Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 mars 2025 26 min

"On se donne les moyens que ça ne puisse plus se reproduire", assure Élisabeth Borne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour Elizabeth borne bonjour bonjour Il l'a dit hier sur l'antenne de franceino télé à la question faut-il revenir à un âge de départ à la retraite à 62 ans François Baayou a répondu clairement non vu le contexte international du coup il sert à quoi maintenant le Conclave je pense qu'il a également rappelé qu'il faisait confiance aux partenaires sociaux avec évidemment un impératif qui est d'assurer l'équilibre de notre système de retraite par répartition parce que c'est sa pérennité qui est en jeu donc il faut pas toucher à l'âge il faut l'équilibre en 2030 bah ils ont quelle marge de manœuvre en fait les partenaires sociaux si on les écoute là ce matin il parl de trahison de mépris de scandale parce qu'au départ au tout début les concertations ont été rouverte sur l'idée qu'il n'y avait pas de totem ni de tabou je crois que le premier ministre a confirmé ce cadre simplement il faut assurer l'équilibre de ce système de retraite et vous voyez j'entendais sur votre antenne le négociateur de la CGT qui disait il faut abroger la réforme des retraites est-ce qu'il veut aussi supprimer les 7 milliards d'euros de mesures favorables au français les par exemple la revalorisation des plus petites pensions est-ce qu'on l'abroge également est-ce qu'on abroge tous les avancé toutes les avancées qui ont été faites sur le dispositif carrière longue pour ceux qui ont commencé à travailler tôt tous les droits nouveaux qui on été ouverts pour les femmes donc je pense que le cadre il est clair il est d'assurer l'équilibre du système de retraite c'est nécessaire au aujourd'hui plus qu'hier encore contte tenu du contexte que vous avez rappelé et je pense que le premier ministre l'a redit ensuite ils ont toute l'attitude pour réfléchir à des améliorations mais on a du mal à comprendre quelle est la ligne du gouvernement François baayerou dit non à un retour à 62 ans son ministre de l'Économie dit il parle en son nom personnel François baayrou ce sont les partenaires sociaux qui ont le dernier mot comment est-ce qu'on non non mais François François baayrou a redit que ils sont libres de faire les propositions qu'ils souhaitent à condition de assurer l'équilibre du système de retraite Édouard Philippe lui il dit que le Conclave est hors sol il n'a plus lieu d'être vu le contexte je pense que on a toujours raison de faire confiance aux partenaires sociaux moi j'ai entendu un certain nombre de syndicats je pense en particulier à la CFDT qui est très attaché à des améliorations par exemple sur les métiers difficiles la pénibilité mais il y a place pour une discussion sur ces sujets c'est intéressant quand même ce que vous dites il faut toujours faire confiance aux partenaires sociaux François Baou a aussi dit hier vous l'avez dit euh je crois à la démocratie sociale mais il a aussi regretté hier que votre réforme a été décidée je cite sans les organisations syndicales vous le prenez comment ce petit tacle là en passant alors je pourrais lui redétailler toutes les négociations qu'on avait eu à l'époque avec les partenaires sociaux qui ont notamment permis de faire toutes les avancées que je mentionnais carrière longue revalorisation des minimums de pension prise en compte d'un certain nombre de trimestres qui ne comptaient pas jusque-là donc on a eu effectivement de longues discussions avec les partenaires soci il y a un autre bout de la phrase de François Baayou hier qui a pas été commenté il a parlé des 62 ans mais il a aussi dit il faudrait que les partenaires sociaux parlent de la fonction publique des retraites de la fonction publique ça n'est pas au programme des discussions des fonctionnaires il y en a beaucoup au ministère de l'Éducation nationale est-ce que oui ou non il faut remettre sur la table le dossier de la retraite des fonctionnaires alors je pense pas qu'il a dit qu'il fallait que les partenaires sociaux précisément cela parce qu'il y a des des organisations syndicales qui représentent les fon fctionnaire et donc c'est sans doute à elle de s'emparer de ces sujets il est évident que si on change un certain nombre de règles pour les salariés du privé on voit mal comment on ne les changerait pas aussi pour les fonctionnaires donc ce sera le volet 2 en fait il y a à trouver le cadre pour discuter et c'est ce que souhaitaent les organisations patronnales et syndicales de ce qui concerne les salariés c'est leur champ de responsabilité et il y a aussi la question de la