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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 juin 2025 60 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Luc Besson, l’enfant terrible du cinéma - C à Vous l’intégrale - 26/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi de faire un film sur la guerre en Ukraine ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que vous vous sentez requis de témoigner. Pourquoi ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Le moral des Ukrainiens est souvent présenté comme bas. Vous dites le contraire. Pourquoi ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Vous mettez en lumière le kidnapping d'enfants ukrainiens par les Russes. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Le film sera diffusé aux États-Unis. Pourquoi est-ce important ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi de faire un Dracula si différent des autres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00B.-H.LévyFait
    « Je me sens requis de témoigner, d'expliquer. J'ai eu la chance, le privilège d'avoir la confiance des Ukrainiens, du président Zelensky. »
  • 14:00B.-H.LévyChiffre
    « Les drones. Les Ukrainiens sont quasi autosuffisants. Il y a une industrie ukrainienne qui est probablement l'une des meilleures d'Europe. »
  • 19:00B.-H.LévyFait
    « Le président Zelensky, dans son bunker, me raconte ça. Moi qui connais un peu le terrain, qui suis souvent allé en Ukraine, j'ai été abasourdi par les précisions qu'il me donne. »
  • 26:00L.BessonFait
    « Quand on reprend le roman originel, c'est une vraie histoire d'amour. Mais comme à l'époque, il n'y a pas de cinéma, d'effets spéciaux, les gens ont été beaucoup plus attirés par le côté fantastique, sanguin. »
  • 34:00L.BessonFait
    « Si un entraîneur de tennis digne de ce nom n'est pas capable de voir qu'à 12 ans, R.Nadal va être fort, il faut qu'il change de métier. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Nous sommes ensemble jusqu'à 21h en direct.

Emilie est aux côtés de D.Gallienne, notre chef ce soir. - E.Tran Nguyen: Il a eu pitié de moi.

Il ne va pas me faire lever le filet, mais je vais devoir le colorer. C'est un filet de maquereau agrémenté d'un jus de concombre. - D.Gallienne: On dirait que tu as fait ça toute ta vie. - E.Tran Nguyen: Là, c'est de la betterave au charbon. - D.Gallienne: Oui.

On termine par le cassis. - E.Tran Nguyen: C'est une catastrophe, mais c'est bon. - D.Gallienne: Ca va avoir le même goût, j'en suis sûr. - E.Tran Nguyen: Il y a même de la purée de betterave. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure pour le dîner. C'est une guerre que le philosophe et essayiste B.-H.Lévy documente depuis le début, depuis 2014 et l'annexion de la Crimée, et plus encore depuis 2022.

Il raconte dans ses films le quotidien d'une guerre qui consume l'Ukraine, au plus près des lignes de front, où il s'est rendu à nouveau entre février et avril avec son coréalisateur. ... - A.-E.Lemoine: "Notre guerre", le 4e film de B.-H.Lévy sur un conflit de grande ampleur, sera diffusé dimanche sur France 5 à 21h05.

B.-H.Lévy est ce soir notre invité.

Bonsoir. Merci de votre présence à l'occasion de ce nouveau film qui prolonge les précédents, la suite du carnet de bord de guerre que vous tenez sans relâche depuis le début. Depuis que cette guerre a commencé, vous avez du mal à penser à autre chose. - B.-H.Lévy: Oui.

Comme le dit le titre du film, je crois que c'est notre guerre, nos valeurs, les choses auxquelles nous croyons, les droits de l'homme, la démocratie, l'aspiration à la liberté...

C'est ça qui se joue en Ukraine, que défendent les combattants ukrainiens, dont j'ai un peu partagé la vie depuis tous ces mois. - A.-E.Lemoine: Vous dites que vous vous sentez comme requis. - B.-H.Lévy: Oui.

J'ai l'impression que les gens ne comprennent pas toujours. Ils ont l'impression que c'est une guerre lointaine, qui nous regarde à peine. C'est vrai que je me sens requis de témoigner, d'expliquer.

J'ai eu la chance, le privilège d'avoir la confiance des Ukrainiens, du président Zelensky, je crois, du commandement et des commandants de terrain. Ils m'offrent des choses, des accès extraordinaires. Quand on a cette chance, on est requis d'en profiter et d'en faire quelque chose, de témoigner. - A.-E.Lemoine: Vous témoignez de cette épreuve qui dure depuis 3 ans, mais vous faites à chaque fois que vous y allez le même constat: le moral est très haut.

Ca devient même une sorte de running gag entre vous et le commandant en chef des armées ukrainiennes. - B.-H.Lévy: Absolument.

Il y a plusieurs rencontres avec lui au cours du film. Là encore, j'ai une grande chance. Il voit très peu de journalistes...

Quoi qu'on dise en France...

J'entends en France les gens dire que les Ukrainiens sont démobilisés, qu'ils en ont assez, qu'il y a des difficultés de recrutement, des désertions. Lui me dit l'inverse, que le moral est haut. J'ai partagé avec Marc Roussel, mon coréalisateur...

On a passé du temps dans les tranchées, en première ligne. On a vu des hommes et des femmes...

Regardez cette jeune femme qu'on voit à l'instant. C'est une commandante d'unité. Elle était poétesse et écrivaine avant la guerre.

Commandante d'unité, 22 ans, brigade d'assaut droniste...

Elle est incroyable. Une jeune femme comme ça, pour moi, incarne les valeurs de résistance, les valeurs que j'ai appris à chérir, comme nous tous ici. Elle les incarne avec une vaillance incroyable. - E.Tran Nguyen: Elle écrit des poèmes. - B.-H.Lévy: Mais ce n'est pas tout.

Comme je me propose de la publier en France, elle m'apprend qu'elle avait un fiancé qui était lui aussi poète. - E.Tran Nguyen: Vous l'admirez profondément.

Elle formait un couple avec cet autre jeune soldat, 30 ans, mort quelque semaines avant... - B.-H.Lévy: Il était mort au combat.

