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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 22 décembre 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Grève à la SNCF, réforme des retraites, RATP... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Clément Beaune

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 36 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez encore l'espoir qu'un accord sera trouvé d'ici le week-end de Noël ?

  • 0:56RelanceRéponse partielle

    C'est une fatalité alors ? Il n'y a pas d'espoir que ça change ?

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous la condamnez ?

  • 1:58OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous sentez qu'il tient cette société ?

  • 3:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous la condamnez ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Il aurait fallu une trêve de Noël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Cette grève aura un impact important ce week-end, il faut dire les choses clairement. »
  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « Vendredi, qui est le jour, le plus grand départ pour les congés de Noël en particulier, c'est 2-3 sur 3 qui circulent, 2 TGV sur 3. »
  • 0:50Invité politiqueChiffre
    « Et puis ce week-end, c'est 3-3 sur 5 qui circulent, samedi et dimanche, et le trafic reprend normalement lundi. »
  • 4:40Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu des élections professionnelles. Des dizaines de milliers de cheminots ont participé aux élections professionnelles. »
  • 4:44Invité politiqueChiffre
    « Elle a permis des augmentations de plus de 6%, 12% en cumule sur 2022-2023. »
  • 6:36PrésentateurFait
    « et les syndicats sont désavoués par ce collectif qui se mène sur les réseaux sociaux sur Facebook. »
  • 6:57Invité politiqueChiffre
    « Ça va coûter sans doute une centaine de millions d'euros à l'entreprise. »
  • 11:20Invité politiqueFait
    « Il y a eu des mesures salariales mais aussi des mesures déjà sur le déroulement de carrière qui est une discussion. »
  • 12:10Invité politiqueFait
    « Non, il ne faut pas vendre des illusions. La réquisition dans notre pays est encadrée juridiquement et même constitutionnellement parce que le droit de grève est constitutionnel. »
  • 15:02Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle d'ailleurs que l'État a fait un effort à l'époque de 35 milliards d'euros. »
  • 15:34PrésentateurChiffre
    « c'est-à-dire le remboursement intégral plus un bon d'achat de 200%, ce qui va évidemment coûter très cher à l'entreprise puisqu'il y a 200 000 voyageurs concernés. »
  • 20:58Invité politiqueChiffre
    « 200 millions d'euros aucune région n'est autant aidée c'était nécessaire pour les franciliens cet hiver. »
  • 21:10Invité politiqueChiffre
    « la RATP est en train aujourd'hui de former à peu près deux fois et demi plus de personnes qu'une année normale avant Covid. »
  • 22:15Invité politiqueFait
    « Je pense qu'on aurait pu faire effectivement moins cher pour le pass Navigo moindre augmentation. »
  • 23:21Invité politiquePromesse
    « on peut recruter vite et améliorer les choses pas dans des années, dans quelques semaines »
  • 24:01Invité politiqueChiffre
    « les 200 millions de l'état étaient indispensables pour attirer »
  • 25:23Invité politiquePromesse
    « faire passer les meilleurs retours possibles de vacances aux français, c'est mon engagement à 100% aujourd'hui »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Invité12 %
  • Présentateur11 %
  • Locuteur non identifié9 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bienvenue si vous nous rejoignez sur France Info, la radio, sur France Info, canal 27. Bonjour Jean-François Aquilly. Bonjour Céline Asselot. Et bonjour à vous Clément Beaune. Bonjour. Merci d'être à nos côtés ce matin, ministre délégué chargé des transports. 2 TGV supprimés sur 5, ce sont les prévisions de la SNCF pour samedi et pour dimanche, en raison de la grève des contrôleurs qui doit commencer dès demain. Est-ce que vous avez encore l'espoir qu'un accord sera trouvé d'ici le week-end de Noël ?

0:25
Invité politique

Cette grève aura un impact important ce week-end, il faut dire les choses clairement. et nous avons maintenant, depuis hier soir, des prévisions qui sont stabilisées. Et donc malheureusement, les chiffres que vous donnez sont ceux-là, ceux qui auront lieu vendredi, samedi, dimanche. Donc vendredi, qui est le jour, le plus grand départ pour les congés de Noël en particulier, c'est 2-3 sur 3 qui circulent, 2 TGV sur 3. Le reste du réseau est heureusement très peu affecté. Et puis ce week-end, c'est 3-3 sur 5 qui circulent, samedi et dimanche, et le trafic reprend normalement lundi.

0:56
Présentateur

C'est une fatalité alors ? Il n'y a pas d'espoir que ça change ?

0:59
Invité politique

Écoutez, c'est une réalité. S'il y avait une amélioration, ce serait évidemment une bonne chose, mais je préfère dire les choses honnêtement. Cette grève, elle est maintenant annoncée, elle aura lieu ce week-end. En revanche, il y a un combat qui doit être mené heure par heure, dans lequel je suis évidemment engagé avec la direction de la SNCF, c'est d'éviter qu'on ait des difficultés, des grosses perturbations. Le week-end suivant, qui est un week-end évidemment très chargé aussi, souvent le retour de vacances, qui est le week-end du nouvel an.

