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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 4 décembre 2020 17 minAutoproduitFond programmatiqueSantéNumériqueEurope & international

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis l’institut Imagine.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Quand vous dites "lutter contre les corporatismes", c'est tout ce que cette pandémie a montré ?

  • 12:01OuverteRéponse directe

    Lorsque vous vous dites très optimiste sur la France dans 10 ans, vous parlez de la recherche et de la santé, ou de tous les domaines ?

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un raisonnement qui repose sur la raison seulement ou sur l'intuition aussi ?

  • 16:01OuverteRéponse directe

    Et si on se projette à 10 ans, il y a aussi les prochaines semaines qui comptent. Vous en avez parlé, cette campagne de vaccination. Quelles seront les clés de cette transparence que vous voulez ?

  • 18:01RelanceRéponse directe

    Et est-ce qu'on peut pas comprendre sans aller jusqu'à parler de scepticisme au pays de Pasteur, mais des interrogations quand on se base essentiellement sur des communiqués de laboratoires pharmaceutiques.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Emmanuel MacronFait
    « l'AFM-Téléthon est un des membres fondateurs de l'institut Imagine »
  • 6:00Emmanuel MacronFait
    « des équipes de recherche françaises, mais en lien avec le monde entier, ont pu commencer à étudier, à identifier, peut-être des 1ers facteurs explicatifs des formes graves de la Covid-19 »
  • 8:00Emmanuel MacronChiffre
    « Ce projet, nous allons y inscrire 400 millions d'euros »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « on a dû faire 10 000 actes de télémédecine. On en a fait un million pendant la 1re phase de la crise »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Bien. Merci beaucoup. Je veux d'abord remercier l'institut Imagine de nous avoir reçus avec les ministres.

Venez, Mme la ministre, M. le ministre. Je veux vraiment remercier l'institut Imagine, et leur dire combien cette visite est à la fois inspirante et enthousiasmante, parce qu'on voit l'excellence de la recherche française dans un domaine extraordinairement important et cette capacité à avoir créé je dirais, disons plutôt, de la vraie interdisciplinarité, de la souplesse en allant chercher des fonds privés, en utilisant justement la force du secteur public, en utilisant ce lien entre l'hôpital et la recherche, et donc on a vu des équipes absolument remarquables.

Et je veux avoir ici, d'ailleurs, un mot de mobilisation pour le Téléthon, puisque l'AFM-Téléthon est un des membres fondateurs de l'institut Imagine, et on commence aujourd'hui une des nouvelles campagnes du Téléthon, et donc je veux ici rappeler nos concitoyens véritablement à la mobilisation, parce qu'il faut continuer de donner pour que ces chercheurs d'excellence, et je peux en témoigner, puissent continuer à travailler et lutter contre ces maladies génétiques, et en particulier les plus rares et les plus orphelines. La 2e chose que je voulais dire, c'est qu'on a vu ici, c'était l'une des raisons de notre visite, un des laboratoires d'excellence en France dans la lutte contre la Covid-19. On a beaucoup parlé ces derniers temps de notre organisation collective, de couvre-feu, de confinement, de toute notre stratégie pour tester, alerter, protéger, et, ça a été présenté hier, de la campagne vaccinale qui s'annonce dans laquelle, évidemment, à la fois la recherche française est impliquée, et tout notre système de santé pour s'organiser, les 1ers ministres et les ministres l'ont redit hier.

Mais je ne voudrais pas qu'on oublie la recherche sur les causes et les traitements. Et ici, dans le laboratoire qu'on a été visiter des Prs Abel et Casanova, c'est une de ses recherches qu'on a pu voir où véritablement des équipes de recherche françaises, mais en lien avec le monde entier, ont pu commencer à étudier, à identifier, peut-être des 1ers facteurs explicatifs des formes graves de la Covid-19, et je veux ici que vous ayez conscience aussi que c'est un des leviers très importants pour lutter contre cette épidémie, de comprendre comment se forment les formes graves, quelles en sont les causes, et d'essayer de, justement, les stopper ou plutôt les prévenir. Et donc la recherche française est en pointe sur ce sujet mobilisé ici.