retraite des fonctionnaires imaginons qu'il y a des avancées pour les salariés on comprendrait mal qu'elle Val pas pour les pour les fonctionnaires Elisabeth borne vous avez annoncé hier un grand plan de contrôle dans l'enseignement privé et c'est aujourd'hui que commence d'ailleurs l'inspection de l'établissement betaram dans le béarne là où les enfants de François Baayou avaiit été scolarisé d'abord un mot sur cette inspection comment va-t-elle se se dérouler alors il y a h personnel de l'éducation nationale des inspecteurs mais aussi des personnels sociaux qui vont parti participer pendant 4 jours à cette inspection donc l'idée c'est vraiment d'avoir une vision globale du fonctionnement de l'établissement à la fois sur les sujets financiers le respect des programmes et puis aussi je pense que c'est important qu'on puisse mesurer le climat au sein de l'établissement et qu'on puisse s'assurer que lesffit dramatiqu qui ont été rapportés par des anciens élèves ne peuvent plus se produire aujourd'hui c'est distinct de l'enquête judiciaire c'est distinct de l'enquête judiciaire l'enquête judiciaire vous savez elle elle porte sur des faits qui se sont déroulés des années 50 aux années 2010-21 et ce qui est regardé par l'inspection de mon ministère c'est naturellement ce qui se passe aujourd'hui aud' sur betaram vous dites que l'État n'a pas été au rendez-vous vous parlez de contrôle insuffisant n'est-ce pas une manière de minimiser l'aveuglement collectif celui de l'éducation nationale je fais un constat simple c'est que jusqu'à présent il n'y avait quasiment aucun contrôle dans les établissements privés sous cont donc évidemment si on ne regarde pas si on ne va pas sur place pour apprécier le climat le les risques de violence qui peuvent exister on n'est pas informé et je note que pendant des années ces établissements n'étaient pas inspecté donc il faut naturellement que ça change moi j'ai été bouleversé je pense qu'on l'a tous été par les témoignages de ces anciens élèves dont la vie a pu être brisée par les violences qu'ils ont subi quand ils étaient élèves donc il il faut absolument tout faire c'est mon objectif pour que de telles violences ne puissent plus se produire sur la manière dont se passe ces contrôles c'est important de réentendre ce qui s'est dit sur France Info il y a 3 semaines on avait entendu le témoignage de l'inspecteur qui est aujourd'hui retraité qui a été appelé à betaram en 1996 à l'époque c'était pour une histoire de coup violent porté sur un élève il était pas encore question de de violence sexuelle il est resté une journée sur place les gens que j'ai rencontrés ils m'ont dit ce qui s'était passé là pour cette histoire de Gif mais ils m'ont pas dit autre chose que ça et donc je n'ai pas cherché à savoir ce qui se passait dans les dortoirs ou dans les des lieux de rencontre des élèves donc pour moi je suis reparti de l'établissement en ignorant totalement ce qui actuellement est reproché voilà moins de 24 heures sur place est-ce qu'il y a eu à l'époque une volonté de ne pas savoir non je pense qu'on avait sans doute pas conscience à l'époque de enfin personne n'imaginait ce qui se passait au sein de cet établissement Terra on a tous ces témoignages sur une période qui est certes ancienne mais je vous dis c'est le sens du plan que j'ai annoncé on se donne les moyens que ça ne puisse plus se produire aujourd'hui alors justement allons-y ce plan qui s'appelle brisons le silence agissons ensemble avec un un renfor forcément des inspections dans les établissements privés sous contrat qu'est-ce qui va changer concrètement ce qui va changer concrètement c'est d'abord qu'on demande à tous les établissements privés comme publics de remonter systématiquement lesffet de violence vous savez qu'il y a une application qui existe dans le public qui s'appelle fait établissement qui permet de signaler les incidents graves ou les fait les au niveau des rectorats et remonte les faits les plus graves au niveau national moi je demande aux établissements privés sous-crat de déployer ses remontées d'informations systématiqu et un décret va rendre obligatoire ces remontées d'information pour les établissements privés ensuite vous dites il faut qu'on qu'on puisse qu'on puisse intensifier les les contrôles parce que en fait il y en a vraiment il y en avait pas énormément dis peu il y en avait très peu une vingtaine sur les années passées par an donc du coup qu' a 7500 établ pr absolument donc du coup enfin Nicole Boubé avait d'ors et déjà décidé d'affecter 60 inspecteurs supplémentaires sur ces contrôles on va en remettre 60 de plus dans les deux prochaines années