Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 8 mars 2024 131 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Quel souffle pour l'éolien ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 16 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les objectifs de déploiement de l'éolien en mer et terrestre d'ici 2050 ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment compenser l'intermittence de l'éolien dans le système électrique ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les coûts complets de production de l'éolien en France ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La filière éolienne peut-elle se passer de soutien public ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi les coûts de l'éolien en mer sont-ils inférieurs à ceux de l'éolien terrestre en France ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la coopération européenne sur l'éolien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00Fait
    « en France on a l'énergie renouvelable honteuse »
  • 0:10Fait
    « les besoins en flexibilité sur le réseau reste très modeste »
  • 4:20Chiffre
    « 70 % du territoire est grévé par des contraintes de type radar militaire »
  • 6:20Fait
    « la qualité du gisement éolien est très minoritaire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour messieurs merci d'avoir répondu à la sollicitation de la commission d'enquête euh mes collègues sont sont là ou vont arriver euh nous poursuivons donc nos nos travaux d'audition en recevant aujourd'hui Monsieur Joseph Fogot bonjour monsieur président de RWE renouvelable France c'est ça monsieur Michel Gioria comme ça qu'on dit bon délégué général de France renouvelable monsieur Jules Nissen président du Syndicat des énergies renouvelables le sersur P et Monsieur Pesson également vous êtes directeur éolien en mer donc de RWE donc je je vais vous faire prêter serement si vous devez vous exprimer ça sera le cas très bien donc avant de vous donner la la parole à chacun je vous rappelle qu'un faux témoignage de devant notre commission d'enquête et pas cible des peines prévu aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende je dis à chaque fois que ça c'est un peu bizarre comme accueil mais mais on doit en passer par là c'est c'est la loi concernant les les commissions parlementaires donc je vous invite je vais vous inviter chacun à votre tour à prêter serement de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite en disant je le jure donc on va commencer par RWE monsieur Fogon oui donc je prête serment de dire la vérité rien que la vérité toute la vérité je jure vous levez la main droite voilà et vous dites je jure merci voilà Monsieur Pesson je jure monsieur Jurien je le jure je vous remercie monsieur Nissen je le jure je je vous remercie donc le le Sénat comme vous avez pu le le constater a constitué le le 18 janvier dernier une commission d'enquête sur le thème de la production de la consommation et du prix de l'électricité aux horizons 2035 et 2050 les les travaux de la commission sont centrés sur le le présent et et l'avenir bien entendu du système électrique avec une question centralin ce système est-il sera-t-il en capacité de faire face à la demande d'offrir aux particuliers et à nos entreprises une électricité un prix raisonnable quelles sont ses perspectives de développement le le 10 février 2000 22 à à Belfort le le président de la République française a formulé l'objectif d'un déploiement massif de l'éolien en mer avec 40 GW répartis en 50 parcs en 2050 et pour l'éolien terrestre l'objectif annoncé est de doubler les capacités d'ici à 2050 ce qui correspondrait à environ 37,6 GW de puissance installé ces chiffres sont considérables si tout le monde presque est favorable aux énergies renouvelables c'est celles d'entre elles qui sont intermittentes dont l'éolien suscitent néanmoins un certain nombre de questions légitimes à priori comment intégrer efficacement cette électricité au système électrique contenu de son intermittence et en particulier comment compenser à la baisse comme à la hausse le caractère aléatoire en tout cas non pilotable de leur production deuxème question quelle est aujourd'hui la contribution de l'éolien à l'équilibre général du système électrique et notamment au maintien de sa fréquence à une époque pas si lointaine les experts estimait que 30 % d'électricité intermittente était une limite maximale à ne pas dépasser et c'est toujours d'actualité quen pensez-vous c'est la question que nous vous posons et depuis plusieurs années on nous annonce une baisse rapide des coûts de l'éolien pourtant l'État continue de soutenir la filière de manière considérable quand cette filière sera-t-elle suffisamment mature pour se passer de de ce soutien par exemple en ce qui concerne la gratuité du raccordement de l'aolien en mer ou les bénéfices du système de complément de rémunération que c aujourd'hui du cout de maintenance de l'éolien en mer autre question et enfin mais il y aura d'autres questions évidemment comment réduire ces coûts li aller au lien aussi bien en ce qui concerne tant la construction que l'installation ou le raccordement donc voilà voilà quelques thèmes sur lesquels notre rapporteur Vincent de Laé à qui je vais passer la parole va vous interroger ainsi que mes collègues et on se on vous propose de dérouler le l'expression l'audition en quatre temps on va vous laisser 10 minutes chacun d'entre vous chacun de vos organismes pour que vous représentez pour vous exprimer euh donc de manière assez synthétique je passerai la la parole ensuite à à mon collègue rapporteur Vincent de lae et à mes collègues de la de la commission pour une série de questions on sait quand sera les questions pour que vous puissiez y répondre plus plus facilement plutôt que de faire une longue série et donc vous vous répondrez à ces questions et puis on on terminera par un un dernier échange de de questionsréponses si s'il y a toujours des des des questions voilà je avant de vous passer la parole je je je la cède bien volontiers à à monsieur le rapporteur Vincent del merci monsieur le Président messieurs bonjour bonjour chers collègues euh donc effectivement on poursuit on poursuit nos nos tablerondes d'audition j'allais dire technique mais c'est vrai que c'est un sujet qui qu'on a besoin d'appréhender s sous pas mal de dimensions et euh voilà et donc on comment et aujourd'hui on est avec vous sur les énergies renouvelables on a été quand même pas mal sur le nucléaire depuis le début de nos auditions et on a besoin on a besoin effectivement de votre éclairage des informations que vous pouvez nous fournir à la fois par rapport à ce peut-être dit et ce qui nous est dit depuis un petit moment c'estàd que les énergies renouvlables sont très bien mais elles sont intermittentes et non pilotables ce qui est quand même de défaut pas négligeable quand on cherche notamment à assurer un service d'électricitéue et notamment pour couvrir les pointes donc on est on est face à cette un peu contradiction en tout cas qui apparaît comme tel de vouloir développer les énergies renouvelables et en même temps se dire est-ce qu'ell répondent vraiment à notre besoin de fond les questions ont été aussi posées par le président sur nous on cherche aussi à connaître les coûts de production donc les coûts de production du renouvelable qui soit éolien ou photovoltaïque la durée de vie la durée de vie des installations leur provenance leur bilan carbone total complet jusqu'au démantelllement parce que tout ça c'est c'est quand même intéressant aussi d'avoir des des éléments et ce que vous en pensez vous qu quel coût complet de production vous estimez àoir à ce jour et est-ce qu'à partir de là on pourrait envisager comme le disait le président qu'à un moment donné on cesse d'avoir des prix garantis alors peut-être pas complètement de cesser d'avoir des prix de garanti en tout cas d'avoir des des prix garantis qui soient les mêmes pour toute la filière de production d'électricité parce que c'est c'est ça aussi peut-être qu'on se dit il y a peut-être moyen voilà que que tout le monde soit sur un pied d'égalité et bon est-ce que est-ce que ça vous semble réaliste est-ce que ça vous semble possible est-ce que à un moment donné voilà c'est on pourra atteindre cela donc on va on va vous demander de respecter bien les 10 minutes hein parce que parce que sinon après on a un peu de mal à avoir les échanges qu'on souhaite avoir et comme on souhaite que ça soit le plus interactif possible donc respectez bien si possible c'est ces 10 minutes voilà donc je laisse le Président vous vous donnez la parole merci monsieur le rapporteur je vais on va commencer par RW renouvelable France si vous voulez bien je donne la non vous vous écoutez moi je c'est hein c'est comme vous voulez vous êtes candidat pour commencer si s'il est si vous en êtes d'accord on va donner la parole à Monsieur Nissen vous avez la parole à Monsieur Miss merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et Messieurs les les sénateurs en fait je pense ça peut être utile que je je commence ce propos introductif parce que mes mes collègues ici présents pourront sans doute le compléter dans une logique d'enton noir avec nous le Syndicat des énergies renouvela on représente toutes les filières énergies renouvelables électrique et non électrique et puis mes collègues se présenteront mais vous avez un autre syndicat qui représente le secteur de façon plus ciblée puis un développeur donc ça donnera une une intervention qui sera je pense assez complémentaire moi ce que je voulais commencer par rappeler à votre commission c'est ces trois faits que tout le monde connaît mais dont il faut qu'on regarde ensemble comment on peut en tirer des conséquences d'abord le réchauffement climatique dont personne rationnel ne ni qu'il est lié à l'action humaine et aux émissions de gaz à effet de serre ce constat donner lieu à l'accord de Paris à la neutralité carbone en 2050 et c'est sur ces bases que les travaux prospectifs notamment de RTE mais d'autres agences ont été fait je c'est le premier point que je voulais souligner c'est pas une prévision mais plutôt la projection d'une trajectoire pour arriver à une cible c'est pas la tendance naturelle des choses qu'est-ce que ça veut dire une société décarbonée en 20050 et comment on peut faire pour y arriver quels sont les scénarios deuxème point deuxième fait que je voulais indiquer c'est que les les émissions de de CO2 et de gaz à effet de serre elles sont liées à ce qu'on fait ce qu'on produit sur notre territoire mais également à ce qu'on importe parce que ça conduit à des émissions de CO2 à l'extérieur et que dans les pays développés en particulier il faut toujours avoir ça en tête et une des conséquences c'est que réindustrialiser notre pays est une façon de contribuer à un effort global de décarbonation au-delà des autres avantages que ça peut avoir et le troisème point c'est que tout le monde le sait mais c'est important de le rappeler notre consommation finale d'énergie est encore repose encore à 60 % sur des énergie fossile aucune ou quasiment n'est produite sur notre sol et que donc c'est ça la cible principale de de notre action réduire notre dépendance à ces énergies fossiles qui nous amène à réduire notre dépendance géopolitique ça contrib contribue à la résilience des prix et puis ça contribue aussi à limiter les dégâts à la biodiversité à l'environnement qui peuvent être causés par les dispositifs d'extraction de ces énergies dans des pays ce sont des choses qu'on voit pas exactement aujourd'hui alors je parlais d' RTE tout à l'heure et des futurs énergétiques 20150 je sais que vous avez auditionné Thomas verin qui est venu longuement exposer sa sa vision des des choses les trois messages généraux qu'on peut retenir de cette de cette projection qui n'est pas je le répète une prévision fondée sur l'exploration des tendances passer mais vraiment des scénarios alternatifs pour arriver à un objectif c'est qu'il faut un baisser la consommation d'énergie ce qui peut paraître contradictoire avec un objectif de développer la croissance économique en fait ça l'IT pas forcément mais en tout cas il faut travailler là-dessus baisser la consommation électrifier les usages de façon massive et produire des énergies renouvelables non électriques j'insisterai pas trop là-dessus aujourd'hui parce que c'est pas le sujet mais je voulais quand même le mentionner parce que on pourra pas tout faire avec l'électricité en tous les cas l'élément important c'est baisser la consommation et produire plus d'électricité ça veut dire d'une certaine façon consommer moins mais produire plus sur le sol français si on arrive à maîtriser ces productions d'énergie localement cette transformation donc consommer moins consommer plus d'électricité elle doit venir de la demande parce que on peut produire tout ce qu'on veut s'il y a pas de demande en face on va avoir une difficulté on va avoir une difficulté de signal prix or la tendance naturellement ne va pas conduire la consommation à se transformer il y a besoin d'une action volontaire pour inciter nos concitoyens les entreprises l'ensemble des acteurs de la société à électrifier les usages à consommer moins faire des efforts d'efficacité éventuellement de sobriété c'est la raison pour laquelle on a besoin d'avoir des points d'appui qui sont très claires en terme de d'action publique et c'est la raison pour laquelle nous on milite beaucoup au Syndicat des énergies renouvelables pour que toute cette transformation puisse se faire dans le cadre d'un dispositif législatif qui essaie de confirmer la cible de décarbon nation à 2050 et fixe quelques grandes lignes en étant bien consciant qu'on apprendra en marchant et qu'il y aura des choses à corriger en cours de route mais qu'au moins on sache à peu près où on va pour qu'il y ait pas pour qu'il n'y ait pas d'ambigué là-dessus alors ce que je viens de dire à commencé à trouver une forme de traduction à l'échelle nationale et à l'échelle européenne à l'échelle nationale c'est la stratégie française énergie climat de 2000 à 2035 Mo- 28 % de consommation plus 43 % de consommation d'électricité je baisse la consommation globale d'énergie