Si nous étions là aussi enfin, c'est pour lancer officiellement et donner tout son élan au grand projet pour, justement, le Val-de-Grâce. Et au coeur de Paris, pour redonner à ce lieu historique tout son sens, sa vocation, celle de la santé, et sur ce Paris Santé Campus que nous avons lancé, sur lequel on travaille depuis 2 ans, eh bien permettre d'avoir, justement, ce coeur vivant d'une stratégie pour la recherche, la formation, et la clinique en matière de santé, en particulier, en matière de santé numérique. Et donc avec l'agence de santé numérique, le Health Data Hub, mais aussi l'INRIA, l'INSERM, le CNRS, l'université justement PSL, l'Assistance publique Hôpitaux de Paris, de nombreux partenaires du secteur privé, tout ce projet a mis ensemble les intelligences, et qu'est-ce que nous allons faire sur ce site du Val-de-Grâce ?

De la formation, de la recherche, de la clinique, pour permettre d'utiliser à plein avec toutes les disciplines justement de santé, l'apport du numérique, de l'intelligence artificielle, c'est-à-dire les innovations que le numérique permet, en particulier celle de traiter des données de masse, et permettre ainsi de mieux comprendre, mieux prévenir certaines pathologies, d'accélérer la recherche, d'améliorer aussi l'organisation de nos structures de santé, le parcours de soin tout au long de la vie, en évitant des opérations inutiles ou des actes inutiles, on l'a vu tout à l'heure. Permettre aussi de mieux organiser les hôpitaux en prévenant l'arrivée des patients, en organisant mieux les flux. C'est une vraie révolution, et nous préparons la France de dans 10 ans avec ça.

Nous la préparons, et elle a commencé aujourd'hui. Nous l'avons vu pendant cette épidémie, qui a été un formidable levier d'accélération. Ce projet, nous allons y inscrire 400 millions d'euros, mobiliser aussi, je le disais, beaucoup de partenaires privés, des grands groupes français, Dassault Systèmes, entre autres, et Sanofi, beaucoup de startups, aussi, qui seront ici présentes, parce que nous voulons en faire une véritable pépinière avec France Biotech.

Et donc c'est un projet, une ambition exceptionnelle, à la fois, évidemment, par sa localisation, par le fait qu'il va associer, je le disais, de la formation à la recherche, jusqu'à la clinique. Par le fait qu'il va associer des sciences humaines au numérique, en passant par toutes les disciplines de médecine et de santé. Et il va permettre, justement, de multiplier notre efficacité parce qu'il y aura non seulement des financements, mais de l'interdisciplinarité et de l'intelligence collective qui seront mis dans ce site unique.

Ce site sera en permanence en réseau, avec, évidemment, les autres établissements de la PHP, mais les autres organismes de recherche, Paris-Saclay, et en réseau avec les meilleurs centres de formation, de recherche, mais aussi de médecine partout en France, comme, d'ailleurs, vous le faites vous-mêmes pour ce qui est, ici, des maladies génétiques. Et donc, c'est cette logique, à la fois de concentration des talents, des énergies, de mise en commun, de décloisonnement et de réseaux que nous avons voulu développer. La France a tout pour être, dans les prochaines années, leader en matière de santé numérique, et c'est un levier formidable de transformation pour accélérer les innovations, pour améliorer les traitements, et pour faire de nouvelles découvertes en matière, justement, de lutte contre l'autisme, qui, vous le savez, est une chose très importante pour nous, en matière de réduction des actes inutiles, je le disais, sur des pathologies connues, en matière de lutte contre le cancer, et j'en passe encore et encore.

Ce projet, ce que nous avons aujourd'hui lancé, s'inscrit dans une ambition que nous avons, évidemment, en matière de santé, je le disais. Nous voulons faire de la France un des leaders de la santé numérique, de la bioproduction, des biotech, et là aussi, nous avons à la fois une histoire, une excellence académique et privée, et la possibilité, si nous savons tout mettre en commun et lutter contre nos corporatismes, d'accélérer les choses et de gagner cette bataille, qui est une bataille de l'excellence, de la vitesse, et de l'intelligence collective. Et de le faire dans un monde ouvert où les coopérations sont permanentes avec les autres Européens et avec l'international.

