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InterviewC à vous (sur YouTube)· 3 avril 2023 9 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

Fin de vie d’un proche : témoignage de la ministre Agnès Firmin-Le Bodo - C à Vous - 03/04/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous avez été confrontée à la fin de vie de votre mère. Comment cette expérience a-t-elle influencé votre position sur la loi ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir travaillé avec le groupe fin de vie à l'Assemblée après votre expérience personnelle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous appris lors de votre voyage en Belgique sur l'euthanasie ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les garde-fous indispensables pour éviter la banalisation de la mort ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment la Convention citoyenne a-t-elle influencé votre réflexion sur ce sujet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Agnès Firmin-Le BodoFait
    « si j'avais eu le droit qu'est ce que j'aurais fait à partir du moment où ma réponse a été oui »
  • 3:00Agnès Firmin-Le BodoPromesse
    « nous devons offrir ce nouveau droit pour élaborer ce modèle »
  • 5:00Agnès Firmin-Le BodoFait
    « pourquoi il y avait le besoin le temps nazisme c'était uniquement quand les soins palliatifs étaient insuffisants »
  • 6:00Agnès Firmin-Le BodoFait
    « tout ça tous ces garde-fous sont importants »
  • 9:00Agnès Firmin-Le BodoFait
    « sur ces sujets dit de société nous avons forcément des avis différents c'est le principe même du débat »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

