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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 10 juin 2025 9 minActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJustice

"La girouette elle fait quoi à part prendre des coups dans le nez !" : une auditrice sur E. Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Si vous nous rejoignez à l'instant, vous le savez dans le département de la Haut Marne, un collégien a donc tué une surveillante avec un couteau, une assistante d'éducation. L'élève a été arrêté ce matin. Le collégien a évidemment été placé en garde à bus.

C'est un collégien de 15 ans madame messieurs. Collégien de 15 ans qui a tué une assistante d'éducation et William Moligier qui était avec nous va nous rappeler comment ça s'est passé. C'est une lors d'une fouille de sac qui a été mise en place ces derniers mois un peu partout en France.

Ouais. Aux alentours de de 8h15. donc au collège euh Françoise Dolta à nos gens dans la Haute Marne, un jeune donc scolarisé en 3è de de ce collège, 15 ans, qui a euh porté plusieurs coups de couteau à une surveillante au niveau du cou et du dos.

Euh cette surveillante est âgée de 31 ans. Euh elle a été donc transportée en urgence absolue. On l'a appris il y a quelques minutes, elle est décédée des suites de ces blessures.

Cela s'est passé effectivement dans la file d'entrée du collège où les gendarmes procédaient à un contrôle de sac comme il y en a plusieurs depuis le début de l'année après ces ces terribles drames survenus dans les établissements scolaires, aux abords des établissements scolaires. Des fouilles donc aléatoires fait réalisé par les policiers et les gendarmes à l'entrée des des à l'entrée des des établissements scolaires. Et donc cette ce jeune homme, ce cet adolescent de 15 ans est sorti de la foule et a enfin de la file pardon et donc a poignardé une surveillante.

Le mobile pour l'instant euh n'est pas précisé ni par la préfecture ni par les gendarmes. Il écorte, elle n'était pas en train de fouiller précisément les gendarmes qui sont fouillent les sacs. C'est une prérogative.

Donc, pourquoi ce jeune homme est-il sorti de la file et pourquoi a-t-il tenu peut-être pour responsable cette assistante qui était là, qui représentait le collège ? On le sera peut-être ces prochaines heures lorsque l'enquête se mettra en place. Mais ce qui est absolument incroyable, c'est le le le mobile, la différence qui peut exister entre le mobile et puis cette cette intervention, ce c c ces sacs qui sont fouillés et puis les conséquences.

C'est ça qui est absolument incroyable dans notre société aujourd'hui. C'està-dire qu'une femme est morte et une femme est morte. Une femme qui avait 30 ans est morte parce qu'un gosse de 15 ans est sorti d'une file à un moment où on fouillait les sacs.

Je vais vous dire, j'ai j'ai regardé les chiffres. Quand on parle de gratuité parfois de de de choses de mort, c'est un vraisemblable. J'ai regardé les chiffres des agressions au couteau en France.

C'est c'est absolument lunaire. C'est un véritable fléo. 10000 agressions.

Donc en population générale 10000 agressions par an. On est à une 300 par jour. Voilà.

Non 27. Oui. 10000.

Oui oui oui bien sûr. Oui oui. 300 par jour 300 à peu près à donné.

On est à 300 par jour 30000 par jour. Et si on regarde plus précisément les établissements scolaires à Paris Intramuros, on est sur l'année 2023-2024 à 130 agressions au couteau et tenez-vous bien 74 dans les lycées. C'est dans les collèges pardon.

C'est là où il y en a le plus. 38 dans les lycées et 18 18 dans les écoles primaires. Donc des enfants qui ont moins de Mais mais mais parce que là encore, moi j'ai dit plusieurs fois à l'antenne des choses radicales.

En fait aujourd'hui tout ce que nous faisons s'aperçoit dans plein de domaines. Si nous ne prenons pas des solutions radicales, nous n'y arriverons pas. Alors en l'espèce c'est quoi une solution radicale ? passer régulièrement une fois par semaine, la police débarque mais pas trois pas trois policiers hein débarque dans un collège de France mais tout le monde en récréation si j'ose dire dans la cour et tout le monde est fouillé avec une fouille au corps et fouille également de des classes et fouillent des sacs et les gosses ont pas le droit de bouger bien évidemment mais de mettre ces solutions là en place j'ai bien conscience qu'en le disant ce n'est même pas possible ce n'est même pas possible parce que vous aurez les parents, vous aurez des partis politiques, vous aurez que ses parents et certains partis politiques vous expliquent que l'école est un sanctuaire de sécurité.

Vous n arriverez pas et vous mettez effectivement tout le monde, vous fouillez tout le monde et puis vous récupérez les couteaux et après vous communiquez. C'est-à-dire vous communiquez, le procureur fait en disant voilà on était dans tel collège. Parce que si on ne prend pas la bataille de l'opinion, si on ne donne pas ces informations à l'opinion, je pense que ça ne bougera pas.

