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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 17 septembre 2025 21 minActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Entre mobilisation et opposition à Matignon : que retenir du rendez-vous entre Lecornu et le PS ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Yel GosFait
    « L'idée de censurer dès le discours de politique générale de Sébastien Lecornu est sur la table. »
  • 8:30Mathilde PanotFait
    « Il est fort probable que nous le censurions, sauf si tout d'un coup il nous explique qu'il trouve honteux les 43 renoncement écologique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'était le jour J pour les socialistes. Ils ont été reçus à Matignon par le Premier ministre et à l'issue de cette rencontre, la vie des Français doit changer et la balle est dans le camp dans le camp de Matignon. C'est en somme ce qu'on dit les représentants du PS.

Aucune promesse n'a été faite par le Premier ministre. On va débriefer, analyser tout cela avec nos invités, nos experts. Aurélien Deois qui est avec nous.

Bonjour et bienvenue. Chef adjoint du service politique pour RFI, Arnaud Benedetti également à nos côtés. Bienvenue.

Politologue, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire Bruno Côess. Bonjour politologue, chercheur au Sévip et enseignant à Science Po et Yel Gos, notre éditorialiste politique qui est toujours à nos côtés. On va avant de prendre votre analyse aller directement à Matignon.

Martin Baumer a suivi la consultation du Parti socialiste avec le premier ministre. Martin, comment on résume ce qui s'est dit à la sortie ? Comment sont ressortis les socialistes ?

On va le résumer assez assez facilement parce que il y a eu quasiment 2 heures de de rendez-vous à Matignon et à peu près rien n'en est ressorti. En tout cas, si l'on en croit les représentants du Parti socialiste, Olivier Fort était là notamment. Et ce qu'ils disent en sortant, c'est qu'ils ont été déçus parce qu'ils sont venus ici à Matignon évidemment avec alors pas une liste de courses mais en tout cas une liste de volonté qu'il voudrait voir dans le budget notamment les retraites.

Alors l'abrogation pas forcément mais en tout cas une pause sur la réforme des retraites, une taxe sur les plus hauts revenus, la taxe Zukman ou quelque chose qui qui ressemblerait des mesures aussi pour le pouvoir d'achat. Ils sont venus plaider tout cela pendant un moment, ce qu'a dit Olivier Fort, mais pas que sur le budget parce qu'ils sont venus aussi plaider un peu sur le législatif, c'est-à-dire des réformes qu'on ne voudrait pas revoir sur l'immigration. Par exemple, Olivier Fort a demandé à-ce qu'il n'y ait pas de nouvelles réforme sur sur l'immigration.

Ils sont venus réclamer tout cela et puis quand ils sont ressortis, ils ont dit effectivement qu'ils étaient assez déçus alors de ne pas avoir de réponse. Mais en même temps, c'est la méthode, c'est la méthode le corps nu en quelque sorte. C'est-à-dire qu'il leur a dit "J'écoute pour l'instant, j'écoute tout le monde et à la fin je serai en capacité de de vous dire quelque chose." Donc on peut résumer ainsi ce moment à Matignon avec avec les les socialistes.

Autre chose quand même à signaler, c'est que Olivier Fortistes restent ouverts à la négociation, même si lui veut imposer les idées. Olivier Fort, il l'a dit d'ailleurs dans dans un tweet ce matin qu'il n'y a pas de négociation possible, mais ils sont ouverts à continuer de discuter puisque il l'a dit à l'issue Olivier Fort, ils reviendront à Matignon s'il le faut les les socialistes. Il n'y aurait pas de problème à les voir revenir d'autant qu'ils viennent défendre des idées qu'il plaident comme des idées qui sont voulues par une grande majorité des Français.

Ils sont venus avec ce sondage qui a été publié, qui a été commandé par le Parti socialiste et qui a été publié ce matin. Sondage qui montre que les idées mis en avant par le Parti socialiste et notamment cette taxe sur les plus hauts patrimoines et bien euh trouve une large majorité de de positifs chez les Français. Voilà donc pour si on doit vous résumer ce qui s'est dit mais si on doit résumer dans dans la globalité le Parti socialiste n'a obtenu aucun engagement de la part de Sébastien le Cornu.

