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interviewLCI (sur YouTube)· 14 mars 2024 36 min

Emmanuel Macron : "face à l'escalade de Moscou, nous sommes prêts à répondre"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir monsieur le Président bonsoir bonsoir monsieur le Président bonsoir à F vous avez choisi de vous exprimer dans les 20h de nos deux chaîne pour clarifier votre position sur notre engagement au côté de l'Ukraine alors le 26 février après une conférence internationale vous avez sidéré tout le monde en refusant d'exclure l'envoi de troupe occidental en Ukraine vous avez quelques jours plus tard appeler les Européens à ne pas être lâche enfin vous avez affirmé qu'il n'y avait aucune limite qu'une ligne rouge au soutien français à Kiev alors est-ce qu'on a bien compris est-ce que vous envisagez d'envoyer des troupes occidentales française en Ukraine bonsoir et bienvenue vous êtes assis devant moi est-ce que vous êtes debout non est-ce que vous excluez de vous lever à la fin de cette interview sûr vous n'allez pas l'exclure on est même s de le faire voilà nous on n'est pas sûr de le faire mais en tout cas on n'est pas on n'est pas dans cette situation là aujourd'hui mais être assis pas question de vie ou de mort êre assis ou debout n pas une question de mort d'abord il y a différentes il y a une gradation et ça dépend où on le fait je fais cette comparaison pour expliquer ce qui'est ne pas exclure des options et il y a une raison de pas le faire et la position qui consiste à dire simplement ce que ce qu'on fait et nous nous donner des lignes rouges quelle est la situation depuis 10 ans parce que tout ça a commencé en 2014 la Russie a lancé une guerre d'agression contre l'Ukraine nous avons ensuite tout fait pour rétablir la paix tout les accords de Minsk les négociations qui sont menées sous l'égide de la France et de l'Allemagne avec l'Ukraine et la Russie ici même s'est tenu dans cette salle le seul rendez-vous entre le président Zelinski et le président Poutine le 9 décembre 2019 et la Russie le régime du kremelin une fois encore a décidé de lui-même en février 2022 de lancer le deuxè temps de cette offensive une guerre complète contre l'Ukraine et pas simplement le donbas parce qu'il ne nous dit pas ses limites il bombarde Kief régulièrement attaque Odessa et cetera nous avons un objectif la Russie ne peut pas et ne doit pas gagner cette guerre depuis 2 ans nous avons aidé l'Ukraine et si les choses devaient dégénérer ça ne serait une fois encore que la responsabilité de la Russie et donc nous si ça veut dire que nous si nous aujourd'hui d'être faible si face à quelqu'un qui n'a pas de limite face à quelqu'un qui a franchi toutes les limites qu'il nous avait donné nous lui disons naïvement je n'irai pas plus loin que ceci ou que cela à ce moment-là nous décidons pas la paix on décide déjà la défaite et vous décidez de le dire qu'on peut envoyer et ça c'est ça c'est un un geste très fort de décider de dire on ira peut-être jusque là et je l'assume parce que c'est le rôle du président de la République dans nos institutions le président de la République est en charge de la Défense nationale fait pas de commentaire il décide pour la sécurité des Françaises et des Français qu'est-ce qui se joue en Ukraine une guerre qui est existentielle pour notre Europe et pour la France j'espère qu'on y reviendra parce que c'est un sujet clé et donc je décide parce qu'après 2 ans de guerre après d'ailleurs je veux ici le rappeler que nous ayons systématiquement fait ce que nous disions que nous n'allions pas faire ce qui relè aussi les propos très définitifs tenus parfois par certains à travers l'Europe il y a 2 ans nous disions jamais on en verra de char on l'a fait il y a 2 ans on disait jamais nous n'en virons de missile de moyenne portée on l'a fait on disait jamais on enva d'avion certains sont en train de le faire donc nous avons mis trop de limites si je puis dire dans notre vocabulaire nous ne sommes pas dans l'escalade nous nous ne sommes pas en guerre contre la Russie simplement il faut être clair nous ne devons pas laisser la Russie gagné mais les Français n'ont pas compris vous parlez de vocabulaire à quelle conditions précise concrète des soldats des militaires français irent se battre en Ukraine est-ce que c'est parce que l'armée russe ferait une percée décisive sur le front est-ce que c'est parce qu'une ville clé Odessa par exemple serait sur le point de tomber vous n' pas été précis sur mais peut-être j'ai raison de ne pas être précis et je vous le redis mais les deux conditions que je viens d'évoquer sont relève de la science-fiction ou ce sont des scénarios possibles à vos yeux depuis quelques années nous Vions vivons tous dans un monde où ce qu'on croyait impensable arrive c'est cette fin de l'insouciance que j'évoqué il y a quelques années on