1:21
Présentateur

Oui, il y a un préavis de grève également.

1:22
Invité politique

Il y a un préavis qui demeure, et nous travaillons, j'entends encore hier soir avec le président de la SNCF, M. Farandou, à ce que ce préavis puisse être levé, pour qu'il n'y ait pas de grève ce week-end-là, qu'il n'y ait pas de perturbations, et que les Français puissent rentrer de vacances. Mais concentrons-nous sur ce week-end, pour organiser les choses au mieux, mais les perturbations, il faut le dire, il faut informer, sont celles-ci.

1:40
Invité

Vous parlez du week-end suivant, en clair, s'il y a négociation, il y aura négociation par rapport à celui de la Saint-Sylvestre, il y aura forcément d'autres perturbations. Le week-end du nouvel an, a déclaré Didier Matisse, secrétaire général de l'UNSA Ferroviaire, qui n'appelle pas à la grève. C'est ce qu'il a dit sur France Info ce matin, ce sera perturbé également le week-end prochain.

2:00
Invité politique

Le suivant. Non, ça pour le coup, je ne veux pas qu'il y ait de fatalité ou de résignation. Vous êtes sûr ? Mais je suis sûr de rien, il y a un risque, et donc il y a un combat à mener, pour renouer un dialogue social, pour éviter les préavis, pour éviter la grève. Moi, ce que j'ai dit pour refaire l'histoire, c'est que nous avons tout fait avec, par le dialogue social, la direction de la SNCF et les syndicats, pour éviter le premier week-end de vacances, qui était le week-end dernier, qu'il y ait des perturbations, et ça a été très largement évité, parce qu'il y a eu un dialogue social et des accords pour faire court avec les syndicats.

2:29
Invité

Ce qui pose problème, c'est Noël, vous le savez.

2:30
Invité politique

Bien sûr, le week-end dernier, on ne parle évidemment pas des trains qui arrivent à l'heure, c'est normal, a été très chargé, donc ça aurait été évidemment un gros problème aussi. Bon, ce week-end s'est perturbé, très perturbé, nous avons dit des chiffres, les gens qui avaient un train, je suis moi-même l'exemple, ont reçu un SMS pour dire qu'il y avait parfois une annulation, donc maintenant, on voit que les Français se réorganisent, et il y a le week-end prochain, et sauver le week-end prochain, c'est évidemment le combat qu'on doit mener, et il faut, et on doit éviter, évidemment, le maximum de galères le week-end prochain.

2:59
Invité

Clément Beaune, une question, on vous en poursuit sur ce qui s'est passé à SNCF, mais qu'est-ce que vous dites, vous, en tant que ministre des Transports, de cette grève ? Est-ce que vous la condamnez ? Olivia Grégoire, votre collègue au PME, qui était assise ici même hier, s'est dit profondément choquée, elle trouve irresponsable de choisir ce moment-là, Noël, et vous ?

3:20
Invité politique

Oui, c'est une grève dont le moment est incompréhensible et injustifiable, et puis surtout, moi, je pense aux Français, aux familles, qui sont parfois déchirés par cette grève. Vous la condamnez ? Mais, si on est une condamnation, on n'est pas au tribunal, mais oui, je pense que cette grève n'est pas justifiée, et cette grève ne peut pas être comprise par les Français.

3:36
Présentateur

Il aurait fallu une trêve de Noël ? Une trêve des fêtes de fin d'année ?

3:38
Invité politique

Oui, il aurait fallu, de manière générale, il faut éviter les grèves, et à Noël en particulier, parce qu'on le sait, les Français sont fatigués, il y a eu deux ans de Covid, il y a eu des mouvements sociaux, d'ailleurs, parfois, ces dernières années, y compris pendant les fêtes, cette accumulation est très douloureuse, et on voit bien que l'impact, la colère, même, pour beaucoup de familles, est très fort, et je le comprends.

3:56
Présentateur

Et en même temps, il y a eu des mots très durs de la part d'une partie du gouvernement à l'égard de cette grève, est-ce que ça ne peut pas être vécu comme une forme de remise en cause du droit de grève ?

4:04
Invité politique

Non, certainement pas, mais il faut une responsabilité. Donc, moi, je suis ministre des Transports, je suis engagé pour que, heure par heure, on limite les galères et on les évite le week-end prochain. C'est ça, mon boulot. Je regrette infiniment cette grève ce week-end. Elle est une catastrophe pour beaucoup de familles, il faut le dire, et ceux qui ont leurs responsabilités, c'est ceux qui font la grève. Il faut quand même que chacun assume ses responsabilités. Et je dis d'ailleurs que le dialogue social à la SNCF, il a en plus porté ses fruits. C'est ça qui est incompréhensible. Il y a eu une négociation, début décembre, avec les organisations syndicales.