Plus largement, ça s'inscrit dans une ambition en matière de recherche que la ministre a portée, et qui a permis, justement, le vote et la promulgation d'une loi de programmation pluriannuelle pour la recherche, qui est une ambition inédite en matière de financement de la recherche, 25 milliards d'euros. 5 milliards sur, en particulier, la santé, mais avec aussi des projets d'intelligence artificielle, de numérique, dont vous voyez toutes les synergies avec nos recherches en matière de santé. Nous allons continuer à améliorer les choses et ce cadre.

On va continuer d'améliorer, par exemple, l'ouverture de nos données publiques. La loi de 2015 avait permis de faire beaucoup, nous devons encore continuer à avancer pour améliorer l'accès à certaines données. Il y a une mission dite Bothorel qui est en cours qui permettra d'avancer là-dessus.

Et on va continuer aussi à avancer en termes de souveraineté et de pensée d'un cadre éthique sur ce sujet. Parce qu'on veut que toutes ces données qu'on partage, qui vont permettre d'accélérer les choses, elles soient dûment protégées pour nous tous, citoyens et parfois patients, et donc on ne veut pas qu'elles soient partagées avec d'autres sans qu'on l'ait accepté. Et donc tout ça, c'est un travail qu'on fait avec l'ANSSI en termes de sécurité, avec la CNIL en termes de protection des libertés individuelles, et dans un cadre européen qu'on a beaucoup contribué à travailler.

Vous m'avez souvent entendu parler de souveraineté numérique européenne, un point important sera à cet égard le rendez-vous de décembre avec la directive sur les services numériques, qui sera portée à la Commission européenne et qui va nous aider à construire ce cadre. Voilà les quelques mots que je voulais vous dire à l'issue de cette matinée de travail, et s'il y a des questions sur ce sujet, y répondre. -Quand vous dites "lutter contre les corporatismes", c'est tout ce que cette pandémie a montré ? -Non, je pense que cette pandémie a été un formidable accélé...

Moi, je suis là parce que je veux qu'on soit un peu optimistes. L'optimisme ne veut pas dire qu'on relâche nos efforts collectifs à court terme. Nous sommes toujours dans une bataille contre cette épidémie, qui suppose beaucoup de vigilance individuelle, qui suppose de continuer le travail en matière de recherche, d'organisation.

Mais je voudrais aussi qu'on regarde un peu l'horizon. Et quand je regarde l'horizon, je me dis : "On a tout pour réussir, en France." Tout.

On a un système de protection en matière de santé, d'éducation hors du commun. Cette crise a révélé énormément d'inégalités, et elle a été un accélérateur d'inégalités. On a mis en place des réponses parmi les plus égalitaires au monde, parce qu'on a un système qui a ces amortisseurs.

On a tout pour penser la sortie de crise, je le disais, avec des projets de recherche incroyables comme celui qu'on a vu ici. Mais cette crise, elle a aussi permis d'accélérer le décloisonnement. On avait des rigidités, les gens n'étaient pas toujours d'accord.

Par exemple la télémédecine, ça fait des années qu'on en parle, innovation formidable, mais il y avait des corporatismes, des doutes, juridiques, parfois pratiques, on n'aimait pas ça. Imaginez, l'année dernière, de mémoire, on a dû faire 10 000 actes de télémédecine. On en a fait un million pendant la 1re phase de la crise.

Parce que comme on était bloqués, tous les verrous ont sauté. Des verrous qui n'étaient pas des verrous juridiques ou autres, on s'est dit on est obligés de passer par là, les gens en ont fait l'expérience, ils ont vu que c'était possible. De la même manière, quand lors du projet Ma Santé, en 2018, j'avais présenté le projet pour améliorer l'accès à l'hôpital de ce qu'on appelle le SAS.

Beaucoup de gens ont dit : "On va mettre 10 ans à faire cette affaire, c'est très compliqué." De mieux prévenir, réguler les flux pour éviter que nos urgences soient sans cesse thrombosées. C'est exactement ce qui a été fait, nous l'avons vu, par la mobilisation du ministre, de ses équipes, des agences régionales de santé, mais surtout sur le terrain des praticiens.

