Incendie dans le Var: le point du préfet sur "une situation à haut risque"
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« Nous avons en ce moment un Mistral qui est à 10 km heure en moyenne avec des rafales à 20 km heure mais qui devrait se renforcer dans la prochaine demi-heure à la prochaine heure. »
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« Nous avons quatre Canadair, nous avons cinq hélicoptères bombardiers d'eau, nous avons deux dash. »
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« On est plus de 1500 sur le feu, Varroa et de toute la France puisque de nombreuses colonnes sont arrivées hier et ce matin. »
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« il fait 40 degrés c'est compliqué très compliqué l'hygrométrie est très basse »
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« La préfecture du Var a évacué tous les quartiers qui étaient menacés à court terme ou à moyen et voire même long terme »
- 5:30Locuteur 1Chiffre
« on est à peu près à 6000 hectares »
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« 1500 sapeurs-pompiers varrois qui sont au moment où je vous parle soit sur les feux de forêt soit dans les casernes »
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Bien, dans le Var, vous le savez, nous sommes dans une situation à haut risque, ainsi que la décrite le ministre de l'Intérieur en fin de matinée. Nous avons en ce moment un Mistral qui est à 10 km heure en moyenne avec des rafales à 20 km heure mais qui devrait se renforcer dans la prochaine demi-heure à la prochaine heure. Nous sommes absolument sur le qui-vive, d'autant plus que nous assistons, et vous l'avez vu dans le paysage derrière nous, aux premières reprises sur le flanc droit du feu mais aussi sur son flanc gauche.
Ces reprises à ce stade sont traitées, nous avons beaucoup de moyens aériens, nous avons quatre Canadair, nous avons cinq hélicoptères bombardiers d'eau, nous avons deux dash. La stratégie qui était la nôtre, qui a été fixée hier soir, qui a été respectée toute la nuit, de traiter les points sensibles, de rouvrir la route vers Corrance et de mettre en place un verrou avec de nombreux sapeurs-pompiers au sol pour éviter que les massifs qui avaient déjà été parcourus par les flammes ne communiquent avec un autre massif qui menacerait trois communes plus au sud du feu actuel reste d'actualité. Le verrou, à l'heure où nous parlons, tient.
Il l'a tenu et il tient. Nous avons de très nombreux sapeurs-pompiers au sol qui font en sorte qu'ils tiennent. Les moyens aériens sont concentrés sur cette stratégie, ce qui n'empêche pas qu'en cas de reprise importante à à proximité des villages, à proximité de points sensibles, ils puissent bien sûr être déroutés pour effectuer des largages là où c'est le plus nécessaire.
Les consignes d'évacuation qui avaient été passées hier restent complètement d l'actualité. Nous avons rétabli l'eau potable, enfin l'eau à Corence pour boire mais aussi pour favoriser les opérations d'extinction grâce au rétablissement de l'électricité. Les véhicules de secours accèdent sans difficulté à Corrance et des acheminements de rations sont en cours puisque les habitants qui sont confinés dans le cœur du village n'ont pas la possibilité de s'en extraire pour aller faire des courses.
Voilà ce que je peux vous dire à cette heure et je passe la parole au contrôleur général. Donc comme a dit M. le Préfet, gros travail cette nuit de tous les effectifs sapeurs-pompiers.