Il y a eu des élections professionnelles. Des dizaines de milliers de cheminots ont participé aux élections professionnelles. Ils ont des syndicats qui les représentent. Il y a eu une négociation, début décembre, avec l'entreprise. Elle a permis des augmentations de plus de 6%, 12% en cumule sur 2022-2023. C'était légitime et c'est important. Et d'ailleurs, les syndicats eux-mêmes le reconnaissent puisqu'ils n'appellent pas à la grève. Et donc, vous avez un collectif d'un certain nombre de cheminots qui, je crois, font du mal à l'entreprise ferroviaire et aux cheminots eux-mêmes.

5:00
Invité

Clément Bonne, pour bien comprendre, vous dites responsabilité. Soyons clairs. Qui est responsable dans cette histoire ? Les syndicats n'appellent pas à la grève. Nous sommes d'accord avec ça. Il y a un président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. Est-ce que vous sentez qu'il tient cette société ? Elle est société anonyme depuis la réforme. Mais l'État, c'est vous et le seul actionnaire. Est-ce que c'est vous qui êtes responsable ? Pardon de vous poser la question un peu cash. Est-ce que vous êtes resté en retrait par rapport à ce qui se passait ? On sentait monter cette colère de certaines catégories. Donc, les contrôleurs, ça allait dans le mur.

Qui n'a pas tenu son rôle à un certain moment dans la négociation ?

5:37
Invité politique

On est encore dans l'action. Moi, je ne suis pas en train de distribuer mon bon et mauvais point. Mais pardon, dans notre société... Vous dites responsabilité ? Oui. Je dis d'abord galère. C'est ça qui m'importe le plus pour les Français qui souffrent ce week-end et qui stressent parce qu'ils cherchent encore une solution parfois. Responsabilité, pardon, il faut quand même être dans une société où chacun prend ses responsabilités. Sinon, c'est un peu facile. C'est ceux qui font la grève et qui bloquent qui ont une responsabilité.

5:59
Invité

Mais il y a des partenaires sociaux. Il y a une direction.

6:01
Invité politique

Mais je vais vous expliquer en deux mots. L'idée, ce n'est pas de refaire le film parce que ça n'apporte pas un train supplémentaire. mais il y a justement, je le dis, des organisations syndicales qui ont été responsables au bon sens du terme, qui ont engagé un dialogue avec la direction de la SNCF. Il y a une direction de la SNCF qui a accepté de conduire ce dialogue social et le 7 décembre, pour être très précis, il y a des discussions encore qui ont lieu. Encore une fois, 6% d'augmentation pour 2023. Des mesures supplémentaires pour les contrôleurs dont on parle aujourd'hui.

Je crois que c'était un effort nécessaire parce que c'est des gens qui sont beaucoup mobilisés pendant le Covid cet été. Donc c'était un effort légitime. Mais visiblement, ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas

6:36
Présentateur

et les syndicats sont désavoués par ce collectif qui se mène sur les réseaux sociaux sur Facebook.

6:40
Invité politique

Ce qu'on fait aujourd'hui, c'est qu'il faut que la direction de la SNCF reprenne une discussion avec les syndicats, que les syndicats exercent aussi toute leur responsabilité vis-à-vis des agents de la SNCF. Il y a heureusement des dizaines de milliers de cheminots qui n'ont pas envie de bloquer, qui voient bien que c'est un problème pour l'image de la SNCF, qui voient bien que c'est mauvais pour l'entreprise. Ça va coûter sans doute une centaine de millions d'euros à l'entreprise. On n'a pas besoin de ça en ce moment. Et donc, il faut que chacun reprenne cette discussion. J'ai encore discuté avec le président Farandou de la SNCF hier soir. Vous lui dites quoi,

7:06
Invité

Jean-Pierre Farandou ?

7:07
Invité politique

Reprenez la discussion ? Bien sûr, cette discussion, elle ne s'est d'ailleurs jamais interrompue avec les syndicats. Mais on en voit qu'il y a un problème qui malheureusement a pu arriver dans d'autres entreprises, dans d'autres secteurs. C'est que, hors syndicats, hors cadre, hors dialogue social organisé, il y a des phénomènes qui peuvent être extrêmement bloquants, extrêmement pénalisants. Ça, c'est inquiétant. Et il faut essayer de comprendre ce malaise. Pas non plus de donner, pardon, une prime à la surenchère. Parce que le dialogue social, ce n'est pas le désordre général. Le dialogue social,

7:34
Invité

il a produit ses fruits. Ce n'est pas un poulet sans tête, Clément Beaune. Il y a bien quelqu'un, à un moment donné, qui doit discuter avec quelqu'un. Vous voyez, pour les 200 000 voyageurs qui sont sous le carreau, certes, il n'y aura pas de train additionnel si on répond à cette question-là ce matin. Mais les gens ont besoin de comprendre. C'est comme quand les trains sont en panne sur les rails

7:48
Invité politique

et qu'il n'y a pas de message. C'est pareil. Ne mélangeons pas tout. Mais bien sûr qu'il doit encore y avoir de l'action. Ce n'est pas encore une fois refaire l'épisode précédent qui est important ou intéressant. C'est de l'action parce que je veux qu'on évite, pour le week-end prochain, il y a un risque, mais il n'y a pas de fatalité, des galères, des grèves, des fortes perturbations.