y est la guerre est sur le sol européen il y a entre Strasbourg et le vif moins de 1500 km vous imaginez la guerre est dans ce pays donc ça n'est pas une fiction et ça n'est pas loin de nous ce qui s'est passé donc toutes ces options sont possibles le seul qui en aura la responsabilité c'est le régime du kremelin ce ne sera pas nous jamais nous ne mènerons d'offensive jamais nous ne prendrons l'initiative la France est une force de paix simplement aujourd'hui pour avoir la paix en Ukraine il ne faut pas être faible et donc il nous faut lucidement regarder la la situation et il nous faut avec détermination volonté courage dire que nous sommes prêts à mettre les moyens pour atteindre notre objectif qui est que la Russie ne gagne pas si on est prêt c'est qu'on se prépare pré ça veut dire qu'on s'entraîne pour des opérations aériennes ou la France au sol la France n'a pas attendu février 2022 pour se préparer nous avons un modèle d'armée complète force de dissuasion et des armées opérationnelles et je veux ici le rappeler pour rendre une fois encore hommage à nos soldats et à leur famille nous sommes un des rares pays en Europe qui pendant 10 ans a eu des forces déployées au Sahel pour lutter contre le terrorisme et nous avons perdu là-bas des dizaines d'hommes c'était pas la même le même type de combat est- que vous pensez que c'était on combatit les islamistes qui étaient nous combattions des terroristes qui étaient domestiqu également à la demande d'un état pour éviter qu'un État souverain ne s'effondre et pour protéger nos avant-postes mais est-ce qu'on pense que c'est plus accessoires aujourd'hui ça ne s'impose pas en Ukraine mais est-ce qu'on doit tout exclure pour autant ce que je veux dire par là c'est que nous nous sommes prêts c'est que j'ai décidé dès mon premier mandat et dès le début une augmentation du budget de nos armées considérable qui fait que les deux lois de programmation militaire que j'aurais eu à décider comme président auront conduit à un doublement du budget de nos armées donc nous ne nous réveillons pas sur ce sujet je voudrais juste clarifier un point c'est que ce qui s'est passé ces derniers mois est un changement profond et ce sursaut que j'ai appelé de mes vœux dès le 16 février au côté de du président Zelinski ici et qui m'a conduit à dire cela mais surtout à décider des choses très concrètes avec nos alliés c'est que la contreoffensive ukrainienne ne s'est pas passé comme attendue durant ces derniers mois et c'est quand vous regardez la situation de ces dernières semaines la situation est difficile sur le terrain pour les Ukrainiens c'est une litote c'est une l par que je ne suis pas défétiste mais elle est difficile ils sont courageux une fois encore mais ils ont des limites ils ont des limite en terme d'homme parce que la Russie est un plus grand pays et à partir du moment où il n'y a que les les les homes hommes Ukrainiens ils ont cette limite et ils en perdent beaucoup et ils ont une limite en terme d'obut missile puisque à peu près au moment où je vous parle quand la Russie tire 10 auus on lui répond avec un et donc vous voyez que ça met la situation sur le front en grande fragilité et à côté de ça vous avez un régime au kremelin qui s'est profondément durci à quel moment parce que quelle différ t ces derniers mois et je dirais en gradation en multipliant les attaques informationnelles et cyber et y compris dans notre quotidien sur des hôpitaux en France et ailleurs en Europe qui a durci en décidant de tuer des opposants politique mais c'est pas nouveau vous étiez bien alerté en 2014 mais je ne dis pas que c'est nouveau je dis que ça s'intensifie son plus tôt c'est ce que je veux dire en 2014 alors vous pouvez vous pouvez pas toute à la fois me reprocher de la sonner trop tôt et d'avoir pu la sonner plus tôt j'ai je crois que je regarde avec lucidité la situation nous avons d'abord tout fait au-delà de sonner l'alarme pour être exigeant mais desaccord avec les présidents Poutine la lucidité que j'évoque devant vous je la porte dès le mois de juin 2017 à Versailles en lui disant vous nous attaquez vous manipulez nos données j'en ai été victime dans ma première campagne et donc il faut qu' un respect s'établisse et que vous soyez vous cessiez d'être une force de déstabilisation je le réitère en 2018 en 2019 mais dans ce temps-là nous voulions éviter la guerre puis il y a eu le temps où on a aidé l'Ukraine à résister mais là le contexte sur le terrain ukrainien change la situation est beaucoup plus difficile pour eux la Russie durcit chez elle et elle multiplie les attaques et donc oui je vous le dis avec la plus grande solennité ce début d'année 2024 doit être pour nous celui du sursaut donc si on envoie des militaires là-bas pardon de rester dans ce scénario sombre c'est des fantassins c'est des conseillersqueord pere on parle pas mais