mais j'augmente beaucoup beaucoup la consommation de l'électricité et puis une augmentation encore plus forte de la mobilisation des bioénergies que dit l'Union européenne elle dit pas quelque chose de différent elle dit dans le cadre de la directive sur les énergies renouvelables que les pays de les l'Union européenne doit assurer 42,5 % de sa consommation finale à partir de ressources renouvelables si je prends le les chiffres qui sont présentés par le gouvernement dans la stratégie française énergie clima j'arrive exactement à la même chose donc voilà ce que dit cette directive qui ne fixe absolument pas le mix pays de chaque étatmembre qui dit simplement qui est une forme de traduction des objectifs qu'il faut atteindre collectivement pour être en situation de pouvoir décarboner notre activité donc maintenant si je je rentre plus précisément sur le sujet de de l'électricité ces chiffres qui sont pas des chiffres de notre syndicat qui sont des chiffres qui ont été mis sur la table par le gouvernement amène à passer d'ici 2035 la production la consommation d'électricité pardon de 460 TWh à peu près à à 660 pour y arriver évidemment on parle d'électricité décarbonée sinon ça n'a pas beaucoup de sens on a la chance de disposer d'un parc nucléaire et c'est le président du Syndicat des énergies renouvelables qui l'indique ce parc nucléaire a produit presque 400 TWh dans les bonnes années il y a eu 2022 une très mauvaise année pour les raisons que tout le monde connaît on est remonté à 320 TWh l'année dernière et l'objectif du gouvernement qui sert à la base des prévisions c'est à peu près 360 tawh or il faut 660 terw d'électricité donc donc il en faut 300 qui viennent d'autres sources aujourd'hui on en a à peu près 110 qui viennent de sources renouvelables l'hydroélectricité d'une part et puis les énergies renouvelables électriques et en fait c'est ces 110 ben ils doivent augmenter et il faut qu'on arrive à 300 donc en fait il faut pratiquement faire x 3 sur la production d'électricité d'ici 2035 sans qu'on puisse compter sur le parc nucléaire dans cette ce pas de temps ce qui ne veut absolument pas dire que n pas nécessaire de le renforcer de travailler à la prolongement la durée de vie des réacteurs et et et cetera et cetera donc si on réfléchi où sont nos marges de manœuvre comme elles sont pas sur le nucléaire elles sont peut-être sur l'hydroélectricité mais malgré laattention que tout le monde porte à ce secteur la grosse hydroélectricité contrainte par des questions juridiques qu'on connaît et la petite hydroélectricité elle est très importante dans les projets de territoire mais en volume global produit ça suffira pas donc il reste le solaire et l'éolien terestre deux technologies mes collègues y reviendront sans doute et on y viendra en répondant questions qui sont maîtrisées qui sont compétitives à des degrés divers selon les conditions dans lesquelles on les installe c'est surtout vrai ça pour le le solaire et c'est la seule manière aujourd'hui de répondre à l'augmentation prévisionnelle de la demande d'électricité bien entendu pour y arriver il y a des contraintes elles sont pas de nature industrielle je crois qu'on est tout à fait capable de répondre à ces objectifs les contraintes elles sont peut-être réglementaires et puis elles sont surtout liées à l'acceptabilité parce que la contrepartie de se dégager de la dépendance au pays d'où nous importons l'énergie c'est qu'on doit la produire chez nous et que ces équipement de production bah ils sont visibles ils sont dans les campagnes ils sont dans les paysages euh et que tout ça bah ça va pas de soi ça nécessite de la pédagogie c'est là que le rôle des élus locaux nous paraît absolument fondamental dans la loi d'accélération des énergies renouvelables et je pense à l'initiative de votre assemblée a été mis en place le dispositif des zones d'accélération dont on regrette qu'il fasse pas l'objet ces derniers temps d'un soutien politique très très fort malgré la bonne volonté des élus qui souhaitent le mettre en place ce dispositif a pour objectif que les élus reprennent la main sur ce développement euh que ils intègrent les projets de NR dans les stratégies territoriales qui soient finalement les acteurs de ce dispositif et pas que il le découvre à postériori c'est vraiment comme ça qu'il faut que on développe ces ENR sur sur le terrain je terminerai mon intervention pour rester dans le le délai des 10 minutes en disant que tout ça ça ne vaut je vais reprendre ce que j'ai dit au début que si la demande d'électricité augmente bien entendu mais si elle augmente pas il y a quelque chose qu'on aura raté parce que si on veut réussir cet objectif de décarboner si on veut offrir à notre industrie de l'énergie à un prix compétitif et décarboné il y a que l'électricité par le qui permettra d'arriver à ça alors je sais bien qu'aujourd'hui le prix du gaz est relativement peu cher les signaux prix qui sont envoyés par les marchés ne poussent pas spontanément à faire la transition un effort d'efficacité énergétique sur un process industriel c'est amorti beaucoup plus vite c'est beaucoup plus efficace qu'une transition par exemple du gaz du charbon vers l'électricité mais c'est pas parce que ça c'est la réalité du moment que c'est également la réalité de de demain et c'est la raison pour laquelle on peut pas pe pas parler de production on peut pas parler de développement des énergies renouvelables sans avoir en tête l'action qu'il faut conduire sur la réorganisation de la demande pour réussir cet objectif de décarbonation les enjeux c'est et bien malgré tout préserver le plus possible le climat c'est permettre à des entreprises de se développer pour réussir la désindustri la réindustrialisation de de notre pays on sait qu'il en a besoin et c'est protéger nos concitoyens de une variabilité des prix de l'énergie qui est liée principalement à la importée de ces énergies la dépendance qu'on a des des des pays producteurs de pétrole en particulier je rappellerai à cet égard qu'en 2022 la facture énergétique a représenté 116 milliards d'euros dans notre balance commerciale ce qui est quand même considérable je disais consommer moins d'énergie mais en produire plus sur le terrain ça a beaucoup de sens voilà donc je conclus mon intervention en en ayant conscience d'être au Sénat en disant que on a besoin du d'une loi de de programmation d'abord on aurait dû la faire puisquelle s'était prévu au titre de la loi climat résilience depuis le mois de juillet de l'année dernière peu importe si on est un peu en retard mais il faut le faire sans tarder parce que l'ampleur de ces transformations et des obstacle à franchir nécessite un peu de de consensus un peu de visibilité on est sur le temps long et on a besoin de cette loi merci monsieur le Président Monsieur le Rapporteur merci monsieur le Président Nissen je je passe la parole à France renouvelable monsieur Jan merci merci beaucoup monsieur le Président donc on a préparé quelques diaposies voilà c'est parfait qui s'affiche pour pour guider la le déroul euh donc hop alors attendez tac tac ah bah voilà donc rapidement euh on va faire un petit tour de d'horizon sur la carte d'identité de l'éolien en France hein pour hop en sur terre et et en mer et ensuite on va dérouler pour commencer à répondre à vos différentes questions notamment sur les questions de coût de production sur les questions de cadre de régulation sur le raccordement les retombées industrielles et puis on ouvrira le sujet des politiques de soutien euh donc lesoliè en France aujourd'hui c'est c'estes 21 GW qui sont installés hein donc répartis sur le territoire national ce qu'il faut retenir c'est que à peu près la moitié des installations sont dans deux régions la région Grand Est et la région Haut- de- France et qu'on a j'allais presque dire un mouvement vers l'ouest donc avec le développement sur la façade l'Atlantique notamment en Bretagne en Pays de la Loire en Normandie et dans une certaine mesure en en ocitanie et en centreevde Loire donc ça c'est la situation la situation aujourd'hui en du côté de la production on a eu une année 2023 plutôt remarquable puisqu'on est à 50,7wh des d'électricité ce qui fait de l'éolien du coup la deuxème filière de production renouvelable derrière l'hydraulique qui a 58 TWh aujourd'hui et il faut que vous ayez à l'esprit qu'en 2022 on était à 38 TWh 38 39 terwh ce qui ce qui fait une très très belle une très très belle année de de de production est ce qui ancre la filière dans sa sa fiabilité et sa contribution au système au système électrique euh en terme d'emplois aujourd'hui on est à 28200 emplois qui se répartissent à peu près 7000 emplois sur sur l'offshore et puis 21000 et quelques sur le le terrestre euh en terme de réussite industrielle il faut quand même le dire mais c'est pas un acquis donc il faut savoir le défendre et il faut savoir euh le faire prospérer on a quatre sites de production sur le territoire national hein quatre des 12 installations qui produisent des composants d'éoliennes en mer en en Europe donc c'est c'est une vraie réussite c'est issu d'une politique de soutien structurée qui a été entamée au début des années 2010 et dont il faut savoir se se féliciter et donc qu'il faut savoir vivre faire vivre deux points qui sert importants euh des cendes de maintenance on en parle très peu mais aujourd'hui il y a une centaine de cent maintenant sur le territoire et notamment dans les territoires ruraux euh on est au Sénat vous rencontrez régulièrement des maire qui nous disent quand on est autour de ces centres de maintenance ça a permis de euh stabiliser des jeunes foyers sur le territoire de faire vire des commerces de faire vire une activité de faire que les petits enfants restent pas loin de les grands-parents et cetera il y a de très très beaux récit de vie de très très beau récit de territoire autour de ces centres de maintenance et il faut noter aussi un nombre important hein de centres de formation du CAP au bac+ 5 puisque derrière toutes ces emplois il y a des compétences il y a des parcours professionnels et c'est des choses qu'il faut continuer à faire à faire vivre donc vous parliez tout à l'heure des des trajectoires donc on a ça c'est la trajectoire donc dite de la ppe2 la programmation pluriannuelle de oui oui ça veut dire quoi ah oui alors je vais y venir mais quelques éléments de réponse en fait on est une installation classé ICPE on est des installations classé ICPE et à partir du moment où on est une installation classée ucpe on a une obligation de suivi de l'impact environmental de nos installations et ce suivi se fait notamment par des recensements et notamment sur les questions de biodiversité on est aujourd'hui quasiment le le principal pourvoyur de données ce qui est important pour le développement des connaissances et de la science et pour bien sûr maîtriser nos impacts euh du côté de la la PPE donc la programmation plurriannuelle de l'énergie ppe2 ça c'est la la trajectoire donc en bleu vous avez le rythme actuel si on prolonge le rythme actuel jusqu'à 2028 on devrait être à 30,4 GW et si on on suit l'objectif du coup de la PPE actuelle on devrait être à 34 donc là on a on a deux deux points qui sont importants on évoquait tout à l'heure la stratégie française énergie climat donc les premiers travaux qui ont été mis en consultation publique là jusqu'au 22 décembre fixe 30 à 35 GW à l'horizon 2030 et 40 et 45 GW à l'horizon excusez-moi je me suis trompé 2035 c'est pas 2050 c'est 2035 excusez-moi une erreur dans la dans la diapositive euh du côté de l'offshore ça c'est ce qui se passe sur les façades en plus du projet démonstrateur sur la la la Méditerranée donc on est essentiellement dans la mise en œuvre des projets qui ont été sélectionnés en 2011 et en 2014 donc on est très heureux désormais d'avoir ces ces parcs qui qui démarrent avec notamment le parc de de saint-nazer qui a qui a démarré celui de Saint-Brieux et puis progressivement vont venir fécand diable Tréport et cetera à Notter un point important d'où l'importance de réussir à planifier et de donner des signaux politiques très clair on aura un trou de mise en service entre 2027 2028 et 2031 he puisque du coup sur ces 3 ans-là on n'aura pas de nouveaux parcs qui seront qui seront raccordés et euh c'est la traduction de quelques hésitations passé et donc il est important que on puisse sécuriser ces trajectoires de développement pour donner le plus de visibilité possible aux industriels du côté des scénarios de développement de l'offshore donc euh l'objectif actuel c'est à l'horizon 2035 he c'est 18 GW euh signé dans le cadre du Pacte éolien terrestre du pacte éolien en mer excusez-moi entre la filière et l'État en mars 2021 euh alors on insiste beaucoup sur cet objectif intermédiaire parce que on a souvent l'habitude en France de prendre des objectifs aux horizons 2050 et en fait si on suit pas les trajectoires régulièrement c'est pas en 2045 qu'on va se réveiller et qu'on va dire en fait il faut faire 55 GW de quoi que ce soit ça marche pas hein quelle que soit la filière ça ne marche pas parce que d'un point de vue industriel d'un point de vue de compétenence et cetera ça ça marche pas donc il est important d'avoir une vraie régularité dans le développement de la visibilité c'est pour ça que pour nous cet objectif intermédiaire de 2035 est essentiel euh du côté des coûts de production c'était le le début de vos de d'une partie de vos question donc là en cûpt de production sans rentrer dans les les cûps complets à ce stade he mais en cûp de production on est donc sur une tendance baissière sur l'éolien terrestre qu'on va retrouver aussi sur les li mer c'est ce que vous voyez en haut à droite donc on passe de 88 à 53 à peu près donc avec une distinction entre les coûts d'investissement et les coûts de de de d'exploitation et de maintenance et il y a un point qui est important c'est que comme toutes les filières et comme beaucoup de secteurs économiques entre la crise du covid la crise de la logistique la guerre en Ukraine depuis 2021 et la hausse des taux d'intérêt he qui qui dans un secteur qui se finance en partie par par de la dette he comme la quasi-ttalité des investissements de