Jean-Philippe Tanguy : "Baissons massivement les taxes sur les carburants !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
On va parler des prix du carburant, vous nous direz ce que le RN ferait.
- 0:38OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction ce soir ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que Rima Hassan devra s'expliquer ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Si vous étiez au gouvernement, qu'est-ce que vous feriez pour contrer la hausse des prix du carburant ?
- 4:07RelanceRéponse directe
1,5 milliard, ça serait le coût par mois de ces mesures.
- 5:55OuverteRéponse directe
Le gouvernement a débloqué 70 millions d'euros pour les professions touchées par la hausse des carburants. Pour vous, ça ne compte pas du tout ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« on s'en félicite puisque c'était des signalements, vous savez au titre de l'article 40, député Mathias Renaud, collègue de la Somme, qui a sans doute conduit à ce qu'elle soit entendue sur effectivement des propos et surtout des relais extrêmement choquants sur le terrorisme. »
- 0:57Invité politiqueFait
« j'ai cru que c'était une fausse information, tellement ça paraît complètement surréaliste de se rendre sous réserve évidemment de confirmation. »
- 1:03Invité politiqueFait
« On est le 2 avril, pas le 1er. »
- 1:18Invité politiqueFait
« ce serait quand même au moins la troisième affaire de détention de drogue chez les insoumis, puisqu'il y a M. Boyard qui l'a revendiqué lui-même être un dealer. »
- 1:41Invité politiqueFait
« M. Kerbrat, qui a reconnu avoir acheté de la drogue à un mineur avec une partie de ses frais parlementaires. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« Une baisse massive des taxes, donc une baisse structurelle. C'est la TVA de 20 à 5,5, entre 20 et 25 centimes. »
- 3:10Invité politiqueChiffre
« Et puis une baisse parallèle de la TICPE, la 6 sur le carburant, de 16 centimes, ce qui nous permettrait d'atteindre, selon le taux, entre 40 et 50 centimes par litre. »
- 3:26Invité politiqueChiffre
« Ça coûte environ par mois 1,5 milliard. 1 milliard pour la TVA, 500 millions pour la TICPE. »
- 3:42Invité politiqueChiffre
« Et pour la TICPE, de manière temporaire, environ 500 millions, sachant que nous voulons récupérer ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie, qui représentent eux aussi 500 millions. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Mais c'est surtout, selon le rapport de la Cour des comptes, ces certificats d'économie d'énergie sont très troubles et très mal utilisés. Une grande partie est détournée. »
- 5:05Invité politiqueChiffre
« Bon, écoutez, il faut voir, ce sera entre 5 et 10% selon le niveau de l'échelon. Parce que si, comme Total, vous maîtrisez à la fois la production, le raffinage, le transport, ce serait plutôt 10%. »
- 5:18Invité politiqueFait
« Donc Total, l'obligation de vendre moins cher que les autres ? »
- 12:39Invité politiqueChiffre
« La France paie 30 milliards d'euros, on reçoit entre 12 et 15. »
- 12:44Invité politiquePromesse
« on veut récupérer au moins 10 milliards d'euros avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy69 %
- Présentateur31 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
Bonsoir, merci de la présentation.
Je vous en prie, député RN de la Somme, membre du Bureau national du RN, je vous ai présenté il y a quelques instants comme le monsieur budget du Rassemblement national, celui qu'on donne peut-être à Bercy si vous arrivez au pouvoir dans un peu plus d'un an. On va parler des prix du Carverand, vous nous direz ce que le RN ferait. Exactement, d'abord l'actualité de cette fin de journée, c'est cette garde à vue de l'eurodéputé LFI Rima Hassan qui est entendue depuis ce matin pour apologie du terrorisme, pour un message qu'elle a posté sur les réseaux sociaux il y a quelques jours.
Et en cours de journée, pendant cette garde à vue, deux grammes de drogue de synthèse ont été saisies sur elle par la police. Ce n'est pas pour ça qu'elle était au commissariat. Quelle est votre réaction ce soir ?
Pour ce qui est qu'elle soit entendue pour apologie du terrorisme, on s'en félicite puisque c'était des signalements, vous savez au titre de l'article 40, député Mathias Renaud, collègue de la Somme, qui a sans doute conduit à ce qu'elle soit entendue sur effectivement des propos et surtout des relais extrêmement choquants sur le terrorisme. Pour ce qui est de la drogue, écoutez, je dois dire qu'au début, j'ai cru que c'était une fausse information, tellement ça paraît complètement surréaliste de se rendre sous réserve évidemment de confirmation. On est le 2 avril, pas le 1er. Voilà, et de la présomption d'innocence de Mme Hassan évidemment.