d'abord je ne le souhaite pas je souhaite que la Russie C cette guerre se retire des positions qui sont les les siennes et permettent la paix mais vous n'y croyez plus mais ce que ce qui est important ici d'abord un ça n'est pas mon souhait mais de je ne vais pas donner de la visibilité à quelqu'un qui ne m'en donne pas c'est au président Poutine qu'il faut poser cette question allez lui demander où sont ces lignes rouges votre ministre des Armées lui il a donné une certaine visibilité il a dit non non on n voit pas d'homme là-bas ce sera peut-être des des mineurs nous SAV c'est pas ce à quoi on s'attend ce que je peux vous parce qu'il a fait le distingo entre ce qui était décidé que nous mettons en place et ce qu'il ne faut pas ex parce que nous nous adapterons nous avons décidé le 26 février dernier à Paris d'aller plus loin dans l'aide à l'Ukraine de mettre en place une coalition pour leur fournir des missiles ou des bombes qui leur permettent de toucher leur sol jamais la Russie mais d'atteindre derrière les positions russes aujourd'hui nous avons décidé aussi d'accélérer pour aller chercher des munitions partout où elles sont disponibles c'est ce qu'ensuite je suis allé faire à Prague quelques jours plus tard et nous avons décidé de mener cinq actions communes et là on était tous d'accord autour de cette table européens américains canadiens britannique pour dire on va ensemble faire du déménage produire et réparer du matériel déployer des forces civiles à la frontière avec la Biélorussie protéger la frontière avec la Moldavie là aussi avec des forces civiles et euh avoir des actions défensives en cyber sur le sol ukrainien en vche ils n'ont pas du tout décidé d'envoyer des troupes et ils vous l'ont fait savoir dès que vous avez proné oui mais on peut systématiquement revenir là-dessus et je vais aller jus parce c'est un peu le sujet franis mais ils a tout à fait raison mais je dis aujourd'hui on a décidé ça et ça c'est un changement on l'a décidé à Paris c'est le début de ce sursaut ensuite je vous le dis nous ferons ce qui est nécessaire pour atteindre notre objectif parce que si la Russie venait à gagner la vie des Français changerait de quelle manière nous n'aurons plus de sécurité en Europe qui peut penser une seule seconde que le président Poutine qui n'a respecté aucune de ces limites et aucun de ses engagements s'arrêterait là donc ce qui se passe en Ukraine aujourd'hui relève également des intérêts vitaux de la France il y a un danger la sécurité de l'Europe et la sécurité des Français se joue là-bas et ce sont nos intérêts vitaux vous employer là un terme qui a des connotations particulières je vous dis la sécurité mais vousmême vous avez utilisé menace existentielle existentielle ça veut dire que c'est notre existence qui est en cause je le dis et je l'assume nous avons déjà subi les conséquences de cette guerre dans notre quotidien on a déjà subi ces attaques on a déjà dans plusieurs de nos hôpitaux subi des jours et des jours de dysfonctionnement à cause de cette agressivité russe nous avons subi les conséquences en Europe le prix du gaz la situation notre économie le coût des céréales les dérèglements économiques qui s'en sont suivis sont la conséquence de cette guerre qu'a lancé la Russie et si la Russie gagne cette guerre la crédibilité de l'Europe sera réduite à zéro quelle serait la crédibilité sur notre sol d'une puissance l'Union européenne de ces membres qui auraient laissé faire cela la sécurité des Européens quelle serait-il est-ce que vous pensez que les Polonais les Lituaniens les Estoniens les Lettons les Roumains les Bulgares pourraient une seconde rester en paix et je ne parle même pas de la Moldavie qui certes n'est pas dans l'Union européenne aujourd'hui mais qui à la seconde serait menacé donc vous dites en creuxtin ne s'arrêtera pas là s'il gagne cette guerre il poursuivra ailleurs il trouvera d'autres proies dites mais par notre passé nous avons déjà connu des régimes qui tuer les opposants chez eux avaient des dérives autoritaires et avait la volonté de conquérir tout ce qu'on les laissé conquérir donc Poutine ne s'arrêterait pas là s'il gagnait cette guerre mais et je crois que ce que je dis là est un consensus complet du président Biden au ch chelier allemand tous les dirigeants de l'Europe se la force donc seule la force notre force français européen l'OTAN je ne sais pas peut l'arrêter peut le stopper il faut le stopper en Ukraine aujourd'hui il faut avoir pour reprendre une vieille formule de Churchill le nerf de la paix vouloir la paix ça n'est pas choisir la défaite vouloir la paix aujourd'hui ça n'est pas laisser tomber l'Ukraine vouloir la paix non c'est d'être crédible d'être fort et prêt pour nous adapter au choix que la Russie ferait et donc si la guerre venait à se à se s'étendre si la guerre venait à s'étendre en Europe ce