production dans le domaine de l'électricité ben ça a évidemment un impact sur le coût des projets d'où l'importance à un moment donné de renvoyer des signaux économiques permettant de différencier les cooups d'emprunt entre ce qui est vert on va dire dans tous les cas ce qui est décarboné et ce qui n'est pas décarboné c'est-à-dire les énergie fossile pour pouvoir rétablir et maintenir une trajectoire d'investissement et une compétitivité de de ces ex-moi ces coûts de production intègrent les coûts système ou pas non j'arrive juste après sur ce sujetl d'cord c'est hors coû système c'est hors coup système c'est pas des coûts complets non c'est pas des coûts complets quand on quand on ajoute les les coûts les coouts systèmes ce qu' pour pour faire Simp pour vous donner c'est le chiffre et l'ordre de grandeur de l'Agence internationale de l'énergie 1 € investi dans des moyens de production c'est c'est il doit y avoir en contrepartie 1 € investi dans le réseau c'est à peu près ça qu'il faut qu'il faut retenir alors c'est variable en fonction des pays pour deux raisons dans pas mal de pays mais c'est pas le cas de la France il y avait une électrification des usages qui était beaucoup moins importante notamment en France on a fortement développé le chauffage électrique ce qui a permis d'avoir un réseau extrêmement bien maillé ce qui permet du coup d'avoir des coups de rau moins importants ça c'est un premier point et le deuxième point qui est qui est important c'est que d'autres pays notamment certains de nos voisins sont arrivé à des niveaux de saturation du réseau qui renforc encore les coûts les coûts réseau ce qui est pas le cas de la France d'où l'importance et ça c'est un point qui est extrêmement important de garder une capacité de planification et d'anticipation il y a un vrai savoir-faire français dans le développement du réseau sur les questions de planification et il faut absolument qu'elle soit mobilisée pour optimiser le coût de développement ça c'est essentiel sur la offshore on est sur ça c'est les coûts toujours pareil 2022 2015 toujours hors hors réseau hein euh vous avez un exemple qui est donné sur le coût du réseau sur dunkererc du coup he qui est le dernier pro l'avant-dernier projet excusez-moi qui a été attribué puisqu'on est à peu près sur 44 € du MWh et un coup de raccordement qui vient s'ajouter à à 10 € donc on on on tutoie les 54 55 € du MWh ce ce qui reste y compris en en prenant en compte le coût du raccord extrêmement extrêmement compétitif aujourd'hui par rapport à toutes les filières décarboné qui peuvent qui peuvent exister deux points importants sur ce sur ce sujet là le premier c'est que sur leséoliens posés on a une tendance nette de décroissance des coûts puisque du coup ce sont des parcs qui sont qu'on sait construire qui sont opérés ailleurs en Europe qu'on opère désormais en France et cetera après les premières têtes de série notamment qu'on a eu à saint-azer et puis euh ce qu'il faut voir maintenant c'est l'attribution du premier des des cûts du premier appel d'offre commercial flottant le fameux ao5 Bretagne Sud dont on attend tous l'arrivée pour pouvoir voir le le coût cette première tête de série du coup qui va arriver ensuite en ensuite après en Méditerranée et cetera donc ça c'est l'ensemble des fourchettes de cûpt que l'on a et qui sont issus de différents scénarios on a été chercher les scénarios de l'Agence internationale de l'énergie les scénarios de l'agence de international des énergies renouvelables les scénarios de laadm les scénarios de RTE euh ce qu'il faut avoir en tête c'est c'est trois choses la première chose c'est qu'on est sur l'ensemble des fourchettes hausses et basses on est sur une tendance baissière ça c'est un point qui est qui est net qui est clair qui est validé qui est validé partout on a des fourchettes de coupt qui sont aussi et ça c'est un point qui est important qui sont aussi validés par des projets concrets hein les projets se construisent donc on est capable de vérifier la véracité de ces coups-l on n pas sur des coups powerp si je peux le dire comme ça et on a des fourchettes de cûts qui sont dans les gammes de technologie de production euh des carbonés qui sont les plus les plus les plus compétitives sur les questions environnementales sujet extrêmement important donc ce que je vous disais c'est qu'on est une installation des installations classées pour l'environnement vous parlez tout à l'heure du bilan carbone on est sur 11 11 g de CO2 alors ce qu'il faut avoir à l'esprit hein c'est que on considère que c'est descarbonés à partir du moment où on est en dessous de 40 g de CO2 par kWh bon nous on est à 11 ce qui est une très belle performance donc on est plutôt plutôt pas mal euh et euh ce qui ce qu'il faut aussi avoir à l'esprit c'est euh tout toute la démarche en amont des projets hein qui est la démarche éviter réduire compenser donc associ appuyer sur des études environnementales qui permettent du coup de connaître les impacts de faire évoluer les conceptions du parc pour éviter et ensuite d'avoir des mesures de réduction et euh et de compensation et dans les mesures de réduction il y a notamment les les questions de bridage pour vous donner un exemple euh pour les parcs éoliens terrestres typiquement euh le bridage c'est au moment moment où on va au moments de récolte vous voyez ça dans les champs quand vous vous déplacez dans dans vos dans vos territoires vous voyez quand le tracteur passe vous voyez des des volets d'oiseaux qui qui démarrent ben en fait pour éviter que les oiseaux se se Cogent dans les PES on a des accords avec les producteur du coup pour que du coup pendant les périodes de Moisson pouf il coupent les éoliennes et il y a pas d'impact donc c'est le bridage c'est ça du côté du raccordement sujet extrêmement important on a un outil qui est puissant qui s'appelle les s3ronr donc les schémas régionaux de raccordement des énergies renouvelables au réseau qui sont pilotés par par RTE les délégations régionales de RTE donc à gauche vous avez le le taux de saturation de ces de ces schémas par région donc en vert on a beaucoup de marge en orang on commence à avoir il va falloir préparer la révision hein quelque part du schéma et en rouge il faut accélérer sur la révision et et préparer préparer la suite euh les coûts de raccordement hein sont répartis par code par c'est un système système par COD part donc c'estta des os par mgaw vous avez la ventilation de ces coupsl par région à ce jour donc vous voyez qu'en fonction des situation du réseau et la dynamique de projet on a des coûts qui sont variables et qui sont assumés aujourd'hui par les par les producteurs pour finir et aller et essayer de tenir oui à peu près dans les 10 minutes je deux petit deux derniers petits points la question industrielle qui est essentielle la France n'est pas seule au monde l'ensemble des pays développés hein et notamment des pays à la France frti des des la connaissance les États-Unis la Chine le Japon la Corée du Sud et cetera on fait un mouvement extrêmement fort vis-à-vis des énergies renouvelabl notamment pour soutenir les industries associées aux énergies renouvelables c'est très très clair dans l'inflation réduction Act aux États-Unis c'est très très clair aussi en Chine qui un système économique planifié donc on a des compétiteurs extrêmement forts qui émergent il est essentiel de pas refaire la même erreur que dans le photovoltaïque c'est-à-dire d'abandonner le soutien à aut Industri industrie éolienne on voit que c'est extrêmement dur de réanimer une industrie quand l'Europe l'a perdu et si on veut pas du coup euh substituer une une dépendance aux énergies fossiles par une tutelle asiatique sur les questions d'énergie renouvelable et il est essentiel de ne pas refaire la même erreur sur les chaînes d'approvisionnement partout vous avez des petits drapeaux la France a des atouts donc il faut continuer il faut continuer à le faire et ça c'est un point qui est qui est important moi là-dessus vous concluez s'il vous plaît oui tout à fait et dernier point sur les questions de mécanismes de soutien euh deux choses à retenir la première c'est que les mécanisme de soutien des énergies renouvelables ce sont des amortisseurs sociaux donc ça c'est un point important et on l'a vu pendant la crise puisque ça a financé le bouquet tarifaire et deuxième point qui est important au-delà d'être des mécanismes de soutien c'est des mécanismes qui permettent l'investissement et si d'autres technologies décarboné font appel ont envie d'avoir ce type de mécanisme c'est parce que elle sécurise des investissements et c'est essentiel de réussir à le faire merci bien monsieur le président merci Monsieur Jen je donne la parole à Monsieur Fogot monsieur Pesson monsieur fog oui allez-y monsie monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames Messieurs les sénatrices et sénateurs merci de nous inviter ici donc je pense utile comme RW n'est pas encore très connu sur le marché français de situer la société en quelques points donc nous sommes un énergéticien privé ce qui signifie qu'on développe des centrales électriques qu'on construit qu'on exploite et le moment venu qu' démentel le groupe a 125 ans d'existence environ 12 20000 employés à travers le monde on est un des plus grands producteur d'électricité notamment en Allemagne et au Royaum-Uni où nous sommes le premier producteur un très gros producteur d'énergie renouvelable et d'énergie éolienne le 4è plus gros producteur d'électricité de sources éoliennes et solaire aux États-Unis et sur la zone Europe RWE et également c'est important pierre mon collègue en parlera par la suite le deuxième plus gros exploitant de parc éolien en mer au monde RW donc c'est un groupe énergétique qui est dans sa propre transition énergétique c'est-à-dire qu'il y a d'abord un engagement de sortie totale du charbon d'ici 2030 au plus tard un engagement de neutralité carbone en 2040 porté essentiellement par le développement des énergies renouvelable c'est un changement qu'on a déjà larg largement mis en œuvre puisque'au cours des 10 dernières années le groupe a réduit de 60 % ses émissions de CO2 je précise non pas en cédant ses activités carboné mais en réduisant l'exploitation des centrales ou en les fermant aujourd'hui RW exploite 47 GW à travers le monde pour donner un ordre de comparaison en terme de production électrique c'est l'équivalent du de 30 % de la consommation nationale d'électricité de la France aujourd'hui cette capacité elle est prévue d'être augmentée à l'horizon 2030 donc très prochainement à à 65 GW avec une grosse base de 14 GW d'éolien terrestre 11 GW d'éolien en mer 15 GW de solaire et les 25 restants pour faire l'équilibre dont vous parliez tout à l'heure sur le réseau avec des flexibilités à savoir le stockage par batterie les le gaz et l'hydrogène l'hydrogène bien sûr devant être développé par des capacités d'énergie décarboné tout cela représente des investissements très importants je pourrais même dire colossaux le groupe W A dépl pensé sur les deux dernières années investi 20 milliards d'euros dans ses nouvelles capacités a pris l'engagement de d'investir 55 milliards d'euros entre 2024 et 2030 pour mettre en œuvre le plan que je viens de vous décrire maintenant sur la France RW est un nouveau venu nous sommes rentrés fin 2020 par le biais d'une rachat d'un portefeuille de développement de projets éolien terrestre à l'époque nous n'avions que 60 salariés aujourd'hui nous en avons 250 et nous continuons à recruter beaucoup à travers le territoire puisque nos activités sont beaucoup dans les régions notre agenda et exclusivement dans les énergies renouvelables donc l'éolien terrestre l'éolien en mer et également le solaire et puis un petit peu de stockage on a des capacités d'exploitation encore relativement modestes 185 MW d'éolien sur terre puisque nous venons d'arriver sur le marché mais nous faisons déjà partie des sociétés qui sont les plus actives dans le développement des projets au lien notamment on est typiquement dans le podium des euh sociétés qui reçoivent le plus de permis sur les trois dernières années pour les parcs éoliens sur terre également parmi les trois entreprises qui sont les plus important lauréat des appels d'offres pour les compléments de rémunération organisés par la creux on vise à travers tout ça avoir environ 1 Gaw d'éolien terrestre en service d'ici la fin de la décennie un volume équivalent pour le photovoltaïque et on se positionne sur les tous les appels d'offre éoliens en mer et comme je précisé tout à l'heure le deuxème acteur mondial de l'éolien en mer on nespère bien faire plus que de la figuration en France l'ampleur de nos objectifs nous oblige à avoir une vision qui est marché à nous pcher sur tous les facteurs de succès ou les les facteurs de tension pour le développement donc des énergies renouvelables et de la transition énergétique pour cela en France nous avons adopté le statut de société à mission qui nous permet de développer des axes qui sont relatifs premièrement au soutien de l'industrie on a beaucoup d'industriels français qui souhaitent TR faire la transition vers les énergies renouvelables soutenir l'innovation il reste beaucoup à faire sur ce plan-là le partage de valeurs locales ça c'est fondamental pour l'intégration locale des projets le partage de savoir et à ce titre là je pense à la formation on crée beaucoup d'emplois mais on a besoin de former les gens au métier des énergies renouvelables et de l'éolien et la formation également pour travailler avec les acteurs locaux donc tout ce qui relève de la concertation de la construction c-éveloppement des projets et puis tous les axes d'excellence environnemental donc maintenant vous situez mieux RWE je voudrais résumer en disant que viens ici pour apporter un témoignage industriel terre à terre si l'expression est appropriée pour parler de nos projets en mer également mais en tout cas le témoignage d'un acteur international qui a un regard comparatif sur différents marchés on est présent sur l'essentiel des marchés européens je serais heureux de vous donner des éclairages sur des vues croisées entre en France et sur les pays voisins pour faire un diagnostic