et puis par ailleurs moi j'ai décidé de mettre en place une mission d'appui au sein de l'inspection générale de mon ministère avec une dizaine d'inspecteurs généraux qui pourront superviser ces contrôles et intervenir sur les situations les plus sensible avec aussi des équipes je le dis pluridisciplinaires pour avoir différents regards sur ce qui ça change quoi d'avoir une équipe pluridisciplinaire parce que jusqu'à présent les contrôles se faisaient sur le volet administratif le volet financier des ououi les établissements privés sous contrat considérer que la partie vie scolaire ne relevait pas du contrôle de l'État ce que moi j'ai pu dire à leurs représentants c'est que il y a évidemment un caractère propre dans ces établissements mais s'assurer qu'il n'y a pas de violence au sein de ces établissements ça fait partie des contrôles ça fera désormais partie des contrôles et puis l'inspecteur le mentionne il y a des moment où les élèves sont particulièrement vulnérables c'est le cas quand on a des internats et c'est aussi le cas quand on a des voyages scolairire avec des nuités à l'extérieur donc pour ces situations on aura un questionnaire les élèves auront accès un questionnaire tous les trimestres quand ils sont en internat anonyme et à la moindre alerte il y aura une cellule d'écoute par des psychologues des personnels de santé qui pourront recueillir la parole de ses élèves et ce sera le cas aussi au retour des voyages scolaires quand il y a des nuités absolument systématiquement on a eu connaissance d'incidents qui ont pu se passer dans des voyage scolair et donc je pense que c'est des moments effectivement de plus grande vulnérabilité pour les élèves il faut qu'on se donne tous les moyens de recueillir la parole des élèves c'est aussi pour ça qu'on veut mobiliser le 119 vous savez le numéro d'appel pour l'enfant sans danger en mettant en place un basculement systématique sur les équipes académiques donc les RE quand quelqu'un signale des violences au sein d'un établissement qu'il soit public ou privé cette information sera transmise à ces équipes académiques qui pourront déclencher des contrôles ellisabeth borne depuis la médiatisation de cette affaire betaram au moins quatre collectifs ont été constitués par d'anciens élèves Notre-Dame de garison dans les Hautes Pyrénées Notre-Dame du sacré cœur dans les Landes Saint-François Xavier dans les Pyrénées Atlantiques Saint-Pierre dans le Finistère toutes des institutions catholiques sous contrat avec l'État est-ce qu'il y a un problème avec l'enseignement catholique en général vous savez je pense qu'on a eu la commission qui avait été présidée par Jean-Marc Sauvé qui a écouter la parole d'enfant qui avait fait l'objet de violence sexuelle à l'époque par les institutions catholique je pense que c'est un peu la même chose qu'on est en train d'observer au sein des établissements scolaires donc voilà l'objectif c'est évidemment que cette parole se libère que la justice puisse passer que les victimes puissent être accompag ça c'est ce qui relève de la justice et pour ce qui me concerne c'est de m'assurer que ça n'est plus possible mais quel justement quelle conséquence quel conséquence envisagez-vous pour betaram par exemple et pour les tous les tous les établissements qu'on vient de citer est-ce que ça peut aller jusqu'à la la rupture d'association de contr contrat d'association avec l'État écoutez des inspecteurs commencent leur travail aujourd'hui évidemment on en tirera toutes les conséquence je j'espère que aujourd'hui toutes les précautions sont prises pour qu'il y ait plus ce type de violence mais vous parlez avec les responsables de l'enseignement catholique on rappelle que 17 % des des élèves sont euh scolarisés dans dans dans le privé il y a à peu près une famille sur deux qui a un moment ou à un autre a recours à l'enseignement privé en France est-ce que toutes ces affaires entam la confiance entre l'État et l'enseignement catholique ce que j'ai pu dire aux représentants de l'enseignement catholique c'est que notre responsabilité et leur intérêt c'est précisément qu'on ait plus de contrôle qu'on a s remonté systématique de tous lesffits de violence parce que en effet j'imagine que les parents qui entendent ce qui s'est passé alors rappelons que c'est il y a quelques décennies peuvent être inquiets donc mettons en place tous ces dispositifs de remontée d'information de recueil de la parole de contrôle et ça permettra je l'espère de rassurer tout le monde et une dernière question sur le sujet qu'est-ce que vous dites à ceux qui pensent qu'il y a une inégalité de traitement entre établissement catholique