Si c'est avéré, ce serait quand même extrêmement choquant. Je rappelle, sans faire le lien, parce qu'il n'y a pas de lien systématique, mais ce serait quand même au moins la troisième affaire de détention de drogue chez les insoumis, puisqu'il y a M. Boyard qui l'a revendiqué lui-même être un dealer.
Et M. Boyard a dit qu'il l'avait vendu, et qu'il l'avait vendu il y a très longtemps avant d'entrer en politique. Très bien, il l'a revendiqué lui-même. Non, ça pourrait laisser penser qu'il deal aujourd'hui.
Ah oui, excusez-moi, ce n'était pas l'intention, ce n'était pas de troubler, c'est effectivement ce que vous avez dit. Et M. Kerbrat, qui a reconnu avoir acheté de la drogue à un mineur avec une partie de ses frais parlementaires, ça devient vraiment un problème structurel dans le groupe insoumis et dans les parlementaires insoumis, si c'était avéré évidemment. Problème structurel chez les insoumis ? Que vous avez trois de vos parlementaires sur 70, ça devient un problème.
Est-ce que vous pensez, vous estimez que Rima Hassan devra s'expliquer, si tout cela est bien sûr confirmé, mais ce sont des informations récoltées par le service police-justice de BFMTV, sur la présence de cette drogue de synthèse sur elle ou dans son sac à main ? Elle doit clarifier la situation, s'expliquer ?
J'imagine, oui, mais enfin, compte tenu de ce qu'on connaît des insoumis, ils vont sans doute se victimiser. D'ailleurs, ça a commencé sur les réseaux sociaux, les différents cas des insoumis se sont victimisés, expliquer que ce n'était pas de sa faute, qu'elle a été persécutée par je ne sais quelle police politique. Enfin, tout ça n'est pas très sérieux. On a l'habitude, donc je n'attends pas grand-chose sur le point de vue des valeurs et de la dignité, de la défense collective des insoumis, malheureusement. On est habitués.
Je pense qu'ils vont encore essayer de faire du judo, expliquer que ce n'est pas eux, que c'est la faute de la société, du système, de la police, de la gendarmerie, du gouvernement, des Martiens.
Si vous étiez au gouvernement, Jean-Philippe Tanguy, qu'est-ce que vous feriez ou qu'est-ce que vous auriez fait déjà ces derniers jours pour contrer la hausse des prix du carburant ? Le sans-plomb a atteint son plus haut niveau depuis qu'on mesure les prix des carburants. Le gazole, c'était déjà le cas il y a quelques jours.
Que feriez-vous ? Une baisse massive des taxes, donc une baisse structurelle. C'est la TVA de 20 à 5,5, entre 20 et 25 centimes. Et puis une baisse parallèle de la TICPE, la 6 sur le carburant, de 16 centimes, ce qui nous permettrait d'atteindre, selon le taux, entre 40 et 50 centimes par litre. 40 centimes en moins par litre, ça coûte combien ? Ça coûte environ par mois 1,5 milliard. 1 milliard pour la TVA, 500 millions pour la TICPE. 1,5 milliard pour toujours ? 1 milliard pour toujours, selon le baril, selon le cours du baril pour la TVA, puisque c'est un impôt proportionnel.
Et pour la TICPE, de manière temporaire, environ 500 millions, sachant que nous voulons récupérer ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie, qui représentent eux aussi 500 millions. Mais qui financent, par exemple, MaPrimeRénov' ou d'autres dispositifs. Oui, mais nous on a d'autres mécanismes pour financer la rénovation thermique qu'on avait présentée lors du dernier budget. Mais c'est surtout, selon le rapport de la Cour des comptes, ces certificats d'économie d'énergie sont très troubles et très mal utilisés. Une grande partie est détournée. Donc nous, on veut récupérer ces sommes pour financer ces baisses.
1,5 milliard, ça serait le coût par mois de ces mesures. Donc si je multiplie par 12, 15, 18 milliards d'euros par an, les adversaires de cette mesure disent, elle ne servira à rien. Tout simplement parce que si on fait ça, les différents chaînons qui amènent jusqu'à la pompe augmenteront leurs marges. Et ces 15 ou 18 milliards d'euros seront finalement jetés dans le désert.