très rapide avant de passer la main à Pierre pour la partie éolien en mer sur l'éolien terrestre de notre diagnostic c'est que bien sûr il y a une question prépondérante qui est celle de l'égeton local et de l'acceptation locale le mécanisme des zones d'accélération tel que défin dans la loi d'accélération démarre très très timidement pour les élus locaux de petites communes rurales ce mécanisme est très difficile à prendre en main et je souhaiterais développer par la suite comment est-ce que ça fonctionne réellement sur le terrain on a besoin pour faciliter cela pour accompagner les élus pour qu'ils puissent porter ses projets de développer plus encore le partage de valeur local il y a un certain nombre d'outils de pratiques qui fonctionnent très bien à ce sujet-là on a un autre sujet qui est celui des contraintes radar militaires euh les contintes radar militaires représentent 70 % du territoire en France il existe aujourd'hui des solution de radar militaire de compensation auquel on travaille donc pas de fatalisme les procédures de développement on le sait sont très longues en France on parle pas uniquement des questions de déinstruction mais également des contentieux qui sont très longs qui prennent des années les tribunaux sont typiquement engorgés et le raccordement lui-même malgré le travail remarquable d'enedis et de RTE il existe des zones encore blanches dans lesquelles les raccordements mettent parfois plus de 5 à 7 ans pour se mettre en place et ça ça concourt dans les zones à plus fort potentiel de développement à ralentir l'installation de fait que des acteurs comme nous par exemple financent de manière privée les nouveaux postes électriques pour accélérer leur déploiement je voudrait quand même rajouter une note positive on a un très fort potentiel notamment grâce au progrès de la technologie on a mentionné tout à l'heure Michel pour France renouvelable les améliorations sur le coût de production mais également je pense qu'il faut le noter les éoliennes sont de plus en plus puissantes et efficace concrètement ce que ça signifie c'est par exemple pour passer de 21 GW en service comme on a aujourd'hui à 40 GW comme il est prévu dans la stratégie française et énergie climat ou même dans le rapport RTE aujourd'hui on a 9500 éolienne pour ces 40 Gow très vraisemblablement surelon toutes les projections que l'on fait on serait simplement à 12000 éoliennes au total c'est-à-dire que là où on a installé sur les dernières années 500 nouvelles éoliennes par an en France pour atteindre ce rythme là enfin c'est volume là il faudra un rythme de seulement 200 éoliennes par an nouvelle en en France donc oui le potentiel est là tout à fait soutenu par la technologie si vous voulez que Monsieur pon s'exprime passer la parole sine voilà pour dire rappelle quand même pour tout le monde l'objet c'est c'est les coûts quand même voilà les coûts les prix donc on entend ce que vous dites mais le sujet qui nous intéresse c'est c'est notamment les coûts de de production qui sont les vôres monsieur Pesson merci beaucoup il me reste une minute si vous me permettez je vais essayer d'être très synthétique et puis vous aurez probablement des des questions à poser par ailleurs euh rapidement sur RWE 19 parcs en opération numéro 2 mondial donc on a beaucoup beaucoup d'expérience depuis 20 ans et on a aussi 19 parcs qui sont en développement avec en plus deux qui sont en construction on est dans différents pays les pays sont organisés de manière différente donc on touche aussi à des régulations qui sont différentes avec des des bons exemples et des moins bons exemples et et c'est dans ce sens où je pense qu'on a un certain nombre de propositions qui pourraient permettre d'améliorer le cadre de développement de nos projets nos projets en France totalement neutre d'un point de vue technologique on travaille à la fois sur ce qu'on appelle lesolien en mer posé donc où les fondations touchent le sol ou les olien en mer flottant on a investi dans deux démonstrateurs qui sont en eau en Norvège et en et et en Espagne en France on est arrivé donc il y a 3 ans on est parti de zéro on a monté une équipe de 50 personnes le groupe compte 2000 personnes ce qui est assez assez important et on est positionné sur l'ensemble des appels d'offres en cours qui compte pour une capacité d'à peu près 6 GW on a une grosse équipe de développement euh pourquoi parce qu'il y a des fondamentaux au-delà des appels d'offre c'est qu'une fois qu'on a gagné un appel d'offre faut développer un projet et les fondamentaux c'est qu'un bon projet c'est un projet de territoire donc il y a beaucoup d'échang avec les territoires pour justement faire en sorte qu'on ait pas de difficultés après les appels d'offre à mettre en œuvre les services euh les les projets quelques points sur ce qui marche bien moins bien et ce qui ce qui marche bien ça fait 17 ans que je suis dans le dans le secteur en France j'ai participé à l'ensemble des appels d'OF je participé à la manière dont les différentes lois ont été mises en œuvre on a un système qui est très robuste on a un complément de rémunération symétrique qui indexé ce qui est je pense un cadre extrêmement intéressant pour les opérateurs pour permettre d'assumer leur risqu sur des longts de développement on a cette visibilité donnée à 2050 avec un point de passage intermédiaire à 2035 ça n'existait pas il y a quelques années ça c'est extrêmement intéressant ce qui manque un peu pour l'instant mon point de vue c'est le côté très opérationnel de la réalisation de ces objectifs notamment on va discuter sur la la programmation plurannuelle de l'énergie donc ça c'est quelque chose d'important et puis la réforme des C des charges où on voit sur les les sujets de coût notamment des fortes différence entre la compétitivité ou les prix qui sont attribués sur les projets offshore en France versus de quelle manière ces projets sont attribués sur les mêmees technologie en Europe et donc on s'interroge sur voilà ce décalage qu'on peut avoir entre des prix extrêmement bas en France là où on a plutôt une tendance à la hausse dans d'autres pays d'Europe qui pourtant ne démarre pas l'éolien en mer merci beaucoup merci monsieur le rapporteur oui merci monsieur le Président mais je je vais rebondir un petit peu sur ce que vous venez de dire même si vous avez pas eu beaucoup de temps euh euh pour le dire mais euh euh c'est c'est vrai que c'est un peu surprenant que on a une tendance baissière en France et peut-être une tendance haussière en Europe alors d'abord et peut-être pour monsieur le Président de la la Fédération monsieur Nissen euh est-ce que vous pensez qu'il y a une coopération européenne qui se fait en dans le domaine est-ce que est-ce qu'elle a déjà eu lieu parce que il y a y a y a des projets dans dans différents pays mais on n' pas de sentiment qu'il y ait vraiment une coopération en la matière au niveau au plan européen donc l'Europe impose un certain nombre de d'objectifs et et de contraintes mais est-ce que il travaille au fait que on puisse on puisse avoir une filière européenne et pas forcément qu'une filière française une filière allemande une filière truc voilà moi je moi je suis assez surpris que finalement les politiques européennes sont souvent assez limité en la matière comme c'est quelque chose qu'on cherche à développer est-ce que ça serait pas le moment quand même de faire et on arriverait peut-être à ajuster alors après moi nous on est effectivement intéressé c'est pas qu'on est pas intéressé par la technique par le la santé de vos entreprises par vos projets d'investissement euh ce qui ce qui nous préoccupe nous c'est c'est bien sûr de d'avoir un système électrique qui fonctionne qui soit pas trop tendu parce qu'on a on a le sentiment qu' aujourd'hui il est assez tendu et on essaie de regarder comment les perspective peut nous permettre de qu'il soit pas trop tendu décarboner au maximum on l' déjà pas mal ça veut pas dire qu'il faut plus rien faire faire mais il faut maintenir un taux de décarbonation très important et puis on cherche à en connaître les coûts et c'est vrai que dans questions initiales on avait posé le le fait de savoir si à un moment donné vous dites il y a un système robuste en France avec des prix garantis qui étai alors moi j'ai vu beaucoup de de que que que vous avez projeté là du 53 € pour pour l'éolien terrestre 44 pour l'éolien en ma euh alors déjà ça ça vaut moins cher en mer que sur terre ce qui ce qui m'interpelle un tout petit peu et que le cours de raccordement j'ai l'impression que le coûp de raccordement que vous avez indiqué les 10 € je crois que c'est Monsieur Gloria qui est qui nous a Gioria Gloria c'est autre chose jya excusez-moi et donc j'ai j'ai le sentiment que vous avez mis 10 € par mgawh de raccordement sur l'éolien en mer et que quand on regarde votre carte sur l'éolien terrestre les coups de raccordement sont nêement supérieur donc si si je vous prends euh sur votre démonstration euh je me dis bah l'olien l'éolien en mer est beaucoup moins cher que leséoliens terrestres donc est-ce que c'est vrai euh et et si c'est le cas bah effectivement c'est alors je dis pas qu'il est acceptable complètement l'éolien en mer il il y a des protestations mais euh bon et ça sera une de mes questions mais après sur l'environnement mais je je vrais en rester au coup là pour l'instant sur sur ma première intervention et puis ensuite laisser les collègues aussi s'exprimer parce que il faut que chacun puisse s'exprimer mais c'est vrai qu'on on a un focus pour essayer de bien comprendre on le fait on le fait sur nucléaire on le fait sur sur vous alors après l'hydroélectricité il y aura peut-être un peu moins de difficultés mais on essaie d'y voir totalement clair sur ce que vous prenez en compte et ou pas je vous passe la parole ensuite on on passera la parole aux collègues si vous pouvez répondre je je lié à cette question j'ai j'ai pas compris mais c'est passé très vite et c'était tout petit j'ai pas compris vos tableaux avec les courbes les différentes courbes RTE et cetera qui donne qui donnent des écarts j'ai trouvé les écarts très très très important donc je voilà je si vous pouvez nous éclairer et répondre merci vous avez la parole pour répondre monsieur moi je va vous répondre donc sur la question liée à la dynamique européenne je pense que vous le savez l'Union européenne a été bâtie sur une logique de marché d'ouverture à la concurrence et que transformer cet ADN est compliqué mais peut-être un peu contraint et forcé on s'est rendu compte de des fragilités du tissu industriel européen français en particulier mais pas que dans les crises qu'on a traversé ça a déclenché certain nombre d'évolutions et dans le domaine des industries stratégiques il y en a beaucoup autour de l'énergie il y a un mouvement qui s'est enclenché qui s'est traduit un peu en réaction à ce qu'on appelle aux États-Unis l'inflation reduction Act l'IRA par quelque chose qui dont l'achronyme est nzia qui est le règlement européen sur l'industrie zéro émission qui est quasiment adopté puisque on attend un vote du Parlement européen mais qui semble ne plus poser trop de de difficultés qui devrait être acquis avant les élections européennes et qui commence à poser les les règles d'un jeu un peu différent et qui permet d'appliquer dans tous les mécanisme de soutien public notamment les appels d'offre des critères dit de résilience c'est-à-dire des critères qui garantissent que dans la construction de nos systèmes énergétiqu puisque c'est de ça dont on parle en particulier des éoliennes on ne soit pas dépendant de pays qui détiendrait plus de 50 % de l'offre mondiale et qui donc pourrait jouer un jeu disproportionné alors ça s'appelle pas du protectionnisme et on prend quand même un peu le problème à l'envers parce que ça semble être une étape un peu difficile à franchir mais il nous semble que ce règlement s'il est un peu décevant dans son ambition globale autorise chaque État membre de l'Union européenne à à mettre en œuvre des dispositions plus plus plus dures que celles qui sont minimales requise par le règlement puisqu'il fixent des minimums pas des maximums s'agissant de l'éolien il y a une industrie européenne c'est si on était sur l'audition solaire enfin vous l'aurez demain je pense on est pas du tout dans la même situation sur l'éolien il y a une industrie européenne sur l'éoliens en mer les même françaises quatre des 12 usines européennes qui sont sur le sol français donc la question c'est comment on la protège comment on la protège d'une concurrence déloyale qui est faite principalement par des concurrents chinois avec des mécanismes de financement de leur pro production qui sont pas très transparents mais qui leur permettent de faire des offres avec lesquels les industriels européens ne peuvent pas lutter et bien ce NZ devrait permettre de de construire un certain nombre d'outils de protection il y a une alliance européenne de l'industrie éolienne la président de la Commission a mis en avant un Pact pour défendre l'industrie éolienne et je pense que là il y a une véritable prise de conscience et et un souhait que on maintienne cette industrie au-delà de l'industrie en elle-même il y a un enjeu sur les composants de cette industrie pour s'assurer que l'ensemble de la chaîne de valeur est résiliente et il y a un paradoxe mais qui devrait pas être très compliqué à résoudre puisque globalement le marché est quand même plutôt porteur et donc il a largement de quoi fournir un marché un développement àes à ces entreprises donc oui il y a une dynamique européenne mais c'est à chaque étatmembre de la mettre en œuvre de façon volontariste merci Monsieur monsieur Jurien eu peutêtre juste un petit point pour compléter sur la la la politique la politique industrielle donc effectivement il y a il y a un mouvement européen aujourd'hui il est important que ce mouvement européen soit complété par un point essentiel qui est les volumes c'estàdire que aujourd'hui dans les objectifs européens on doit installer par exemple 30 GW par desolien terrestrees sur le territoire européen l'année dernière on en a en installé 16 alors on progresse l'année d'avant c'était 15 mais il faut du coup donner de la