Donc après vous faites une campagne de ce type, chaque jour vous avez un procureur qui parle le soir et qui dit "Voilà, on a récupéré tant de couteaux, voilà ce qui va se passer pour ces jeunes gens, les parents et ça mais j'ai bien conscience que cette solution qui pourrait être efficace mais ne sera pas mise en place parce que elle elle demande c'est un tel changement de logiciel et que je vois pas autrement comment on peut faire." Donc on ça continuera. Ça continuera.

Alors, je voudrais quand même euh citer parce que vous vous souvenez Agnè Lassal a été professeur d'espagnol, elle a été tuée dans sa classe. Dominique Bernard, il était professeur de français, il y a un prix Dominique Bernard euh qui a été créé, président de la République était évidemment présent à son enterrement. Samuel Patti, bien sûr que tout le monde connaît.

Donc vous avez comment dire, vous avez ses morts à répétition. Euh alors les affaires sont différentes, hein. Affaire terrorisme.

Là, on n'est pas dans une affaire de terrorisme pour l'instant. Non, s'en doute pas. D'ailleurs, c'est un gosse de 15 ans, on peut imaginer que ce ne soit pas une affaire de terrorisme, mais qui nous inquiète sur l'ensauvagement de la société.

Et parallèlement à ça, vous avez euh des politiques et notamment le président de la République qui a 48 he disait Brenoiser. Donc si le président de la République il nous écoutait, on va parler pendant 2hes sans doute de cela. Vous croyez qu'on n'aimerait pas parler d'autre chose ?

Ceux qui nous écoutent régulièrement, ils savent qu'on a envie de parler d'autres choses, qu'on a envie d'être dans la légèreté, les vacances arrivent bientôt, d'avoir d'autres sujets, ce qui était prévu aujourd'hui. Mais l'actualité, elle s'impose à nous. Vous nous vous voyez ou vous imaginez qu'on puisse parler d'autres choses pendant ces 2 heures.

On est avec Nathalie. Bonjour Nathalie qui est enseignante je crois en Sen Bonjour Nathalie. Ouais bonjour.

C'est l'escalade, j'en peux plus moi de ces nouvelles. On on se lève, on se demande qu'est-ce qui qu'est-ce qui va se passer encore aujourd'hui ? Non mais on hallucine.

Que fait le gouvernement ? La girouette là, elle fait quoi ? À part se prendre des babes dans le nez.

Moi je suis outrée. Je suis outrée. J'en peux plus.

Je n'en peux plus. Il y a 5 ans, j'ai moi je me suis pris un coup de ciseau dans dans le ventre. J'ai esquivé un coup de ciseau.

Ah bah oui, mais le gamin, il est pas à l'aise. Il a des problèmes dans la famille et il a des problèmes dans la famille. Donc moi, je me prends un coup de ciseaux en fait.

Et à part ça, Et à part ça, quoi ? On a déposé plainte et qu'est-ce que ça fait ? Ça ne change rien.

Ça fait 5 ans que la plainte, elle est elle est elle est elle est elle est au commissariat et voilà. On va nous dire quoi ? Que c'était aussi un déséquilibré. comme tous les déséquilibrés.

Bah là, on est même pas il a 15 ans, c'est c'est simplement il avait eu 9 ans. Non, mais il a 15 ans. C'est-à-dire que là, on est dans un gosse sans doute qui n'est pas élevé, à qui on n'apprend pas la frustration comme on dit.

Mais oui. Non, mais je je mais voilà, c'est-à-dire que ce sont des mais voilà, donc euh mais je je n'ai j'ai pas besoin d'être grand devin pour savoir est-ce que ce gosse ben il n'est pas accompagné, qu'il n'est pas sans doute cadré, que les parents sont pas vigilants. Parce que le grand paradoxe de toutes nos discussions, c'est que évidemment ce gosse, cet enfant, s'il était dans une autre famille, s'il avait des parents qui étaient effectidement avait posé un cadre, bah je pense je pense, faut toujours le dire avec des précautions oratoires, je pense que ça n'arrive pas.

Bien sûr que ça n'arrive pas et c'est ça le grand paradoxe de ces sujets lorsqu'on en parle. Ça veut pas exclure du tout sa responsabilité. Bien sûr, c'est pas ce que je dis puisque tous ces gosses-là ne passent pas à l'acte comme cela.

Mais en revanche, ce dont je suis sûr, c'est que quand les enfants sont cadrés, bah il y a sans doute moins d'enfants qui font ce genre de de drame, qui produisent ce genre de drame.