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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 décembre 2025 8 min

Xavier Iacovelli, sénateur Renaissance, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et c'est vous Xavier Yovelli. Bonjour. Vous êtes sénateur Renaissance des Hautes Scèes, vice-président du Sénat.

Merci d'être avec nous ce matin. Alors vous êtes pas sans savoir que la France n'a pas de de budget. Elle risque de se réveiller au 1er janvier sans budget toujours.

C'est donc un projet de loi spéciale qui a été présenté hier soir en conseil des ministres. Vous allez en parler également au Sénat et l'Assemblée nationale aussi. Cette loi spéciale, elle va nous permettre un service minimum.

Est-ce que vous maintenant avec du recul, est-ce que vous vous dites que la stratégie de Sébastien Lecornu d'éviter à tout prix un 493 était la bonne ? Je pense que c'était la seule qui était capable de faire en sorte de trouver un compromis au moins sur une partie du budget parce que je vous rappelle que lorsque le gouvernement Barnier a chuté l'année dernière, il a chuté sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Aujourd'hui, nous avons un projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Nous n'avons pas de projet de loi de finance de du budget de l'État. Donc euh il faut effectivement trouver un accord désormais sur le projet de loi de financement de euh de de l'État. Et donc c'est toutes les discussions que le Premier ministre continue à mener et à décider de de redonner encore une fois une chance au Parlement à partir du 5 janvier, même si les discussions entre Noël et jour de l'an vont continuer.

Ouais, on a Amélie de de Montcharl, la ministre des comptes a prévenu. Ça va pas être des vacances calmes pour vous tous députés et sénateurs. On l'a bien compris.

Vous pensez vraiment que là le 493 c'est pas la peut-être la solution parce qu'elle donne une deadline comme on dit, elle donne une limite pour fin janvier. Elle dit qu'il faut à tout prix trouver une solution. Si on la trouve pas, faudra passer en force.

Ce qui est sûr c'est que la Constitution donne la possibilité au gouvernement et au premier ministres de prendre soit des ordonnances soit le 493. Le Premier ministre a dit qu'il ne souhaitait pas prendre d'ordonnance ni de 493 avant le 31 décembre. Par contre, les ordonnances sont tout à fait possibles à partir du 1er janvier comme le 493 également.

C'est tout un outil constitutionnel et au bout d'un moment euh le Premier ministre nous a rappelé hier lors des consultations qu'il prendrait ses responsabilités si le parlement était incapable de trouver un compromis. Alors vous qui êtes vice-président du Sénat, vous entendez forcément ce qui se dit dans les couloirs. Vous avez des retours, même si sur ce qu'il se dit, notamment peut-être à l'Assemblée nationale, vous nous le direz.

Est-ce que vous avez-vous l'impression que les oppositions là, elles sont dans une position de de négociation ? Est-ce que vous avez l'impression qu'on va trouver ce compromis par la discussion ? qu'on a compris que Sébastien le cornu voulait discuter discuter.

Ça a marché pour la sécurité sociale, ça ça marche pas pour l'État. Comment comment on peut faire ? Je pense qu'on n'est pas loin d' trouver de trouver un Ouais.

Je pense qu'on n'est pas loin que personne n'a envie d'avoir des ordonnances qui seraient beaucoup plus douloureuses d'ailleurs pour les Français parce qu'en fait je vous rappelle que si le Premier ministre prend des ordonnances pour établir un budget, c'est sur le texte initial du gouvernement qui a été déposé dès le mois d'octobre. Et donc du coup, c'est vrai que c'est un un projet de loi qui ne prend pas en compte toutes les discussions parlementaires, tous les amendements, toutes les avancées qui ont été travaillé par le parlement. Et donc je pense que personne n'a envie d'arriver à cette situation là et surtout à quelques semaines des élections municipales.

Donc je pense que tout le monde est est conscient qu'il faut trouver un accord rapidement. Pourtant Xavier Yovelline, nous les oppositions qu'on reçoit hier encore, on avait un eurodéputé du Rassemblement national, lui en gros hein, si je vous résume, il nous disait "On s'est fait avoir en 2025, on va pas se faire avoir en 2026, s'il faut tenir, on tiendra bon". Non, mais moi vous parlez, pardonnez-moi, vous si vous parlez effectivement que les Français en attendant si vous parlez si vous parlez des oppositions de l'extrême droite ou de l'extrême gauche, effectivement, il n'y a pas de discussion possible.

Ils ne souhaitent pas contribuer à l'élaboration d'un budget. sans eux, vous ne pouvez pas obtenir la majorité qu'il faut budget. Je souhaite aujourd'hui que tous ceux qui aspirent demain à être responsabilité et qui sont dans, on va dire, dans la modération, c'est-à-dire à la fois les républicains, les socialistes et une grande partie des écologistes, nous pouvons aujourd'hui trouver des compromis pour avoir un budget pour la France.

C'est c'est indispensable aujourd'hui parce que je rappelle encore une fois que la loi spéciale, ce n'est pas un budget. La loi spéciale, elle te permet de reconduire ce qui ce qui s'est fait en 2025 sur C'est un service minimum. Mais je prends deux exemples.

La loi spéciale pourra par exemple permettre de continuer à payer les subventions pour l'apprentissage parce que si on a embauché quelqu'un au mois de septembre, un jeune au mois de septembre, on pourra toujours recevoir les aides à l'apprentissage. Mais par exemple, ma prime rénuve qui pourrait commencer à partir de janvier, ça nous elle reste suspendu. Oui, il y a des choses encore plus inquiétantes.

