Rachida Dati face à Olivier Boy sur RTL | intégrale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:34OuverteÉludée
Est-ce que vous trouvez que c'est une faute de prononcer une telle phrase après tout ce qu'on a entendu ?
- 1:41RelanceRéponse partielle
Mais qu'est-ce que vous avez reproché à M. Grégoire du point de vue de la jeune garde et de son lien avec l'ultra-gauche ?
- 2:06RelanceRéponse directe
Tous ceux qui ont été... Certains membres disent qu'elle est faite une responsabilité morale. Vous nous dites ce matin que toute la gauche est une responsabilité morale à prendre en le contraire.
- 2:34RelanceRéponse partielle
Parce qu'Emmanuel Grégoire, dont vous parlez, qui est votre concurrent pour la gauche, il n'est pas allié à la France insoumise, en l'occurrence.
- 3:01FerméeRéponse directe
Est-ce que vous diriez, comme Laurent Wauquiez hier, le chef de file des députés des Républicains, que la France insoumise est le premier danger, je cite, « premier danger » qui menace la République ?
- 3:28FerméeRéponse directe
Qui est le plus dangereux, selon vous ? Le Rassemblement National ou la France insoumise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« C'est assez inacceptable que dans une démocratie, on meurt pour ses idées. »
- 0:53Invité politiqueFait
« c'est que l'ultra-gauche est à la manœuvre. »
- 0:56Invité politiqueChiffre
« beaucoup de fiches S dans les personnes interpellées »
- 2:11Invité politiqueFait
« Regardez ceux qui ont été élus avec le soutien du Nouveau Front Populaire. »
- 2:48Invité politiqueFait
« qui était en train de discuter du profil de Quentin pour presque justifier les circonstances de sa mort. »
- 3:26Invité politiqueFait
« La preuve, ça a conduit à un mort. »
- 5:53Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 150, plus de 150 animateurs, nous sommes presque, on va atteindre le millier d'animateurs, soit déplacés, soit suspendus. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« Il a recruté les 14 000 animateurs scolaires, dont 11 000 sont vacataires, dont plusieurs milliers aujourd'hui sont suspendus ou déplacés. »
- 6:51Invité politiqueFait
« Nous ne l'avions pas. La mairie d'arrondissement ne recrute pas, n'est pas au courant des animateurs qui sont dans les écoles, c'est la mairie centrale. »
- 7:31Invité politiqueFait
« Mon collègue Philippe Bougeon, maire du 15ème, m'a appelé pour dire que cet animateur avait été suspendu pour suspicion de viol sur un enfant d'école maternelle. »
- 8:33Invité politiqueFait
« J'ai dit qu'un proche a été approché et on lui a proposé de le rémunérer. »
- 9:35Locuteur non identifiéPromesse
« J'ai dit que je partirais avant les élections. »
- 9:42Locuteur non identifiéPromesse
« Je partirais avant les élections. »
Temps de parole
- Rachida Dati67 %
- Présentateur31 %
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RTL Matin, Olivier Bois. Et à 7h42, l'invité d'RTL Matin est la ministre de la Culture et candidate Les Républicains à la mairie de Paris. Bonjour Rachida Dati. Bonjour. On va parler évidemment de la campagne et d'élection municipale à Paris, mais d'abord les suites de la mort de ce jeune Quentin à Lyon. Il y a eu neuf interpellations, vous l'avez entendu hier, notamment l'assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud. Raphaël Arnaud qui avait fondé cette jeune garde dont on parle et qui est mise en cause. Jean-Luc Mélenchon, hier soir, a dit « nous gardons une grande affection pour eux ».
Est-ce que vous trouvez que c'est une faute de prononcer une telle phrase après tout ce qu'on a entendu ?
La mort de Quentin, c'est quand même une tragédie. C'est assez inacceptable que dans une démocratie, on meurt pour ses idées. Et aujourd'hui, et le ministre de l'Intérieur l'avait affirmé, ça a été repris par le procureur de la République, c'est que l'ultra-gauche est à la manœuvre. C'est une réalité. Les personnes interpellées, beaucoup de fiches S dans les personnes interpellées, certains qui sont membres de la jeune garde. Mais moi, ce qui me frappe, c'est que là, effectivement, on pointe Jean-Luc Mélenchon et d'autres, mais toute la gauche est concernée. Le nouveau Front populaire, je vous invite à regarder quels étaient leurs soutiens.
