de corruption et de faillite politique. Près de 8 millions de Vénézuéliens ont fuit leur pays. 7 millions supplémentaires vivent dans une urgence humanitaire permanente.
Ainsi, plus de la moitié du peuple vénézuélien est condamné à l'exil ou à la pauvreté extrême. L'autre moitié vit dans la crainte d'une répression politique sanglante. Voilà le bilan de Nicolas Madurau, président non élu qui a truqué les dernières élections.
Un pays riche vidé, une rente pétrolière détournée au profit d'un seul clan, un état transformé en machine de contrôle et de répression. Et à cette catastrophe humanitaire s'ajoute une autre réalité tout aussi grave. Le Venezuela est devenu une plaque tournante du narcotrafic international.
Sous Maduro, des réseaux criminels ont prospéré avec la complicité de l'appareil d'État. Chaque année, plus de 10 % de la production mondiale de cocaïne transitent par le Venéuela alimentant des mafias, des économies criminel et une violence qui gangraine aussi nos sociétés. Pendant que le peuple s'appauvrit, le crime lui prospère.
Voilà le vrai visage de ce régime. Il faut le dire clairement, personne ne regrettera la fin de ce règne, ni le peuple vénézuélien, ni les démocraties. personne sauf les narcotrafiquants que ce régime a protégé et peut-être quelques élus de gauche hors sol.
Après des décennies de dictature socialiste, le Venezuela doit retrouver le chemin de la prospérité par une transition démocratique des élections libres et l'alternance à laquelle aspire son peuple. Quel a été, monsieur le ministre, le rôle de la France dans cette affaire ? Sous l'Air Macron, notre diplomatie s'est dissoute dans le en même temps.
Un jour on condamne, le lendemain on nuance. Un jour on affirme, le lendemain on corrige. Le Vené n'a pas échappé à cette règle toute macronienne.
Dans le monde réel, cette illisibilité ne produit pas du respect, elle produit du vide. Regardons l'Afrique. Sous le seul règne d'Emmanuel Macron, la France a disparu de régions entières, du Mali, de Centrafrique, du Tchad. pourtant un allié historique des zones où elle était parfois la dernière digue contre le chaos.
Et cette disparition, monsieur le ministre, a eu un prix. Alors que 58 de nos soldats sont tombés lors des opérations Servales et bercan pour combattre le terrorisme islamiste à sa source, les diplomatiques qui ont suivi ont permis à nos ennemis de reprendre du terrain. Une diplomatie naïve, sans stratégie ni rapport de force à des conséquences directes sur la sécurité des Français.
Cette faiblesse, nous la voyons aussi en Algérie. Boem sans sal n'a pas été libéré par la France, il l'a été par l'Allemagne. Pendant que Christophe Glaise, journaliste français, reste détenu.
Je veux lui rendre hommage ici. Hommage à son courage, à sa liberté confisquée. Faudra-t-il qu'un autre pays agisse encore à notre place ?
Même en Europe, la France a renoncé. pays fondateur de l'Union deè contributeur budgétaire elle a laissé se signer le traité du Mercoû contre ses agriculteurs et contre sa souveraineté alimentaire faute d'influence elle est restée impuissante. Il fut un temps où quand les intérêts vitaux de la France étaient menacés, un président savait dire non.
Il quittait la table, il assumait le rapport de force. C'était la politique de la chaise vide du général de Gaulle. Pas d'Europe contre la France.
Aujourd'hui, c'est l'inverse. Une France présente dans les réunions mais absente dans les décisions. Une France que plus personne n'écoute.
George Clémançau nous l'avait pourtant rappelé. Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire.
Quand on l'a dit, il faut avoir le courage de le faire. Appliquons-le, monsieur le ministre, à notre diplomatie. Savoir ce que l'on veut, défendre la liberté, la démocratie et nos intérêts vitaux. avoir le courage de le dire, nommer les dictateurs, refuser les accords qui nous affaiblissent, avoir le courage de le faire, bloquer, s'opposer, assumer un rapport de force.
La France n'a jamais été respectée parce qu'elle était aimable. Elle l'a été parce qu'elle était souveraine, indépendante et forte. Dans un monde brutal, seules les nations qui savent ce qu'elles veulent comptent.
C'est cette France que nous devons redevenir. Fier, libre, souveraine, forte et respectée. Que d'autosatisfaction dans la déclaration du gouvernement.
Quelle pitoyable cacophonie à la tête de l'État. Le président de la République se cantonnant dans un premier temps à une incompréhensible réserve vis-à-vis de cette agression américaine tandis que le ministre des affaires étrangères se livrait à des déclarations contraires. Même si le groupe de la France insoumise fin de l'ignorer, Maduro restera dans l'histoire du Venezuela un présidente illégitime qui aura aboli la démocratie, truqué les élections, instauré une dictature, introduit un socialisme du 21e siècle avec les mêmes caractéristiques de pauvreté, de goulag et de persécution que celui du 20e siècle, fait fuir 30 % de la population, plonger le pays qui possède d'importantes réserves de pétrole dans la pauvreté.
Dès le premier jour, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont pris une position ferme et cohérente, rappelant que il existait 1000 raisons de condamner le régime autoritaire de Nicolas Madurau, mais qu'aucune ne pouvait justifier la remise en cause de la souveraineté inviolable et sacrée d'un État. Renoncer à ce principe aujourd'hui pour le Venezuela, pour n'importe quel état reviendrait à accepter demain notre propre servitude. Marine Le Pen entend renouer avec les valeurs traditionnelles de la diplomatie française : indépendance, constance.
Aussi convient-il d'examiner à l'ône de ces trois principes ce qui ne peut pas même être désigné comme la position de la France, mais l'attitude d'Emmanuel Macron sur la crise vénézuélienne. Indépendance tout d'abord. Tous les observateurs ont souligné l'alignement total des déclarations du président Macron sur les déclarations du président Trump.
La voix de la France incarnée par celui qui, au terme de l'article 14 de notre Constitution parle au nom de la France. ne s'est pas affirmé comme une voie indépendante. Équidistance.
Ensuite, en affichant un tel parti prix en faveur des États-Unis qui ont bafoué tous les principes fondamentaux du droit international, le président Macron a hypothéqué la sécurité juridique du peuple vénézuélien, lequel, bien que persécuté par le régime Madurau, ne peut être ainsi sacrifié sur l'hôtel de la réelle politique. Il est évident que les États-Unis n'auraient pas agi de la sorte si le Venezuela n'était pas riche de son pétrole et de ses ressources stratégique. Aussi, l'objectif manifeste poursuivi par les États-Unis exigeait-il du président français une réelle distance avec les États-Unis ?
