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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 novembre 2025 99 min

LE TALK : La démocratie peut survivre sans médias ? Crise interne : crépuscule des Jeunes en Marche?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. Salut. Bienvenue à tous celles et ceux qui qui nous rejoignent.

Salut. Vous êtes très nombreux aujourd'hui. Salut French.

Salut. Salut Amiand. Salut.

Salut Ran de Ber de Bergerac pardon. Salut Tekila. Salut Talbes.

Salut Istar. Salut Gentleman. Salut Sergio.

Salut salut Bandini. Salut ami Antel. Bienvenue à toutes celles et ceux qui rejoignent le TO de France info.

Votre rendez-vous hebdomadaire sur Twitch et TikTok en direct du studio Clémentine Vergnalo à la maison de de la radio 2h où l'on appuie sur le bouton pause de l'actu pour aller fouiller dans les interstices de ce qui agite le monde politique, économique, diplomatique, économique, scientifique, médiatique du web de la tech et certainement des idées. 2h en tout cas de 17h à 19h avec des invités et vos questions dans le chat. Vos questions, je passe aux invités.

Vous êtes ici chez vous, on a le droit de tout dire mais on a le droit de tout dire avec le sourire, on a le droit de râ sourire. Euh merci aussi de mettre un point d'interrogation à vos questions, sinon je ne vois pas que c'est une question et merci de rester courtois et bienveillant puisqu'on est sur le service public. Dans le chat, c'est Jérême à la modée qui vous répond avec son clavier et c'est moi qui vous lit qui vous répond avec le micro.

Programme de ces 2hes de 17h à 18h le rôle des médias dans la démocratie. Les médias décriés, les médias dont on fait plus forcément confiance. une démocratie abîmée à l'heure d'une société polarisée et à celle aussi des crises politiques.

Avec le pressentiment que là où les médias disparaissent, la démocratie s'abîme et que quand la rumeur gagne, la confiance se délite. Et une question parmi d'autres voulons-nous des citoyens bien informés ou des territoires laissés à l'influence des algorithmes, des questions, des réponses avec le renfort des deux co-auteurs d'une étude de l'observatoire des médias de la fondation Jean Jorè. Une étude qui est sortie tout à l'heure exclue du TC de France info et qu'ils viendront expliquer donc en exclu pour le TOC de France info et ce sera jusque 18h. 18h heure à laquelle nous irons voir ce qui se trame dans les coulisses des jeunes en marche.

Ce sont les ex jeunes avec Macron. Un mouvement qui revendique 27000 adhérents qui est en pleine crise après l'élection contestée l'été dernier de leur président. Une crise interne des fraudes électorales et comme une odeur de de crépuscule disent certains.

Ce sont des révélations de la cellule investigation de Radio France. Stéphane Per a mené l'enquête. qui sera avec nous pour nous raconter tout ça.

Ceci devant nous mener bonhomormal coché devant laqu derrière jusque 19h pour l'heure et pour l'instant il n'est jamais que 17h7 passé de 4 secondes. Il il y a quelques heures été publié une note de l'observatoire des médias de la fondation Jean Jorè une note intitulée média et démocratie vers un nouveau rôle du paysage médiatique dans la société et qui interroge le rôle nouveau des médias à l'heure de la fatigue informationnelle et de la défiance vis-à-vis des journalistes. Une note qui tombe à point nommé de mon point de vue à l'heure où les déserts médiatiques gagnent du terrain, il me semble que c'est votre point de vue aussi et où la crise politique qui s'est installée depuis la dissolution a peut-être mis un peu de plomb dans l'aile de la démocratie.

Il est 17h7 34 secondes et en exclusivité pour le TOC de France info à mes côtés déjà dans le studio, les deux co-auteurs et co-autrices de cette étude. Bonjour Élise Lalane Larieux. Bonjour Élise, tu es consultante au sein de l'agence Bonaffidé.

Tu enseignes à l'FAP. Les FFA c'est l'école française des attachés de presse. À tes côtés Dorian Droy.

Salut Dorian. Salut Ludo, c'est politologue, expert associé à la fondation Jean Jorès et directeur d'études de l'Institut Bona Fidé. Euh chers amis, vous signez deux travaux majeurs sur les médias la démocratie.

Euh c'est quoi le le constat commun qui vous réunit ? Bah le constat aujourd'hui c'est que les médias n'ont jamais été autant au cœur de ce qu'on appelle la bataille démocratique et qu'en fait ce qu'on observait auparavant qui était plutôt une tension entre information et opinion et une maintenant une tension qui va se faire aussi entre polarisation, réconciliation et de cette de cette deuxième tension découle une autre tension majeure qui est celle en fait entre les démocraties et les autocraties. Euh je sais pas d'orient si tu veux compléter un peu euh ça mais c'est ce qui découle et ce qui réunit un peu nos trois euh nos trois travaux euh pour la pour la fondation George Jores.

J'ai dit deux, il y en a trois. Oui, il y a un rapport et une autre mais c'est bon de trois. Et les trois ont on ont J'ai oublié de dire quelque chose.

Mon émission va s'écrouler. Les trois ont le fil rouge dont dont Elise parlait qui est bah ce lien entre démocratie et et médiia et et la bataille la bataille culturelle dont dont on parle dans nos dans nos contributions et et qu'on essaie d'analyser. Elle se passe aussi à un moment où bah il y a une autocratisation du monde, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup plus de régimes autocratique que de régime démocratique qui avance.

C'est nous on a voulu regarder à la fois bah quel était le les mouvements qui traversaient un peu le paysage médiatique, comment est-ce qu'il serait inventé ou pas, est-ce que il y avait des preuves d'innovation éditoriale et euh et quel était finalement bah quel pouvait être le rôle aussi des médias pour bah se positionner dans la dicotomie dont parlait Élise entre polarisation et réconciliation. Alors, il y a déjà des questions dans le chat mais il me semble qu'on aura la réponse à la fin de ce stream. On n'est pas obligé d'y répondre tout de suite.

Vandini nous dit le terme fake news de Trump chaque fois qu'il était contredit a sérieusement abîmé les cerveaux. French dit est-ce que ce n'est pas justement la bonne foi qui manque dans les médias à la fois de la part des journalistes que des intervenants ? Volcat qui dit la question n'est pas complète, on devrait la compléter par survivre sans médias appartenant à des milliardaires.

On va y répondre au fur et à mesure je crois. Pourquoi vous faites ce travail maintenant ? Qu'est-ce qui vous a alerté ?

C'est la défiance, la fatigue ou la montée des zones sans médias ? Ben je pense que c'est tout ça tout ça à la fois euh sur la fatigue effectivement euh bah c'est le c'est l'enquête que fait la croix depuis 35 ans. Tu peux peut-être expliquer ce que la fatigue informationnelle.

C'est un mot qu'on connaît bien à France. Ouais. La fatigue c'est euh le le sentiment que les gens expriment quand en fait ils ont l'impression euh et ils ont peut-être moins envie de s'enformer parce qu'ils sont noyés sous un flot d'information.

Euh ça passe par deux choses majeures. D'une part, il y a le fait que les canaux d'information sont multipliés. Euh et la deuxième chose, c'est le fait que les informations qui viennent à nous sont quand même hyper anxiogène.

Euh et que donc on ressent cette forme de fatigue qui va peut-être nous conduire à moins nous informer. Euh donc c'est c'est je pense que c'est tout à la fois. C'est cette fatigue informationnelle, c'est donc une défiance croissante entre les médias qui ne veut pas dire que les gens ne s'informment plus parce que les gens continuent de s'informer et c'est aussi ce qui ressort de ce rapport là.

Voilà. Et donc c'était un moment où on a essayé d'observer, de prendre un petit peu de hauteur pour pour voir pour voir ce qui se passait et surtout essayer de dessiner aussi ce qui va se passer demain et regarder les différentes innovations éditoriales qui se jouent dès maintenant. Doriandre.

Oui. Et peut-être en ce moment parce que bah on est à quelques mois d'une élection des élections municipales. On est à à 1 an et demi d'élection présidentielle.

On est dans ce phénomène aussi, moi que j'appelle beaucoup de de démo anxiété, c'est-à-dire vraiment de sentiment que les institutions ne fonctionnent pas ou ne fonctionnent pas comme elle devait être. C'est mon voilà démo anxiété, c'est mon truc un peu 11 démo anxiété. Voilà la marotte, l'obsessionnel de l'orient. [rires] Je crois j'en ai parlé de 3 semaines.

Je crois que je gonfle un peu avec mon mot. [rires] Bon mais voilà, on est dans ce moment-là qui est un moment un peu de cristallisation, qui est peut-être le moment où toutes les tensions sont les plus exacerbé dans la société et où tous les curseurs sont un peu au rouge. Et donc c'est finalement peut-être le le moment de se dire si on cherche des antidotes, où est-ce qu'ils sont ?

Euh euh et et est-ce qu'il y a des endroits comme les médias où ça peut participer à dépolariser, à à ramener un peu de d'apaisement dans la société ? C'est pour ça que c'est nous le moment où on a ressorti tout tous ces travaux-l. Beaucoup de gens disent que les médias ce sont l'espace de la de la polarisation, une la scène en tout cas de la polarisation.

Il y a il y a entre la polarisation et la réconciliation une partie du pays médiatique a fait le choix de la polarisation et une autre et c'est le cas de de l'audiovisuel public notamment de tendre vers justement plus de réconciliation. Et au milieu de tout ça, et c'est ce qu'on a un peu observé, c'est il y a les réseaux sociaux qui tendent une sorte de miroir un peu déformant de la société. Et toute la question qu'on avait nous, c'était de se dire est-ce que finalement les médias peuvent aussi aller sur le terrain de la réconciliation par d'autres manières qu'en regardant la société telle qu'elle est exprimée sur Twitter ou autre.

Alors, parmi ces manières, qu'est-ce que qu'est-ce que vous suggérez d'innovation éditoriale ? Il y en a plein. Il y en a plein.

Euh, il y en a plein. Je suis pas dans l'ordre de la trame que j'avais prévu. [rires] On est parti.

C'est plus logique comme ça. On a fait un gu Bah déjà, il y a et ça et ça pour le coup, c'est plutôt ce qu'on évoque dans le rapport. Mais il y a quelque chose qui est très intéressant au niveau de de la presse locale, c'est que ces titres de presse, ils se sont rendus compte qu'ils avaient besoin de de enfin en tout cas les gens expriment le besoin de les avoir parce qu'ils vont rechercher de l'information de proximité.

Ils ont le sentiment qu'elle est peut-être plus fiable aussi. Euh et dans ces titres de presse, on a observé des choses hyper intéressantes euh qui datent pas de d'hier d'ailleurs enfin qui sont plutôt assez assez enfin qui ont une dizaine d'années. Euh il y a le groupe Nice Matin par exemple euh en 2014, il se retrouve dans une situation économique hyper complexe comme c'est le cas pour de nombreux titres aujourd'hui de presse.

Ils sont en redressement judiciaire et à ce moment-là ils se posent une question qui est de se dire "OK, comment on comment on en est venu là en fait ? Comment est-ce qu'on a perdu notre lectorat ? Comment est-ce qu'on a arrêté d'intéresser les gens ?

Et et ce qui ce qui ressort de cette consultation et puis du fait qu'en fait il se pose aussi la question au sein de la rédaction, c'est que bah peut-être qu'ils informaient pas suffisamment les gens sur des choses qui leur sont utiles au quotidien. l'infoservice. L'infoservice et puis aussi en fait mettre en avant des choses qui sont positives, des choses qui sont de l'ordre du projet local hyper innovant mais qui marche super bien parce qu'il connecte les gens euh parce que il met en avant un savoir-faire de la région, de la ville, de la zone qui permet aussi de créer un nouveau dynamisme autour de cette zone.

Donc ça c'est un premier exemple. Est-ce que tu en notre il y en a plein des exemples. Journalisme de solution.

Ouais. Le journalisme de solution, c'est quelque chose qui est bah c'est ce que c'est ce qu'a fait N ce matin. Euh c'est un c'est un phénomène qui est né aux États-Unis dans les années 90 euh qui aujourd'hui en France est est très bien défendu par une assaut qui s'appelle Reporter d'espoir.

Euh et le journalisme de solution, c'est l'idée de se dire que le journalisme n'est pas uniquement là pour en fait donner des infos qui sont alors il y a il y a les infos factuels, il y a l'actualité forcément, mais il y a aussi les infos positives, les infos qui amènent des solutions. Tout le travail de l'association, c'est de former les journalismes à cette nouvelle modalité de de travail en fait parce que ça change aussi la manière dont ils font leur job. Donc ça c'est ça c'est super intéressant et il y a plein de groupes de presse, de titres de presse comme ça qui se sont mis à intégrer ça dans leur rédaction et dans leur manière de travailler pour répondre un petit peu plus au aux attentes des gens en tout cas au niveau local.

Est-ce que de votre point de vue le lien entre les médias et la démocratie est devenu plus fragile ou voir clairement rompu ? Rompu non. le lien il est il est toujours existant mais le moment de fragilisation en fait nous c'est un truc qu'on a appelé dans dans nos notes le le risque du syndrome de la guerre des autres.

C'est-à-dire que il y ait d'un côté le paysage médiatique et les médias qui se disent toutes ces questions de démocratie, d'affaiblissement de la démocratie ou ou autres, finalement ça nous concerne pas trop puisqu'on est là pour produire de l'information et donc bah qu'importe un peu la vie de la 5e République et les turpitudes de la vie politique. Et nous ce qu'on ce qu'on ce qu'on s'est dit c'est en fait le danger là-dedans, c'est que les médias oublient aussi que à force d'avoir une polarisation trop forte, à force d'avoir un affaiblissement du fonctionnement des démocraties et de voir le le lien social se déliter entre les gens, ça va aussi impacter à un moment le paysage médiatique et les médias dans leur dans leur manière de fonctionner. Donc le le le lien est pas rompu et il y a ce grand paradoxe dont dont parlait Éise qui est que il y a à la fois une méfiance parfois des citoyens vis-à-vis des médias, on appelle les médias mainstream et en même temps il y a il y a un intérêt incroyable pour l'actualité.

