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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 12 octobre 2025 12 min

Budget 2026 : «Nous serons les gardes-fous pour éviter les dérives», estime Pierre-Henri Dumont,

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

11h46 sur Europe et en cette fin de première heure d'Éliot de Valé, on se pose une nouvelle question en studio. Souhaitez-vous un retour aux urnes assis autour de cette table les invités d'Éliot de Valévous, Arnaud Benedetti, professeur associé à l'université Paris Sorbon et politologue, Pierre-Henri Dumont également et votre invité secrétaire général adjoint les républicains et bien sûr nos chroniqueurs au rendez-vous chaque dimanche Jules Tor JDD et Sébastien Ligier de Valeurs Actuelles. On poursuit la discussion.

On sera dans un instant avec euh Justine sur ce retour aux urnes ou non. Est-ce que les Français veulent des législatives anticipées ? Euh, veulent la démission du président de la République.

Les sondages semblent euh unanimes, hein. C'est-à-dire que ils sont favorables, Jules Tores, à ce que le président de la République, ils sont même pas sur la question de la législative, ils sont sur la question de la démission. Ah mais non, mais les sondages en réalité, il faut les lire comme un appel à ce qu'Emmanuel Macron parte, que ce soit la dissolution, la démission ou même la destitution.

Je sais pas s'il y a des sondages qui ont été faits sur la destitution mais je pense que les Français ne veulent qu'une chose, c'est qu'Emmanuel Macron quitte le pouvoir parce que ils en aur le bol de la politique qui est menée, la façon dont la politique est menée, une manière très déconnectée de faire de la politique où on a l'impression que les intérêts des Français sont extrêmement loin de ce qui est décidé au sein du pouvoir. Emmanuel Macron va donner quand même un symbole terrible demain quand Sébastien Lecornu va nommer son gouvernement. il sera en Égypte, c'est ça.

Quand il va nommer son gouvernement, quand il va présenter son budget, le président de la République sera en Belgique. Donc bon, c'est c'est un symbole terrible. Après, c'est peut-être ce qui peut arriver de mieux à Sébastien le cornu d'avoir le président extrêmement loin.

On écoute Nicolas Dupourignan, il était l'invité d'Europe entre 10h et 11h ce matin, il revient sur la démission ou la dissolution. Le choix est très simple. Est-ce qu'à un moment il réalise que la seule façon de sortir du chaos, c'est l'appel au peuple ?

C'est-à-dire, il y a que les Français qui peuvent trancher cette espèce de drame de folie collective politicienne de deux façons. Soit par une nouvelle élection législative qui rebat les cartes au parlement et qui permettrait peut-être d'avoir au moins un semblant de majorité pour un an, soit ma préférence bien évidemment par une nouvelle élection présidentielle parce que c'est la logique profonde des institutions. D'abord, on éit un président en fonction d'un cap donné à 20 ans, une vision du pays, une incarnation et puis ensuite ce président s'il est élu obtient une majorité pour mener son travail.

Ça c'est la logique Arnaud Benedetti le politologue que vous la logique des institutions, moi je le pense aussi c'est en effet j'allais dire le moyen de remettre les compteurs à zéro sur le plan institutionnel et sur le plan politique c'est la majorité des présidents de la République. Il s'agisse de François Mitteran en 86 ou en 93 ou qu'il s'agisse de Jacques Chirac à deux reprises d'ailleurs en 97 lorsqu'il perd les élection au moment de la dissolution à laquelle il a procédé et lorsque il perd notamment et là la référence avec le général de Gaul est encore plus est encore plus forte le référendum de de 2005 donc référendum qui n'a pas été respecté d'a je et en plus qui n'a pas été respecté mais 3 ans plus tard mais bon sur le fond je pense qu'en effet ça serait la solution la plus la plus adaptée. Rien n'empêche d'ailleurs parce que j'entends beaucoup dire mais bon Emmanuel Macron ne lâchera rien.

C'est vrai que la psychologie, je crois qu'on va en parler tout à l'heure d'Emmanuel Macron nous incite à plutôt je veux dire nous résoudre à cette hypothèse là. Il en demeure pas moins que si demain on a une crise de la dette. Si cette crise de la dette euh Oui, enfin si si la dette française est attaqué si la dette française est attaquée sur les marchés financiers, s'il y a une contagion de la zone euro, il y aura si vous voulez une pression très forte qui s'exercera aussi sur lui en faveur d'une démission.