Absolument, il faut que ça s'accompagne d'un cadrement temporaire des marges. Ça a toujours été très clair dans le projet du Rassemblement National. Ce n'est pas le gel des prix. Parce que les insoumis disent, on va geler les prix. Alors, soit ils bloquent les prix, soit ils gèlent les prix. Ça dépend des plateaux, ça dépend des moments. Ce qui est absolument impossible puisque nous importons le pétrole, y compris les produits raffinés. Nous sommes très dépendants des importations de gazole, de kérosène et de fioul, par exemple. Un peu moins pour l'essence. Mais ça n'existe pas un monde où vous gelez le prix de produits que vous importez, que vous ne pouvez pas faire vous-même.
Donc vous, vous gêlez les marges. Par contre, contrôlez les marges.
Par exemple, ce serait combien la marge maximum pour Total quand ils vendent son pétrole ?
Bon, écoutez, il faut voir, ce sera entre 5 et 10% selon le niveau de l'échelon. Parce que si, comme Total, vous maîtrisez à la fois la production, le raffinage, le transport, ce serait plutôt 10%. Si c'est un seul acteur du secteur, ce serait plutôt 5%. Donc Total, l'obligation de vendre moins cher que les autres ? Non, c'est juste qu'il possède plusieurs échelons. Donc il ne faudrait pas qu'il voulait qu'il joue sur le fait de posséder plusieurs marges, plusieurs clés du secteur. Voilà, Total est en France en particulier dans une position très avantageuse. Mais ce qui est aussi un avantage pour la France, parce que j'en vois certains qui tapent sur Total.
Nous, on ne tapent pas sur Total, parce qu'on a quand même la chance d'avoir une compagnie pétrolière souveraine, alors qu'on n'a pas de pétrole. Il y a très peu de pays occidentaux qui ont des compagnies pétrolières sans avoir eux-mêmes de pétrole, évidemment. Par contre, qu'il n'y ait pas d'abus et qu'ils ne profitent pas de la crise ou qu'ils ne se nourrissent pas de la crise, ça, c'est le devoir de l'État.
Le gouvernement a débloqué 70 millions d'euros pour l'instant, pour les professions les plus touchées par la hausse des prix des carburants, les pêcheurs, les transporteurs. Sébastien Lecornu annonce ce soir qu'il y aura d'autres mesures ciblées, il le précise bien, en début de semaine prochaine. Pour vous, ça ne compte pas du tout, tout ça ?
Non, ce n'est pas que ça ne compte pas, c'est qu'on ne peut pas isoler les mesures des unes des autres. Il faille des aides ciblées pour des métiers particulièrement exposés, effectivement, comme les pêcheurs, les agriculteurs, sans doute le BTP, les transporteurs. Vous voyez bien que d'autres professions qui sont très nombreuses, les aides-soignants, les infirmières libérales, un certain nombre de professions qui circulent, les commerciaux, bon, ben, eux, ils ont besoin d'une aide qui ne peut passer que par la baisse des taxes. Voilà.
Et vous assumez le côté complètement aveugle de votre mesure, c'est-à-dire que si on baisse de 40 centimes le prix du carburant, c'est aussi bien pour celui qui remplit son très gros réservoir, parce qu'il a une très grosse voiture, que pour, pardon d'être un peu dans la caricature, que pour l'infirmière libérale qui roule en Twingo. Donc, ça profitera mécaniquement, l'avantage sera le même pour tout le monde. Oui, mais... Pourquoi pas faire un dispositif en fonction de...
Parce que c'est l'usine, sans mauvais jeu de mots, c'est l'usine à gaz. En fait, il y a aussi un effet économique, psychologique à cette mesure. C'est justement de rassurer toute la société française et qu'un certain nombre de classes moyennes ne se sentent pas lésées, puisqu'elles sont souvent lésées, évidemment, de tous ces dispositifs qui les ciblent mal. Et inversement, vous savez, quand il y a le chèque énergie, Jordan Berdella, qui est député européen, qui, comme moi, fait partie des privilégiés, les élus, les élus nationaux, ont des salaires et des revenus, qui l'ont reçu comme d'autres. Et vous en aviez fait un argument pendant plusieurs jours en disant...
C'est pas un argument, c'est une réalité, voilà. Non, mais c'est une réalité, M. Fauvel, c'est que ça ne fonctionne pas, ce genre de ciblage, parce qu'il y a aussi un effet psychologique dans la crise. Il y a une réalité connue pour beaucoup de Français, mais il y a aussi un effet récessif de la peur de la hausse, de l'anticipation de la hausse. Et le fait que tout de suite, ils n'aient pas cassé cette anticipation pose un vrai problème. Vous le savez, parce que j'en parle souvent sur votre antenne, il y a le problème aussi des stocks pétroliers.