serait le seul choix et la seule responsabilité de la Russie mais décider nous aujourd'hui d'être faible décider nous aujourd'hui que nous n'y répondrions pas c'est déjà être dans la défaite et ça je ne le veux pas mais contrairement à ce que vous voulez croire beaucoup de mes homologues m'ont suivi quelques jours aprs mais j'étais quelques jours après à Prague à côté de moi le président tchque a dit exactement la même chose vous aviez ici même il y a quelques jours le président lituanien il a dit lui-même toutes les options doivent être ouvertes il a même obtenu un mandat de son parlement pour envoyer des TR ça veut dire vous les avez convaincu vous êtes en train a mais comme on l'a fait à chaque fois en février 2022 pardon en mars 2022 à Versailles nous avons décidé un un agenda stratégique l'agenda pour l'autonomie stratégique de l'Europe on l'appelle encore l'agenda de Versailles il vaut encore et nous avons été aux avant-gardes on a eu le débat sur la possibilité de reconnaître la candidature de l'Ukraine pour rentrer dans l'Union européenne il y avait pas grand monde 2 mois après j'allais en train à Kiev avec le chancelier Scholz le président du Conseil dragi le président de Roumanie et nous disions AK tous les trois avec le président Zelinski que nous étions pour et nous décidions dans le conseil suivant que ce serait le cas les choses bougent il faut simplement les mettre en mouvement par lucidité et parce que c'est ma responsabilité et ce que je veux vous faire toucher du doigt c'est que ma responsabilité c'est la sécurité des Français et la défense nationale et notre sécurité se joue aussi en Ukraine aujourd'hui à ce propos est-ce qu'aujourd'hui mars 2024 le régime russe le régime de Vladimir Poutine est-il l'ennemi de la France il est l'adversaire à C quelle est la nuance sémantique entre adversaire et enemi fais nous ne faisons pas la guerre à la Russie mais elle nous fait la guerre vous voulez qu'elle soit elle nous attaque sur le plan cyber oui c'est une forme de guerre des agents russes sttipendiés par la Russie qui étaient moldav ont tagué des de Dav Paris raison vous avez raison de dire tout cela qui est une forme hybride mais il faut faire attention de ne pas tout de suite les qualifier parce que sinon on serait nous-même dans que faudrait-il pour que vous prononciez le mot ennemi qu'est-ce qu'il faudrait que la Russie Russ mais si la Russie décidait à nouveau une escalade qui nous entraînerait tous dans un conflit je souhaite de toutes mes forces qu'il n'en soit pas le cas mais à coup sûr aujourd'hui la Russie est un adversaire le régime du Kremlin est un adversaire mais je l'ai toujours dit nous nous ne faisons pas la guerre à la Russie et au peuple russe et nous soutenons l'Ukraine nous faisons tout pour qu'elle puisse mettre la Russie en échec parce que je vais vous dire très simplement il n'y a pas de paix durable s'il n'y a pas une souveraineté et un retour aux frontières internationalement reconnu de l'Ukraine et y compris la Crimée mais ce sera aux Ukrainiens de le décider ça c'est à eux le négocier oui et vous avez raison de le dire c'est à eux le Pay les frontières internationalementonn ce que je veux dire c'est qu'il n'y aura pas de sécurité et de paix durable si elle n'est pas le fruit d'une négociation qui sera menée par les Ukrainiens mais il n'y aura pas de sécurité pour les français s'il n'y a pas la paix là-bas vous vous dites que ce n'est pas notre ennemi la paix je juste dire la paix ça n'est pas la capitulation de l'Ukraine ni l'amputation de l'Ukraine parce que tout ça c'est déjà choisir que nous sommes faibles donc il y a une grande cohérence dans la position de la France depuis le début simplement il y a une escalade de la part de la Russie et à cette escalade nous devons dire que nous sommes prêts à répondre est-ce que la Russie serait capable de vous cibler vous avez annulé une visite en Ukraine récemment pour des raisons de sécurité pas du tout c'est ce que évidemment c'est ce dit la Russie C vous savez c'est intéressant par le débat public est imprégé par les fausses informations russes ils ont fait croire cette affaire beaucoup de gens maintenant sont persuadés le sujet des troup au sol arrive dans le débat collectif c'est un de vos confrères qui me pose la question parce que le premier ministre slovaque très proche de la Russie dit que le projet secret que nous avons c'est envoyer des troupes au sol et nous à chaque fois on réagit on ferme des portes on se cale feutre non donc j'ai décalé le voyage que j'is fait pourquoi parce que le président Zelinski venit en Europe pour la conférence de sécurité à munique et donc je lui ai proposé de venir signer l'accord bilatéral ici et ensuite je lui ai dit fort de la très longue discussion que nous avons eu et du constat lucide que je fais que je viens de vous exposer je lui ai dis au