On est plus de 1500 sur le feu, Varroa et de toute la France puisque de nombreuses colonnes sont arrivées hier et ce matin. L'objectif, c'était, comme on vous l'a dit, de sécuriser un certain nombre de quartiers, de rendre opérationnelle la route qui va dans les villages qui étaient encore isolés et puis surtout de mettre en place les verrous de façon à ce que ce feu puisse on a connaissance des feux antérieurs donc on sait à peu près les couloirs et donc on essaye de bloquer ce feu sur ces couloirs là vous vous en doutez il fait 40 degrés c'est compliqué très compliqué l'hygrométrie est très basse n'oubliez pas non plus qu'on a des départs de feu aussi dans le reste du département dont vous n'entendez pas parler parce que ils sont éteints quasiment dans les quinze minutes mais il existe donc il ya aussi des moyens là bas donc c'est une journée on ne le cache pas qui va être une journée compliquée, difficile mais tous les hommes ont travaillé cette nuit, travaillent encore et si vous voyez des véhicules qui sont sur les routes sans établir de tuyaux etc c'est justement qu'ils attendent que le feu puisse descendre et qu'on ait ces fameux verrous dont on vous parlait pour pas que pour pas qu'ils franchissent certaines routes qui sont pour nous cruciales alors hier soir oui hier soir oui on les a dénombrés, on est en train de faire un dénombrement complet parce qu'il faut il faut différencier ce qui brûle et ce qui est impacté c'est ça le plus difficile encore une fois la préfecture du Var a évacué tous les quartiers qui étaient menacés à court terme ou à moyen et voire même long terme c'est-à-dire que c'est du préventif et là où il nous semble que les conditions de sécurité ne sont pas forcément réunis avec beaucoup de végétation, du débroussaillement etc. Nous préférons évacuer pour la sécurité de la population et des sapeurs-pompiers également.
Même si la situation va évoluer ce que disait le ministre de l'Intérieur entre 16h et 22h, il y a d'importants risques. Là en début d'après-midi on est à peu près à 6000 hectares et est-ce qu'il y a eu des reprises en cette fin de matinée et en ce début d'après-midi ? Alors on a l'ancien feu qui est toujours suis là mais on le compte c'est dans les 6000 hectares que vous comptez effectivement l'usine intérieure a raison c'est la période 16h 20h qui va être compliqué parce que le vent va devenir de plus en plus important ce matin pas énormément de reprises mais ce feu il il rime toujours c'est à dire que ce feu il brûle toujours on n'est pas du tout sur un feu fixé et on a des flammes sur ce feu et comme on a des flammes sur ce feu qui sont d'ailleurs inaccessibles très difficile à juguler avec le vent et la température ces flammes là peuvent créer des reprises importantes voilà pour qu'on est très vigilant et surtout sur cet après-midi qui est une après-midi effectivement à risque.
Est-ce que vous craignez le même scénario que la semaine dernière, c'est-à-dire un vent qui tourne et qui change de sens à chaque fois le fond ? On avait l'impression que ça rendait la situation un Alors oui, ces changements de vent, mais ils étaient plus ou moins envisagés. Là, on devrait avoir quand même du vent d'ouest qui va perdurer, même s'il peut osciller entre l ouest et nord-ouest.
Par contre, vous avez vu hier, typiquement, on a eu des orages un peu plus hauts qui ne sont pas arrivés ici malheureusement. Ça a créé du vent et donc des turbulences sur le feu. Et là, on avait un feu qui allait un petit peu dans tous les sens.
C'est ce qui est arrivé hier. On devrait moins à voir cette situation -là aujourd'hui, mais il nous a réservé tellement de surprises que nous restons vigilants. Dans quel état d'esprit sont les statuaires de poupiers qui sont au sol ?
Il y en a qui ont déjà travaillé sur ce feu la semaine dernière, qui sont remobilisés là, on a bien évidemment des relèves qui sont effectuées chez les sapeurs-pompiers, du repos pour les colonnes qui sont là pour plusieurs jours, donc du repos à tour de rôle. après il ya quand même une lassitude bien évidemment de ces départs de feu le département aujourd'hui on a quasiment 1500 sapeurs-pompiers varrois qui sont au moment où je vous parle soit sur les feux de forêt soit dans les casernes pour les ambulances etc donc on est on est quand même à des dispositifs extrêmement extrêmement nombreux on va très certainement faire appel à des des renforts extra-départementaux pour venir un peu renforcer nos casernes. C'est un dispositif qui a été fait sur les gros feux, des pompiers qui viennent de tout le territoire national, à pied, sans camion, qui viennent dans nos casernes comme ça nous pouvons récupérer les pompiers varrois pour aller au feu et on mixte les équipages en casernes dans une ambulance il y à un sapeur-pompier du nord et deux sapeurs-pompiers varrois ou l'inverse vous savez les ambulances que ce soit au nord ou au sud elles sont fait de la même façon donc ça ça nous permet de souffler un peu et c'est ce qu'on va un peu faire à partir des journées à venir vous avez réussi à identifier les causes des départs des feux est-ce que ça a été alimenté par l'effet précédent ou est-ce que vous avez une visibilité ?