il est temps de faire évoluer la loi c'est ce qu'on comprend de ce que vous nous dites vous-même vous avez été directement et intimement confronté à cette question quand votre mère atteinte d'un cancer du pancréas décidé d’arrêter les traitements et vous a demandé à vous sa fille pharmacienne tu me fais la piqûre vous lui répondez que vous n'en avez pas le droit si vous en avez eu le droit de courrier à vous faire c'est bien parce que quelques mois après son décès j'ai réfléchi si j'avais eu le droit qu'est ce que j'aurais fait à partir du moment où ma réponse a été oui lorsque je suis devenu député et à l'époque je ne savais pas que j'allais devenir député j'ai fait le choix de pouvoir travailler avec le groupe fin de vie qui était constitué à l'Assemblée et puis bien sûr avec travailler lorsque la proposition de loi d'Olivier fanny a été mise sur la table mais ce que je veux aussi dire c'est que l'exercice qui a été le mien et lorsqu'on est même parlementaire lorsqu'on est engagé dans la vie dans la vie politique lorsqu'on a travaillé sur des sujets il faut savoir faire fi j'allais dire de ces expériences personnelles et prendre beaucoup de recul même si forcément sur ces sujets dit de société la vie nous oblige parfois à faire évoluer ses propres convictions en tout cas c'est le chemin qui a été le mien mais le chemin et le président de la République a dit ce matin que peut-être sa position a évolué et évoluera évolue ou évoluera je crois que sur ce sujet je crois que personne ne peut vraiment avoir de certitude la conviction la conviction que j'ai c'est que nous devons offrir ce nouveau droit pour élaborer ce modèle vous êtes vous êtes donc déplacé dans six pays où l'euthanasie et légalisé le 21 février vous étiez en Belgique ou cette pratique est légale depuis 2002 vous avez rencontré des médecins et deux reporters de cet à vous vous y ont accompagné [Musique] mais nous faisons un tour dedans à l'occasion de l'ouverture de ce débat de société sur le président de la République ou bien avant conscience si il y a une loi sur le thanazi qui passe chez vous aussi rendez vous en face mais faites attention de respecter vraiment la liberté du médecin chez nous c'était très clair pourquoi il y avait le besoin le temps nazisme c'était uniquement quand les soins palliatifs étaient insuffisants pour soulager la souffrance du patient ce qui est horrible c'est qu'on dit demande pour répondre à la souffrance par une piqûre létale et on n'a pas choisi ce métier là pour ça l'idée même que l'on me dit voilà j'ai quelqu'un qui est en détresse qui est en souffrance devant moi souvent par manque de moyens ou par mois ou de temps en tout cas et bien on en arrive à deux à presque banalisé cet acte de temps avant accompagnant patient c'est être tout à fait sincère c'est lui expliquer en tout cas moi ce que je fais toujours que ça reste un acte violent nous autres on essaie d'en faire un moment de douceur on injecte d'abord un du milieu donc un anesthésie pour que le patient s'endort mais c'est vraiment paisible et c'est quand uniquement quand ils sont temps de remis que on va injecter l'autre le tuyau d'arbital pour faire le pour les injections létale nous sommes médecins nous ne sommes pas là pour tuer vous avez terminé par c'est un moment de douceur mais comment on passe de médecins à la femme à l'être humain l'amour ne me fait pas peur je ne considère pas que la mort est une fin le risque c'est de banaliser la mort vous dit cette infirmier directeur des pâtes quelles sont les garde-fous indispensables à mettre en place pour éviter justement cette banalisation de la mort l'intérêt de ce voyage est notamment en Belgique qui a légiféré il y a plus de 20 ans c'était à voir ce retour ce retour d'expérience nous avons écouter des soignants qui pratiquent l'euthanasie mais nous avons entendu aussi et on le voit dans le reportage des médecins qui sont toujours fortement opposées comme c'est le cas c'était important de pouvoir écouter les deux notamment après 20 tours 20 ans de mise en application et de se dire d'entendre certains ont employé le mot de glissement de glissement de la loi je crois qu'il est important à travers tous ces voyages que j'ai effectués dans chaque pays j'ai pris des bonnes idées et surtout beaucoup écouter de pouvoir mettre les garde-fous et d'ailleurs les lignes rouges qu'à fixer le président de la République ce qu'ont même dit les citoyens c'est qu'il ne fallait qu'il fallait absolument que le patient soit exprime son discernement exprime sa volonté qu'elle soit réitérer que la soit dans une situation incurable de pronostic vital on voit bien que tout ça tous ces garde-fous sont importants j'étais en Oregon il y a quelques jours l'Oregon a légiférer là aussi depuis plus de 20 ans et eux ont une loi contrairement à l'idée que je m'en faisais assez libérale c'est sans doute la loi la plus stricte qui s'applique sont en train de réfléchir peut-être faire évoluer la loi parce que par exemple ils ne peuvent pas répondre à la maladie de Charcot tellement leur loi est strict donc on voit bien que chaque pays après un certain temps se pose la question d'une évolution de la loi dans un sens ou parfois dans un autre lors des médecins le disait Patrick a fait savoir qu'il était défavorable à ce que des médecins puissent participer à un processus qui mènerait à une euthanasie demande en cas de légalisation une clause de conscience si clause de conscience il y a pour les médecins comment garantir l'égalité pour tous sur le territoire la clause de conscience c'est un débat que nous avons eu lorsque nous avons déjà débattu sur la proposition loi d'Olivier Falorni c'est un débat qui a eu lieu aussi lorsque l'IVG a été légalisé c'est quelque chose à mon avis qui est fondamental c'est permettre aux médecins qui ne souhaitent pas pratiquer éventuellement une aide active à mourir de pouvoir se retirer derrière cette coloc de conscience mais aussi d'orienter le patient vers un médecin qui accepterait lui de pratiquer l'euthanasie pierre les 184 citoyennes et citoyens de cette convention donc été reçu ce matin par le Président de la République à la sortie de l'Élysée ils ont expliqué à Louis amarre et Anaïs recoulis l'importance qui a eu pour eux cette expérience ça a été une expérience magique j'ai adoré ça m'a apporté beaucoup de choses et j'en ressors grandi on est vraiment vraiment très très fier et tous très ému d'avoir participé à cet exercice de démocratie participative j'étais vraiment intéressée par la méthode j'étais un peu perplexe je dois dire je suis époustouflé je me suis toujours senti écouté valoriser on a vraiment travaillé ensemble les échanges avec eux m'ont permis de renforcer mes positions et voilà non vraiment ça a été vraiment un plaisir nous avons vraiment appris à nous connaître après à débattre après à échanger toujours toujours dans le respect de chacun et ça ça a été vraiment extraordinaire si le débat public se passait comme les débats de la convention tout irait mieux je pense que ça serait quand même pas mal sans faire forcément une question d'actualité c'est bien de savoir que sur un sujet qui nous concerne toutes et tous on peut discuter sans s'échapper et au contraire construire ça a été pour eux une très belle expérience il le disent moi je suis aussi intimement convaincu pour avoir présidé la commission spéciale des révisions de loi bioéthique que sur ces sujets dit de société nous avons forcément des avis différents c'est le principe même du débat mais que lorsque nous sommes capables et nous sommes capables de pouvoir nous écouter nous respecter on peut faire grandir la démocratie c'est ce que nous ont montré les citoyens je le redis vraiment je suis allé les voir travailler ils ont vraiment travaillé vraiment en se respectant mais moi je les ai vu échanger pendant une demi-heure sur la différence entre le ou et le et ça peut paraître comme ça anecdotique mais ça l'est absolument pas je les ai vu se poser la question sur leur légitimité c'est quoi notre légitimité et j'ai trouvé ces débats franchement passionnants ce matin il était tout émus d'être à l'Elysée mais aussi un peu triste parce que leur aventure se termine et maintenant ils ont passé le relais au gouvernement puisque le président de la République a souhaité ouvrir cet acte 2 et bien essayons d'en être digne avec des questions qui n'ont pas pu être tranchées par la Convention notamment par exemple sur une personne en fin de vie qui n'a plus son discernement ce sera au parlementaire d'en discuter ça fait partie des questions que les parlementaires devront s'opposer ça fait partie les questions que le gouvernement et les parlementaires qui co-construiront la loi devront se poser mais ça fait partie du débat et je crois que sur un sujet comme celui-là et c'est en tout cas le souhait du président de la République nous devons continuer à travailler à travailler ensemble c'est un sujet compliqué c'est un sujet difficile qui demande à la fois beaucoup d'humilité mais aussi beaucoup d'humanité c'est ce que nous ont montré les citoyens c'est ce que je vois partout quand je vois dans les quand je vais dans les unités de soins palliatif appliquons cette méthode et appliquons j'allais dire soyons dignes de ce que les citoyens nous ont montré

Fin de vie d’un proche : témoignage de la ministre Agnès Firmin-Le Bodo - C à Vous - 03/04/2023 — Agnès Firmin Le Bodo · Pourquijevote