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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 mai 2025 25 min

Philippe Mouiller : « Il y a des mesures de régulation mais on conserve la liberté d’installation »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Philippe Mouiller, vous êtes sénateur à l'ire des Deè, vous présidez ici la commission des affaires sociales. On va revenir évidemment sur ces sujets sur Emmanuel Macron sur la fin de vie, mais d'abord on va regarder les une de la presse régionale et la une de la dépêche justement, c'est Emmanuel Macron. Le retour en retrait des affaires du pays et mobilisé sur la scène internationale depuis la dissolution.

Il fait son retour ce soir sur TF l'occasion de rappeler qu'il entend rester président jusqu'en 2027. L' du télégramme Ukraine semaine décisive, c'est la question. Ladimir Zéki, Vladimir Poutine qui pourrait se rencontrer jeudi en Turquie mais les négociations piétinent.

Et puis la dernière, c'est celle de l'union contrôle renforcé dans les écoles privées après les révélations de violence dans l'établissement catholique de Betaram qui ont conduit les écoles privées à serrer la vi. De quelle avez-vous envie de nous parler ? Oh bien de Macron, le retour.

Voilà, rien que le titre est déjà évocateur sur l'opération qui est qui est menée euh avec Vous parlez d'opération vous, c'est quoi ? C'est une opération de com ? pour l'instant pour pour l'instant alors j'attends j'attends quand même clairement de de voir le l'intervention de ce soir euh mais je voudrais surtout imaginer que c'est pas une opération de communication euh que on est bien sur l'utilisation dans l'esprit même du référendum sur des questions fondamentales à tranché.

Euh donc ça va dépendre bien entendu et des sujets et surtout de la façon dont les questions seront formulées. Organiser un référendum en France d'abord c'est pas à noin, ça fait c'est pas fréquent euh ça mobilise des moyens. Donc il faut vraiment qu'on voit la pertinence de cette opération.

Voilà. Donc la vraie question qui se pose et on se la pose tous d'ailleurs, la une elle le démontre, c'est est-ce qu'aujourd'hui on est réellement dans une volonté du prépublique de faire avancer un certain nombre du sujet pour lequel il souhaitent avoir un avis éclairé des Français ou est-ce que c'est simplement une opération pour reprendre la main sur la vie politique ? Voilà donc c'est ça dépend vraiment est-ce que vous souhaitez qu'il annonce des référendums ce soir ou est-ce que vous dites le pays est trop clivé c'est pas le moment de faire des référendums.

Non moi je pense que le référendum c'est toujours un bon outil. Le tout c'est que ça va dépendre des sujets euh de la pertinence. Si c'est pour parler des écrans comme ça évoqué dans le reportage, on voit pas trop l'intérêt.

Par contre, il y a d'autres enjeux qui peuvent être qui peuvent être importants, fondamentaux et puis ça dépend aussi de la façon dont on formule la question de façon justement à ne pas diviser la France, à pas quelque part emmener des zones de clivage encore plus peu plus renforcées. On voit bien qu'aujourd'hui le pays est en souffrance et donc je crois que un référendum c'est surtout une aide à la décision pour que les politiques puisse trancher sur des questions qui sont assez fondamentales mais sur lesquells par exemple Bruno Rotaillot dimanche il a réitéré son appel à un référendum sur l'immigration. Est-ce que vous vous souhaitez ce soir qu'il annonce un référendum ?

Alors l'immigration peut faire partie de ces questions clairement. Alors là la question c'est est-ce qu'il faut questionner ou est-ce que c'est un débat de constitution ? mais forcément aussi l'enjeu des finances publiques.

Alors je suis pas forcément toujours favorable à l'intervention de François Bairou dans le type de référendum mais de savoir à un moment donné qu vision on a de notre protection sociale ça peut être une question de fond. La question sur la fin de vie est aussi une question de société. Donc on voit bien que il y a quelques sujets qui peuvent avoir un intérêt.

Mais après la vraie question c'est comment est-ce qu'on le formule ? Et puis comment est-ce que quelque part c'est par le référendum on ne contourne pas le pouvoir parlementaire parce que les élus sont quand même là aussi pour reprenter les territoires, reprenter la population. Donc c'est un équilibre qui est qui n'est pas simple.