fond mon utilité plutôt que d'être à vos côtés à Kiev est de mettre en œuvre ce sursaut de convaincre les Européens et nos alliés d'aller plus loin ce qu'on a fait ici le 26 avec ces nouvelles initiatives qui ont été prises et d'essayer d'aller plus loin et justement de faire réaliser à tout le monde que les choses changent et qu'elles changent vite et qu'ell ne Chang pas dans le bon sens et c'est ce que j'iraai pter d'ailleurs dès demain à Berlin où je verrai le chancelier Scholz et le Premier ministre polonais toutes les semaines ou presque le président russe Vladimir Poutine brandit de manière assez CLA assez menaçante la menace nucléaire la France est le seul pays membre de l'Union européenne à être doté de l'arme nucléaire est-ce que vous vous sentez ce que nous devons nous sentir particulièrement visé nous devons nous sentir d'abord particulièrement protégé parce que nous sommes justement cette puissance dotée sauf qu'il mentionne beaucoup la France plus la France que d'autres pays et que c'est le sens même du choix qui a été fait par le général de Gaulle dès après la deème guerre mondiale ensuite nous sommes prêts nous avons une doctrine qui est établie et en matière de nucléaire il faut peu de mots et le nucléaire n'est pas un instrument de déstabilisation ou de menace un instrument de sécuritéit d'avoir la bombe comme la Russie nous installe dans un face- àface particulier donne une responsabilité supérieure ou un poids supérieur selon vous à la France notre capacité nucléaire donne d'abord une sécurité aux françaises et aux français qu'on peu de pays dans le monde ça nous donne une responsabilité celle d'être une puissance dotée de cette arme et donc de ne jamais être dans l'escalade ni verbal ni évidemment de fait mais pourtant il brandit la menace je pense que ça n pas il reprend vos termes sur les lignes rouges ce n'est pas approprié HM quand on a justement l'arme nucléaire maisou est-ce que vous ne parlez plus à Poutine depuis combien de temps depuis plusieurs mois est-ce que c'est pas un handicap de ne plus lui parler écoutez je lui ai parlé à chaque fois que c'était nécessaire je lui ai parlé évidemment des centaines d'heures avant de février 2022 longuement entre février et avril 2022 pour essayer d'arrêter cette guerre et de négocier la paix mais à partir du moment où lui-même n'a plus respecté aucun cadre c'est-à-dire ou contrairement à ce qu'il disait il ne faisait pas une opération spéciale que nous condamnions déjà et qui n'avait aucun cadre juridique aucune légitimité aucune légalité mais qu'il attaqu Kief qui menait des crimes de guerre dans le nord du pays la discussion n'avait plus de sens pourtant vous l'avez prolongé quand même jusqu'au mois de septembre j'ai ensuite eu des discussions ponctuelles sur la question nucléaire parce que nous avons pris l'initiative à cause de la centrale de zaporidja qui était proche de la ligne de front en lien avec l'Agence internationale de l'énergie atomique et bien de tout faire pour protéger cette centrale et donc j'ai eu les les échanges à ce moment-là mais les discussions je suis tout à fait prêt à les mener à tout moment mais encore faut-il qu'on est face à nous quelqu'un qui dit la vérité et dont l'intention est de faire la paix et ça n'est pas le cas aujourd'hui et selon vous Vladimir Poutine c'est un patriote russe c'est un autocrate c'est un dictateur tout ce que vous dites depuis 2 minutes c'est dire les crimes qu'il commet contre des civils on regarde dans un dictionnaire on se dit ben seul un dictionnaire seul un autocrate ou un dictateur peut commettre je suis pas un commentateur c'est un c'est le président de la Fédération de Russie qui aujourd'hui est pris dans une dérive personnelle ou répressive et autoritaire dans son pays et qui a fait le choix ces dernières années de manière accrue ces derniers mois d'être une puissance de déstabilisation en Europe en lançant une guerre dont il a la seule responsabilité et en menaçant la sécurité de tous mais dans beaucoup d'autres théâtres d'opération du Proche et Moyen-Orient au Caucase en allant jusqu'à l'Afrique où la Russie est une puissance qui déstabilise vous ne lui parlez plus donc ce ne sera pas vous qui négocierez la paix avec lui qui pourra le faire est-ce que ce sera lesis il ordre mais il y a un ordre des temps je suis sans doute le dirigeant en responsabilité qui lui est le plus parlé oui mais à présent on peut dire que il y a un certain froid entre vous mais c'est pas un froid les choses ne sont pas personnelles et d'ailleurs je ne veux pas ESS les personnaliser ça n'a aucun sens euh nous ne sommes pas dans une fiction ça n'est pas un roman une série enfin Trump parle on parle non mais on parle de de la vie et de la mort et aussi loin que je suis informé j'ai pas le sentiment que Donald Trump soit président des États-Unis d'Amérique risque