Il y a ce moment qui m'émeut encore aujourd'hui...

Je me propose de la publier en France. Elle me dit: "Non, publiez mon fiancé." Je fais le serment et je prends la décision de les publier tous les deux.

Un exemple comme celui-là...

Ce couple de poètes et de combattants qui ne savent pas s'ils seront encore vivants demain...

C'est une enfant. Elle a 22 ans. C'est un exemple dans une Europe qui, parfois, croit moins à elle-même, qui porte moins haut l'étendard de ses grandes valeurs...

C'est une leçon de courage. - A.-E.Lemoine: Comme leur président, le président Zelensky, qui donne une leçon de courage.

Vous le comparez à un héros et vous constatez qu'il rajeunit au fil des années d'épreuves. - B.-H.Lévy: Exact.

Il rajeunit...

C'est très étrange. Je le connais depuis longtemps, depuis avant la guerre, avant son élection. Je l'ai rencontré avant son élection.

Tout le monde le prenait pour Coluche. Il se retrouve du jour au lendemain dans la peau de W.Churchill.

Ce passage de Coluche à Churchill, il ne l'aurait jamais imaginé, Sauf dans son travail de comédien. Il a endossé ce costume. Il est devenu plus grand que lui-même.

Il se passe ce qui s'est passé. En France, les héros de la Résistance qui sont devenus plus grands qu'eux-même...

Dans ces cas-là, quelque chose se passe dans un visage, dans une âme, dans un corps. V.Zelensky incarne quelque chose de très grand et ça se voit. - A.-E.Lemoine: Dans ce film, vous le rencontrez 3 fois.

La 1re fois, c'est à la veille de son départ pour Washington, en février, avec la rencontre avec D.Trump qui vire au clash historique en direct. - A.-E.Lemoine: Vous étiez aux côtés de soldats qui ont découvert stupéfaits cet échange surréaliste.

Vous montrez leur stupeur, mais vous avez fait le choix de ne pas montrer leurs larmes. - B.-H.Lévy: Exactement.

Ils ont pleuré parce qu'ils ont été abasourdis par la violence de cet homme, par sa vulgarité, par cette façon... "Vous n'avez pas les cartes en main." Admirable réplique de Zelensky: "Je ne joue pas aux cartes.

Je fais la guerre." Bien sûr que ces hommes, qui sont des durs à cuire, que je venais d'accompagner quelques jours plus tôt à Pokrovsk...

Là, ils ont pleuré. - A.-E.Lemoine: Pourtant, ils vous disent qu'ils se débrouilleront sans l'aide américaine s'il le faut.

Ils ont déjà commencé à le faire? - B.-H.Lévy: Ce que le film démontre, c'est qu'à différentes reprises...

Par exemple, les drones. Les Ukrainiens sont quasi autosuffisants. Il y a une industrie ukrainienne qui est probablement l'une des meilleures d'Europe et une armée qui est l'une des meilleures du monde.

Il y a une chose pour laquelle les Américains restent indispensables: le renseignement. Sans le renseignement américain, je crois que les Ukrainiens sont encore aveugles, mais ils travaillent de plus en plus les armes. Pas suffisamment...

Si l'aide américaine et européenne venait à cesser, ça coûterait des morts et ça prendrait du temps et la guerre s'éterniserait. - A.-E.Lemoine: On vous voit aussi rencontrer E.Macron quand il a reçu V.Zelensky en mars.

Est-ce que le président de la République française partage votre intime conviction que l'Ukraine va finir par gagner cette guerre? - B.-H.Lévy: Il y a un an ou un an et demi, il a été le 1er à le dire.

Je me souviens de cette phrase... "L'Ukraine doit et peut gagner." Je pense qu'il en a le sentiment.

C'est ce que je pense. Les gens me demandent souvent, à chacun de mes retours, comment ça va se finir. Ce dont je suis convaincu, c'est que les Ukrainiens, si on leur donne le minimum dont ils ont besoin, gagneront cette guerre.

Là encore, on nous raconte que les Russes avancent...

Leurs avancées sont minuscules, en réalité, et non significatives. Les Ukrainiens gagneront cette guerre, je le pense aujourd'hui plus que jamais. - M.Bouhafsi: Vous mettez en lumière un sujet peu médiatisé de cette guerre: le kidnapping d'enfants ukrainiens par les Russes.

Depuis 2022, 20 000 mineurs auraient été enlevés, et ça pourrait être beaucoup plus. Vous vous êtes rendu dans un centre qui recueille ces enfants enlevés par les Russes, qui ont pu être sauvés par des filières secrètes de sauveteurs ukrainiens. - M.Bouhafsi: 1236 enfants ukrainiens ont pu regagner leur pays.

En Russie, ces enfants vivent une russification. On leur lave le cerveau et on leur demande même de devenir des soldats pour l'armée de Poutine. - B.-H.Lévy: Comme faisait autrefois Daech, l'EI, avec les enfants kurdes ou yézidis.

Ils les transformaient en lionceaux du califat et les envoyaient combattre leur propre famille. C'est ce que fait Poutine. Il se conduit comme l'EI à Mossoul et à Raqqa.

C'est pour moi le scandale ignoré de cette guerre. On sait beaucoup de choses sur cette guerre. Elle est horrible à bien des égards.

Il y a un scandale, une horreur très peu connue, celle-là. Le président Zelensky, dans son bunker, me raconte ça. Moi qui connais un peu le terrain, qui suis souvent allé en Ukraine, j'ai été abasourdi par les précisions qu'il me donne.

Vos confrères de "L'Express" ont lancé un appel que nous avons écrit avec S.Rushdie, C.Gainsbourg, S.Penn et quelques autres pour le retour des enfants.

C'est un appel ouvert. J'invite les téléspectateurs, sur le site de "L'Express", à signer cet appel, à être nombreux à s'indigner de cela. Ce sont des enfants otages.

Le chiffre que donne Zelensky, 20 000, ce sont les non-documentés. C'est beaucoup plus élevé que cela. - A.-E.Lemoine: Ce documentaire sera diffusé dimanche sur France 5.