et musulmans je pense à à la France insoumise à Jean-Luc Mélenchon particulièrement pour les premiers il il dénonce donc de la de la complaisance malgré de lourdes accusations et pour les autres des contrôles très réguliers et des résiliations de contrats pour des considérations administratives ce ne sont pas des considérations administratives quand on a rompu des contrats c'est par qu'il y avait des faits alors à la fois dans les enseignements qui étaient délivrés dans les propos tenus par un certain nombre de responsables de ces établissements je pe vous ass pe fermer des établissements musulmans on peut aussi fermer desta catholique je peux vous assurer qu'on a fait des contrôles alors là on rentre dans un autre champ les établissements hors contrat de d'établissement catholique sur lequel il y a des des faits préoccupants et on va là aussi tirer toutes les conséquences elliisabeth borne vous êtes avec nous jusqu'à 9h sur France Info on laisse passer le fil info de 8h46 Maurine Suignard il espère que la Russie va accepter un cesser le feu avec l'Ukraine Donald Trump annonce qu'il va s'entretenir avec Vladimir Poutine demain le président américain affirme que beaucoup de choses ont déjà été négociées avec KAV Moscou il évoque le partage de terre et d'usine de production d'énergie la CGT dénonce sur France Info une trahison des engagements du Premier ministre en pleine renégociation de la réforme des retraites François Baayou a fermé la porte un retour de l'âge légal de départ à 62 ans ce matin la ministre des comptes publics estime que ce retour n'est pas réaliste Bloom et Foodwatch attaquent Carrefour en justice pour manquement à son devoir de vigilance dans sa filière tonnière les deux ONG affirment que la multinationale n'interdit pas les méthodes de pêche destructrices et ne protège pas suffisamment la santé des consommateurs avec des taux de mercure trop importants dans les boîtes de thon Luc Darden fait part de son émotion sur France Info après l'annonce de la mort de l'actrice belge Émilie Deken elle n'avait que 43 ans la caméra l'aimait c'est l'archange foudroyé dit sur France Info le réalisateur c'est avec son film Rosetta que l'actrice s'est fait connaître en 1999 France Info le 830 France Info Jérôme chapui SIA bracla et toujours l'ancienne Première ministre ellisabeth bornne aujourd'hui ministre de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la recherche l'enseignement supérieur on en parle parcours sup est une question vouloir sélectionner précocement sans qu'murit l'esprit et les attentes je pense que c'est une erreur ça c'est ce que disait François Baayou il y a de mois lors de son discours de de de politique générale 2 mois après est-ce que vous savez ce qu'il a voulu dire est-ce que la plateforme parcours subp d'orientation vers le supérieur et est menacé on a de toute façon besoin d'une plateforme pour rapprocher des centaines de milliers et même des millions de demandes de millions d'offres de parcours dans l'enseignement supérieur moi je suis consciente que quand on fait ses choix sur parcours sup c'est un moment stressant pour beaucoup de jeunes et pour leurs famillees et c'est pour ça que il faut réfléchir en amont à son orientation c'est le sens de la découverte des métiers qui se met maintenant en place à partir de la 5e et je suis persuadé qu'on peut faire mieux qu'on doit faire mieux parce que vous savez qu'on est dans un pays l'un des pays qui reproduit le plus les inégalité sociale le sujet c'est pas parcours su c'est pas la plateforme en elle-même c'est ça que vous nous dites c'est toute l'orientation à laquelle il faut qu'on réfléchisse moi mon objectif c'est de permettre à des jeunes de découvrir un maximum de métiers d'ù ouvrir leurs horizons et puis quand il y a un métier qui leur plaît de les accompagner pour qu'ils puissent aller vers ces métiers c'est ça notre responsabilité vous savez qu'il y a une concertation qui est en cours sur l'orientation je suis persuadé qu'on doit faire mieux précisément pour sortir d'un système qui reproduit les inégalités qui est le notre aujourd'hui elle débouche quand cette cette concertation cette concertation elle va déboucher dans les prochaines semaines il y a des tas de contributions qui ont été remontées celle du MeV qui sera présenté tout à l'heure d'ailleurs on on le lisait ce matin dans Le Figaro qu' y a un gros problème en France c'est que il y a beaucoup de talents de de jeunes qui échouent dans leur dans leur orientation et on se prive de de de beaucoup de talent ça coûte à peu près 4 milliards d'euros par an à l'économie française dis-il alors c'est un sujet pour