Constance enfin en ignorant les principes fondamentaux du droit international qui, s'il peut être enrichi, j'y reviendrai dans un instant, repose néanmoins sur la souveraineté des États. Le président Macron a à lui tout seul changer le discours historique de la France. Malgré de malheureuses exceptions, c'est au droit international que la voie de la France a toujours invité à se référer en Irak en 2003 jusqu'en Ukraine depuis 2022.
Alors que les tensions entre nations fragilisent la paix et l'équilibre du monde. En renonçant à l'indépendance, à l'équidistance et à la constance qui fondait sa crédibilité, la France voit aujourd'hui sa parole perdre toute influence au plan international. La situation internationale et singulièrement les événements survenus au Venezuela ont été un nouveau révélateur, s'il en fallait encore un, de l'affaiblissement de la voie de la France dans le concert des nations.
En raison des gesticulations du président de la République et de la faiblesse d'un gouvernement sans majorité, la France n'est plus audible. Or, la voix de la France est attendue par un grand nombre de nations. Cette voix singulière d'un pays qui a donné au monde la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et qui a eu pendant longtemps ce rôle de grande puissance.
Pour retrouver cette place, le Rassemblement national considère que la France doit enrichir le droit international de nouveaux principes. À la tribune de l'ONU en 1995, le pape Jean-Paul II déclarait, je cite, "La déclaration universelle des droits de l'homme adoptée en 1948 a traité de manière éloquente des droits des personnes. Il n'existe pas encore d'accord international analogue qui traitent des droits des nations dans leur ensemble.
C'est là un fait qu'il convient de prendre attentivement en considération étant donné les questions urgentes qu'il suscitent dans le monde contemporain au sujet de la justice et de la liberté. Pour combler cette carence, un projet de déclaration des droits des peuples et des nations a été porté par Marine Le Pen en septembre 2023. Parallèlement au retour des empires, se dessine un mouvement de retour des nations sur tous les continents et l'aspiration pressente des peuples à faire leur le principe auquel ils sont légitimement attachés, droit à disposer d'eux-mêmes.
Ces aspirations ne peuvent prendre corps que de manière pacifique et ordonnée. Aussi, le droit est-il un instrument incontournable qui ne saurait être relégué au second plan ? La déclaration des droits des peuples et des nations proposées par Marine Le Pen vise à donner à la communauté internationale un outil supplémentaire afin que le préambule de la charte des Nations-Unies du 26 juin 1945 qui affirme la résolution des peuples des Nations- Unies a favorisé le progrès social et instauré de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande ne soit pas une épitafe sur le tombeau du droit international.
Depuis près de deux siècles, les États-Unis directement ou indirectement interviennent pour influencer le destin des nations latino-américaines, des États que Washington a toujours traité comme son arrière-cours. Mais ce qui est nouveau et infiniment plus inquiétant, ce n'est pas le retour de l'impérialisme américain en Amérique latine. C'est d'abord le changement radical de doctrine du gouvernement Trump vis-à-vis de sa propre démocratie, fondé il y a 250 ans par les per fondateur sur les principes d'état de droit et de contrepouvoir.
Permettez au franco-américain qui vous parle de vous rappeler les faits. Dès son discours d'investiture, le président Trump a levé toute ambiguïté. Il s'est présenté comme l'incarnation absolue du peuple américain comme si son élection lui conférait un pouvoir sans limite, affranchi de toute règle, de tout contrôle. de toute obligation de rendre des comptes.
N'oublions pas que ce même président a attaqué la Constitution américaine en 2020 en exigeant de son vice-président Mike Pence qu'il refuse de con reconnaître les résultats de l'élection présidentielle. Autour de Donald Trump, l'administration a assumé la primauté du rapport de force sur la règle, de la domination sur la norme, de l'exception sur le droit. Aujourd'hui, les Américains comme les Français qui résident aux États-Unis et que j'ai l'honneur de représenter constatent chaque jour un État fédéral qui s'ingère dans les compétences des États fédérés, intervient dans les décisions des entreprises et fait pression sur la société civile.
Une police migratoire qui agit en milice sans mandat clair ni contrôle effectif. Des contrepouvoirs affaiblis, contournés, réduites au silence. Notre modèle européen de liberté d'expression, notre conception du droit international, de la hiérarchie des normes, du contrôle de constitutionnalité sont autant de principes auxquels ils s'entend s'attaquer.
Des millions d'Américains attendent de nous que nous soyons à la hauteur de l'histoire, que nous incarnions et défondions nos principes fondateurs. Des milliers d'Américains effarés par ce qui se passe aux États-Unis souhaitent trouver refuge en France, en Europe, attaché à un modèle de démocratie qu'il voit se désagréger sous les coûts de butoir de l'administration actuelle. Mes chers collègues, derrière l'agressivité du président américain, nous avons en fait l'occasion unique de valoriser ce que nous sommes et d'accueillir les chercheurs, les entrepreneurs, les artistes qui souhaitent fuir la dérive autoritaire dans leur pays.
Mettons les moyens pour les accueillir et démontrer ainsi l'attractivité de notre modèle. L'autre rupture historique, c'est que Donald Trump ne nous considère plus comme ses alliés. Nous ne sommes même plus des concurrents.
Nous sommes devenus ces adversaires. Les déclarations de Donald Trump ce weekend nous menaçant d'augmenter les tarifs douignés contre les pays renforçant la sécurité du Groenland sont une preuve de plus que nous ne pourrons pas nous fier à l'accord commercial signé l'année dernière par la Commission européenne. Dans ce contexte, cessons de nous bercer d'illusion.
Faute de réaction de notre part. Cette administration ne respectera pas l'esprit des règles de l'OTAN. Elle n'hésitera pas à s'empérer du Groenland de façon transactionnelle au mépris du droit des alliés et de l'équilibre international.
L'ingérence des États-Unis pour déstabiliser l'unité européenne est assumée, rompant avec une tradition constante de soutien à l'Union européenne qui date du plan Marchal. L'administration du président Trump et de son vice-président V n'ont jamais caché leur objectif de fragiliser l'Union européenne en divisant les Étatsmembres sur tous les sujets. Il n'est pas anodin que le communiqué initial de l'Union européenne sur le Groenland évite de mentionner les États-Unis.
L'Italie de Georgia Meloni l'a siamment omis pour préserver ses relations privilégiées avec Trump. Il n'est pas anodau d'un nom que certains gouvernements européens préfèrent le silence à la confrontation. C'est précisément face à ce piège que notre unité est notre meilleur rempart.