Merci beaucoup Martin. On a posé le tableau et on va y aller en détail maintenant sur tous ces éléments parce qu'il y a quand même pas mal de choses à dire. Olivier Fort qui donc resté sur sa fin, Sébastien Lecornu qui n'a rien promis mais quand même on a senti les socialistes assez confiants dans ce rapport de force qui est établi désormais Yë elle.

Premier round d'observation, disait le bandeau de France info il y a il y a quelques secondes. Euh mais pour un round sur un ring de box, faut être deux. Pour l'instant, les socialistes boxent tout seul parce que Sébastien Lecornu temporise, consulte, concerte, on sait très peu de choses de la manière dont il veut s'attaquer au budget.

Or, c'est ça la priorité du moment. C'est ça qui va décider ou non de son avenir politique. Et on sait très peu de choses en réalité sur quel budget veut-il faire à part le retrait des deux jours fériers.

On ne sait rien et le temps passe quand même. Ça fait 10 jours 10 jours qu'il est en place. La passation de pouvoir c'était mercredi 10 donc ça fait 8 jours pardon.

Et donc pour les socialistes là il y a un moment il y a peut-être presque un momentum politique à jouer pour eux parce que le sondage on en a parlé un sondagifop qui montre que toutes leurs mesures sont plébiscitées. On y reviendra en détail. le Parisien les a publié.

Et deuxième élément, la manifestation de demain, la journée de mobilisation qui peut aussi agir comme un autre catalyseur en disant "Ben nous, on peut être les pores-paroles, les vecteurs de votre colère demain dans la rue. Nous, on peut la porter à nouveau à Matignon." Donc, vous avez ça.

Et puis pour moi, un élément nouveau euh Martin en parlait, c'est que pour Olivier Fort maintenant l'idée de censurer dès le discours de politique générale de Sébastien Lecornu est sur la table. Ça pas été relevé ça, mais c'est très important. C'està-dire c'estàd ça voudrait dire si on entre les lignes s'aligner sur la censure des insoumis qui arrivera très tôt d'ici 2 semaines dès le début de la session ordinaire.

Jusqu'à maintenant c'était pas ça. La censure elle été discutée sur le budget en cas de 493 si rien ne va. Là il dit dès le début dès le discours de politique générale déclaration politique générale de Sébastien Lecnu.

Donc la pression va monter les enchères aussi et cette idée de de d'une dissolution n'est plus tabou au Parti socialiste en réalité. Aurélien Deois ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les socialistes aujourd'hui sont plus forts sur leurs appuis et donc aussi plus dur dans ce rapport de force qu'ils établissent avec le premier ministre.

Alors oui, même si c'est quand même une grande partie de poker menteur he comme d'habitude parce que quelque part le le Parti socialiste joue en effet la carte de dire on n pas peur de la dissolution même si ça les arrangerait pas qu'elle arrive trop vite non plus parce que c'est pas non plus très facile de de se projeter et puis en plus c'est un peu un poker menteur parce que a priori alors peut-être que le RN va évoluer sur ses positions après avoir vu Sébastien Corn aujourd'hui le Ren est pas trop dans dans dans la position d'aller censurer dès la déclaration de politique générale. Donc est-ce que c'est pas ils veulent pas faire ça mais en même temps ils veulent la dissolution. Donc bon c'est lisible en ce moment.

C'est assez lisible en ce moment. Oui. Le le RN on sait pas trop quelle position ils vont adopter mais quelque part le le PS prend pour l'instant pas trop de risque à dire on est prêt à censurer très vite dans l'optique où le RN ne le ferait pas et donc de toute façon la la censure ne passerait pas.

Donc et ça s'est déjà passé il y a il y a quelques mois où ils ont censuré et le RN ne l'a pas fait et donc finalement le gouvernement s'était maintenu. que il y a il y a beaucoup de de flou et puis il faut quand même voir quelque chose aussi, c'est que le PS n'a pas non plus trop intérêt à trop s'avancer dans des choses qui ont pu être dites avec Sébastien Lecornu justement parce que il y a mobilisation de demain et que s'il s'avance trop sur des choses qu'il pourrait faire, d'éventuelles concessions et cetera, ça peut leur revenir dans la figure parce que le le la mobilisation sociale est sur des positions assez dures, y compris du côté de la CFDT qui est généralement un peu plus modéré. Là, Marie-Lise Léon dans plusieurs interviews a tenu des positions assez raides.