Ils ont tous été élus avec le soutien de la jeune garde. C'est sur leurs affiches et sur leur site. Donc, moi, je veux bien qu'on puisse cibler, évidemment, uniquement et les filles, mais c'est plus large que ça. Est-ce que quelqu'un a interrogé M. Grégoire si ça ne l'a pas gêné d'être élu ? M. Grégoire qui est votre concurrent pour la gauche, la mairie de Paris. Est-ce que la gauche, elle s'est beaucoup affaiblie parce qu'elle s'est beaucoup compromise ? Et elle se compromet quand elle a besoin de trouver...
Mais qu'est-ce que vous avez reproché à M. Grégoire du point de vue de la jeune garde et de son lien avec l'ultra-gauche ?
Est-ce qu'ils ont dénoncé ? Est-ce qu'ils ont dénoncé, justement, l'implication de la jeune garde et de cette mouvance ? Est-ce qu'ils l'ont dénoncé ? Non, ils ne la dénoncent pas parce qu'elle leur sert à rester et sauver leur siège ou leur mandat. C'est inacceptable. C'est-à-dire qu'ils se sont compromis sur le fond et sur leur valeur.
Vous dites que toute la gauche, pour l'instant, a entendu... Tous ceux qui ont été... Certains membres disent qu'elle est faite une responsabilité morale. Vous nous dites ce matin que toute la gauche est une responsabilité morale à prendre en le contraire.
Regardez ceux qui ont été élus avec le soutien du Nouveau Front Populaire. Le Nouveau Front Populaire, c'est toutes les mouvances de gauche, y compris la jeune garde. Elle est sur le site et elle est en soutien à tous ceux qui ont été élus à gauche, sous la bannière Nouveau Front Populaire.
Parce qu'Emmanuel Grégoire, dont vous parlez, qui est votre concurrent pour la gauche, il n'est pas allié à la France insoumise, en l'occurrence.
Si, Mme Simonnet, Laurence Sorel, qui sont sur sa liste.
Mme Chikirou, elle est la candidate à l'EFI. Elle est opposée à Emmanuel Grégoire.
Oui, mais M. Grégoire a pris sur sa liste Mme Simonnet, sur un plateau hier soir encore, qui était en train de discuter du profil de Quentin pour presque justifier les circonstances de sa mort. Est-ce que c'est digne Mme Simonnet ? Et sur la liste de M. Grégoire, Laurence Sorel est de cette mouvance.
Est-ce que vous diriez, comme Laurent Wauquiez hier, le chef de file des députés des Républicains, que la France insoumise est le premier danger, je cite, « premier danger » qui menace la République ? Il l'a dit à la télévision.
Tous les extrêmes, tous les extrêmes. La radicalité et les extrémismes conduisent au pire, et on le sait. Et aujourd'hui, nous sommes une démocratie très fragile. Donc, attention de ne pas rajouter de la polarisation et de la polarisation. La preuve, ça a conduit à un mort.
Qui est le plus dangereux, selon vous ? Le Rassemblement National ou la France insoumise ? C'est une prise de position qu'on entend au sein de votre parti, vous, votre position ?
Moi, ma position, tous les extrêmes sont dangereux. Voilà. Tout ce qui est extrémiste. Moi, j'en ai été victime dans ma vie politique. Tous les extrêmes sont, y compris ceux qui vous rejettent pour ce que vous êtes. Voilà. Donc, tous les extrêmes sont dangereux.
Et Sarah Knafot, elle est d'extrême droite pour vous ? Elle aussi, elle est candidate à la mairie de Paris sous l'étiquette reconquête du Parti des Règues Régiments ?