Quelle différence avec ceux qui à l'extrême droite de cet hémicycle venteent l'énergie du président Trump ? Mais où trouve-t-il toute cette énergie ? Une énergie que l'on admire parce qu'on est prêt à se vendre à lui pour obtenir son soutien au prix de nos valeurs, de notre souveraineté et de notre indépendance.
La France, elle a réaffirmé hier par la voix du président de la République sa détermination à résister, à utiliser tous les moyens pour faire plier une administration qui s'attaque une fois de plus à notre économie sous prétexte que nous défendons l'espace européen. Mes chers collègues, il y a 2 ans, lors des commémorations des 80 ans du débarquement, notre présidente Yel Bron Pivet accueillait ici une délégation de parlementaires américains républicains comme démocrates. Malgré leur différence politique, leur message était alors clair.
L'attachement à l'alliance et aux partenaires européens, la fidélité aux valeurs communes. Même les républicains ne pouvaient pas imaginer que cette administration romperrait avec notre histoire. En quelques mois, le président des États-Unis est finalement revenu sur sa promesse de se désengager des conflits internationaux pour réaffirmer le visage le plus impérialiste que l'Amérique n'est jamais connu.
Le président Trump a d'ailleurs réaffirmé presque à la manière du docteur Folamour il y a quelques heures ou quelques jours dans un courrier au Premier ministre de la Norvège que faute d'avoir obtenu le prix Nobel, il ne se sentait plus obligé de penser uniquement à la paix. Face à cette escalade, nous allons avec le président de la commission des affaires Bruno Fou et le président du groupe d'amitié France États-Unis Francester écrire à nos homologues américains pour réaffirmer ses principes et les appeler à ce que le Congrès américain soutienne l'alliance transatlantique. Le mépris de l'administration américaine pour ces principes démocratiques s'est transformé en offensive contre ses propres alliés, voire en complaisance à peine voilée envers des régimes autoritaires.
En Ukraine, Trump ne voit ni un peuple agressé, ni une démocratie en danger. Il ne voit ni valeurs ni principes à défendre, seulement des intérêts à monayer. Les hydrocarbures de Poutine d'un côté, les minera président Zelenski de l'autre.
Le reste lui est indifférent pour qu'il en tire profit. En Iran où le peuple iranien se bat admirablement au péril de sa vie contre le régime des mol, le président Trump poursuit là encore ses intérêts seuls sans concertation avec les Européens. Son admiration pour les hommes forts, ceux qui comme lui méprisent les contrepouvoirs, le poussent naturellement à soutenir les mouvements d'extrême droite sur notre continent.
Qu'il s'agisse des néonazies de l'AFD en Allemagne, des xéofores de Reform UK ou du Rassemblement national en France, Trump et ses partisans ne se cachent plus. Leur soutien à ces partis est assumé au point de franchir parfois la ligne rouge de l'ingérence. Il y a d'ailleurs quelques semaines, l'administration américaine a même envisagé des sanctions contre les magistrats français ayant condamné Marine Le Pen en en mars dernier.
Et ce n'est qu'un début. Les prochaines élections européennes seront la cible d'intervention directe et revendiquée. L'époque où Washington se posait en garantus démocratiques est bel et bien terminé.
Mes chers collègues, soyons lucides. Nous vivons un basculement historique. Nous assistons au retour des empires.
La Russie, la Chine, les États-Unis maintenant partagent désormais une même volonté, étendent leur influence par la force. Et face à ces empires, la France seule ne pourra pas résister. Seul le leadership de la France dans l'Union européenne peut nous permettre de rivaliser.
Assumons nos responsabilités. Faisons de ce moment de rupture une opportunité historique pour l'Europe. Comme le rappelle régulièrement notre président de groupe Gabriel Atal, cessons de nous lamenter.
Il est temps d'agir vite et avec détermination. Agissons, renforçons une Europe puissance, souveraine, indépendante. Une Europe qui agit, qui n'a plus peur de peser sur les affaires du monde.
Cela commence, vous l'avez dit, madame la ministre, par notre réarmement collectif. Le gouvernement a proposé une hausse sans précédent de notre effort de défense. Nous l'avons massivement soutenu dans cet hémicycle.
Merci de l'avoir rappeler, mais nous avons besoin, comme vous l'avez dit, d'aller encore plus loin et plus fort pour agir de concert et pour être les leaders de cette Europe. Poursuivons l'Europe de la défense. Utilisons enfin pleinement les instruments à notre disposition.
Trop longtemps délaissé, la coopération structurée permanente, les coopérations renforcées. L'article 44 du traité de Lisbonne. Soyons à la hauteur de l'histoire.
Faisons preuve d'audace. Montrons au monde que l'Europe n'a plus peur d'agir. Construire une Europe puissante est aussi afficher notre souveraineté économique et technologique.
Les États-Unis veulent nous imposer des trois de droine parce que nous défendons la souveraineté au Groenland. Répondons avec fermeté. Activons, s'il le faut, l'instrument anticoercition de l'Union européenne.
Instaurons la réciprocité tarifaire. Excluons les entreprises américaines des marchés publics et imposons des droits douanes significatifs sur les géants du numérique. Adoptons enfin un Byuropean Act pour que nos marchés publics bénéficient d'abord à nos entreprises.
Mes chers collègues, rassemblons-nous pour bâtir l'Europe de demain. Une Europe qui protège, qui décide, qui agit. Une Europe capable de défendre ses citoyens, ses intérêts, ses choix et d'imposer ses principes dans un monde redevenu brutal.
Le retour de l'Europe comme puissance sur la scène internationale n'est pas une option. C'est une nécessité vitale où nous disparaîtrons. C'est la seule voix pour que nos valeurs ne deviennent pas des vestiges.
La seule voix pour que le droit survive à la force. La seule voix pour que l'histoire ne s'écrive pas sans nous. Merci.
Quand un chef d'état est kidnappé illégalement sur ordre de président de la première puissance militaire du monde, le rôle du président de la République française est de dire non. Quand Donald Trump annonce mettre sous tutelle coloniale le Venezuela et son pétrole, le rôle du président de la République française est de dire non. Oui, quand les fondements du système de sécurité collective bâtis après la seconde guerre mondiale sont sapés, le rôle du président de la République française membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU est de dire non.
Hélas, le 3 janvier, Emmanuel Macron a une fois de plus tourné le dos au droit international et à notre indépendance diplomatique comme il l'a déjà fait entre autres sur par son inaction contre le génocide à Gaza. Sa réaction a tellement plu à Donald Trump que ce dernier l'a partagé. La honte, le kidnapping d'un chef d'état est pourtant une menace adressée au monde entier.