Et ils ont complètement décloisonné. Au début de la 1re vague, on a dit : "Le système reste très hospitalo-centré", c'était vrai. C'est "l'hôpital, l'hôpital, l'hôpital, "vous savez pas bien l'utiliser, les cliniques, les médecins de ville"...

Ca a commencé à bouger. Pourquoi on n'a pas eu les fameux 9 000 personnes aux urgences ? Parce qu'on a commencé avec le couvre-feu et le confinement.

Mais surtout parce que notre système de santé s'est formidablement décloisonné par la crise et qu'il y a eu une bien meilleure organisation entre l'hôpital, les cliniques, les médecins de ville, qui se sont parlé, qui ont organisé des protocoles et qui ont de fait construit le sas et même mieux en prévenant les flux, en commençant à mettre en place des protocoles pour la prise en charge dès les premiers jours, en évitant les cas graves et en en limitant beaucoup. Le système a innové. Et donc la France, je le disais, a souvent des corporatismes.

On le sait bien. Et nous aimons nous opposer ou voir le négatif. Mais on a un formidable trésor.

On a de la résilience, on a de l'innovation, et sous pression et en crise, on sait inventer des choses formidables. L'hôpital a décloisonné beaucoup de choses qui étaient considérées comme impossibles jusque-là. On disait toujours : "Il y a les administratifs "et les hospitaliers.

Ils ne se parlent pas. Il y a des rigidités." Tout ça a sauté.

La clé pour nous, c'est hors crise de garder cette capacité à décloisonner, aller vite, innover et rester focalisés sur un même but. -Lorsque vous vous dites très optimiste sur la France dans 10 ans, vous parlez de la recherche et de la santé, ou de tous les domaines ? 2e question : est-ce que c'est un raisonnement qui repose sur la raison seulement ou sur l'intuition aussi ? -E.

Macron : Ecoutez. D'abord... il y a toujours la raison, la science et les faits.

Et je pense qu'il y a toujours de l'intuition, y compris chez les plus grands chercheurs. Je l'ai vu tout à l'heure avec ce jeune chercheur qui a eu une intuition pour se dire : "Est-ce que l'interférent est un enjeu ?" Il y a une intuition, il peut y en avoir aussi en politique.

Et donc je pense qu'il y a de l'intuition. Simplement la politique, la vie, le moral d'une nation, c'est une pratique collective. Et donc si on décide de regarder ensemble, d'agir ensemble, de bâtir, je pense qu'on a la possibilité avec des éléments rationnels, et avec l'intuition que c'est possible et que nous l'avons en nous, de, en effet, construire à la fois notre force, des éléments de solidarité et un pays plus harmonieux à horizon de 10 ans.

Et donc cet optimisme qui n'est pas un optimisme béat, mais qui s'appuie sur des faits, des atouts que nous avons, il est dans beaucoup d'autres domaines. Je pense qu'en matière éducative, on a cette chance, en matière de recherche. En matière agricole.

On est en train de transformer les choses. On est dans un moment où il y a beaucoup de tensions. C'est entre la question écologique et productive.

Mais je pense qu'on est, au fond, beaucoup plus en avance qu'on ne le pense et qu'on a des atouts formidables en matière de production d'énergie, en matière de pratique agricole pour réussir à faire de la France un leader de l'écologie du mieux, si je puis dire et pas du moins. Et je pense que notre pays qui est perclus de divisions de doutes sur lui-même, s'il regarde en face son passé et ses chances, il peut avoir un avenir heureux dans un monde qui est plein de fracas. Donc je ne suis pas non plus naïf.

Le monde est beaucoup plus difficile qu'il y a quelques années. Donc oui, je pense que simplement, nous avons une démarche collective qui est de savoir beaucoup plus travailler ensemble, agir ensemble et se dire : "Quand on est face à un problème, "ne lui cherchons pas forcément tout de suite un coupable "ou quelqu'un sur qui se décharger. "Considérons que ce problème, "nous avons tous une part de responsabilité pour essayer de le résoudre." Et si chacun y met sa part et essaye de combiner son action utile, et je dis ça de manière très générique, mais réfléchissez à ce qu'on vient de vivre et ce qu'on va vivre.