D'ailleurs, peu de président la public se sont lancés dans ce type d'opération. Donc voilà, mais c'est clair qu'avec le plan de la République, on peut s'attendre à tout. La gauche souhaiterait par exemple que les Français soient consultés sur la progression de la réforme des retraites.

C'est un sujet que vous suivez évidemment en tant que président de la commission des affaires sociales. Est-ce que finalement un référendum sur ce sujet ça serait pas le meilleur moyen de trancher le débat ? Ben, je suis pas certain parce que d'une façon générale, dès qu'on demande euh globalement euh à la population et on est tous pareil hein, euh si on veut faire des efforts, si on veut éventuellement avoir plus d'impôts, si on veut plus travailler, moi je pour vous donner le résultat euh d'une façon évidente.

Donc je suis pas certain que ce soit une aide à la décision parce que le problème du référendum, c'est que à travers la question qui est posée, il faut donner de la communication et expliquer le pourquoi de la question. Voilà. Donc des questions rapides, faciles pour lequel on n pas une explication et quelque part une forme de présentation sur le fond des enjeux peut être peut se retourner contre contre l'auteur de la question.

Voilà. Donc tout ça, c'est une alchimie un peu compliquée et je crois qu'à un moment donné, il est important d'ouvrir le principe du référendum parce que franchement enfin moi dans ma fille, on est on est plutôt des des des hommes politiques qui poussent au questionnement à interroger la population, mais c'est un exercice difficile hein. C'est un jeu décalrist entre le fait d'avoir réellement une aide à la décision et une opération de communication qui pourrait d'ailleurs se retourner contre l'auteur de la question.

Mais est-ce que ça veut dire justement que si Emmanuel Macron perd ce référendum, il devra partir ? Moi, j'en suis pas dans ces questions-là. Euh, tout dépend l'enjeu qu'il met dans le référendum, tout dépend de la nature des questions.

Alors, parmi les questions possibles, il y a des questions sur l'organisation territoriale. On va écouter ce qu'en pensent les élus. On avait posé la question à André Leniel, le vice-président de l'association des maires de France.

On écoute sa réponse. Si euh ce référendum porte sur les moyens, sur les compétences, sur la liberté des collectivités territoriales, nous pouvons le regarder avec intérêt si c'est simplement pour faire une nouvelle réforme administrative sans véritable lien avec ce qui se passe sur nos territoires. Bien entendu, ça n'a pas de sens.

Vous êtes d'accord avec lui ? Oui, je suis d'accord avec lui. Donc ça dépend vraiment de la nature de la question.

Et puis ce qui est intéressant de ce qu'il vient de dire, c'est que derrière on entend une réforme. C'estàd qu'un référendum, c'est une question qui est posée, c'est une aide à la décision comme je le répète mais ça veut dire derrière ça se traduit forcément par des réformes et là le parlement rentre en ligne de compte. Donc on voit bien que c'est pas simplement faut-il ou non supprimer un échec.

Voilà c'est c'est pas ça pour vous ce sera un référendum démagogé. Oui. qui servir à pas grand chose et d'ailleurs pour lesquels on connaît déjà la réponse mais en même temps lorsque pour vous les français dirent oui.

Oui les français dirent oui. Mais par contre lorsque leur dit au fait votre collectivité de proximité vous en avez besoin mais vous venez de dire à l'instant que c'est pas utile. On voit bien que c'est pas simplement une question avec oui non c'est tout un travail de pédagogie et d'information.

C'est une vraie campagne de communication sur un sujet. Donc c'est lourd, c'est compliqué, c'est coûteux, ça peut avoir un intérêt mais vraiment il faut se poser sur l'enjeu que l'on donne ce référendum. Et vous l'avez dit parmi les questions possibles, la fin de vie, les députés, on l'a vu dans le journal ont débuté hier l'examen de ce texte, de ces textes.

Euh discussion générale pour deux textes, un vote commun sur les deux textes, mais il y aura bien un texte sur les soins palliatifs, un texte sur l'aide active à mourir. D'abord, est-ce que c'est la bonne méthode pour vous ? Alors pour moi, oui, parce qu'on voit bien que euh sur le texte pour sur les soins palliatifs, il y a une unanimité.