Vous l'avez présenté au Congrès américain. Les droits viennent d'être acquis par un grand distributeur américain. C'est ce que souhaite V.Zelensky, qu'il soit vu par le plus grand nombre, particulièrement aux Etats-Unis.

Ca se joue aussi là-bas. - B.-H.Lévy: Bien sûr.

Mais ça se joue aussi en France. On n'a pas toujours des raisons d'être fier de son pays. L'allié le plus solide de l'Ukraine aujourd'hui, c'est la France.

J'ai vu les canons Caesar. J'ai vu, à Pokrovsk, 10 canons Caesar en position, dont aucun n'a été détruit. C'est une livraison de la France.

Il y a les Etats-Unis, la France et cette attitude de D.Trump, cette façon de renvoyer dos à dos Russes et Ukrainiens, cette façon de les traiter comme si c'était des gamins dans une cour d'école, comme il le fait avec les Israéliens et les Iraniens. Le film au Congrès des Etats-Unis, devant les sénateurs...

Les représentants qui l'ont vu...

J'ai essayé d'expliquer à ceux d'entre eux qui ont encore de la mémoire et qui se souviennent de R.Reagan et J.McCain que la position de Trump était indigne de la grande Amérique. - A.-E.Lemoine: "Notre guerre", c'est dimanche à 21h05 sur France 5.

Merci d'être venu nous en parler. - B.-H.Lévy: Merci à France 5 de le montrer à cette heure de grande écoute.

Ca tend à devenir une guerre oubliée. Ca me brise le coeur. Chaque prise d'initiative pour les Ukrainiens, c'est une nouvelle immense. - A.-E.Lemoine: L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Tout à fait autre chose, mais ça va vous toucher quand même.

J'imagine des jeunes entre 10 et 20 ans qui décident d'aller ce soir au cinéma. Ils vont voir la version restaurée d'un film qui a 100 ans tout rond, "La Ruée vers l'or", de C.Chaplin.

Ils vont découvrir ou retrouver la tempête de neige, la cabane isolée, les chercheurs d'or inquiétants et le charme et la tendresse rencontrée par Charlot dans la ville qu'il rejoindra après la tempête et la rencontre avec la danseuse, même si la danse la plus célèbre, c'est celle-ci. ... - P.Lescure: "La Ruée vers l'or" restaurée en 4K, c'est aujourd'hui en salle.

Ca peut d'un coup vous faire aimer à jamais le cinéma à l'écran et le noir et blanc. On peut aller voir ou revoir en salle, sorti aujourd'hui, un chef-d'oeuvre réalisé par O.Welles en 1958, "La Soif du mal", tiré d'un bouquin génial.

C.Heston joue le rôle principal, marié à Janet Leigh, qui aurait suggéré O.Welles pour le réaliser.

Il a ouvert le film par un plan séquence d'anthologie de plus de 3 minutes où C.Heston et Janet Leigh passent la frontière entre Etats-Unis et Mexique pour une nouvelle vie, mais ça ne va pas se passer aussi simplement que ça. Le film dure un peu moins de 2 heures.

Le rythme est parfait. ... - P.Cohen: Ca vous parle.

Quel casting dans ce film! Souvent moqué quand il s'est mêlé de politique, on aime bien C.Heston qui parle de son métier. ... - P.Lescure: Il y a aussi M.Dietrich dans le film, qui a 2 scènes où elle tient un bordel.

Elle a tourné en une nuit, gratuit, pour O.Welles. - P.Lescure: "La Soif du mal" ne vous rassurera pas sur la nature humaine, mais vous convaincra d'aller au cinéma tous les jours.

Mais vous étiez convaincus. - B.-H.Lévy: Ce que disait O.Welles était génial, sur le rôle du rythme et de la musique.

C'est vrai avec le cinéma et la littérature. Verlaine, de la musique avant toute chose. Bravo. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu.

C'est un classique de la littérature devenu un classique du cinéma, adapté plus d'une trentaine de fois. Le mythe de Dracula revisité en 2025 par un réalisateur qui a marqué l'histoire du cinéma français. Autant de films qui ont également imposé le made in France partout dans le monde.

Son "Dracula" va tenir la dragée haute à tous les blockbusters américains de l'été. ... - A.-E.Lemoine: Dans la peau de Dracula, l'excellent, l'hypnotisant et charismatique Caleb Landry Jones.

L.Besson est ce soir notre invité. Bonsoir et bienvenue.

Ils ont vu votre "Dracula" ce matin. - L.Besson: C'est bien, le matin! - A.-E.Lemoine: Tout le monde a adoré.

Subitement et contre toute attente, ça m'a fait aimer les vampires. Il a fallu attendre mes 55 ans...

J'ai toujours eu peur de ce monstre assoiffé de sang. C'est ce qu'on nous a longtemps donné à voir au cinéma. Vous en faites presque un gentleman, un dandy, un esthète qui, pendant 400 ans, parcourt les cours royales d'Europe à la recherche de l'amour de sa vie.

C'est son seul super-pouvoir, l'amour. - L.Besson: Bah oui.

C'est le seul qu'on a réellement. Les autres sont faux. Le gars en collants roses qui vole comme ça...

Ca n'existe pas, en fait. - A.-E.Lemoine: On a vu des Dracula qui se transforment en chauve-souris, en loup-garou, en fumée verte.

Il n'était pas question de ça. Ca ne vous intéressait pas, ni ça ni la soif de sang. - L.Besson: Quand on reprend le roman originel, c'est une vraie histoire d'amour.

Mais comme à l'époque, il n'y a pas de cinéma, d'effets spéciaux, les gens ont été beaucoup plus attirés par le côté fantastique, sanguin. Il est devenu un mythe presque de film d'horreur alors qu'en réalité, si on fouille vraiment l'origine, c'est une grande histoire d'amour. Je voulais repartir sur cet homme qui perd sa femme, qui est malheureusement éternel...

