Audition de Luc Rémont, PDG d'EDF
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 17 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de la situation actuelle après la crise de la corrosion sous contrainte ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment EDF se prépare-t-il pour le programme du nouveau nucléaire ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment dialoguez-vous avec l'État et la Commission européenne sur le financement du nouveau nucléaire ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels sont vos besoins en matière de régulation des prix du parc historique ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Comment travaillez-vous à la résolution du différend sur les concessions hydroélectriques ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Décrivez votre monde électrique idéal post ARENH.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Luc RémontChiffre
« Nous avons l'ambition d'atteindre une fourchette de 315 à 345 TWh sur l'année 2024. »
- 14:00Luc RémontFait
« Nous nous préparons au programme de nouveau nucléaire qui représente un défi tout à fait colossal à l'échelle du pays. »
- 2:00Luc RémontFait
« l'accord communautaire de 2023 n'a pas changé les règles de discussion et elle met parmi les outils disponibles à la disposition des états la faculté de conclure des CFD sur des actifs existants »
- 6:00Luc RémontChiffre
« le commerce que nous faisons aujourd'hui dans les 65 70 € du mgawh il est parfaitement compétitif à l'échelle européenne »
- 8:00Luc RémontFait
« en Europe ponctuellement l'Espagne peut avoir des prix inférieurs au NES ponctuellement parce que dans quelques années vont fermer leur centrale nucléaire »
- 10:00Luc RémontChiffre
« notre écart avec le prix allemand de l'année prochaine est maintenant de 6 € du mgawh »
- 14:00Luc RémontFait
« il y a besoin de relancer les investissements ce que j'observe c'est que dans tous les autres pays européens dans lesquels cette discussion a eu lieu une solution a été trouvée »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
chers collègues nous nous recevons cet après-midi dans le cadre de travaux monsieur Luc Grémont Président Directeur Général d'électricité de France Merci monsieur d'avoir répondu à notre sollicitation euh avant de de de vous donner la la parole il il m choix de vous rappeler la la loi concernant le le fonctionnement des commissions d'enquête parlementaire en vous rappelant qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête passible des peines prévu aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende bienvenue monsieur monsieur euh toujours très agréable commencer comme ça je vous invite à prêter serement de dire toute la vérité donc rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je le jure avec le micro monsieur le Président merci monsieur le Président le Sénat constitué comme vous le savez le 18 janvier dernier une commission d'enquête sur le le thème de la production de la consommation et des prix de l'électricité aux horizons 2000 35 et 2050 donc nous nous travaillons sur le le le système actuel ses évolutions son avenir en nous posant une question centrale ce système sera-t-il en capacité de faire face à la demande d'offrir au particulier aux entreprises une électricité à un prix raisonnable compétitif pour ce qui concerne l'économie quel sont ces perspectives de développement euh EDF représente entre 60 et 70 % des part de marché de l'électricité en France vous êtes par ailleurs le seul producteur d'énergie nucléaire dans notre pays le principal producteur d'énergie hydraulique et vous avez vous allez avoir la responsabilité de la de la réalisation du prochain programme électronucléaire autant de de raisons évidemment pour nous de de de vous auditionner sur sur sur sur ce périmètre là quelques questions avant que monsieur le le rapporteur que que je salue ne ne vous pose les les sienne quelle est votre analyse de la situation d'aujourd'hui monsieur le le président après des années qu'on peut qualifier de de difficile eston sorti de la crise de la corrosion sous contrainte doiton en subir une nouvelle sur le allier des 900 MW comment concrètement EDF se met en ordre de marche pour prendre en charge le programme du nouveau nucléaire même si nous avons quelques éléments de réponse à cette question là en ayant auditionné certains de vos collaborateurs en charge du sujet Comment dialoguez-vous avec l'État et la Commission européenne sur les sujets cruciaux en cours et notamment le modèle de financement du nouveau nucléaire et la régulation des prix du du parc historique l'intérêt d'une directive baccarbone pour garantir un traitement équitable des technologies de production le souhait que vous avez exprimé d'un plan d'action européen pour l'électrification si mes notes sont bonnes qui fixerait pour les États-membres des objectifs indicatifs clair d'électrification de leur énergie finale par exemple 35 % d'électricité dans l'énergie finale d'ici 2030 y a-t-il de votre part derrière cette question un besoin in de clarification ou une inquiétude quant à l'engagement de certains partenaires européens comment travaillez-vous à la résolution du différent avec la Commission de l'Union européenne sur les concessions hydroélectriques qui duent depuis de très nombreuses années et qui bloque tout investissement en quoi le régime d'autorisation que vous prenez est-il de nature à satisfaire à la Commission européenne voilà quelques thèmes sur lesquels nous souhaiterions avoir vos vos vos éclairages et et et sur lequel reviendra euh monsieur le le le rapporteur donc on va dérouler l'audition comme on le fait d'habitude on vous donnera 10 minutes de présentation liminaire monsieur le rapporteur posera des des des questions en rapport avec ce propos liminire vous y répondrez ensuite ona on donnera la parole au collègues pour un un temps un temps d'échange qui qui qui qui qui finalisera cette cette audition voilà avant de vous donner la parole je je la je la cède volontiers monsieur le rapporteur Vincent de merci monsieur le Président bonjour monsieur le Président et bienvenue euh donc effectivement on a déjà on a déjà auditionné vous le savez très bien plusieurs directeurs de de votre groupe hein qui effectivement principal acteur sur le marché de l'électricité même s'il est pas le seul mais en tout cas c'est c'est c'est un un acteur majeur euh j'ai des questions qui iront dans le sens de celles qui ont été posées par le Président je vais pas les euh mais j'en auraai une sans doute alors je pense c'est pas forcément dans votre propos liminaire que vous pourrez le faire mais nous décrire votre monde électrique idéal post Aren qu'est-ce que comment vous le voyez qu'est-ce qui serait au niveau de la Commission européenne des marchés des consommateurs de tout est-ce que voilà donc j'aimerais bien vous entendre sur ce sujet s y avait pas de contrainte qu'est-ce qui serait idéal pour vous monsieur le Président vous avez la la parole merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les sénateurs je suis très heureux d'être parmi vous pour répondre à à vos questions dans le cadre de du très gros travail que vous avez engagé qui qui va au fond des choses et je pu le mesurer par le nombre de questions que vous nous avez posé et puis évidemment par les auditions de nos collaborateurs et collaboratrice et et pour ce qui concerne EDF évidemment nous sommes toujours heureux de partager en transparence les défis auxquels nous sommes confrontés puisque ce sont ceux du pays et que nous essayons dans toute la mesure du possible et avec l'engagement de nos 170000 collaborateurs de répondre au mieux au aux enjeux de l'énergie de l'électrification du pays dans un environnement qui est celui d'une entreprise du secteur concurrentiel comme vous l'avez rappelé pour en tout cas les essentiel de nos activités en dehors de l'activité de réseau qui est celle d'enedis et qui est gérée sous indépendance de gestion comme vous le savez alors comme vous avez déjà beaucoup de matière je je propose peut-être dans mon propos liminaire de m'en tenir plutôt à à des éléments principaux stratégiques qui sont ceux qui marquent je pense l'actualité et le futur du groupe pour essayer de vous donner un éclairage et en commençant à essayer de répondre euh aux questions que vous avez formulé monsieur le Président euh et peut-être en esquissant puisque monsieur le rapporteur vous m'incitez à rêver donc en esquissant en conclusion une forme de rêve qui pourrait être le rêve du monde électrique futur même si ceci pourrait nous emmener assez loin en réalité donc ça me prendra peut-être plus que le propos liminire alors peut-être commencer par vous donner quelques éléments sur la situation stratégique du groupe sa situation opérationnelle comme vous l'avez rappelé monsieur le Président euh le groupe a connu entre 2022 et 2023 à la fois la crise énergétique notre pays et l'ensemble de l'Europe ont traversé mais également la plus grande crise industrielle depuis sa création en 1946 qui s'est manifesté par l'émergence d'un problème industriel qualifié de générique pour la première fois ce qui a toujours été redouté au sein de DF puisque nous avons un parc nucléaire qui réplique et dont nous bénéficions évidemment de tous les facteurs de productivité associés au fait que nous répliquion par palier nos différentes centrales nucléaires mais avec évidemment l'inquié de voir apparaître un jour un défaut générique qui touche plusieurs réacteurs à la fois phénomène qui s'est produit avec l'émergence de la corrosion sous contrainte au jour où nous parlons ce phénomène a été depuis qu'il a été diagnostiqué fin 2021 il a été compris il a été caractérisé il a été sa résolution a été élaborée puis industrialisée donc nous sommes dans la phase dans laquelle nous avons terminé le travail de correction de la corrosion sous contrainte sur les premiers phénomènes qui avaient été découverts et nous continuons un euh calendrier très précis d'inspetion complémentaire que nous conduisons dans un calendrier qui est parfaitement agréé avec l'Autorité de Sûreté Nucléaire et qui va encore nous conduire à travailler sur ce sujet au moins pour les l'année en cours et l'année prochaine et à continuer de faire du traitement de ce phénomène lorsque nous en trouvons ça peut encore arriver euh on n'est plus du tout dans les ampleurs de phénomèn du moment où nous avons découvert ce phénomène et évidemment l'impact euh sur la production et sur le disponible de la production nucléaire est bien plus faible en 2024 qu'il ne l'était en 2023 ETI même plus faible qu'en 2022 et donc progressivement ceci nous permet de remonter notre cible de production nucléaire euh nous l'avons fait entre 2023 et 2022 en passant 279 TWh en 2022 à 200 à 320 en 2023 nous avons l'ambition d'atteindre une fourchette de 315 à 345 TWh sur l'année 2024 et de continuer d'augmenter la production entre so 335 et 365 TWh en 2025 donc voilà où nous en sommes sur le phénomène de corrosion sous contrainte euh tout ceci maintenant entre dans le le la planification de moyen et long terme de la maintenance euh lourde de notre parc de 56 réacteurs euh qui nous amène progressivement au travers des visites périodiques et des visites décennales à travailler à la prorogation de notre parc nucléaire comme étant un instrument de production qui a le potentiel de continuer d'être utilisé pendant encore un certain nombre de décennies nous travaillons aujourd'hui sur les visites décennales euh quarantenire de des prochaines tranches euh et euh nous commençons à travailler avec l'Autorité de sûreté sur les viscenales C anenaire des tranches les plus anciennes de même que sur la planification de la façon don nous pouvons emmener l' ensemble du parc nucléaire au-delà de 60 ans voilà où nous en sommes sur le plan opérationnel euh pour continuer sur notre situation d'entreprise évidemment nous sommes dans une phase dans laquelle alors que le niveau de consommation électrique de nos concitoyens qu'il soit professionnel ou particulier est au plus bas depuis pratiquement une vingtaine d'années nous savons que se trouve devant nous les une évolution à la hausse de la demande électrique qui sera tirée en partie par l'électrification d'un certain nombre d'usage au premier rang desquels la mobilité et une industrialisation une électrification de l'industrie existante ou une localisation en France de nouvelles industries dont l'énergie est électrique donc ces besoins vont tirer la demande électrique sur les deux décennies qui viennent et donc il nous faut accompagner cette évolution de la demande électrique au juste niveau et également préparer le long terme le long terme étant le fait que même si nous prorogeons nos 56 réacteurs au-delà de 60 ans ces 56 réacteurs ont été pour l'essentiel construit en 16 ans et donc un jour ils atteindront tous le même âge en 16 ans donc il nous faut être prêt ce jour-là pour être capable de les remplacer dans un système électrique qui a cet horizon qui est peut-être 2050 et au-delà devra aussi répondre au besoins de stabilité puisque le mix électrique futur sera fait d'une production qui est je l'espère à cet horizon totalement décarboné mais qui aura besoin de pouvoir associer une production renouvelable par essence intermittente avec une production commandable décarboné dont à date on ne connaît que deux technologie qui permettent de l'atteindre à l'échelle industrielle qui sont l'hydraulique la plus ancienne qui reste évidemment très intéressante et le nucléaire et donc il nous faut nous préparer dès maintenant pour être prêt à cet horizon 2050 et au-delà avec une capacité de production nucléaire qui répondra au besoins du mix opérationnel de la stabilité électrique du du secteur pour cela évidemment nous nous préparons au programme de nouveau nucléaire qui représente un défi tout à fait colossal à l'échelle du pays et qui dépasse par son ampleur le seul acteur Industri rel qui est EDF mais dont EDF est évidemment le porteur le maître d'ouvrage et en grande partie le réalisateur industriel pour cela nous nous préparons dans toutes les dimensions de ce projet en commençant par l'ingénierie qui est la phase dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui cette ingénierie elle doit nous conduire à tirer l'ensemble des leçons apprises dans les construction de réacteurs les plus récentes qui ont été peu nombreuses mais qui néanmoins nous ont permis de maintenir une filière en état de construire et donc c'est de tirer les leçons des réacteurs construits à Taishan du réacteur construit à hkiliuto en Finlande du réacteur de flamandville que nous espérons raccorder au réseau dans le courant de cet été et de la construction en cours de deux réacteurs à inclle point au Royaume-Uni en tirant les leçons de ces constructions nous définissons un réacteur