Elle appartient à Reconquête. On ne partage pas forcément les mêmes malheurs. Moi, mon sujet aujourd'hui... Est-ce que c'est un parti de l'extrême droite Reconquête ? Non, mais dites-le. Non, mais on ne va pas faire un quiz, là. Je suis candidate à la mairie de Paris. Moi, je m'adresse à toutes les Parisiennes et les Parisiens. Aujourd'hui, qu'est-ce que demandent tous les sondages, toutes les études, les unes après les autres ? Les sondages, les uns après les autres. Ils démontrent quoi ? Que c'est historique. Depuis 2001, il y a une volonté d'alternance et de changement à Paris. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, le bloc majoritaire du changement est divisé aujourd'hui et je le déplore.
Et comme il faudra un jour que vous discutez avec Sarah Knafot, vous ne dites pas ce matin que les extrêmes droits ?
Non, je suis sur une campagne de premier tour. Moi, j'ai appelé au rassemblement de tous les Parisiens parce que ce n'est pas l'addition des forces de l'alternance qui fait l'alternance. C'est celui qui arrivera en premier, au premier tour. Elle est là l'alternance. C'est pour ça que je dis aux Parisiennes et aux Parisiens, faites-moi confiance. J'ai une équipe expérimentée, pas compromise. J'ai un projet cohérent, pas n'importe quoi. Vous avez vu le bilan de la gauche actuelle ? Les notes de frais qui sont utilisées à des fins portionnelles.
Le périscolaire, moi je suis très choquée, c'est omerta médiatique et politique sur le plus grand scandale sexuel qui existe aujourd'hui dans le périscolaire. On va parler de cette affaire du périscolaire. On a vu encore sur le parc social. Moi, le parc social, je suis allée partout dans Paris.
Parlons de l'affaire du périscolaire parce que vous dites qu'il y a omerta, on voulait justement en parler ce matin sur RTL. Écoutez, on va résumer cette affaire qui est compliquée, que tout le monde ne connaît pas. Elle n'est pas compliquée ? Neuf animateurs d'une école maternelle du 7e arrondissement, dont vous êtes maire, ont été suspendus fin janvier après un reportage sur France 2. Vous êtes d'accord avec ça, effectivement ? 73 parents ensuite de trois écoles différentes, toujours du 7e, ont porté plainte en dénonçant des violences, en parlant de violences en tout cas dans leurs écoles à vous. Quand est-ce que vous avez été au courant de cette affaire-là, vous ?
Par le reportage, parce qu'il faut savoir, parce qu'il faut faire attention, parce qu'il faut bien dire les choses aux parisiens et aux parisiens. Il y a eu 150, plus de 150 animateurs, nous sommes presque, on va atteindre le millier d'animateurs, soit déplacés, soit suspendus. Les maires d'arrondissement n'ont pas la main sur le recrutement, n'ont pas la main sur l'organisation du périscolaire. Tout ça, c'est M. Grégoire, comme premier adjoint, en charge du recrutement. Il a recruté les 14 000 animateurs scolaires, dont 11 000 sont vacataires, dont plusieurs milliers aujourd'hui sont suspendus ou déplacés.
Il y a eu une question là-dessus. Les parents d'élèves du 7ème disent que votre collaboratrice, Emmanuelle d'Auvergne, était au courant en 2025 pour un animateur en particulier. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ?
Parce qu'il y a eu un animateur en mai qui a été suspendu, on ne connaît pas l'issue, il y a eu un animateur... Mais vous saviez, cette votre collaboratrice, elle a eu une réunion avec des parents d'élèves où on a dit que le monsieur a posé problème. Non, non, ça ne s'est pas passé comme ça. On va dire les choses. Ça s'est passé comment ? C'est que quand l'animateur a été suspendu, les parents d'élèves ont souhaité savoir le motif de la suspension. Nous ne l'avions pas. La mairie d'arrondissement ne recrute pas, n'est pas au courant des animateurs qui sont dans les écoles, c'est la mairie centrale.