Enfin, je verra aujourd'hui depuis euh de de plusieurs années, on on est dans une démarche où on ne comprend pas pourquoi on ne déploie pas les soins palliatifs sur le territoire national. D'ailleurs, c'est un des arguments de ma position sur le texte sur la fin de vie. C'est-à-dire que je dis à un moment donné, on a la loi classe Leonetti, on sait que les soins palliatifs sont une réponse à 98 % 89 % des situation parce que la ce sujet c'est la c'est la souffrance he ce qu'on a vu dans le reportage et que aujourd'hui on passe une étape supplémentaire avant même qu'on ait pu déployer je dirais les outils au plus proche des nos concitoyens en matière de soins palliatifs.

Donc forcément c'est un texte qui fait l'unanimité. Le deuxième texte est beaucoup plus clivant. Alors, il y a x raison et motivation, hein, mais c'est un vraiment un texte qui engage avant tout la responsabilité de chaque parlementaire.

Plus que des marquages politiques, on est vraiment aujourd'hui dans une question fondamentale sur une évolution de société. C'est-à-dire que voilà, donc on peut regarder à la fois la façon dont ça était présenté forcément lorsqu'on connaît des gens qui sont dans la souffrance, fin de vie avec une issue fatale. On est forcément plus ouvert à parler de la fin de vie.

Mais inversement, on sait que le fait de casser cette barrière traîne une évolution de société. Et la vraie question, c'est l'encadrement et pas l'encadrement à l'instanté au moment du vote de la loi qui va se passer dans 1 an, dans 2 ans, dans 3 ans. Voilà, donc c'est une évolution et il faut peser à un moment donné le pour ou contre.

Mais est-ce que pour vous le texte tel qu'il est présenté à l'heure actuelle est un bon texte sur l'aide active à Mourir ? Est-ce que vous allez le voter ? Alors, le texte qui est présenté sor par le gouvernement donne un certain nombre d'encadrements, mais il n'est à mon avis il n'est pas suffisamment équilibré pour garantir l'ensemble des situations pour être vraiment dans un l'objectif qui est donné.

Et puis ce qui m'inquiète beaucoup, c'est le débat de l'Assemblée nationale parce qu'on sait bien que là à partir de là, on a vu déjà en commission et on verra le nombreux amendements, hein, je crois plus de 2000 l'assemblée, quel sera le texte qui va sortir de l'Assemblée ? Et puis après le vrai sujet c'est que ce que j'exprime on n pas encore examiné le texte, c'est le début, on en a beaucoup parlé que déjà on a une pression des associations d'acteurs qui dit "Mais ça va pas assez loin qu'est-ce qu'on fait par rapport aux mineurs ? Qu'est-ce qu'on fait par rapport à ceux qui soupent psychologiquement ?" Enfin, on voit bien qu'aujourd'hui quand j'évoqué la notion de barrière, le sujet est déjà sur la table de du passage suivant.

Alors quand donc c'est pas tant ce texte là que vous craignez, c'est ce qui va ouvrir derrière. Bien sûr, bien sûr. Parce que vraiment quand quand je croise des personnes qui sont réellement souffens, on parle de la m de charco, c'est je suis très impliqué sur ces enjeuxl on voit bien qu'à un moment donné c'est une ça pourrait être une des réponses pour ceux qui sont en souffrance, sans issu avec un cadre bien défini.

Le vrai débat c'est qu'à un moment donné à chaque fois qu'on ouvre ces sujets de société, on voit bien queon a une évolution. Si on prend l'exemple, c'est ce qu'on donné de la Belgique parle du Québec, ils sont en train de voir comment ils peuvent revenir en arrière parce que aujourd'hui très rapidement en moins de 5 ans et bien une évolution fondamentale. Voilà donc c'est ça aujourd'hui qui me pose une difficulté.

C'est ni pour des enjeux religieux ni pour des enjeux philosophiques. C'est vraiment de façon pragmatique face alors à la fois à une situation qui est réelle et je comprends la motivation et et l'expression des difficultés de la souffrance. Et en même temps, on se rend compte que c'est pas simplement un texte médical ou d'accompagnement de fin de vie, c'est un enjeu de société qui s'ouvre et avec un regard différent.

Quelle solution pour reméder au remédier aux déserts médicaux ? C'est l'une des questions majeures euh qui inquiète les Français. députés, sénateurs, gouvernement avancent chacun leur piste.

Le Sénat examine votre texte depuis hier visant à améliorer l'accès aux soins dans les territoires. On va en parler dans quelques instants. L'Assemblée nationale, elle a adopté il y a quelques jours une proposition de loi transpartisane qui prévoit d'encadrer la liberté d'installation des médecins.