qualifié de PR2 qui a vocation à être construit en série euh chose qui n'a pas été faite depuis 20 ans et c'est dans la construction en série que nous devons retrouver une cadence de construction qui nous amènera à la bonne performance de réalisation de ce nouveau parc nucléaire et donc à sa performance économique tout court au moment où il sera raccordé horizon donc nous travaillons sur l'ensemble de ces dimensions industrielles ingénierie capacité à construire évidemment capacité à fabriquer euh à la fois pour ce qui est au sein du groupe EDF donc au sein du groupe EDF vous trouverz une grande partie de l'ingénierie et une partie significative de l'industrie notamment avec Framatome mais évidemment avec l'ensemble de nos partenaires industriels qui représente une filière industrielle qui en France représente à peu près 200000 emplois avec qui nous sommes mobilisés pour préparer ce programme je dis bien préparer ce programme parce que pour le réaliser bien il nous faut être prêt au moment où on commence à construire et donc nous sommes dans la phase dans laquelle nous nous préparons ça veut dire réaliser les bonnes études pour savoir ce qu'on construit quand on commence et avoir pensé à la réalisation pour construire tout de suite rapidement et le temps de construction étant un facteur essentiel de succès pour assurer à la fois la qualité et le délai de construction voilà où nous en sommes nous avons évidemment dans ce cadre à mener des discussions avec l'État dans un premier temps dans un second temps avec la Commission européenne sur les modalités de financement de ce projet je rappelle que aujourd'hui à de très rares tion prê aucun aucun actif de production aucune aucun site de production électrique en Europe euh n'est réalisé en l'absence d'un financement public ça n'est pas que ces actifs ne sont pas fondamentalement euh finançable euh économiquement leur économie est soutenable mais nous sommes dans un environnement de marché qui est que qui qui fait que la fluctuation des prix affecte la capacité à lever les financements nécessaires sans forme de garantie publique donc pour toutes les technologies il y a un besoin de financement public ou de garantie publique pour que les projet se réalise et en l'absence de ces financements encore une fois à de très très rares exceptions près qui sont toutes très récentes associé à l'envolet des prix qui a eu lieu en 2022 et 2023 euh ces besoins de financement ou de garantie public concerne tout le secteur et donc il n'y a pas de raison que les projets nucléaires desdf fassent exception à la règle nous aurons besoin de cette forme de garantie ou de cette forme de financement pour réaliser ce projet nous avons commencé évidemment les discussions avec les services de l'État sur les différentes modalités possibles l'objectif étant évidemment d'avoir une aide qui est proportionn au besoins et qui permett de définir un niveau de risque pour le projet qui soit admissible pour l'opérateur que nous sommes qui amène infin à avoir une électricité qui soit euh évidemment tout à fait décarboné et compétitive pour nos concitoyens au moment où elle sera livrée sur le réseau donc nous engageons cette phase de travail pour l'instant on est dans un travail technique qui va nous prendre au moins toute l'année et à l'issue de cette année nous seront je l'espère en état d'avoir réuni les conditions nécessaires pour monter ce financement et passer à la phase dans laquelle nous en discussons avec la Commission européenne qui approuve au titre des aides d'État l'ensemble des financements de ce type qu' viennent de def ou qui concerne def ou d'autres ça fait partie des règles communes euh nous euh euh avons évidemment dans ce cadre besoin également d'avoir un cadre de fonctionnement pour les années qui viennent sur l'ensemble de notre activité vous avez mentionné monsieur le Président Monsieur le Rapporteur Laren comme le cadre qui vient à échéance fin 2025 ce cadre évidemment nous astreint aujourd'hui à vendre les 2/3 de notre électricité nucléaire euh à un niveau qui est qui n'a pas bougé depuis 12 ans qui est significativement en-dessous des coûts tels qu'ils ont été analysés par l'analyse indépendante de la creux et donc il est évident que dans dans un tel cadre il ne nous serait pas possible de nous projeter dans l'avenir et d'envisager un programme d'investissement qui assure la soutenabilité de la fourniture électrique à long terme donc nous avons travaillé une bonne partie de l'année dernière avec le gouvernement en parallèle du travail qui se faisait à l'échelle communautaire sur les règles de marché futur tirant les leçons de la crise énergétique dans laquelle se trouvait plongé l'ensemble de l'Europe et nous avons trouvé un accord qui est parfaitement en ligne avec l'accord européen je rappelle que l'accord européen a défini deux axes fondamentaux le premier c'est qu'il faut tirer le marché électrique vers le long terme pour donner plus de stabilité aux clients comme aux industriels qui investissent et c'est l'absence de long terme qui a de l'instabilité et donc nous avons nous-mêmes pris l'engagement de formuler davantage euh de contrats à l' terme avec l'ensemble de nos clients et nous déployons cette nouvelle politique commerciale depuis maintenant quelques mois avec une accélération tout à fait net je crois que Marc Benayoun notre directeur exécutif en charge du commerce est passé devant vous il y a quelques jours vous a dit que nous avions 6711 contrats déjà signés j'ai le plaisir de vous dire que quelques jours plus tard nous avons plus de 800 qui sont signés donc voilà ce phénomène commercial est en train de s'accélérer sur la base de beaucoup de travail d'explication d'échange avec toutes les entreprises euh de toute taille et de toute région nous avons réalisé plus de 500 réunions dans toutes les régions pour expliquer ce qu'est la formation d'un prix commerçant responsable de long terme euh permettant d'avoir des prix qui sont dans les gammes euh teles que la cible euh qui est annoncé par le gouvernement au mois de novembre qui a tourné autour de 70 € du mgaw qui était une cible résultat d'une estimation de ce qu'était une économie de long terme de l'électricité mais je suis heureux de vous dire que nous accélérons ce déploiement commercial aujourd'hui je suis sûr que vous aurez d'autres questions sur question sur ce point donc je ne serai pas plus long pour l'instant mais tout ça pour vous dire que ce cadre commercial sur le monde électrique il est absolument indispensable pour nous donner de la stabilité de la visibilité et pour donner la même chose à l'ensemble des clients du secteur électrique il y a évidemment en complément de ce cadre commercial le la question du rythme de l'électrification vous avez souligné monsieur le Président par définition ce rythme d'électrification est une incertitude puisqu'il relève du choix des consommateurs les consommateurs font des choix éclairés en fonction de leurs propres besoins mais il y a un certain nombre d'éléments qui guident l'électrification bien sûr les réglementations qui touchent la mobilité par exemple les éléments qui sont relatif au prix du carbone sont des éléments qui guident l'électrification et puis évidemment toutes les réglementations associées au secteur du bâtiment par exemple qui ont conduit à pousser pour l'efficacité énergétique et qui également ont entre la RT 2012 et la règlement énergétique 2020 ont rétablit un équilibre qui était souhaitable entre des sources carbonées d'énergie du bâtiment et l'électricité décarbonée en FA faveur du bâtiment donc l'ensemble de ces éléments concourt non pas à ce que l'électricité soit en soit un objectif mais est-ce que l'énergie décarbonée Infiné qui est le sujet qui est la préoccupation commune de l'ensemble des États européens et qui doit nous guider dans la transition énergétique puisse effectivement trouver son aboutissement d'ici 2050 dans ce cadre d'objectif de décarbonation naturellement notre conviction à EDF et notre notre mission c'est de faire en sorte que l'électricité en soit un véhicule très efficace et de donner et d'apporter les solutions qui permettent à l'électricité d'être un si ce n'est le principal véhicule de cette décarbonation je terminerai en répondant euh à la question du président sur l'hydroélectricité vous avez raison de souligner que l'investissement dans l'hydroélectricité bloqué depuis près de 20 ans euh sur la base d'une euh d'un désaccord sur l'interprétation des des de la continuité des concessions hydroélectriques nous avons beaucoup travaillé chez EDF pour trouver les options possibles pour débloquer l'investissement considérant que l'intérêt du pays dans un monde dans lequel l'électricité est plus instable parce qu'il y a davantage d'intermittence dans le mix de production électrique il est souhaitable d'avoir avec l'hydroélectricité comme avec la modulation possible du nucléaire davantage de stabilité possible il y a également du potentiel d'investissement hdroélectrique qui augmenterait la capacité de d'électricité décarboné pilotable sans nécessairement créer des nouveaux barrages mais en faisant soit des rehausses soit des transformations de barrage en station de pompage donc en permettant davantage de pilotabilité du système électrique sur la base de l'hydroélectricité et donc pour cela il nous semble que le régime d'autorisation qui est celui qui est très largement le plus communément admis en Europe serait le meilleur pour permettre cette relance des investissements et tout le travail que nous avons fait nous conduit à penser que nous avons une approche qui est juridiquement solide pour passer à ce régime d'autorisation évidemment dans des conditions qui restent à discuter et dont l'initiative revient naturellement à la fois à l'exécutif et au législateur euh voilà ce que je peux vous dire en essayant de répondre succintement à vos questions monsieur le Président euh et ensuite puisque le le rapporteur m'incite à à rêver euh je je voudrais d'abord vous dire que monde électrique idéal je pense n'existe pas mais mais que l'électricité est mon monde depuis déjà un certain nombre d'années et je l'ai vu sous plusieurs angles je pense que le potentiel énergie électrique est encore très élevé et que nous avons beaucoup à faire dans l'électricité pour répondre aux besoins du pays donc le potentiel est énorme il y a un certain nombre de choses à à continuer de travailler pour que le développement du monde électrique soit soit soutenable soit soit harmonieux soit rapide si possible la la stabilité est le premier élément le plus difficile quand on est industriel c'est d'adapter des décisions qui ont des implications à 15 ans à une fluctuation de cadre qui peut être infra annuel et donc l'élément le plus désireux euh dont nous sommes le plus désireux chez EDF c'est une visibilité une stabilité de nos règles de marché à l'échelle européenne évidemment notre cadre à l'échelle national c'est l'élément qui est le premier facteur de succès pour nos opérations comme je pense pour celle de nos concurrents dans un secteur d'avoir un cap clair sur la direction à prendre permet aux acteurs industriels que nous sommes de prendre des décisions qui sont éclairées et dans lequel le risque d'aléa est mesuré et il est compris c'est le premier élément sur lequel je pense nous devons travailler ensuite le deuxième élément c'est d'une certaine manière le fait que les les règles de marché qui s'appliquent à nous soient agnostiqu sur le plan technologique on a eu longtemps des des choix européens principalement induisant des législations européennes principalement fixant des objectifs par type de technologie les objectifs par type de technologie conduisent généralement une forme de ségrégation qui se traduisent Infiné par des ségrégations du système électrique et donc elles induisent à la fois des risques économiques et des risques physiques sur le système électrique qu'une législation agnostique sur le plan technologique comme celle qui a été conclue à l'échelle européenne en 2023 permett d'éviter donc en 2023 l'ensemble des étatsmembres Européens et le Parlement se sont mis d'accord sur une législation qui fixe des règles de marché qui sont valides pour toutes les technologies sur les modes de financement et sur les modes d'échange d'électricité pour toutes les technologies décarbonées je pense que c'est un atout et qu'il nous faut continuer d'avoir cette approche qui est neutre sur le plan technologie laissant aux aux industriels le soin de piloter leurs propres investissements de façon à assurer euh un équilibre général de euh des euh des des besoins des consommateurs naturellement à l'échelle de chaque pays il y a des choix qui doivent être faits tous les pays ne souhaitent pas avoir sur le sol les opérations nucléaires j'observe qu'une majorité de pays européens considère à ce jour que pour avoir de l'électricité pas seulement un jour sur de mais tous les jours de l'année et décarbonés il est nécessaire d'avoir dans son mix à des proportions variables en fonction des situations de chacun des pays une certaine proportion de renouvelable et une certaine proportion de nucléaire et d'hydraulique euh enfin dernier élément je pense que dans ce monde électrique idéal il est également essentiel d'accompagner les consommateurs dans le chemin de la décarbonation c'est pour ça que dans les quatre axes stratégiques que nous bâtissons aujourd'hui pour le DF du futur donc dont j'espère qu'il atteindra ce monde électrique idéal à l'horizon disons 2035 au fond nous et terminerai par là nous essayons de synthétiser nos quatre priorités fondamentales pour le groupe et que je résumerai de la façon suivante la première c'est bien sûr d'accompagner nos clients et nos clients sont tous à des degrés divers dans un chemin individuel collectif de décarbonation et notre mission en tant qu'expert de l'énergie décarboné c'est vraiment de les accompagner dans ce chemin et je sais par expérience qu'il y a autant de travail à faire du côté du client qu'il y en a à faire du côté du producteur et et du transporteur d'électricité et donc voilà le premier axe sur lequel nous voulons concentrer l'action de DF le second c'est naturellement d'être en mesure de produire plus d'électricité carbonée de décarbonée pardon et de faire en sorte que une proportion prépondérante de cette électricité décarbonée que nous produisons soit commandable pour assurer bien sûr la résilience et la disponibilité de ce que nous fournissons à l'ensemble de nos clients la trè c'est que comme opérateur de système électrique naturellement ces deux premiers objectifs ne sont pas possibles sans un réseau qui fonctionne dans le Nouveau Monde électrique et le réseau du Nouveau Monde électrique il a peu de choses en commun avec celui d'il y a quelques décennies puisqu'il doit être capable d'absorber