Si les stocks pétroliers en avaient 110 jours d'avance, ils ne sont pas utilisés de manière dynamique, proactive, pour baisser les prix, en particulier pour les professions très consommatrices, comme on l'a dit, le BTP, les producteurs. C'est dommage, parce que ces stocks pourraient être utilisés, ça coûterait zéro. Ça pourrait même rapporter un peu à l'État si c'était bien géré. Aujourd'hui, ça ne rapporte qu'aux pétroliers.
Jean-Philippe Tanguil, Donald Trump a eu des mots qu'on peut juger comme offensants vis-à-vis d'Emmanuel Macron ces dernières heures à Washington. Il a ironisé sur le couple Brigitte et Emmanuel Macron, en disant qu'Emmanuel Macron se fait maltraiter par sa femme. Il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire, c'est allusion à cette vidéo qui avait été captée à la sortie d'un avion, des propos qui ne sont ni élégants ni à la hauteur. C'est ce qu'a répondu aujourd'hui Emmanuel Macron. Est-ce que quand on se moque du président, on se moque de la France ?
Oui, bien sûr. Nous, on soutient Emmanuel Macron face à des trucs, mais aussi la femme, l'épouse du président de la République. D'ailleurs, qui souvent, il faut bien le dire, par un certain nombre de dirigeants internationaux, et je me souviens de M. Bolsonaro, avant-président du Brésil, et d'autres dirigeants brésiliens, qui utilisaient souvent Mme Macron pour se moquer de la France, qui est absolument lamentable, évidemment, nous défend. La réponse d'Emmanuel Macron est la bonne ? Oui, mais on défendrait Emmanuel Macron, on défendrait tout Français ou toute Français qui serait évidemment attaqué par un gouvernement étranger. Il faut être solidaire.
On n'a pas à faire ce lourd d'attaque sous la ceinture. Et surtout, c'est quand même la manifestation que M. Trump n'a pas d'argument rationnel à opposer sur ce choix qu'il a fait, où il a embarqué, il faut bien le dire, tous les pays européens et tous les pays développés, et tous les pays aussi en voie de développement, indépendant du carburant, parce qu'il y a aussi des pays pauvres qui ont besoin de ce carburant, et ils le paient au même prix que les pays riches. Et donc, ça pose évidemment d'énormes problèmes de développement.
Et Marine Le Pen, à juste titre, est aussi très inquiète, et a insisté sur les risques, sur les engrais, puisque dans les produits qui sont concernés par les pénuries, le risque des pénuries, en tout cas la hausse des prix, il y a les engrais, et ça va être difficile pour les agriculteurs français, évidemment, mais aussi pour tous ces pays en voie de développement qui ont besoin d'engrais compétitifs, et la crise alimentaire qui pourrait en surgir est très inquiétante, évidemment.
Plusieurs maires élus du Rassemblement National lors des élections municipales ont décidé d'enlever le drapeau européen du fronton de leur mairie. Est-ce que vous les soutenez, ou est-ce que ce sont des initiatives personnelles, et vous trouvez d'ailleurs que c'est une mauvaise idée ?
Ah non, moi je les soutiens totalement, je les soutiens publiquement, tout simplement. C'est une constance. Enain Beaumont, le maire d'Enain Beaumont, gagnant en 2014, avait enlevé le drapeau. Moi j'étais avec M. Dupont-Aignan à cette époque qui a enlevé le drapeau dans les années 90.
Et vous avez mis des années à vous départir de l'aspect frixit que vous défendiez, vous avez changé radicalement là-dessus, d'une année sur l'autre quasiment, il y a maintenant un peu plus de 10 ans. En 2017, oui. Oui, tout juste 10 ans, enfin un peu moins, mais vous avez raison. Et là, à nouveau, vous faites la chasse à l'Europe.
Non, ce n'est pas la chasse à l'Europe, ce qui est très étonnant, je vous remercie de me poser cette question, c'est pourquoi est-ce que ce drapeau est sur les mairies ? Ça veut dire que si Marine Le Pen ou Jordan Bardella... Non, mais c'est intéressant parce que ça fait... Non, mais c'est intéressant ce que vous dites.
Si Marine Le Pen ou Jordan Bardella arrivent à l'Elysée, quand ils prendront la parole devant les Français, il n'y aura plus le drapeau européen. Ah ben, ils l'ont déjà fait.
Il n'y a évidemment jamais le drapeau européen, ni dans les... Mais à l'Elysée, ce serait le cas aussi. Quand Marine Le Pen était candidate, il y avait une petite simulation, je ne sais plus si c'était sur BFM TV ou sur une chaîne concurrente, de demander qu'on retire ce drapeau, qui n'est pas le drapeau européen d'ailleurs, parce qu'il n'y a pas de drapeau européen qui ne représenterait un État européen. Mais je repose ma question, pourquoi est-ce que les mairies de France devaient engager des frais pour un drapeau qui n'est pas reconnu par la Constitution ? Pourquoi ? Combien ça a coûté ces drapeaux partout ? C'est vraiment une histoire de coût. Non, mais entre autres.