visibilité sur les volumes pour donner la visibilité sur les volumes à l'ensemble des industriels européens il est important que du coup dans le travail des services de l'État hein en fait quand on accepte ou qu'on refuse un projet ça a des conséquences sur l'industrie européenne aujourd'hui c'est pas regardé comme ça aujourd'hui quand dans un service déconcentré de l'État quelqu'un en charge des services ICPE et des questions des questions d'autorisation ne fait pas le lien entre l'acte d'autorisation et la conséquence industrielle de son choix donc ça c'est quelque chose qu'il faut réussir à rapprocher de ce point de vue-là le ratriment de l'énergie à Bery est un enjeu essentiel hein c'est c'est c'est quelque chose qui est utile dans la réorganisation gouvernement deanement gouvernemental qui est récent donc il faut maintenant que dans l'impulsion qui est donné au niveau français avec ce ber qui pilote l'énergie on puisse au au sein des services déconcentrés de l'État créer du lien entre j'autorise le projet j'ai une politique industrielle qui aide aussi à rationaliser les types d'éolienes qui sont produites puisqueen fait plus vous optimisez et plus vous rationalisez les chaînes de production plus en fait vos coûts et votre santé financière sera sera optimisée donc ça c'est c'était pour compléter le point sur la politique industrielle sur oui pardon per je voulais juste je suis désolé de on se fait un peu la courte échelle mais tout à l'heure je crois Joseph F à parler des contraintes par rapport aux autres pays Européens on a des contraintes de distance au sol d'une pele plus importante que chez nos voisins mais on peut pas monter très haut contrairement à nos voisins aussi c'est un peu comme si les oiseaux volaient plus haut et les avions plus bas la conséquence de ça c'est que ça limite le diamètre des aérotors la puissance des turbines et en fait aujourd'hui bientôt sur le catalogue des producteurs il y aura plus que des éoliennes chinoises donc la réglementation qui s'impose à l'éolien terrestre aujourd'hui est un élément qui nuit au dével de de l'industrie européenne parce que on est le seul pays qui maintient des contraintes de cette nature effectivement ce point est effectivement essentiel sur les questions de coût du coup pour revenir à au cœur un des cœurs de de l'audition alors de d'abord sur l'ofshore et puis ensuite sur l'unshore sur l'ofshore on est dans une dans une situation donc une situation effectivement baissière puisque les premiers parcs qui sont en cours de construction en ce moment donc c'est les parcs qui ont été sélectionnés en 2011 et 2014 du coup coup dans les appels d'offre qui ont fait l'objet d'une renégociation tarifaire en 2018 du coup on a des tarifs qui tournent autour de 150 € du du mgaw donc ça c'est les parcs qui sont construits jusqu'en 2026 ensuite il y a les parcs qui vont arriver notamment le parc de dunkerk qui a été sélectionné en 2019 qui lui a été sélectionné à 44 € du du mgaw qu'est-ce qu'est-ce qui explique euh cette ce passage 150 44 trois choses la première chose l'augmentation de la taille des éoliennes à saintazer on a des éoliennes de 6 MW ce qui va être installé à dunerc va tourner autour de 15 MW donc vous avez une multiplication par plus de de hein de la puissance de l'éolienne et vous avez par conséquence une optimisation du prix du du du du prix donc ça c'est un premier élément qui est qui est essentiel deuxième élément qui est essentiel vous avez un effet d'apprentissage hein donc notamment vous avez un effet d'apprentissage sur euh l'organisation des les chantiers sur la logistique à terre pour optimiser les ports sur les coûts de location des bateaux sur la formation de vos salariés et cetera donc au bout d'un moment ça aussi ça vous permet d'optimiser le système et ça vous permet d'arriver à un coût beaucoup moins beaucoup moins élevé dernier point qui est essentiel dans les coûts de 150 € du mgawh il y avait un un pari qui a été fait c'est un pari qui a marché et ça il faut savoir le saluer dans les 150 € il y avait un engagement de sécuriser des sites de production sur territoire national et ça a été fait les usines de saintazer les usines du abre les usines de Cherbourg sont des usines du coup qui ont été sécurisés et c'était un deal qui a été c'était une filière naissante en 2011 et en 2014 il y a un deal pour dire effectivement je fais je fais des têtes de séries et ces têtes de série je m'en sers pour sécuriser une base industrielle française et c'était visionnaire c'est vraiment c'est vraiment quelque chose qu'il faut qu'il faut rappeler c'est quelque chose qui a été bien fait attention c'est c'est comme je disais tout à l'heure c'est c'est pas un acquis d'un point de vue industriel et on le sait sur d'autres filières rien n'est un acquis il faut savoir faire vivre ces acquis il faut savoir les faire grandir il est important du coup d'avoir une politique qui donne de la visibilité donc ça c'est vous pouvez préciser la notion de sécurisation que vous évoquez là parce que je comprends pas ENF je comprends je crois comprendre mais je suis pas sûr donc qu'est-ce que ça veut dire sécuriser c'est SCER B ça veut dire donner des donner la visibilité sur les volumes pour que du coup les commandes arrivent quand quand on vous dit dire ça veut dire ça oui je pas qu' était niveau de la technologie donc j'avis mal com qu quand on vous dit par exemple et comment on fait pour garantir des commandes alors al sur lesolien sur lesolien en mer j'allais presque dire l'état à la main sur lesolien en mer c'est c'est l'État qui passe ses appels d'offres qui organise la planification en mer et cetera donc quand on vous disait tout à l'heure entre 2028 et 2031 il y a un trou il y a pas de parc qui va être construit ça veut dire que entre 2028 et 2031 les US usines qui sont sur le territoire national vont devoir fonctionner uniquement avec l'export donc c'est un joli défi industriel ça veut dire que les personnes les entreprises qui ont fait le pari de la maison France doit faire un pari de compétitivité elles vont exporter certaines aux États-Unis don d'autres au Royaume-Uni d'autres pour d'autres parcs au niveau européen juste excusez-moi de vous interrompre mais la durée entre le moment où on prend la décision on se dit tiens on va construire d'unkerer et le moment où ça ouvre c'est combien de temps et sur le terrestre c'est combien de temps aussi alors aujourd'hui en France sur l'ofshore c'est 11 ans donc ce qui fait très long l'objectif c'est de revenir à 7 6 7 bon donc la loi d'accélération des énergies renouvelable et notamment l'exercice de platinification en mer qui est en cours est là pour ça et sur le terrestre on est autour de 7 ans ok alors que la moyenne européenne se situe à 4 ans et là aussi la loi d'accélération des énergies renouvelables elle est là pour ça à travers notamment les zones d'accélération dont parlait Jules tout à l'heure et les questions d'anticipation des investissements sur les études et les et les investissements sur les réseaux monsieur faunon oui alors Pierre et moi souhaiterions réagir par rapport pour apporter donc un éclairage concret sur C ces points effectivement d'une part pour faire écho sur ce qui a été dit on peut pas dissocier l'aspect économique de l'aspect technologique en fait le premier vecteur derrière ces courbes qui baisse sur les prix c'est les puissances qui augmentent les puissances et les volumes de production qui augmentent aujourd'hui pour donner des ordres de comparaison la puissance moyenne d' éolienne dans un projet en France je donne des chiffres internes puisque nous exploitons et développons des projets sur la comme je disais tout à l'heure l' ensemble des pays européens en France on est sur une puissance unitaire parolienne terrestre inférieure à 5 MW sur nos pays voisins Italie Pays-Bas Pologne Espagne Suède Allemagne Royaume-Uni et cetera on est plutôt sur une tranche de 6 7 MW c'est des technologies qui sont bien plus modernes qui sont bien plus productrices les parcolien également sont de taille plus grandes sur la France sur plus petite sur la France excusez-moi juste non je je par rapport à ce que vous dites on s'interrogeait sur le le lien avec le le vent le volume la force je sais pas comment il faut dire les les la taille des éoliennes est aussi adaptée au au couloir au couloir devent je suppose assez peu c'est typiquement pour comparer des choses comparables voilà tous les territoires sont pas à cet égard équivalents alors la règle c'est que peux expliquer des différences de puissance de une éoline plus puissante elle a des PES plus grands et donc elle permet de capter mieux le vent dans des zones moins vanté c'est notamment une des rais un R deain qui est meilleur voilà c'est pour ça mais une éolienne qui capte le vent bien dans des zones peu vantées fonctionnera d'autant mieux dans des zones très vantées c'est pour ça que Michel et moi disons qu'il y a assez peu de corrélation je dirais mais la technologie dans son ensemble sur les 20 dernières années et continue dans ce sens là vers des machines plus puissantes et plus efficaces plus toilé voilà c'est le terme technique en interne et c'est vrai que si vous êtes intéressé je serais très heureux de vous transmettre les chiffres on a vraiment un décalage entre la France et les pays voisins non seulement sur la puissance des modèles qui sont installés pourquoi parce que les procédures de développement sont très longues et la la taille unitaire des projets donc pour le voir d'un point de vue positif il y a une marge de progrès il suffirait de réduire ces procédures pour pouvoir capter les bénéfices et progrès de la technologie et je pense que Pierre tu peux compléter sur écoutez je vais passer la parole à mes collègues parce que je voudrais qu'il puisse qu'il puisse s'exprimer euh vous posez des questions vous répondrez après monsieur Mandelli qui a demandé la merci monsieur le Président vous avez évoqué à plusieurs reprises la loi d'accélération des énergies renouvelables dont j'étais rapporteur pour la commission développement durable du Sénat et donc je par revenir sur les questions de planification que vous avez évoqué oou les zones d'accélération ma question va porter essentiellement sur la question de la fiscalité des énerg renouvelable euh alors je vais pas revenir sur l'ifè on avait décidé d'ailleurs dans le cadre de de l'examen du texte de ne pas aborder les questions de fiscalité sans concertation préalable avec les élus locaux parce que quand on parle d'ifè et de répartition c'est quand même un sujet assez sensible euh je vais pas revenir non plus sur l'éolien terrestrees puisque l'objet c'est aussi le le offshore sur lequel on a aujourd'hui une clé de répartition sur toute la zone inférieure au aux 12000 neutiqu euh entre entre les collectivités locales la pêche la biodiversité avec l'ofb et puis la SNSM ma question porte essentiellement sur demain ce qui sera prioritairement installé selon le texte dans la zone économique exclusive ou pour l'heure le produit de la fiscalité n'existe pas évidemment mais la répartition n'est pas encore prévue même si le ministre Berville a fait des annonces ainsi que le Président de la République sur des centaines de millions d'euros d'hors etj accordé aux uns ou aux autres et notamment aux pêcheurs sans sans aucune base ni ni juridique d'ailleurs ni ni financière puisque les les fonds n'existent pas ma question c'est quelle est la part de cette fiscalité notamment àenir et celle existante sur l'olien offshore sur le coût final de l'électricité pour le consommateur sur le coût du mgaw parce qu'effectivement quand on est à 150 et qu'on est je le rappelle sur la taxe éolienne pratiquement à 20000 € par méga donc pour un parc comme celui de saint-azer c'est autour grossièrement de 100 millions d'euros quel est l'impact sur le coût final sur le coût du mgaw quand on est à 150 ça représente peut-être peu quand on est à 40 évidemment c'est pas tout à fait le même pourcentage donc quel est l'impact et notamment pour RWE puisque vous avez des des parcs un peu partout est-ce que dans d'autres pays cette fiscalité est de même niveau je pe dire aussi importante ou moins importante mais de même niveau avant de vous redonner la parole Daniel salmon a demandé poser une question merci monsieur le Président merci pour votre présentation euh bien entendu on dit toujours il faut faut pas opposer le nucléaire et le renouvelable mais on parle de coûts euh vous nous avez présenté là des coûts qui sont à la tendance baiss qui sont déjà nettement inférieurs à ce qu'il y a pour le nucléaire surtout quand il vient de prendre 30 % sans criergare et ce n'est qu'un début effectivement la différence entre le mégaw produit par les les énergies renouvelables par l'éolien en particulier et le nucléaire c'est qu'il n'est pas franchement pilotable donc on doit y intégrer bien entendu les questions de stockage la flexibilité euh lorsque l'on a fait ces ces calculs là euh à combien estimez-vous le prix global d'un MWh éolien terrestre ou offshore parce que je pense qu'il faut vraiment mettre les cartes sur table et voir exactement un comparatif à ce niveau-là monsieur Nissen vous avez écrit il y a pas très longtemps en France on a l'énergie renouvelable honteuse euh donc si vous pouvez nous dire un petit mot sur sur sur votre analyse sur cette idée qu'on a des des ENR en France merci je vous laisse la parole je je je souhaiterais monsieur ja qu'on puisse revenir sur les les courbe là mais euh après répondez aux questions deux questions importantes qui ont été posées on y reviendra après je je donnerai la parole aussi à Madame sé tu tu veux poser la question de suite non peut-être après après si tu veux comme ça il groupe les questions bonjour messieurs merci pour vos prestations devant nous euh alors ma question elle va être très simple parce que j'avoue que je suis un peu perdue j'arrive plus j'arrive pas à savoir les coups voilà donc et puis je n'avais pas intégré que il faut il fallait intégrer le coût du développement industriel donc pour moi c'est une grosse nébuleuse le développement industriel a intégré dans l'analyse des coûts donc ma question elle sera simple euh sur les trois paramètres