une injection d'électricité en de multiples points et un soustirage beaucoup plus aléatoire associé à des modes de consommation qui sont multipliés et donc nous avons besoin d'adapter notamment le réseau de distribution à cette nouvelle donne électrique et c'est notre trème pilier stratégique le 4è enfin il consiste à développer tous les moyens de flexibilité qui permettent d'assurer l'adéquation entre l'offre et la demande à tout moment de la journée 365 jours par an dans un monde dans lequel cette instabilité qui est conséquente du N de la nouvelle donne électrique nécessite d'avoir des moyens de flexibilité qui sont démultipliés et donc ceci amène au 4e pilier stratégique que nous développons pour le groupe voilà je j'ai été plus long que les 10 minutes que vous m'aviez octroyé donc je vais m'arrêter là et je seraai heureux de répondre à vos questions merci monsieur le Président je donne la parole à Monsieur le rapporteur le président a étaé gentil a fait une fleur vous allez laisser développer largement et merci merci pour pour votre vos propos introductifs qui qui sont allés effectivement qu' apporter un certain nombre de réponses à des questions que que l'on se pose alors je je je commencer mes questions plutôt sur le le prix déjà sur le prix le ces conséquences sur le le prix d'électricité ses conséquences sur le la situation financière de DF alors tout d'abord la reine parce queon c'est c'est quand même nucléaire historique c'est c'est un dispositif qui va se terminer fin 2025 euh il y a un peu de controverse EDF affirme que ça lui a coûté cher euh la Cour des comptes dis pas exactement cela est-ce que vous pouvez nous chiffrer le coût pour EDF du dispositif à Rennes s'il y avit pas eu de dispositif à Rennes qu'est-ce que ça aurait eu comme conséquence sur les comptes de DF et est-ce que ce montant aurait permis de rembourser une bonne partie de la dette des 50 milliards que qui qui est la dette à peu près aujourd'hui quoi un petit peu plus de 50 milliards c deedf le euh la la deuxième question sur les prix c'est l'accord quoi l'accord non formalisé mais qui est annoncé comme un accord entre le gouvernement et EDF sur les 70 € de prix moyen sur avec les incitations à des contrats à long terme comme vous comme vous l'avez dit on est content que ces contrats prennent un peu plus d'ampleur encore aujourd'hui c'est c'est c'est un accord un peu dissymétrique hein vous on a critiqué la reen pour son côté dissymétrique et finalement l' est symétrique c'est pas c'est pas un contrat pour différence c'est un prix un objectif de prix moyen et pour la partie énergie bien sûr pas pour le le prix total de l'électricité et avec un système de captation au dessus de 78 et 110 € qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui se passe si les prix deélectricité reste à des niveaux bien plus bas que ceux que vous avez anticipé qu'est-ce qui se passe pour EDF euh voilà combien de temps vous pouvez tenir combien ça peut vous coûter ce weekend je crois qu'il était à zéro aujourd'hui c'était à 1 € d'après mes informations un petit peu plus bon on m'a dit 1 € moi mais bon mais en tout cas ça reste à des niveau assez bas et on sait pas très bien combien de temps je sais pas quels sont vos scénarios à ce sujet-là et puis euh vous savez que nous nous nous on cherche on recherche au niveau de la commission d'enquête des prix qui soient acceptables pour nos concitoyens et compétitifs pour les industriels et en même temps qui permettent des investissements alors vous avez parlé de stabilité nous on parle aussi de de visibilité parce que pour investir il faut il faut essayer de voir à long terme donc c'est vrai qu'on on a envie de trouver une solution et euh comment vous voyez-vous la construction des tarif vous dans la période post Aren je je commence par cela parce que après j'ai j'ai d'autres questions mais je vous laisse répondre à ces questions suivant ensuite merci monsieur le président euh bon sur sur laarine je vais pas me prêter au jeu des polémiques euh en en jetant des chiffres comme ça en pâture euh je rappellerai simplement un un élément de bon sens c'est que quand vous demandez à une entreprise de vendre les 2/ers de sa production en dessous de ces coûts ça peut pas bien finir moi je connais pas beaucoup d'entreprises industrielles qui fassent ça euh donc c'est c'est ce qui est la reine la reen nous demande de vend formellement 100 terwh euh par définition c'est les pertes en en plus les pertes des réseaux en plus et au-delà de ça il nous faut évidemment euh dupliquer ce montant pour être capable d'offrir la même chose au clients d'EDF donc ça veut dire que nous sommes à au moins les 2 tiers de la production en tout cas les années les plus récentes puisque la production a baiss qui est vendu en dessous des coûts donc par définition euh c'est quelque chose qui ne peut pas durer aussi longtemps que les contributions euh après il y a de multiples analyses qui ont été faites euh je je je vais pas contester les les méthodes d'analyse les unes après les autres si on prend les hypothèses les plus extrêmes qui seraient les plus favorables à EDF on prend chaque année ce qui aurait été le prix de marché EDF vendant la totalité au prix de marché évidemment EDF est une entreprise responsable donc je ne pense pas que nous aurions nous aurions nous-même souhaité bénéficier des prix de marché les plus les plus extravagants en en période de crise sans quoi effectivement je pense qu'en une seule année nous aurions désentêé le groupe mais on aurait créé des dommages définit au pays donc c'est pas l'objectif de DF non plus mais ce qui est clair c'est que pendant une décennie sur la base de cet accord nous n'avons pas préparé l'avenir VO je m'entiendrai à ça et je pense que l'ordre de grandeur se chiffre non pas en milliards mais en dizaines de milliards en plusieurs dizaines de milliards sur ce qui ce que représente infin le coût pour EDF de l'application de l'arè sur un peu plus d'une décennies ce qui est le plus criticable infin dans ce dispositif n'est pas seulement le fait que ça a coûté à EDF c'est infin a aussi fait mal au client euh puisque sur les deux dernières années le fait que le client ne bénéficie que d'une protection sur la moitié de ce qui lui est fourni en ayant accès à la ressource rare qui est l'allocation de la capacité de l'arine par défaut ça a aussi conduit les clients parce que c'était le seul choix possible pour les fournisseurs dont nous sommes à être surexposé à court terme sur l'évolution du reste des prix et donc sur les deux dernières années ça a conduit aussi les prix à exploser lorsque par insuffisance de gaz notamment à l'échelle européenne les prix de très court terme ont explosé donc la seule façon de sortir de ce dilemme c'est de se dire que ce qui amène à la formation de prix le plus raisonnable et le plus stable c'est de se se détacher du court terme par que le court terme par définition reflète comme vous l'avez souligné vous reflète la demande et l'offre sentanné donc oui ce weekend il y avait peu de demande la France est en vacances il y avait beaucoup de vent beaucoup de soleil donc nous avons modulé puis éteint un certain nombre de réacteurs nucléaires parce que la demande n'était pas là et les prix ont plongé à zéro bon ça arrive un certain nombre de fois dans l'année maintenant si on se projette à 5 ans l'analyse et la formation des prix est très différente elle regarde à l'horizon de 5 ans ce que sera la demande européenne à l'horizon de 5 an ce que seront les modes de production ce que seront les coûts moyens de production et la formationation des prix se fait sur une analyse économique de moyen terme et donc elle a elle atterrit sur des conditions qui ne sont pas la plus belle opportunité vue du client c'est les prix sont à zéro je veux payer zéro ni la plus belle opportunité vue du producteur qui est dire ah il y a plus de il y a plus de soleil ni plus de vent et donc on va pouvoir facturer l'électricité très cherre c'est finalement une intégration de tout ça avec une vision de moyen terme un horizon 5 ans euh à l'horizon duquel chacun forme finalement notamment entre les producteurs et les fournisseurs une vision de ce que seront les conditions économiques de l'électricité à cet horizon et cet horizon là il est beaucoup moins sensible à la fluctuation je prend un exemple qui est que au pire de la crise c'est-à-dire tout début 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine les prix à très court terme ont explosé à plusieurs centaines d'euros ils ont dépassé les 500 € du mgawh le pr à 5 ans avec malheureusement très très peu de liquidité comme on dit dans les marchés c'est capacité de faire du volume n'a jamais dépassé 150 donc c'est bien que il y a fondamentalement dans cette formation de moyen terme et c'est pour ça que nous poussons vers le commerce de moyen terme un amortissement qui qui fait converger les prix vers la rationalité économique et c'est cela qui est pour les client comme pour EDF ça ça répond en partie à votre question sur qu'est-ce qui se passe si les prix baissent c'est aussi une protection pour F puisque nous et pour l'ensemble des producteurs puisque à partir du moment où on vise cet horizon de moyen terme dans les deux sens nous sommes moins sujet à fluctuation voilà euh alors ensuite évidemment euh l'accord sur les 70 € et je passe à votre 2è question le 70 € c'est c'est une estimation c'est le résultat d'une simulation de la là où peuvent se former les prix de moyen terme avec une analyse économique euh l'accord il porte sur à partir de quel niveau le gouvernement et EDF considèrent qu'il est légitime que l'État puisse commencer à prélever sur EDF des revenus pour les redistribuer aux clients afin de les protéger d'une hausse des prix qui ne serait pas anticipé donc c'est là que nous sommes arrivés à un accord sur 78 € du mgawh de 2022 en tenant compte de l'inflation et pour un prélèvement à 50 % des revenus qui seraiit dégagé au-dessus de ce prix moyen et à 110 € du mgawh pour 90 % des revenus qui serait dégagés au-dessus de ce revenu moyen la formation des prix reste une formation des prix commerçantes qui est évidemment alignée avec le droit communautaire et qui donc nous expose comme nous le sommes aujourd'hui aujourd'hui nous sommes totalement exposés à la baisse des prix laarenne ne donne aucune protection à EDF sur la baisse des prix euh et donc le régime futur euh nous offre la protection nous serons capables de construire avec un commerce de long terme cette protection là au moins nous avons la capacité de la construire ensemble avec nos clients nous protégeant les uns les autres des fluctuations protégeant les clients des fluctuations vers le haut et donnant une forme de protection à EDF s'il y a des fluctuations de court terme vers le bas après si nous entrions dans une phase de prix bas de très long terme c'est forcément qu'il y aurait une inadéquation entre l'offre et la demande ça voudrait dire que au fond on s'est trompé sur la demande électrique et il y a trop d'offre électrique donc il faudrait à ce moment-là qu'on a juste nos investissements à la baisse parce que à la fois en renouvelable et potentiellement dans d'autres modes de production parce que ça voudrait dire qu'au fond nous nous sommes trompés sur la demande électrique je pense qu'on en est pas là et c'est évidemment pas souhaitable le but étant que nous puissions réaliser des investissements à temps pour anticiper sur la demande de demain et donc c'est bien comme ça qu'on compte construire notre planif planification d'investissements et bien sûr le le déploiement de notre politique commerciale avec encore une fois le le moyen long terme comme principal élément de stabilisation des prix pour les clients comme pour nous merci monsieur le rapporteur et ensuite les collègues merci monsieur le Président alors je change un peu de sujet quoi je vais sur le nouveau nucléaire puisque effffectivement il y a une volonté de relance du nucléaire vous l'avez bien expliqué dans votre propos liminire il y a la nécessité d'une implication forte de l'État et que le gouvernement doit préciser pour vous avez commencé à réorganiser le groupe on aura sans doute des questions sur le sujet après sur l'organisation du groupe et et la façon dont dont voyz les choses pour prendre en compte tous les défauts qui ont été constater notamment pour la construction de flamandville mais pas uniquement mais il y a tout cela à quel moment quelle est la date limite pour vous pour tenir les engagements quoi en tout cas cas les objectifs de de livraison et de mise en service d'un PR2 des disons 2036 2037 peut-être hein on a parlé de 2035 au début moi j'ai je vais être plus prudent même si j'étais vraiment prudent j'iris à 2038 mais admettons qu'on dis 2036 2037 à quel à quel moment vous vous comptez sur une décision du gouvernement en terme de participation financière euh pour puis de de go de GO financier en fait pour vous dire je je peux tenir je peux tenir C ces échéances là en tout cas à aujourd'hui contenu ce que je connais je peux tenir et quel serait pour vous l'idéal de ce de ce mode de financement est-ce que ça serait des avances remboursables est-ce que ça serait la création d'une d'une structure commune avec avec l'état de financement du nouveau nucléaire et puis est-ce que vous imaginez je p P que ça sera le cas que pour rembourser tout cela il faut mettre en place un CFD et à quel niveau vous l'envisagez ce CFD ce contrat pour différence pour pour financer ce nouveau nucléaire et par rapport au nouveau nucléaire je sais quand on a appris que vous étiez parti en tchquie avec le président de la République on a toujours une clim point devant nous c'est quand même des un projet qui priori rentable sur la durée mais qui nécessite des gros préfinancements de DF et encore plus avec le désengagement du partenaire chinois est-ce que est-ce que vous pensez qu'il est nécessaire sachant qu'on veut relancer la filière en France et que il faut développer les compétences redévelopper les compétences en la matière en France est-ce que vous considérez qu'il est absolument indispensable de d'être aussi présent à l'international merci beaucoup excusez-moi juste un petit éclairage par rapport à la question qui est posée sur les sur les financements les les les aide au financement vous vous avez parlé dans votre propos liminaire de risque de risque maîtrisable pouvant être couverts justement par des aides proportionné est-ce que vous pouvez préciser ce que vous entendez par risque maîtrisable merci vous avez la parole monsieur le Président euh merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le Rapporteur alors votre première question quelle est la date limite pour tenir les objectifs de livraison 36 37 38 quel qu'il soit d'ailleurs le le point où nous sommes aujourd'hui sur ce projet