Et pour le faire, je le dis aussi aux grévistes qui sont dans ce collectif, le seul moyen de défendre les intérêts légitimes d'un travailleur, d'un agent de la SNCF, le seul moyen de ne pas pénaliser les Français, le seul moyen d'avoir un service public ferroviaire dont je suis fier et qui doit marcher, c'est le dialogue social. Ça n'est bon pour personne d'avoir des mouvements radicaux en dehors du dialogue social.

8:27
Présentateur

Les contrôleurs au sein de ce collectif. Ce sera juste après le rappel de l'actualité 8h41, ce qu'il faut retenir de ce jeudi matin. C'est le fil en faux de Maureen Suignard.

8:37
Locuteur non identifié

40% de trains annulés samedi et dimanche. Les contrôleurs et la direction ne trouvent pas de terrain d'entente sur la question des salaires à la SNCF et la grève entraîne de fortes perturbations dès demain. Nous travaillons à ce que le préavis pour le week-end prochain, celui du nouvel an, soit levé, affirme Clément Beaune sur France Info, le ministre chargé des Transports. Le président ukrainien offre un drapeau de son pays signé par des soldats lors de son déplacement historique aux Etats-Unis après quasiment 10 mois de guerre contre la Russie. Les Américains prêts à mettre encore 45 milliards d'euros d'aides sur la table.

Ce n'est pas de la charité mais un investissement dans la sécurité mondiale et la démocratie, répond Volodymyr Zelensky. C'est le moment choisi par Emmanuel Macron pour s'exprimer dans le journal Le Monde. La priorité aujourd'hui c'est de défendre l'Ukraine, dit-il, mais le chef de l'Etat français estime que l'entrée du pays dans l'OTAN est peu vraisemblable et serait perçue par la Russie comme quelque chose de confrontationnel. Et puis, du rugby ce soir, rendez-vous à 21h pour la 13ème journée du top 14, Toulon et face à Lyon.

9:45
Présentateur

France Info

9:45
Locuteur non identifié

Le 8.30 France Info, Jean-François Aquili, Céline Asselot.

9:51
Présentateur

Clément Boun, je voudrais vous faire écouter le porte-parole de ce collectif de contrôleurs qui a donc appelé à la grève en ce week-end de Noël. Il s'appelle Olivier, il ne souhaite pas donner son nom de famille et hier soir sur France Info, il vous lançait un appel.

10:03
Invité

Nous aimerions que le gouvernement dise en notre direction faites un geste envers les contrôleurs. Nous voulons avoir un déroulement de carrière qui soit décent et malheureusement, c'est le point d'achoppement le plus important avec notre entreprise.

10:18
Présentateur

Clément Boun, est-ce que vous avez la possibilité de faire pression ? Finalement, c'est quoi la marge de manœuvre de l'exécutif dans ce conflit ?

10:24
Invité politique

Bien sûr, c'est de favoriser à chaque étape le dialogue social. Moi, je ne vais pas vous raconter tous les contacts, mais j'ai eu ce week-end, encore en début de semaine, des contacts avec la direction de la SNCF, avec les organisations syndicales. C'est d'ailleurs ça qui a permis d'éviter que les syndicats se joignent à grève et que le week-end dernier, on ait un mouvement syndical.

Le groupe des contrôleurs, ce collectif, je peux comprendre les questions sur les métiers et j'encourage la direction de la SNCF à répondre à un certain nombre de points sur les déroulements de carrière, sur la reconnaissance de ce métier qui, au sein de l'entreprise, peut-être effectivement, historiquement, n'a pas été assez valorisé. Parce qu'on va le dire, les contrôleurs estiment

10:53
Présentateur

qu'ils ont un métier qui évolue ces dernières années qui sont en première ligne face à des voyageurs qui parfois sont mécontents. Vous donnez l'occasion

11:00
Invité politique

de le dire parce qu'il faut... Bien sûr, mais je le sais et je mesure qu'il y a eu des difficultés. D'ailleurs, on parle de contrôleurs. Pour être d'ailleurs très précis, ce n'est pas seulement les personnes qui contrôlent les billets, ce sont ceux qui assurent la sécurité à bord du train qui... Les chefs de bord. C'est les chefs de bord et c'est un métier qui est plus vaste que ça qui est d'ailleurs le mot de contrôleur en témoigne parfois n'a pas été assez bien reconnu. Et donc, il faut effectivement... Et ça a commencé. Il y a eu des mesures salariales mais aussi des mesures déjà sur le déroulement de carrière qui est une discussion.