Donc il y a il y a ce paradoxe là à résoudre en se disant comment est-ce que ben peut-être que les médias peuvent aussi changer leur rapport à la société, se penser autrement que comme juste produire de l'info euh que comme juste ressembler à la société telle qu'elle est, mais aussi essayer de la rassembler. et produire différemment de l'info. Parler des innovations éditoriales, on en est une euh enfin tu en es une tous les jeudis.

Euh c'est et c'est c'est d'ailleurs hyper intéressant comme format. Enfin euh tu nous as pas demandé de le dire d'ailleurs. Donc on peut [rires] ça m'a pas coûté très cher en tout cas mais mais tu es je suis pas l'initiative de ce format donc je tu diffuses tu vois sur les réseaux sociaux donc sur des nouveaux terrains où des gens viennent chercher de l'information mais avec bah la marque de l'audiovisuel public de de France info et toute la crédibilité la fiabilité qui qui peut y avoir. qu'il y a un truc qui nous qu'on a sur lequel on essayie d'insister qui était de regarder finalement comment pouvait évoluer aussi les les médias dans leur rapport à la société sans être dans une critique un peu systématique ou autre mais de se dire il y a déjà des évolutions qu'on qu'on voit et comment est-ce que il est possible d'aller plus loin et surtout de de coconstruire ça peut-être d'imaginer comment euh plus euh euh bah écouter la société et les citoyens et les inclure dans euh la manière dont on produit l'info aujourd'hui.

Et pour compléter ce que dit Dorien, il y a il y a des chiffres qui sont intéressants dans le rapport. Il y a 55 % des Français qui disent qu'ils s'informment encore avec des médias locaux, ce qui est quand même beaucoup. Ce qui est beaucoup.

Et il y a prédisit la mort de la PQR. Voilà. Et il y en a un tiers qui déclare que dans son dans le périmètre et dans son écosystème en fait de titre de presse autour de lui, il les voit disparaître petit à petit, les titres disparaîtent disparaissent.

Donc euh ça montre bien cette espèce de tension et ce le fait que les gens sont toujours euh attachés à cet actuelà mais qu'à côté de ça les offres euh sont de plus en plus limité ou en tout cas ont du mal à se réinventer pour répondre aux besoins des lecteurs aujourd'hui. Ce qui est donc euh l'explication bah partie de l'explication. Partie d'explication peut-être.

Et pourtant on on semble observer enfin vous lire un véritable donc exode informationnel. Euh alors, pourquoi vous c'est vous qui parlez d'exode information, je pense ? Qu'est-ce qui pousse les citoyens à se détourner des médias ?

Ben c'est vrai que alors le terme d'exode information, alors c'est pas le nôtre pour être complètement honnête mais mais il a été inventé par l'observateur des méation joli. C'est et en fait c'est la conséquence de la fatigue informationnelle. C'est-à-dire que le phénomène que décrivait É de sentir épuisé par l'ympobésité ou ou ou un climat trop anxiogène bah conduit à aller s'informer ailleurs.

Euh et donc de de quitter un peu le le l'information via les médias classiques tels qu'on les connaît et d'aller chercher d'autres sources d'information ou d'autres teros d'information. Et c'est là où bah d'une certaine manière on on peut se retrouver beaucoup plus facilement exposé à des fake news, des tentative d'ingérence étrangère, de déstabilisation sur les réseaux sociaux. Et donc c'est là où du coup le le paysage ménétique a aussi une responsabilité de se dire comment est-ce que face à cet exode informationnelle, on recrée des espaces différents, innovants et on recrée de la confiance surtout. et et le terme de confiance, il est peut-être indispensable dans justement résoudre ce paradoxe entre et cette tension entre l'envie de vouloir s'informer et cet intérêt qu'il y a pour l'actualité.

On a un pays qui est passionné par l'actualité qui est historiquement construit avec la presse. D'ailleurs, la démocratie, la République s'est construit avec la presse. On avait trouvé ce titre un peu rigolo dans un des deux chapitres s'appelle la République de la PQR.

Et parce que la PQR a participé à l'installation presque régionale de des frontières un peu politiques ou à l'installation de la République et de la démocratie en France. Pour nourrir notre débat, Ciscom dans le chat nous dit "Les offres sont de plus en plus limitées parce que les médias sont aussi de plus en plus concentrés. Il y a qu'à regarder la galaxie Boloré par exemple.

Euh Asta la Vista, pardon, nous dit "Salut Asta la Vista". Oh, très pénible. Salut et puis en plus c'est Astia.

Salut Astia. [rires] Salut Astia. Avec les chat Oh et le chat des fil. avec les chaînes d'infos, les nouveaux médias en ligne, les chaînes YouTube, les chaînes Twitch et cetera, le paysage médiatique a éclaté en bulle.

C'est pas étonnant. Le chat défil zut. Ah, c'est pas étonnant.

Je peux pas mettre pause, je suis pas sur mon compte. Euh ta C'est pas étonnant que les médias traditionnels, notamment l'audiovisuel public, plaisent à de moins en moins de gens car ils ne correspondent pas à leur bull et produisent un discours nettement générique et fatiguant. Oui, dit Astiel la visita.

Comment on a cette émission ? À l'exception de cette émission et de la chaîne qui m'emploie bien entendu et du groupe qui m'emploie. une extension est par ailleurs.

Comment on articule ce paradoxe ? Plus d'intérêt pour l'actualité alors qu'on se méfie d'elle en même temps ? Bah je pense que ce qui change la donne par rapport à parce que ce paradoxe comme le disait Dorian, il a toujours existé.

Je crois que ce qui change la donne aujourd'hui les comment dire la tentation chez pas mal de gens c'est de dire qu'on se méfie tous en fait de de l'information qui est donné par la presse. N'empêche qu'on est les premiers nous alors pas moi journaliste évidemment mais celui qui la reçoit aussi la la donner à son voisin comme une certitude. C'est-à-dire qu'en fait on on s'en méfie mais on s'en méfie pas tant que ça.

Mais je pense que c'est parce qu'on a il y a un nouveau terrain qui s'est qui s'est ouvert en fait avec euh avec les réseaux sociaux et qui est en vrai lieu d'information aussi et qui a un lieu hyper important d'information mais où effectivement à partir où on s'informe aussi sur les réseaux sociaux, on s'expose aux fake news, on s'expose aux bulles euh comme le disait Asti à la Bista. Voilà, j'ai bien dit euh et et je pense que c'est ça aussi qui fait que cette défiance là, elle peut elle peut elle peutir et elle peut être elle peut paraître plus forte en tout cas aujourd'hui parce qu'il y a ce nouvel espace qui s'est ouvert et donc qui fait que bah on peut prendre une information pour fiable alors qu'honnêtement en terme de vérification, on n' pas toujours les mêmes leviers que la presse traditionnelle ou l'audiovisuel traditionnel peut avoir. Je pense que c'est ça qui change la donne aujourd'hui, c'est parce qu'il y a une recomposition du paysage médiatique.

Est-ce qu'il y a ce nouveau terrain qui a émergé il y a quelques années déjà maintenant ? Vous avez fait une sorte de cartographie. Elle monte elle montre une diagonale très nette de de désert médiatique.

On parle de quel territoire ? Alors les bons élèves, c'est les Bretons. Les bretons s'ment les Bretons s'informment.

Euh les Bretons s'informment. Ça s'explique parce que ils ont un titre de presse quotidienne régionale qui est hyper puissant qui est Westfance qui est le plus tiré qui a un vrai rôle en fait de médiia national aussi he qui fait de l'information mais ils ont un maillage qui qui est extrêmement important et donc ils ont aussi cette puissance de frappe qui est nationale. Le le territoire dans lequel on voit que ça recule c'est l'oise.

Euh c'est l'oise et c'est un territoire qu'on observe comme le le le symptôme ou en tout cas un cas d'école de ce qui peut être comme le disait d'Orient l'exode informationnel. Euh voilà. Et le terme de désert médiatique, il est d'ailleurs euh enfin on pourrait se poser la question, on s'est posé la question quand on a construit le rapport. dise que c'est pas un terme de communiquant qui qui cherchait une formule euh un peu impactante.

Mais en fait il y a il y a vraiment une corrélation des déserts médiatiques de désert métique. Il y a vraiment une corrélation entre parfois la disparition de certains titres de press et le sentiment c'est un chiffre dont on parlait tout à l'heure d'un tiers de de des Français qui qui ont le sentiment de voir disparaître des des chiffres de presse. Et il y a un reportage de David Méioni et de Jean-Laurent Casselli dans le rapport où où il montre un peu ça aussi.

Comment est-ce que il y a ce changement d'habitude parfois de dire, je crois que le chapitre s'appelle, je l'ai vu, je l'ai lu sur Facebook et finalement de voilà, d'avoir une circulation d'information qui n'est pas euh de même Acabi que qu'on peut lire dans la presse, une perte de ces repères là d'une certaine manière, de ce rendez-vous de ce qu'est de ce qu'est la presse la presse locale. Et il y a une anecdote qui est assez intéressante puisqu'on on on parle de la Bretagne, on parle de West-France, on parle de médias et de démocratie. Si on prend le cas d'Ouest-France par exemple, c'est un journal qui est détenu par une association loi 1901 qui s'appelle l'association de soutien euh aux principes humanistes et démocratiques.

Démocratique, quelque chose comme ça. Et euh bon, très bonne question pour ça, je j'en ai aucune idée, mais elle est protégée par le fait d'appartenir à une association le 1900 qui inscrit justement la question de la démocratie dans ses statuts, jusque dans son titre et jusque dans son mode de fonctionnement. Pour la M.

Oui, Bandini avait une question sur la méthode. C'est intéressant ça entre la Bretagne et l'Oise notamment. Comment c'est calculé ?

Je pense c'est une question sur votre méthode. Tu as la méthode du rapport euh c'est calculé, il y a une forme de scoring qui est fait entre à la fois les répondants du sondage et les titres qui existent. Voilà, à la fois print de journaux locaux ou de ou d'articles en ligne et c'est vrai.

Alors bon, c'est peut-être pour faire un peu de pub pendant 5 minutes sur ce rapport, c'est c'est que le le l'enquête et ce qu'on appelle alors je vais prendre [rires] 5 minutes de cube, je vais je vais mettre ma casquette un d'institut et et un peu de sondeur, c'est que l'échantillon, il est fait sur 10000 personnes. Ça permet voilà d'avoir de vraiment aller de manière un peu fine dans les résultats et surtout de mettre en avant des corrélations qui sont intéressantes. notamment le fait que les gens qui surconsomment des médias locaux et ceux qui est ou qui disent qu'il consomment beaucoup de médias locaux sont généralement ceux qui bah par exemple vont le plus souvent voter, qui vont le plus souvent s'engager dans des associations, dans des syndicats, participer à la vie de la commune et et donc on se rend compte que bah plus on consomme des médias locaux finalement plus on s'engage sur son territoire, plus on participe aux élections et alors ça veut pas dire que ceux qui ne lisent pas la presse locale ne ne participent pas la Cité mais il participe moins.

Et donc il y a cette corrélation là qui est intéressante qui nous amène nous à penser que bah plus les déserts le risque du désert médiatique finalement dans certains endroits, c'est aussi qui est un recul démocratique. OK là j'ai ma question à 100 balles 100 € je suis né dans les années 90. Est-ce que [rires] est-ce que c'est l'information qui crée l'engagement ou c'est l'engagement qui crée la demande d'information ?

Vous avez le droit de dire je ne sais pas mais j'avance quelque chose que je ne peux pas prouver. Je pense que c'est un peu les deux vraiment une réponse de Normand [rires] mais mais c'est pas hyper satisfaisant. Ma question ma question était non je pense que c'est les deux et que et qu'on peut pas sur voilà non mais et que surtout on peut pas enfin on peut pas isoler ces ces ces deux choses et on peut pas les penser l'un sans l'autre.

Euh voilà, c'est pas très satisfaisant comme réponse mais je c'est enfin cercle vertueux c'est un cercle vertueux. Ça s'auto, ça s'auto Ça s'autoépond, ça s'auto noourrit. Ben, tu parlais du journalisme de solution tout à l'heure, Elise, on on euh il y a quelque chose de aussi ben plus il va y avoir d'engagement et donc de d'organisations un peu collectives qui vont montrer des solutions concrètes au au aux enjeux du quotidien, plus s'il y a une une forme de pratique de journée, une solution, ça va le mettre en avant et ça ça peut susciter des vocations, donner envie.

Euh euh et donc c'est un cercle un cercle vertueux qui se met euh qui qui se met en place et puis en fait ça ça connecte les gens aussi et euh une fois que les gens sont connectés enfin c'est plus facile d'avoir envie de s'engager une fois qu'on est connecté. Euh donc je je pense que c'est ça qui est important aussi. Jérémy Pelti, il a une formule très intéressante à la pour pour la conclusion qu'il utilise dans la conclusion du rapport où il dit en fait c'est faut faut penser les médias locaux comme l'école.

L'école elle crée des elle sert à créer des citoyens. Euh les médias locaux, ils servent eux à créer des démocrates, à des gens qui sont attachés à ces valeurs-là. Euh et en fait, je pense que ça résume un peu ça résume un peu le tout.

Et cette notion d'engagement, elle est incl dans dans l'idée de l'idée d'être d'être démocrate et d'être attaché à ces valeurs-là. Vous décrivez une polarisation qui n'est plus conjoncturelle mais plutôt structurelle. Euh pourquoi on accuse les médias d'alimenter cette polarisation ?

Pourquoi les médias ? Mais ça c'est aussi un un héritage une question. C'est la question à 200. [rires] Ça c'est la question du journaliste du service public qui est un peu agacé quand même.

Non mais qui est qui est c'était d'ailleurs assez intéressant. C'est et sur ça c'est pas sur le rapport mais sur l'autre note de de voir à quel point il y a une forme d'héritage historique là-dedans. nous ce qui nous permettait de relativiser un peu aussi le le moment de de crise médiatique qu'on suppose ou qu'on entend parce que tu es né dans les années 90, moi aussi un peu plus tard Élise mais on a on a on a d'une certaine manière on a tous les trois grandi avec un peu les mantras qu'on entend à l'école de les gens lisent plus la presse écrite va disparaître maintenant tout va se faire en ligne l'audiovisuel va le public va s'effriter va va disparaître.

