François Hollande : "Les français n'ont pas envie de revoir le même film"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français n'auraient-ils pas envie de revoir le même film ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Un ancien président doit-il rester silencieux ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 3:00OuverteRéponse directe
La sagesse est-elle synonyme de lenteur dans la prise de décision ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Le président de la République a-t-il trop de pouvoir en France ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Les frappes en Syrie en 2013 auraient-elles dû être plus massives ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30François HollandeFait
« les français n'ont pas envie de revoir le même film »
- 2:00François HollandeFait
« j'ai voulu donner aux lecteurs l'expérience de ce qu'est la présidence de la république »
- 4:45François HollandeFait
« il n'y a pas assez de contre-pouvoir en France »
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le rappel le de mes prédécesseurs justifierait une très grande discrétion puisque aucun retour n'a été possible mais il est exact que je ne parle pas de moi mais de ce qui peut se produire dans les années qui viennent le quinquennat raccourcissement donc du mandat l'allongement de l'espérance de vie qui vaut aussi pour les anciens présidents et les rip de la vie politique peuvent un moment justifier une prétention mais c'est vrai que les français n'ont pas envie de revoir le même film c'est un principe alors peut-être pour ce qui me concerne n'ayant pas été battues ayant pris la décision de ne pas être candidat il pourrait avoir une quelconque indulgence mais je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement l'attitude qu'ils conviendraient un ancien président de se porter immédiatement dans le débat public sait pas ce que j'ai voulu faire à travers ce livre au contraire j'ai voulu donner aux lecteurs l'expérience de ce qu'est la présidence de la république qui comprennent bien ce qu'ils ont été mes choix ce que sont les résultats les regrets que je peux exprimer les événements que j'ai pu rencontrer des épreuves que j'ai pu traverser pour ensuite qu'ils en fassent le meilleur visage pour ça que j'appelle ça des leçons mais vous privez rixheim vous pourriez dire vous ne serez plus jamais candidat à aucune élection non j'ai dit que je n'étais pas en retrait de la vie politique me citer aucun mandat ni aucune ambition électorale mais venant votre micro vous m'interrogez nécessairement sur la vie de mon pays sur le service public sur un certain nombre d'événements qui se produisent mais je pense pas qu'un ancien président doivent être nécessairement silencieux et pour ne pas être silencieux j'avais plusieurs façons ou de parler sans cesse je n'ai pas pris cette option ou d'écrire un livre parce que là je met véritablement mes pensées en ordre et je les met en confrontation avec ce que j'ai fait avec ce que je pourrais faire un livre où d'ailleurs vous faites ce bilan le bilan du quinquennat ou et vous essayez pour poursuivre ce qu'a dit frédéric size de montrer en quoi la voix vous avez suivi était selon vous une bonne voie françois hollande notamment dans un passage que vous avez intitulé philosophie de la décision vous dites que et la sagesse interprété comme le signe d'un embarras est le fait d'avoir par moment donné du temps pour prendre certaines décisions tandis que d'autres considèrent qu'il faut trancher et peut-être se précipitent là où il voudrait dire qu'il y à du dynamisme pouvez vous nous expliquer en quoi cette méthode de gouvernement où paraissait vous paraît adaptée au gouvernement de la france un quinquennat à ces cours est donc nécessaire quel que soit les contextes de prendre des décisions et je n'ai écarter aucune ni sur le plan économique ni sur le plan européen a davantage sur le plan international la question c'est le temps que le président doit prendre pour choisir la bonne option moi dès la fin de 2012 notamment sur le plan de la stratégie économique industrielle la compétitivité j'avais avec le premier ministre pris l'ensemble de mes responsabilités pareil pour la question internationale dès janvier 2013 mais il y a eu de la part des médias mais je ne veux pas surtout les mettre en cause puis le miel ils ne sont pas tous les mêmes il ya eu l'idée que ce qu'il fallait c'était un président parce qu'ils étaient encore rester sans doute dans le modèle ancien qui pouvait être un modèle futur d'ailleurs qui tranchent brutalise verticalise alors 10 ans là il se passe quelque chose mais qu'est ce qui se passe quand on veut aller trop vite le blocage l'incompréhension les fractures donc la sagesse n'est pas forcément la lenteur la sagesse c'est la meilleure façon