Il ne peut pas mourir. Dieu l'empêche de mourir. Il va chercher sa femme pendant 400 ans. - A.-E.Lemoine: Vous lui laissez un seul artifice, le parfum qu'il utilise... - L.Besson: Qu'il fabrique.

Il va dans tous les pays du monde, en Inde, partout, même dans le sud de la France, à Grasse, et il finit à Florence, capitale du parfum au XVe siècle. - A.-E.Lemoine: Vous nous le faites vivre.

C'est une séquence qui dure 1 minute où on va partout avec Dracula. - L.Besson: Comme il a beaucoup d'argent, qu'il est très riche et qu'il a le temps... 100 ans à fabriquer, ça ne le gêne pas.

Il va mettre un siècle à fabriquer son parfum. - A.-E.Lemoine: Un Dracula incarné à merveille par Caleb Landry Jones, qui était déjà extraordinaire dans "DogMan" et qui a littéralement fusionné avec le personnage.

Il continuait à parler avec un accent même entre les prises. - L.Besson: On a travaillé pendant presque 2 mois pour essayer de trouver la démarche et la voix.

Comment il roule les R, trop ou pas assez...

Une fois qu'il a trouvée, il a eu tellement peur de la perdre. Pendant tout le tournage, même le dimanche, même quand on va dîner, qu'il est en jogging et qu'on est dans un grand restaurant, il parle avec l'accent. Il a parlé avec cet accent pendant les 4 mois. - A.-E.Lemoine: Son grand amour est interprété par la fille de Rosanna Arquette, l'actrice du "Grand Bleu".

Vous l'ignoriez quand Caleb a parlé d'elle pour la première fois. - L.Besson: Elle a passé des tests.

Elle était vraiment très bonne sur les tests. Elle a le même âge que sa mère quand j'ai tourné avec elle sur "Le Grand Bleu". - A.-E.Lemoine: Elle avait 3 jours, quand vous l'avez vue pour la première fois. - L.Besson: J'étais là quelques jours après l'accouchement.

Je ne l'ai pas reconnue tout de suite. Elle est très brune. C'est une brune aux yeux bleus.

Sa mère est très blonde. Il n'y a rien à faire. - A.-E.Lemoine: Elle n'avait jamais tourné de films avant.

C'est quand même extraordinaire. Elle est bluffante. - L.Besson: Elle a de l'ADN et elle a beaucoup travaillé. - P.Lescure: Elle a beaucoup à jouer dans le film. - L.Besson: Je suis au cadre de mes films.

Il y a quand même des moments où je buggais, car il y avait des mimiques de sa mère, très peu, mais de temps en temps, ça me faisait un truc un peu électrique. - A.-E.Lemoine: "Elle est revenue". - P.Lescure: Le comte de Dracula est inspiré d'un seigneur roumain du XVe siècle, même si lui empalait ses ennemis plutôt que de sucer leur sang.

Le personnage a inspiré des générations de cinéastes. Vous leur rendez hommage. L'un des grands "Dracula" d'il y a plus de 30 ans, c'était F.F.Coppola.

Voilà comment il parlait de la recherche du personnage. ... - P.Lescure: Vous, vous aviez Caleb Landry Jones, rencontré sur "DogMan".

Vous rendez hommage à tous ces cinéastes. Dans la salle de son palais, il y a les portraits de tous les Dracula. C'est le coup de chapeau de Luc. - L.Besson: Il a une galerie de personnages, de ses ancêtres.

Il y a B.Pitt, tous ceux qui ont fait Dracula. - A.-E.Lemoine: G.Oldman. - P.Lescure: Il paraît que vous allez les montrer, ces portraits? - L.Besson: On va essayer, peut-être dans une grande salle de cinéma, de les exposer.

L'artiste qui a fait ça, c'est une jeune femme qui travaille pour le Louvre. Elle fait des tableaux...

Ils sont juste exceptionnels. - A.-E.Lemoine: G.Oldman nous avait raconté que F.F.Coppola lui avait envoyé un cercueil pour qu'il s'entraîne à dormir dedans pour être Dracula.

Il avait d'abord dit "non" à Coppola. Ca vous est arrivé quelques fois, qu'on vous dise "non"? - L.Besson: Tout le temps.

Tous les films que j'ai faits, le 1er acteur que j'ai vu m'a dit "non". Le 2e était vraiment bien. Pratiquement tous m'ont dit non. - A.-E.Lemoine: R.De Niro vous a dit "non" pour "Léon".

Il vous a fait venir à New York pour vous dire "non". - L.Besson: Oui. - A.-E.Lemoine: Il a fini par vous dire "oui"... - L.Besson: Quand vous avez Robert...

Je lui avais envoyé le script de "Léon". Son associé voulait me faire dîner avec lui. Il m'a dit qu'il ne voulait pas faire le film.

Il m'a dit qu'il ne fallait pas que je me décourage. J'étais content quand même. On est restés copains.

Mon 1er film, "Le Dernier Combat", j'ai 20 ans. J'ai gagné un grand prix à Avoriaz. Celui qui m'a remis le prix, c'est Robert.

On s'est croisés sur la scène. Dans ma tête, je me disais: "Ne lui demande pas d'autographe." - A.-E.Lemoine: Il s'en souvenait? - L.Besson: Oui. - E.Tran Nguyen: Vous avez eu J.Reno.

Vous êtes avant tout un découvreur de talents. Vous dénichez des vrais talents. J.Reno en fait partie.

On le retrouve au casting de 5 de vos films. C'est vous qui lui avez donné sa première chance. Il a un petit message. - J.Reno: Luc, ça va?

Tu vas bien? On a tourné dans la poussière, on est descendus dans le métro, on est descendus dans les profondeurs marines. Là, tu arrives avec un personnage assoiffé de sang dans les ténèbres.

Tu ne crois pas qu'il faut retourner dans la lumière? Tu me dis, je donne un coup de main. A bientôt. - E.Tran Nguyen: Vous parlez du "Dernier Combat", mais c'est là que J.Reno a acquis sa première notoriété auprès du grand public. - L.Besson: J'ai fait un court métrage avant "Le Dernier Combat".