En revanche, on ne peut pas être dans la surenchère et on ne peut pas être dans le blocage. Et donc, il faut aussi, quand on parle d'une société de responsabilité, que ceux qui bloquent aujourd'hui assument leurs responsabilités et que les organisations syndicales...

11:35
Invité

C'est un petit côté gilet jaune, incontrôlable ?

11:37
Invité politique

J'espère pas incontrôlable et en tout cas, sinon, ça voudrait dire qu'on se résigne et qu'on ne travaille plus. Donc, il faut qu'il y ait une discussion entre la direction, les organisations syndicales et une réponse spécifique sur la question des chefs de bord et des contrôleurs. Mais, il faut qu'on respecte un dialogue social qui, pour des milliers de cheminots et des millions de Français, a porté ses fruits à la SNCF et on ne peut pas comprendre qu'il y ait une surenchère systématique.

11:58
Invité

Clément Bourne, Christian Estrosi, le maire de Nice, vous demande dans un communiqué de procéder à la réquisition des personnels de la SNCF pour que les Français puissent circuler normalement. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

12:10
Invité politique

Non, il ne faut pas vendre des illusions. La réquisition dans notre pays est encadrée juridiquement et même constitutionnellement parce que le droit de grève est constitutionnel. Ça ne veut pas dire qu'on accepte et qu'on pense que toute grève est pertinente. Celle-ci ne l'est à l'évidence pas. Mais la réquisition, c'est très stricte. C'est un dernier recours. C'est encadré juridiquement. Il faut qu'il y ait un trouble grave à l'ordre public. On a bien vu dans la question des raffineries que c'était un dernier recours pour quelques personnes quand il y avait une atteinte très grave au fonctionnement vital du pays.

On n'est heureusement pas, même si c'est la grosse galère dans cette situation. Et donc, vous imaginez Jean-François Aquilly, vous me le reprocheriez à juste titre ou vous le reprocheriez au gouvernement, si on faisait une réquisition qui, dès demain, était annulée par le juge parce que ne respectant pas la loi, ce ne serait pas sérieux.

12:50
Invité

D'un point de vue presque philosophique, la constitution, elle est de quel côté, Clément Beaune ? Elle est entre le droit de grève et le droit de circuler normalement, librement et de retrouver sa famille ?

12:59
Invité politique

Mais ce n'est pas le procès de la constitution qu'on fait dans cette grève. Il y a une responsabilité de ceux qui ont décidé pendant les fêtes de Noël de faire la grève. Je pense que c'est très grave. Néanmoins, nous avons des règles, nous avons des juges, nous avons une constitution et des principes et on ne va pas les jeter par-dessus bord aujourd'hui. Je pense que ce ne serait pas sérieux. Et encore une fois, la constitution aujourd'hui protège le droit de grève. Je pense que d'ailleurs, c'est une bonne chose sur le fond. Et la réquisition ne serait pas aujourd'hui possible légalement.

13:24
Présentateur

Mais ça pourrait donner l'impression de deux poids, deux mesures. Il y a eu ces réquisitions pour soulager les automobilistes qui étaient en difficulté. Là, ce n'est pas la même chose pour les usagers des transports.

13:34
Invité politique

Non, ce n'est pas la même situation. Et vous avez d'ailleurs remarqué à l'époque, il y a quelques semaines, que la Première Ministre avait procédé de manière très ciblée, dans quelques cas, en ultime recours à des réquisitions. Que d'ailleurs, dans cette crise, comme dans toutes les autres, moi j'en suis absolument convaincu, ce ne sont pas des slogans, c'est la seule voie possible, c'est le dialogue social dans la crise des carburants, comme dans la crise que nous vivons aujourd'hui, qui permettent de protéger les travailleurs et surtout de protéger les Français. C'est la seule voie de sortie possible.

13:58
Invité

Sauf que, Clément Beaune, pour la crise des carburants, il s'agit de groupes pétroliers privés. Là, en l'occurrence, la SNCF, certes, est une société anonyme et vous êtes, quand je dis vous, c'est l'État, l'unique actionnaire. À quoi aura servi la réforme si d'aventure, dès qu'il y a une grève, vous êtes impuissant face à ces mouvements-là ?

14:15
Invité politique

Mais c'était public avant la réforme, ça allait rester après la réforme. Donc de ce point de vue-là, ce n'est pas un changement. Le fait que ce soit un établissement public ou une entreprise...

14:21
Invité

réellement de réforme, en réalité ?

14:23
Invité politique

Vous êtes le seul actionnaire... Pardon, je ne veux pas qu'un arbre aussi gros soit-il celui de la grève et de la douleur qu'on vit tous pour ces fêtes de Noël cache la forêt. Il y a eu une amélioration des choses à la SNCF. Je le redis, ça a été le cas cet été. On a réussi à lever les grèves. Un dialogue social qui a porté ses fruits pour protéger les cheminots et pour protéger les Français. Et donc, oui, cette grève, dans ce contexte-là où le dialogue social peut marcher, elle est d'autant plus incompréhensible. Et donc, il ne faut pas jeter la réforme par-dessus bord. Cette réforme, elle a permis quoi ?