les coûts la performance et l'acceptabilité social euh je voudrais avoir votre analyse à chacun sur l'éolien terrestres l'éolien en mer posé et l'éolien en mer flottant je vous remercie vous avez la parole je sais pas qui veut monsieur Nissen je peux comm commencer avec les les EnR honteuses puisque sénateur salement m'invite à préciser ce propos que j'ai effectivement tenu après que on ait découvert le l'avant projet de loi de souveraineté énergétique et son titre 1 qui depuis a disparu d'ailleurs je crains que tout le projet de loi disparaisse également mais ce titre 1 qui était totalement en contradiction avec la stratégie française énergie climat à laquelle je faisais référence tout à l'heure et qui mettait finalement l'ensemble de la transition énergétique consommation comprise en fait entre uniquement reposant sur la la question du nucléaire dans ce que j'ai dit tout à l'heure programme nucléaire est important c'est un atout français ça nous donne un avantage par rapport à d'autres pays qui n'en disposent pas mais c'est pas avec le programme nucléaire tout seul qu'on résolvera les questions que j'évoqué tout à l'heure et c'est le sens de ce propos qui me semblait révéler en fait le le texte semblit révélé une difficulté à assumer un développement des énergies renouvelables raisonnable mais nécessaire par rapport à l'équilibre qu'il faut atteindre et au fond aujourd'hui le titre a disparu mais on est toujours en manque d'un discours politique qui réaffirme un peu clairement des choses qui semblent par ailleurs faire consensus non seulement dans d'autres pays européens mais y compris chez les différents experts que vous avez eu l'occasion je pense d'auditionner ici tel éit le sens de ce propos sur les coûts je voudrais je laisserai la parole à mes à mes mes à mes mes collègues ici près raison mais je voulais quand même pour réagir à ce que dit Madame sé notamment dire que évidemment que l'acceptabilité social ça reste un problème mais ça dépend qu'est-ce qu'on met en face comme avantage il y a pas simplement le coût et je vais y revenir dans un instant il y a aussi quel est le le service collectif et je pense qu'on a besoin de faire de la pédagogie là-dessus demander à quelqu'un si d'accord d'avoir une éolienne en face de chez lui la réponse à 99 % ce sera non maintenant si il y a une perception collective que la production d'électricité par cette éolienne elle est indispensable à l'équilibre global du système alors peut-être que c'est 8 mai mais c'est compliqué de faire cet exercice parce que l'impact individuel est disproportionné par rapport à la perception du bénéfice collectif et c'est pour ça qu'il faut faire attention à ça et ce sont pas des choses qui sont monétisées après en terme de coût mais mes collègues complèteront sur les hiens terrestres il me semble qu'on est vraiment dans des éléments compétitifs moi je vous rappelle qu' il y a eu une discussion récemment entre EDF et l'État Fran frçais pour discuter des niveaux de prix de l'électricité à partir duquel l'EDF pourrait être écrété au titre de la contribution universelle de façon à faire une redistribution à un certain nombre de consommateurs et on est autour de 78 € le début de l'écrêtement et après ça monte à 100 et un peu au-dessus donc en fait les coûts qui ont été présentés ils sont parfaitement aujourd'hui dans cette marge et ça correspond également à peu près aujourd'hui au coût du marché à terme de l'électricité donc on est on est dans la norme il y a rien d'extraordinaire mais en fait on est dans une situation de production qui est tout à fait compétitive à l'échelle de la de de de la plaque européenne et ensuite pour l'éolien terrestrees je vis juste rajouter comme pour le solaire d'ailleurs les les les installateurs et le coût de production intègre en coût de raccordement parce que quand on vient se connecter sur le réseau au titre du S3 ENR on paye une côte part l'autre partie est payée par le Turp qui est un paiement par l'usager mais le chaque producteur d'énergie renouvelable paye cette côte part elle est inclue dans le prix bien entendu après sur la taxe en en mer à laquelle faisait référence monsieur mondelli c'est vrai qu'on est face excusez-moi et le Turp est est inclus dans V coup de production bah ça fait partie du pas dans le coût de production par parce que vous dit est payé par le consommateur mais c'est quand même un coût parce que si si c'est si ce qui est payé par le consommateur n tient pas compte c'est ça moi je trouve ça un peu gênant on peut on peut en tenir compte mais on peut pas l'intégrer dans le coût de production et le prix de rachat de l'électricité qui est produit par une une éolienne ou un panneau solaire après il y a une fiscalité qui s'appque ça discute oui mais le raisonnement vaut aussi pour les électr qui sortent du parc nucléaire ça vaut pour n'importe quel système de production ça ça vaut pour tout le monde donc après pour ce qui est spécifiquement la question du l'impact réseau c'est aujourd'hui un élément nouveau sur le réseau génère le paiement d'une côte part donc un financement nouveau une installation de nouvelle amène une contribution nouvelle au réseau et il y a une consultation en cours sur ces questions qui va amener peut-être à à réviser tout ça et de toute façon des discussions permanentes sur quel est le volume de la côep que les gens acceptent de payer à l'échelle de chaque région c'est assez décentralisé comme exercice juste sur l'éoliens en mer c'est vrai qu'il y a une discussion sur le produit de la taxe je voudrais juste dire une chose c'est que si l'électricité produite par les installationsen en mer est uniquement racheté par des mécanismes de soutien de type CFD au fond on est un peu dans un jeu à somme nul on peut augmenter la fiscalité d'un côté de toute façon ça se retrouvera forcément dans le prix de l'autre côté si maintenant on autorise comme c'est dans l'idée les producteurs à vendre une partie de la production directement sur le marché par l'intermédiaire de contrat de enfin pas sur le marché mais par l'intterméère de contrats bilatéraux qu'on appelle des PA à ce moment-là le montant de la taxe joue évidemment sur la compétitivité de l'électricité produite c'est pour ça que on a plusieurs fois attiré l'attention sur l'écart de de de taxation au mgaw par rapport enfin sur leséoliens en mer par rapport à ce qui est pratiqué sur leséoliens terrestres notamment au titre de l'ifè maintenant c'est sûr que ça fait une ressource qui n'existe pas pour l'instant mais dont on sait qu'elle va exister demain et puis en face il y a des besoins qui peuvent être couverts des besoins de sécurité maritime des retours au territoire et je pense en particulier aux investissements à faire sur les ports et des choses de cette nature il y a des besoins autour de la pêche et de la restructuration et de la régénération de la pêche et puis il y a des problèmes juridiques parce que tout ça si ça reste une fiscalité ben c'est de l'argent public s'il est redistribué des activités économiques qui peut être considéré comme une aide d'État donc c'est des sujets qui sont en discussion je crois qu'il y avait un certain consensus pour ne pas ouvrir ce sujet trop tôt en terme de loi de finance et se donner le temps de bien réfléchir à la fois à la répartition et aux formes que peut prendre cette contribution contenu des enjeux que je viens d'indiquer je vous passe la parole monsieur geren juste petit petit commentaire si pour être sûr de de comprendre vous vous en appelez par vos propos si j'ai bien compris monsieur Nissen comme les autres d'ailleurs à à une à une à une PPE et et et voir à une stratégie française énergie climat actualisé parce qu'aujourd'hui sur ces deux outils on a rien de de définitif on a même pas a pu nous en discuter au au Parlement et ça impacte fortement la question de la planification que vous avez évoqué comme un sujet avec à répercussion industrielle négative non négligeable on est bien d'accord dans le c'est bien ça qu'il fallait comprendre je pense que on est tous les trois ici mais sans doute beaucoup audition tous les acteurs raisonnables du monde de l'énergie y compris les acteurs de la filière du nucléaire ont besoin de cette planification parce qu'ils ont besoin de ça voir vers quels grands équilibres on se dirige pour demain et ce qui est vrai ce qu'on a évoqué en terme de logique industrielle pour leséolien en mer mais ça c'est vrai aussi pour le nucléaire qu'est-ce qui garantit que les investissements considérables qu'on s'apprête à faire dans ces nouvelles programmes de nouvell centrale ont un sens s'il y a pas quelque chose qui fixe une trajectoire à terme je fais exprès de parler de ça en tant que président du Syndicat des énergies renouvlaables pour dire que c'est un problème du temps long et au fond la commission d'enquête de vos collègues à l'assemblé sur la perte de souveraineté énergétique de la France qui qui a sans doute jamais mais vraiment exist mais en tout cas qui était sur tirant le constat de plusieurs décennies de politique énergétique a bien mis en avant la nécessité de faire les choses dans la transparence et de les planifier et il nous paraît essentiel que soit le Parlement qui puisse fixer ceses lies parce que vous avez parlé de trous c'est ça he par de trous il y a des trous a et et voilà on l' le trou on l'a sur un autre sujet négligable non plus je voulais juste préciser qu'il y a besoin d'une loi qui fixe des grandes perspectives et de laquelle découlera une PPE qui est une un un acte règlementaire mais qui doit être la traduction de de la loi et que là aujourd'hui on est dans une PPE qui s'arrête en 2028 et ça fait déjà 2 ans que on devrait avoir une une nouvelle programmation de 5 ans et 2028 c'est demain matin c'est-à-dire que il y a plus potentiellement d'appel d'ofre qui peut être passé au-delà de cette période merci Monsieur Juen si on peut préciser là tout à fait alors si si vous voulez peut-être si vous voulez revenir sur serait bien qu'on puisse que vous pouiez nous expliquer parce que j'ai il faut la présentation du coup pour que je puisse vous expliquer voilà comme ça ça sera voilà juste deux éléments pour pour pour compléter le premier c'est je pense que monsieur le Président vous mettez le point sur ce qui est essentiel le lien entre politique industrielle et planification dans le domaine énergétique et notamment dans le domaine électrique c'est essentiel tout échec de planification tout échec de visibilité aboutit à des accidents industriels c'est net il y a pas de secret c'est valable pour toutes les composantes du système électrique c'est valable sur la production c'est valable sur les réseaux c'est valable sur la consommation pareil sur quand on dit à nos industriels deautomobile on doit basculer vers l'électrique c'est la même chose la Chine nous le rappelle brutalement la Chine planifie extrêmement bien avec la réussite industrielle que l'on connaît donc il faut il est essentiel et merci d'avoir mis ce point là-dessus parce que c'est souvent quelque chose qui est qui est oublié et dans ce cadre-là la stratégie française énergie climat qui a été mise en consultation jusqu'au 22 décembre dernier est un de là où on parle une bonne base de travail qu'il faut réussir maintenant à à traduire à sécuriser pour que l'ensemble des acteurs du système électrique notamment puisse s'en servir comme driver d'investissement avec les retombées industrielles et emplois qui sont qui sont nécessaires sur les questions d'acceptabilité moi je voudrais insister avant de rentrer sur les après je rentri sur les coups je vrais insister sur un point il est essentiel euh et on a d'autres exemples he sur d'autres politiques publiques l'acceptabilité elle est gagnée quand on a un récit solide un récit politique publique solide le récit de politique publique solide c'est on développe les énergies décarbonées et notamment lesoliens terrestres lesoliens en mer pour organiser la réduction programmée de la consommation d'énergie fossile de la France la consommation d'énergie fossile de la France 60 % encore de notre consommation d'énergie c'était rappelé tout à l'heure 116 milliards on a le choix on doit organiser ça je me permets une une une proposition hein il nous semble important je soumets ça à votre regard d'avoir dans le dispositif de pilotage de la politique énergétique un lieu où on suit un observatoire de la réduction progressive de la consommation d'énergie fossile du pays si on arrive à créer ce lien fort dans l'esprit de chacun de nos concitoyens la manière dont on regardera un panneau solaire une centraleère une éolienne un barrage hydro hydraulique sera complètement une ligne de transport d'électricité un transformateur sera complètement différent je rapatrie ma consommation d'énergie sur le territoire national et je suis fier de produire l'électricité dont j'ai besoin ce pointl estess il faut ancrer ça dans le récite politique publ je développe les énergies décarboné pour organiser la fin de notre dépendance et malheureusement la la guerre en Ukraine n rappelle le drame de cette dépendance aux énergies fossiles je pense que ça c'est quelque chose qui est essentiel dans dans le dans le message général et dans le récit politique qu'il faut construire et y compris dans le débat autour de la stratégie française énergie climat c'est ça qu'il faut marteler c'est ça qu'il faut pousser sur la question de cou si je peux ou j'appelle j'appelle ça le grand récit oui mobilisateur dont notre pays a besoin don notre population a besoin d'un son ensemble et à cet égard exactement j'en profite parce que nous sommes en commission d'enquête sur un sujet évidemment important je regrette l'annonce en tout cas je l' pas comprends pas à ce stade du de Monsieur le Premier Ministre qui vient de s'asseoir sur la planification écologique mise en place euh par son prédécesseur madame borne et et notamment comm avec comme cheville ouvrière monsieur payon qui avait fait un travail excellent voilà donc je ne comprends pas et voilà je trouve ça contradictoire avec ce besoin effectivement de grands récit je vous demande pas de partager mais je me permet de de de de de dire cela parce que c'est c'est la réalité du moment que que l' fait