l'économie française c'est un sujet pour tous ces jeunes auquels on permet pas précisément bah de révéler leurs talent donc c'est quelque chose qui moi me tient à cœur donc on doit vraiment avoir cette approche globale pour assurer une égalité des chance au travers de l'orientation et puis évidemment sans attendre on réfléchit et on met en place chaque année des améliorations de parcours su vous savez qu'il y a un numéro vert qui a été mis en place c'est surtout l'pect technique he de parcours sup qui pose problème auoui vous savez je pense que le sujet il est il est beaucoup plus global c'est pas au moment où on remplit ses vux d' parcours sub qu'il faut réfléchir à ses choix d'orientation il faut qu'on accompag ceux qui font des demandes et qui n'arrivent pas à obtenir ce qu'ils veulent c'est aussi la la difficulté alors forcément vous savez quand vous avez des formations où il y a 1000 places disouvrir le champ des possies et qu'on puisse accompagner chaque jeune pour qu'il choisisse vraiment un métier qui lui plaîtisabeth vous avez demandé une inspection du groupe Galiléo qui est un groupe privé leader de l'enseignement supérieur privé qui est accusé dans un livre enquête le cube aux éditions flamarion accusé de de dérive qu'est-ce qui vous paraît problématique dans ce cas précis c'est au-delà de du groupe Galiléo avec Philippe Baptiste depuis qu'on est arrivé on a annoncé qu'on souhaitait mieux réguler l'enseignement supérieur privé à but lucratif vous savez que notamment avec la mise en place de toutes les aides à l'apprentissage il y a beaucoup de formations supérieures qui se sont développées il y a des formations qui sont de très grande qualité il y en a d'autres qui ne le sont pas c'est quoi il y a de la fraude en fait pour être clair il peut y avoir des situations de fraude et donc c'est pour ça qu'on veut lancer enfin qu' nous allons lancer une inspection interministérielle la ministre du Travail à Street panocian est également associée pour voilà vérifier la qualité des formations c'est très important quand là encore un jeune choisit une formation supérieure qu'il ait des garanties de qualité ça pose des questions de mieux réguler cet enseignement privé supérieur privé à but lucratif et et notamment d'avoir des certifications qui correspondent vraiment à une garantie de qualité on travaille à la la refonte de de de la certification caliopi qui permet de bénéficier de financement public il y a des formations privées qui en bénéficient aujourd'hui et dont le l'offre pédagogique n'est pas à la hauteur vous dites abus lucratif avec des des organismes qui touchent des subventions et qui dans ce livre c'est démontré réalise des résultats de 40 % de résultats avant impôt est-ce que ça vous semble acceptable ce niveau de résultats dans un secteur comme l'enseignement où est-ce que ça vous choque comme ministre de l'éducation et de l'enseignement supérieur c'est un livre enquête je souhaite avoir mes propres analyses et c'est pour ça qu'on va lancer une mission interministérielle vous savez moi ce qui me choque c'est par exemple quand on a des formations à des métiers manuels qui se font uniquement en enseignement à distance moi ça me surprend je ne suis pas sûr qu'on garantisse la qualité et donc c'est ça aussi qu'on veut aller regarder et juste pour avoir bien les les les ordres de grandeur ça coûte combien les subventions représentent combien à ce type d'organisme il a 3 milliards et demi de financement public notamment sur l'apprentissage donc je pense que ça mérite qu'on contrôle que dites-vous ellisabeth borne aux parents qui s'inquiètent du programme d'éducation à la vie affective et à la sexualité qui va être dispensé dès la rentrée prochaine aux écoles aux élèves de maternelle à la terminale que je pense que c'est un programme tout à fait essentiel et voyez ça rejoint peut-être ce qu'on évoquait sur les violences c'est des violences sexuelles qui ont pu intervenir dans certains certains établissements il s'agit d'une éducation à la vie affective et relationnel dans le 1ier degré et puis on introduit la dimension éducation à la sexualité dans le second degré mais il s'agit en premier lieu de dire à tout élève à tout jeune que son corps lui appartient que son son intimité doit être respecté qu'il peut y avoir des comportements inappropriés de la part des adultes et que dans ce cas il faut qu'il se conf une personne de confiance sauf que c'est pas ce que retiennent les associations conservatrices elle elles disent que le programme constitue je cite l'appropriation par l'état de la transmission de l'éducation sexuelle tout en banalisant la sexualité précoce