Alors, faut-il réguler l'installation de ces médecins ? Cécile Sixou est allé à la rencontre de jeunes médecins dans la région lilloise. Après 9 ans d'études, Anna 26 ans, entame son dernier stage à l'hôpital Saint-Vincent de Lille.

Dans 6 mois, elle sera médecin généraliste et elle a déjà un projet, s'installer en libéral, même si au départ elle s'orienter plus faire du salariat. Mon stage en cabinet m'a rassuré sur pas mal de choses au niveau de la comptabilité, au niveau de la gestion du cabinet. Et la deuxième chose, c'est que j'ai un ami qui est intéressé pour s'installer également et et il m'a proposé de faire de faire une installation ensemble.

La commune où elle souhaite s'installe et n'est pas considérée comme un désert médical par la RS, mais elle est sous-dotée en médecin. Moi, mon objectif d'installation, ce serait ici. Si la lo garo est adoptée, ce sera l'ARS qui dira si oui ou non elle a le droit de s'installer.

Si l'ARS dit non, bah on n pas le droit de s'installer. L'option à ce moment-là, c'est quoi ? C'est soit de changer de zone et l'autre solution, bah c'est des médecins qui s'installent et qui se déconventionnent.

Pour moi, c'est juste une loi qui va diminuer la liberté des médecins et pas améliorer la vie des français. C'est aussi la vie de Raphaël, jeune médecin installé depuis 2 ans dans une maison de santé à Croix dans la banlieue de Lille. Quand il a commencé ce qu'il voulait avant tout, c'était resté proche de sa compagne qui travaille à Lille.

Si on m'avait interdit de m'installer sur la métropole lilloise, bah je me serais tout simplement pas installé mais j'aurais continué à exercer en tant que soignant à travers les différentes offres à disposition. Donc soit du salariat hospitalier ou alors j'aurais travaillé dans une clinique en France il n'y a absolument aucun territoire où il n'y a pas de médecin généraliste. Donc on peut toujours s'appuyer sur les médecins qui sont en place.

Pour autant ils ont du mal à répondre aux besoins de santé de la population parce qu'ils sont déjà surchargés de travail. Donc charge aux politiques de pouvoir les décharger de certaines missions et notamment de tout ce qui est de l'ordre de l'administratif. Pour lui, il faudrait aussi promouvoir les maisons de santé qui favorisent une meilleure répartition du travail entre médecins et créer des antennes de formation dans des zones soudenses pour permettre aux futurs médecins de faire leur vie dans ces territoires dès leurs études.

Philippe Mouiller, on parle de votre texte dans quelques instants, mais vous avez entendu ces jeunes médecins. Est-ce qu'il faut être plus coercitif ? Est-ce qu'il faut encadrer plus strictement l'installation des médecins ?

Alors, vous avez une expression très claire de de de jeunes qui aujourd'hui ont donné leur point de vue sur la régulation. Réguler lorsque vous n'avez pas de possibilité ou peu de possibilités ou peu de médecin, c'est un peu compliqué. Le texte que nous apportons est un texte plus équilibré.

Il met quand même des contraintes hein. Il n'est pas simplement dans le seul principe de dire on laisse faire. On voit bien qu'aujourd'hui il y a besoin pour les Français d'une réponse dans lequel d'ailleurs c'est pas dans le texte la première réponse c'est former plus et former mieux mais en parle de ça nous ce que l'on propose c'est que c'est dire à un moment donné on peut considérer que dans les territoires qui sont bien dotés et il y en a de moins en moins, mais dans les territoires bien dotés là à un moment donné on peut avoir un regard pour considérer que lorsqu'un professionnel de santé un médecin génériste ou spécial on lui met des conditions pour s'installer mais ça veut dire que vous n'êtes pas sur la même ligne que l'assemblée sur la proposition de loi de Guillaume Ongaro qui encadre plus strictement il encadre surtout partout il encadre surtout partout et avec une question qui est oui non tu peux t'installer ou non nous on est vraiment sur une logique de dire on regarde on fait un zoom sur les territoires les mieux dotés donc ça veut dire que le reste façon si un médecin veut s'asseller dans un terrainctire qui est mal doté je vois pas pourquoi on refuserait et en même temps on donne une conditionnalité c'est-à-dire qu'on dit pas c'est pas possible ou c'est un pour un la conditionnalité c'est de à un moment donné participer à une dimension je dirais de service santé ou à un moment donné dans une zone qui est moins dense de proximité les généralistes ou les spécialistes pourront consulter.