Les animateurs qui sont placés, je le dis aux parents parisiens, et dans le 11ème arrondissement où est élue Madame Hidalgo, le 12ème arrondissement où est élu M. Grégoire, il y a eu plus de 150 animateurs, soit suspendus, soit déplacés. Mais vous les accusez d'avoir caché les affaires ou pas ? Est-ce que vous les accusez d'avoir caché ces affaires-là ? Ils ont eu des signalements aujourd'hui, ils n'ont pas reçu les familles, on ne connaît pas le nombre d'enfants victimes d'agressions sexuelles et de viols dans Paris. Et une autre chose, il y a eu un animateur qui était dans le 7ème, qui a été déplacé en novembre, on n'a pas su où il était déplacé, il a été déplacé dans le 15ème.
Mon collègue Philippe Bougeon, maire du 15ème, m'a appelé pour dire que cet animateur avait été suspendu pour suspicion de viol sur un enfant d'école maternelle. Voilà la politique de Madame Hidalgo et de M. Grégoire. Rachida Dati, autre sujet. Les familles ne sont pas reçues. Non, non, ce n'est pas autre sujet. On ne connaît pas l'ampleur des enfants, le nombre d'enfants qui ont été victimes. Tout le monde est dans la certitude. Nous, nous avons demandé à M. Grégoire de suspendre le périscolaire pour pouvoir avoir des informations sur le nombre d'animateurs suspendus et sur le nombre d'animateurs déplacés et où et pourquoi.
Aujourd'hui, nous n'avons pas cette information et nous confions encore nos enfants au périscolaire qui dépend exclusivement de la mairie de Paris et en l'occurrence M. Grégoire.
Vous avez été auditionné sous serment le 5 février dernier par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Vous avez dit que pour un reportage, donc de complément d'enquête, un de vos proches avait été approché et avait été payé pour donner son témoignage.
J'ai dit qu'un proche a été approché et on lui a proposé de le rémunérer.
La commission parlementaire vous demande d'apporter des preuves avant lundi. Est-ce que vous allez le faire ? Est-ce que vous avez déjà envoyé cette preuve ?
Les éléments, je confirme ce que j'ai dit.
Vous avez lu les échanges, vu les messages ?
Vous êtes de la commission d'enquête ? Non, pas du tout.
Je confirme mes dires. Ils demandent le document lundi.
Ils auront le document lundi. Je m'adresserai à la commission, vous n'êtes pas la commission d'enquête. Si vous êtes journaliste à RTL, on fait le matinale.
Mais lundi, on va leur demander s'ils ont reçu le document de Rachidati.
Est-ce qu'ils pourront dire oui ? Ils répondront, ce n'est pas vous ? C'est vous ou pas ? C'est à la commission d'enquête ?
Est-ce qu'il a déjà envoyé ce document ?
Mais je vous ai répondu, je vous ai confirmé mes déclarations.
Est-ce que sous serment devant cette commission, vous avez dit la vérité ? C'est une blague là ? Non ? Non, je vous pose la question puisque c'est la question qu'il pose.
Vous avez déjà répondu.
Très bien. Alors Rachidati, votre campagne à Paris, est-ce que vous vous y consacrez pleinement en quittant le ministère de la Culture ? Ça a été annoncé plusieurs fois. Et quelle est la date de votre départ du ministère de la Culture ?
J'ai dit que je partirais avant les élections. Avant les élections ? Avant le 15 mars ? Avant les élections. Pas d'ici la fin de semaine ? D'ici la fin de semaine. Je partirais avant les élections.
Sébastien Lecornu, il vous l'a demandé de partir ou pas ? Non. Ah bon ? Non. On a lu des échanges de presse, ça avait été un peu agitant.
Tout ce qui est dans la presse, ils écrivent des choses sans nous appeler. Je n'ai jamais vu ça, mais c'est comme ça.
On entend le remaniement le 22 février. Vous y serez après le remaniement, vous n'y serez plus après le remaniement du 22 février.
Je vous ai dit, je quitterai le gouvernement avant les élections.
Et vous arrivez à tout faire. La campagne à Paris qui est compliquée.
C'est la première fois qu'un ministre fait campagne ? Est-ce que c'est la première fois que M. Edouard Philippe était Premier ministre quand il s'est présenté au Havre ? Merci beaucoup. Merci. Rachid Adat.
Rachida Dati