Donc on a grandi avec cette croyance là que finalement les médias étaient presque voués à la fois à l'échec et et à la mort. Et quand on a fouillé, on s'est rendu compte que quelque chose qui disit depuis un peu plus longtemps que ça qu' a un véritage héritage historique. Ouais.

Quand on a quand on a fait la note la note sur le paysage médiatique, on a enfin on s'est dit est-ce qu'on peut vraiment dire que c'est que que que les médias aujourd'hui plus qu'avant polarisent, mettent de l'huile sur le feu, aggrave la crise démocratique. En fait, pas du tout. On on en discutait et moi ça m'a fait penser à un bouquin de Balzac qui est les illusions perdues qui a été adapté en film en 2021 je crois à peu près et et ça montre très bien ça en fait.

Ça montre que déjà à cette époque-là en 1837 quand le bouquin sort, on décrit une manière de fonctionner de la presse qui est à peu près la même que celle d'aujourd'hui et où il y a effectivement de la presse d'opinion ou de la presse qui va chercher à conforter des idées. Il y a de la presse qui va chercher à à mettre de l'huile sur le feu. Ça a toujours existé.

Donc il faut relativiser aussi cette responsabilité là des médias. Je pense que aujourd'hui, comme on le disait, il y a des facteurs qui peuvent pousser les curseurs un peu au max et qui font qu'on a l'impression que c'est un peu exacerbé. Mais en réalité, c'est une c'est un état de fait.

ça a toujours fonctionné comme ça et parfois c'est même peut-être un peu ce qu'on ce qu'on ce qu'on cherche à certains moments. La demande crée l'offre, l'offre crée la demande, ça s'auto et c'est c'est pour ça qu'on c'est pour ça que l'originalité peut-être de du regard qu'on porte maintenant dessus, c'est justement de se dire que le le la tension information opinion dont on parlait au début de l'émission, elle est elle est toujours vraie, elle est toujours réelle. Il y a des endroits où on se cache plus de de dérouler peut-être moins d'informations et plus de de ressenti ou ou d'opinion et d'autres endroits où l'opinion et où l'information est affirmée comme justement un rempart à ces à ce type de à ce type de presse et le cadre nous qui nous semble peut-être plus intéressant à regarder, c'est vraiment polarisation, réconciliation parce que derrière derrière il y a des acteurs qui sont euh mu par le même objectif et où à certains endroits le phénomène de polarisation, s'il peut entraîner de l'audience, du buzz de et ressembler un peu à la société qui est un peu comme ça aussi va mécaniquement amener à fragiliser la démocratie parce que derrière la polarisation, c'est les autocrates qui attendent en fait à l'inverse de la réconciliation qui peut prendre plus de temps mais qui permet d'avoir un pilier de la démocratie, de défendre en tout cas les médias comme un pilier de la démocratie.

Vous écrivez que les les réseaux sociaux ont transformé les médias en miroir déformant. Est-ce que c'est le cas ? Ça c'est ma ça c'est ça c'est ta deuxième marotte.

Ça [rires] c'est ma deuxième marotte. C'est en tout cas c'est de dire d'abord il y a enfin il y a deux précautions d'usage. La première c'est pas d'être accusatoire dans donc il y avait démo anxiété à 17h17 17h11 17h32 sur un excellent rythme de rendu d'Ori.

Je suis pas loin du banco. Euh là non, je plésente ça ça ben le le premier euh nous la première précaution qu'on a c'est d'abord de pas tirer à Boulet Rouge sur le paysage médiatique dans son ensemble. Euh et la 2uxème qu'on a, c'est pas de dire que les réseaux sociaux sont responsables de toute la polarisation et toutes les crises dans lesquelles euh on vit, mais que regarder la société à travers euh uniquement ou euh ou euh euh de manière euh peut-être significative les réseaux sociaux, on les regarde à travers une bulle qui est une bulle qui est déformante et donc ça brouille euh ce qu'on peut ressentir de la société.

Euh ça brouille la manière dont on peut la regarder et dont on peut l'informer aussi d'une d'une certaine manière. Pour ça que les initiatives de la PQR, elles sont intéressantes. Ça permet de en fait de remettre du lien et de recréer des espaces parce que comment est-ce qu'on dépolarise une communauté, une société ou ou un groupe social ?

Parce en recréant de la conversation, euh en recréant du euh du du dialogue. Il y a deux euh quand on a fouillé pendant l'été en en travaillant de ça, on a trouvé deux initiatives qui sont passionnantes là-dessus. C'est la BBC en 2012 qui a lancé un un un projet qui s'appelle le Listening Project et qui est une initiative qui visait à collecter des témoignages de gens, pouvant envoyer par audio des témoignages de comment est-ce que les gens parlent d'un sujet d'actualité pour justement nourrir les rédactions de se dire c'est ces mots-là qui sont employés, c'est ce regard là qui est porté.

Plus récemment, il y avait la télévision publique suédoise qui a lancé un un programme qui s'appelait "Venez prendre un café avec la SVT" qui est la télévision publique suédoise où tout le monde dans la rédaction, que ça soit la direction, les journalistes ou finalement tous ceux qui à un moment fabriquent de l'info dans cette chaîne télé, aller prendre un café avec les habitants pour discuter avec eux. C'est pas forcément filmer ou retranscrit ou autre, mais c'est une manière de s'imprégner comme ça au plus près de la réalité de la société. au même titre que le téléphone sonne de Fabias synthèse au 5e étage de la maison de la radio et puis que le T de France info aussi au 4e étage de la maison de la radio. [rires] Éise non.

Oui, ce que je voulais dire c'est pour pour juste pour compléter ce que disait Dorient et c'est la formule qu'on utilise dans la note mais c'est en fait de dire les médias aujourd'hui ils ont plus seulement un rôle de il doit ils doivent plus seulement ressembler à la société. Euh l'enjeu c'est plus seulement ça, c'est de rassembler et c'est ce que font du coup euh bon bah très bien enfin c'est ce que fait très bien la BBC, c'est ce que fait très bien cette chaîne de télé suédoise parce qu'ils vont à la rencontre des gens euh comme on le disait tout à l'heure, ils les connectent et puis je pense qu'ils comprennent aussi mieux ce dont ils ont envie et ce dont ils ont besoin et ça c'est quand même crucial je crois. À l'origine c'est pas dans leur cahier des charges les médias de rassembler.

C'est on va dire que c'est une sorte de de préconisation morale. Moi je crois que si. Je pense que Oui.

Bah bien je pense que je pense que l'enjeu c'est toujours d'essayer de de reprendre et de retrouver nos boussoles communes, de voir où est-ce qu'on va et d'essayer de de donner de la visibilité à ces chemins-là. Je pense qu'aujourd'hui et c'est ce qui ressort un peu des travaux, c'est que aujourd'hui il y a plusieurs facteurs qui font que bah c'est plus complexe et donc il y a peut-être plus d'efforts à mettre dans cet enjeu-là. Alors, est-ce qu'on peut reprocher aux médias d'être responsable de la crise démocratique ou est-ce qu'on leur demande pas un petit peu trop ?

Ça ressemble un petit peu à la question que je viens de poser. Est-ce que les attentes ont changé et place les médias un autre endroit ? Je pense qu'ils ont une nouvelle responsabilité euh enfin ils ont une responsabilité plus forte parce que le moment est peut-être plus plus intense, plus grave, mais cette responsabilité là, ils l'ont toujours vu si tu veux compléter.

Oui. Et en fait nous c'est un peu notre c'est un peu ce qu'on ce qu'on écrit, c'est c'est de dire que on regarde pas le paysage médiétique ou les médias comme ni forcément un symptôme ou un ou un aggravateur de crise démocratique, mais comme l'opportunité d'une solution. Il y a en tout cas cette responsabilité là d'être à un moment une solution au aux enjeux démocratiques.

Tu parlais de de de mission tout à l'heure. On sait que par exemple pour l'audiovisuel public, c'est dans l'ADN la réconciliation. Ça fait partie de c'est une mission de service public que de participer à ça et pour pour plein d'autres médias parce que vous êtes un service public et pour toute une partie du reste du paysage médiatique, il y a parfois eu du fait des tensions de part d'audience, de part de marché, de tensions liées aux revenus, au modèles économique de uniquement se penser comme des acteurs économiques.

Et nous on on plaide un peu pour ça sans être naïf complètement sur les les enjeux économiques qu'il y a derrière, mais de dire que les médias ne sont pas qu'un opérateur économique ou qu'un qu'une entreprise comme les autres. C'est aussi un acteur civique aussi et surtout un acteur démocratique. Il y a eu un moment où cé très à la mode, on parle de RSE partout de responsabilité sociale des des entreprises pour toutes pour toutes les boîtes.

C'est même devenu un slogan ou des ou des ou des slogans un peu marketing. On pourrait se dire aussi que les les médias ont aussi à inventer dans ce moment-là leur leur rôle civique, réinventer leur rôle démocratique et peut-être bah imaginer un nouveau rapport avec la société. C'est un peu, je pense, le nous le fil rouge qu'on a délié à toutes les échelles et sous toutes les formes, le le print, les journaux ou les ou les radios ou ou les télés.

Il y a quelque chose qui est très intéressant qu'on a qu'on a observé euh sur justement ce repositionnement et et cette nécessité d'entrer dans une nouvelle logique. Euh c'est quand on regarde les slogans des chaînes de télé notamment euh pendant des années, ils ont tous mis ils avaient en fait c'était une logique de marque, c'est-à-dire que euh il faut que il faut que le nom TF1 soit visible, il faut que le nom voilà soit visible. euh là où euh tout euh tout d'un coup, on a vu une évolution qui s'est fait euh quasiment en même temps pour tout le monde euh où euh l'idée c'était plutôt euh euh les slogans c'est euh on est ensemble, on partage des moments ensemble, toute cette idée de rassemblement, toute cette idée de on est en train d'essayer de recréer de l'espace commun, de recréer des espaces de dialogue et c'est hyper visible du coup quand c'est au niveau des slogans parce que c'est ce qu'on retient aussi, c'est ce qui est diffusé très largement et c'est une illustration je pense de justement cette ce ce repositionnement et cette nouvelle responsabilité. qui n'est pas en fait nouvelle, je reviens sur ce que j'ai dit, mais en tout cas qui est encore plus marqué.

On a chacun nos qui est qui est qui est encore plus marqué aujourd'hui qu'elle n'était avant. Allons prendre l'air dans le chat. Ciscom qui nous dit "Il faut aussi relativiser notre intelligence ou notre supériorité par rapport au aux époques précédentes.

On n'est pas tellement plus évolué au final. Non, certainement non." Harold nous dit "Pourquoi ne pas afficher un logo information et un logo opinion sur les chaînes d'info car on y voit souvent des intervenants qui ont aucun lien professionnel avec le sujet de traité Je pense Aroll ne s'adresse pas à vous évidemment. [rires] Si ce revient, les réseaux sociaux, c'était bien avant que ça devienne des machines à argent et à influence, certainement un peu excessif.

Volka qui complète les réseaux sociaux ne permettent-il pas justement de critiquer les médias ? Est-ce que ça n'énerve pas les médias justement ? Les médias sont sur les réseaux sociaux.

Les médias sont agacés comme tout le monde par des choses qui sur qui surgissent sur les réseaux sociaux bien entendu. Euh et Frenchen qui dit personnellement "Je préfère les statistiques aux anecdotes" mais ça tombe bien euh h le rapport est rempli de statistiques. Il y a [rires] il y a beaucoup de chiffres beaucoup de chiffres euh intéressants et nous on est pas dans une logique de on est dans une logique aussi d'observateur. on essaie de capter des euh ce qu'on le terme qu'on adore employer, c'est les signaux faibles, de capter des tendances ou de capter des choses pour voir ce que ça dit d'un moment, de ce que ça peut dire d'une d'une évolution ou de euh ou de si on ou du oui ou si on est un peu prospective de aussi de de s'alerter, c'est-à-dire de se dire il y a aussi des moments où il faut que collectivement on soit dans un moment d'alerte pour bah justement innover, tester d'autres choses et voir comment recréer ce lien de confiance et comment ça réagit du côté des auditeurs, des lecteurs, des des téléspectateurs.

Tu parlais de de modèle économique. Est-ce que la réconciliation ça peut vraiment devenir un nouveau marché d'audience ? Bonjour.

Boule de cristal, doigt mouillé. Vas-y toi. H que [rires] je cher d'or, je moi je suis assez optimiste.

Euh on est assez optimiste euh à se dire queil y a une attente de l'opinion. euh vis-à-vis de la réconciliation euh et que cette attente-là, elle peut devenir euh aussi de nouvelles audiences. Euh bon, c'est vrai que quand on regarde les chiffres de médiamétrie ou autre, pour l'instant ce qui fait plutôt recette euh c'est la course à la polarisation.

C'est le crispan. C'est le crispan. Euh c'est le crispan, c'est le c'est plutôt l'opinion, c'est plutôt presque l'émotion d'une certaine manière.

Euh mais parce qu'il faut aussi en face faire le le travail euh de d'installer la réconciliation comme une grille de lecture de la société, comme une grille de la fabrique de euh de l'information et que euh il y a autant de gens qui attendent aujourd'hui de l'apaisement dans la société qui attendent de la réconciliation que que de gens qui qui espèrent l'inverse. Il y a une étude de l'Institut Bonafidé qui a été faite pour France TV qui dit qu'il y a 88 % des Français aujourd'hui qui ont envie de réconciliation. C'est bien la preuve que Mais qu'est-ce qu'on met derrière ce mot réconciliation ?

On aurait peut-être j'aurais peut-être pu poser ces questions au début, pardonnez-moi. Bah, on se parle, on échange. Je pense qu'on apprend, on réapprend aussi à se parler.

Je pense qu'aujourd'hui, il y a un sujet aussi où parfois le dialogue est compliqué parce qu'on s'écoute pas forcément. Ça vient surtout de l'écoute aussi. Voilà.

Et puis on a le droit d'être pas d'accord, on a le droit d'avoir des opinions qui sont contraires. Euh en revanche, on continue à se parler et et je pense que c'est par cette voie-là qu'on qu'on peut aller vers la réconciliation. On perd mon stylo.