Dès son forfait accompli, Donald Trump menaçait menaçait d'autres pays d'Amérique latine et réitéraient sa volonté d'annexer le Groenland. Rien de surprenant, il applique une doctrine officielle. Aussi détestable soit sa vision du monde, il en a une.
C'est celle du président d'extrême droite d'une puissance impériale pensant compenser par sa suprématie militaire la perte de sa suprématie économique au profit de la Chine. Quittez vos lunettes atlantistes et prenez au sérieux la stratégie de sécurité nationale états-unienne. Les États-Unis se considèrent comme maître et possesseur d'une partie du globe, leur hémisphère.
Ils ne sont plus nos alliés. Trump a déclaré que sa seule limite est sa propre morale. Cette morale qui le fait désigner l'Europe comme un vassal à rééduquer politiquement en s'ingérant dans les élections au profit de l'extrême droite.
Cette extrême droite qui dit en France par la voix de Jordan Bardella grâce à Trump un vent de liberté de fierté nationale souffle sur toutes les démocraties occidentales. Cette extrême droite fidèle à sa tradition toujours prête à la à choisir la vassalisation contre l'indépendance nationale. Or jamais depuis la seconde guerre mondiale, l'alternative entre indépendance et vassalisation ne s'est présentée à nous de manière aussi tranchée.
La réaction indigne du 3 janvier est hélas conforme au réunionnement atlantiste inauguré par Nicolas Sarkozoui, poursuivi par par François Hollande, aggravé par Emmanuel Macron. En amend de son premier mandat, il a intrigué pour que la branche énergie d'Alstom soit vendue à général électrique. Sous sa présidence, il aura laissé des groupes États-Unis achetés pour plus de 130 milliards de dollars de fleurons français constituant autant de pans de notre indépendance comme technique la TCO, Opela, maison maire de Dolipran et j'en passe des dizaines.
Au sommet de Paris sur l'intelligence artificielle en février dernier, il a promu une colonisation numérique de la France par les gafs femmes. C'est G femme que vous venez de renoncer à taxer davantage suite à déniè menaces états-uniennes. Au niveau européen, entre deux dissertations théoriques sur les l'autonomie stratégique européenne, Emmanuel Macron a validé toutes les capitulations de la Commission face à Trump.
Pour limiter les droits de douane, vous avez lâché sur tout le reste promesse de 600 milliards d'euros d'investissement européens aux États-Unis au moment où il faut relancer les investissements productifs en France. Promesse de 750 milliards d'euros d'achat de produits énergétiques états-uniens. Promesse d'achat de semi-conducteurs.
Engagement à réduire les régulations écologiques, sanitaire et sécuritaires qui pourraient freiner l'arrivée des produits États-Unis sur le marché européen. Auparavant, au sommet de l'OTAN, vous aviez accepté de consacrer un tribut de 5 % du PIB aux dépenses d'armement. Tribu car ces dépenses vont gaver l'industrie états-unienne de l'armement, ce qui est contraire à toute forme d'indépendance. les États-Unis pouvant empêcher l'emploi de ses armes s'ils le souhaitent.
Pour ces raisons, l'idée même d'un pilier européen de l'OTAN indépendant des États-Unis est une absurdité. La France a les moyens de son indépendance et de sa dissuasion en matière de défense. Nous redépensons donc ce jour une proposition de résolution invitant le gouvernement à organiser le retrait de la France de l'organisation du traité de l'Atlantique nord en commençant par son commandement intégré.
L'énoncé de vos capitulations rappellent que les démonstrations de servitude volontaire ne changent rien au mépris et méthodes de Trump. Plus vous le flagornez, plus il exprime son mépris pour notre indépendance. Au moment où il menace le Groenland, nous voici au pied vous voici au pied du mur de vos renoncements.
Évidemment, dans un tel contexte, nous soutiendrons toutes les mesures pouvant renforcer notre indépendance vis-à-vis de l'empire états-unien. Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est l'indépendance. L'indépendance, c'est d'abord être déterminé à aller au bout de la Rost.
Ayant été les premiers à demander il y a un an la mobilisation du mécanisme anticoercition européen contre les États-Unis, nous soutenons cette proposition. Mais mais Emmanuel Macron ira-t-il au bout ou renoncera-t-il comme il l'a toujours fait quand il s'agit de dire non aux États-Unis ? Évidemment, l'indépendance suppose de se redoter des moyens de la puissance que vous avez affaibli.
Elle ne se réduit pas, contrairement à ce que vous croyez à une accumulation de moyens militaires sans stratégie cohérente. La puissance, c'est aussi la souveraineté alimentaire. C'est une industrie capable de fournir l'essentiel des besoins.
Ce sont des services publics de qualité. Ce sont des citoyens bien formés. C'est un peuple uni toutes les tentatives de division racistes justifiant justifiant aux yeux de certains leur aliment à l'extrême droite de Trump.
La puissance enfin, c'est être capable de parler de sa propre voie dans le monde. Oui, la France a intérêt au nonalignement. Le contraire de l'isolement dans lequel nous enferme votre vision atlantiste et occidentaliste et son et leur lot d'indignation sélective.
Oui, la France a intérêt à établir partout où cela est nécessaire des coalitions autour des principes du droit international seul alternative à la guerre de tous contre tous. Oui, le rôle de la France le 3 janvier aurait aurait été d'être dans le front du refus regroupant l'Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, l'Uruguay dénonçant dans une déclaration commune l'agression contre le Venezuela. Oui, elle aurait dû demander une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.
Oui, il faut redonner à la France les moyens de jouer avec d'autres. Ce rôle redevenu fondamental pour l'humanité, défendre la paix. Face aux admirateurs de Trump et son monde qui pensent que le recours à la force brute est l'avenir inéluctable voire souhaitable de l'ordre international.
Je voudrais conclure avec cette citation de Bloom. Certains d'entre vous penseront qu'en dressant vis-à-vis du monde actuel cette image du monde possible, nous poussons l'idéalisme jusqu'à la chimère. Mais n'oubliez pas cependant qu'à cette chimère, la vie universelle est suspendue.
L'intervention américaine au Venezuela le 3 janvier dernier a marqué un pas de plus vers la négation du droit international. Hors de tout cadre national et international, les États-Unis membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies et endossant en cela une responsabilité particulière dans le maintien de la paix et de la sécurité en ont bafoué les principes cardinaux. Il déroulent ainsi leur nouvelle stratégie de sécurité nationale qui met le interventionnisme sur le continent américain et vassalisation de l'Europe.