de de PR2 ENF de nouveau nucléaire il est une phase de définition donc d'ingénierie lourde 4 millions d'Ur d'ingénieurs cette année et de travail d'optimisation sur les différents paramètres qui sont les clés de la réussite du programme qui sont évidemment notre travail avec l'ensemble de nos part partenaires industriels pour déterminer leur facultés de nous fournir l'ensemble des éléments industriels qui concourent à la réalisation des recteur mais évidemment des conditions compétitives donc premier élément et deuxièmement notre capacité à remonter notre filière de construction à l'échelle puisque depuis 20 ans nous sommes nous sommes passés à un réacteur par décennie à l'échelle européenne venant de 5 réacteurs par an à l'échelle française et donc évidemment notre principal handicap aujourd'hui dans la réalisation des projets c'est notre capacité de construire à l'échelle dans un temps qui est limité qui est maîtrisé en qualité et en délai et donc c'est bien cette optimisation qui est la la clé aujourd'hui qui se fait en parallèle du travail sur le mode de financement que nous avons avec l'État moi je considère qu'il est souhaitable qu'en fin d'année nous puissions converger l'ensemble de ces éléments vers une décision qui doit être commune évidemment au conseil d'administration de DF et à l'état sur les conditions de lancement du projet ça ne sera pas les conditions finales parce que derrière il nous faudra aller chercher évidemment l'accord communautaire sur les conditions de lancement du projet pour aller ensuite vers une deuxième décision qui devrait intervenir en 2025 qu'on appelle la décision finale d'investissement c'est un jalon classique dans tous les grands chez tous les grands industriels qui font des grands projets ce qu'on appelle la décision finale d'investissement c'est le moment où on part et on peut plus faire demi-tour et à partir du moment en gros ça conduit au au moment du du premier béton nucléaire une fois qu'on est passé au premier béton nucléaire sur ce type de projet on sait qu'à partir de ce moment-là le temps joue contre nous parce que tout délai conduit à des coûts supplémentaires et donc il nous faut optimiser ce temps pour être capable de prendre cette décision finale d'investissement sur la base d'un accord communautaire en 2025 excusez-moi vous avez une commande de l'État aujourd'hui on a du travail avec l'état non j'ai pas de commande vous avez pas de commande a pas de non j'allais venir monsieur le Président pardon euh à à à ce jour nous avons engagé un peu moins de 2 milliards d'euros des fonds propres de DF sur la préparation de ce projet en fin d'année nous atteindrons 3 milliards d'euros des fonds propres de DF engagés sur ce projet ce sont des gros chiffres c'est clair mais voilà rapporter au un peu plus de 20 milliards qu'investit EDF chaque année pour accomplir sa mission ça reste des chiffres qui sont soutenables par le groupe de DF à condition que nous allions effectivement vers un engagement de programme derrière parce que sinon ce serait ce serait des investissements perdus donc l'enjeu c'est que dans le courant de l'année 2025 nous puissions passer à un financement qui est partagé donc je viens à votre question monsieur le Président qui est quel est le problème que nous cherchons à résoudre quels sont les risques qu'on cherche à couvrir et dans le montage de tout projet d'investissement c'est la même chose pour un projet offshore c'est c'est pareil he simplement les proportions sont différentes c'est tout nous identifions les risques et nous répartissions les risques entre ce que la puissance publique prend en terme de risque et ce que l'opérateur prend et c'est bien cette discussion qui doit avoir lieu cette année le risque principal qui dans le cas qui nous occupe doit être doit trouver une réponse c'est que nous parlons de montants à lever sur les marchés financiers qui sont colossaux et qui sont qui dépassent la capacité de ce qu'une entreprise même détenue à 100 % par l'État peut lever dans les règles de marché financiers qui existent aujourd'hui on est techniquement dans ce qu'on appelle un défaut de marché il n'y a pas la capacité dans les marché financier de répondre à une demande d'investissement qui lève le nombre de dizaines de milliards d'euros nécessaires pour être capable de soutenir pendant une durée longue par ailleurs ce type d'investissement donc la la première réponse que nous devons trouver au travers d'instruments financier associé à la puissance publique c'est bien cette besoin ce besoin de financement de préfinan qui est associé à la montée en puissance de la construction ensuite il y a potentiellement des questions de risque de prix après la mise en service mais cette question de risque de prix après la mise en service qui est assez générique dans tous les investissements électrique elle vient très nettement en second après le besoin de préfinancement que je viens de décrire et donc tout ceci peut amener non pas à un mais à plusieurs instruments et c'est pour ça qu'il a besoin de discussion technique très approfondie pour déterminer TER les risques admissibles et puis pour aller jusqu'à tester ces risques admissibles avec nos propres agences de notation et avec notre communauté bancaire bien sûr pour que ce ne soit pas simplement une discussion théorique mais qu'on aille jusqu'à une discussion pratique qui associe l'ensemble de nos partenaires financier au montage du projet c'est bien ça l'objet de cette année nous avons bien sûr eu les mêmes types de discussions dans le cas d'inleay point au moment où Moné ce projet et nous les avons aujourd'hui sur sizec dans lequel nous n'avons pas l'ambition d'être opérateur j'en viens maintenant au sujet que vous avez soulevé sur HPC sur l'export alors ce qui est très important c'est de souligner que la mission du groupe EDF elle est bien de deux natures vis-à-vis de cette technologie nucléaire nous sommes à la fois un opérateur et en tant qu'opérateur nous investissons sur un certain nombre de futures centrales que nous allons opérer et nous y apportons nos fonds propres donc ça c'est ce que nous faisons sur PR2 en France avec évidemment le soutien nécessaire la puissance publique dans ce cas-là nous prenons le risque de réalisation en tant qu'opérateur et le risque d'opération c'est à nous de le porter et c'est logique mais nous sommes aussi l'industriel qui réalise ces ces centrales et en tant qu'industriel on a aussi besoin même pour nous-même en tant que client Opérateur on a aussi besoin d'avoir un plan de charge un carnet de commande suffisamment soutenu pour garantir la compétitivité de notre activité à un niveau qui est supérieur à la maille critique la principale difficulté à laquelle nous avons été confrontés en tant qu'industriel depuis deux décennies c'est l'insuffisance d'activité l'insuffisance d'activité heureusement en partie compensée par le grand carénage sur la partie industrielle mais malheureusement pas sur la partie construction depuis 20 depuis 10 ans cette insuffisance d'activité évidemment elle nous amène à être potentiellement moins productif et aussi voir davantage d'expositions à des cycles qui de temps en temps nous amènent à à prendre des risques sur notre activité industrielle donc c'est la raison pour laquelle en prenant une vision de long terme de notre activité d'industrielle dans un environnement dans lequel un certain nombre de pays européens se lance sérieusement avec des financements et avec des projets qui sont techniquement documentés dans la relance de construction de réacteur nous estimons que sans aller chercher tous les projets nous avons ont besoin avec un objectif qui voilà que j'ai exprimé comme ça mais mais qui est assez représentatif de ce qu'il faut pour tenir notre filière industrielle à l'échelle et performante de remonter à deux réacteurs par an à l'échelle européenne bon sur ces deux réacteur par an nous n'allons pas nous investir sur les deux réacteurs si nous si nous investissons sur les tr/4 d' réacteur par an ou sur un réacteur par an c'est c'est déjà beaucoup le deuxième réacteur c'est un client qui nous l'achètera euh et en revanche il nous faut aller gagner le contrat de ce client en concurrence avec d'autres opér d'autres industriels du nucléaire et donc c'est ça qui nous amène à considérer la République tchèque dans laquelle on n'est pas investisseur on est simplement l'industriel qui va potentiellement je l'espère réaliser le nombre de réacteurs souhaités par la République tchèque avec derrière un certain d'autres pays européens notamment en Europe centrale ou en Europe du Nord qui euh sont tout à fait clairs et tout à fait structurés d'ailleurs dans leur approche de la relance du nucléaire dans leur pays donc c'est comme ça que nous devons je crois porter notre filière nucléaire pour nous assurer que sans nous disperser nous soyons en permanence à l'échelle industrielle pour nous-même comme opérateurs et vis-à-vis d'une clientèle qui est au minimum européenne ave peut-être quelques projets qui sont un peu plus lointains dont on parle depuis un certain temps qui peuvent voir le jour mais avec une priorité européennes clair en tant qu'industrielle voilà les raisons de notre forte mobilisation et vous l'avez souligné le chef de l'État est lui-même mobilisé pour démontrer l'ensemble des qualités de l'industrie française et la volonté de l'industrie française de se développer main dans la main avec l'industrie tchque pour faire réussir ce projet en République tchèque sur votre question sur les compétences c'est évidemment le cœur de nos préoccupation du moment pour ramener l'ensemble de notre filière à l'échelle de la construc uction et être prête pour construire en série il y a des domaines dans lesquels finalement cette cette montée à l'échelle est déjà assez largement engagé je pense que le domaine de la fabrication fait partie des domaines dans lesquel cette montée à l'échelle est assez largement engagé parce que certes nous avons nous avons des des sujets de délis et de coût sur inlep mais vous l'avez rappelé ça reste un projet rentable mais je peux vous dire que s'il y avait pas eu Inle point nous auions aujourd'hui plus que des problèmes de capacité sur la partie industrielle puisque notre filière industrielle n'aurait rien produit pendant 10 ans et donc elle serait en fait absente donc grâce au projet Inle point nous avons aujourd'hui une filière industrielle qui est en capacité de construire qu'il faut monter en cadence mais qui est en capacité de construire en qualité et en délai et en coût donc il nous faut maintenant généraliser les capacités de notre filière en allant au-delà de des capacités qui sont celles des équipements et en nous assurant que dans les géographies dans lesquelles nous allons construire notre capacité de chantier remonte à l'échelle c'est probablement le plus gros défi que nous avons aujourd'hui et c'est pour ça que dans l'année nous devons travailler nos capacités de chantier pour être sûr que nous abordons chantier de panli puis ceux de Graveline d'emblé avec une organisation une logistique et une fluidité qui est destinée à minimiser les délais de construction Monsieur medeviel Merci monsieur le Président Monsieur le Président Directeur Général vous avez rappelé venir les les zones de turbulence que nous avons traversé ces dernières années avec ces deux crises énergétiques industrielles concomitantes plus d'autres crises et c'est vrai que tout le monde a besoin je crois de stabilité et de de visibilité donc discussions sur laa prèarine sont toujours d'actualité et bon le nouveau mécanisme vers lequel on se dirige est celui dont des CFD les contrats pour différence donc dans le casre de séduction on tant que sur un certain volume d'électricité nucléaire et au-dessus un certain prix l'état captera les bénéfices et les redistribuera cela permet bien sûr de protéger le consommateur si les prix sont trop le règlement européen en cours de discussion parle aussi de plancher au cas où la situation de marché se renverserait je rejoins un peu le rapporteur et qu'il faille aider EDF si les prix sont trop bas mais moins la mise en place d'un plancher ne semble pas encore acté si nous n'avons pas de prix plancher que se passera-t-il si les prix de marché baissent soudainement et en train des perte pour F et donc une intervention de l'État avait des conséquences évidemment sur les contribuables pouvez-vous nous confirmer que vous rez pour la mise en place d'un plancher com inv vite le le règlement européen jejac Michou monsieur le Président Monsieur le monsieur le pédg j'aurais deux questions la la première vous avez dit que vous aviez des gros contrats en cours vous avez annoncé le chiffre de 800 dans cette même salle ce matin nous accueillons le PDG le président du mdeef qui nous disait que les prix de de l'électricité euh étaient trop en France et que on avait en face de nous une désindustrialisation patente au vu donc de de la concurrence et donc est-ce que vous voyez-vous des clients électrointensif vous quittez si oui est-ce que vous avez des actions pour pour les retenir au moment où bon nombre de Français le gouvernement souhaite réindustrialiser la France la deuxième question elle est en continuité de celle du du président de la commission sur l'hydroélectricité en tant que sénateur de l'arè je ne peux pas ne pas vous interroger sur cette question alors c'est assez clair dans ma bouche qui et qu'est-ce qui coince pour que on sorte de ce problème-là moi ça fa je ça fait 4 ans que je suis au Sénat ça fait 4 ans qu'on nous dit qu'une solution va être trouvée les les qui régim maintenant les autorisations donc qu'est- qu'est-ce qui va sortir et quand je vous laisse répondre à cette première série de de questions on poursuivra c'est noté par la suite monsieur le Président merci beaucoup monsieur le sénateur merci beaucoup pour vos questions sur le poste Aren alors pour pour être précis ce sur quoi nous avons conclu un accord avec le gouvernement c'est bien la faculté de lancer une politique commerciale de long terme qui permet de faire atterrir les prix et honnêtement nous y sommes je reviendrai à votre question monieur le sénateur Michot juste après et on parle de 2026 et au-delà parce que avant 2026 évidemment nous sommes toujours à l'arène donc le commerce de l'électricité sur 24 et 25 il est toujours déterminé par les conditions de l'arè sauf à ce que les pouvoirs publics en décident autrement c'est la loi qui s'applique à EDF donc les 800 contrats dont je parle et donc notre futur commercial électrique il est à partir du 1er janvier 2026 et c'est bien cela que nous avons commencer à grande échelle maintenant en parlant d'électricité pour les années 26 27 28 et 29 donc en gros on parle de des conditions de vente d'électricité pour la décennie à partir de fin 2025 deè moitié de la décennie ce