Oui. Derrière le mot réconciliation, nous ce qu'on ce qu'on euh ce qu'on met dans la question du dialogue dont dont don parell, c'est que la même la démocratie, elle a une tradition orale. Euh c'est c'est l'échange.

Et c'est si on prend le le la définition par l'inverse, quand on regarde la définition de la polarisation, la polarisation, elle est pas toujours négative. Par exemple, la polarisation politique, elle est plutôt saine. Pas avoir les mêmes opinions et et et confronter des regards ou des idéologies.

C'est plutôt ça en démocratie. La démocratie ne vit que par cette cet affrontement à un moment aussi entre des opinions contraires, ce qui permet de les réguler et de les faire cohabiter, coexister. Mais ce qu'on a vu apparaître ces dernières années, c'est ce qu'on appelle de la polarisation affective.

C'est-à-dire qu'il y a un moment où le clivage est si fort qu'on cherche pas à se convaincre. On ne peut juste plus parler ensemble. Et on voit l'autre pas comme quelqu'un avec qui discuter, mais comme quelqu'un euh qui avec qui le dialogue est impossible. qu'on voit l'autre comme un adversaire et et et c'est ça peut-être que cette nuance là qu'il faut travailler dans la question de la polarisation, c'est de se dire que il y a des endroits où il peut y avoir il doit y avoir de la polarisation politique, des opinions contraires et et d'autres endroits où on ne voit que de la polarisation affective et qui devient presque un un moteur.

Il y a des vin langues qui vont dire que à tout prix remettre le le citoyen dans la fabrique de l'information, c'est un peu des mago. Comment on fait pour que ce soit pas démagogique ? Ben je pense c'est quoi la limite ?

C'est quoi les outils ? Si vous en avez une idée bien sûr. Ouais, je pense que je pense qu'on on c'est c'est un peu ce que ce que ce que Dorient évoquait tout à l'heure avec des initiatives comme celle de la BBC, comme celle de de cette télé suédoise dont je ne prononcerai pas le nom parce qu'il est beaucoup trop compliqué.

Mais mais en fait c'est Non, mais c'est l'idée de on peut inclure aussi les gens dans les réflexions et à partir du moment où on les inclut vraiment et on écoute vraiment ce dont ils ont besoin, bah c'est pas de la démagogie parce qu'on leur impose pas quelque chose et on leur laisse pas penser que c'est comme ça qu'il faut penser. Euh donc je pense que ça c'est une première piste de solution. Et puis après bon, on l'a déjà évoqué mais toutes les initiatives plutôt en France sur le journalisme de solution en groupe comme Ebra qui lance une newsletter qui maintenant est plus consultée que la newsletter Sport qui est quand même un des trucs les plus populaires et qui s'appelle Ici on agit.

Et dans ici on agit c'est juste voilà ben on raconte en fait ce que les gens font. C'est pas de la démagogie, c'est juste qu'on relait. En fait, les médias se font les vrais relais de ce qui se passe dans un territoire et dans un écosystème.

Il y a des grosses chaînes qui font de grosses audiences qui sont des chaînes d'info en continu. Comment on fait comment on fait venir le citoyen dans une dans la production d'info en continu ? C'est pas vraiment possible.

Il y a des il y a des tentatives, il y a des Non mais j'imagine non mais voilà, je vais c'est pas J'imagine ce que je j'essaie d'imaginer ce que nous pourrions faire par exemple à France info à part donner un droit de réponse, à part envoyer des reporters sur le terrain puisque les reporters sont sur le terrain. Enfin, on pense toujours qu'on est dans une tour. C'est vrai que la maison de la radio c'est une tour mais les gens en sortent quand même.

Ils prennent même des avions, des bateaux et ça pollue. Mais bon, ça permet d'aller voir ce qui se passe dans le monde. Mais à part ça, mais il y a ce qu'on fait en ce moment là. euh quand quand les gens posent des questions directement auxquelles on répond, ils rentrent dans la fabrique de Ça pourrait être plus d'interactivité.

Ouais, il il rentre dans la fabrique de ce débat, il l'oriente, il le il le challenge, il le donc il y a cette interactivité là dans le téléphone sonne aussi. Mais d'ailleurs, c'est un peu presque vieux comme la PQR, c'estàd que même dans les journaux écrits, il y avait il y avait les courriers des lecteurs, il y avait Et donc l'enjeu c'est voilà les petites annonces le mais l'enjeu c'est de passer vraiment dans un pas seulement d'être dans l'écoute mais aussi de rentrer dans le dialogue en fait dans la conversation et d'avoir cette cette interaction là où on pourrait attention 3è marotte utiliser des outils de la participation citoyenne très régulier he oui je suis voilà 45, on y est. répété [rires] euh qui est de mettre des outils de participation citoyenne, de démocratie participative dans la création de la production de l'info. pour imaginer, je sais pas que Radio France chaque année, il y ait une convention citoyenne avec des citoyens tirés au sort, représentatif de la diversité de la de la société qui participe à donner les priorités des thèmes éditoriaux qui seront discutés ou d'émissions à mettre en avant ou autre de manière très très interactive et basé sur bah sur une forme un peu participative, délibérative comme ça de la la construction des chaînes de programme.

Euh ça ça c'est une piste qu'on qu'on évoque nous dans la dans la note comme solution un peu un peu concrète et de pas de le faire et ça c'est peut-être justement important de pas le faire dans une logique marketing. c'estàd de pas le faire en se disant on va réunir un panel d'auditeurs, un panel de téléspectateurs pour c'est-à-dire pas ceux qui sont déjà en fait devant les écrans pour savoir à quel moment ils ont adoré un programme ou à quel moment ils ont décroché ou donc pas dans une logique marketing mais basculer dans une logique vraiment civique en fait et démocratique et donc de réunir la diversité de la société telle qu'elle telle qu'elle existe et pas seulement celle qui regarde les chaînes d'info ou d'autres programmes. D'ailleurs plus intéressant parfois d'écouter ceux qui ont déjà pris la voix de l'exode informationnelle que celles et ceux qui sont devant leur télé et et abonnés à des titres de presse.

De tous ces ces constats, de toutes les préconisations que vous faites, est-ce qu'il y a euh des choses, des endroits qui sont très négatifs pour le débat qui nous occupe mais qu'il faut accepter ? Je pense à rien en particulier. Je vous pose vraiment la question.

Ouais, c'est dur comme question. euh des endroits où bah où des choses négatives qui fa négatif qu'il faudrait qu'il faudrait d'ors et déjà accepter puis les les considérer comme un un facteur qui des facteurs qui ne bougeront plus et qu'il faudra faire avec. Hop résigné je pense que non je crois pas non mais ça fait penser à la tribune de Non mais il y en a qui il y en a qui par exemple pourrai dire l'info en continue.

Il y a des gens qui ne supportent pas l'idée de l'info en continue. Chacun chacun chacun peut chacun peut se faire son avis. Sauf qu'il s'avère que depuis que l'information existe, le citoyen, l'être humain demande d'être de plus en plus informé.

Il a toujours voulu être informé. Et je ne vois pas comment on pourrait arrêter la production d'info de plus en plus en continu et de plus en plus dense par exemple. Là, là où je sais qu'il y a beaucoup de gens qui qui consomment de l'infant continu mais avec quand même des réserves.

Euh mais je pense qu'aujourd'hui on a tellement de tellement de canaux différents, tellement de formats, tellement de manières de s'informer. Je pense que n'importe quelle personne qu'on interroge dans la rue ne s'informe pas de la même manière. Enfin, c'est c'est donc je suis pas sûr qu'il y ait des choses négatives qu'il faut accepter.

Je pense qu'il faut juste respecter l'idée que chacun a décidé de s'informer. Voilà, l'exemple de la chaîne d'info en continue, c'est intéressant. Euh, il y a des gens qui supportent pas ça, qui peuvent pas regarder ce truc-là et qui euh regarderont toute leur vie le 20h parce que c'est en rendez-vous et euh voilà.

Euh et il y a ceux qui adorent les chaînes d'infont, bah très bien, si ça leur permet d'avoir euh un niveau d'information qui leur est enfin qui est intéressant pour eux, qui leur suffit, qui leur convient, euh moi je pense pas qu'il y ait des choses sur lesquelles il fallait être résignés et dire "Bon ben, ça de toute façon c'est pas bien ou c'est moins bien et on s'en contente." Euh la pluralité des canaux fait qu'aujourd'hui, je pense que tout le monde peut y trouver son compte. Oui, tant qu'on arrive à faire la différence entre information opinion, il y a quelqu'un tout à l'heure qui parlait d'une pastille, pouvoir mettre là, ici info, ici, ça a été porté ça, cette idée, enfin pas telle qu'elle mais il y a une tribune il y a pas longtemps de 11 économistes assez connus d'ailleurs dont deux prix Nobel qui justement portaient l'idée de dire il faut créer une marque de médias d'intérêt public.

C'est pas forcément des médias euh de service public euh mais c'est des médias qui sont considérés comme ayant une source d'information assez fiable et de bonne qualité pour euh apporter justement cette richesse pour que chacun puisse construire après sa propre opinion et ne soit pas dans une logique euh idéologique ou euh ou en tout cas de fabrique de l'opinion qui servirait des intérêts politiques et et ça c'est intéressant parce que derrière on pourrait y mettre toute la diversité mettre en avant toute la diversité d'ailleurs des des médi aujourd'hui notamment des médias indépendants ou ou plus petit ou et mettre justement en avant toute cette diversité de de canaux dont dont dont parlait dis il y a boire et à manger pour tout le monde. Enfin, chacun peut trouver son son [rires] mode de le le le médier à consommer qui lui convient le plus. Et d'une certaine manière, le droit de la presse règle déjà ces problèmes euh de véracité de l'information, de diversité, de il y a l'ARCOM, il a y a il y a de la régulation, des régulateurs, il y a des et il y a du normatif.

Euh en fait, c'est parce qu'il suffit de l'appliquer, non ? Ou alors c'est une affaire de modèle économique avec des petits et des gros et des gros qui imposent un tempo aux petits. Mais de l'appliquer ou tous les outils sont sont préexistants. les outils sont préexistants mais et on le voit dans un moment où le numérique et les les nouvelles formes de notamment en ligne de mobilisation ou de ou de discussion, c'est des endroits où l'innovation va très vite, où l'innovation va presque plus vite que à la fois dans le paysage médiatique mais aussi que dans les cadres réglementaires qui euh qui euh qui existent.

Et donc il y a il y a il y a cet enjeu à pas se dire que tout doit être réglementé ou ou codifié, mais qu'on doit éclairer euh les gens sur le type d'information qu'ils reçoivent et euh euh et comment il la comment ils la traitent. On va avoir les mêmes sujets sur l'IA. euh on va avoir euh les mêmes questionnements de à quel moment est-ce queon doit obligé de dire que euh des supports ou autres ont été créés avec de l'intelligence artificiel euh ou pas à mesure que va s'effriter euh euh fin ben la différence entre le le réel et ce qui est fabriqué par l'intelligence artificielle.

C'est ce que tu disais euh tout à l'heure sur les réseaux sociaux. Il y a il y a il y a il y a des endroits qui reprennent tous les codes de l'information où on a du mal à savoir ce qui relève vraiment de la fabrique d'une information fiable et de qualité ou d'autres endroits où derrière se cache un autre message. C'est ce que disait Michael dans le chat.

Les consommateur d'information font aussi plus la différence entre une chaîne d'information, une chaîne d'opinion et un blog. Les cartes sont souvent brouillées volontairement par les acteurs. Pas toujours.

Euh, les cartes sont souvent brouillées volontairement par les acteurs. Elise, encore une fois, c'est une question très difficile, hein. Moi, j'ai toutes les questions à [rires] alors que d'orient, il y a les omelettes.

Dor, il fait toutes ses marottes. [rires] Euh non, non, mais il y a il y a pas vraiment de réponse. Oui, il y a certainement des acteurs qui brouillent volontairement les cartes mais c'était le c'était déjà les cas des des publics communiqués dans la presse dans la presse papier.

C'est c'est pas neuf tout ça. Et euh à Horizon 10 ans, vous voyez quoi ? Vous êtes monsieur et madame Soleil.

Euh c'est quoi ? C'est une recomposition du paysage médiatique, une nouvelle grammaire de l'information, un effondrement. Non, d'effondrement pour naître tel le phen ph pardon.

Euh à horizon 10 ans, qu'est-ce qu'on voit ? Je pense que le paysage médiatique va continuer à moi je pense que les en terme de canaux, on va continuer à avoir des nouveaux formats. Euh ça c'est ça c'est à peu près enfin on continue encore à en voir aujourd'hui.

Moi je pense que pas tant que ça en réalité quand même. Est-ce qu'il y a tant que ça de nouveaux formats ? Ah quand même je vais redire ce que disait Dorian mais qu'est-ce qu'on fait là ?

Bah ce format est nouveau parce qu'il est maintenant c'est derrière un écran mais ça existait plus. Oui ça existait déjà mais je pensais le téléphone enfin c'était le téléphone son finalement. Oui qui est une vieille émission et le téléphone s'était inspiré je crois d'une autre émission qui était encore plus vieille.

Moi je pense que si c'est le répondeur des tuux des auditeurs par exemple. Ouais il y a il y a pas de je sais je sais pas comment on sera dans 10 ans. Par contre ce que je pensé parle je te coupe une dernière fois c'est on a toujours prédit la fin du journal de 20h par exemple.

Al se trouve que si bon tous les ans on dit que le journal de 20h va s'effondrer que dans les écoles de journalisme on vous apprend plus ou moins enfin on vous suis sûr que c'est ring que c'est machin bon en fait le journal de 20h est encore le truc qui fait derrière les gens et qui crée peut-être même un peu de lien entre les gens avec des matinales et ils sont très attachés pardon je te coupe plus du tout pendant 2 minutes [rires] 10 euh non enfin donc je sais pas comment on sera dans 10 ans. Par contre ce que je ce que je pense c'est que on peut imaginer un un monde idéal du paysage médiatique dans 10 ans. Je pense que il y a ce qu'on avait dit ce qu'on a dit au début, pas chercher à continuer à être dans cette chercher à ressembler à tout prix et donc avoir cet effet miroir déformant.