Elle a permis aussi de sauver financièrement un service public ferroviaire qui serait sans doute incapable de fonctionner sinon. Donc, l'État, actionnaire unique... Oui, en sanctuarisant une partie de la dette, mais... Et je rappelle d'ailleurs que l'État a fait un effort à l'époque de 35 milliards d'euros. Donc, tous les contribuables français, ça doit être aussi pris en compte par ceux qui bloquent, à aider la SNCF, à sauver la SNCF. Moi, je suis fier, encore une fois, de ce service public ferroviaire.

Je respecte infiniment les cheminotes et les cheminots, mais il faut qu'une minorité ne donne pas cette mauvaise image d'un service public qui est en train de changer, qui est en train de se réformer, qui est en train d'investir.

15:22
Présentateur

Que pensez-vous de la réponse apportée par la SNCF aux clients ? Le dédommagement assez important qui a été annoncé hier d'ailleurs par Christophe Fannichet, le PDG d'SNCF Voyageurs sur notre antenne, c'est-à-dire le remboursement intégral plus un bon d'achat de 200%, ce qui va évidemment coûter très cher à l'entreprise puisqu'il y a 200 000 voyageurs concernés. Est-ce qu'il fallait un geste fort ou est-ce qu'on va peut-être grover encore un peu plus la situation financière ?

15:47
Invité politique

Non, je crois que justement quand on a des usagers et des clients, c'est la moindre des choses, le moindre des respects vis-à-vis des Français. Ça ne leur rend pas leur train malheureusement, mais ça peut leur permettre d'abord d'être considérés parce qu'ils ont l'impression qu'on ne les respecte pas dans cette grève aussi, qu'on ne respecte pas leurs familles, leurs contraintes et puis ça permet parfois de pouvoir acheter plus facilement quand on a un problème de pouvoir d'achat et c'est le cas de beaucoup de Français en cette période, de pouvoir acheter un billet même si ça met un peu de temps.

Donc c'est un geste exceptionnel que j'ai demandé à la SNCF, ça n'en avait jamais été fait, c'est le minimum nécessaire, ça ne rend pas encore une fois les transports du week-end pour ceux qui galèrent, mais c'était un geste indispensable, exceptionnel mais indispensable et je pense que c'est la preuve qu'une entreprise publique doit respecter ses clients.

16:27
Invité

Vous parlez de services publics des transports Clément-Bône, est-ce qu'il va y avoir dans les mois qui viennent, les années qui viennent, une remise à plat de l'ensemble du réseau SNCF parce qu'il y a au fond beaucoup de problèmes en réalité ?

16:39
Invité politique

Oui, vous avez raison. Il y a aussi, je ne veux pas qu'on l'oublie quand même au milieu de cette période de crise, des choses qui fonctionnent, un service public ferroviaire qui sur la grande vitesse, sur des nouvelles lignes sur lesquelles on investit, fonctionne.

16:51
Invité

Il y a beaucoup de remontées de mécontentement

16:53
Invité politique

sur les trains de la vie quotidienne. C'est vrai et c'est pour ça qu'on a fait une priorité parce que historiquement, on avait beaucoup investi dans le TGV et pas beaucoup investi dans les trains du quotidien, les TER ou ce qu'on appelle les intercités, Paris-Limoges, Paris-Clairmont, etc. Il y a un effort d'investissement qui est énorme sur Paris-Clairmont, sur Paris-Limoges par exemple qui sont des lignes entretenues par l'État qui avaient été négligées pendant 40 ans. Ça mettra encore 4 ou 5 ans pour que les trains, les rames de trains et le réseau qui permet le meilleur fonctionnement, moins de retard, s'améliorent significativement.

Et puis moi, j'ai demandé à la SNCF, ça fait aussi partie de cela, le geste commercial que vous évoquez, qu'on prenne en considération davantage le client. Il y a encore énormément de progrès à faire, je l'ai dit à la direction de la SNCF, sur l'information voyageur, sur les mesures commerciales, sur les abonnements, sur la qualité de service, même s'il y a un effort qui a été fait ces dernières années. Donc on doit en faire une belle, une vraie entreprise de service public et les efforts qui ont été faits ces dernières années par les cheminots sont malheureusement gâchés par l'image que donne cette grève aujourd'hui.

Mais on continuera à se battre parce que les gens ont besoin de transport écologique, ont besoin de transport ferroviaire, ont envie de prendre le train, il faut qu'il y en ait, qu'il soit confortable, sûr et plus régulier. C'est notre combat.

17:59
Présentateur

Clément Beaune, ministre déléguée en charge des transports. On poursuit cet entretien dans un instant. Babord, le fil-info à 9h moins 10. C'est avec Maureen Suignard.

