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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 14 mai 2025 3 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesSécurité

Macron, l'émission ! Charline explose les faits

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  • 0:19PrésentateurFait
    « « Je ne fais jamais de grandes déclarations et je ne promets jamais des choses qui ne sont pas possibles. » »
  • 1:58PrésentateurFait
    « Finalement, le président a dit qu'il y aurait un référendum. »
  • 2:12PrésentateurFait
    « On parle d'un président dont le gouvernement nous a assommés de 49.3 »
  • 2:15PrésentateurFait
    « qui aujourd'hui utilise les cahiers de doléances comme PQ dans les cabinets de l'Elysée »
  • 2:18PrésentateurFait
    « et qui n'a pas tenu compte des résultats des législatives. »
  • 2:20PrésentateurFait
    « Et puis même quand il en tient compte, il dissout le résultat. »

Temps de parole

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Et Charline Vanhoenacker, on a donc tous à peu près fait la même chose hier soir. Vous étiez vous aussi devant l'émission consacrée au président de la République. Et pourtant, j'ai failli abandonner dès la première phrase d'Emmanuel Macron, qui résumait déjà toute la soirée. C'est pas lui qui est nul, c'est nous qui sommes pessimistes. Ensuite, j'ai failli abandonner une deuxième fois, 21h02, quand il dit, je cite, « Je ne fais jamais de grandes déclarations et je ne promets jamais des choses qui ne sont pas possibles. » Et puis je me suis dit, allez ! Profitons qu'il fasse une petite escale en France entre deux voyages, un petit peu de reconnaissance avec le planning qu'il a en ce moment.

Il nous consacre trois heures de son temps. On a été nombreux à se dire ça, c'était une soirée leader en termes d'audience. Et ça fait bien longtemps que Macron n'avait pas réuni une majorité de Français autour de lui, dont une série de personnalités. Alors, je ne sais pas qui de TF1 ou de l'Elysée a inventé ce concept de panel représentatif de Français connu. Et Macron a pris un risque. D'habitude, il est face à des spécialistes des questions politiques, comme Anne-Sophie Lapix ou McFly et Carlito. C'est peut-être bien Macron qui a inventé ça, d'inviter plein de guests pour être sûr que les gens l'écoutent.

Les vieux rockeurs un petit peu as-been font pareil quand ils veulent relancer leur carrière. Alors, il a d'abord parlé retraite avec Sophie Binet. J'ai envie de dire, mieux vaut tard que jamais ! C'est la première fois qu'il se voyait, non ? Macron, ça a dû lui faire bizarre de se rendre compte que les intervenants connaissaient mieux leur dossier que ses propres ministres. Ensuite, la dame ultralibérale, dont j'ai oublié le nom, Morticia Adams, est entrée en plateau. Bon, elle n'a pas fait de questions, elle a fait des chroniques. Donc, Gilles Boulot est en panique pour le timing. Dites aux techniciens de prévenir leur famille, ils ne vont pas rentrer cette nuit.

À la base, c'était Macron qui devait être mis en difficulté. Mais j'ai l'impression que c'est plutôt Gilles Boulot qui a passé une sale soirée. Et nous aussi. À 23h30, quand il a dit au revoir, j'ai regardé le calendrier pour être sûr qu'on n'était pas passé en 2026. C'était tellement long que le débat sur la fin de vie a été le bienvenu. Je crois qu'on s'est tous senti fortement impliqués. Heureusement, TF1 a frappé très fort au niveau des corps. Quand Robert Ménard est arrivé pour parler d'insécurité, le plateau s'est transformé en barre-tabac PMU. Quelle prouesse ! Finalement, le président a dit qu'il y aurait un référendum. Pour savoir si les Français veulent un référendum.

J'espère que vous attendiez pas à ce qu'ils fassent des annonces pour écouter les citoyens. On parle d'un président dont le gouvernement nous a assommés de 49.3, qui aujourd'hui utilise les cahiers de doléances comme PQ dans les cabinets de l'Elysée et qui n'a pas tenu compte des résultats des législatives. Et puis même quand il en tient compte, il dissout le résultat. De toute façon, la soirée était tellement longue que si Macron avait déclaré « Je propose un référendum pour torturer les enfants qui ne finissent pas leur assiette » on aurait tous été là « Oui, oui, pas de problème, on vote, oui, mais rendez l'antenne, par pitié !

» Mais tout de même, la grande promesse d'annonce de l'émission, qui n'est même pas tenue, mais la prochaine fois, ça va être très compliqué d'attirer le téléspectateur. « Allez, ce soir, il y aura de fortes chances pour que le président se tranche deux doigts en direct, venez ! » Dans le fond, j'aurais pu m'épargner ça et lire ce matin dans la presse l'article « Les dix moments clés de l'interview » et là je dis bravo. Bravo à ceux qui ont réussi à trouver dix trucs intéressants, parce que moi c'est bien simple, j'ai repéré deux moments clés, quand il a dit bonjour et quand il a dit au revoir. Merci.

3:00
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.