Allons chercher de la conversation et et cherchons à rassembler les gens. Je pense qu'il y a quelque chose aussi qu'on a pas trop évoqué mais on a un rapport à l'info aujourd'hui qui est un peu particulier parce qu'il est il est très émotionnel en fait. il est il est il est très passionné passionnel plutôt.

Euh donc il faut peut-être justement dépassionner ce rapport à l'info et avoir peut-être une vision un petit peu plus froide de ce qui se passe et prendre un petit peu plus de hauteur sur les informations qu'on reçoit. Et la dernière chose et ça pour le coup c'est ce qu'on évoquait avec toutes les solutions et toutes nos anecdotes. Désolé pour toutes les anecdotes mais c'est quand même intéressant mais c'est comment est-ce que [rires] des statistiques mais comment est-ce qu'on continue à chercher en fait associer les citoyens euh passer de ce qu'on dit enfin cette cette démarche d'écoute à cette logique de conversation.

On on parle ensemble, on dialogue et je pense que si on arrive à tenir ces trois choses ensemble devrait dans 10 ans, on sera pas mal. Mais pas forcément dans 10 ans, hein, ça peut arriver demain. Bandini a une question très méchante.

Salut Bandini, merci de nous rejoindre et merci de poser cette question. La presse écrite est-elle supérieure aux médias TV et vidéos et vous n'avez pas 2 heures ? Et euh donc là, on va créer un chisme entre tous les jour.

Euh moi, je voulais faire de la pressécrite quand j'étais à l'école de journalisme, par exemple, et je trouvais que la télé, la radio, c'était vraiment naze. Euh, vraiment vraiment. En fait, j'ai fait plutôt de la radio puis de la presse web, puis un peu d'écrit et puis puis de la re de la radio puis puis Twitch.

Voilà, par hasard. Et donc c'est un peu de la vidéo, ça m'a permis de rencontrer des gens qui font de la télé et franchement il y a des journalistes d'extrême qualité partout et des documentaristes télévidé et des et des gens qui racontent de belles histoires aussi en press écrite. Je je ferai plus d'hérarchie maintenant alors que j'en ai fait beaucoup plus jeune.

On nous demande notre avis. Bah oui, non, il y a pas de mais c'est vrai qu' il y a toujours comme ça un peu dans l'imaginaire collectif cette cette noblesse de la presse écrite versus d'autres d'autres mais justement le rapport sur la PQR euh euh montre que il y a aussi dans la presse locale ou dans les médias locaux dans notre approche aussi de l'audiovisuel des des radios indépendantes, des télés locales, des il y a aussi un attachement très fort à la télé à l'échelle à l'échelle locale. un des des premiers modes de de consommation d'ailleurs dans dans certains endroits.

Donc il y a pas d'hérarchie à à avoir. Je pense qu' il y a peut-être des rites différents, des des habitudes euh différentes, des temporalités aussi différentes. Tu disais prendre de la hauteur et regarder de manière un peu plus froide.

Il y a euh c'est un peu comme danser le tango quoi. On change de on peut changer de rythme en cours de et non celle-là je l'avais jamais faite. [rires] Elle est improvisée.

Le coup du tango très élégant. [rires] Ah non il fallait chuter. Tu peux pas tu peux pas blesser ça à moi. [rires] Un suspense insoutenable.

Mais dire qu'il y a on se couchera moins imbécile. On peut changer de rythme pendant le tango pour ceux qui nous. Alors peut-être que pas du tout d'ailleurs hein. [rires] Alors peut-être pas du tout excell tango prenez pas [rires] il faut pas le dire.

Chers amis 17h57 passé de 10 secondes. C'est quasiment le moment de la fin. La tradition dans le T de France info.

C'est que je vous laisse le mot de la fin ou celui de la suite et que ça peut durer longtemps si tu veux. Elise le mot de la fin. Bah moi je pense qu'il faut continuer à observer un peu tout ce qui se passe dans ce paysage médiatique dans les prochaines années.

Je pense que comme on l' on l' on l'a rappelé au début, on a quand même des grosses échéances qui arrivent importantes d'un point de vue démocratique. Et puis donc en en continuant d'observer ça, essayer de garder nos petites boussoles et et de prendre un petit peu de distance pour voir comment ça évolue. Merci Elise. d'Orient, le mot de la fin ou celui de la suite, il est il est il est assez similaire, mais peut-être terminé par une formule qu'on qu'on aime bien tous les deux qui est de d'espérer que le paysage médiatique en tant qu'infrastructure puisse devenir d'une certaine manière des artisans de la réconciliation, des ingénieurs de la réconciliation en miroir avec cette formule devenue célèbre de Julien d'Ampoli sur les ingénieurs du chaos et les menduants de l'amour certaines 17h58 passé de 15 secondes.

Merci Dori Andreux, merci Larieux, merci pour cette passionnante mise en perspective dans le chat. Vous restez avec nous, vous restez vraiment avec nous. On fait une courte pause pour accueillir nos deux prochains invités.

On va parler Macronie, on va parler jeune avec Macron, on va parler fraude électorale, on va parler crise interne, on va parler crépuscule crépuscule d'un mouvement qui derrière une unité de façade va-t-on raconter des postes Instagram enthousiastes vit sa première crise ouverte en une décennie d'existence. Une décennie c'est 10 ans et 10 ans c'est long. C'est dans moins de 2 minutes.

Vous ne bougez pas. On revient dans un instant. À tout de suite. [musique] 18h5 1 seconde dans le T de France info en direct sur Twitch et TikTok.

Clémentine Vernot Localo 116 est venu du président Canadie à Paris à la maison de la radio la musique. Merci d'avoir patienté. Bienvenue à toutes celles et ceux qui nous rejoignent.

Vous êtes plein ce soir, c'est chouette de vous lire. C'est chouette de vous retrouver aussi pour certains. Salut Christal notamment euh nous quittons la sphère médiatique, les défiances, les défis et les raisons de croire à la réconciliation entre les médias, les citoyens pour une démocratie ravigorée et enfile avec une lampe frontale dans la pénombre de ce qui se trame chez les jeunes en marche.

Les jeunes en marche, ce sont les jeunes, les ex jeunes avec Macron. Le mouvement qui a porté la candidature d'Emmanuel Macron, désormais président de la République. Un mouvement secoué par des crises internes et un vent de contestation depuis l'élection contestée l'été dernier de son nouveau président.

Ce sont des révélations de la cellule investigation de Radio France, une enquête menée par l'excellent Stéphane Per et justement salut Stéphane, bonsoir. Salut à toi. Bonsoir Stéphane Per, grand reporteur à la cellule d'investigation de Radio France à tes côtés l'excellente Aurélie Arblemont.

Salut Aurélie. Salut. Tu es journaliste de talent, chef adjoint du service politique de France info.

Bonsoir. Bienvenue à tous les deux. Alors un peu de contexte, je vais essayer de de faire relativement vite pour savoir de quoi on parle.

L'été dernier, l'élection du nouveau président des jeunes en marche, les JEM, a été remporté par Louis Rogbert dont plein de gens n'avaient pas vraiment entendu parler avec 63 % des voix face à Nen Pelvan Pelven Pven Pelven. Mais des soupçons de manipulation du scrutin émergent rapidement. Sur près de 27000 adhérents revendiqués, seul 2637 ont voté.

Euh l'écart de voie, la chronologie des votes suscite des doutes sur l'intégrité du vote. La commission électorale limite la consultation de la liste démargement. La candidate perdante Nolwen Pelven refuse d'y accéder dans ses conditions.

La liste finalement a été détruite. Une élection qui révèle des tensions internes au sein des jeunes en marche avec des cadres historiques qui a des nouveaux leaders. Stéphane, ça part d'où ton enquête et qu'est-ce que tu as découvert ?

Alors, c'est très bien résumé déjà. Euh je dois dire que cette enquête, elle est un peu inopinée. On va dire que pour nous, c'est un peu une enquête flash.

C'est-à-dire que en gros travaillez sur plusieurs semaines, plusieurs mois. Oui, ça dépend. Là, c'est pour tout avouer pas beaucoup de jours en fait. 2 semaines environ.

Pas que ça, mais voilà. En gros, l'alerte, elle vient par notre plateforme d'alerte. On a une plateforme qui est cryptée, qui nous permet d'obtenir de la part de de n'importe qui des témoignages totalement anonymes et des gens avec qui on commence à évoquer en fait le sujet, à essayer de d'échafauder si c'est traitable pour nous, si c'est une histoire à raconter sur l'antenne de France info ou ailleurs de sur Radio France.

Et donc on est alerté en fait d'une polémique qui est passée un peu sous les radars des services politiques et qui surgit maintenant parce que on sent que elle a elle a elle a pas elle avait pas vocation à être médiatisée. C'est que au moment du congrès de de renaissance à Aras en septembre tous les jeunes en marche en ébullition parce que l'élection du président a été discutée, contestée et a provoqué beaucoup de remou avec un soupçon. C'est ce qu'on évoque, un soupçon de fraude ou tout au moins de de gonflage, on va dire, un peu des urnes électroniques parce qu'il faut savoir que les gens marches en fait il ils sont comme pas mal de de de mouvements.

C'est un mouvement associatif hein, il faut le dire pour leur vie démocratique, ça se passe sur internet. Voilà, c'est pas un parti politique, c'est une association politique affiliée à Renaissance et donc pour renouveler leur leurs instances et notamment leurs président et ben ils font ça sur plusieurs jours et ils votent sur internet. Voilà.

Euh le fond de ce sujet-là, c'est savoir effectivement s'il y a une manipulation. Euh il y a il y a des soupçons, il y a eu il y a eu un vrai débat au sein au sein des GESM qui a pas été médiatisé. Et puis il y a un vrai il y a une vraie question aussi sur la représentativité, je dirais, euh des adhérents, des sympathisants de cette association.

Euh il revendique plus de 30000 euh adhérents. Euh il suffit d'une adresse mail pour se en fait il suffit d'une adresse mail pour être adhérent. Euh et il y a des soupçons en fait euh le fond de de du truc c'est ça, c'est qu'il y a des soupçons en fait qui est derrière euh des adhérents euh en fait des des militants qui essayent de de manipuler un peu le vote.

Voilà c'est un peu ça le fond du truc. Alors ça peut paraître anecdotique mais nous si ça a accroché notre intérêt aussi c'est que ça raconte aussi des querelles un peu de chapelle de courant au sein des au sein des gemmes et surtout ça raconte aussi une petite unité association politique qui ont sa joué un rôle quand même dans l'accession de d'Emmanuel Macron pouvoir rôle tout à fait dans les débuts mais aussi ça raconte aussi comment une association bah se positionne aussi dans ce cette grande recomposition du jeu politique aujourd'hui mais les GMES ils sont confrontés aussi mais comme les jeunes socialistes comme les jeunes pop enfin les les jeunes LR à une recomposition du paysage politique et donc bah ça se frite ça se fight ça ça se bagarre et ça peut aussi tirer sur la vie démocratique interne. Aurélie, je te vois acaisser largement quelque chose qui ne te semble pas nouveau.

Ça c'est vrai que ça n'est pas fondamentalement nouveau. Tous les partis politiques et donc là en l'occurrence les mouvements de jeunesse peuvent être traversés par des des scrutins internes où il y a des soupçons de fraude. Je vais pas vous refaire ici l'histoire du Congrès de Reince en 2008 au Parti socialiste entre Segolen Royal et Martin Aubri où il y a eu des accusations de triche mutuelle.

Il y en a eu aussi sur les les derniers congrès au Parti socialistes, pas le tout dernier mais l'avant-dernier le Congrès de Marseille. Et puis à droite aussi il y a eu la fameuse guerre Copéfillon en 2012 où il y avait des accusations aussi de triche mutuelle. Là où c'est intéressant c'est que les macronistes sont arrivés en politique en disant "Nous, on va faire de la politique autrement.

On fait pas des parties, on fait des mouvements et puis on voit que peut-être les tentations de bourrage durne et d'essayer de de conserver le pouvoir d'une manière ou d'une autre, mais j'ai envie de vous dire que c'est vieux comme la politique, c'est pas nouveau, c'est pas les premiers, c'est pas les derniers et c'est pas propre mouvement de jeunes. Donc non. Ah bah non, les adultes, le mouvement les mouvements adultes aussi peuvent être très sévères dans les dans les guerres internes avec parfois des des stratagèmes pour pour remporter les élections à tout prix.

Stéphane, du point de vue de la méthode, comment tu as procédé ? Euh bah onur, on vérifie euh déjà euh effectivement la nature des faits, c'est-à-dire qu'on nous amène des éléments euh matériels euh qu'on qu'on vérifie, on rencontre pas mal de gens euh euh off euh in aussi euh c'est-à-dire les les les dirigeants, je dirais, de des gemmes, on dit d'ailleurs, hein, les gemes, on dit on dit les gemmes. Oui, les gemes, ouais.

Je n' marche he la marque a un peu cramé, on va dire, jeune avec Macron, ça a changé. Ils ont voulu euh lors de du rencontre là cet été en en juillet dernier donner un nouvel élan et donc appeler les jeunes en marche, les gemmes. Euh voilà.

Donc sur la méthodologie, bah euh c'est vérifié en fait si c'est pas que du règlement de compte et si si ça raconte aussi quelque chose de de plus profond. Euh et là les indications que j'ai moi à travers les remontées aussi depuis la publication de cette enquête, c'est que euh le divorce il est il est il est assez profond. Il y a il y a un gros chisme en fait qui traduit aussi euh des courants euh qu'on retrouve aujourd'hui chez les Renaissances et que vous analysez vous au service politique chez les grands frères.

Euh c'est-à-dire queil y a euh il y a des atalistes, il y a des macronistes, il y a des gens qui sont plus sur une une vision plus historique dans la dynamique je dirais 2016-27 des jeunes avec Macron des débuts. Euh et puis d'autres qui sont dans un logique plus de de communication, d'organisation, de comment on rabat en fait euh au maximum euh de de d'adhérents, comment comment on on motive et on on électrise un peu les gens aussi sur les réseaux sociaux. C'est c'est c'est autre chose.

C'est une logique de communication et puis il y a une logique d'idée. Il y a des des camps qui s'affrontent aujourd'hui et qui recoupent d'une certaine façon les débats qu'on peut voir chez Renaissance. Oui.