La France ne peut ni l'ignorer, ni s'en accommoder, ni pire encore si associé par des déclarations publiques immédiatement repostées par Donald Trump lui-même. Soyons lucides. Ces derniers mois, la politique étrangère de la France a manqué de cohérence, de constance et parfois même de courage, amenant même monsieur Atal plaidé pour un retour à je cite la voix de la force tout en adoubant des interventions américaines qui violent délibérément la charte des Nations-Unies sous les applaudissements et la complaisance de l'extrême droite et d'une partie de la droite.
Nous, au groupes socialistes, nous aurons de cesse de les dénoncer. Il s'agit de préserver l'image de la France et de garantir le principe de règlement pacifique des compl. Prévenir et résoudre les crises en réinfirmant les principes du droit international, ce n'est pas l'acte des faibles, mais ça prévient le chaos.
Cela n'exempte aucun régime de ces responsabilités, ni le régime autoritaire de Maduro qui a volé les élections de juillet 2024, ni celui des Mola qui massacre son peuple, qui crie aujourd'hui pour ses libertés et ses droits fondamentaux. Aucune crise ne doit être reléguée au second plan. Je pense ici au Soudan où un conflit largement oublié continue de provoquer la pire crise humanitaire au monde aux conséquences vertigineuse pour les populations civiles.
Elles doivent être soutenues. Notre pays ne peut également se passer de cohérence concernant le soutien apporté aux instances d'arbitrage international et de lutte contre l'impunité. Alors que les attentes assumées visant les juridictions internationales se multiplient, notamment les sanctions émises par l'administration américaine, l'absence de coopération de la France dans l'application des mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale, elle fragilise et entrave le fonctionnement de cette dernière.
Le gouvernement doit sortir des doubles discours, s'agissant de la solidarité internationale. Comment est-ce qu'on peut à la fois afficher notre volonté de préserver l'influence et la capacité à prévenir ou à répondre aux crises de notre pays ? et en même temps amputer l'aide publique au développement de la moitié de ses crédits en 2 ans.
La France, elle doit faire preuve de cohérence dans ses positions et retrouver sans tarder une capacité d'action diplomatique indépendante, crédible et pleinement conforme au droit international. Rappeler l'importance du multilatéralisme, c'est indispensable pour relever les défis globaux et répondre aux crises qui secouent notre planète et prolifère ces dernières semaines. Mais cela ne suffit plus.
Face à la crise multidimensionnelle qui entrave la sa capacité d'action, il faut une réforme qui doit être menée afin de répondre à un double défi démocratique d'abord, notamment en assurant une meilleure représentativité au sein du Conseil de sécurité et opérationnel. Ensuite, pour promouvoir un usage responsable du droit de vétocité massive. Nous devons également nous mobiliser pour protéger le multilatéralisme de l'unitarisme de certaines puissances.
On le voit pour la Russie, la Chine ou encore les États-Unis. Les initiatives américaines ont à plusieurs fois ont plusieurs fois déstabilisé celles portées par la France dans le cadre international qu'il s'agisse du plan de paix américain qui a supplanté la déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de la Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États pourtant adoptés par l'assemblée générale de l'ONU ou encore des tergiversations américaines sous le soutien à l'Ukraine qui sape les efforts de la coalition des volontaires. Nous socialistes ne céderons rien sur le soutien à l'Ukraine.
Il en va à nouveau du respect du droit international et de la sécurité de l'Europe. Par ailleurs, alors que l'appétit américain cible désormais le Groenland, plaçant le territoire autonome au cœur d'une crise diplomatique inédite qui oppose par extension un État européen à l'un de ses alliés historiques, le chantage de Donald Trump des mesures douanières cible les Européens et nous enjoint à sortir nos banques, nos hôpitaux ou encore nos défenses de toute dépendance américaine, notamment par le biais des gars femmes. La France et l'Union européenne ne peuvent accepter de se laisser tordre le bras.
L'instrument anticoer doit être en activité et l'accord de Tunbury sur les droits de douanes rejeté. C'est la crédibilité de la France et de l'Europe qui est en jeu. Nous ne pouvons pas défendre le droit international ici et accepter qu'il soit piétiné ailleurs lorsqu'il s'agit de nos alliés.
Madame la ministre, monsieur le ministre, vous l'aurez compris, pour nous, le rôle de la France passe par le rétablissement d'abord de la solidarité internationale et de la crédibilité d'un multilatéralisme indispensable dans ce monde fracturé, de la cohérence à la fois dans les discours et les actes, du respect des principes du droit international sans double standard. Et donc, nous plaidons également pour que la France et l'Europe sortent de la sidération. Nous pouvons agir, ne pas faiblir dans notre soutien à l'Ukraine.
Il faut concrétiser notre soutien au peuple iranien. Il faut réaffirmer avec fermeté la solidarité européenne ou encore sortir de la dépendance américaine dans les domaines stratégiques. Et bien c'est cette ambition que nous portons aujourd'hui et nous vous appelons à la partager.
Je vous remercie de votre écoute. La France doit retrouver son rang des nations. Nous sommes une puissance d'équilibre, le porte-voie des petits comme le pensait le général de Gaulle.
Nous sommes l'une des rares puissances du Hitler autonomes doté d'une armée puissante parmi les plus performantes du monde. Notre histoire, notre diplomatie, notre force militaire nous impose une responsabilité, celle de ne pas subir, de peser, d'agir. Or, l'ordre mondial est en train de changer sous nos yeux.
Invasion de l'Ukraine par la Russie, menace persistante de la Chine, réélection Donald Trump aux États-Unis ont sorti le monde occidental, l'Union européenne et la France. de sa torpeur. Les Américains ont opéré un basculement géostratégique en Asie au détriment de l'Europe.
Quant à la Russie, elle veut reconstituer son empire. Face à cette nouvelle réalité, nous nous ne reconnaissons plus nos alliés traditionnelles. Nous sommes au mieux des partenaires, parfois considérés comme des vassaux, sommet nous soumettre ou de payer.
Lorsque le président de la République parlait de la mort cérébrale de l'OTAN, la formule avait choqué. Avec le recul, elle paraî elle apparaît néanmoins comme une plus moins comme une provocation que comme un constat. L'alliance n'est plus le rempart immuable qu'elle prétendait être.
Dans ce contexte, la France a aujourd'hui un rôle quasi inexistant sur la scène internationale. Pire, l'Union européenne qui dispose pourtant d'un chef de la diplomatie devrait parler d'une seule voix mais ressemble davantage à un cœur polyphonique où chacun chante sa partition. Si l'Europe dissonne, la France doit se faire entendre seul si nécessaire.