Une histoire de coût du drapeau. Vous savez combien ça coûte à peu près un drapeau comme ça ? Non, mais c'est vraiment une histoire de coût, honnêtement.
Il était déjà là, il l'enlève.
Mais ça a été mis avant. C'est marrant, on a installé. Les Français ont voté en 2005. Dans le vote, il y avait proposé que le drapeau devienne un emblème au même titre que le drapeau français avec l'hymne européen, la Constitution européenne. Les Français ont dit non. Bon, ils ont dit non et on a installé partout, dans toute la France, y compris à Paris, à Plain-de-Mas, les gares, des drapeaux européens. Je vous dis, moi je le sais parce qu'on doit le payer pour nos permanences, un drapeau, ça coûte entre 500 et 1000 euros. Je vous laisse multiplier. Je pense qu'il y en a près 100 000 en France.
Mais l'argument budgétaire,
j'avoue que je ne l'avais pas vu venir. Mais pourtant, il mérite d'être posé. Il mérite d'être posé parce que c'est une dépense qui a été engagée contre la volonté des Français.
Le maire de Carcassonne, Jean-François Tanguy, qui a justement fait partie de ces maires qui ont enlevé le drapeau européen, vous citez son nom. Il est par ailleurs vicéculteur. Il a touché 200 000 euros de la PAC, de l'Europe. La même dont il enlève le drapeau. Vous ne voulez pas non plus de la PAC ?
Non, mais Christophe Barthès a eu la réponse qui parlera à tous les agriculteurs. S'il avait été payé, comme tous les agriculteurs, tous les éleveurs français, à due proportion de son travail, il n'aurait pas besoin de cette aide. Mais en attendant, il l'a touché. Oui, parce que les Français paient... Je dis souvent, M. Fauvel, si vous avez un certain salaire, si vous me donnez votre salaire et que je vous en rends la moitié, je ne suis pas sûr que vous fassiez une bonne affaire. Ça, c'est l'aide européenne. Donc la France paie 30 milliards d'euros, on reçoit entre 12 et 15. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne affaire, je suis même sûr de l'inverse.
C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on veut récupérer au moins 10 milliards d'euros avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Mais vraiment, je suis très étonné qu'on nous demande de nous justifier sur le fait qu'on respecte la volonté des Français et qu'on ne demande à aucun des autres maires pourquoi ils ne respectent pas la volonté des Français. La plupart du temps, par habitude, parce que les maires, on leur a dit de le faire et puis ils appliquent les consignes du préfet. Mais pourquoi les préfets donnent cette consigne ? Ça, c'est intéressant.
En quelques mots, Jean-Philippe Tanguy, quand vous regardez les sondages sur l'élection présidentielle, et je suis sûr que vous le regardez, vous constatez qu'aujourd'hui, Jordan Bardella fait mieux et parfois même nettement mieux que Marine Le Pen. 3, 4, 5, 6 points de plus qu'elle au premier tour. Pourquoi vous ne prenez pas aujourd'hui tout simplement le mieux placé plutôt que d'attendre la décision de justice en juillet ? Parce que nous considérons que le mieux placé, c'est Marine Le Pen, pas dans les sondages, mais dans...
Les Français qui pensent qu'ils mettent Jordan Bardella plus haut que Marine Le Pen se trompent ? Non, mais ils sont libres de le faire et d'ailleurs, Marine Le Pen s'en félicite publiquement des bons scores de Jordan Bardella. Ça fait une différence parce que je ne suis pas sûr que quand vous interrogez Gabriel Attal sur les bons scores d'Edouard Philippe, je ne l'entends pas s'en féliciter autant ou d'autres exemples. Donc Marine Le Pen, elle est absolument, elle est très satisfaite des bons résultats de Jordan Bardella, mais nous sommes organisés de cette façon et nous pensons que Marine Le Pen est la candidate naturelle de notre camp.
Bon, par ailleurs, moi je trouve que les sondages résistent bien, je l'ai fini, parce que bon, un certain nombre de médias, de commentateurs disent que Marine Le Pen ne pourra pas se présenter depuis des mois et des mois. On voit bien quand même que nos électeurs lui sont fidèles. On le saura. Et je les remercie. Je les remercie pour leur fidélité. Merci.
Jean-Philippe Tanguy