Donc, je pense que voilà, tout le monde s'observe un peu et puis tout le monde est dans l'attente de voir ce qui va se passer probablement plus tôt la semaine prochaine, voir après le déplacement d'Emmanuel Macron New York. les consultations qui vont continuer parce qu'il y en a encore cet après-midi, on le disait notamment les écologistes, les communistes, le Rassemblement national euh sur cette question de la censure. C'est intéressant parce qu'on a dit ces derniers jours et ces dernières semaines, le Parti socialiste est en train de jouer sa partition et il s'écarte de la France insoumise, il joue son propre jeu finalement et en même temps quand on entend Mathilde Panu ce matin et aussi Marine Tondelier sur la question de la chance, vous allez peut-être avoir une petite musique qui revient aussi avec les socialistes.

Regardez, cette assemblée nationale est légitime, ce gouvernement ne l'est pas. Donc moi, je pense que monsieur le cornu ne devrait pas être premier ministre. Je vais le voir parce que je suis républicaine.

Il est fort probable que nous le censurions, sauf si tout d'un coup il nous explique qu'il trouve honteux les 43 renoncement écologique auquel c'est adonné le gouvernement Bairou s'il accepte de taxer les au patrimoine et pas une petite taxe de je sais pas quoi de 2 milliards. Nous on parle bien de la vraie taxe du hukmane 15 à 25 milliards. Nous demandons au premier ministre monsieur Sébastien Lecnu de se soumettre au vote de confiance ou alors nous le soumettrons au vote de censure.

Encore une fois, nous respectons un ordre républicain et tant que le Premier ministre n'est pas passé devant l'Assemblée nationale et qu'il n'aura pas demandé un vote de confiance ou à défaut une motion de censure, nous n'irons pas négocier et d'ailleurs, nous n'avons rien à négocier avec eux. Tous ceux qui permettront de sauver Macron tomberont avec lui. Bruno Cotè, elle est encore là la différence Parti socialiste, France insoumise, écologiste quand on parle de la censure ou là c'est en train de se brouiller ?

Bon, il y a de la différence quand même. Il y a de la différence. Bien sûr que la déclaration de Marine Tonud et qu'elle a déjà faite à la fête de l'humain euh dimanche, c'était un peu la même chose qui est de dire euh de mettre Sébastien Lecnu en position de faiblesse automatiquement en lu disant de toute façon il est pas légitime donc il devrait simplement se contenter de reprendre un certain nombre de de nos mesures et si c'est nos mesures, pourquoi c'est pas nous qui les portons ?

On pourrait dire beaucoup de d'électeurs ou de responsables à gauche bien évidemment. Donc il y a il y a ce fond qui partage le diagnostic d'une forme d'imposture démocratique qu'il s'agisse de Michel Bargier, de François Berou, de Sébastien Lecnu. La gauche considère que c'est elle qui a gagné les élections législatives même si elle sait que ça n'est qu'en majorité relative en siège.

Le Rassemblement national a gagné lui envoie les deux tours. Voilà. Bon et puis quand même il y a des il y a des nuances déjà dans la sémantique dans les mots qu'ils utilisent.

Euh Mathilde Panu, elle reprend euh on va dire la la sémantique de la France insoumise, la la destitution euh obligé obligé euh Macron à partir au fond d'une certaine manière à travers l'échec attendu pour eux de Sébastien le le Cornu. Et les socialistes, c'est plus d'effectivement, je reprends ce que Yel Go disait tout à l'heure, cette espèce de momentum de profiter de cette situation pour faire passer, remettre sur le dessus de la pile leur proposition en disant mais on est toujours fidèle aux propositions que nous avons faites en 2024, abrogation de la réforme borne des retraites. À l'époque, le programme de la du NFP disait SMIC à 1600 €.