Pardon, mais on peut pas recruter non plus. On pourra pas recruter à la justice, on pourra pas recruter au ministère de l'intérieur. Vous êtes pas sans savoir qu'hier il y a une nouvelle cyberattaque, les les services de la poste.

Euh comment on peut parler d'autres choses dans l'actualité politique ? Comment on peut se préparer aux cyberattaques qui se multiplient si on reste bloqué là ? Mais pardonnez-moi, mais c'est pas à nous de dire ça.

Nous, on a fait des propositions. Nous, on est pour des recrutements de plus de policiers, plus de Non, mais nous nous essayons mais enfin on peut pas non plus. Vous savez, la loi spéciale, si elle était maintenue sur l'ensemble de l'année, c'est 5,6 % du de déficit public.

Si nous prenons le budget tel quel qu'il a été discuté et amendé par le Parlement, on est à 5,3. La réalité, c'est que pour avoir un budget qui soit tenable pour les Français et tenable pour l'économie française, il faut qu'on ait des objectifs de moins de 5 %. Donc vous voyez que là on parle de milliards d'euros de déficit aujourd'hui qu'on ne pourra pas assumer pour les générations futures.

Et c'est même pas seulement les générations futures, c'est actuellement nous ne pourrons pas assumer si nous n'avons pas un accord de réduction de nos dépenses. vulnérabilité à l'intérieur mais aussi à l'extérieur parce qu'on a appris notamment hier via le ministre un ministre ukrainien mais aussi à travers des informations qui ont fuité du service des renseignements américains qui évoquent que la Russie ne se contenterait pas seulement de l'Ukraine, qu'elle voudrait avancer, que l'Europe ne serait pas épargnée. Est-ce que dans le contexte qu'on connaît nous en ce moment, qu'on peut pas recruter de nouveaux policiers, qu'au niveau de l'armée, ça va être aussi le service minimum, comment on peut se protéger pour la suite ?

Ça vous inquiète vous ces menaces qui sont tombées hier ? Mais vous savez, on n'est pas dupe et c'est d'ailleurs pour ça que le président de la République et les gouvernements successifs ont augmenté le budget de la défense. C'est pas seulement suffisant selon vous mais c'est ce n'est jamais suffisant face à des grandes puissances par exemple.

On a vu des annonces assez incroyables depuis les Émirats arabes unis depuis Abu Dhabi. Mais en attendant malgré ses discours, malgré son appel avec les jeunes soldats derrière lui en appelant les les jeunes à s'investir pour l'armée, vous avez l'impression vous qu'aujourd'hui les les jeunes français veulent s'investir un peu plus pour la défense française ? Vous savez, moi je pense que la France est un grand pays, un grand pays euh de défense.

On a la dissuasion euh nucléaire, on est euh la se le seul pays d'ailleurs sur le continent européen avec les les britanniques à avoir cette puissance euh nucléaire. Donc oui, nous sommes une grande puissance. Maintenant, il faut faire en sorte que nous montrons que nous nous investissons massivement euh dans notre défense parce que c'est il en va de la sécurité de notre territoire, la sécurité de l'Europe et oui, nous sommes au au devant.

Il est pas question d'aller faire la guerre à la Russie. par de dissuasion nucléaire mais avant ça il y a la diplomatie sur la question diplomatique parz-moi j'ai pas l'impression j'ai pas l'impression alors si vous me posez des questions, j'essaie de répondre jusqu'au bout mais en l'occurrence la dissuasion nucléaire la la défense armée c'est effectivement ça fait partie de la diplomatie c'est-à-dire qu'aujourd'hui on peut avoir la diplomatie quand on est fort on peut discuter avec des adversaires potentiels quand on est fort et c'est tout l'enjeu aujourd'hui de des programmes d'armement et lorsque le premier ministre était ministre de la défense. Il était sur cette phase-là.

La loi de programmation militaire, c'est un investissement massif dans nos forces armées et dans l'équipement de d'une armée professionnel. Est-ce que vous avez l'impression qu'à l'échelle diplomatique quand on prend les plus gros dossiers en ce moment, que ce soit la crise en Ukraine, que ce soit sur ce qu'il se passe encore en ce moment même au Prochrient, notre la manière de tenir tête parfois au aux attaques de Donald Trump, est-ce que l'Europe ne recule pas et la France en particulier ? Puisque si on regarde dans notre rétroviseur, est-ce qu'on a pas l'impression qu'on a moins le leadership qu'il y a peut-être 15 ans ou 20 ans ?

Alors ce qui est sûr, c'est que les face aux grandes puissances chinoises, américaines, russes, il faut effectivement que nous parlions que d'une seule voix au niveau de l'Europe et c'est tout l'enjeu aujourd'hui des discussions européennes. On narrive pas parce que je pense qu'il faut plus d'Europe. Il faut faire en sorte que nous ne parlions que d'une seule voix et que nous nous rendons compte que ce n'est pas en étant divisé à au sein de l'Union européenne que nous serons forts et nous pourrons pas faire des négociations bilatérales pays par pays avec notamment les États-Unis d'un point de vue commercial.

Merci beaucoup Xavier Yovelli d'être passé nous voir, sénateur Renaissance des Hautes SC et vice-président du Sénat.