de d'avancé ça ne garantit pas la popularité parce que pour autant on peut être normal et pas nécessairement populaire frédéric c'est bien il ya un paradoxe à la lecture de votre livre c'est qu'on sent bien qu'il ya une partie de la population qui estime que les responsables politiques sont impuissants aujourd'hui et en même temps vous rappeler aussi que le président de la république française par rapport à nombre de ses homologues dispose d'un pouvoir très étendue est ce qu'au cours de votre mandat parfois vous ai dit le président de la république sous la vème république a trop de pouvoir en france non je n'ai pas pensé ça j'ai pensé qu'il n'y a pas assez de contre-pouvoir en france ce qui n'est pas tout à fait la même chose c'est-à-dire le président doit avoir des prérogatives on va prendre un exemple très concret sur l'addition faire des frappes en syrie dès lors que l'arm chimique a été utilisé j'approuve cette décision et je n'ai moi même je l'aurais voulu beaucoup plus massive en 2013 lorsque bachar el-assad avait massacré plus de 15 cents personnes avec de larmes chimiques pour que ce soit efficace il faut que le président puisse en décider vite lusage s'il attend ce qui s'est passé avec barack obama en 2013 qui n'est pas un président un puissant mais qui est un président qui voulait consulter le congrès ce que je pouvais absolument comprendre pour des raisons démocratiques mais là il se privait d'une capacité d'intervention si par exemple pour le mali j'avais dit je suis président de la république je pense qu'il faut absolument empêcher que les djihadistes envahissent le le mali et prennent bamako mais je vais consulter le parlement c'était trop tard il était à bamako sur lequel il faut que cette priorité après il faut qu'ils aient des contre-pouvoirs parlementaire également dans les territoires les partenaires sociaux et par exemple sur la question sociale est ce que c'est le président qui doit décider de ce que va être le marché du travail les questions de statut ou est ce que c'est une négociation et chaque fois que les partenaires se joue c'est pas toujours le cas chaque fois que les partenaires sociaux arrivent à une réforme elle est beaucoup plus facile à faire accepter que lorsque c'est le président qui le veulent sur les contre-pouvoirs dans le journal le monde vous déclaré l'ancien monde a un nom ça s'appelle la démocratie avec des partis politiques avec des syndicats avec un parlement avec des élus et une presse sous-entendu le nouveau monde n'est pas vraiment soucieux de ses contre-pouvoirs l'a pourtant il ya une interview dimanche soir que vous avez sans doute regarder qui a fait la part belle à la presse en tout cas qui a qui a répondu à des journalistes qui n'étaient pas spécialement aligné sur le pouvoir mais c'est pas le sujet de savoir si les journées ils sont alignés ou pas c'est de savoir si la presse va être le vecteur de la communication des dirigeants en l'occurrence la salle était à travers cette émission était attendu mais ça doit être pour ce qui me concerne la relation qui doit être au sommet de l'état la bonne faut-il aussi que la presse se fasse respecter et et puissent non pas simplement dans l'impertinence ou dans la critique systématique aller au fond des questions décrypter ce qu'est l'attitude du pouvoir donner un éclairage à l'opinion et dans le livre sur les leçons du pouvoir je lance une alerte la démocratie elle est partout en recul en europe je ne parle pas dans le monde où c'est évident mais en europe pas simplement en europe de l'est où on regarde les régimes qui sont tentés par le l'autoritarisme et l'extrémisme mais dans l'europe dit de loi dite de l'ouest on voit bien les partis de gouvernement sont châtiées les populistes sont le vent ont le vent en poupe la presse est plutôt en difficulté le parlement est émis devant une responsabilité limitée les trois jeunes démocrates eurent dans votre livre oui pour ce n'est pas le cas de la france mais c'est le cas dans beaucoup de pays qui hier prétendait entrer dans dans le jeu démocratique qui si son sang sont écartés russie et turquie ont besoin d'insister mais en france et en europe on voit bien qu'il y ait un risque alors on dit c'est formidable maintenant on va peut-être se passer dé des syndicats des corps intermédiaires des partenaires sociaux patronat compris 1 où on va réduire le nombre de parlementaires pourquoi d'ailleurs 400 pourquoi pas 200 pour un passant pour pat roy donc des systèmes parce que dans la confiance dans la campagne présidentielle mais c'était déjà vrai avant on a dénoncé le système mais c'est quoi le système c'est quoi l'organisation de la démocratie des parties des forces sociales c'est quoi le système quand il s'agit d'avoir du service public d'avoir une presse indépendante ça s'appelle