Donc là, ils reprennent des mesures de pouvoir d'achat et euh évidemment les autres demandent notamment la taxation la taxation des riches. Donc il y a quand même une différence de stratégie et aussi une différence de vocabulaire. Arnaud Benedetti sur cette question.

Moi ce qui me frappe dans le moment que l'on traverse c'est que à la différence de ce qui s'était passé avec Michel Barnier et François Byou, on est si vous voulez d'abord dans la recherche d'un compromis d'un compromis politique avant de finalement réfléchir au casting gouvernemental. Moi, je suis très surpris depuis quelques jours, c'est que c'est la première fois qu'on a un premier ministre qui est nommé et personne n'évoque le casting gouvernemental. Anncé dès le départ en fait de ce point de vue-là, c'est tout à fait c'est tout à fait nouveau, y compris d'ailleurs dans l'histoire de la 5e République.

En fait, on est revenu à une pratique qui est celle qui était celle de la 4e République. C'est très intéressant. C'est qu'est-ce que faisaient les présidents de la République quand ils étaient confrontés à une crise parlementaire ou à une crise gouvernementale ? nommer un président du conseil qui avait pour charge et pour mission d'essayer justement de trouver un compromis politique à l'intérieur de l'Assemblée nationale alors avec les forces en général du groupe central de l'Assemblée sur la 4e République et ensuite de construire un gouvernement.

On est aujourd'hui dans une phase qui est assez similaire à celle que l'on l'a connu sous une République précédente mais avec une différence fondamentale sur le plan historique, c'est que sous la 4e République encore une fois il y avait des majorités parlementaires possibles arithmétiquement et politiquement. Et là, la difficulté à laquelle on est confronté et on est tous d'accord là-dessus, c'est que vous prenez cette Assemblée nationale par n'importe quel bout, vous n'avez pas la possibilité de constituer une majorité parlementaire, y compris une majorité relative. C'est une vraie difficulté parce que en fait à quoi est confronté Sébastien Lornu, c'est-à-dire que s'il cède trop sur sa gauche, il risque de perdre sur sa droite, notamment du côté LR.

Et on a vu que du côté LR, le soutien à ce qu'on appelle le bloc central n'était pas quelque chose de particulièrement assuré lors du vote lundi dernier, enfin il y a maintenant 10 jours euh de la confiance puisque vous avez à peu près 50 % du groupe LR qui n'a pas voté euh la confiance. Donc et ce qu'il peut donner éventuellement à droite, il il le perdra à gauche. Donc l'équation reste extrêmement difficile et il faut qu'il arrive à trouver, si vous voulez une porte étroite, un trou de souris pour se foufiler et arriver au moins à s'assurer d'un accord de non censure d'une partie de la gorge parce que c'est ça qu'il cherche vraisemblablement.

Est-ce que le trou de souris, il est pas sur la question de la justice fiscale ? Il en a parlé Sébastien Lecornu dès sa nomination, dès la passation à Matignon. Les socialistes aujourd'hui mettent en avant et vous en parliez tout à l'heure un sondage qu'ils ont commandé à l'institut Ifop et qui parle notamment de la taxe Zucman.

Regardez, 86 % des Français qui ont été interrogés disent aujourd'hui qu'il plébiscitent une taxe comme celle de Zuxman. Et là, ce qui est intéressant, c'est que c'est toute proximité politique confondu. Donc là, c'est droite et gauche mélangé.

J'ajoute à ça les LR qui quand même hier ont laissé entrevoir l'ouverture d'une porte vers peut-être une taxation des plus riches sans aller jusqu'à la taxe Zucman. Est-ce que ça ça peut pas être une petite chose sur laquelle Sébastien Lecnu pourrait s'engouffrer ou en tout cas essayer de trouver un accord ? Et en réalité, ça fait déjà des semaines que des logiciels travaillent à Ber autour d'Éric Lombard, notamment le ministre de l'économie, Marc Ferat, ministre de l'industrie qui réfléchissent justement aux voix de passage, au trou de souris dont vous parlez.