Non, mais je je recommande un article juste, je recommande un article très bien fait dans l'Express. Il y a il y a une semaine d'un une interview d'un ancien directeur général adjoint du FMI qui évoque cette hypothèse. C'est une hypothèse qu'il faut pas question je me tournerai vers Pierre Henri qui est le secrétaire adjoint secrétaire général adjoint des des républicains pour avoir les dernières minutes avec vous parce que je sais que vous allez quitter le le studio à midi pour tout comprendre chez les LR.

On en a pas suffisamment parlé. Moi en quelques mots pour répondre. Je moi je je suis plutôt favorable à une démission du président de la République mais quit à ce qu'elle advienne autant que ce ne soit pas par une ingérence extérieure.

Personnellement ça me dérangeraiit fortement que la démission de notre président de la République intervienne à cause de la prise de parole du FMI ou des marchés financiers à Bruxelles pour être ça être une demande populaire qui amènerait sa démission ça Justine une demande populaire tiens Justine bonjour comment ça va plus que la pression bonjour ça va et vous en pleine forme. Alors le retour aux urnes, vous êtes favorable ou pas vous ? Oui, bien sûr, mais j'ai bien peur que monsieur Macron en fait non n'en fasse plus appel au peuple parce que pour faire appel au peuple, il faut avoir encore il faut prendre conscience de ce qu'il y ait un peuple en fait et il faut le respecter.

Et là, j'ai peur que notre président mais soit parti très très loin et est tellement en optique d'avoir raison sur le chemin qu'il veut mener qu'il n'en fera plus du tout appel appel à nous. Mais pour moi, la seule façon de sortir de ce chaos démocratique, c'est d'en revenir aux urnes et pas par une législative parce que j'ai peur qu'un barrage républicain se mette en place, mais plus par un justement un une démission, une élection, une démission du président. Effectivement, euh Justine, vous êtes plus de tendance centriste, à gauche, à droite ?

Je suis à droite. OK. Euh, j'étais à droite républicaine au départ.

Ouais. Et j'empés le parti républicain. J'ai été déçu, très honnêtement, je suis assez déçu.

Vous voulez, il vous écoute attentivement. secrétaire général adjoint les républicains. Bonjour monsieur.

C'est vrai que voilà, j'étais je suis vra je suis de droite voilà vraiment républicaine de base mais c'est vrai que le je trouve que le le manège institutionnel qui est mené actuellement à droite moi me tend vraiment à avoir une préférence plus droite on va dire rassemblement national parce que je trouve que la ligne du rassemblement national est claire et précise depuis le départ alors que malheureusement je trouve que chez les républicains, vous avez plusieurs son cloches qui je pense ne vont pas jouer en votre faveur malheureusement et et c'est très dommage parce que votre programme est légitime et bon. Mais si vous meniez tous un capi, on arriverait certainement à sortir de cette crise. Mais les basses manœuvre politicienne font que vous allez perdre énormément d'électeurs dont moi et j'en suis navré pour vous.

La réponse de Pierre Henré Dumont, secrétaire général, adjoint les Républicains. Non, déjà, permettez-moi de remercier Justine de son propos et de sa participation et je je dois vous dire que je partage son avis, que c'est nécessaire que les républicains aient un capi. Et c'est aussi pour cela que Bruno Rotaillot a proposé au-delà du bureau politique qui s'est réuni et avec un voile, je vous dis, très large pour la non participation au gouvernement, de demander aux adhérents les républicains via un référendum interne cette semaine s'ils valident ou non la non participation au gouvernement.

C'est-à-dire qu'on a plus de 150000 adhérents. On est aujourd'hui le premier parti de France en nombre d'adhérents qui vont dire si oui ou non ils estiment que la décision qui a été prise de ne pas participer au gouvernement de participer au vote à l'Assemblée nationale texte par texte c'est-à-dire de se retrouver dans une situation où bah si un texte proposé par le futur gouvernement va dans le bon sens si par exemple il décide de renforcer les moyens pour le ministère de l'intérieur de réduire l'immigration bah évidemment on votera pour s'il décide d'augmenter les impôts des françaises et des français bah évidemment on votera pour mais Pierre Henri Dumont vous allez faire ce cette consultation après la nomination du gouvernement contre on n pas sûr qu'il y a encore un gouvernement au moment de la nomination puisque le gouvernement aujourd'hui n'est pas à l'abri d'une censure rapide si le parti socialiste décide d'appuyer sur le bouton. Je crois que si on prend les derniers calculs, il suffit qu'il y ait même pas un oui c'est un député sur trois au niveau des socialistes qui qui votent la censure pour faire tomber voilà pour faire tomber le le gouvernement.