Oui. Ce qui est intéressant c'est que on peut expliquer pourquoi les les James ont changé de nom puisque donc c'était les James les jeunes avec Macron donc créé en 2015 avant même qu'Emmanuel Macron se lance officiellement dans la course à l'Élysée. C'est quand il est ministre de l'économie à l'époque c'est même créé avant le parti Renaissance et donc là forcément en juillet euh Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter à un 3è mandat puisque c'est limité par la Constitution à deux mandats consécutifs.

Donc les james qui étaient le mouvement de jeune avec Macron était un peu obligé de toute façon de changer et donc maintenant ce sont les gemmes, les les jeunes en marche. qu'ils ont gardé quand même, c'est intéressant les les initiales puisque en marche c'était donc avec les initiales EM d'Emmanuel Macron. Donc ça reste encore là mais théoriquement c'est aujourd'hui un un mouvement de jeune qui devrait être au service du nouveau patron du parti qui est en l'occurrence Gabriel Atal.

Et on peut pas dire que les relations entre Gabriel Atal et Emmanuel Macron soit au beau fixe depuis qu'il y a eu la dissolution et que Gabriel Atal a dû quitter Matignon. Donc les les jeunes peuvent aussi être traversés par ben les atalistes et les macronistes qui peuvent aussi se se manifester chez chez les jeunes comme on peut le voir chez chez leurs aînés. Stéphane, tu as rencontré des tas de gens je crois.

Tu as rencontré des résistances, des défiances, des difficultés particulières ? Euh pas vraiment. Moi, ma spécialité c'est pas la politique, ça a des inconvénients.

Ça a des inconvénients, mais ça a aussi des avantages en fait hein de de justement de pas être dans la chronique politique au quotidien. Donc les langues se délient assez facilement aussi dans ce sens-là. Euh et les difficultés non parce que je pense que quand il y a un une sission comme ça que qu'il y a une euh et c'est un peu notre fond de commerce, j'ai envie de dire un sentiment d'injustice, un un désir de réparation, euh et ben là effectivement on parle.

Euh donc euh de ce côté-là euh pas trop de difficultés en revanche euh de la part des dirigeants des GEMES aujourd'hui donc de du nouveau président Luis Rogbert et puis d'Ambroise Méjan qui est qui est un jeune qui a qui a joué un rôle euh l'ancien président qui est l'ancien président des GESMES et qui a qui a qui a joué un rôle très euh très euh dynamique en fait je dirais dans dans dans toute cette 2e époque je dirais de des jeunes avec Macron. Euh là, il y a eu une sorte un peu de j'ai ressenti ça en tout cas un peu de déni euh du divorce. D'ailleurs, ils nous ont envoyé euh il y a pas longtemps là une demande de de droits de réponse euh où ils affichent l'unité du mouvement, ils estiment que il y a pas de de divorce euh dans leur dans leur parti et que cette histoire qui n'a pas été au bout finalement puisqueil y a pas eu le le président a été élu finalement a été reconnu parce que le recours n'a pas été formé jusqu'au bout.

Ça ça traduit pas finalement un vrai divorce. C'est pas du tout les informations qu'on a. On a plutôt l'information que que le ce mouvement de de jeunes euh cette ce copycat un peu du mouvement Renaissance chez les jeunes vit un mouvement un peu difficile et risque de vivre dans les prochains jours.

Il y a un séminaire là qui approche avec tous les référents, les cadres qui montent à Paris risque de de vivre aussi là encore un divorce un peu plus à ciel ouvert. Donc finalement c'est c'est c'est ce que tu disais tout à l'heure, l'éthique qui était affichée aussi par En marche, on fait de la politique autrement et cetera. Qu'est-ce qu'on voit ?

Ben, on voit c'est la vie politique que un mouvement comme les jeunes en marche il vivent d'une certaine façon une crise de croissance comme on pu le connaître les jeunes socialistes comme les jeunes pop où à des moments bah il y a des chapelles, il y a des il y a des générations, il y a des gens qui ont envie de bah de qui il y a des égos et tout ça ça crée ça crée du ressentiment et puis et puis des divisions. Donc l'unité elle n'existe pas tout à fait finalement même dans un mouvement de jeunesse. Belven, Louis Rogbert, Ambreon c'est qui ces trois personnes ? qui occupe ton enquête.

Qui qui son qui sont-ils ? Alors euh Louis Rbert, c'est un c'est un jeune qui vient de de Cholet, qui a 23 ans, qui est un un jeune qui a milité assez jeunes assez tôt je dirais au côté de des équipes des jeunes en marche, côté lycéen, je crois, mais puis étudiant. Euh aujourd'hui, il est euh salarié de de Science Po où il fait de la de la com mais il a été aussi conseiller de OK d'Orsa de reprises.

Euh donc il a une certaine expérience quand même de de la politique. Il a plutôt un profil de communiquant. Nelwen Pelven, c'est une jeune militante qui vient, on va dire, du du des des des Français de l'étranger.

Elle a elle a une expérience plutôt à l'international. C'est un profil qu'on trouve souvent chez les les jeunes macronistes. Donc euh quelqu'un de très English Fluent qui qui qui connaît un peu aussi le le monde à l'international, on va dire euh et qui elle est plutôt de la tendance des des historiques macronistes avec euh plutôt euh si on va dans le détail plutôt les les euh Paul Ricker et tout toute cette cette historicité, je dirais déjà des des jeunes macronistes. que plutôt les les premiers et puis euh mes gens, c'est c'est lui que tu me citais, bah on vient de dire, c'est l'ancien président, il a il a marqué un peu le le mouvement.

C'est lui qui par exemple était main dans la main avec Emmanuel Macron au cirque d'hiver il y a il y a pas longtemps en juillet où il faisait leur leur les il fêtaient les 10 ans en fait du mouvement et où Emmanuel Macron est venu en invité surprise de cette réunion. Réunion très intéressante en juillet puisqueeffectivement donc les les james deviennent les gemmes, donc les jeunes en marche. Gabriel Atal évidemment vient au cirque d'hiver pour essayer de de séduire ces ses ces jeunes militants qu'il espère être une force militante pour lui pour la présidentielle de 2027.

Gabriel Atal est très applaudi et puis d'un seul coup, il y a la surprise du chef Emmanuel Macron qui débarque en personne. Donc celui pour qui cette association a été créée, celui pour qui ces jeunes se sont engagés il y a déjà plusieurs années et Emmanuel Macron leur explique en gros que faut pas l'oublier et qu'il aura sans doute besoin d'eux aussi pourquoi pas à l'avenir et pourquoi pas en 2032. Ça avait un petit peu douché Gabriel Atal de voir arriver Emmanuel Macron et quasiment annoncer qu'il pourrait être à nouveau candidat à la à la présidentielle en 2032.

Genre c'est un petit peu mes militants. Gabriel, tu seras gentil de ne pas trop empiéter sur mes militants. À la base, ce sont les miens quand même.

Donc c'est c'était un un une guéger guerre sur scène assez savoureuse à regarder pour les observateurs politiques. Les municipales arrivent à grand pas. C'est les le mouvement est dans quel état alors le mouvement des jeunes ou le mouvement colobal ?

Le mouvement des jeunes. Le mouvement des jeunes. Euh bah je vous dis là c'est c'est c'est un petit peu je sais pas si c'est le chaos mais c'est c'est un gros un gros un gros divorce en fait.

Ça crée en tout cas enfin ton enquête crée de l'inconfort visiblement parce qu'avant le t je sais qu'il y a eu deux trois appels pour voilà de de cadre pour qui pouvaient proposer des éléments de langage ce genre de chos pour pour rassurer. Il y avait pas de crise. Oui oui il y a pas il y a pas de crise mais c'est c'est enfin c'est le preuve d'un parti de dire qu'il y a pas de crise quand il y en a une.

Euh évidemment tout va bien si vous avez besoin d'explication. Ouais voilà. Non je pense que factuellement il y a effectivement toute une partie des cadres de de ce mouvement.

Ils en compte 250, je crois, des cadres référents chez les GES euh qui euh ne suivent pas en fait et et et ont senti qu'il y avait un un dénis de démocratie dans cette élection. C'est pas rien. Ça signifie quelque chose.

Il y a il y a il y a il y a véritablement quelque chose qui qui cloche, je dirais, dans dans la vie interne de de ce petit mouvement. Alors, je reviens sur la question de la représentativité de ce mouvement parce que c'est important quand même. On parle d'un mouvement qui revendique à la base euh 30000 adhérents et puis en fait quand on fait le le tri, on voit ceux qui votent.

C'est quoi ? C'estes 2600 euh adhérents qui votent pour les instances. Sachant que sur ces 2600 euh le soupçon c'est qu'en fait il serait encore un peu moins.

Et c'est quelque chose qu'on a vu d'une manière un peu épisodique dans tous ces mouvements-là, c'est il faut montrer en fait qu'on qu'on a de la surface politique, qu'on a de la surface militante, qu'on existe et qu'on est en capacité aussi de mobiliser l'arge. Mais en réalité, si on va dans le détail, euh c'est pas sûr. Ça semble pas être le cas.

Et ça c'est quelque chose qu'on a déjà vu aussi dans d'autres mouvements. Pourquoi ? Parce que c'est des c'est des mouvements aussi qui bah qui cherchent à exister auprès des grands frères, auprès des partis qui sont au-dessus pour pour dire "Voyez, on peut être une base militante, on peut vous donner une dynamique".

Et ça a été le cas pour Emmanuel Macron. Effectivement, les les james ancienne formule ont amené quelque chose de de neuf. On amené du sang en fait neuf, ont essayé de mobiliser aussi.

Mais à la base, ça partait d'un mouvement qui un peu comme la la la fable de Molière euh voulait paraître comme un bœuf mais qui finalement euh était beaucoup plus petit. Justement à la base de ce mouvement dans l'ancien temps de des gemmes et des james, il y a la bande de Poitier. La fameuse bande de Poitier.

La fameuse bande de de Poitier. C'était donc un groupe d'étudiants qui, comme le nom l'indique, faisait leurs études à Poitier. euh une bande de de copains euh qui se sont retrouvés sur les les bandes de la facitier qui venaient plutôt du Parti socialiste qui était des agents donc engagé politiquement et qui euh ben admire Emmanuel Macron alors ministre de l'économie et qui commence donc à monter les jeunes en marche.

Il y a dans cette fameuse bande de Poitiers Stéphane Séjourné qui est aujourd'hui commissaire européen euh parmi les bras droits de la présidente de la la Commission européenne qui a été conseillé à l'Élysée, qui a été ministre des affaires étrangères, qui est vraiment resté un très proche d'Emmanuel Macron. Et puis dans cette bande de Poitiers, il y a s'est un peu éparpillé façon puzzle puisqu'il y avait aussi euh aux prémisses donc des james euh Sachalier, donc qui est député euh à côté de Poitier et qui va sans doute se présenter au municipal à Poitier d'ailleurs euh qui euh lui donc a été président de la commission des lois. Donc c'était une commission vraiment très importante à l'Assemblée pendant le premier quinquena d'Emmanuel Macron depuis rupture avec la Macronie puisqu'il trouve que ça a trop dérivé à droite puisqu'il vient du Parti socialiste.

Et donc aujourd'hui il est avec Raphaël Gluxman et il siège avec le groupe socialiste et puis dans la série la bande de Poitiers c'est vraiment très éparpillé. Il y avait aussi Aurélien Taché qui est donc lui député du Valdoise, qui était macroniste de la première heure et qui aujourd'hui siège avec le groupe insoumis à l'Assemblée nationale. Donc vous voyez que ça a un petit peu divergé pour les les trois chemins de de la bande de Poitier mais c'est vraiment eux qui étaient au tout début de l'aventure des james comme on les appelait à l'époque. avait traité au fait cette question là, c'est Sylvain Tronchet à l'époque avait fait une enquête pour la cible investigation justement c'est pas du tout de l'acharnement mais c'est de fait les Macron de hold up politique Ouais ouais ouais les Macron en fait nous avaient donné une base importante pour se documenter aussi sur la vie des partis politiques.

Alors, rappelle peut-être ce que ce qui était ce que sont les Macron pour ceux qui sont les Macron en fait c'est c'est tout à coup vers Noël ou vers le nouvel an au tournant 2000 20189 une un gros leak en fait de de mail et qui concernait tout le l'entourage aussi de d'Emmanuel Macron. Il y avait des mails notamment de la vie interne de Renaissance, des mails qui qui concernaient en fait la macronie, on va dire, au sens large et qui étaiit des mails publics. Enfin, c'està-dire qu'on pouvait accéder à ça.

Alors, effectivement, ça a été une source pour les journalistes pour chercher aussi des choses des pépites. Dans ces ces pépites là, Sylvain effectivement a sorti cette première vie et cette origine des des des james qui étaient pas tout à fait spontané avec la bande de Poitier, avec des gens qui effectivement ont sont devenus députés pour certains, sont devenus chefs de cabinet à l'Élysée pour d'autres et et c'est effectivement une sorte de de de choses un petit peu artificielle finalement au départ qui devait servir aussi les intérêts d'Emmanuel Macron avec des gens comme Stéphan de ces journées qui effectivement était complètement dans la machine je dirais de de la création des jammes. On évoque une organisation verrouillée des comités stratégiques vigil des fondateurs.

Est-ce qu' est-ce qu'il y a une vraie démocratie interne au sein des GES ? Alors moi est-ce queil eu au sein des GESMES déjà ? Bah ils ont des instances. une association avec un bureau national, un conseil national, des instances même des instances de de contrôle.

Le ce qu'ils appellent le CCC, c'est un conseil de conçu de de une commission qui est censé justement faire la police un petit peu dont Ambroise MJan est aujourd'hui le président. Donc bon, il y a il y a a il y a des instances qui fonctionnent, mais vous comprenez bien que l'information qu'on sort, elle concerne justement cette vie démocratique qui semble-t-il et pas aussi démocratique que que est qu'elle est dans les statuts, je dirais, des des gemmes. Donc ça c'est c'est questionné, mais c'est pas à nous de le dire.