Comme à chaque fois tant qu'on a une enquête qui est en cours on a une mission d d'expertise de différents partenaires, ONF, sapeurs-pompiers, gendarmerie qui se déplacent, des DTM qui se déplacent, qui viennent voir où est parti le feu et c'est là qu'on sait si c'est allumé ou si c'est des reprises. Ce qu'on peut dire hier c'est que ça s'est fait à beaucoup d'endroits en même temps, c'était aussi les heures chaudes donc voilà on peut par contre on peut rien déduire de ce qui se passe et puis aujourd'hui vous avez les forces de gendarmerie qui sont concentrées sur ces départs et sur ces enquêtes. Et nous, nous sommes concentrés sur l'extinction et sur au moins la fixation de ce feu, qui est un feu, je vous l'ai dit, 6 000 hectares, mais dans des conditions extrêmement et surtout dans des conditions que le Var a rarement connues en termes de climat, puisque 5, 6, 7 jours de vent avec des situations extrêmes en termes de canicule et en termes d grométrie moi en tout cas je n'avais jamais vu en huit ans ici alors il ya des évacuations qui sont d'ores et déjà envisagé si le feu avançait on a des des checkpoints, en fait si le feu passe une certaine route on déclenchera un certain nombre d'évacuations la préfecture a déjà tout planifié cela, pour l'instant c'est pas à l'ordre du jour mais on va pas être pris de vitesse plus on fait des évacuations dans le calme et la sérénité, et mieux c'est pour tout le monde.
Donc elles sont envisagées, elles sont anticipées, mais elles ne sont pas encore effectuées. On peut d'ores et déjà dire aux Aux habitants des communes du nord du Val, de Vins-sur-Carami et de l'ouest de Carcès de rester très attentifs aux consignes qui pourraient être diffusées par radio et par les messages et faire alerte. Je voudrais ajouter que dans cette journée de risque extrême, nous avons des dispositifs d'interdiction, vous le savez, interdiction de transport de carburant en géricane, en bidon, et nous avons un dispositif de contrôle qui est actif dans tout le département, qui est mis en oeuvre par la police nationale, dans les zones de la police nationale ou par la gendarmerie nationale.
Nous avons des drones qui sont aussi en survol pour repérer d'éventuels comportements suspects. Et un hélicoptère de la gendarmerie qui, en cas de départ de feu intempestif et qui pourrait soulever des interrogations, serait prêt à à décoller. Je veux vraiment dire que la vigilance est extrême et redire que la prévention contre les incendies de forêt dépend de chacun d'entre nous.
Les comportements individuels sont à regarder de près, qu'il s'agisse des barbecues à proximité des massifs, qu'il s'agit des mégots jetés par la voiture, qu'il s'agit des cendriers jetés dans les fossés, qu'il s'agisse aussi de la surveillance de ces enfants, et qu'il s'agisse de la vigilance sur les conditions d'accès aux massifs et les présences suspectes que l'on peut détecter dans les massifs. Tous les massifs forestiers sont aujourd'hui interdits d'accès dans le Var sans aucune exception. Est-ce que vous avez justement détecté des présences suspectes des personnes qui avaient des jerrycans ou des sens ?
Alors, des présences suspectes nous en détectons régulièrement, qui font l'objet de lever de doute, il y a des verbalisations et la journée de contrôle d'aujourd'hui est une journée qui devrait aussi permettre de renforcer ce message ainsi que sa bonne mise en œuvre. Il y a eu des arrestations Les arrestations, c'est celles qu'on a déjà évoquées Ce sont des interpellations pour des incendiaires 16 depuis le début du mois de juillet dans le département Dont 9 mineurs Merci
Laurent Nuñez