18:06
Locuteur non identifié

L'Ukraine est vivante et combative, dit Volodymyr Zelensky au Congrès américain. Des élus debout pour saluer la visite du président ukrainien. Première fois que le chef d'État quitte son pays en dix mois de guerre contre la Russie. Vous ne serez jamais seul, promet de son côté le président américain Joe Biden. Une indemnisation à 200% pour tous les voyageurs. La direction de la SNCF tente de consoler ses clients dont le train a été supprimé et précise que ce geste commercial concerne même ceux qui ont pu changer leur billet. Un train sur trois est annulé demain, deux sur cinq, samedi et dimanche.

Le gouvernement dit tenter de sauver le week-end du Nouvel An où un préavis de grève court aussi. Une amende de 60 millions d'euros contre Microsoft en France. La sanction de la CNIL contre le géant américain de l'informatique, l'institution qui veille au respect de la vie privée des Français estime que l'entreprise n'a pas suffisamment protégé ses utilisateurs et ne leur a pas permis de refuser facilement les cookies qui permettent notamment les publicités ciblées. C'est l'un des 20 meilleurs démarrages du siècle et le meilleur de l'année en France. Succès pour Avatar 2 dans les salles obscures, le film a réuni plus de 2 700 000 spectateurs en France pour cette première semaine de sortie.

France Info Le 8 30 France Info Jean-François Aquili Céline Asselot

19:27
Présentateur

Clément Beaune on évoque évidemment ce conflit social à la SNCF en cette veille de Noël qui vient s'ajouter à un autre mécontentement c'est celui des usagers de la RATP. Est-ce qu'il y a un problème global de qualité de service pour reprendre le terme que vous utilisiez tout à l'heure ?

19:43
Invité politique

Non, il y a des problèmes graves et spécifiques et vous savez une fois qu'on a défini et regardé en face les problèmes il faut apporter des solutions qui sont spécifiques à chaque fois. Il y a une grève j'espère qu'on en sort le plus vite possible et qu'on l'évite le week-end prochain ça c'est une chose. Il y a les transports du quotidien on en parlait notamment en Ile-de-France j'oublie pas parce qu'on parle parfois plus de l'Ile-de-France que du reste qu'il y a notamment une autre région de France où il y a des galères en ce moment particulièrement depuis septembre c'est la région des Hauts-de-France où il y a un manque de TER. Pourquoi ?

Dans ces deux cas c'est le même problème fondamental c'est une pénurie de conducteurs de chauffeurs de bus ou de métro et il y a eu un effet Covid effectivement moins de transports publics moins de recrutements peut-être c'est le cas dans la région Ile-de-France pas assez d'anticipation par la région de la remontée de la fréquentation des transports publics et donc on se retrouve aujourd'hui avec des manques c'est pour ça que vous voyez

20:32
Invité

Non c'est pas le sujet

20:34
Invité politique

moi je suis pas dans ce jeu parce que je pense qu'il faut pas se refiler

20:38
Invité

Vous dites que c'est la région

20:39
Invité politique

qui Pardon mais il faut là aussi expliquer à chaque fois qui est en charge de quoi parce qu'on est dans un pays où on aime bien dire que c'est toujours l'Etat je viens chez vous pour expliquer ce qui se passe pour prendre ma part de responsabilité sur chaque sujet et pour les transports franciliens je l'ai défendu mordicus je crois qu'il était légitime d'avoir une aide exceptionnelle de l'Etat face à une situation très difficile pour la région 200 millions d'euros aucune région n'est autant aidée c'était nécessaire pour les franciliens cet hiver Mais comment vous expliquez

21:03
Présentateur

cette pénurie et qu'est-ce qu'on peut faire justement pour attirer Pour vous donner un ordre de grandeur

21:08
Invité politique

la RATP est en train aujourd'hui de former à peu près deux fois et demi plus de personnes qu'une année normale avant Covid mais un conducteur de bus un conducteur de métro c'est entre 3 et 6 mois de formation jusqu'à 12 mois pour les conducteurs de certains trains et donc il y a un retard à rattraper

21:21
Présentateur

Donc ça veut dire que ça va durer encore plusieurs mois ?

21:23
Invité politique

Et donc ça va durer encore au moins ça va se rétablir progressivement ça va s'améliorer progressivement mais je l'ai dit pour la RATP les transports en Ile-de-France en particulier c'est sans doute jusqu'au printemps Donc la région est responsable la RATP est celui l'entreprise qui organise les choses et l'Etat doit soutenir ça je l'assume parfaitement et on a proposé d'ailleurs qu'au-delà de l'aide exceptionnelle de 200 millions d'euros pour recruter plus pour faire court recruter plus et recruter plus vite on se retrouve avec Valérie Pécresse avec la maire de Paris si elle en est d'accord avec tous les services de l'Etat les fédérations d'usagers pour l'Ile-de-France et pour toutes les autres régions d'ailleurs en début d'année pour dire quels sont les besoins financiers comment on peut aider plus comment on peut financer mieux et rétablir nos transports publics