Une personne au théâtre lui a donné sa chance. Une au cinéma aussi. Ce n'est pas de la fausse modestie.

Quand on dit "découvreur de talents", je ne suis pas tout à fait d'accord. Si un entraîneur de tennis digne de ce nom n'est pas capable de voir qu'à 12 ans, R.Nadal va être fort, il faut qu'il change de métier.

Il faut être con pour ne pas voir que J.Reno avait du talent. N.Portman, c'est pareil.

A 12 ans, elle fait des essais, c'est à tomber par terre. J'ai la chance de les croiser. Je connais un peu mon métier.

J'arrive à avoir...

Je n'appelle pas ça découvrir. - E.Tran Nguyen: J.Reno, c'était quoi? - L.Besson: On est dans les années 70.

Le profil type du comédien, c'est 1,75 m avec une mèche comme ça, un petit col et un foulard en soie. Là, je vois une carcasse de 2 m qui arrive avec un nez d'aigle, une espèce de corbeau massif qui arrive. Je me dis que c'est génial.

Il a une voix...

Il a une voix qui est basse. J'ai craqué tout de suite. - A.-E.Lemoine: "Le Dernier Combat", je ne savais pas, mais on y voit les jambes de M.Farmer.

Elle faisait une doublure jambes. - L.Besson: On n'a pas d'argent du tout à ce moment-là.

La fille qui faisait le rôle...

Le jour où elle devait tourner, elle n'était pas là. On ne payait personne. Le 1er assistant était très ami avec Mylène, qui devait avoir 18 ans.

Elle est venue prêter ses jambes. On est restés amis. - A.-E.Lemoine: Pas de rôle au cinéma? - L.Besson: On est amis.

Ce n'est pas pareil. Je n'ai jamais pris mes amis pour jouer. J'ai pris ceux qui étaient les mieux pour tel rôle. - A.-E.Lemoine: Vous disiez que vous n'aviez pas d'argent pour ce premier long métrage.

Là, 45 millions d'euros pour "Dracula". - L.Besson: Ah bon? - A.-E.Lemoine: Vous qui avez commencé à faire du cinéma avec des bouts de ficelle, là, vous mettez le paquet.

Il n'y a plus de problème pour les faire? - L.Besson: C'est un peu caricatural.

En réalité, un studio américain fait le film pour 60 ou 65 millions d'euros. On a été élevés à la dure. J'ai vu des tournages américains où la grue, qui est une grande grue, pendant 15 semaines, est dans le camion.

Ils s'en servent quand ils en ont envie. Moi, je la prends le vendredi après-midi parce que j'ai un plan à faire. J'essaie que l'argent soit sur l'écran.

Les gens aiment bien La caravane, les assistants, les chauffeurs...

Moi, rien. Je veux que tout soit à l'écran. - A.-E.Lemoine: Mohamed, un mot sur "Dracula"? - M.Bouhafsi: Ce que j'ai trouvé formidable, c'est la photographie.

La musique est absolument dingue. Ce qui est impressionnant, c'est la performance de C.Waltz.

Il est magique dans ce rôle de curé. On est impressionnés. Il tient l'affiche de manière incroyable. - A.-E.Lemoine: La fin...

Le calme. - L.Besson: On a un personnage qui a la moitié du film et qui a 400 ans.

C'est assez dramatique et prenant. Il fallait que j'aie une espèce de légèreté. Il a créé un personnage... - M.Bouhafsi: Soyons fiers de citer G.de Tonquédec. - L.Besson: Il y a une alliance entre G.de Tonquédec qui joue avec Christoph qui a 2 Oscars...

Guillaume, il était un peu...

Il a fait 4 mois d'anglais. Le binôme marche super bien. Ils se sont entendus comme lard et cochon. - A.-E.Lemoine: Le PVPP de Mohamed. - M.Bouhafsi: On commence avec "Cookie".

Où est Cookie? C'est la question qui défraie la chronique. C'est ni un chat, ni un chien qui a disparu, mais bien un serpent.

Un python royal de 1,50 m qui s'est échappé de son terrarium en Charente-Maritime depuis plusieurs jours. La propriétaire a décidé de lancer un appel viral sur les réseaux sociaux. Malheureusement, la jeune femme reçoit des centaines de messages négatifs et se fait harceler.

Elle assure qu'il est inoffensif et appelle les habitants à agir dans le calme. On a réussi à la joindre. *-Mon neveu a ouvert la porte du terrarium.

Il a dû laisser s'échapper le serpent. C'est en voulant lui donner à boire que je me suis aperçue que le python n'était plus dans son terrarium. Il était totalement inoffensif.

Il n'a pas de venin. Il ne peut attaquer ni chats ni chiens. Mon serpent mange des souris décongelées.

Il ne sait pas chasser. - M.Bouhafsi: Si vous croisez Cookie en Charente-Maritime, ne paniquez pas.

Il n'a pas de venin et il ne pique pas. - L.Besson: Au moment où il a disparu, il avait une petite casquette à carreaux. - M.Bouhafsi: A la suite de cet appel, on a voulu aider les Français avec un seul objectif: retrouver leurs biens personnels. - Quel est l'objet le plus insolite, le plus bizarre que vous avez perdu dans votre vie? - Mon parachute de plongée au fond de la mer. - Ta femme? - C'est un objet insolite? - Ca peut l'être. - Un serre-tête avec des oreilles de lapin. - Si vous plongez dans la zone de Porquerolles et que vous trouvez un parachute, soyez gentils, ramenez-le moi.

Je ne dors plus depuis que je ne l'ai plus. - Si vous croisez un petit teckel assez gourmand, n'hésitez pas à nous le ramener dans le 9e arrondissement. - M.Bouhafsi: C'était il y a quelques jours. - A.-E.Lemoine: On passe à l'image du jour.