Nous avons récemment su le faire pour la Grèce en 2020 face aux provocations turque. Notre déploiement naval a fait reculer en Cara. Preuve que quand nous le voulons, notre voix estudible, notre action est efficace.
Je reprendrai la citation du général de Ga en 67 qui disait que la France entend être elle-même, parler pour elle-même et chaque fois qu'elle le peut n'ont pas la possibilité de se faire entendre. Cette vision plus que jamais doit guider notre action. Pourtant aujourd'hui, forcez de constater que ce n'est pas le cas.
La question qui nous occupe aujourd'hui est simple. Quel rôle la France entend-elle jouer dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales ? Notre voix est-elle encore audible ?
Parfois oui, mais trop souvent nous nous effaçons, nous nous dilons, nous acceptons de n'être que des figurants. Il y apprendrait à laisser avec les États-Unis. Nous devons les traiter comme ils nous traitent, en partenaire. et nous en allié inconditionnel.
Un allié, c'est un engagement réciproque. Or, la France a trop l'impression d'être un vassal puisqu'un allié. Il est temps de cesser de subir, de redevenir un acteur, un acteur qui pèse, qui propose, qui protège, un acteur qui assume pleinement sa souveraineté et son indépendance.
Quand on parle de crise internationale, comment ne pas évoquer celle qui nous occupe aujourd'hui, le Venezuela ? Bien sûr, personne ne pleura la disparition d'un dictateur, sauf peut-être quelques révolutionnaires de salon. Mais la France, patri de l'homme doit rappeler son attachement intransigent au droits des peuples à disposer d'eux-même.
Le peuple vénézuezué a le droit de choisir son destin quel qu'il soit à une condition que ce choix soit libre et éclairé. Or, depuis des années, les élections au Venezuela ne sont que des parodies de démocratie, des mascarades organisés par un régime qui confisque la volonté populaire et étouffe toute opposition. Les urs ne parlent mais ce régime ignore les résultats.
Que dire des multiples atteintes de droits humains commises par le régime du président Madura ? Enlèvant, disparition, collaboration avec les narcotrafiquants, corruption, emprisonnement, torture et extorsion des familles, sans parler des process sommaires sans défense réelli de vénézuéliens accusés de crimes inexistants. Que pensez d'un régime qui n'a tellement plus confiance en son peuple qu'il préfère faire appel à une armée étrangère ?
Pour information, la moitié des militaires tués lors de l'opération américaine était écumain. Nous devons peser pour que le Venezué ne devienne ni une colonie américaine ni redevenir une dictature. La France doit exiger des élections libres sous contrôle international et soutenir ceux qui à l'intérieur comme à l'extérieur du pays luttent pour la démocratie.
Les gens ne doivent parler et les résultats doivent être entendus. La France ne peut cautionner un système qui bafoue la volonté populaire tout comme elle ne peut laisser le Vénzuela devenir le jouet des puissances étrangères. Notre rôle est d'agir pour que le peuple vénézuéen puisse enfin décider de son avenir dans le respect de la dignité.
Que ce soit pour le Venezuela, pour l'Iran ou pour n'importe quel autre pays, notre modus opérandi doit être le même. Gardons à l'esprit l'esprit de Taléran, l'un de nos plus grands diplomates. Le pouvoir est fait pour protéger la liberté, non pour la détruire.
Enfin, nous sommes pour le droit international, mais nous ne voulons pas être les seuls à jouer aux échecs pendant que les autres jouent au poker. Le multir le multilatéralisme ne doit être ne doit pas être un alibi. Pour nos effacements, la France doit défendre sa vision du monde et sa défense de la liberté sans naïveté et encore moins et encore sans soumission.
Je vous remercie. Nous vivons un moment de bascule de l'histoire, un moment où le monde ne se dérègle pas par fatalité mais par renoncement. Renoncement à la règle commune, renoncement à la parole donnée et renoncement surtout à l'universalité du droit international.
Ce renoncement n'est ni théorique ni abstrait. Il est visible, mesurable et tragiquement humain. Il porte un nom, la loi du plus fort.
La loi du plus fort qui s'impose lorsque le droit reculé, lorsque les institutions multilatérales sont contournées de la Palestine à l'Ukraine, de l'Amérique latine au continent africain, des régions polaires aux frontières orientales de l'Europe. Un même phénomène traverse notre monde la brutalisation des relations internationales et le retour de la loi du plus fort pour imposer les visions d'empire du passé. À Gaza, la loi du plus fort, c'est quand un génocide en cours devient un sujet parmi d'autres. noyé dans les équilibres diplomatiques tandis que Benjamin Netanou qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale traverse le monde en toute impunité.
En Ukraine, la loi du plus fort, c'est lorsqu'un État souverain voit ses frontières violées. Lorsque Vladimir Poutine tente de réécrire l'histoire par la force en croyant que les armes peuvent remplacer le droit et que la peur peut fonder un ordre durable. L'Ukraine est une étape.
Une étape dans une stratégie qui menace directement l'Europe, ses frontières, sa sécurité et l'ordre international fondé sur le droit. En Asie aussi, la loi du plus fort progresse. Elle s'exprime dans la stratégie de pression permanente menée par la Chine à l'encontre de Taiwan où la menace militaire devient un instrument politique assumé au mépris du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la stabilité régionale.
Elle s'exerce également à l'intérieur même de ces frontières où la répression massive, la surveillance généralisée et l'effacement culturel des igours sont documentés et pourtant trop souvent passé sous silence. Face à la loi du plus fort qui progresse, une question s'impose à nous, celle de la préparation européenne. La défense du droit international suppose une Europe capable d'assurer sa sécurité, de renforcer son autonomie stratégique et de coordonner ses capacités de défense sans dépendre uniquement de la protection d'autrui.
Car sans crédibilité stratégique européenne, le droit recule et avec lui la paix sur notre continent. En Amérique latine, la loi du plus fort, c'est quand une puissance s'arroge le droit d'intervenir unilatéralement jusqu'à capturer un chef d'état étranger comme ce fut le cas au Vénézuela en violation manifeste des principes fondateurs de l'Organisation des Nations- Unies. C'est la diplomatie de la contrainte revendiquée par Donald Trump où la force devient doctrine à l'image de ses interventions en Iran qui ne répondent rien aux aspirations de liberté et de souveraineté du peuple iranien mais à la prise de pouvoir par la force.