Alors justement on va voir ce que contient votre texte hein. On Alex Poussard nous a rejoint. Bonjour Alex.

Bonjour Ran. Bonjour Philippe Mouillet. Et Alex le texte de Philippe Mouillet il est donc examiné depuis hier après-midi ici au Sénat.

Que contient cette proposition de là ? Alors concrètement avec ce texte, si un médecin généraliste veut s'installer dans une zone surdotée en offre de soins, et bien d'abord, il devra être soumis à une autorisation de l'agence régionale de santé et il devra s'engager à exercer à temps partiel dans une zone sous-dotée, autrement dit dans un désert médical. On va écouter la sénatrice les Républicains Corinebert sur ce dispositif.

L'article 3 porte cette ambition en responsabilisant les médecins dans la maîtrise des inégalités d'axes au soins, sans renoncer pour autant à la liberté d'installation. À cet écart, les vivactions suscitées par la proposition de loi que vient d'adopter l'Assemblée nationale à l'initiative du député Guillaume Garot me semble mériter toute notre attention si ce n'est notre vigilance. Notre modèle d'organisation de l'offre de soins ne peut pas se construire contre ces principaux acteurs.

Voilà, il y a un équilibre à trouver entre responsabilité pour lutter contre les déserts médicaux et liberté d'installation des médecins. Alors à gauche dans l'hémicycle du Sénat et bien les sénateurs de gauche ne sont pas hostiles à cette nouvelle proposition pour lutter contre les déserts médicaux mais ils ont quand même beaucoup d'interrogation. Saluons le fait que la majorité sénatoriale qui refusait jusqu'à présent de toucher à la sacre sainte liberté d'installation face mouvement.

Mais cette proposition de loi s'agit-il de consultation en donne soudance quelques jours par mois ou plutôt quelques jours par semaine comme certains de nos collègues l'ont indiqué dans toutes les zones soudenses ou dans celles qualifiées de zone rouge par le premier ministre ? S'agit-il d'une obligation ou cela se transformera-t-il en une incitation après toutes celles qui se sont conclues par des échecs ? Voilà, donc il y a la régulation souple, on va dire, de la droite sénatoriale, plus stricte proposée par les députés socialistes et puis le gouvernement a également sa proposition pour lutter contre les déserts médicaux.

François Bairrou qui veut inciter fortement tous les médecins à exercer de jours par mois dans un désert médical. Et hier dans le débat au Sénal, le gouvernement a indiqué qu'il souhaitait insérer son plan de lutte contre les médicaux à cette proposition de loi de la droite sénatoriale. Et sur les médecins spécialistes, la proposition de loi de la droite sénatorielle, elle est plus dure qu'avec les généralistes.

Oui, concrètement avec ce texte pour un médecin spécialiste qui souhaiterait s'installer dans une zone surdotée, il devra attendre, il pourra le faire à condition qu'un collègue de sa spécialité s'en aille. Alors des c'est le principe un pour un. Alors des dérogations sont possibles si le médecin concerné s'engage là encore à exercer à temps partiel dans un désert médical.

Et puis ce texte prévoit aussi la possibilité de mettre en place des tarifs de consultation spécifiques dans les zones soudenses pour les rendre plus attractives pour les professionnels de santé. une mesure qui est qualifiée d'injuste par la gauche. Philippe Mouiller, alors pour qu'on comprenne concrètement votre proposition, c'est-à-dire et bien de conditionner l'installation d'un médecin généraliste dans une zone dans une zone surdotée à un exercice à temps partiel dans un désert médical.

Concrètement, ce serait combien de temps à temps partiel dans un désert médical ? Alors, c'est un travail qu'on va continuer à mener. C'est pour ça qu'on a renvoyé par décret.

Euh et en même temps, on va donner la main aussi aux ARS parce que c'est un peu un travail deé. Voilà, il faut qu'on ait euh localement une analyse précise. D'ailleurs, c'est le début de notre article, hein, de nos textees de loi.

On redéfinit des critères de façon à ce qu'on puisse regarder concrètement quelles sont les possibilités. Donc, c'est un système dans tel. Donc là, nous on met dans la loi le principe et on renverra par décret les modalités.