Une forêt urbaine en plein coeur de Paris? - M.Bouhafsi: A quelques jours du week-end, j'ai déniché un spot.

La Mairie de Paris a inauguré un projet de grande ampleur baptisé "la forêt urbaine" sur le parvis de l'Hôtel de ville. Il est possible d'être dépaysé en quelques heures. L'objectif est de lutter contre les îlots de chaleur.

On est partis se prendre un shot de déconnexion dans ce nouvel espace vert. Bottes et combinaison, on est prêts pour déambuler au coeur de cette forêt. En arrivant sur place, on a croisé des Parisiens très admiratifs du projet. - Ca donne un sentiment assez calme, assez agréable et apaisé. - C'est sympa.

On passe par là, on marche, il y a du soleil, c'est l'été. - Je trouve ça très bien si on pouvait généraliser ce phénomène à Paris et dans toute la France. On gagnerait quelques degrés.

Ca nous fera du bien. - M.Bouhafsi: Tous les Parisiens sont unanimes sur la réussite de cette forêt.

Enfin, presque tous... - Ca vous fait quoi de vous promener dans une forêt urbaine en plein coeur de la capitale? - C'est deux modestes bosquets.

C'est pour plaire aux bobos. C'est du foutage de gueule. - M.Bouhafsi: Pendant notre balade, on a rencontré un élu à la Mairie de Paris en charge de la végétalisation. - C'est de la terre qui a été plantée avec une légère surélévation.

On a suffisamment de terreau et de profondeur pour faire toutes ces plantations. L'objectif est de rafraîchir la ville. Quoi de mieux pour cela que de planter massivement?

C'est ce que nous faisons en plein coeur de Paris. - M.Bouhafsi: Ca a forcément un prix, mais lequel? - 200 000? - 150. - Je dirais 800 000 euros? - 6 millions d'euros. - Ca fait cher. - Waouh!

Un espace vert à ce prix-là... - Autant payer des billets de train pour que les gens aillent à la campagne. - M.Bouhafsi: Point positif, cette forêt donne beaucoup d'inspiration et de bonne humeur. - Ca, juste en face d'une forêt urbaine. - Avec un son bien doux. - M.Bouhafsi: Dès qu'il y a des arbres, on est de bonne humeur.

A 6 millions d'euros, ça fait cher. - L.Besson: On se demande où ils sont... - A.-E.Lemoine: Vous auriez pu faire un film en forêt.

Votre rêve a toujours été de faire du cinéma qui se voit dans le monde entier. C'est votre objectif. C'est le cas de "Dracula", et de "Lucy", ainsi que du "Cinquième Elément", couronnés de plusieurs César.

Des effets spéciaux dingues. On est avant l'an 2000. G.Oldman, Chris Tucker,, M.Jovovich et B.Willis.

Je l'ai mal dit? - L.Besson: Ca passe. - A.-E.Lemoine: Bienvenue, L.Besson, à la table de "C à vous".

Une magnifique assiette préparée par D.Gallienne, qui dirige le restaurant Le Jardin des Plumes, à Giverny, en Normandie. Ce sont des tableaux, les plats de David.

C'est sublime. Ce sont des filets de maquereaux levés par Emilie, agrémentés de betterave et cassis. - E.Tran Nguyen: Il y a un jus de concombre. - A.-E.Lemoine: Pierre, vous me donnez une précision? - P.Lescure: 2200 plans à l'écran pour "Dracula". - A.-E.Lemoine: Je ne me rends pas compte, c'est beaucoup? - L.Besson: Mon 1er film, il y en a 420. - A.-E.Lemoine: "Le Cinquième Elément il y en avait combien? - L.Besson: Celui qui en a le plus, c'est "Valérian". - A.-E.Lemoine: "Le Cinquième Elément" a fait l'ouverture du Festival de Cannes.

Un film dont le tournage avait beaucoup amusé B.Willis. - B.Willis: Il est venu chez moi, à l'époque.

Il a essayé de m'expliquer l'histoire, le scénario. A l'époque, c'était difficile de comprendre ce dont il s'agissait. Ca semblait extrêmement français, tout cela.

Il y a 18 mois, il m'a présenté un scénario de film fini. Je l'ai lu 2 heures. J'ai dit que ce film m'intéressait et que je voulais en faire partie.

Plus on travaillait, plus on s'amusait. On a beaucoup joué avec des jouets énormes, avec de très grands décors. Luc a supervisé tout ça.

Il a très bien fait son boulot. - A.-E.Lemoine: Vous avez l'air d'un petit garçon à côté de B.Willis, sur cette interview. - L.Besson: Ca m'émeut de le voir, c'est tout. - A.-E.Lemoine: On le sait très malade. - L.Besson: C'est triste.

Il a dû sauver le monde 50 fois. Le monde l'emporte. C'est triste.

C'était un gars génial. Vraiment génial... - A.-E.Lemoine: On vous demandait comment c'était de travailler avec un monstre du cinéma. - L.Besson: C'était très simple... - A.-E.Lemoine: Au début, on vous demandait de le prévenir 30 minutes avant le tournage d'un plan, puis 15 minutes, puis 5, puis 3, puis 2...

Vous avez dit que ce n'était plus possible. - L.Besson: J'ai fait un deal avec lui.

Ce n'était pas 30 minutes, c'était 40 minutes. J'ai dit aux assistants que je faisais un plan toutes les 7 minutes. Comment vous voulez que je le prévienne?

J'ai été le voir. Il ne voulait pas travailler le samedi et le dimanche. Je lui ai dit: "Ecoute, si je te donne Vendredi, samedi et dimanche, mais du lundi au jeudi, tu es à côté de moi à la caméra toute la journée?" Il m'a dit "deal".

C'était génial. - E.Tran Nguyen: Je rembobine presque 10 ans en arrière.

En 1988, la consécration avec "Le Grand Bleu". L'histoire d'amitié entre 2 champions d'apnée, Enzo et Jacques Mayol. J.Mayol, du nom de l'homme-dauphin, 1er plongeur à avoir franchi la barre des 100 m de profondeur en apnée. - J.Mayol, 49 ans.

