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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 décembre 2023 5 min

Annonces de Gabriel Attal sur l’éducation : “Ce que je comprends de ce qu’il va faire m’effraie”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

langage choque des savoirs et des formules vraiment et je pense que d'ailleurs à l'éducation nationale il faut éviter cela parce que l'éducation nationale c'est le temps long et personne ne peut penser que un plan construit de cette manière-là va régler ce qui pour le coup et la réalité du système scolaire français le choc des inégalités qui frappe fracture aujourd'hui l'éducation nationale l'école et depuis longtemps et les responsabilités sont sont partagés donc c'est la première remarque que je voulais faire c'est difficile de se pencher comme ça en quelques minutes sur le le le le programme de de Gabriel Atal mais ce que je comprends euh de ce qu'il va faire euh mes frères euh déterminer et décider que dès la 6e on va faire des groupes de niveaux en mathématiques et en français c'est décréter dès la 6e qu'il va y avoir les élèves à la cave les élèves au rez-de-chaussée et les élèves au premier étage et et c'est s'assurer dans ces cas-là que ceux qui vont être désignés pour aller à la cave dès la 6e ils resteront jusqu'au bout et on sait parfaitement et et les sciences éducatives l'ont montré les sciences sociales également qu'à partir du moment où on crée des groupes de niveau de cette manière là très tôt pour le groupe qui se situe en bas de la hiérarchie pour celui-là dans un système qui est déjà ultra élitiste pour celui-là les inégalités s'aggraveront et ce que je crains et ce que je vois d'ailleurs à travers ce ce ce programme c'est la réalisation du d'un fantasme des milieux les plus aisés aujourd'hui et je crois que c'est difficile d'échapper à son milieu et et l'intérêt de la poli Gabriel c'est justement de s'arracher aux représentations aux imaginaires du milieu auquel on appartient d'un mot justement et cet imaginaire des des des groupes les plus aisés en France c'est de penser que ce sont les élèves les plus en difficulté les élèves issus des milieux populaires qui tire tout le monde vers le bas et on se retrouve avec une proposition qui va finalement réaliser ce fantasme des des des milieux les plus aisés j'ajoute milieux les plus aisés qui scolarisent la plupart du temps leurs enfants dans le secteur privé dans le secteur public et et et et je je crois que tourne le dos à la mission fondamentale de l'école toute une partie des classes moyennes qui envoi leur le pardon leurs enfants vers le privé est-ce que la vraie inégalité elle est pas là une fuite des des élèves de classe moyenne vers le privé et qui le public est-ce que c'est pas une réponse aux parents justement peut-être alors la question c'est est-ce que élèves oui mais c'est pas pareil est-ce qu'on fait quand on est ministre de déducation on est là pour rassurer les parents dans le but d'obtenir leur voix 3 ans plus tard ou est-ce qu'on obtenir que leurs enfants reviennent vers le public ouais j'ai pas l'impression que j'ai pas l'impression que ce soit la pente du du du ministre de l'Éducation je pense que si l'enjeu c'était lutter contre les inégalités la question de la mixité sociale dans les écoles privées devrait être posée la question qui est là aussi l'enquête PISA elle est très intéressante sur un point elle dit quoi et c'est c'est les proviseurs qui la renseignent dit que les élèves interroger dans l'quête PISA C de cette cororte là dans 67 % de leurs établissements il manquait des professeurs pour assurer un enseignement correct il n'était que 18 % des proviseurs à le dire en 2018 ça veut donc dire que les conditions d'enseignement se sont globalement dégradées que les classes sont surchargées et qu'on on répond à cela en disant quoi et bien on va acter le fait que le système éducatif français qui est très inégalitaire très élitiste va fracturer finalement une des générations dès l'entrée en 6e en groupe de niveau mais alors lui il dit déjà un qu'on peut sortir de ces groupes de niveau qu'on peut évoluer dans l'année d'un groupe à un autre en fonction de ses compétences et que deux les élèves qui sont dans les groupes les plus des élèves en difficulté il y aura des créations de postes pour qu'ils ne soit pas plus d'une quinzaine par groupe puisse pour faciliter leur apprentissage est que c'est pas le la mission de l'école c'est élever et émancip élever et émancip là on va dire dès la 6e notamment dans les milieux les plus défavorisés vous êtes en bas et s'il voulait permettre la circulation d'un groupe à un autre il créerait ce qu'on appelle des groupes temporaires selon les besoins c'est pas nous selon les matières mais selon les besoins flexible avec des circulations pourquoi pas il favoriserait le travail en groupe ce qu'on fait encore mal aujourd'hui à l'école et au collège mais là dans les faits on va mais concrètement donner à avir une segmentation de la société à l'intérieur d'une même classe en groupe de niveau et avec une hiérarchie sociale qui est déjà quasi immuable où les fils d'employés deviennent ont employé eux-mêmes les filles de cadre viendront cadre elles-mêmes c'est cette repru plus l'école aujourd'hui c'est plus c'est plus un ascenseur social aujourd'hui r mais mais il y a indiscutablement une promesse qui est celle de l'école qu'elle ne tient pas en matière de lutte contre les inégalités c'est c'est l'échec de de de de de notre école depuis maintenant plusieurs années sinon décennies et et sur laquelle tout le monde se penche le fait est que j'ai le sentiment que Gabriel Attal prend qu'il faut un système élitiste il ne lutte pas contre cela mais