Je pense que c'est très important. Et on a tout pour ça. -Et si on se projette à 10 ans, il y a aussi les prochaines semaines qui comptent.

Vous en avez parlé, cette campagne de vaccination. Quelles seront les clés de cette transparence que vous voulez ? Et est-ce qu'on peut pas comprendre sans aller jusqu'à parler de scepticisme au pays de Pasteur, mais des interrogations quand on se base essentiellement sur des communiqués de laboratoires pharmaceutiques. -E.

Macron : Je ne vais pas refaire la conférence de presse d'hier du 1er ministre et des ministres. Je pense que ça se construit dès maintenant, je ne vis pas dans 10 ans, et que c'est un chemin de confiance qu'on bâtit. Je pense qu'il faut toujours regarder, vous savez, ce qu'on fait au moment où on se parle aussi.

Et moi, je pense que les Françaises et les Français ont aussi des bonnes raisons d'être fiers d'eux par rapport à la lutte contre cette pandémie. Je regarde dans quelle situation on était il y a quelques semaines, la situation très dure dans laquelle sont aussi beaucoup de nos voisins. Il y a quelques semaines, on disait : "Regardez l'Italie.

Elle n'a pas cette 2e vague." C'est très dur pour l'Italie aujourd'hui. Je veux avoir un message de solidarité pour eux.

Ils ont presque plus de morts par jour qu'au cours de la première vague. Si nous, on n'est pas dans cette situation, c'est parce qu'on a tous fait l'effort. Tous.

Et ça, c'est un point très important. Je veux le rappeler, parce que les Français ont des raisons d'être aussi fiers d'eux et optimistes. Mais il faut continuer à le faire.

On a pu un peu ouvrir, mais pas trop se relâcher, parce qu'on voit aussi que...

Quand je regarde les chiffres, parfois on se dit : "Tout va mieux trop vite." Donc il faut pas qu'on fasse les erreurs de la dernière fois, qu'on continue à être très vigilants, en particulier dans cette période de fêtes et qu'on souffle, qu'on se retrouve en famille, mais en gardant cette prudence. Ensuite, le vaccin arrive.

Est-ce que c'est la seule réponse ? Non. Je l'ai dit aux Français il y a quelques jours.

D'abord on a une stratégie qui repose sur plusieurs vaccins, et on a une stratégie qui va être d'abord de sortir de manière organisée du confinement en fonction de nos résultats. Ensuite quand on aura suffisamment peu de cas par jour, réussi à mieux les suivre et nous organiser avec tester, alerter, protéger, qui est au fond l'idée de dire on suit beaucoup mieux, beaucoup plus finement, et on porte la contrainte non pas sur toute la nation, mais sur celles et ceux qui sont infectés et leurs cas contact, ce qui est une autre stratégie, mais qui est très importante, en continuant à protéger nos anciens. Et on fait monter la stratégie vaccinale.

Comme je l'ai dit, celle-ci, elle repose sur la transparence. Et donc jamais nous ne dirons des choses qui ne sont pas scientifiquement portées. C'est d'ailleurs pour ça que le 1er ministre et le ministre ont décidé d'avoir un expert référent.

Il se trouve qu'il connaît bien ces lieux aussi puisque c'est le professeur Fischer qui dira justement de manière très claire ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas. Je pense qu'il est très important de dire dans ce moment, c'est qu'il y a beaucoup de choses encore qu'on ne sait pas sur le virus, et on ne sait pas tout évidemment sur les premiers vaccins qui arrivent. Mais on dira ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas.

Et il y a ensuite une Haute Autorité de santé qui, sur la base des autorisations de grandes agences, l'agence américaine et l'agence européenne, fait des recommandations. Donc faut pas non plus laisser penser que ce sont juste les laboratoires pharmaceutiques. Moi, je suis très attaché à ce que l'information en la matière, elle soit tenue par des organismes publics indépendants, et en particulier l'EMA au niveau européen.

Que la stratégie vaccinale, elle soit dictée par, justement, une institution indépendante qui est la HAS, et qu'elle soit déclinée sous le contrôle d'une expertise, et sa transparence. Merci à vous. Bon courage.