Chinois et Japonais l'appellent le dauphin français. Il va battre le record du monde de plongée en apnée sans l'aide d'appareil respiratoire. Profondeur: 100 m.

J.Mayol descend le long d'un câble avec une machine qui l'attire vers le fond. Durée de la plongée: 3 minutes 40 secondes. - E.Tran Nguyen: J.Mayol qui vous fascinait depuis l'enfance.

Vous avez même pleuré devant des images de lui en train de descendre. - L.Besson: J'ai vu un documentaire.

Je faisais beaucoup de plongée. Mes 2 parents étaient moniteurs. Je faisais beaucoup d'apnée.

Quand j'ai vu le documentaire où il descend et arrive dans le noir à 100 m, il n'y a plus de lumière. Tu es dans le noir. L'eau doit faire 10 degrés.

On regarde le film et on est comme ça. La caméra est là. Il se retourne au fond et montre son visage à la caméra.

Il est comme ça. Je me suis dit: "Mais qu'est-ce qu'il voit qu'on ne voit pas?" On devrait être comme ça.

A partir de là, je voulais lui poser la question. Il m'a sorti cette phrase incroyable. "Descendre, c'est très bien.

Le plus dur est de trouver une bonne raison pour remonter." - A.-E.Lemoine: Vous aviez 29 ans quand vous l'avez tourné.

Il y a eu quelques erreurs pendant le tournage, des faux plans. Notamment J.Reno qui avait un slip d'une couleur différente d'un plan à l'autre.

Il a fallu bidouiller au montage. C'est la beauté des premiers films. - L.Besson: L'équipe réduite tournait aux Bahamas avec les dauphins.

Il y avait 4 mois de différence entre les 2. J'ai demandé à Jean s'il se souvenait du maillot de bain qu'il avait il y a 4 mois. A rayures ou noir? "A rayures".

Il avait un maillot de bain noir... - P.Lescure: Il y a vos personnages féminins.

Elles sont souvent très vertébrées, extrêmement pétries de caractère. Je pense à M.Jovovich dans "Le Cinquième Elément".

Nikita, campée par A.Parillaud, une jeune reconvertie en agent secret. - Je vais te donner un conseil.

Tiens-toi peinard. Moi, tes conneries, ça ne me fait pas rire. On est d'accord? - Cocotte. - On devrait peut-être l'interroger plus tard... - Laisse faire.

Je les connais, ces ados. C'est du cinoche. - Crayon. - Applique-toi, ma fille.

Tu écris ton nom et ton prénom. - Aïe! - P.Lescure: A l'inverse, On dit que c'est la fragilité des personnages masculins qui vous intéresse. - L.Besson: Oui. - P.Lescure: Par exemple, Schwarzenegger. - L.Besson: Schwarzenegger qui fait "Terminator", ça m'intéresse s'il se met à pleurer et qu'il demande sa mère.

Si c'est juste pour mettre des baffes, c'est moins intéressant. Les femmes qui sont plus fragiles que les hommes, j'adore montrer leur force. Elles sont imbattables.

Les hommes, c'est l'inverse. Ce qui est intéressant, c'est Hulk qui se penche et qui prend une petite marguerite. Ca, ça m'intéresse. - M.Bouhafsi: Jeune cinéaste, vous aviez de grandes ambitions, comme emmener le spectateur ailleurs et sortir des sentiers battus. - L.Bessons: Le côté conventionnel ne m'intéresse pas.

Il n'amène rien. Si on fait du cinéma pour gagner de l'argent ou pour se dire je vais faire mieux qu'un autre, ça n'a aucun intérêt. Il y a un côté découverte dans le cinéma, comme quelqu'un qui découvre une nouvelle contrée.

On ne sait pas trop où on va. On essaye. Des fois, on rate.

On essaie de revenir. C'est ça qui est plaisant. Il ne faut surtout pas se le cacher.

J'ai envie de tout faire. Je n'ai rien envie de faire de précis. - M.Bouhafsi: Ca va donner de l'espoir à certains.

Votre carrière n'a pas bien démarré. A 17 ans, votre 1er court métrage, vous le brûlez parce que vos potes estiment qu'il est trop mauvais? - L.Besson: Oui. - A.-E.Lemoine: Comment on brûle... - L.Besson: Je suis rentré chez ma mère.

J'ai pris le produit pour la cheminée. J'y ai mis le feu. Ils étaient un peu plus âgés que moi, mes potes.

On a fait une projection. C'était mon 1er court métrage. J'étais très fier d'avoir fait un court métrage.

Ca me donnait le sentiment d'être un metteur en scène. Je n'étais pas capable de voir qu'il n'était pas bon. A la fin de la projection, "alors, ça t'a plu?" On est allés boire un verre.

Cet ami, qui s'appelle Patrick Grandperret, qui était un grand cinéaste, m'a dit: "Si tu n'as rien à dire, il faut fermer ta gueule." Je suis allé pleurer 3-4 heures. J'ai brûlé le court métrage.

J'ai essayé de dire des choses, après. - P.Lescure: Luc continue de travailler avec la fille de Patrick. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation à dîner. "Dracula" est en salle le 30 juillet prochain.

Après les Actualités de Bertrand, la séance Grand format. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 26 juin. A la une de ce jeudi, de la géopolitique. La clôture du sommet de l'Otan.

D.Trump a tapé sur la table auprès des pays membres. Il repart de La Haye avec une humiliation dans ses valoches.

La reine des Pays-Bas s'est foutue de ses mimiques devant les caméras. On adore. Retour en France.

Ca sent les vacances sur BFM, en cette fin de saison. 1, 2, 3, soleil! ...

C'est perdu pour O.Marchal qui a bougé. Les 2 acolytes qui recevaient l'ancien Premier ministre M.Barnier, interrogé par son sosie capillaire.

Il a eu le malheur de remettre une pièce dans la machine. - A.Duhamel: Parmi les ressemblances, il y en a dont on parle moins.