sur quoi nous nous sommes accordés avec l'État c'est de dire que nous nous aurions un disposi protection du consommateur si les prix moyens augmentent auudessus de 78 et 110 je refais pas l'explication donc c'est bien une protection du consommateur qui vient prélever dans les recettes de DF dans ce cas il n'y a pas vous l'avez souligné il n'y a pas d'accord sur un plancher maintenant une discussion sur un plancher nous en connaissons à l'avance les conditions parce que la discussion sur un plancher elle a déjà eu lieu avant la crise ça s'appelait Hercule donc l'accord communautaire de 2023 n'a pas changé les règles de discussion et elle met parmi les outils disponibles à la disposition des états la faculté de conclure des CFD sur des actifs existants mais avec une analyse de ces CFD au regard du droit des aides d'État c'est expressément ce qui est conclu dans l'accord et donc l'analyse au regard du droit des aides d'État c'est la conclusion d'un accord sur un prix planché sur les actifs existants qui a été déjà discuté avec la Commission européenne avant la crise et dans le prix entre guillemets en terme de compensation d'ê d'État et le démantelllement du groupe EDF au titre d'Hercule donc vu d'df il y a pas d'intérêt à s'engager dans cette direction dans la mesure où il vaut bien mieux trouver avec le maximum de clients possible des modalités de commerce d'électricité qui stabilise les revenus et les prix pour les clients plutôt que de s'engager dans une discussion d'IDE d'État qui nous amène Infiné à amputer la capacité industrielle du groupe donc voilà voilà l'approche qu'a eu EDF de ce sujet et j'en reviens enfin à ce que je disais tout à l'heure c'est que si malheureusement les prix de long terme de l'électricité baisser trop c'est qu'il y aurait effectivement un sujet d'adéquation d'offre et de demande et dans ce cas-là la première chose à faire serait malheureusement de revoir notre planning d'investissement pour protéger les finances du groupe monsieur le sénateur Michot merci ci merci de de vos éléments sur les prix là aussi je pense que parce que j'ai évidemment abondamment discuté avec le président du mdeef don dont je connais l'attachement comme le mien d'ailleurs à l'industrie française et avec France industrie et cetera donc on a beaucoup tout ce que nous avons fait nous l'ONS faire en travaillant beaucoup avec l'ensemble de nos partenaires y compris à l'échelle régionale j'ai fait moi-même plus de une quinzaine de réunions avec les mdefs régionaux donc euh le sujet n'est pas euh le fait que le prix euh est trop en France à terme le commerce que nous faisons aujourd'hui dans les 65 70 € du mgawh il est parfaitement compétitif à l'échelle européenne alors on peut toujours challenger que c'est potentiellement moins cher aux États-Unis ben aux États-Unis il y a pas de prix du carbone donc moi je veux bien mais à la fin il faut comparer des choses comparables dire si on est dans un monde dans lequel nous nous souhaitons en tant qu'Européen avoir une stratégie crédible de décarbon nation il y a un prix du carbone chez nous il y en a pas forcément aux États-Unis alors ça dépend un peu des régions aux États-Unis mais il y en a pas forcément ensuite quand on regarde un prix de l'électricité aux États-Unis je suis assez bien placé pour en parler parce que j'ai équipé un certain nombre de sites industriel aux États-Unis le réseau américain est en tel état que de toute façon l'opérateur industriel qui crée un site aux États-Unis doit redonder les capacités de production pour assurer sa propre résilience donc ça c'est pas inclus dans le prix de fourniture d'électricité donc il faut voilà aussi comparer des choses comparables le monde comparable c'est à peu près l'Europe parce que là on est tous avec les mêmes règles et on peut se comparer effectivement en Europe ponctuellement l'Espagne peut avoir des prix inférieurs au NES ponctuellement parce que dans quelques années vont fermer leur centrale nucléaire donc je ne sais pas ce qui se passera à cet horizon là et la capacité de l'Espagne à avoir une production décarbonée permanente va rencontrer des difficultés en dehors de l'Espagne je peux vous dire que c'est assez clair à partir de maintenant et vous pouvez le vérifier tous les jours les prix de tous nos voisins sont structurellement plus hauts que les nôtres et ça c'est même sur les prix de court terme donc sur les prix de moyen terme ça commence à se décaler notre écart avec le prix allemand de l'année prochaine est maintenant de 6 € du mgawh parce que nous sommes simplement revenus à une situation normale voilà donc ça veut pas dire qu'il reste pas du travail à faire il y a énormément de travail à faire avec l'ensemble de nos clients industriels et euh c'est pour ça que nous nous les abordons tous quel que soit leur statut petit grand électrointensif pas électrointtensif le but étant bien de leur apporter les meilleures solutions possibles sur le plan électrique je sais qu'il reste des sujets de court terme qu'est-ce qui se passe sur 2024 et 2025 et donc sur 2024 et 2025 les clients qui sont en situation difficile parce que ils ont conclu des contrats à la pire des périodes et ben nous les nous les accueillons nous nous essayons de trouver des solutions avec eux pour sortir de ce pas difficile de court terme et donc je ne veux pas interpréter les paroles de Patrick Martin parce que je n'étais pas là mais j'imagine qu'il faisait référence aussi à une situation qui reste marquée pour le court terme euh est-ce que nous voyons des électrrointtensif partir non et je veux être absolument clair là-dessus nous ne voyons pas d'électrointensif partir je dirais même le contraire nous en accueillons voilà nous en accueillons et notamment les discussions que nous avons au travers de partenariat d'investissement qui sont les fameux contrats d'allocation de production nucléaire dans lequel en contrepartieun investissement à l'origine nous donnons des droits d'accès à la production nucléaire un certain nombre de d'investisseurs industriel qui sont électrointensifs dans un certain nombre de cas ces discussions elles portent sur des nouveaux investissement de capacité en France et qui ont été comparés mondialement donc je suis assez voilà assez je me permets d'être assez affirmatif parce que voilà on parle de soit de de groupe de toute taille mais qui ont fait leur travail en disant est-ce que je le mets là ou est-ce que je le mets à l'autre bout du monde donc je pense que dans ces conditions là nous sommes nous sommes effectivement compétitif sur l'hydro qu'est-ce qui coince je je n'oserai pas dire qu'est-ce qui coince parce que au fond dans une situation qui coince depuis 20 ans il y a plein de choses qui ont coincé don simplement il y a un moment il faut y aller voilà et et je pense que ce moment on en est pas loin quoi voilà il y a un moment on a suffisamment travaillé je pense qu'on a beaucoup beaucoup travaillé on a bien regarder quelles étaient les options il y a pas de chemin parfait par définition quand une situation est coincée depuis 20 ans il y a pas de chemin parfait a simplement un moment où il faut j'oserai pas dire qu'il faut se jeter à l'eau sur l'hydro mais voilà c'est le moment de bouger effectivement il reste des discussions à tenir y compris avec la Commission européenne mais je pense que même la Commission européenne est en mesure de comprendre et et de et d'adopter le fait que il y a une préférence pour l'action à ce stade il y a besoin de relancer les investissements ce que j'observe c'est que dans tous les autres pays européens dans lesquels cette discussion a eu lieu une solution a été trouvée et la relance a pu être faite il a pas de raison que la France fasse exception et la Commission a soutenu cette relance donc si on si on y va je pense que qu'on soit un peu astucieux flexible sur la façon dont on le met en œuvre mais il y a pas de raison que nous restions bloqués là où nous sommes madame Berté Martine Berté oui merci monsieur le Président Monsieur le Président Directeur Général moi j'aimerais revenir tout de même sur les électro et hyper électrointensifs désolé vous semblez très rassurant je je trouve que l'on a des discours alors complètement différents le vote celui du gouvernement les entreprises les industriels les premiers concernés euh vous nous dites qu'il y a de la compétitivité et qu'il ne faut pas regarder à l'extérieur de l'Europe mais leurs concurrents sont à l'extérieur de l'Europe donc ils ont besoin de cette compétitivité vis-à-vis d'eux que ce soit aux États-Unis que ce soit en Chine en Amérique du Sud en voilà dans les pays nordiques éventuellement mais ils ont besoin de cette compétitivité ce que vous leur proposez en contrat long terme leur demande une avance en tête qui pour vous peut-être je sais pas vous semble faible mais pour eux semble énorme puisque certains me disent que c'est jusqu'au tiers de leur chiffre d'affaires et qu'ils ne peuvent pas du tout s'engager là-dedans donc voilà je suis vraiment surprise de cette différence de discours entre le fait de dire mais si si les contrats nous les signons eux qui me disent ben non bon je suis dans un département de la Savoie dans lequel il y a un certain nombre d'électro hyper électrointensifs donc c'est pas un seul industriel qui me tient ce discours mais plusieurs donc voilà d'où vient cette différence de discours pourquoi est-ce que vous êtes vous semblez si serein alors que eux sont très très inquiets pour le futur et pour ces contrats qu'ils ont besoin de signer dès maintenant pour avoir cette visibilité justement pour leurs investissements et puis voilà ce qu'ils disent c'est pourquoi est-ce que ce serait à nous de supporter intégralement le risque les aléas de DF au niveau de la gestion du nucléaire pourquoi est-ce que on doit supporter ça entièrement parce que visiblement si on a bien compris avec les différentes auditions voilà c'est c'est ce qui se passerait donc ça c'est la première chose ensuite au niveau de la flexibilité Monsieur Raymond vous avez dit que vous voulez développer tous les moyens pour la flexibilité est-ce que vous pouvez préciser est-ce que justement ça peut être un moyen de proposer un coût d'électricité moins cher pour les hyper électrointensifs et électrointensif électrosensible également et puis mon dernier point sur l'hydroélectricité et le régime d'autorisation là aussi dans mon département il y a beaucoup de barrages avec des concessions qui sont arrivées à échéance de pour certaines depuis longtemps nous avons auditionné une universitaire assez spécialisée dans le domaine et elle ne semblait pas parce que le régime d'autorisation avait mis dans le premier texte que l'on avait pu avoir sur la programmation pluriannuelle de l'énergie donc semblait faire partie et puis finalement on a l'impression d'une marche arrière sur ce régime d'autorisation vous vous dites que ce serait le régime idéal mais c'est pas forcément ce qui a été dit dans d'autres auditions là aussi pouvez vous préciser merci euh Daniel salement merci euh monsieur le président général quelques deux questions d'abord une qui est assez technique mais j'ai du mal également à y voir très clair c'est sur l'ordre de priorité des des énergies qui sont appelées je regardais hier de 11h à 17h on a effacé 5 4,5 GW de de puissance éolienne euh parfois le nucléaire descend jusqu'à je l'ai vu descendre jusqu'à 24 GW de puissance hier il est resté à 33 voilà dans les ordres de priorité j'ai du mal à y voir et à partir de quel prix du mgaw est-il n'est-il plus intéressant pour une centrale de produit a je pense que voilà c'est quelque chose que j'aimerais bien savoir euh bon on voit que vous êtes très tributaire dans l'avenir alors dans dans le temps de constru conuction forcément des coûts de du financement ça vous l'avez bien explicité et dans un deuxième temps vous serez très tributire donc du du prix du du mgaw on voit que on assiste à des fluctuations extrêmes entre ce qu'on a connu il y a il y a un an et demi 2 ans et ce qui est aujourd'hui à partir de là aussi en terme de plancher vous l'avez dit à quel moment estimerez-vous qu'il ne faut plus investir à quel coût du du mgaw du mgawh est-il difficile pour vous d'investir et bon ma question également c'est une c'est plus un interrogation je pense pas que vous pourriz y répondre mais on a connu fin du 20e siècle surproduction électrique française très clairement qui a conduit bien souvent à ne pas s'emparer des problématiques de sobriété et d'efficacité bien au contraire incité à la surconsommation est-ce que pour maintenir des prix corrects de mgaw on n'aurait pas une tendance à s'engager aussi dans cette voielà et ne pas aller vers la sobriété et l'efficacité euh dernier deux autres choses je reviens sur le premier point parce que j'ai entendu lorsque vous modulez vos réacteurs certains estime j'entends une petite musique que ça fatigue les euh les centrales ça les fait vieillir prématurément est-ce que c'est vrai ou pas vrai parce que là on voudrait bien avoir une une réponse là-dessus euh dernière dernier sujet Quel quel investissement allez-vous continuer à faire dans les énergies renouvelables puisque je sais que on voit bien que vous allez être assez accaparé par le programme des des PR2 avez-vous encore des de réelles ambitions sur ce domaine merci Stéphane Piednoir oui merci monsieur le Président Monsieur le Président Directeur Général je reviens sur ce que vous avez dit tout à l'heure à propos d'Inle point vous avez dit que ça vous a permis finalement de de de maintenir une activité en compéten et en et en capital financier est-ce que ma question c'est quelle est la place du du projet new war de de DF est-ce que là aussi ça vous permet de de capitaliser sur les mêmes champ c'est-à-dire à la fois de maintenir des compétences sur notre sol français de de faire fructifier aussi une activité économique est-ce que c'est l'un des objectifs on sait qu'on a enfin confirmerit mais un petit peu de retard sur un certain nombre de concurrents en la matière est-ce que vous avez espoir que cette cette partie de des de votre activité les smmr vous permettent de faire la jonction avec les gros chantier qui s'annonce et on pense au évidemment aux PR2 sur notre sol merci merci monsieur le Président vous avez la parole merci monsieur le président madame la sénatrice merci beaucoup pour vos questions sur les électrointensif alors pour qu'on ne se méprenne pas bien sûr qu'il faut tenir compte de la de la concurrence hors d'Europe moi je vous faisais juste la modeste réponse du patron de DF qui dit qu'il y a des éléments sur lequels en tant que chef d'entreprise je peux lutter d'autres sur lesquels il est plus difficile de lutter du point de vue de l'entreprise et donc les éléments qui sont institutif de la compétitivité intrinsèque de d'une grande région du monde notamment