tout simplement ce que nous avons mis des années à obtenir la démocratie et un exemple de pouvoir et de contre-pouvoir la justice le judiciaire durant votre quinquennat et il y a eu un certain nombre d'affaires d'affaires politiques d'affaires politiques avec l'impression qu' il ne pouvait y avoir confusion de pouvoir par exemple les écoutes de nicolas sarkozy on s'est rendu compte que la garde des sceaux christiane taubira avait et ces écoutes elle a brandi vous en souvenez et une feuille montrant qu'elle disposait de ces écoutes on a dit également que la procédure lancée contre françois fillon arrivait à un moment opportun qu'en pensez vous françois hollande est ce que vous avez respecté et cette indépendance de la justice pleinement et de manière continue durant le quinquennat il n'y a pas une affaire car il ya toujours un moment d affaires d scandale des détournements et qui mérite la plus grave sanction mais jamais il y a eu une intervention de l'état du chef de l'état de la garde des sceaux sur une affaire en collant pourquoi avait-elle danse car les écoutes qu' il y est j'y reviens dans le livre qu'il y ait une transmission d'informations sur une procédure c'est la logique qui existe dans notre système judiciaire ou la garde des sceaux à des informations qui lui sont remontés par par les parquets mais n'a pas elle à l'époque c'était madame taubira l appel lancé des écoutes les écoutes ne peuvent être décidées dans notre pays que par la justice ou par une commission indépendante après que le premier avant que le premier ne prenne lui-même la décision est avec des contrôles qui sont systématiques donc il n'y a pas jeté des auditeurs le comprenne bien parce que on a tous des fantasmes sur ce qu'est l'état sur ce que ces tentatives sur le port où tu es le coup pourquoi tu devais vous écrivez ou de 2,2 d'espérance et les autres françois fillon audio la justice a travaillé de manière indépendante n'a pas été suscités provoquer moi je n'en savais rien quand j'ai entendu parler de cabinet noir mais c'est une conception qui n'a jamais été présente dans mon esprit et qui n'est pas possible juridiquement et heureusement qu'un président de la république ne peut pas le convaincre un juge de lancer une procédure et il faut accepter cette culture de l'indépendance de la magistrature il faut accepter qu'il y ait des procédures qu'ils soient lancés y compris contre les puissants même si ceux là doivent disposer des mêmes garanties que tous les justiciables frédéric c'est à une question sur l'union européenne on parle souvent de la présidence de la république comme la magistrature suprême mais est ce que c'est si suprême que ça dans plusieurs chapitres de votre livre on pressent aussi ses contraintes qui enserre le président de la république contraintes budgétaires mais pas seulement vous fait part aussi de ces réunions parfois interminables dans lesquels aucune décision n'est prise est ce que finalement c'est une magistrature suprême que cela non mais nous sommes dans une union européenne et nous sommes dans le monde donc le président de la république quelles que soient ses prétentions ou même ses ses prérogatives ne peut pas agir pour les autres ou pour le compte d autres qui n'ont pas voté pour lui en l'occurrence le prénom la réplique française n'a pas été lu par les européens alors il faut qu'il fasse avec et souvent on présentent l'europe comme un carcan non l'europe devrait être un levier est le plus difficile je dors révèle dans le livre c'est de discuter à 28,7 prendre la bonne décision sur les réfugiés vous écrivez ces réunions avec des propos limites qu'ils sont censés durer chacun cinq minutes et trois heures trente plus tard on y est toujours uni toujours sur les réfugiés sur la crise de la zone euro chacun quelle que soit la taille de son pays ou ou là l'importance de son économie essaye de faire valoir son point de vue c'est pour ça que un des défauts de l'europe c'est pas la décision qu'elle prend à la fin c'est le temps qu'elle met pour l'apprendre alors emmanuel macron a fait un long plaidoyer hier devant le parlement européen de strasbourg à l'issue de ce plaidoyer et voici ce qu'on a dit jean claude juncker le président de la commission européenne je voulais tout d'abord dire luxembourgeois que je suis européen que je vais mettre toute mon émotion une amitié de voir le président de la république s'exprime et de la façon dont il s'est exprimé la vraie france est de retour la vraie france comment comprenez vous cette remarque je pense que c'était sans doute par rapport à l'extrême droite et par rapport aux foulards images des massacres à elle qui était au pouvoir il viendra oui mais je n'aime pas l'expression vraie france il n'ya qu'une france et qui doit parler par la voix de du président de la république