Interview d’Alix Fruchon – Windows 10 et ses enjeux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le problème principal de l'arrêt de Windows 10 par Microsoft le mardi 14 octobre, c'est le problème de l'obsolescence programmée »
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« aujourd'hui, on estime entre 200 et 600 millions d'ordinateurs qui vont devoir changer de version »
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« ça représente 32 000 tours Eiffel en termes d'extraction de matières premières ou alors 70 millions de tonnes de CO2 »
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« Métropole a fait un partenariat avec Amelius Connect et le CCLS pour proposer des outils reconditionnés à moindre prix »
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« via cette feuille de route, nous avons notamment tout ce qui est reconditionnement du matériel informatique »
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« la possibilité, avec les conseillers numériques de Château-Roux Métropole, d'aider à installer des logiciels qui permettent de sécuriser l'ordinateur »
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Le problème principal de l'arrêt de Windows 10 par Microsoft le mardi 14 octobre, c'est le problème de l'obsolescence programmée et toutes les conséquences derrière pour les utilisateurs et puis aussi l'empreinte carbone qui va être énorme puisque beaucoup d'utilisateurs vont devoir changer de matériel. Aujourd'hui, on estime entre 200 et 600 millions d'ordinateurs qui vont devoir changer de version et entre 200 et 400 qui ne pourront pas installer Windows 11. Il y a deux conséquences à cela, la conséquence économique pour les utilisateurs et puis la conséquence environnementale.
Il existe des solutions. Windows, Microsoft aujourd'hui en propose une, c'est un abonnement de 29 ou 26 euros par an. Mais une association consommateur mêlée à d'autres citoyens américains ont lancé une pétition en ligne pour leur demander de rendre ces mises à jour sur un an gratuites pour les utilisateurs.
Donc ça, ça peut être une solution. Et puis, il y a des logiciels gratuits qu'on peut mettre en place sur Windows 10, sur les PC que les gens ont chez eux et pour qui il n'est pas possible d'installer Windows 11, tel que Linux. Pour l'activité, comment accompagner les usages à l'écropole ?
Nous avons deux conciliers numériques qui accompagnent les citoyens avec des permanences, notamment à la bibliothèque Baud, quotidiennement sur des questions. Et ils peuvent aider à l'installation de logiciels qui permettent une certaine cybersécurité sur les PC qui ne peuvent pas installer Windows 11. Donc, il y a cet accompagnement-là qui existe.
Et puis, si jamais les utilisateurs ne peuvent pas installer et veulent quand même se rassurer, Métropole a fait un partenariat avec Amelius Connect et le CCLS pour proposer des outils reconditionnés à moindre prix. Le renouvellement forcé du matériel, c'est-à-dire à peu près 400 millions d'ordinateurs, va entraîner le renouvellement d'autant d'ordinateurs. C'est entre 4 et 9 fois la population de Véle-Argentine.
Et ça représente 32 000 tours Eiffel en termes d'extraction de matières premières ou alors 70 millions de tonnes de CO2, ce qui est énorme pour la planète. À l'échelle locale, puisque c'est le sujet qu'on traite aujourd'hui, on peut s'appuyer sur tous les efforts qui ont été faits et tous les partenariats qui ont été créés, notamment en Château-Métropole, sur le reconditionnement, en invitant beaucoup plus d'acteurs privés à jouer le jeu et beaucoup plus aussi de parts de collectivités. Après, il faut pouvoir le faire, mais il y a des collectivités qui sont en point sur ce sujet, dont Château-Roux.
Comme je l'ai dit et répété, c'est 400 millions d'ordinateurs qui sont concernés, enfin 600 millions, mais 200 000 qui pourront passer à Windows 11, donc il en reste 400 000. Pour prolonger la durée de vie des ordinateurs, je pense que c'est une question qui relève de l'échelle nationale, européenne et mondiale. Mais nous, ce qu'on peut faire à l'échelle locale, c'est continuer notre feuille de route numérique responsable, qui a été instaurée par la loi Rennes et qu'on a mise en place il y a maintenant deux ans, qui concerne les collectivités de plus de 40 000 habitants.
Et via cette feuille de route, nous avons notamment tout ce qui est reconditionnement du matériel informatique. Et puis après, la possibilité, avec les conseillers numériques de Château-Roux Métropole, d'aider à installer des logiciels qui permettent de sécuriser l'ordinateur. L'information et des citoyens français est une question qui est primordiale aujourd'hui en France.
Malheureusement, Microsoft, c'est quand même un géant du numérique. Et ce qu'on peut faire aujourd'hui, je pense, en tant que citoyen, je ne parle pas forcément en tant que collectivité, mais en tant que citoyen, c'est de soutenir des initiatives citoyennes, dont cette pétition dont on a parlé de consommateurs américains, qu'on peut faire aussi en France pour essayer de pousser cette voie, de se dire « mais est-ce vraiment utile d'obliger les citoyens, d'obliger les gens à racheter du matériel alors qu'on est dans une crise écologique sans précédent ? » Donc je pense qu'il y a des réponses à apporter, mais elles peuvent partir cette fois du citoyen, même si évidemment les parlementaires aujourd'hui et le gouvernement devraient prendre ce sujet très à cœur.
Mais en fait, il y a deux questions. La question de la dépendance et la question de savoir si on est prêt aujourd'hui à faire des efforts pour réduire l'impact du numérique.
Alix Fruchon