le prix du carbone surt des choses que EDF sur sa propre capacité ne peut pas compenser évidemment je me mets à la place des industriels je sais très bien que ils sont en compétition mondiale je viens d'une activité de ce type donc sur la négociation des contrats de long terme c'est une négociation par définition donc évidemment que euh il y a des moments où certains nos partenaires potentiels voudrai avoir beaucoup de choses que nous ne sommes pas en mesure d'offrir donc nous notre objectif dans tout cela c'est avant tout je vais vous dire de permettre la pérénité et la performance de l'industrie française dans des conditions qui soient économiquement et juridiquement robustes c'estd que on on ne soit pas en train de conclure des contrats qui le lendemain ou le surlendemain vont être dénoncé par des contentieux par exemple communautaires bon voilà ce qui nous guide d'abord et c'est vraiment cet élémentl naturellement c'est c'est un changement de monde assez importantin puisque un certain nombre de nos partenaires potentiels était très bien habitué hein finalement à ce queon puisse les fournir sur la base d'une électricité qui était en dessous de nos cûps et encore une fois ce monde là il n'a pas de pérenité puisque il arrivera un jour où EDF n'ayant pas investi il y aura plus d'électricité dans ce cas-là donc il nous faut tous ensemble avec nos partenaires industriels être capable de passer à cette nouvelle génération alors je sais bien vous avez mentionné l'avance en tête l'avance en tête et le risque sont les conditions fondamentales pour que ces partenariats ne soient pas considérés ne soient pas requalifiés comme un contrat de fourniture s'il était requalifié comme un contrat de fourniture ça induit un nombre de conséquences élevées pour les pour les partenaires comme pour EDF qu'à mon avis aucun des deux ne souhaite voir arriver et donc l'avance en tête certes c'est un montant significatif j'enis j'en suis tout à fait conscient ce que je voudrais dire c'est que ça n'est pas une dépense comme s'il y avait rien en face c'est que cette avance en tête elle donne droit à de l'électricité nucléaire avec simplement l'ALA lié au quantum de production dans une certaine fourchette de risque euh production du clair qu'ils peuvent soit consommer soit revendre donc on ne les conduit pas à s'exposer à quelque chose qui serait simplement de l'argent donné à EDF contre rien il y a bien en face pardon de prendre un terme financier mais il en face de cet investissement il y a un actif et cet actif c'est un droit de tirage sur la production nucléaire bon moi ce que je peux vous dire de mieux à ce stade c'est que on travaille beaucoup avec nos différents partenaires on a abordé tous ceux qui étaient candidats potentiels et on cherche des solutions mais c'est une négociation et effectivement dans une négociation il faut de temps en temps s'écouter et avancer je ne prétends pas que nos partenaires le fassent moins ni plus que nous on essaie simplement de trouver des solutions et c'est l'esprit dans lequel nous travaillons et en tant que de besoin je m'en occupe personnellement si nécessaire voilà donc pour ceux qui le jugeraient nécessaire euh mon téléphone est accessible par l'ensemble des euh client investisseur qui le souhaiterait c'est une proposition que je n'ai pas de problème à rendre public puisque elle est elle est réelle voilà euh enfin sur la flexibilité la flexibilité en fait est un est un est un vaste tout dans lequel il y a beaucoup beaucoup d'applications potentielles je commencerai par la flexibilité physique qui est destinée à préserver le système électrique en cas d'insuffisance de consommation ou en cas d'écart sur la fréquence sur la tension chose que le président montoger connaît par cœur je pense euh donc c cette flexibilité physique et elle nécessite cette flexibilité physique elle nécessite évidemment d'être renforcé dans ses moyens principalement à la main des gestionnaires de réseau de transport et de distribution pour faire face à des aléas qui augmentent par la nature même de l'évolution du réseau électrique plus d'injection distribué et ce tirage plus aléatoire donc voilà un premier registre d'instruments qui ont besoin d'être développés et donc nous y travaillons enfin les réseaux y travaille et notamment enedis parce que c'est dans ce domaine là qu'il y a le plus de développement nouveaux à faire chose que j'ai pu observer dans tous les pays dans lesquel j'ai pu opérer avant de rejoindre le DF la deuxième catégorie concerne l'adéquation offre dememande donc là on n'est pas dans l'adéquation physique on est dans la façon dont les fournisseurs d'électricité et les clients doivent travailler pour au fond déplacer potentiellement les charges vers les moments où il y a le plus d'électricité abondante donc typiquement vous avez dans le monde électrique qui s'ouvre aujourd'hui un phénomène qui est assez simple qui est ce qu'on appelle la cloche solaire qui commence à pousser tous les jours avec une production d'électricité abondante aux heures de la journée alors les jours où il fait beau et qui représente en fait une électricité très abondante et au fond assez gratuite parce qu'elle n'a pas de cou variable et il est souhaitable de déplacer des charges au sein de ce moment-là pour augmenter l'adéquation offre demande ça ça relève finalement d'instruments commerciaux qui en sont assez peu usités en France aujourd'hui il y a d'autres régions du monde dans lesquelles par nécessité ces types de flexibilité ont été beaucoup plus largement développé et enfin il y a des effacements industriels qui sont des choses qu'on connaît depuis 50 ans en France mais qui ont été un peu oubliés au fur et à mesure du temps parce que il y avait abondance éectricité et donc il nous faut rénover donc oui dans les contrats de long terme il y a plus que de l'espace pour être intelligent ensemble entre entre un producteur et puis un un gros consommateur d'électricité pour permettre d'optimiser le l'offre et la demande et donc évidemment ça ça fait partie des éléments dont nous discutons avec nos clients et partenair sur l'hyro euh le bon il peut y avoir plein de sur un sujet qui est bloqué vous trouverez autant de thèses que que d'années et et donc encore une fois nous on prétend pas avoir la solution on prétend juste avoir beaucoup travailler et nous inspirer de ce qui est le régime très largement usité en Europe comme étant celui qui n'a jamais été contesté par la Commission européenne au demeurant dans tous les pays qui l'ont adopté à l'origine qui est celui vers lequel nous serions capable de relancer l'investissement donc tous les pays qui ont choisi l'autorisation l'autorisation étant le le mécanisme juridique par lequel tous les moyens électriques sont engendrés une centrale nucléaire c'est une autorisation une centrale éolienne offshore ou onshore c'est une autorisation donc il n'y a qu'une seule exception qui date de bien avant le traité de Rome puisque les concessions ont émergé dans les années 20 donc il y a petit siècle avec une loi 1919 donc nous sommes une exception communautaire avec un tout petit nombre de pays qui ont choisi ce régime des concessions et par une interprétation qui est contestable cette ce régime des concession nous amène finalement à bloquer les investissements indépendamment des questions de renouvellement de concession d'ailleurs et donc notre point après beaucoup de travail c'est de recommander aller vers l'autorisation pour rejoindre finalement ce qui est le régime le plus généralement admis en Europe et non contesté par la Commission européenne pour permettre de relancer les investissements euh monsieur le sénateur l'ordre de mérite al il faudrait passer une thèse de doctorat ensemble et je suis pas sûr d'être au niveau pour être tout à fait franc mais effectivement l'ordre de mérite il est il est bien chahuté dans une période dans laquelle il y a davantage d'instabilité mais fondamentalement il repose sur des énergies renouvelables qui ont un coût variable très faible voire nul et l'ordre de mérite il est appelé sur la base du coup variable et donc dans l'ordre de mérite les énergies renouvelables sont les dernières à T effacé mais il y a et ça dépend des pays des règles selon lesquelles on les efface à partir du moment où les prix deviennent négatifs parce que des prix qui deviennent négatif là ça induit des conséquences économiques dans le système qui sont très très difficiles à juguler donc c'est pour ça que vous voyez de temps à autre si vous allez sur eco2 mix qui permet de suivre à peu près à l'heure ce que je fais à peu près 15 fois par jour euh les évolutions du système euh vous verrez effectivement que de temps en temps vous avez des des grandes falaises puis des reprises ça ce sont les moments où effectivement ayant atteint un prix nul et un risque de prix négatif malheureusement pas complètement d risqués contenu des problèmes d'interconnexion vous arrivez à ce moment-là à ce que l'éolien soit débridé c'estàd qu'on on sorte l'éolien du réseau voilà ce qui déclenche finalement C ces phénomènes d'effet falaise pour le nucléaire il y a pas une seule réponse en fait parce que ça dépend du statut de chaque réacteur vous avez des moments où il est intéressant pour un réacteur de le mettre en modulation pour simple faire de l'économie de combustible donc c'est un algorithme assez complexe dans lequel on a beaucoup de cerveau c'est là que je dis que je je dépasse assez vite ma compétence qui travaille au niveau doctorat depuis longtemps et avec des des algorithmes mathématiques très élaborés pour dire voilà est-ce qu' sur tel réacteur à tel moment il vaut mieux le mettre en économie de combustible ou continuer de le faire fonctionner au-dessus de son coût récurrent tout simplement pour être capable d'optimiser dans le temps l'ensemble de notre production euh enfin sur votre question du prix plancher au fond la la vraie question derrière tout ça et elle ramène à une question de politique publique c'est plutôt que de définir un prix plancher d'électricité le vrai sujet c'est que si la demande n'est pas suffisante nous avons une offre d'électricité abondante est-ce qu'il vaut mieux arrêter les investissements d'électricité ou définir une forme de garantie de prix sur l'électricité qui fonctionne pour le marché pas juste pour une entreprise au travers du prix du CO2 pour nous assurer que on descende pas trop bas sur le prix de l'électricité je pense c'est plutôt autour de ça qu'il faut commencer à réfléchir parce que le yoyo descendant vers le les prix bas en général est entraîné par un prix du CO2 qui est insuffisant si le prix du CO2 est tenu à un niveau qui est suffisamment descent le prix de l'électricité restera suffisamment soutenu peut-être avec des prix bas mais sans que ça prenne des proportions catastrophiques qui arrêteraiit les invest investissement euh dans la capacité de production et et au fond c'est ça qui euh qui à mon avis hein est utile en terme de réflexion de politique publique en me plaçant au-dessus de la condition de l'entreprise euh pour permettre d'avoir euh non pas des choses qui sont spécifiquer une entreprise mais qui emmène l'ensemble d'un secteur dans une forme de stabilité de long terme dans lequel on aurait des protections du consommateur s'il y a des fluctuations vers le haut et puis une forme de d'incitation à ne pas euh arrêter d'investir si les prix descendent trop bas grâce à un prix du CO2 qui reflète le fait que les prix trop bas en général reflètent une surabondance de gaz par exemple voilà voilà les éléments sur lequels pour ma part je recommanderais de d'investiguer est-ce que la modulation fatigue les réacteurs nous n'avons aucune preuve de ça donc la modulation c'est c'est pas l'arrêt hein la modulation c'est on baisse jusqu'à 20 % de production c'est prévu depuis très longtemps dans le mode de fonctionnement des réacteurs pour accompagner la demande essentiell parce que la demande quotidienne évidemment fluctue de façon significative et donc il y a normalement deux modulations par jour qui sont faites par la plupart des réacteurs et on a pas observer de fatigue particulière associé à cette modulation lorsque la modulation va jusqu'à l'arrêt et ça peut être le cas cétait le cas weekend on a arrêté 7 réacteur là on est dans un monde un peu plus inconnu si on devait faire ça très fréqu on est dans un monde un peu plus inconnu parce que je veux pas être technique mais dans la modulation vous gardez à peu près la même pression dans le réacteur quand vous arrêtez bah vous refaites un cycle complet donc là on peut se poser un peu plus de questions mais on n pas suffisamment de statistiques là-dessus même sur les arrêts pour avoir une vision sur l'investissement dans les EnR mais notre vocation c'est d'être électricien donc par définition on n'est pas on n'est pas juste le spécialiste du technologie notre but c'est de répondre à nos clients avec le bon mix de production évidemment les technologies renouvelables en font partie euh selon différents type d'ailleurs à la fois de grands sites industriels de type éolien en mer mais également avec une position de leader dans l'accompagnement des clients particulier par exemple dans l'autoconsommation sur la base de solaire sur leur toiture donc on est bien sur l'ensemble du spectre ce que je veux dire sur là-dessus c'est que nous avons la même logique que celle que je décrivais sur le nucléaire tout à l'heure nous n'avons pas vocation forcément à tout financer nous-mêmes donc même en France lorsque nous faisons projet d'éolien en mer nous le faisons avec un partenaire financier pour que les ressources financières du groupe qui sont pas extensibles à l'infini puisse évidemment être optimisé et répondre aux différentes priorités que nous avons en revanche en tant qu'électricien et systémier de l'électricité évidemment c'est très important que nous jouons un rôle de premier plan sur l'ensemble des éléments clés du système électrique ne serait-ce que pour continuer de développer notre impact positif sur la décarbonation et c'est pour ça que nous avons toujours un niveau d'ambition élevé qu'on qualifiera peut-être à l'avenir d'ailleurs en terme de gigaw brut c'est-à-dire en tenant compte du levier que nous avons avec des tiers financiers plutôt que de viser simplement notre propre production propriétaire pour bien mesurer que ce que nous allons chercher dans ce secteur c'est là aussi le meilleur impact de de décarbonation potentiel enfin monsieur le sénateur Piednoir la place du projet newward je pense que le projet les smmr répondent je pense c'est de plus en plus clair dans les discussions que nous avons avec avec beaucoup de parties prenantes international et national peuvent répondre à des problématiques tout à fait clair et de plus en plus demandé d'ailleurs par beaucoup de nos partenaires