de cette commission d'enquête le lieu où on rappelle ça c'est c'est c'est essentiel c'est vraiment c'est c'est déterminant hein vous êtes sur le terrain vous êtes des élus de terrain vous voyez nos concitoyens quand on quand on débat autour de projet dans des réunions publiques et cetera quand on ouvre le sujet comme ça en disant en fait le projet qui va arriver dans votre commune le projet qui va arriver peut-être pas loin de chez vous il faut qu'on travaille de manière concertée qu'on travaille les retombé localon bien compris si on peutir au coup et au répons vous avez raison tac c'est icii d'abord sur les réseaux parce que ça vient fait lien avec les question de sur lesolien terrestre et sur les énergies renouvlaables terrestes d' manière générale ça à droite c'est la carte de France avec les les différents coûts les codes par du coup par par mgaw donc ça veut dire que lorsque vous êtes un un producteur d'énergie renouvelable notamment un producteur d'éolien terrestre lorsque vous raccordez un projet au réseau vous devez payer ça donc en fonction des régions 90 € par MW 20 € en Bretagne € par MW dans les haut de France et cetera donc ça c'est inclus hein dans le prix auquel vous répondez aux appel d'offre ok ça veut dire que dans le le le le le le coût de renforce exactement exactement ça doit intégrer ça et donc ce coût varie en fonction à la fois de la dynamique de projet sur le territoire et des investissements nécessaires au renforcement du réseau donc c'est cadré dans des schémas qui sont pilotés par RT des schémas régionaux qui s'appelle les schémas régionaux de raccordement des énergies renouvelables au réseau qui sont révisés à des patents environ de 5 ans la loi d'accélération desénergies renouvelables d'ailleurs a fait quelque chose d'extrêmement important elle a ouvert un horizon de planification à 15 ans pour faire quelque chose qui est essentiel anticiper les études les études des investissements c'est-à-dire qu'on va dire à 10 ans 15 ans voilà où vont arriver les projets et on va autoriser ça c'est les cartes de RTE c'est la source c'est oui oui c'est c'est écrit en dessous tout à fait ouais c'est c'est RTE c'est les schémas régionaux de raccordement au réseau donc ça c'est les coûts sur sur sur le terrestre ok avec la dimension raccordement sur l'éolien en mer c'est un peu différent puisque du coup là celui qui s'occupe du réseau c'est uniquement RTE qui tire qui tire le réseau et là il y a un enjeu majeur de réussite de l'exercice de planification puisque l'exercice de planification ça doit être un moyen d'optimiser la visibilité sur les investissements sur le réseau c'est-à-dire que si on dit par exemple je fais un parc ici puis dans 3 ans je vais en faire un autre à côté sans visibilité RTE va d'abord tirer une ligne et puis il va revenir 3 ans ou 4 ans après en disant bah en fait il faut que je tire une ligne complémentaire si tout de suite vous dites à 10 ans voilà où vont etttre les parcs tout de suite dans la politique d'investissement ils vont dire ben je mets le bon tuyau le bon dimensionnement et j'optimise mes cûps comme ça donc il y a un enjeu de planification essentiel sur la planification maritime pour raccorder pour les questions de coût sur les questions de coût donc ça c'est je crois monsieur le Président c'était des graphiques qui vous qui vous voilà alors on a volontairement alors à gauche éolien terrestre au milieu éolien en mer posée à droite éolien en mer flottant on a volontairement pris l'ensemble des travaux français internationaux et cetera pour donner des fourchettes ce qu'il faut retenir c'est trois choses la première c'est que la filière la moins mature aujourd'hui c'est la filière éolien en mer flottant he puisque le nombre de parcs existant au niveau mondial en matière d'éolien flottant et et encore et encore réduit sous le contrôle de RWE le le le plus gros parcen mer flottant aujourd'hui tourne autour de 100 MW quelque chose comme ça saintnazer c'est 500 MW et un parc éolien en mer normal posé c'est 1000 m 1000 MW ok donc on est encore à des stade de démonstrateurs précommerciaux qui font que les coûts sont plus élevés sur l'éolien au mer flottant ok donc il y a un enjeu majeur de donner de la visibilité à cette filière pour que on ait cette décroissance de coût ensuite on a l'olien en mer posé et lesiens terrestres qui sont sur des fourchettes de compétitivité qui sont au final assez proches bon avec récemment sur lesolien en mer posé de très Bones réponse à l'appel d'OF mais là je me permets un point point de vigilance le coût d'un projet ça a des conséquences sur les choix industriels qui sont faits je pense qu'il faut qu'on pose sur la table un vrai débat qui est est-ce que finalement on doit rechercher le coût du projet le plus faible 44 44 40 38 ou est-ce que finalement quelque chose qui tournerait autour de 55 ou 60 avec une sécurisation des chaînes d'approvisionnement européennne et en France ne serait pas mieux moi de là où je suis je pense que sur les questions d'acceptabilité sociale si tonton tata le petit frère la petite sœur travaille dans les énergies renouvelables l'acceptabilité sociale sur le territoire national l'acceptabilité sociale sera meilleure et ça c'est essentiel donc il faut absolument que dans cette discussion sur les coûts on a un équilibre entre jusqu'où je peux aller tout en préservant des chaînes d'approvisionnement françaises et européennes c'est c'est ce c'est ce contrat social qu'il faut qu'on construise et sur lequel on doit par rapport à ça moi j'avais une question sur la la proportion et au qui la valeur ajoutée quelle proportion de la valeur ajoutée vient de Chine en fait dans parce que vous dites on produit on produit en France en Europe mais on produit sans doute avec des matériaux qui viennent de Chine donc c'est vrai que le à la fois sur le le terra sur l'ofshore posé offshore flottant j'aimerais avoir C ces pourcentages retour d'expérience concret sur des projets concrets de RW voilà et puis et puis je vous reposerai je poser tout de suite la deuxème question mais cétait sur le potentiel de l'éolien terrestre qu'est-ce que parce que moi ce que ce que j'ai entendu dire aussi c'est que l'éolien terrestre bon on en a déjà 9000 hein 9000 éolienne euh quel quel potentiel de développement on a admettons qu'on qu'on qu'on veille faire le maximum qu'on se dit tiens on on fait le maximum est-ce que c'est pas sur les mêmes régions qu' faudrait implanter les les nouvelles éoliennes est-ce que voilà il y a des régions où il y a très peu de vent donc on se dit ça sert strictement à rien et finalement est-ce que le le les perspectives de de développement ou de de de d'augmentation du parc ne sont pas situés sur les les mêmes endroits ce qui pose un problème d'acceptabilité quoi merci beaucoup ça va me permettre de parler plus que les deux premières minutes tout à l'heure euh par rapport aux questions qui sont qui sont qui sont posés 2 minutes 30 je regardz un petit peu soyez pas fâché euh non je PL vousvez la parole sur l'aspect l'aspect fiscalité vous en parliez 20000 € du miawatt effectivement euh ça représente à peu près 5 6 € du miawatur ça dépend des sites en fonction des la production euh plus on produit et plus la taxe va être un tout petit peu plus faible mais grosso modo effectivement quand on est sur un parc à 50 € c'est quand même 10 % qui li la fiscalité c'est beaucoup plus important que ce qu'on observe euh dans d'autres pays où on est où on est présent et maintenant on va se poser la question de qu'est-ce qu'on fait de cette taxe notamment pour les parcs qui sont en zone économique exclusive puisqu'ils vont c'est cette zone qui va avoir beaucoup de développement une contribution qui a été sortie sur la possibilité de de nouveaux parcs à l'avenir il y a 24 zones qui ont été sorties avec un travail conjoint conduit avec les avec les syndicats elles sont effectivement toutes zones économique exclusive quelques chiffres 18 GW 2035 ce qui est l'objectif ça fait 360 millions d'euros par an de taxes si on reste sur la réparti actuelle pour la pêche professionnelle on est sur 126 million d'euros par an de taxe initialement dans les projets qui avaient été qui ont été initiés on était sur le domaine public maritime l'idée de la taxe c'était de compenser une atteinte visuelle d'où la question de la répartition qui était pour les commune littorale pour 50 % et puis pour la pêche et ensuite pour la préservation de l'environnement et les moyens de sécurité maritime je pense qu'il y aura une double réflexion à avoir sur le niveau de la taxe à avoir on peut pas demander à un coureur de vouloir courir toujours aussi vite s'il a une taxe qui est 7 fois plus importante que celle qui s'applique sur le nucléaire en terme de de de taxe euro mgawatt et ensuite il y a la question de la répartition pour éviter des sujets de rente qui peuvent qui peuvent venir mais on pense qu'il y a un certain nombre de points que cette taxe peut venir répondre à des enjeux notamment de la décarbonation sur la flotte de pêche où je pense qu'effectivement il y a probablement des des des sujets intéressants ou des nouveaux moyens sur la pour assurer la sécurité maritime dans le cadre du développement des oliens en mer où il y a il y a probablement des des choses à faire par rapport par rapport à ça sur le coût complet des énergies enfin de du renouvelable je note que dans dans certains pays d'Europe quand les appels d'offres sont lancés c'est pas juste produire de l'électricité c'est aussi essayer de produire de l'électricité en bon moment donc c'est vrai qu'aujourd'hui on est sur une des principes d'appel d'offre on produit de l'électricité on injecte quand ça produit sans contrainte il y a d'autres pays d'Europe je pense au Pays-Bas où on a gagné un projet sur une zone excusez-moi du N barbare qui s'appelle allcus West où c'était pas juste produire des l'électricité il y avait des critères sur l'intégration un système électrique et donc ça amène à des innovations technologiques qui sont portées par les porteurs de projets dont RWE notamment développer des électrolyseurs développer des systèmes de batterie et développer jusqu'à de la complémentarité entre la production éolienne et solaire flottante puisquon est en train de tester un dispositif de 5 MW et on parle vraiment de de de de choses de choses en merde donc il y a l'intégration au réseau électrique mais aussi la capacité de rendre pilotable et d'essayer de de de rendre plus en adéquation l'offre et la demande par un certain nombre d'innovation qui permettrait probablement aussi de booster une offre une offre européenne vous parliez du cût sur le développement industriel l'éolien en mer posé on a une augmentation je vous ai sorti un un rapport qui est publi qui vient du Wind europeope les derniers appels d'ofre qui ont été attribués en Europe et on voit effectivement deux zones une zone en Normandie centreemche 1 1 GW et puis en Irlande quelques mois après 3 GW d'éoliens en mer posé une zone irlandaise qui est plutôt moins profonde une zoneaisee qui est plutôt plus ventée et qui elle sort à 86 € du médiia waterat donc il y a effectivement la démonstration qu'il y a un vrai décalage entre des prix proposés par les opérateurs en fonction aussi des régulations qui sont mises en œuvre mais en tout cas pour des projets qui techniquement sont extrêmement euh extrêmement similaires euh le coût du posé va se situer à peu près à 2 million d'euros du mgaw de 3 million d'euros du mgaw on est en train enfin les coûts sont en train d'augmenter du fait de du fait de l'inflation sur le flottant bah il faut comparer ce qui est comparable il y a un premier appel d'œuf qui va sortir qui fait 250 MW donc on compare pas 250 avec 1 Go puce qu' a effectivement un effet d'échelle mais on peut imaginer qu'on a un facteur 2 entre l'éolien en mer posé et l'éolien en mer flottant par contre quand on regarde nos côtes et l'espace disponible qu'on a 400000 km² d'espace maritime en France donc on a un très gros potentiel 45 GW c'est 2,5 % donc c'est toute la difficulté de la concertation de trouver finalement euh ces 2,5 % qui sont pas exclus qui sont pas des zones où il y aura aucune coactivité hein parce qu' il y aura des sujets aussi de cohabitation avec avec la pêche mais il faut trouver ces secteurs là vous MZ un peu perdu chiffres mais bon produire et non mais dans ce potentiel au moins 50 % à terme sera flottant pourquoi parce que l'Atlantique quand plus on s'éloigne plus on a des profondeurs importantes et donc on a un vrai sujet un vrai enjeu de booster le développement de l'éolien en mer flottant les ports là end il y a beaucoup d'investissements qui sont vous l'avez noté indiqués par les différents grands ports maritimes et d'autres ports aussi qui souhaitent capter capter de la valeur mais comme le disait mes collègues il faut effectivement dans la manière dont les projets sont attribués hein on a des temps de développement long entre les attributions de l'appel d'offre et la mise en service des projets plus les prix sont bas plus on contrint nos industriel et et et et jusqu'à un moment donné où il y a des projets qui sont annulés c'est ce qu'on a vu dans certains endroits qui sont pas pas en France et donc il y a un vrai enjeu de préserver la l'industrie européenne pour finir sur nos réalisations passées sur nos trois derniers parcs il y a 90 % de contenu européens les seules fois où on est allé voir en dehors du contenu européen c'est pas parce qu'on voulait voir en dehors du contenu européen notamment en Chine c'est parce qu'il y avait pas de capacité industrielle suffisante sur l'année 2025 pour répondre à notre offre voilà ça c'est la réalité et si on ne protège pas cette industrie européenne elle risque de décroître et on risque de se trouver dans un décrochage on a des enjeux extrêmement importants en France où il y a 7500 emplois il y en aura 20000 en 2035 on a des usines qui sont présentes et il faut effectivement les alimenter les aider donc on a un besoin d'avoir un un juste équilibre entre la compétitivité des projets et puis les retombées économiques industrielles qui va avec effectivement la cohésion et l'acceptation territoriale merci d'autres questions de non non