Euh ben beaucoup de parties ont des fonctionnements un peu verrouillés. Il y a des instances bien sûr, mais il y a toujours généralement quand même une petite partie qui dirige et puis les autres suivent plus ou moins. C'est vrai que quand vous êtes pas dans la ligne de ceux qui sont aux manettes, vous pouvez être un peu écarté.

Donc mais j'ai envie de dire encore une fois comme pour tout à l'heure, c'est un peu le lot de quasiment tous les partis politiques mais d'ailleurs aussi sur la question du nombre de militants. Ça c'est une espèce de tabou ultime et pour tous les partis politiques. Ils disent qu'ils sont 30000.

Résultat vous rendez compte qu'il y a 2600 personnes qui votent. On peut douter du fait qu'il soit vraiment 30000 actifs. Euh c'est le cas aussi pour le parti euh frère, le grand frère euh Renaissance, mais c'est le cas dans tous les partis, c'est vraiment mais l'artésienne, essayer de savoir combien il y a vraiment de militants dans un parti, c'est toujours extrêmement compliqué.

Hm d'ailleurs la question des de la de l'adhésion, ça a été discuté au sein des des gemmes. C'est ce que j'ai compris. C'estàd qu'il y a des il y a certains euh militants cadres qui ont dit euh bon bah là c'est pas représentatif et à un moment faut quand même qu'on fasse le ménage même si ça fait un petit peu mal de se dire que on n pas 30000 mais au moins qu'à un moment au donner et ben on fasse par exemple un processus d'adhésion un peu classique tu vois avec une carte d'identité un passeport ou une adresse mais quelque chose de de solide qui permet d'authentifier en fait et ben ça a été rejeté apparemment lors justement des des débats.

C ça a pas été voulu. Euh bon, c'est c'est peut-être dommage parce qu'il y aurait pas tous ces débats aujourd'hui dans dans la vie démocratique des James parce que c'est vrai qu'au tout début, alors là, je vais plutôt parler du parti grand frère donc de Renaissance, c'est le premier parti politique. Alors ça a changé depuis mais les règles au tout début c'était vous avez pas besoin de payer d'adhésion, vous avez juste à envoyer un mail et vous êtes membre.

Voilà, donc c'était très ouvert pour qu'un maximum de gens se retrouvent dans les fichiers parce que c'est quand même ça le nerf de la guerre que ce soit pour un parti de jeune ou pour un parti traditionnel politique, c'est d'avoir une base de données avec des gens potentiellement à mobilisés. Euh donc voilà, c'est c'était au début, on donne juste son adresse mail et ça suffit. Il y a pas de vérification derrière, pas besoin de payer.

Ce qui était un peu aussi la facilité pour adhérer. Vous pouviez avoir effectivement plein de gens qui disaient "Je suis intéressé" et se retrouver comptabilisé comme adhérent même s'ils avaient pas forcément ensuite participé à des réunions publiques ou très important fait des collages, des tractages parce que le rôle desjà et maintenant des GMES, c'est aussi quand même une force militante qui permet dans les futures campagnes d'être sur le terrain. D'ailleurs, les jammes, on verra avec ce nouveau président, mais les james sous Ambroise mes gens étaient très actifs avec beaucoup de campagnes d'affichage dont certaines étaient un petit peu choc ou en tout cas visaient à faire réagir.

Je trouve justement qu'Ambroise Ambroise Mej interpelle Stéphane Per et c'est probablement Ambroise MJ Stéphan Perre vous savez que c'est faux Stéphane Perre on a justement misise en place une différence entre les sympathisants et les adhérents pour permettre à la nouvelle équipe de faire cette différence mais gens complète on a toujours assumé que les que les adhérents en un clic n'étaient pas tous des militants. Je l'ai dit à chaque fois que la question m'a été posée. Bon on fera un droit de réponse de un droit de réponse des gens.

Il y a une distinction qui est faite peut-être avec les sympathisants depuis peu si je comprends bien Ambroise, on peut en rediscuter hors micro mais la réalité pas forcément le lieu de se répondre. La réalité c'est que la réalité c'est que c'est une problématique comme l'a très bien dit Aurélie qui qui est pour tous les toutes les associations, tous les presque toutes les partis politiques à un moment donné ont questionné la réalité de le leurs adhérents et puis c'est aussi Ouais. Et puis il s'agit aussi de de draguer, je dirais l'aspè médiatique aussi avec un gros parti.

On fait une conférence de presse, on on revendique autant de membres. Bon bah ça fait venir aussi des médias. on parle de je sais pas c'est c'est tout ça et est un petit peu un jeu de de dup qui compte effectivement c'est c'est les jeunes qui traquent dans la rue c'est la réalité du mouvement et moi ce que je comprends euh en tout cas aujourd'hui c'est que euh un un une association comme les GEM tout comme Renaissance connaît aujourd'hui de très fortes difficultés aujourd'hui à mobiliser et à faire intérêt au mouvement.

C'est le le parti vit un un mouvement clé en fait de son histoire avec un un mouvement qui sera forcément sans Macron et non plus avec Macron. Donc forcément euh mobiliser avec la la formidable euh code d'impopularité euh du chef de l'État qui incarnait longtemps euh ce mouvement plus le le le désintérêt et le désengagement des jeunes aujourd'hui vis-à-vis de la politique. Ça fait deux grands handicaps forts, deux grosses rames en fait pour un mouvement de jeunesse aujourd'hui qui cherche son identité.

Et moi ce que je ce qui nous a intéressé nous en traitant ce ce sujet derrière l'anecdote enfin c'est c'est important hein ça ça engage aussi ces ces jeunes militants et ils veulent défendre la réputation de leur de leur association et je comprends mais ce que ce que nous ça ce qui nous intéresse là-dedans, c'est aussi la façon dont un mouvement comme ça se positionne avant des échéances. Tu parlais des municipales, il y a la présidentielle sans Macron. Qu'est-ce qui va se passer ? comment ça va se C'est ça qui est intéressant au fond et c'est ça qui je pense devrait obséder aujourd'hui ces jeunes plutôt que effectivement se se déchérer entre eux.

Il y a deux viewers Zeraluka 59 et Jules 470 qui posent la même question. Pourquoi hors micro Stéphan Per ? Moi je me permets de répondre à ta place mais tu pourras compléter parce que la parole de Stéphane Per celle de Radio France et que la parole d'embrase méan engage celle de son mouvement et que il y a donc tout lieu de prendre le temps de se répondre peut-être pas à chaud mais plutôt à tiède ou à froid.

Oui, je suis d'accord. Bah c'està dire qu'roose n'est pas dans le dans le voilà et puis et puis bon mes gens c'est ton pseudo mais je ne suis pas certain que ce soit toi même si je pense que c'est quand même toi. Voilà donc passez-vous un coup de fil et puis on un droit de réponse à béjour on a on a toujours un intérêt journalistiquement à poursuivre le le débat.

D'ailleurs, il s'est poursuivi après la publication de cette de cette petite enquête. Bah je vous disais que il y a il y a effectivement des éléments aussi qui nous ont été apportés. euh des euh comment dire des des des précisions qui qui voulaient être apportées.

On on a discuté et puis nous on on défend aussi certaines choses qui nous s'embêtent de de l'ordre du du factuel et puis de d'éléments que qui qui témoignent aussi de notre bonne foi et de notre sincérité dans cette enquête. Euh mais ensuite euh ce que je crois c'est que euh la politique c'est aussi euh et c'est c'est pas qui va me contredire, c'est euh c'est une guerre frontale en fait la politique et parfois c'est une guerre diagonale, c'est c'est c'est violent dans tous les cas. Euh et ces jeunes bah il les prouvent là aussi euh que même en étant jeune, en ayant une solidarité sur les bans de la fac ou euh au lycée euh en tractant et cetera, bah derrière il y a aussi sa frite quoi.

Et il y a il y a il y a du conflit et c'est formateur je pense. C'est c'est ce qui se passe aujourd'hui. Et les mouvements ont beau parler de d'éthique et de et d'unité, ben en fait ça n'existe pas tout à fait.

Il y a il y a toujours conflit, il y a des bas d'idées. C'est certainement heureux. Aurélie, tu souscrives.

Ben la politique, c'est le débat et c'est vrai que ça peut provoquer aussi des des des confrontation au sein même d'un parti politique. C'est c'est un peu la la vie de tous les partis politiques. Tous les partis politiques sont soumis.

Il peut y avoir un moment où tout le monde est en phase derrière un chef, un leader charismatique. Et puis quand il y a des des moments de succession, c'est toujours là on va voir des des frottements, des tiraillements qui va remporter le morceau et donc qui va qui va garder la maison et les clés finalement. Comment le les gemmes sont perçus par les les instances de renaissance ?

Peut-être que tu as pas la réponse mais je crois que Alors généralement les g et donc les gemes maintenant chez les macronistes, ils les adorent en général parce que c'est ils sont ils sont motivés, c'est des jeunes qui vont être là pour aller tracter sous la pluie et cetera. Euh, ils font ils font plein d'opérations de de communication, des tractages. Donc c'est vrai qui sont généralement quand vous en parlez avec des ministres par exemple Macronis, ils adorent aller chez les jammes.

C'est vraiment parce que voilà, c'est des militants qui sont dévoués, qui sont engagés, qui qui vont pas compter leurs heures pour aller tracter sous la pluie. Enfin, c'est c'est pas facile la vie de militant. En plus, vous pouvez tomber sur des sur quand vous tractez dans la rue sur des gens qui sont parfois d' accord avec vous, d'accord avec vous, mais parfois sur des gens très hostiles.

Ça ça peut être très ingrat le le job de militant. Donc euh donc les ministres généralement adorent, mais c'est vrai que les James euh parfois euh ils ont aussi leurs propres idées. Ils sont à la fois très loyaux mais euh ils peuvent aussi ne pas toujours être totalement en phase.

Par exemple euh Embroise MJan sous sa sous sa présidence, lui il militait pour la euh une légalisation encadrée du cannabis. Ça le gouvernement avait beau adorer les james, on était c'était déjà il y a plusieurs années, donc com on commençait vraiment à être sous le feu de de ces problèmes de narcotrafic. le gouvernement, ça n'a jamais acheté de temps en temps.

Ils peuvent trouver des bonnes idées euh du côté de la branche jeune bien sûr parce que comme ils sont plus jeunes, ils sont plus en phase avec les préoccupations de leur génération. Donc ça c'est important aussi pour des partis politiques qui ont beaucoup de mal à parler aux jeunes. On sait que les jeunes euh votent moins euh que d'autres catégories d'âge de la population.

Donc c'est aussi un moyen de de séduire de nouveaux publics mais parfois ils achètent pas toutes leurs idées. Voilà la légalisation du cannabis. Vous en parliez avec Gérald d'Armanin par exemple qui avait beau adorer les james parce que ce sont des vrais militants et que le celui qui est ministre de la justice mais qui avant était ministre de l'intérieur a beau avoir une vraie admiration pour les militants puisque lui-même est un vrai militant qui a qui a été beaucoup sur le terrain.

Ça par contre là ça passe pas quand quand ils ont des propositions trop iconoclastes par rapport à la à la ligne des adultes entre guillemets. Là ça passe pas. Mais c'est vrai qu' généralement ils adorent aller chez les Jams parce qu'ils savent qu'ils seront toujours là pour aller faire les campagnes.

En plus les JAMS ils font toujours des très très grosses campagne d'affichage. Je sais pas si vous vous souvenez, il y avait eu un c'était avant la présidentielle de 2022, ils avaient placardé dans les villes des affiches Merci Macron avec des récaps du du bilan du premier quincana d'Emmanuel Macron et parfois ils é ils sont même plus efficaces, plus investis que les militants du parti aîné entre guillemets. En terme de communication, ils sont très bons.

Il y a il y a des nerds en fait qui qui connaissent bien la com qui utilisent très très bien les réseaux sociaux. Louis Rogbert en fait partie et je pense qu'il y a il y a une il y a il y a il y a une pépinière un peu d'idée aussi dans dans la communication, dans la mobilisation, ce qui est un un vrai levier, un vrai enjeu aussi pour les partis aujourd'hui qui sont un peu plus âgés. Désormais de les cadres âgés cherchent aussi des idées pour trouver les moyens de de bah de mobiliser, de toucher en fait l'électorat.

C'est c'est pas c'est pas toujours évident pour les parties de de trouver les bonnes idées. Chez les jeunes, ils en trouvent. Il ils avaient fait notamment aussi, je me souviens plus de l'année, mais une campagne d'affichage encore parce que vraiment et donc qui était décliné aussi sur les réseaux sociaux.

C'était sous forme un peu d'une playlist et donc c'était pour s'adresser aux jeunes et pour vanter avec des titres de chansons ou autres toutes les mesures qui avaient été mises en place par Emmanuel Macron et qui pouvaiit plaire aux plus jeunes. Et notamment, ils avaient, on se souvient, Banana Split pour vanter la gratuité des préservatifs pour les moins de 26 ans mis en place par Emmanuel Macron. Euh ils avaient aussi utilisé à bicyclette parce qu'il y avait eu des primes pour l'achat de vélo électrique.

Donc ils essayent de tirer des fils ajoutent, on a obtenu quelques belles victoires et notamment les repas crousses à 1 €. Voilà, les repas crous à 1 € effectivement euh ça le gouvernement avait acheté mais pas le cannabis broise. Oui.

Puis il y a des je crois qu'il y a des on fume de la bonne we chez les gemmes. Dis tout à l'heure Cristal je crois. [rires] Pardon.

Ah ben ça va pas faire plaisir au gouvernement en ce moment. Je rappelle qu'Emmanuel Macron a dit que les petits bourgeois des centre-villes étaient aussi responsables des interdit par la loi. Non mais je je pense qu' ils ont été témoins ces ces gemmes bah de de l'évolution aussi du pouvoir de ces difficultés pardon de de des points de de tension en fait qui existaient aussi dans la macronie je dirais dans la politique.

Moi, j'ai entendu aussi que la loi immigration a été assez débattue, qu'il y a eu pas mal de de débats en interne parce que la sociologie aussi de de cette association, elle serait certainement intéressante à faire parce que qui sont-ils ? Est-ce que c'est un mouvement très populaire, ancré dans la classe ouvrière ? Je le crois pas.