Ce sont tous les 2 des montagnards. - M.Bouhafsi: Il va repartir en boucle là-dessus. - M.Barnier: J'ai franchi ma route de montagne pendant un long temps.

En montagne, on apprend à regarder le sommet. Ca vous guide. On regarde où on met les pieds. - B.Chameroy: On a compris, Michel.

Pendant ce temps, sur Public Sénat, F.Valletoux a perdu au jeu des chaises musicales en mettant 6 ans et demi à s'asseoir sur un fauteuil. ...

Allez. Super. Il y a Frédéric, Valletout, Jean-Patrick, Jean-Louis et parfois, ils parlent tous sans être d'accord entre eux. - F.Valletoux: Certains veulent des choses, d'autres ne le veulent pas.

Je ne sais pas. - B.Chameroy: Le président du comité des affaires sociales a regretté d'avoir mis son réveil ce matin à 5h. - F.Valletoux: Discuter... - On ne peut pas discuter. - B.Chameroy: Quand il a enfin pu prendre la parole, c'était sur le sujet tendax du moment.

Il savait que c'était tendu. Ca s'est à peine senti. - F.Valletoux: La nécessité de sécurité pour la Palestine...

Pour Israël. - B.Chameroy: Aïe!

Sur TF1, G.Larcher était plutôt détendu. Il ne savait pas trop sur quel pied danser.

Ils étaient deux dans sa tête. Il y a le Gérard jovial et le Gérard triste. Quand les 2 se rencontrent, ça donne ça. - G.Larcher: Cette nuit, au Sénat...

Nous n'avons pas pu, ça aurait pu arriver. Le pôle avait été restauré, de l'Hémicycle. - B.Chameroy: Une intervention toujours plus claire que celle de ce député cette semaine lors des traditionnelles questions au gouvernement. - Faut-il le rappeler ici, 5 %...

Que les frais bancaires sont déjà plus de 15 % plus chers chez nous. 15 + 5, ça fait 20. - B.Chameroy: Oui.

On ne le blâme pas. C'était une ambiance de fin d'année dans l'Hémicycle. La soirée de pré-vacances avait lieu hier. - Vous dansez la valse du...

Et du déshonneur. - Comme le rappellent souvent les chasseurs. - Il mé-méprise l'ONU. - Nous avons fait le choix d'un...

Mix énergétique. Ils bafouillent. - B.Chameroy: Petit mémo pour les députés: le portable dans l'Hémicycle est en mode avion.

Ca se voit. Le micro grésille. - B.Chameroy: On me pose souvent cette question dans la rue: de quoi parlent les députés pendant les questions au gouvernement?

Voici la réponse qui peut surprendre. - Madame la ministre, qu'ils soient à la coque ou mimosas, qu'ils soient au plat ou mollet, brouillés ou en omelette... - B.Chameroy: Les oeufs!

Sujet qui a inspiré la ministre. - Monsieur le député, vous avez raison de le rappeler. - B.Chameroy: La fête de l'oeuf, on ira tous l'an prochain.

Dans l'actualité, des orages la nuit dernière. Les chaînes d'info étaient sur le qui-vive. Une grosse pensée pour certains envoyés spéciaux. - Météo-France parle d'un risque très violent.

La preuve en image avec Laura qui nous attend à Paris. On sera avec elle dans une seconde. - B.Chameroy: Elle passe une très mauvaise soirée.

Allez-y. Ce reporter de BFM a voulu nous montrer qu'il était un grand reporter de guerre. Ou alors, il voulait se faire rembourser sa paire de pompes. - Moi, je suis au niveau des tibias.

J'ai les pieds dans l'eau. J'ai sacrifié mes chaussures pour vous faire ces images. - B.Chameroy: "Remboursez-les-moi", s'il vous plaît!

Un mot d'ordre: mettez-vous à l'abri. Suivi par les journalistes. - Cette supercellule orageuse s'approche.

Désormais, vous le constatez...

Je vais me mettre à l'abri. - B.Chameroy: Ce serait mieux. - Ca fait quand même mal.

Je vais me mettre à l'abri. - B.Chameroy: Arrêtez de sortir, Antoine.

Vous auriez dû écouter le conseil de ce monsieur interrogé quelques minutes avant. - On reste à l'abri quand on est à l'abri. - B.Chameroy: Ca fait sens.

Pas facile d'être sur le terrain et de se mettre à l'abri. L'empathie était au rendez-vous. - Tout est parti en 5 minutes de temps.

C'est effroyable. J'ai du mal à accepter la chose. - Merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous. - B.Chameroy: "Rien à foutre, mais merci d'avoir témoigné." Certains ont décidé de voir le verre à moitié plein. - Les éclairs...

C'était une merveille pour ceux qui aiment les éclairs. - B.Chameroy: Bien sûr.

Tous les amateurs d'éclairs étaient servis. Ce monsieur a profité de l'orage pour faire un petit placement de produit. - Eric, racontez-nous ce qui s'est passé. - Je mange régulièrement dans cette pizzeria. - B.Chameroy: "La regina n'est pas dégueulasse." Si vous nous regardez, jouez au loto.

Il y a un truc à creuser. - Caroline essaye de désencastrer sa voiture. Comment ça se passe pour vous? - Plutôt bien.

Je n'ai rien. J'ai l'impression que la voiture n'a rien. Il y a un arbre qui est tombé devant et derrière.

Pour une fois, on a eu du bol. - B.Chameroy: Jouez demain.

On referme ces actualités avec la question de M.Switek, qui permet une grande avancée dans le monde du journalisme. - Est-ce que vous arrivez à nous montrer la taille des grêlons? - B.Chameroy: Il en chie, Antoine.

L'info continue demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo, Bertrand!

Merci, L.Besson. Tout de suite, la soirée Grand Format sur France 5.

A demain pour la dernière de la semaine. On se tourne vers David pour saluer nos téléspectateurs. Excellente soirée.