Mais dans les interventions qu'on a pu avoir, il y a une confusion. C'est-à-dire que il confondent les de jours de solidarité par mois du premier ministre avec notre démarche qui est bien la mise en place d'un cabinet secondaire. Donc on vient pas dans un cabinet secondaire pour 2 jours par mois.

Donc on voit bien qu'aujourd'hui on est sur une autre logique. Les deux sont compatibles. Euh voilà.

Mais c'est c'est c'est quand même dans une démarche un peu différente. Et peut-être euh également sur les tarifs différenciés. D'ailleurs, on va on va faire un amendement.

On va porter un amendement pour modifier ce principe-là parce que ça a donné lieu à confusion. de la part des parlementaires. Alors je sais pas si c'est volontaire ou involontaire.

Avec cette question, est-ce qu'il y aura des dépassements d'honor possible dans les désorm parce que le principe des tarifs ces tarifs là c'est que c'est bien le médecin qui me rémunéré donc c'est une incitation financière une incitation sachant que c'est une obligation quand même he de mais c'est plutôt une forme de récompense de cette démarche. Et donc avec ce type de tarif il n'y a pas de dépassement d'honoraire. C'est pour ça que c'était important de de le spécifier.

Comme à un moment donné, on voit bien qu'il y a une friction qui est posée, on va globalement revenir au principe général qui existait avant, une dotation de la RS de façon à ce qu'on écarte le système. Mais c'est vraiment à un moment donné un mauvais procès parce que c'était le bon outil pour faire en sorte de mieux rémunérer les médecins sans impacter les patients. Mais à partir de là, voilà, c'est une position qu'on est en train de de faire évoluer.

Juste pour qu'on comprenne bien comment vous qualifiez zone surdotée, zone sous-doté. On a l'impression que la quasi totalité du territoire est un désert médical. Ouais.

Encore que il faut il faut il faut encore nuancer. Si vous venez chez moi à la Rochelle, vous avez pas de difficulté pour avoir un rendez-vous chez un dermatologue. Par contre à 40 km, c'est terminé.

Donc on voit bien qu'à un moment donné, il y a des nuances. Donc l'idée pour nous, c'est le début de la du texte de loi qui est assez fondamental. Il y a les deux points que je vais évoquer, c'est que on considère aujourd'hui que l'évaluation des besoins dans le territoire n'est pas adaptée.

Donc on a bien on voit bien le décalage. À chaque fois que vu de Paris, on dit dans tel départ des département, voilà l'offre comment c'est organisé et sur le terrain, on se rend compte qu'il y a un décalage. qu'on va redonner la main au département avec les ARS pour avoir une vraie évaluation qu'on parle bien de tort médical enfin non pas simplement de démographie et à partir de là on pourra revoir notre cartographie la faire évoluer avoir une graduation qui est pas simplement bien ou pas bien c'est pas des armes médicales et le reste on a des évolutions qui qui doivent être traitées de façon à ce qu'on puisse avoir cette analyse fin et puis ce qui est important dans le texte de on l'évoque pas mais ça a été évoqué par un des jeunes tout à l'heure un des jeunes professionnels de santé c'est que on a quand même un gros une grosse partie du texte de loi qui sont des mesures de simplification qui sont des mesures pour faire en sorte qu'il y ait moins de certificat.

Enfin globalement, comment est-ce qu'on fait pour augmenter le temps médical, le temps face à un patient ? C'est une mesure importante qui est fortement demandée. Elle passe un peu inaperçu parce qu'elle est peut-être moins communiquante mais c'est aussi un point assez fondamental pour apporter plus de services de santé auprès des Français.

Une question sur le plan qui est proposé par François Bairot et c'est 2 jours par mois d'exercice pour un médecin dans un désert médical cette mission de solidarité. Est-ce que la droite sénatoriale est favorable à inclure ce dispositif dans votre proposition de loi ? A priori, on finit les débats.

La première Rue, oui, euh parce que ces deux éléments euh je dirais sont compatibles. Euh en sachant que justement le le gouvernement qui va aller vite, d'ailleurs même dans ma région, la RS est déjà mobilisée euh pour la définition des zones rouges, des fameuses zones rouges. Mais l'idée c'est que on va donner une date butoire dans lequel à un moment donné cette analyse des zones rouges bascule sur l'outil d'évaluation qu'on met en place pour qu'un système.