et donc aujourd'hui il est clair il y a pas un risque il y a la guerre au moment où on se parle il y a des femmes et des hommes qui meurent en Ukraine par la responsabilité du président Poutine et ce que je vous dis c'est que si l'Ukraine tombe c'est notre sécurité qui est menacée et donc nous nous sommes dans un temps aujourd'hui qui est de résister et nous sommes dans un temps et c'est celui que j'assume qui consiste à dire si la Russie continuait son escalade si la situation devait se dégrader nous devons être prêt et nous serons prêts et pour être prêt et nous serons prêts et nous serons prêts à prendre les décisions qui s'imposent pour que la Russie ne gagne jamais raison pour laquelle vous avez dit début janvier la France est en économie de guerre viendra et viendra et viendra je l'espère le plus tôt possible le moment où nous aurons à reparler avec le président de la Fédération de Russie quel qu'il soit au moment tout cela s'imposera et la France est en économie de guerre disiez-vous début de l'année vous parliez des obus tout à l'heure on regardz les chiffres avec Anne Sophie à l'heure où on parle la France produit moins de 100 obus par jour sauf erreur de notre part c'est ce que des soldats Ukrainiens utilise en quelques minutes c'est pardon c'est très modeste est-ce ce maximum que nous puissions faire c'est modeste et c'est assez normal pour ce qui est de ces catégorie parce que nous n'avons pas une industrie de défense qui est adaptée à une guerre de haute intensité territoriale qui n'était dans aucun de nos pronostics et que nous nous apprêtions pas à mener pour nous-mêmes le serel un jour et donc plusieurs choses d'abord dès février 2022 j'ai indiqué j'ai déclaré à tous les industriel que nous passions en économie de guerre je leur ai demandé des efforts produire davantage et produire plus vite et c'est le chantier que j'ai confié au ministrees des armées dès ce moment-là nous avons sur plusieurs segments qui étaient essentiels pour les Ukrainiens fait le travail les canons César qui sont déterminants pour la défense de l'Ukraine nous avons multiplié leur production et là où nous avons livré quelques dizaines depuis le début du conflit cette année parce que nous avons multiplié les lignes multiplié les cadences nous allons produire près de 75 canons César ils iront tous sur le front ukrainien c'est plus beaucoup plus qu'on en a livré depuis le début nous avons multiplié par plus de trois notre production des catégories d'obus et de missile qui sont pertinents pour les Ukrainiens simplement en effet on a des limites et c'est vrai de tous les pays européens et donc qu'est-ce qu'on fait face à ça on accroit nos capacités nos cadences mais surtout ça met du temps à faire parce qu'il faut créer de nouvelles lignes de nouvelles structures de production c'est pourquoi on a décidé qu'on allait les créer en Ukraine parce que c'est plus proche du terrain parce que ça peut aller beaucoup plus vite c'est ce qui a été décidé ici avec l'ensemble des partenaires et c'est ce que d'ailleurs on va faire main dans la main avec l'allemag vous exposer aussi au bombardement oui mais ça été acté faites vous soullignez là une forme peut-être de contradiction qui il y a chez certains de mes partenaires qui sont prêts à les produire sur le sol ukrainien mais pas prêt à à prendre certains engagements pour la suite bon mais ça viendra pour des ingénieurs des ingénieurs françaisation dans le cadre de ces coalitions les déploiements qu'on fera en Ukraine pour coproduire avec eux et ça ça permet d'aller plus vite et enfin on fait deux autres choses une de court terme et une de moyen terme c'est tout ça l'économie de guerre à court terme on va chercher partout où c'est disponible des munitions et donc là on va sonder tous les pays du monde je ne dis pas ici leur nom parce que certains la confidentialité compte mais on va chercher dans leur stock disponible et on leur propose de leur acheter parce que c'est une question de rapidité et à côté de ça nous mettons l'industrie européenne de défense en capacité de produire beaucoup plus dans la durée et comment vous financez parce que on a des petits problèmes de budget en ce moment on l' vu on do faire beaucoup d'économie ou des milliards comment on finance tout cet effort de guerre finalement mais d'abord je vais être très franc avec nos compatriotes et avec vous on peut pas dire tous depuis 2 ans et nous le disons tous les dirigeants européens le disent tous il y a pas une exception cette guerre on y joue notre avenir cette guerre est existentielle et dire on va continuer de vivre comme si de rien était non je vous demande juste les moyens ça c'est pas possible donc nous comme je vous le dis déjà on a anticipé puisqu'on a une loi de programmation militaire qui vient après l'autre on a doublé notre budget des armées à ça s'ajoute des choix budgétaires