Donc je le dis aux auditeurs, il faut 289 députés pour que le gouvernement et il y en a 264 et il en faut 25 au hasard et pour l'instant on ne les connaît pas tous mais bah Justine bien sûr c'est vous c'est vous la mais vous excusez pas c'est vous la patronne chère Justine posez la question que vous voulez en fait dans votre discour ce que je crois comprendre et après voilà je je ne suis que que je ne suis pas du tout dans toutes toutes ces dans la politique mais j'écoute beaucoup et j'ai l'impression en fait que là on essaie de créer un gouvernement enfin oui un gouvernement pour vous mettre sous tutelle en fait on va essayer de placer un gouvernement de de technocrate entre de gros guillemets parce que évidemment personne ne sait qui va être mis euh mis au banc des ministres mais j'ai l'impression voilà que par ce par ce biais là on estime que les députés ne sont plus capables d'exercer euh voilà d'exercer la fonction de ministre en vue de leurs ambitions futur au niveau présidentiel et on met sous tout l'assemblée et là vous nous dites on va voter texte par texte mais est-ce que vous allez accepter de voter texte par texte des textes qui sont qui viennent d'un monde de technocrate et plus d'un monde politicien ? Je sais pas si c'est clair ce que je dis mais je je trouve vraiment qu'on met sous tutelle l'assemblée en fait. Pierre Henri du Oui, je je peux je peux comprendre la position.

Alors, les textes viennent parfois du gouvernement et parfois des propres parlementaires. He c'est ce qu'on appelle les propositions de loi. Donc chaque parlementaire est libre de déposer et chaque groupe politique choisit les textes qu'il veut voir débattre à l'Assemblée nationale.

Donc c'est pas forcément que des textes qui viennent d'en haut, des techniciens, des technocrates que vous évoquez. Bon, ce qui est sûr par contre, c'est qu'il faut un budget à la France. Voilà.

Et donc bah là le budget, il y a une urgence qui est une urgence constitutionnelle qui nécessite que d'ici quelques jours le budget soit déposé, qui commence à être débattu et qui soit voté pour la fin d'année. Donc là, on prendra nos responsabilités et on sera les gardes de fous pour éviter qu'il y ait des dérives dans ce budget, je vous l'ai dit sur les hausses d'impôts, en particulier pour les classes moyennes qui travaillent. Faire en sorte que les moyens à louer aux forces de l'ordre, au ministère de l'intérieur soient largement suffisant parce que le budget, c'est aussi une tradition.

Il nous reste j'ai l'impression quand même que votre groupe parlementaire à l'Assemblée nationale a pris son indépendance. Comment vous leur tordez le bras pour leur faire voter une censure ou pour leur faire voter pour ou contre untexte ? Je résume.

C'est qui le patron chez les républicains ? Le patron chez les républicains, c'est Bruno Retaillot qui a gagné à 75 % l'élection interne il y a cela 6 mois. Et c'est pour aussi pour cela que nous mettons parce qu'on a senti un certain mois, vous avez raison chez les députés en particulier qui étaient pas d'accord sur la ligne de ne pas participer au gouvernement pour la plupart d'entre eux.

H et bien dans c cas nous tranché le sujet par nos adhéros militants et il y a rien de mieux on demande un député LR ne respecte pas la ligne du parti il est exclu ah ce sera à lui de faire en sorte de d'expliquer aux adhérents qu'il ne qu'il ne suit pas la ligne des adhérents et donc il y a il y a en effet une sorte de de différence pardon et c'est un peu compliqué mais entre la constitution qui dit que tout mandat impératif est nul dire que chaque député est libre de de son vote. Il n'est pas soumis au déshidérat de son propre parti politique mais aussi la fidélité, le devoir envers son parti politique non pas simplement du bureau politique oui ou non pardonnez-moi Pierre Henrum c'est très clair que normalement quand vous respectez pas la ligne partie de ce sera de la même façon et c'est là je vous avez raison ce sera de la même façon que si un un ministre était de LR devait rentrer au gouvernement ce sera une aventure personnelle et on devra en tirer des conséquences merci beaucoup Pierre Henri Dumont c'était un plaisir de vous avoir dans Elliot de Val et vous et vous chers auditeur vous restez avec nous pendant euh encore 1 heure puisqu'on est en direct jusqu'à 13h.