C'était déjà vrai pour François Bairou, mais les recettes, les formules, elles sont valables aussi. Elles ont été retransmises à Sébastien Lecornu, c'est trouver une manière de s'attaquer au haut patrimoine avec un rendement en milliards d'euros derrière, pas autant que la tax Zucman mais sans toucher à l'outil de travail au bien professionnel. C'est-à-dire que ne pas obliger le l'entreprise à un moment donné avant à vendre départ parce que pour payer cette taxe faudrait vendre départ.

Donc en fait il y a actuellement ça mouline des formules qui existent hybrid intermédiaire. La question c'est il y a pas que ça dans les revendications. Il y a le pouvoir d'achat.

Donc est-ce qu'on touche à la CSG ? Il y a la suspension de la réforme des retraites. Il y a un plan de relance, il y a la transition écologique.

Est-ce que c'est tout ou rien ? Et ça on n pas eu la réponse ce matin de la socialiste. Donc il peut y avoir une voie de passage sur les au patrimoine qui ne soit pas la taxe dumane.

Effectivement et il y a actuellement, je vous dis de des des formules qui sont qui sont testées qui seront font peut-être partie de la négociation derrière juste sur le corps nuu. Ouais. sur Sébastien lecornu, pourquoi il répond pas maintenant ?

Parce qu'en fait, il veut donner du temps long aussi. Sébastien le Cornu, il sait que le vrai moment de NGO, s'il y en a une, c'est au moment de l'examen budgétaire. C'est au Parlement que ça va se passer.

C'est pas entre un chef du Parti socialiste et un premier ministre, c'est entre les groupes parlementaires eux-mêmes à l'Assemblée. Et là-dessus, ça viendra plus tard. Ça viendra en octobre, pas trop tard parce que c'est le 15 octobre que le budget doit être présenté.

H mais il est pas obligé de répondre immédiatement là aux occas socialistes. H Aurélien de Vernois pour pour le Parti socialiste, il y a il y a une nécessité, c'est finalement que Sébastien Lecornu en effet donne une de trois mesures dès le départ pour ne pas censurer dès la déclaration de politique générale. Ensuite, et ça c'est la grosse différence avec ce qui s'est passé au printemps avec François Beou, ils ont la possibilité d'amender le budget, ce qu'il ne pouvait pas faire au printemps.

Et donc là, ça veut dire que en effet, comme disait Yel, les négociations vont attaquer et là ça ça sera ça sera on va dire les choses sérieuses. Mais ils ont quand même un autre problème, c'est qu'en effet se contenter euh d'une taxe Zukman ou équivalente euh et que par ailleurs euh les macronistes viennent de redéposer une proposition de réforme d'assurance chômage, ça les met pas dans une position extrêmement confortable. Euh c'est-à-dire que si le la contrepartie euh de plus de justice fiscale, c'est de taper davantage sur les précaires et les pauvres, euh pour le Parti socialiste, c'est quand même très très compliqué à faire entendre à leur électorat.

Mais est-ce qu'ils ont pas un atout là-dessus qui est la journée de demain ? Euh parce que quand on écoute l'intersyndical, il y a quand même un mot d'ordre et vous parliez tout à l'heure, je crois que c'est vous, de la CFDT, de Marie-Lise Léon, qui est quand même sur une ligne beaucoup plus dure que ce qu'on a l'habitude d'entendre chez la CFDT. cette question de la justice sociale et elle parle aussi je crois de l'assurance chômage dans sa dans son interview ce matin au au Parisien là ça peut peut-être aussi être un soutien si demain fonctionne cette journée du 18 septembre à laquelle vont s'associer les socialistes est-ce que ça peut faire encore plus pression sur Sébastien Lec C'est clair c'est clair que ça mettra encore plus sous la pression de devoir expliciter peut-être un peu plus tôt des concessions. effectivement, il a aucun intérêt pour le moment à parler.

Il se contentent pour le moment de dire "J'écoute, j'écoute tout le monde." Euh le Parti socialiste accepte d'une certaine manière cette règle du jeu. Olivier Fort tout à l'heure a rappelé que ils étaient venus à présenter leur proposition, mais fondamentalement, ils acceptent cette règle du jeu parce qu'ils savent que au bout d'un moment, de toute façon, Sébastien Lecorn aura besoin de négocier dans la dernière ligne droite avec eux et pour le moment, ils font passer leur message. effectivement si la journée de demain montre une très grosse mobilisation, certains parlent de 800000 personnes attendues.