Euh je pense que c'est un mouvement qui c'est pas la perception qu'on en a en tout cas. Non euh mais mais je je je pense que il y a il y a il y a je j'ai pas une réflexion globale, hein. Euh un un mouvement il fait de tout mais quand même euh il y a il y a des profils aussi qui qui qui intéressent je pense euh aussi euh ce ce genre de mouvement parce que ils sont euh appelés aussi à avoir des responsabilités à Renaissance.

Par exemple, Ambroise, je sais pas s'il est à notre écoute, mais en tout cas, je suis sûr qu'ambroise est à l'écoute. Il est, je crois, secrétaire général délégué de Renaissance. Il y a d'autres personnes qui ont encadré les les james, pas la première génération mais une deuxième génération qui aujourd'hui ont des responsabilités aussi chez Renaissance, qui sont pour certains conseillers politiques de d'un tel d'un tel des assistants parlementaires, certains qui se présentent à des élections qui ont l'ambition d'eux.

Donc tout ça c'est effectivement très formateur pour eux. Certains utilisent le véhicule de l'association pour se former et pour accéder aussi à des responsabilité politique. D'autres le font par pur militantisme et par pas par pas par avec des idées.

Certains euh vont vont peut-être euh quitter en fait ce mouvement parce qu'il y a il y a il y a aussi des il s'éprouve aussi à une à une forme de politique et puis ça voilà on apprend en fait. Et mais je pense que ce qui est intéressant aussi là-dedans, c'est que ces jeunes-là euh ils incarnent quand même quelque chose, je trouve de renaissance. Et c'est ça aussi qui et et de de la de la crise, je pense qu'on peut le dire aujourd'hui aussi, que peut rencontrer un parti ou tout au moins du vrai positionnement qui se passe.

On l'a vu au moment du Congrès d'Aras, euh cette alors la prise de pouvoir de de du parti, je dirais par Gabriel Att, elle remonte à elle remonte à avant. Mais d'une certaine façon, cette affirmation aussi de de d'une personnalité, d'une alternative au sein d'un parti et ben ça se répercute au sein d'un d'une jeune association euh enfin plus si jeune que ça puisqu'ils ont 10 ans euh mais qui doit aussi faire ses choix et je suis pas sûr que tous soientalistes. Je suis pas sûr que tous aient envie de de suivre aussi et comme tout le parti Renaissance n'est pas ataliste non plus.

D'ailleurs, une partie certains ministres avaient boycotté le discours de Gabriel Atal parce qu'il voulait pas être témoin et complice du moment de rupture entre guillemets de Gabriel Atal vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Voilà. Salat Tomat Tartiflette demande "Moi je me demande ceux qui ne vont pas ceux qui ne vont pas rejoindre Gabriel Atal, ils vont aller où ?" [rires] Bah ils vont aller où ?

Peut-être qu'ils iront ailleurs. Peut-être non, mais peut-être qu'ils auront ailleurs. Je je je C'est pas ce que je souhaite au GM, mais peut-être que il y a des il y a des moments de de recomposition he aussi dans dans des partis.

Bah, il y a des moments de recomposition dans les euh les partis les les associations aussi, j'imagine. Moi, je je connais pas bien l'historique par exemple des jeunes socialistes, mais je pense que à des moments, il y a eu des des volontés aussi de de prendre un autre un autre chemin et ça ça fait partie de la vie politique et de la vie démocratique. Gabriel Atal n'est pas encore candidat à la présidentielle officiellement, hein.

On est encore très loin à l'échelle de la vie politique, vu ce qu'on vit depuis un an et demi, en gros, depuis la dissolution. C'est difficile de se dire qu'il sera vraiment sur la ligne de départ en 2027 pour la présidentielle. Ce qui est sûr, c'est que Gabriel Atal a envie d'y aller, veut tout faire pour y aller.

C'est vrai que les partis politiques dans un système comme la 5e République où la présidentielle et l'élection suprême qui qui qui guide la toute la vie politique, en fait, c'est plus confortable pour un militant d'être dans un parti dont il soutient le chef et le candidat à la présidentielle. Mais après euh et peut il y aura peut-être sur tout ce qui est l'espace du bloc central plusieurs candidatures ou peut-être qu'à la fin ils se mettront d'accord et donc certains diront "Bon, j'aurais préféré quelqu'un d'autre mais euh l'intérêt supérieur de ma famille politique commande de suivre un tel plutôt qu'un tel ? C'est la vie politique de parfois être en phase avec à fond derrière le votre candidat et puis parfois moins.

Ça c'est c'est la vie politique." Ouais. Tu une session quelque part, ça serait entre les anciens et les jeunes marcheurs ou ça serait entre différentes visions du du macronisme pour toi Aurélie ? 2h 2h [rires] 2h 2h bah il y a effectivement plus plusieurs plusieurs courants aujourd'hui dans le macronisme.

Le macronisme a plutôt penché à droite, on l'a vu avec l'exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron. Mais par exemple, les gemmes et les gemmes aujourd'hui peut-être sont quand même plus à gauche que le mouvement adulte euh qu'on faire tout à l'heure la proposition sur sur le sur le cannabis. Euh donc il y a effectivement des courants et alors entre les les c'était quoi le la suite de ta question sur les entre les jeunes et les anciens entre les jeunes et les anciens ?

Marcheurs. Marcheurs. Mais les les les marcheurs grandissent.

Donc certains, je le disais tout à l'heure, on totalement ont totalement ont totalement euh leur leurs chemins se sont totalement séparés puisque je vous parler d'Aurélien Taché qui est chez Jean-Luc Mélenchon, c'est difficile de faire plus incompatible euh avec Emmanuel Macron. Donc vous avez effectivement des courants générationnels et puis parfois il y en a qui qui évoluent au long de leur tout au long de leur carrière. Donc c'est c'est très mouvant et c'est très vivant.

La politique en fait, ça dépend des moments, ça dépend des personnalités à suivre, ça dépend de la politique qui est mise en œuvre. Ça peut bouger assez souvent. Rien n'est jamais figé du début à la fin de de tout votre engagement politique.

C'est très rare. Et donc après Macron, du macronisme ne restera donc plus que les james. Que les gemmes.

Et ben non, puisqu'ils s'appellent même plus les jeunes avec Macron, même si Emmanuel Macron, on leur dit qu'il faut qu'il faut qu'il se prépare éventuellement à être de retour pour 2032. Euh de toute façon euh c'est vrai que ce parti politique et sa branche jeune était très personnalisé autour d'une personne puisque puisque Emmanuel Macron crée son parti vraiment dans l'objectif d'être candidat à la présidentielle. Là Gabriel Atal récupère un parti qui avait été fait à sa main et pour lui par Emmanuel Macron.

Donc il essaie de se mettre dans ses habits là. Est-ce que la grève va prendre totalement ou pas ? On le verra d'ici 2027.

Mais ça, le macronisme, qu'en restera-t-il ? C'est c'est effectivement un débat qui pourrait nous occuper beaucoup plus longtemps. Est-ce que le macronisme reste avec Emmanuel Macron ou même si on parle de la logique du dépassement, faire travailler de la droite et de la gauche subsistera, on sent quand même que beaucoup aujourd'hui disent "Non, la rivière est plus ou moins en train de retourner dans son lit.

Euh il y a quand même de la gauche et de la droite, mais comme on est plutôt là sur une tripolarisation de la vie politique avec une extrême droite très haute, euh un bloc de gauche où aussi c'est assez euh compliqué entre les différentes composantes de la gauche et un centre droit euh où il peut aussi avoir des tensions. C'est pareil tout ça c'est mouvant en fait. C'est Édouard Philippe qui disait "La la poutre travaille mais la poutre elle va encore beaucoup travailler d'ici 2027 et je vous le donne en 1000 même après.

Il est bientôt 18h45. Moi j'avais dit 40, on s'en fiche. On est sur Twitch, on peut prendre le temps de prendre le temps au moins encore 3 minutes.

Euh les jeunes en marche, c'est un laboratoire politique ou c'est une machine à influence ? Finalement, c'est un peu tout ça. C'est à la fois Oui.

Oui. Ça permet d'être d'être une boîte à idée parce que les les les jeunes peuvent être plus connecté avec les gens de leur génération parce que les ministres ou les chefs de parti plus âgés peuvent être plus éloignés de de des préoccupations de la jeunesse. Donc ça permet de de garder un lien avec ce qui ce qui monte chez les plus jeunes.

C'est à la fois quand même essentiellement une force de frappe militante parce que c'est quand même ça surtout l'intérêt de des des de ce mouvement et des mouvements de jeunesse et de tout mouvement politique, c'est quand même d'être là, qu'il vendent, qu'il pleuve, qu'il neige, que vous soyez d'accord avec ou pas avec une dissolution, que le candidat soit vraiment celui de votre cœur ou vous ayez préféré un autre, bah en fait vous êtes là pour faire peser vos idées dans le débat public. C'est un peu tout ça et puis c'est aussi une un moyen de de un tremplin peut-être pour votre carrière puisque on parlait des des des la bande de poitier des des james du tout début. Bon, certains sont devenus ministres, d'autres ont été conseillers à l'Élysée, d'autres ont été sont toujours députés.

Euh l'un est commissaire européen, vice-président même de la Commission européenne. Euh être un jeune militant euh ça peut conduire à une carrière politique. C'est c'est le tout début en fait.

C'est aussi une pépinière. Et ça peut être là aussi que les commissions d'investiture qui s'occupent de de du parti en général et donc pas de la branche de naise peut dire "Ah tiens, ce petit-là, on peut peut-être le lancer sur des législatives, il va pas gagner au moment mo il va se faire les dents. Euh il va se préparer pour des prochaines élections.

Tiens, ça peut nous faire des jeunes sur des listes municipales. C'est oui, c'est un c'est aussi une pépinière et puis et puis les et puis les jeunes deviennent grands." Stéphane Per mais je crois que justement ta question elle est intéressante parce que c'est je pense que c'est vraiment ça la dualité et les raisons un peu du divorce aujourd'hui chez chez les hommes.

C'est-à-dire que on est entre les idées et la comme politique. On est entre les idées et comment on mobilise comment on trouve les moyens de de d'attirer encore des des gens. Alors, difficile d'attirer des gens si on n pas d'idée.

Si on sait pas bien communiquer, on peut pas porter ses idées. Ça se croise. Et je pense que là, le débat, il est un peu là-dedans en ce moment.

Je crois que les les dissensions, si je comprends bien, les échos que j'ai au sein des GMES, c'est que c'est que il y a il y a il y a des gens qui ont bah qui ont des choses à défendre à différents niveaux, à apporter à différents niveaux à Renaissance et à tout ce mouvement qui qui est en train de se recomposer. Euh et ben que c'est pas facile et que 2025 ben c'est pas simple pour les pour les j'aimes quoi. 18h46 passé de 55 secondes.

On s'en fout, on est sur Twitch mais c'est rigolo de le dire. Le mot de la fin, le mot de la suite. Aurélie, vive la politique et vive les militants.

C'est quand même ils font ils font ils permettent à la démocratie aussi de de vivre et c'est pas très facile, surtout dans un contexte politique euh extrêmement compliqué, extrêmement tendu. Euh moi, j'ai un peu une admiration quand même pour ces gens qui prennent sur leur temps, sur leur vie personnelle, quelle que soit leur partie, pour se dire "Ben non, moi en fait, j'ai envie de de faire avancer mon pays, de faire avancer mes idées." Euh alors parfois ça se passe pas très bien et peut y avoir des des soupçons, des accusations de fraude, mais c'est quand même, je trouve, un engagement qui mérite d'être salué quel que soit le parti politique évidemment.

Merci Aurélibont du service politique de France info Stéphane Per, le mot de la fin ou le mot de la suite ? Non, mais moi ce qui ce que je trouvais important, ça rejoint un peu ce que tu dis. C'est-à-dire que euh on peut que se ne pas se réjouir, je dirais, du désengagement des jeunes vis-à-vis de la politique.

C'est c'est un moment euh un peu crucial là qu'on vit en ce moment en France et sur la planète. C'est un moment de où il devrait y avoir une mobilisation claire, nette vis-à-vis de de ces valeurs et des valeurs que chacun veut veut porter. Je pense que c'est important que les jeunes ils se mobilisent et qu' continuent de se mobiliser.

Donc pour ça, ouais, c'est c'est vrai qu'il faut faut politiquement être exemplaire sûrement ou apprendre à l'être pour justement porter le bon message et les bonnes idées. Enfin, les idées chacun les a, mais il y a une façon, je pense aussi, de de penser à la politique et euh on peut euh on doit porter en fait que les jeunes doivent s'intéresser à la politique. Un mouvement comme celui-ci, bah, il en fait partie mais voilà, il est confronté à la réalité aussi.

Merci Stéphane Père de la cellule investigation de de Radio France. C'est la fin de ce stream chers amis. Merci de de l'avoir suivi.

Merci à nos invités et au précéd humeurs, vos humeurs rigolard d'acide aimable, vagabonde. Parfois, merci pour vos bons mots, merci pour votre confiance en tout cas. Merci aussi à celles et ceux qui derrière la vitre nous donnent la couleur, le cadre, la lumière, le son, le pixel.

Merci à celles et ceux qu'on ne voit pas, qu'on entend pas mais qui nous donne à voir à entendre. Merci à Pascal Baudo, notre cher camarade Pascal qui nous suit. Merci à Stéphanie Berlu pour les visuels.

Merci aussi toujours derrière la vite, vous ne les voyez pas, moi je les vois. Nous, on les voit. Arthur Lebreton, Thbo Gerne, Raphaël Rasson, Alex Maillot et Pascal.

J'ai déjà dit merci à tous. Euh si vous avez raté le stream, chers amis, vous voulez le faire écouter à votre Tati, votre tante, votre voisine, votre voisin de TGV, il est disponible ici en replay dans un instant. Vous pouvez aussi le retrouver en vidéo sur YouTube et sur franceinfo.fr ainsi que sur la page podcast de l'émission sur la plateforme de Radio France.

Vous pouvez le retrouver partout. Jeudi prochain, vous retrouvez le T de France info avec Sarah Calaman. Je suis en congé euh donc de 17h à 19h tardant l'heure mais de charmanteur humeur.

Je vous souhaite une excellente soirée tout et tous. Salut. Yeah.