internationaux notamment parce que tous les pays ne partent pas d'emblé sur des gros réacteurs et puis même dans les pays qui ont des gros réacteurs il peut y avoir des besoins industriels ou des besoins mixtes entre électricité et vapeur ou des problématiques spécifiques régionales qui nécessitent d'avoir une réponse adapté en petit réacteur le principal enjeu du projet newward qui a un certain nombre de concurrents donc je rappelle ce sont des technologies actuel qui sont assez différents des projets de SMR en technologie avancé qui sont neutron rapides et cetera et C don dont le temps est est clairement plus lointain en tout cas pourit développer à l'échelle industriel nous ce que nous visons c'est évidemment un déploiement industriel prêt à construire en 2030 et la cible c'est effectivement d'être capable de répondre à des besoins spécifiques de pays européens par exemple qui ne se lanceraient pas directement dans des réacteurs de plus de 1000 MW même dans le cas de la France euh dans une réflexion de moyen terme sur l'équilibre du système électrique je disais à plusieurs reprises que le système électrique se décentralisant commence à faire apparaître des problèmes d'instabilité locale je pense qu'il viendra un moment où dans des phénomènes de péninsule électrique que nous voyons apparaître qui sont pas seulement les grands classiques auquels on pense toujours qui sont la Bretagne et le comté de Nice qu'on appppelle plus le compté depuis longtemps mais mais euh mais qui sont qui sont voilà par exemple la région du Sud-Ouest qui a beaucoup de raccordement de renouvelable et assez peu de production décarboné commandable dans la région voilà il y a un moment où des options de type SMR pourront sans qu'on ait de site ni de choses précises en tête à ce stade pourront faire partie d'un équilibre de système qui sera nécessaire entre potentiellement des gros investissements à faire sur un réseau de transport sur des centaines de kilomètres ce qui n'est pas don non plus des investissements plus simples à faire sur une production commandée locale peut permettre d'équilibrer le réseau structurellement sans voilà ce genre d'arbitrage peut avoir besoin de de représenter une option évidemment à discuter le moment venu avec le gestionnaire du réseau de transport et le gestionnaire du réseau de distribution en tout cas en terme de délai notre objectif reste d'être prêt à construire en 2030 merci monsieur le rapporteur oui den excusez-moi je pas prendre la parole ai mais j'attends mon tour président allez non non vas-y vas-yy Daniel après ensuite on don la parole merci monsieur le président Raymond de vous prêter à l'exercice des questions réponses deux questions très claires première question queles sont les différentes sources de financement dont vous disposez pour financer c'est le nucléaire existant sa réhabilitation et son rallongement de durée de vie première question et deème question eu égard à l'évolution de votre statut du statut EDF dans 100 % état situation de de monopole que l'on connaissait avant est-ce que vous avez dû déjà vous poser la question et si ça n'est pas le cas quel serait votre réaction euh si la représentation nationale vous demandez alors j'ose je n'ose pas parler ni de transparence ni de contrôle présidentin loin de moi l'idée de d'avancer ces deux termes mais une représentativité nationale au sein de l'instance vu que l'entreprise est 100 % état et que ça semblerait logique et normal voilà mes deux questions président merci Daniel grimier oui merci président monsieur le Président Directeur Général euh plusieurs questions la première c'est pas simple de pouvoir définir une politique stratégique à votre niveau de responsabilité effectivement je fais référence notre commission des affaires économiques ce matin avec l'audition du président du MF j'ai bien entendu votre réponse mais n'empêche que le sujet de l'énergie son abondance sa capacité à être pilotée et son prix seront un élément déterminant de la réindustrialisation de la France et de l'Europe qu'on le veille ou non et vous l'avez dit avec une grande justesse on a bien vu que il y a des décisions qui ont été prises en Espagne qui vont s'éteindre mais elles ont quand même été prises pour des raisons purement stratégiques de de économie et pourquoi je vous pose cette question c'est qu'elle est à deux niveaux même si on est dans le concert européen même si on est dans un prix aujourd'hui retrouvé plus accessible très compétitif par rapport à à d'autres et notamment nos amis allemands il n'empêche que le prix sera un élément déterminant parce que l'Europe est fragile et historiquement depuis sa création des choix du général de Gaulle avec le nucléaire et l'hydroélectricité prolongé ensuite sous le gouvernement pontpidou et de Giscard desin qui les ont mis en œuvre ont été quand même un élément déterminant de la France je dis ça parce que on a une responsabilité nous en tant que léislateur mais vous en tant que grand patron euh de de l'énergie électrique dans notre pays c'est essentiel et pourquoi j'en arrive à cela mais comment pouvez-vous avoir une politique stratégique sur le moyen et le long terme sans avoir de PPE mais non mais je je je m'amuse pas comment pouvez-vous je vous rappelle qu'on est encore aujourd'hui avec une décision de fermeture de 14 réacteurs et elle est toujours elle n'a pas été abrogée donc je je dis cela deè question dans cette période un peu compliqué et l'avait dit notre rapporteur l'a dit aussi je pense que on est sur l'horizon 38 40 en espérant qu'effectivement tout va bien se passer et on le souhaite mais pour d'ailleurs qu'on y arrive il faut d'ailleurs avoir une libilité vous trouverez pas nombre de femmes et d'hommes qui vont s'investir sur quelque chose qui est fragile si on n pas vraiment une un choix politique qui permett effectivement d'affirmer que c'est un choix qui s'inscrit dans le temps mais on a une période un peu compliquée peut-être et je voudrais savoir la seule solution pour la vivre c'est les EnR pour par rapport à des besoins d'énergie ma question est-ce que nos besoins énergétiques existant avec le nucléaire avec un parc nucléaire retrouvé une une production d'Hydro et de de renouvelable tel qu'on le connaît aujourd'hui est-ce qu'il nous permet de passer le cap des 15 ans qui viennent ou pas et je prolonge ma question on est si on fait le choix effectivement de construire 6 peut-être 14 voir peut-être plus horizon 2050 nécessaire plus les les SMR ou les nouvelles génération des SMR comment pouvez-vous trouver des engagements de financement sur un investissement que vous réalisez et que vous ne faites pas tourner à plein dès lors qu'il est construit moi la règle économique que j'ai toujours eu que je me suis appliqué dans ma vie professionnelle depuis presque 37 ans maintenant c'est effectivement quand je fais un investissement je fais en sorte qu'il tourne à plein pourquoi je fais ça je je pose cette question là c'est qu'on voit la contadiction qu'on peut avoir sur des choix d'investissement qui ont des conséquences derrière aussi sur l'armature l'architecture du réseau sur quelque chose qui ne sera pas pilotable et comment pouvons-nous apporter des garanties de prix les plus compétitif possible pour nos concitoyens nos collectivités et notre industrie dans un schéma d'un investissement très lourd qui fonctionnerait que lorsque ben finalement il y en a pas d'autre qui a injecté et puis pour mettre un peu d'ambiance j'ai vu une déclaration du ministre de coméie et des Finances qui dit mais pourquoi pas imaginez que Total s'engage enfin participe au financement des investissements au côté deedf enfin j'ai peut-être mal traduit ce que j'ai lu mais c'était pour mettre l'ambiance c'est le futur grand service public de l'énergie intégrée c'est ça monsieur le Président vousz par merci beaucoup monsieur le Président Madame La cri quelles sont nos sources de financement pour le nucléaire existant son rallangement son extension les clients sont les clients qui nous financent évidemment par anticipation des clients nous avons nos nos banquiers nos nos investisseurs obligataires qui nous permettent de tenir un niveau de dette qui reste à ce stade assez élevé puisque nous avons 54 milliards d'euros de dett qui nous permettent de financer ces investissements mais au fond ces investissements ne sont finançables par nos investisseurs obligataires et par nos banquiers que parce que infin nous avons la perspective de pouvoir vendre l'électricité aux clients il y a pas d'autres sources de financement et ceci depuis l'origine du parc nucléaire français dans lequel il est toujours utile de rappeler que pas un sou du contribuable n'a été dépensé sur sur votre interpellation sur la gouvernance je voudrais d'abord rappeler que nous ne sommes pas en monopole deff l'a été jusque à la fin des années 90 dans un système qui était différent depuis nous sommes en compétition et d'ailleurs la totalité de notre parc nucléaire existant étant soumis au régime marchand nous n'avons pas de protection comme on l'a rappelé tout à l'heure pardon hein président sauf peut-être sur les tarifs réglementés de vente vous êtes en monopole vous êtes le seul fournisseur nous sommes le fournisseur mais dans des conditions qui sont définies et surveillé étroitement par la creux pour s'assurer que les conditions de tarif réglementé sont parfaitement réplicables par nos concurrents donc même sur ce domaine là la qualification de monopole je pense n'existe plus ensuite il est tout à fait vrai de dire que bien que société an de droit privé nous avons aujourd'hui un seul actionnaire qui est l'état après l'opportunité de savoir s'il faut la représentation nationale au conseil d'administration de DF qui est l'organe de gouvernance qui prend les décision opérationnelle du conseil il appartiendra je pense à l'état de déterminer si elle est en liaison avec le Parlement si c'est souhaitable ou pas si je peux émettre une modeste recommandation de chef d'entreprise moi je pense qu'on fait bien les quand on se concentre sur son métier le métier deedf c'est d'être un bon électricien et je pense que le conseil d'administration deedf il doit être focalisé sur le fait d'être un bon électricien je ne suis pas sûr que ce soit la mission de la représentation nationale que d'être directement électricien en revanche nous avons évidemment besoin d'une représentation nationale qui réfléchit bien à tous les enjeux que parfaitement résumé le sénateur grimier qui est quelle est la politique énergétique et la politique électrique dans la qu nous devons nous inscrire sur les années qui viennent et ce sujet n'est pas simple parce que nous nous sommes opérateurs donc par définition notre mission à nous ça peut être de donner des éclairages de donner des conseils mais ça n'est pas de définir la politique électrique future et cette ce compétence est évidemment dévolue aujourd'hui au gouvernement et au Parlement donc nous nous sommes évidemment désireux de pouvoir apporter tous les éclairages possibles pour amener à la meilleure politique électrique possible je le disais tout à l'heure en formulant mon rêve électrique de 2035 à la réponse de monsieur le rapporteur qui est au fond notre principal besoin c'est la stabilité du Cap si vous regardez les conditions de succès de nos anciens je suis pas sûr qu'ils aient eu une PPE pour être tout à fait franc cher sénateur gr je suis pas sûr qu'ils en aient une par contre ils ont eu un capstap pendant 20 ans voilà donc donc le plus important vu du modeste opérateur que nous sommes c'est la stabilité du cap et le fait que dans un dans des règles économiques stables avec un cap stable nous soyons capable de nous engager sur le long terme parce que notre métier il est fait finalement de réconcilier la minute qui est l'échelle à laquelle même la seconde qui est l'échelle à laquelle nous devons équilibrer notre système et un déploiement opérationnel industriel à l'échelle de 20 ans voilà ce que nous devons pouvoir faire faire cela sans un cap stable et relève d'un défi probablement difficile à réaliser et donc nous nous sommes volontaires évidemment pour éclairer le cap stable mais c'est pas nous qui le fixons par définition et donc pour cela nous avons besoin évidemment de continuer nos échanges avec le Parlement et avec le gouvernement pour contribuer à à l'élaboration de cette politique électrique monsieur le rapporteur oui merci monsieur le Président bon on arrive sur la fin de l'audition donc je je vais essayer de de reprendre juste juste quelques points sur l'hydroélectricité je votre stratégie telle que je l'ai comprise là c'est c'est principalement d'essayer de transformer des concessions en autorisation ou euh c'est la stratégie d'après la direction général de l'énergie du climat au ministère c'est il y a aucun pays qui a des concessions aujourd'hui qui serait passé en autorisation donc je ne sais pas combien il y a de pays qui ont des concessions mais il y en a aucun qui a pu obtenir cela de de la commission alors c'est vrai que ceux qui sont en autorisation ne sont pas embêtés mais il y a pas encore eu alors est-ce que est-ce que du coup vous vous craignez pas quand même qu'il y a trop de contreparties demandé sachant que à notre à notre connaissance on a assez peu de transparence sur les résultats des concessions hydroélectriques en tout cas on n a pas eu je sais pas s'il y en a et si on peut obtenir des éléments d'information là-dessus est-ce que vous verser sur certaines concessions des redevances et quel est le montant de ces redevances voilà j'aimerais bien creuser un tout petit peu ce pointlà le deuxème point euh qu'on n pas du tout abordé c'est le marché de capacité qu'est-ce que vous pensez du marché de capacité il doit il doit il doit se s'achever en 2026 est-ce que vous pensez qu'il faut le renouveler est-ce que vous pensez qu'il vient pas en double point avec le la prime de risque qu'on observe sur marché de gros quand il y a des tensions qui en fait couvre un peu ce ce ce cout marginal et une partie du du marché de capacité j'aimerais avoir votre avis là-dessus et puis revenir un tout petit peu sur l'arè parce que vous avez dit 2 ti3 de votre production en arène moi je je pensais que l'arè c'était 100 tawh et puis 120 ensuite c'était sur 260 de production sur une année faible donc c'était pas 2 ti3 pour moi c'était plutôt un/3 voir quoi pas un/3 mais peut-être pas très loin de la moitié euh ça vous coûte sans doute mais sur l'autre partie qui n'est pas en arène vous avez plutôt fait de de bons profit grâce au marché qui était très haut et ça ça ça a été parce que vous avez quand même des résultats en D 2022 a été une année catastrophique et 2023 une année fantastique que sera 2024 si on reste sur les marchés tels qu'ils sont aujourd'hui moi je je j'ai le sentiment qu'on va vers un résult entre les