Si ça allait au-delà, c'est clair que la pression sur l'exécutif, pas seulement le premier ministre Emmanuel Macron aussi, va être absolument considérable et aider effectivement ceux qui disent le peuple est avec nous, l'opinion publique est avec nous, le gouvernement ne peut pas résister à cette à cette pression et ça va se jouer. Il y a effectivement un taxman mais il y a effectivement quand même le gros dossier c'est les retraites. Est-ce que est-ce que les socialistes peuvent prendre le risque de dire bah finalement on a on a sauvé la tête de le de le cornu mais il lâche rien sur la sur la retraite sachant que l'opinion est très très très ou puis quand ils mettent en avant ce matin leur fameux sondage qu'ils ont commandé où il y a 66 % des Français qui sont favorables à la suspension de la réforme des retraites c'est compliqué de se dédire après là-dessus il a suspension très important ça n'a rien à voir. suspension, ça peut être revoyure à la présidentielle pour trancher ou pas ce débat dans dans 18 mois.

Et donc mais ça leur laisse un temps pour souffler du coup. Voilà. Mais juste sur demain, sur demain la grande différence dans la guerre des gauches parce qu'il y a ça quand même qui se profile entre LFI et LPS, on l'a entendu, on les extrait tout à l'heure, euh demain les socialistes appellent officiellement à garn à à garnir les cortèges, à y aller, à y aller vraiment à manifester.

Alors que le 10 la semaine dernière, c'était la manifi quelque part, celle qui avait un peu privatisé entre guillemets Jean-Luc Mélenchon. Vous voyez là aussi chacun gère son territoire politique. Tout à l'heure vous parliez du temps long il y a elle qui pouvait aussi don dont le premier ministre a aussi besoin.

J'aimerais vous entendre à ce sujet Arnaud Benedetti parce que on sait qu'à un moment le premier ministre va devoir jouer car sur table va devoir donner des choses aux uns et aux autres ou en tout cas tenter la négo là on est dans les consultations, il y aura le temps de la négociation après. Est-ce qu'il risque plutôt que prévu effectivement ou plutôt que ce que lui souhaiterait se retrouver dans la négociation si justement demain dans la rue il y a du monde ? Si justement demain dans la rue on dit maintenant ça suffit, nous on veut une réponse, son gouvernement il peut pas donner de réponse tout de suite mais lui il peut.

Bah le risque c'est d'être obligé à un moment un moment donné d'agir sous la pression de l'opinion publique ou sous la pression de la rue ce qui est quand même est toujours quelque chose de profondément inconfortable pour un chef du du gouvernement. Et c'est vrai que demain la journée et la mobilisation sera quand même un test important pour savoir justement quel est le niveau de colère sociale dans le pays qu'on sait assez fort dans les sondages mais quand il se manifeste dans la rue c'est encore autre chose sur le plan presque de la symbolique et de la façon dont les acteurs politiques perçoivent le jeu. Mais le ton long il est relatif on est qu'on le veuille ou non dans un temps qui est extrêmement court.

Ça a été rappelé, le budget, il faut que de le 15 octobre, je veux dire, il soit il soit en discussion. Donc on est véritablement dans un lapse de temps qui ne laisse pas beaucoup de marges de manœuvre, qu'on le veuille ou non au premier ministre. il a une situation extrêmement tendue.

Après, il y a un autre facteur qu'il faut prendre en compte quand même aussi dans les anticipations des acteurs, ce sont les élections et notamment les élections municipales du mois de mars qui vont quand même jouer aussi dans le positionnement du Parti socialiste. jusqu'à jusqu'où le Parti socialiste peut aller si vous voulez dans dans un accord relatif avec Sébastien Lecornu sans perdre trop de plume au municipal sachant quand même qu'il a la pression de LFI et également des verts donc beaucoup de municipalités. Messieurs, on continue cette discussion dans un instant.

On parlera notamment de la ligne rouge de l'immigration pour le Parti socialiste qui est plutôt une chose sur laquelle la droite veut se positionner très clairement. On en parle juste après un point complet sur l'actualité Valentine des jeunes.