mais comme si la france était absente et pendez et la fin d'année jean claude juncker en sait quelque chose la france a été très présente dans cette pub sans la france la grèce ne serait plus dans la zone euro soit la france il n'y aurait pas eu un plan d'investissement dont jean claude juncker porte le nom sur la france il n'y aurait pas eu l'union bancaire et la lutte contre la fraude fiscale telle que nous la menons et sur la france il n'y aurait pas eu avec l'allemagne la possibilité d'agir pour empêcher que la guerre en ukraine se produisent à nos portes donc la france elle n'est pas simplement dans le la parole elle est dans l'action françois hollande justement vous revenez assez longuement sur la parole présidentielle dans les leçons du pouvoir le livre que vous publié chez stock et finalement vous dites en quelque sorte j'ai cherché beaucoup de formules et aucune n'a véritablement fonctionné expliquez nous d'abord quand président arrive je suis mon cas en 2012 on lui dit faut être rare pour que votre parole soit entendue elle doit être suffisamment exceptionnel pour que d'un seul coup le pays s'arrête et vous entendre avec une attention toute religieuse et bien ce temps-là est terminée il pouvait valoir sous françois mitterrand et avoir même avec charles de gaulle mais ce temps là est fini chaque jour le président s'exprime et sa parole d'ailleurs c'est un des problèmes que j'ai pu rencontrer à la fin fini par se diluer vous avez trompés mais parce que chaque jour il ya un discours à faire parce que chaque jour il ya un événement à commenter parce que chaque jour il ya une décision à prendre ce qui fait que le l'agenda du président c'est forcément un déplacement heureusement et donc chaque fois une prise de position ce qui a changé c'est qu'avant c'était aussi pour le président une activité pleine et entière mais il n'y avait pas les réseaux sociaux il n'y avait pas de multiples médias y avait pas les chaînes d'information donc il pouvait distiller sa parole justement vous parlez de carmaux ce déplacement vous rendez hommage à jean jaurès et tout est expliqué éclipser totalement par une pancarte et quelques manifestants exactement parce que pour les journées il faut bien qu'ils aient un événement une anecdote donc pour carmaux ah bon c'est le pays de jaurès françois hollande vient rendre hommage au jeune et il est contesté par un certain nombre de manifestants mais on a vu aussi pour vous l'île de sein pour l'île de sein alors ils 200 y pleut bon c'était quand même une information toute relative mais cette vie n'est l'information le fait du jour il pleut et françois hollande ne s'est pas abriter banon quand on rend hommage à ceux qui ont sauvé la france est et qui sont partis pour long de l'île de sein on ne dit pas que on va s'abriter derrière souza pas impunis a ajouté françois hollande il y avait aussi par exemple ce livre de conversations avec des journalistes nos confrères davet et l'homme et les conséquences qu'il a eu peut-être même sur votre capacité à vous représenter c'est pourquoi j'avais voulu m'entretenir régulièrement une fois par mois avec deux journalistes qui n'étaient pas des journalistes politiques des journalistes d'investigation précisément pour que je puisse leur dire une heure par mois ce qui avait été le jugement que je portais sur les décision que j'avais prise et qui le puissant en faire ensuite les ouvrages qui leur paraissaient nécessaire d'écrire ou utile d'écrire plus tôt après mon quinquennat mais c'était plutôt après où c'était convenu après non au début ça devait se faire dans les 100 premiers jours puis après ils ont retardé la publication mais l'objet et c'était quand même de donner un éclairage sur ce que je faisais au mois le mois ce qui devait frapper dans l'ouvragé regretter cet ouvrage par le titre parce que des journalistes qui viennent pour essayer de comprendre 10 dans un titre le président ne devrait pas dire sa doxa les contradictoires donc j'ai trouvé que c'était tout à fait fâcheuses même si le livre lui-même est fidèle et ne même intéressant pour ceux qui veulent connaître ce qui était ma réaction tout au long du quinquennat mais ce que j'ai trouvé désolant quand c'est l'utilisation politique qui en a été fait comment le président parle aux journalistes comme si mes prédictions ne parlait pas aux journalistes comme s'il fallait pas parler aux journalistes et deuxièmement que dès que la presse elle-même puisse critiquer le fait qu'on puisse parler à la presse mais ça ça fait partie des contradictions de votre métier pour être et rsaistes pourrait bien précis l'accord de départ signifier que ce livre devait sortir après la présidentielle de 2017 sac on comprend que vous n'êtes pas tout à fait clair dans les yeux là dessus au départ c'était un livre qui devait sortir