qu'on a fait depuis 2022 en plus de cela on finance l'aide à l'Ukraine nous avons déjà financé 4 4,8 milliards d'euros à peu près et on va aller jusqu'à 3 milliards d'euros cette année et ensuite c'est notre engagement européen c'est pour ça qu'on a là lancé une facilité européenne de paix et on l'actera la semaine prochaine en Conseil européen et elle prévoit de donner justement des contrats à nos industriel de défense pour produire sur notre sol pour produire entre Européens avantage d'armement pour nous pour notre flanc oriental et pour l'Ukraine et nous allons utiliser cet argent nous allons aussi utiliser l'argent que on a dans le programme d'investissement pour aller produire en Ukraine avec les ukrainiens et donc c'est l'Europe qui aussi se mobilise au côté de notre investissement national et en plus de ça il ne faut pas exclure là aussi que comme il sur le plan opérationnel il ne faut pas exclure que nous ayons à prendre des décisions supplémentaires en européen et c'està-dire c'est-à-dire décider de financer de nouvelles initiatives avec des emprunts et pour moi je ne l'exclus pas et je pense que ce que nous avons su faire pendant la période du covid qui était de dire nous sommes face à un choc à cette pandémie on est tous touchés et on doit en quelque sorte aller lever de l'argent en commun sur les marché en mettant notre signature à chacun sur la table c'est ce qui nous a permis de tenir et c'est ce qui nous a permis de relancer moi je pense que si les besoins devaient être plus important c'est d'ailleurs une proposition qui a été faite par la première ministre d'Estonie c'est pas une proposition française mais j et donc je pense que ce que je veux vous faire toucher du doigt depuis le début de notre conversation et au fond depuis dizaines de jours est-ce que je veux que nos compatriotes comprennent il n'y a qu'un responsable de la situation dans laquelle nous sommes c'est le régime du kremelin mais nous nous avons une responsabilité et je vous le dis en conscience comme président de la République et vous voulez conv les dis je vous le dis mais ce ne sera jamais facile vous avezondag il y a une chute souti cette guerre en Ukraine vous savez on a connu dans d'autres temps de notre histoire c'est toujours beaucoup plus facile d'aller chanter des Contin au gens je je je pourrais vous dire ce soir parce que ça n'est pas populaire vous savez c'est loin nous on est pour la paix on est pour la paix les gens qui disent ça aujourd'hui les mêmes qui ne veulent pas d'ailleurs soutenir l'Ukraine ils ne font pas le choix de la paix par de qui ils font le choix de la défaite il y a quelques jours ils font le choix de l'abandon de souveraineté parce qu'ils font le choix dès maintenant de dire dire nous nous avons des limites et donc à celui qui jusqu'à présent n'en a pas eu a pris toutes les responsabilités d'agression nous vous laisserons progresser nous avons peur par de qui de ceux en Europe qui sont sur ce registre et de ceux qui en franceance et bien très clairement décide de ne pas souir du cri monsieur le Président il y a quelques jours Sénat Assemblée nationale ont dû à se prononcer par vote sur un traité un accord de sécurité que vous avez signé avec le président ukrainien plusieurs partis politiques se sont abstenu ont voté contre rassemblement national s'est abstenu le Parti communiste la France insoumise ont voté contre qu'est-ce que vous pensez de leur position ce sont des des pacifistes c'est leur droit le plus strict ce sont des instruments du cremelin ce sont des idiots utiles comme on aurait pu le dire il y a quelques décennies jamais vous savez j'ai constamment cherché à tenir l'unité du pays depuis le début les rencontres de saint-is que j'ai mené je l'ai encore fait en voyant tous les chefs de partis et les présidents de des assemblées constitutionnelles il y a quelques jours et après c'est la liberté c'est le pluralisme politique donc il faut être respectueux de cela mais j'ai un désaccord très profond c'est que je pense qu'aujourd'hui en conscience choisir de s'abstenir ou de voter contre un soutien à l'Ukraine c'est pas choisir la paix c'est choisir la défaite et c'est très différent et quand il vous reproche d'instrum d'instrumentaliser le conflit en Ukraine bah j'ai eu on a déjà au service de la politique inérie enfin parce que la dernière élection présidentielle s'est tenue quelques mois après le lancement du conflit de février 2 écoutez ça n'est pas sérieux c'est tout ce que je peux vous dire ça n'est pas sérieux parce que la responsabilité de cette guerre la responsabilité des coups de bouttoir qui sont donnés au front ukrainien elle n'est que celle de la Russie notre responsabilité c'est d'être fort pour la paix notre responsabilité c'est justement de tenir cette unité européenne et à chaque fois nous av avons obtenu l'unité européenne depuis