On ne remplace pas un dictateur par un tyran. Au Groenlande, territoire au cœur des bouleversements climatiques, la loi du plus fort s'annonce déjà lorsque certains projettent des logiques d'appropriation et de domination comme si la planète pouvait être morcelée, comme si les peuples pouvaient être instrumentalisés au gré des intérêts stratégiques, jusque dans l'usage assumé et inacceptable des droits de douane comme outil de pression politique et de sanctions économiques. En Afrique, la loi du plus fort s'exprime aussi par le silence.
Au Soudan, une guerre civile ravage un pays entier dans une dans une indifférence presque totale, laissant des millions de civils déplacés, privés de toute protection avec des millions d'enfants au bord de la famine. Du Sahel à la Somalie, en passant par la République démocratique du Congo, l'abandon international, la multiplication des conflits, le dérèglement climatique et l'effondrement des États nourrissent une spirale de violence, de famine et de déplacement massif. Ces crises qui frappent d'abord les peuples, déstabilisent durablement des régions entières et engagent aussi notre responsabilité, notre sécurité et notre avenir commun.
Ces drames ne sont pas inévitables, ils ne sont pas naturels, ils sont le résultat de choix politique ou plutôt de renoncement politique. Car lorsque le droit est appliqué à géométrie variable, lorsque certaines violations sont condamnées et d'autres tolérées, lorsque la souveraineté est défendue ici et relativisée ailleurs, alors l'ordre international perd toute crédibilité et aucun mur, aucune alliance, aucune puissance ne protège durablement dans un monde privé de règles communes. La France devrait être une voix claire dans ce désordre mondial.
Mais comment prétendre défendre le multilatéralisme quand année après année nous avons affaibli notre propre diplomatie ? Depuis des années, les crédits du ministère des affaires étrangères ont été réduits, les réseaux diplomatiques fragilisés, les moyens humains et financiers reniés au point de désarmer notre capacité d'anticipation, de médiation et de présence dans le monde. On ne défend pas une diplomatie exigeante avec des budgets en en recul.
On ne pèse pas sur les crises internationales en affaiblissant celles et ceux qui sont en première ligne pour les prévenir. Dans le même temps, la parole présidentiel s'est trop souvent réduite à des petites phrases, à des annonces solitaires, à une diplomatie de l'événementiel, plus soucieuse de communication que de cohérence stratégique. La diplomatie n'est pas un exercice de style.
Elle exige de la constance, de la lésisibilité et du respect pour la parole donnée. Cette incohérence se lie avec une acuité particulière dans notre relation avec l'Algérie. Une relation essentielle, stratégique, humaine et historique qui concerne des millions de femmes et d'hommes sur les deux rives de la Méditerranée.
La France ne bâtira aucune relation durable et stable avec l'Algérie, avec d'autres pays d'Afrique sans respect mutuel, sans reconnaissance des histoires croisées, sans une diplomatie patiente, sincère et exigeante, à la hauteur des responsabilités qui nous liit. Il revient aux deux côtés de la Méditerranée de réintroduire une volonté de dialogue qui ne pourra souffert sans regarder l'histoire en face. Alors si prévenir les crises suppose une diplomatie forte, cohérente, dotée de moyens, capable d'anticiper plutôt que de réagir, de dialoguer avant que les armes ne parlent et de défendre le droit même lorsqu'il dérange, elle suppose aussi une réforme lucide de notre gouvernance mondiale.
Le Conseil de sécurité des Nations- Unies ne peut plus refléter le monde d'hier. Il ne peut plus ignorer des continents entiers et il doit être réformé pour faire place à l'Afrique ou encore à l'Amérique du Sud. Un monde où les de tiers de la planète n'est pas pleinement représenté est un monde condamné à l'instabilité.
Mes chers collègues, dans ce moment de bascule, personne ne sera jugé sur les discours, mais sur les choix, sur la capacité à défendre le droit contre la force et les peuples contre les puissances. Car lorsque le droit recule, la guerre avance. La France doit faire le choix de la clarté parce que la paix n'est pas l'absence de guerre.
La paix, c'est une décision politique et elle engage aujourd'hui l'avenir du monde. Je vous remercie. Nous ne sommes que le 19 janvier et cette année s'annonce déjà tumultueuse.
Les tensions s'éguisent, les lignes bougent, les alliances se recompose, le monde bascule et la France doit choisir sa place. Depuis 4 ans, les crises géopolitiques s'enchaînent. Depuis quelques semaines, elles s'accélèrent et inquiètent profondément.
Dans ce fracas, une question revient essentielle, urgente. Que fait la France ? Que doit faire la France ?
Au Venézuela, un président est enlevé par une puissance étrangère. Nicolas Maduro a ruiné son pays, affamé et violenter son peuple. Nous le regrettons pas, mais l'enlèvement d'un chef d'état par une armée étrangère est une rupture d'avec le droit international et ce n'est pas une solution pérenne.
Que fait la France ? Au côté de l'Union européenne, elle condamne la méthode que doit faire la France ? Soutenir une transition démocratique portée par les Vénézuiens eux-mêmes sans tutelle, sans chantage sans arrière penser économique.
Appuyez les forces démocratiques comme Enbundo, Gonzalez ou Routia. Rappeler qu'aucune souveraineté ne se décrète à Washington. Au Greenland, un autre type de conflit se dessine.
Pas de bombe, pas de char, mais des bases militaires, des appétits miné, des routes maritimes convoitées et la menace de droits de douane pour tenter de nous faire plier. La guerre froide revient par le nord. Les empires et leurs tentatives hégémoniques ressurgissent.
Que fait la France ? Elle agit en condamnant fermement les véléités et les menaces de Donald Trump, en participant à une mission militaire européenne et en renforçant sur place sa présence diplomatique et scientifique. Que va faire la France ?
S'inscrire dans une stratégie européenne de stabilisation de la région Arctique, refuser l'inaction face aux menaces. Ce serait une forme de renoncement et renoncer n'est pas français. Depuis de nombreuses années, la France, à travers la voix du président de la République alerte de ses amis européens des dangers du monde actuel et du besoin de nous y préparer.
Nous avons construit des outils de protection, des mécanismes du repost. Si nous ne voulons rien céder de nos valeurs ni de nos intérêts, l'heure est désormais venue de nous en servir. En Iran, depuis le 28 décembre, un soulèvement d'ampleur secoue le régime des femmes, des hommes, de tous les âges.
Tous réclament liberté, dignité, justice. La réponse du régime des Molas, des milliers d'arrestations, des massacres, du chantage aux parents des victimes. Tout cela couvert par la coupure internet dans le seul but de cacher l'horreur au reste du monde.