et une sexualité déconnectée de toute affectivité elles sont inquiète oui je sais pas si elles ont vraiment lu le programme vous savez ce programme moi j'ai tenu et j'étais premierre ministre à l'époque à ce qu'on puisse saisir le Conseil supérieur de des programmes c'est-à-dire des spécialistes de l'éducation de la santé de la protection de l'enfance pour élaborer un programme qui est très progressif adapté à l'âge de chaque jeune et quand on me dit c'est l'affaire des familles moi je note qu'il y a 160000 agressions sexuelles sur mineur chaque année essentiellement dans la sphère familiale donc je pense que c'est notre responsabilité précisément d'apprendre à chaque enfant que son intimité son corps doit être respecté et qui doit se confier à un adulte quand ça n'est pas le cas Elisabeth Bor il faut qu'on se projette on est au printemps et c'est le moment où le budget 2026 se prépare il va falloir dépenser davantage pour notre défense sans hausse d'impôt prévient Emmanuel Macron ça veut dire que certains ministères devront se serrer la ceinture l'éducation nationale aussi écoutez j'aurai l'occasion de présenter mes arguments au Premier ministre je pense que c'est finalement ce ministère de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche c'est l'avenir de notre pays qui se joue bien formmer les jeunes donner des parcours de réussite pour nos étudiants mobiliser la recherche à un moment où on voit qu'à l'échelle de la planète la liberté académique l'indépendance de la recherche est remise en cause aux États-Unis benah c'est l'avenir de notre pays qui se joue donc je pense que c'est important mais vous entendez ce qu' disent d'abord quand vous êtes arrivés vous avez sauvé entre guillemets les 4000 postes d'enseignants qui étaient menacés pour 2025 mais il y a un fait c'est que il y a moins d'élèves euh il y a aujourd'hui qu'il y a quelques années est-ce qu'il faut que les effectifs d'enseignant suivent alors il y a en effet moins d'élèves on a aussi des besoins très importants pour mieux former nos professeurs donc c'est des discussions que j'auris avec le Premier ministre je pense qu'investir dans l'avenir c'est essentiel donc vous à minima que le que le budget ne ne ne baisse pas c'est ce que vous dites votre collègue ministre des Sports Marie Barça qui estime que le voile dans le sport n'est pas je cite n'est pas de l'entrrisme de la part des mouvements islamistes elle a mise en garde contre les confusions et les amalgames entre le port du voile et la radicalisation dans le sport est-ce que vous êtes d'accord avec elle alors je pense que on est tous conscient qu'il peut y avoir de l'entrrisme dans les clubs sportifs et qu'il faut être très vigilant et je pense qu'elle mobilise aussi l'inspection de son ministère pour vérifier ses situations ensuite sur le port du voile il y a une proposition de loi qui prévoit de d'interdire le port du voile ou de signe religieux parce que c'est un principe d'égalité aussi deig hé ce que JEE quei laonsabilité des fédérations de définir le réglement intérieur comme l'a fait la Fédération Française de foot féminin et ça a été validé quand on fait une compétition il y a une tenue tout le monde doit porter la ten donc vous n'êtes pas pour légiférer vous êtes contre cette proposition de je pense le Conseil d'État nous a confirmé que quand les fédération mettent en place des règlements intérieurs qui disent la tenue c'est la tenue ça suffit et ça protège effectivement ça ça permet d'avoir de proscrire de faites des signes ostentatoire religieux dans les compétitions une dernière question vous avez été premierre ministre votre collègue Bruno rotaillot ministre de l'Intérieur menace à demimau de quitter le gouvernement si la France devait céder sur les expulsions des ressortissants algériens il en fait une priorité sans même parler du fond simplement sur la forme comme premier ministre si un premier ministre si un de vos ministres vous avez fait ce coup de la menace de démissionner comment est-ce que vous auriez réagi je pense que Bruno retaillot veut marquer l'importance qu'il accorde au fait que les accords soient respectés on est en train de parler d'une demande qui est faite à l'Algérie de récupérer des ressortissants en situation irrégulière en France qui par ailleurs pour la plupart de ceux qu'on a pu mettre dans la liste sont dangereux donc je pense qu'on est tous d'accord sur le fait qu'il faut que l'Algérie reprenne S ressortissant dangereux merci ellisabeth borne ministre de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche invité de France Info ce matin dans un instant s bra Renaud les informer [Musique]