22:03
Présentateur

Mais est-ce qu'on n'aurait pas pu temporiser la hausse de l'abonnement mensuel Navigo qui va augmenter au 1er janvier de 12% puisque les perturbations vous le disiez vont durer encore plusieurs mois

22:12
Invité politique

Je pense qu'on aurait pu faire effectivement moins cher pour le pass Navigo moindre augmentation mais si je me suis battu pour que l'Etat donne une compétence qui n'est pas la sienne mais aide la région Ile-de-France Madame Pécresse à hauteur de 200 millions d'euros c'est pour éviter une hausse qui aurait pu être faramineuse et encore plus importante la région a mis 84 euros le prix du Navigo je trouve ça très élevé mais c'est sa responsabilité et son choix mais on a aidé et je continuerai à discuter avec Valérie Pécresse pour qu'on n'ait pas des augmentations qui se poursuivent je dis aussi parce que chacun le sait c'est la vie quotidienne quand on a un abonnement de transport public en Ile-de-France ou ailleurs l'employeur en prend en charge 50% donc aussi 50% Lorsqu'on a un employeur Lorsqu'on a un employeur c'est le cas pour beaucoup de salariés qui vont au boulot le matin c'est déjà des millions de personnes et je le dis on a défiscalisé les choses pour qu'un employeur puisse prendre en charge sans cotisation jusqu'à 75% les abonnements c'est important parce que je fais un appel aussi à ce que les employeurs prennent leur part et financent mieux les passes Navigo et autres transports publics

23:08
Invité

Clément Beaune vous dites qu'il faut des années pour remettre à niveau l'ensemble des réseaux que ce soit le réseau SNC ça dépend du sujet

23:13
Invité politique

sur la RATP et les conducteurs attention ne faisons pas peur excessivement on peut recruter vite et améliorer les choses pas dans des années dans quelques semaines

23:21
Invité

ça c'est pour les recrutements mais pour l'état du réseau il y a ce matin en conseil des ministres un projet de loi sur les Jeux Olympiques c'est 2024 à Paris vu les retards les rambandés les conditions de circulation des franciliens à la RATP les usagers du RERB pour ne citer que cette ligne là vous serez au rendez-vous pour 2024 ?

23:40
Invité politique

Oui mais je vais vous dire il faut qu'on soit au rendez-vous avant 2024 je le dis c'est très important les gens qui attendent 12 minutes à métro le dimanche ils ne veulent pas qu'on dise qu'en juillet 2024 ce sera mieux ils veulent qu'on leur dise le plus vite possible dans les semaines qui viennent ce sera mieux et donc c'est ça le recrutement que Jean Castex notamment la RATP est en train de mettre en oeuvre former plus recruter plus il faut aussi un peu d'argent c'est pour ça que les 200 millions de l'état étaient indispensables pour attirer ce sont des métiers parfois difficiles il y a moins de chômage donc il y a plus d'exigences aussi c'est normal et donc il faut repenser ces métiers et attirer rémunérer donc ça c'est l'urgence et puis pour les Jeux Olympiques on développe et ce sera une bonne nouvelle au-delà des JO des infrastructures supplémentaires il y en a qui sont en cours la ligne 14 pour ceux qui nous écoutent c'est certain en Ile-de-France c'est une ligne très importante de métro automatique elle traversera l'Ile-de-France du nord au sud de Saint-Denis à l'aéroport d'Orly ça, ça sera concret ça sera du service public amélioré dès le début de l'année 2024 mais moi ma concentration et je serai prêt à soutenir évidemment Valérie Pécresse pour le faire c'est d'avoir une amélioration des transports publics franciliens en début d'année 2023

24:44
Présentateur

Elisabeth Borne va présenter le 10 janvier la réforme des retraites qui est très contestée par les syndicats est-ce qu'il faut s'attendre à des mouvements sociaux dans les transports et si oui qu'est-ce que vous prévoyez pour faciliter la circulation des français

24:55
Invité politique

écoutez chaque chose en son temps il y aura encore des décisions à prendre des arbitrages à faire sur la réforme des retraites elle sera présentée par la première ministre il y aura des discussions sans doute sur les grandes entreprises publiques de transport SNCF, RATP et j'espère qu'on trouvera là aussi un dialogue social mais je ne suis pas dupe je sais que cette réforme beaucoup de syndicats aura la critique et donc qu'il y aura sans doute des contestations et peut-être des mouvements mais essayons déjà de faire passer les meilleurs retours possibles de vacances aux français c'est mon engagement à 100% aujourd'hui et début d'envier on pourra s'en reparler il faut faire cette réforme des retraites il faut l'accompagner et j'espère qu'on trouvera cette voie

25:31
Présentateur

Merci Clément Beaune ministre délégué chargé des transports d'avoir été dans notre studio ce matin restez avec nous sur France Info