Que fait la France ? Elle condamne la violence d'État, elle soutient le peuple iranien, elle agit diplomatiquement. Que doit faire la France ?
Nommer les crimes, agir avec l'Union européenne et l'ONU, soutenir les ONG et les journalistes, protéger les exilés et clamer haut effort que nos frères et sœurs iraniens ne sont pas seuls. En Ukraine, une guerre d'agression ravage un pays du continent européen. 3 ans de bombardement, de crimes de guerre, de déportation d'enfants. 3 ans de résistance héroïque durant lesquelles la Russie tente de faire plier le droit par la force.
Que fait la France ? Elle soutient, elle forme, elle équipe, elle soigne. Que doit faire la France ?
Renforcer la coalition des volontaires et les garanties de sécurité. Bref, faire de l'Europe un acteur stratégique et pas un spectateur inquiet. Car la sécurité de Kiev, c'est aussi celle de Riga, de Varsovie, de Paris.
Face à ce tumulte, doit-on se taire et renoncer ? Évidemment non. Ce serait affaiblir notre diplomatie.
Et pour défendre nos valeurs, pour que nos principes ne restent pas 20, il nous faut une colonne vertébrale stratégique, construire la défense européenne. Faire en sorte que la puissance de la règle ne soit pas dissoute par la règle de la puissance. Une diplomatie portée, monsieur le ministre, par des femmes et des hommes engagés au qu d'ors dans nos ambassades, des veilleurs, des défenseurs inlassables des intérêts de la France et des Français que nous remercions ici.
Grâce à leur action, nous avons pu saluer les libérations d'Olivier Grondau, Wallem Sansal, Cécile Colère, Jacques Paris et nous espérons que ceux-ci encore assigné à résidence à l'ambassade de France à Teéran puisse retrouver bientôt notre sol. Chers collègues, ce que nous vivons aujourd'hui, ce n'est pas une série de crises juste à posée, c'est une bascule, le retour des régimes autoritaires, la tentation impérialiste, la fragilisation du multilatéralisme et disons-le franchement la perte de fiabilité d'alliés historiques. Dans ce monde instable, le droit international n'est pas un luxe, c'est un rempart.
Un rempart forgé pour empêcher que la force ne fasse loi. Le laisser piétiner serait ouvrir la porte à toutes les prédations. Ce serait légitimé demain l'annexion de Taïwan, la partition de la Bosnie Zegovine ou encore la disparition de l'Arménie.
Chers collègues, le monde qui s'ouvre devant nous est redoutable. Des puissances ennemies testent nos lignes rouges. Le groupe les démocrates le dit avec force.
Face à cela, notre responsabilité est immense. Nous devons tenir ensemble ce que d'autres cherchent à détruire, nos valeur et le respect du droit, la sécurité des peuples et l'efficacité de notre action, la diplomatie et la force de l'Union, l'Union au sein de l'Europe. Une France, la France qui doit être fidèle à ce qu'elle a toujours été.
Une puissance d'équilibre, une voie de droit, une allié fiable, une démocratie qui agit. Je vous remercie. Les bouleversements internationaux auxquels nous assistons exigent que nous puissions ensemble partager peut-être unir nos points de vue et nos objectifs pour la France.
Le monde est devenu instable et dangereux. Il est par les déclarations et les actes nombreux des puissances internationales qui assument désormais pleinement leur véité, leur volonté impérialisme et expansionniste. C'est le cas plus particulièrement de trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Russie, la Chine et les États-Unis.
Aucun d'entre eux n'a hésité à piétiner le droit international qu'ils étaient pourtant censés garantir. Depuis plus de 70 ans, la France a construit une politique internationale sur la base de son indépendance et du respect de la souveraineté des nations démocratiques. Cela suppose une capacité de dialogue avec tous les pays dans le cadre d'un monde multipolaire.
La France n'est pas un pays aligné, pas même sur les États-Unis. Elle porte depuis toujours au sein du Conseil de sécurité de l'ONU comme au sein de l'OTAN, une position singulière que lui confère son statut de puissance nucléaire et de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Le cas du Vené doit nous permettre d'affirmer la constance des principes diplomatiques de la France.
L'enlèvement du dictateur Nicolas Maduros par les par les États-Unis ne répond pas aux impératifs de démocratie et de liberté du Venezuela et du peuple vénézuelen. À quoi bon enfreindre le droit international par une intervention militaire dans un pays étranger ? Et cela conduit ensuite à continuer à dialoguer avec un régime qui n'a pas changé et qui continue d'opprimer son peuple.
Il y a eu des élections au Venezuela. Le vainqueur, on le connaît, c'est Enedmundo Gonzalez Urutia. Il devrait être notre interlocuteur reconnu par la France.
Or, ni la France ni l'Europe n'a fait le choix de le reconnaître. Il s'agit en réalité d'un renoncement grave aux valeurs de liberté et de démocratie que nous prétendons défendre. Cet alignement sur la diplomatie américaine est un affaiblissement de la diplomatie française et porte atteinte à notre crédibilité internationale.
Certes, les États-Unis dominent le temps par leur puissance nucléaire, mais nous ne pouvons pas nous aligner sur un partenaire qui modifie l'ordre mondial au gré de ses intérêts exclusivement économiques. Si les États-Unis persistent dans une logique unilatérale, si les menaces concernant le Groenland venaient à se concrétiser, alors la question de la position française au sein de l'OTAN devra être clairement réinterrogée. L'OTAN ne peut pas être l'outil de la prédation américaine.
La France doit être une puissance d'équilibre capable de porter une parole forte et indépendante partout dans le monde, quel que soit l'interlocuteur, pour assumer ce rôle qui est le nôtre au moment où le dérèglement mondial s'opère à une vitesse vertigineuse, il nous faut une autonomie stratégique militaire et diplomatique. Cette autonomie stratégique repose sur notre volonté collective de ne renoncer ni à notre histoire ni à nos valeurs. Mais elle repose aussi, madame la ministre et monsieur ministre dans le moment présent à notre capacité à nous doter des moyens nécessaires, notamment budgétaire sur lequel rien n'est possible.
Et voilà pour les moments forts de cette déclaration du gouvernement sur la situation politique internationale extrêmement tendu. Beaucoup beaucoup de sujets de préoccupation entre la répression dans le sang en Iran et les menaces de Donald Trump sur le Groenland où la France s'apprête à dépêcher des soldats français pour dissuader les États-Unis d'intervenir là-bas près du cercle polaire. C'est la fin de cette émission.
Vous pouvez retrouver l'essentiel du débat sur lcp.fr. Moi je vous retrouve très vite.
Sébastien Lecornu