après les cent premiers jours de mon mandat c'était l'objet apprécions souhaité qu'il y ait régulièrement une rencontre une fois par mois et il avait convenu que c'était plutôt après la présidence et même si à un moment il m'a dit que c'était mieux avant mais je les avais laissés libres de ce point de vue moi je ne veux pas me défausser jetons ce livre d'ailleurs il n'ya aucune façon pour moi de penser que les difficultés que j'ai pu rencontrer ou les épreuves que j'ai pu traverser serait due à d'autres cas celui qui détient la responsabilité principale qu'est ce que c'est que ça le principe sous la vème république le président a des pouvoirs c'est normal qu'ils soient un moment jugé sur la manière dont il y en a usé avez vous regretté de ne pas vous être représentés quand vous avez vu la tournure de la présidentielle le fait que emmanuel macron lui même a dit avoir été élu par effraction françois hollande je n'étais pas obsédé par l'idée de l'art réélection et je voudrais que chacun comprenne que quand on est président bien sûr qu'on pense toujours à la suite de l'action mais il ya tellement de sujets il ya tellement de pression il ya tellement de responsabilités que de vouloir chaque fois renvoyé à plus tard ce qu'on a à faire me paraîtrait me paraissait même désolant donc je n'étais pas obsédé par cette idée qui nous aurait amenés à faire des choix uniquement par rapport à cette perspective mais c'était d'une certaine façon logique de vouloir poursuivre ce que j'avais entrepris la preuve c'est que les résultats sont arrivés et peut-être même si j'avais une sixième année le jugement qui a été porté sur mon cadavre ont été largement réévalué élite qu'à certains moments il ya une frustration quand les résultats sont bons de ne pas s'exprimer pour en revendiquer la paternité oui mais je vous laisse le soin de le faire mais je pensais que je vis un moyen de vous donner tous les arguments r ce que je veux dire c'est oui j'aurais souhaité bien sûr poursuivre la mission que j'avais plus que commencé à mener mais il y avait des conditions politiques en décembre en décembre les conditions politiques n'étaient pas réunies pour que je puisse être un candidat victorieux et même si je février l'était françois hollande je finis sur décembre si je l'avais été je m'étais gravement en péril ce que je pense déjà être une difficulté de la démocratie c'est à dire que il y aurait eu sans doute sûrement même en décembre c'est la prévision était implacable l'un des rares à droite à droite au second tour au mois de février c'était différent mais il se trouve que j'avais parlé au mois de décembre des regrets d'autres regrets par exemple sur la déchéance de nationalité françois hollande qui a été est probablement l'une des choses les plus commentés dans votre camp parmi les socialistes oui j'y reviens longuement dans le livre pour en comprendre les raisons après les terribles attentats des terrasses du bataclan du stade de france où j'avais voulu qu'il y ait un consensus national et qu'il y ait des mesures qui puissent nous rassembler celle-là neuf départs de la majorité mais vous n'êtes de l'opposition et lorsque je prononce sa tombe de proposition dans le discours du congrès à versailles tout où le parlement se lève et adhèrent à ce que je viens de proposer et je sais que le pays peut se fracasser après les attentats puis après je constate et je juge en expriment leur regret que cette mesure est la défense de la cheville et qui existe déjà dans notre droit peut diviser peut même suscité l'incompréhension chez beaucoup de nos concitoyens de binationaux alors qu'ils ne sont pas concernés ils n'ont commis aucun acte de quelque nature que ce soit des terroristes alors je considère qu'il faut retirer mais ce regret je l'est encore aujourd'hui prédire extasions sur la laïcité dans votre livre vous écrivez les socialistes il y a un siècle on définit la laïcité ils sont les mieux placés dites vous pour défendre la dignité la liberté face au communautarisme et à l'ethnie cisme quand vous voyez que certains organisent des réunions du temps non mixité raciale on voit certaines universités est ce que ça vous inquiète ou bien est ce que c'est une forme de mobilisation légitime non de mobilier sur légitime sûrement pas ce qui m'inquiète c'est que il puisse y avoir dans un certain nombre d'esprits l'idée qu' on se protège on se comprend mieux en étant entre nous ce qui m'inquiète le plus d'un autre société celle entre soi qui n'est pas le communautarisme qui est de dire que nous nous sommes dans des familles très réduite et que pour nous tenir au chaud il ne faut pas se confronter aux autres or qu'est-ce que c'est que l'universalisme républicain qu'est ce que c'est que l'idée de la france c'est précisément de casser les barrières
François Hollande