deux entre le catastrophique et le fantastique euh je je fais pas les prévisions de DF mais en tout cas c'est c'est c'est mon sentiment est-ce que voilà est-ce que par rapport à ça vous pouvez nous dire quand même confirmer ce que vous avez dit par rapport au à laarine que j'ai entendu 2 tiers mais c'est c'est ce qui ce qui m'a un petit peu surpris et est-ce que le tiers restant si c'est ça reste si vous maintenez les de tiers est-ce que le tiers restant vous confirmez bien bien qui a été vendu à des prix quand même assez élevés à ma connaissance autour de 160 € le mgawh je je peux vous rajouter juste une puis on en restera là une une question on n pas on n' pas ou très peu aborder la question des des réseaux de distribution et et et de transport on a on a constaté il y a pas très longtemps des remonté de valeur d'énéis vers vers la tête vers EDF voilà comment envisagez-vous d'organiser ça au regard des investissements considérables à réaliser non seulement sur l'appareil de production on en a beaucoup parlé mais aussi sur les réseaux de de distribution et de et de transport première question là-dessus deuxème question je comprends mais peut-être à tort au quel cas vous me corrigerez qu'on se dirigerait vers des solutions de flexibilité type électrolyseur batterie et cetera opérer en dehors de l'entreprise dEDF euh si c'est le cas ne trouvez-vous pas que il y a là un facteur de de de complexité supplémentaire dans le fonctionnement du réseau dans la gestion du réseau au regard de des des d'une des quatre priorités réseau donc que vous avez évoqué en présentant les les les les missions les grandes les grandes priorités du groupe merci merci beaucoup monsieur le rapporteur monsieur le Président euh sur l'hydro encore une fois on en est à ce stade à discuter avec le gouvernement et à grand renfort de travail y compris juridique et cetera sur les principes mêmes de l'autorisation il y a d'autres pays qui sont en concession qui ont vu leur sujet régl tout en restant en concession sans appel d'offre également ça ça existe et qui n'ont pas fait l'objet de contentieux communautaire donc il y a une dispersion de situation nous ce que nous cherchons et ce que la raison pour laquelle nous prop POS les autorisations c'est que nous considérons que l'objectif ça n'est pas juste la pérennité des activités de DF l'objectif c'est d'être capable de répondre au besoins du système électrique et donc de relancer l'investissement la raison pour laquelle nous préconisons le changement vers l'autorisation c'est que le statut même des concessions en réalité empêche l'investissement au-delà de ce qui est strictement inscrit dans le cahier des charges des concessions donc c'est la raison pour laquelle il n'y a pas qu'une question de pérenisation de concession qui viendrait mais d'abord une question de faculté d'investissement industriel de la part de celui qui opère en disant voilà là j'ai une capacité d'investissement supplémentaire qui répond à des besoins de système électrique mais le statut même de la concession m'empêche de le faire voilà la raison pour laquelle nous préconisons cette solution ensuite évidemment il faut qu'elle soit qu'elle fasse l'objet d'un consensus et qu'elle puisse elle puisseêtre adopté sur les marchés de capacité il est clair que dans les moyens de flexibilité qui garantissent infé la disponibilité de la puissance souhaitable pour répondre aux besoins des clients les marchés de capacité ont apporté une forme de réponse cette forme de réponse elle est pas parfaite mais je pense qu'elle a un rôle important quand même dans l'équilibre à la fois économique et opérationnel du système électrique parce qu'il y a un certain nombre d'actifs carboné commandable par exemple qui ne trouveraient pas leur existence en dehors des mécanismes de capacit je pense la question qu'il faut se poser et quand je vois le développement de quotidien des des opérations pas seulement à l'échelle française mais à l'échelle du réseau européen c'est que au fond dans l'instabilité que décrivait parfaitement Daniel grimier tout à l'heure pardon de le dire comme ça mais la capacité de production décarboné de DF a un peu l'impression d'être la contrepartie de tout le monde parce que voilà on a des grands voisins qui produisent de l'électricité décarboné quand les éléments le décident et lorsque il n a plus de production il n'y a en face de cela en production des carbonés commandaes évidemment quelques capacités dans chaque pays en en hydroélectricité mais fondamentalement que le parc nucléaire français et donc cette question là elle doit quand même trouver une réponse dans le temps alors ça peut commencer par le prix du carbone mais ça peut aller jusqu'à dans le temps un marché de capacité décarboné parce que à la fin c'est ça qui permet d'équilibrer le système électrique à long terme voilà ce sont des idées à ce stade mais je pense queà un moment il nous faudra poser ce genre de question sur laarine les deux sont justes c'est bien 1/ers dans la loi mais c'est de tiers dans les fait puisque je vous refais simplement simplement le schéma la loi nous impose de vendre 100 terwur plus les pertes et puis une année exceptionnelle contestée par EDF d'ailleurs 20W de plus ça c'est ce que la loi nous impose mais si nous nous en tenons là et que nous vendons l'équivalent à tous nos clients à des prix de marché le lendemain eDF n'a plus de clients puisque évidemment nous perdrions la totalité des clients à qui nous vendrions un prix de marché donc pour des raisons évidentes nous sommes obligés de répliquer les 100 TW que nous fournissons à nos concurrents dans les mêmes proportions à ce que nous fournissons à nos clients pour être dans une économie comparable donc l'effet induit de la décision sur cent à hauteur c'est bien que nous concernant les 2/3 de notre production donc c'est bien 2/3 économiquement c'est 1/3 légalement mais c'est 2/3 économiquement et c'est bien ce qui nous affecte depuis euh depuis 12 ans maintenant euh euh sur nos résultats ben ce que je peux vous dire c'est que le dernier tiers qui est exposé au prix quand les prix sont bas les résultats sont pas bons quand les prix sont haut les résultats sont meilleurs mais qui sont globalement moins bons que ce qu'ils auraient été s'il n'y avait pas eu les de/ers par définition donc bon encore une fois on n'est pas là pour se plaindre on est là pour chercher des solutions pour l'avenir c'est le plus important donc oui l'année 2023 nous a permis de dégager un résultat significatif on peut même le qualifier d'historique par rapport à l'histoire de DF contenu de prix spot de marché qui était élevé mais ces résultats nous ont à peine permis de compenser la moitié de l'augmentation de la dette que nous avons contracté en 2022 en étant obligé d'acheter entre 600 et 800 € du mgawh une électricité que nous n'étions pas en mesure de produire et que par la loi nous étions obligés de revendre à 42 ce qui nous a amené à augmenter la dette de 20 milliards d'euros donc le résultat des années 22 et 23 c'est que nous avons dans un premier temps augmenté notre dette de 20 milliards puis nous l'avons baissé de 10 tout ça en restant à 54 milliards de dettes à ce stade donc l'objectif c'est en dépassant l'horizon de l'arine d'avoir finalement une économie plus prévisible à la fois pour nos clients et pour nous en ne cumulant pas les inconvénients d'un prix administré et d'un prix de marché très court ce qui est euh finalement le constat et la pratique après des années d'arène euh à votre question sur les réseaux qui est très importante monsieur le Président merci de votre question euh dans la difficile équation du système électrique que que décrivait euh le sénateur gréiller tout à l'heure il est cas que la place des réseaux est est absolument déterminante sur cet horizon de temps et nous avons besoin je pense à ce stade de définir là aussi c'est la politique publique encore une fois nous ne sommes pas eDF n'a pas de responsabilité autre que l'équilibre de son propre périmètre aujourd'hui hein nous ne sommes plus l'opérateur électrique qui est responsable de l'ensemble de l'équilibre du système électrique dans répartition des rôles aujourd'hui cet équilibre là il est le résultat de plusieurs acteurs l'état étant Infiné responsable du système électrique avec un gestionnaire de réseau et de transport et un gestionnaire de réseau de distribution qui assure chacun des fonctions importantes dans dans l'équilibre opérationnel ce qui est clair c'est que nous avons besoin d'investir dans les deux réseaux pour tenir compte de l'évolution du système électrique cette évolution elle est faite d'abord de décentralisation des moyens de production avec à peu près 80 % des ressources renouvelables futur qui sont raccordés au réseau de distribution ce qui fait que le réseau de distribution n'est plus qu'un réseau d' d'acheminement mais il devient un réseau également d'injection dans le réseau de transport ce qui est un changement fondamental de la relation entre le réseau de transport et le réseau de distribution euh et le le deuxième élément c'est qu'évidemment il y a également besoin d'investissement euh du réseau de transport ne serit-ce que pour raccorder un certain nombre de moyens de production euh euh de grande taille ou des consommateurs de grande taille quand ils sont industriels mais on va dire que les les un certain nombre de gros investissements sont évidemment nécessaires pour raccorder par exemple l'éolien en mer et on on ignore parfois que dans un investissement d'éolien en mer EDF en fait un certain nombre il y a s'il y a 1 € pour le parc de production il faut pratiquement 1 € pour le raccordement donc tout ceci contribue infini à l'économie de l'électricité et et sur l'ensemble je pense qu'il y a évidemment une besoin de un besoin de croissance des investissements des Réseau Distribution et transport mais si je peux appeler une chose de mes vœux c'est simplement de se dire que dans l'ensemble des éléments qui conduisent à de l' investissement tout n'a pas la même valeur pour le système électrique et donc tous les raccordements renouvelables ne sont pas équivalents en terme de mérite pour le système électrique certains ont moins de capacité de production moins de facteur de charge davantage de coût de raccordement que d'autres et notre souhait à nous en tant que finalement leader du secteur et rien d'autre c'est dire dans un monde dans lequel nous nous avons besoin d'investir beaucoup pour l'électricité essayons d'avoir une politique publique qui hiérarchise les coûts de raccordement en fonction des bénéfices pour le système et et qui tiennent compte de bénéfices relatifs qui peuvent être assez nettement différenciés entre un autoconsommateur par exemple qui va demander simplement un ajustement numérique de son mode de raccordement sans aucun coût et qui sur la base de du fait qu'il devient producteur va devenir beaucoup plus responsable en terme de mode de consommation énergétique au sens large donc ce coût pour la collectivité est assez faible si vous comparez ça à une petite centrale à à très grande distance des premier moyen de raccordement une petite centrale à quelques centaines de kilowatt effectivement elle a un coût de raccordement très élevé par rapport à son bénéfice système donc ces élémentsl nous il nous semble souhaitable de les pondérer dans le mode de financement et dans l'impact qu'il peuvent avoir y compris vu de l'actionnaire d'énedis sur l'endettement de l'actionnaire d'énedis qui est consolidé dans les comptes de l'F gestion pardon flexibilité hor EDF des flexibilités des techniques de de de de flexibilité moi je comprends que c'est c'est pas EDF qui va qui va qui va gérer ça comment voilà c'est pas un facteur de complexité quand même qui c'est là que honnêtement même au sein du groupe EDF il y a encore beaucoup beaucoup à élaborer pour pour déterminer ce que nous appelons flexibilité à l'avenir il y a des flexibilités qui sont à la main des gestionnaires de réseau qui sont essentiellement protéger le réseau contre euh contre le fait de pouvoir tomber en cas d'inadéquation soudaine entre la demande et l'offre avec des effets sur la tension et la fréquence ces flexibilités là elles sont à la main des gestionnaires de réseau elles sont assez bien encadré par le droit européen et et par et par la façon dont les gestionnaires de réseau déploient leurs instruments au-delà de ça il y a une flexibilité d'offre et de demande qui permet à n'importe qui d'investir dans des moyens de flexibilité donc quelqu'un qui décide d'investir dans des moyens de stockage peut tout à fait le faire il peut décider de le faire au bénéfice de clients qui voudrai eux-mêmes arbitrer leur équation offre demande ou au bénéfice du réseau en choisissant les instants auxquels ils participeront par exemple ce qu'on appelle les services syst pour aider le réseau à s'équilibrer et donc voilà il y a d'autres pays dans lesquels ces services sont beaucoup plus développés nous y participons nous-mêmes d'ailleurs notamment au Royaume-Uni où on a des capacités de stockage qui ne sont pas négligeables donc c'est ces moyensl vont se développer ils sont totalement marchands et donc il donne lieu à des investissements de la part d'EDF ou de tiers mais ce qui veut dire aussi effectivement pour répondre à votre question que la vision système de cet ensemble elle sera de plus en plus difficile à connaître soit par les gestionnaires de réseau et à for sû il ne sera pas connu de DF et donc il nous faut au fur à mesure construire la résilience de notre système et c'est là que voilà les moyens commandé centralisé sont toujours nécessaires j'entends bien ce que disait Daniel grimier tout à l'heure qui est quand je j'investis dans un moyen industriel à priori c'est pour le faire tourner tout le temps je je suis d'accord avec ce principe évidemment et c'est ce que nous chercherons à faire et et c'est là que la principale question qu'il nous faut je pense adresser à cet horizon 2038 2040 c'est effectivement de d'affermir progressivement notre demande électrique parce que si la demande électrique de base est là les moyens industriel en question ils seront appelés en permanence et on aura grâce au renouvelablebl une capacité d'absorption de l'évolution de la demande électrique qui elle est plus plastique plus flexible le but c'est de pouvoir par des moyens commandables servir au moins la base de demande industrielle qui elle euh est difficilement effaçable et a besoin effectivement d'une base stable donc on fait beaucoup de simulations à la matière euh par des finitions elles sont toutes fausses euh mais c'est la distribution des simulations qui nous permettent de nous former le meilleur jugement possible ok voilà exactement merci Monsieur le le président pour cet échange merci beaucoup merci beaucoup merci à tous
Franck Montaugé