le début nous étions sous présidence française et nous l'obtiendrons vous verrez c'est tenir notre unité mais c'est d'être fort c'est d'être fort pour dissuader c'est d'être fort pour résister c'est d'être fort pour notre sécurité monsieur le Président cet entretien est consacré à la guerre en Ukraine nous ne pouvons pas ne pas aborder une autre guerre elle se déroule à Gaza elle a fait sans doute 30000 morts les circonstances sur place sont atroce vous avez toujours dit depuis les attentats terroristes du 7 octobre en Israël que vous étiez derrière is etisraël avait le droit le plus absolu de se défendre Israël a-t-il le droit de se défendre jusqu'à la vengeance est-ce que vous penser de l'action de l'armée israélienne aujourd'hui dans la bande de Gaza les mots étant importants je n'ai jamais dit qu'Israël avait un droit absolu la France le droit de se défendre ce que vous aviez dit c'est exact mais absolu une signification et je n'ai jamais dit le mot absolu la France a une position constante depuis le début et d'ailleurs là aussi nous étions peut-être peut-être seul à un moment donné en octobre dernier nous avons été rejoints la première chose nous avons condamné de manière implacable l'attentat terroriste massif lancé par le Hamas contre Israël et sa population vous avez aussi après appelé à CR une coalition contre le Hamas ça a pas tellement pris pour le coup vous m'excuserez mais nous sommes tous en train de dissoudre des associations qui financentous la coalition internationaleamas mais c'est permettre c'est de dire lutter contre le Hamas n'est pas que votre histoire responsable israélien c'est aussi la nôtre et donc nous devons agir qu'est-ce qu'on est en train de faire aujourd'hui avec plusieurs partenaires on coupe les financements partout où ils existent nous avons dissous des associations nous avons donc on le fait je vous rassure a pays n'avz pas trop compris au départ ce que quelle é la volonté la meilleure façon la meilleure façon vous savez de ne pas gêner les autres c'est de ne rien dire ou de dire simplement ce que la masse veut répandre ça n'est pas la position de la France ça n'a jamais été à travers notre histoire nous nous avons une position si vous me permettez de l'exprimer simple premièrement condamnation implacable claire de l'attentat ensuite on a dit la sécurité d'Israël n'est pas que votre affaire ce qui veut dire aussi vous ne pouvez pas mener votre défense dans toutes les conditions mais nous sommes prêts à coopérer par exemple sur le financement c'est ce que j'ai dit tout de suite pour lutter contre la masse deuxièmement vous êtes une démocratie vous avez donc une responsabilité vous devez respecter le droit humanitaire le droit de la guerre le droit international et c'est pourquoi dès le mois d'octobre la France a appelé à une trêve c'est pourquoi nous sommes le premier pays européen à avoir porté une résolution au Conseil de sécurité avec plusieurs pays de la région Jordanie émirats Arab unis pour appeler à un cesser le feu c'est pourquoi nous avons organisé ensuite en octobre ici la seule conférence humanitaire de soutien pour le peuple palestinien et l'unroit en appelant officiellement à se cesser le feu et le troisième volet c'est une réponse politique car la sécurité de toute la région d'Israël du peuple palestinien et de tous les états de la région c'est qu'il y ait une réponse politique au droit légitime des Palestiniens à avoir un état il a aujourd'hui trois otages français Déus par le Hamas depuis plus de 5 mois oui sont-ils vivants savez-vous où ils sont êtes-vous en négociation ou en intermédiaire est-il en négociation pour les les faire libérer merci de d'évoquer ce sujet qui est pour nous essentiel nous nous sommes beaucoup battus avec le Qatar et l'Égypte en particulier pour obtenir la libération de de de nos otages euh qui ont été libérés ces derniers mois nous avons encore en effet trois otages je je serai je ne dirai rien ce soir et vous le comprendrai les discussions sont en cours seules les familles sont informées les discussions sont en cours nous mettons beaucoup d'énergie et je veux remercier les partenaires que je cité et j'espère vraiment que nous obtiendrons ces libérations c'est pour nous essentiel et je souhaite qu'au-delà des otages français tous les otages israéliens et du monde entier soient libérés parce que c'est une une pratique inadmissible et des vies brisées et confisquées merci en tout cas là-bas aussi nous ferons tout pour la paix et la sécurité pour tous c'est le sens de l'initiative que nous avons levé et nous faisons tout pour appeler encore une fois au cesser de feu merci beaucoup monsieur le Président d'avoir répondu à nos questions merci à vous merci beaucoup très bonne soirée à tous

Emmanuel Macron : "face à l'escalade de Moscou, nous sommes prêts à répondre" — Emmanuel Macron · Pourquijevote