Et donc vous pourrez avoir à la fois d'un côté cet enjeu de zone rouge pour lequel le saut de solidarité arrive. Plus vous avez en complément l'enjeu c'est les zones surdance. En sachant que un médecin un médecin généré sous spécialiste qui au titre de la zone surdance donne déjà du temps dans la cabinet sangulaire ne sera pas concerné par la journée de solidarité.

Il pe les deux actions. Voilà. Donc on est en train de travailler globalement.

L'idée c'est quoi ? C'est vraiment de se dire on veut augmenter le taux médical dans l'attente d'augmenter le nombre de jeunes formés et que on ait des mesures et ça sera d'ailleurs un texte que nous reverrons au mois de juin. Donc on a aussi des mesures en matière de formation.

Il y a une urgence. Comment est-ce qu'on fait pour simplifier la vie des des médecins le temps médical et pour augmenter le nombre d'interventions sur le territoire ? Toutes les initiatives sont bonnes.

Donc on voit bien que à travers notre sujet c'est pas une une simple il y a bien des mesures de restriction de régulation. Je je préfère le terme conditionnalité, mais on conserve aussi la liberté d'installation. Donc, on voit bien que l'équilibre à mon avis est beaucoup plus présent dans le texte que nous portons.

Un dernier mot, allez, un dernier mot quand même. Quand on écoute les médecins qui sont euh descendus dans la rue ces dernières semaines, et bien ils sont contre le principe de votre texte, c'est-à-dire à ce qu'on les force à exercer même quelques jours par mois dans dans un désert médical. Alors oui, simplement vous avouerez qu'on a quand même travaillé cette mesure là avec avec les médecins.

C'est-àdire qu'on est aujourd'hui alors le hasard du calendrier c'estement le hasard du calendrier a fait que vous ayez eu l'examen du texte Garo pratiquement en même temps que le texte au Sénat et donc on voit bien que le texte garot a créé quand même une une un peu une réaction forte et vive de la part des santé et dans la foulée en matière de communication tout est emmené mais nous avons travaillé notamment avec les professionnels de santé sur le sujet le présent de l'ordre des médecins actuels sont dans une obligation d'une façon très volontaire était déjà un professionnel qui pratiquait les consultations avancé Donc on voit bien que cette notion là et qu'en plus qu' existe juridiquement, on regrette pas le monde est un moyen et on conserve la liberté d'installation parce que ils peuvent s'installer où ils veulent simplement sur une partie du territoire, il y a des conditions. C'est une approche qui est un peu différente et qui peut aussi avoir son son efficacité. Merci Alex, à tout à l'heure.

On se retrouve dans une demi-heure et oui, on parlera des pistes possibles de référendum que pourrait annoncer Emmanuel Macron ce soir. Ce sera à suivre évidemment dans le club. Un dernier mot sur les républicains sur votre parti puisque dernière ligne droite he les militants sont appelés à voter ce weekend.

C'est un scrutin qui va laisser des traces euh dans votre partie euh tant les pics sont de plus en plus nombreuses entre Bruno Rotaillot le renvoquer. Oui. Oui.

J'aurais tendance à dire que oui, on peut imaginer que il y aura une phase, il y aura il y aura une phase où tout ça va devoir retomber. il y aura une phase intermédiaire mais globalement ça été c'est un message qui a été porté par les deux candidats à un moment donné euh ce sont les premiers militants de notre mouvement politique. Donc on voit bien que derrière très vite le parti va s'organiser et que on voit bien que à travers la volonté des uns des autres, il y a une place pour tout le monde.

Moi, je soutiens clairement Bruno Rotaillot comme étant géré pour nous enfin on le connait bien au Sénat. Donc on voit bien que c'est l'homme de la situation de par ses convictions et puis son engagement mais derrière c'est comment on organise très rapidement le parti. avec une volonté de mettre en avant tous les talents et surtout d'être en ordre de marche pour les prochaines échéances électorales.

Merci Philippe Mouiller. Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. L'examen de votre texte qui se poursuit aujourd'hui ici au Sénat.

On y reviendra bien évidemment. Merci d'avoir été avec nous dans 20 minutes dans le club. On reviendra, vous l'avez compris, sur l'intervention ce soir d'Emmanuel MaconF1.

Va-t-il oui ou non annoncer des référendums. On en parle tout de suite avec notre prochaine invité. Renault Molier nous rejoint.

Oh.