mais vas-y y a pas réponse à question moi j'ai posé j'ai posé sur la valeur ajouté chinoise dans dans les et puis sur les ha liens terrestres voilà sur sur la géographie possible j'aimerais bien avoir les réponses sur ces deux sujets alors il y a eu beaucoup de questions par rapport au coût et il y a un élément qui à mon avis mérite d'être posé dans le panorama c'est qu'aujourd'hui on a énormé de croissance d'un marché qui est celui des pipiers ou des contrats de gré à gré c'est-à-dire des acheteurs qui vont directement demander à se fournir en électricité parce qu'ils ont été très échaudés par la séquence d'il y a quelques mois sur l'envolet des prix de l'électricité par ailleurs ils ont besoin pour sécuriser leur marché dans le futur de démontrer qu'ils approvisionnent toutes leurs chaînes de production avec de l'électricité neutre en carbone donc idéalement de l'électricité renouvelable et dans ces cas-là le fait que les demandes de ces contrats soient bien supérieur à ce qu'on soit capable de fournir de notre côté on est en discussion avec ce type de d'acteurs industriels et même des collectivités qui souhaitent justement rentrer dans ce type de contrat montre à mon avis de manière assez objective que la question du coût elle est majoritairement derrière nous et je dirais même au-delà on voit des acteurs on a entendu dernièrement arselor mital qui veut se sécuriser pour faire sa trans iition vers un business électrique des fours électriques certains qui délocalise de France vers d'autres pays notamment safran vers les États-Unis sur le rationnel que ils auront là-bas une énergie décarboné abondante qu'ils craignent de ne pas avoir suffisamment pour soutenir leur activité en France le la séquence des boulangers de l'année dernière elle est pas si lointaine que ça aujourd'hui on a beaucoup de d'acteurs de consommateurs d'électricit qui se tourne vers nous et une part 25 % des projets photovoltaïques près d'une dizaines de pourcent aujourd'hui des nouveaux projets éoliens se financent sur la base de ces contrats de gré à gré sans les compléments de rémunération alors bien sûr il y a des variétés de de situations qu'on soit sur du de l'éolien flottant loin des côtes ou sur des selon les les régimes de vent des des projets mais de manière générale aujourd'hui avec les tendances baissières des coûts il me semble que ces ces questionsl sont quand même majoritairement derrière nous et d'ailleurs le rapport du RTE euh confirmé dans ces calcul le fait qu'aujourd'hui on a tout système confondu tout coup de d'intégration de la variabilité euh majoritairement mis ces questions derrière nous et la ministre présdente agè pan runaché parlait bien de mur énergétique donc quand j'entends les comparaisons de dire est-ce qu'il vaut mieux peut-être l'éolien en mer ou de l'éolien terrestre ou éventuellement d'autres technologies moi j'entends en sousjacant est-ce que on a finalement la possibilité de faire notre marché et de choisir parmi ces technologies mais leséoliens terrestre c'est des projets qui sont là disponibles immédiatement c'est des projets qui sont très simples technologiquement c'est des produits de série qu'on installe dans les champs les taux de financement sont parmi les plus faibles du fait justement de la simplicité extrême de la technologie immédiatement ça fait 5 ça met 5 ans non ce que ce qu'on a dit tout à l'heure comment l'immédiat pour vous c'est 5 ans c'estàd qu'il y a des projets qui ont été développés il y a déjà quelques années qui sont prêts se mettre en service dans les mois à venir on a un portefeuille je me Laur aé chinoise là dans ces dans ces produits alors effectivement on peut y venir alors sur la filière terrestre le contenu chinois est assez faible j'ai répondu sur l'ofshore sur l'ofshore sur nos trois derniers projets 90 % des composants viennent d'Europe 10 % qui viennent de Chine et et je vous donner des exemples sur la fabrication de fondation un sujet de capacité industrielle à produire avec un carnet de commande qui explose si vous regardez les chiffres de capacité de rythme d'installation on va on est à peu près en offshore pas offshore on est à peu près à 3 4 GW aujourd'hui par an 2030 c'est 5 GW par an donc pose la question de est-ce qu'on va avoir suffisamment de capacités industrielle et la nécessité d'avoir des capacités industrielles un certain nombre d'associations bindurap notamment on a alerté sur la nécessité de multiplier par de les capacités de fabrication d'éolienne par 4 les capacités de fabrication de fondation posé je vous donne même pas le chiffre sur le flottant puisqu'on a on est au tout début on est au prémis du développement mais on va devoir multiplier énormément et les bateaux d'installation ça c'est beaucoup beaucoup d'investissement sans parler des fondations sur et alors sur le terrestre sur le terrestre c'est combien j'ai compris 10 % sur le le posé hein sur le offshore posé al sur sur le terrestre en fonction des des des producteurs des turbiniers et des lignes de production on est entre 50 et 70 % de contenu européens d'accord il y a un point qui est essentiel du coup c'est notamment depuis la crise du covid et la guerre en Ukraine euh il est important de réconcilier les objectifs on parlait des 30 GW à installer euh sur leséoliens terrestrees en Europe contre les 16 qui sont installés si on veut encourager le rapatriement des 30 30 à 50 % en fonction des lignes de production qui sont aujourd'hui hors d'Europe il est essentiel de donner de la visibilité sur les volumes du coup et de pouvoir être attractif moi de ce point de vue-là d'ailleurs je me permets une une proposition il y a une autre proposition une autre proposition alle venir rédiger le rapport ah je me permettrai pas deie le rapporteur mais mais mais du coup il y a une volonté euh forte d'une politique de relocalisation de certaines activités avec l'attractivité de l'investissement étranger il y a un moment qui s'appelle TR France moi on appelle de nos vœux un TR France énergie renouvelable c'est essentiel aujourd'hui il faut qu'on arrive à envoyer un signal fort en disant la France est un territoire friendly du point de vue des investissements alors moi je reviens excusez-moi j'ai j'ai j'ai j'ai la question sur la géographie mais je vais rester quand même un peu sur les coups là et et parce que j'ai j'ai posé une question au départ c'est vrai que beaucoup de personnes nous interrogent et nous disent mais à quel moment parce que ça quand même coûter très cher en argent public hein le le soutien avec les prix garanties à quel moment et alors est-ce qu'il faut plus de prix garantie ou comme vous dites il faut de la visibilité donc il faut peut-être un prix garantie mais qui soit peut-être le même pour tous avec un espèce de contrat pour différence qui qui fixe un prix et à quel niveau vous vous fixeriez c'est si on avait les 70 € qui ont été évoqués entre EDF et le gouvernement est-ce que pour vous 70 € ça vous permettrait d'avoir la visibilité et de sortir commandme vos projets ou pas alors les les trois dernières années euh nous appelle nous rappelle malheureusement que il nous semble qu'on est rentré dans un monde avec pas mal de chocs économiques et de chocs extérieur notamment géopolitique bon ces chocs se traduisent par des évolutions brutales des taux d'intérêt par des évolutions brutales euh du fret par des évolutions brutales du coût de certaines matières premières l'acier par exemple et cetera bon donc avant de de réfléchir au niveau il est important que le contrat quelle que soit la filière quel que soit le sujet le contrat qui euh donne un cadre d'investissement doit être indexé oui puis il puisse être révisable et indexé attendez attendez attendez indexé indexé si si on fixe l'indexation dès le départ sur des choses qui sont pas moi je pense qu'il faut qu'il soit révisable c'est qu'on puisse se remettre autour de la table vous disiez tout à l'heure il faud il faudrait qu' il y a une observation de la consommation d'énergie fossile et qui a un observatoire mais en tout cas en tout cas le fait que ça soit un engagement plutôt de long terme et qui qui soit révisable on se dise pas comme la reine on a fixé 42 € et on le laisse pendant aDVITAM et ternam à un moment donné c'est clair qu'il faut pouvoir se remettre autour de la table en se disant si on a fixé à un moment donné un prix ce prix là il peut évoluer et il doit peut-être évoluer peut-être à la hausse peut-être à la baisse sur je sais rien mais on peut avoir un certain nombre de critères qui nous permettent de de réévaluer que ça soit quelque chose de révisable moi je suis d'accord et si je peux me permettre monsieur monsieur rapporteur que que les critères de révision à la fois les critères de révision et le fait déclencheur de la révision soit connu dès le début voilà ça ça c'est quelque chose qui est essentiel et c'est valable pour l'ensemble des investissements nécessaires pour le système électrique c'est oui la la remarque du du rapporteur évidemment importante mais pour pour comprendre votre propos initial la notion d'indexation vous pouvez illustrer concrètement quand vous parlez d'indexation c'est indexation sur quoi par rapport à quoi je je vous donne un exemple un exemple simple prenez une éolienne bon une éolienne le prix moyen d'une éolienne terrestre avant 2021 c'était autour de 2,4 à 2,5 million d'euros OK du mgaw bon pardon excusez-moi 2,4 à 2,5 million d'euros le prix moyen du néolienne aujourd'hui tourne autour de 3,2 million d'euros pourquoi parce que entre-temps il y a eu une forte hausse des prix de l'acier voilà et donc tout ce qui consomme de l'acier les voitures vous avez le même phénomène dans le secteur aut et ce bon donc ça c'est essentiel vous allez retrouver pareil dans le parc nucléaire tout tout ce qui consomme de l'acier bon donc ça ça ça c'est un point qui est essentiel et qu'il faut réussir dans la manière dont on structure ses contrats hein de sécuriser pour pour c'est voà donc c'est ça l'exemple le plus marquant c'est celui-ci comme tout comme tous les secteurs d'activité t tous les secteurs d'activité et ce qu'on apprend quand même de ces trois dernières années c'est qu'il nous semble que la décennie qui s'ouvre devant nous malheureusement c'est une décennie avec pas mal de chocs qui se qui ont l'air de se succéder bon donc il faut que le cadre d'investissement qui qui va guider la transition énergétique soit un cadre d'investissement qui s'adapte à ça sinon ce sont des investissements qui soit ne vont pas se faire soit vont être retardés et qui va en continuer à conforter notre dépendance auie fossile et si vous me permettez de faire écho l'importance de marteler l'importance fondamentale de la visibilité de nos politiques en matière d'énergie moi j'ai travaillé pendant plus de 15 ans che un turbiné qui produiser des éoliennes aujourd'hui vous avez des usines de production d'éoliennes en Espagne en Allemagne donc le problème n'est pas le coût de la main d'œuvre européen le problème est que en France on s'est posé souvent la question de savoir est-ce qu'on aurait une activité de production il a turbinier qui s'appelle enarcon qui a monté timidement une usine de tour qu'ils ont retiré pour une raison unique faute de visibilité sur les volumes sur le marché français les les investissements dans les industries ont besoin de d'êre capable ours fondamental ça c'est la base du truc monsieur Nissen vous avez la parole terminer rapidement sur trois points qui sont en lien avec ce qu'on vient de dire le premier cette question du coût et du système de de soutien public je crois que le système qui est appliqué en France travers des appels d'offre avec ce qu'on appelle les contrats pour différence a démontré sa pertinence puisque finalement c'est un peu le Modelle type qui a été retenu à l'échelle européenne dans le casadre de la réforme du marché de l'électricité en fait il sécurise la trajectoire future il il est très amortisseur il empêche de faire des surprofits quand la conjoncture est favorable c'est que les prix de l'électricité sont élevés il empêche d'avoir des pertes au moment où tout d' coup le prix chute et finalement c'est un élément extrêmement régulateur ce faisant il diminue le coût des projets parce qu' il enlève le coût de la prime de risque et notamment dans les hiens offshore il y a un certain nombre de pays autour de nous où on a vu finalement des gens y compris l'uréade d'un appel finalement il est renoncé faute d'un système équivalent au NRE qui essaie d'assurer un petit peu la la la chose dans la perspective alors après il y a des renégociations parfois bilatérales mais c'est rarement euh ça ça se fait rarement dans un une logique d'optimisation ensuite le soutien public il a été important au démarrage des énergies renouvelables et essentiel pour lancer cette filière lui donner une forme de maturité ça fait deux années pleines que la contribution du secteur des de l'éolien terrestre puisque l'éolien en mer ça vient de démarré au budget de l'État est bien supérieur à l'aide publique qu'il reçoit mais c'est important à dire parce que sur la base des dernières prévisions de la Commission de régulation de l'énergie qui date de septembre 2023 qui ont besoin d'être un peu recalés sur la base d'évolution des prix du marché mais sur cette dernière prévision on arriverait au cours de de l'année en cours à 2024 à une contribution net de l'État sur 20 ans au secteur de l'éolien terrestre à de 2,3 milliards d'euros en 20 ans ce qui finit par faire pas beaucoup cont tenu de ce que ça conduit à avoir aujourd'hui un dispositif qui a dépassé 8 et5i % de notre fourniture de besoin d'électricité et depuis 2 ans ça rapporte de l'argent au budget de l'État ou en tout cas ça le le montant reversé au titre des contrats pour différence est supérieur à la ça céit la première chose que je voulais indiquer deuxièmement sur les réseaux je vais aller plus vite parce que ça a été souvent évoqué les réseaux ils ont besoin d'investissement d'abord comme tout réseau il faut les entretenir parce qu'ils sont parfois vieillissants il faut évidemment investir pour accorder des nouveaux équipements de production d'électricité ENR mais nucléaire aussi parce que si on rajoute des réacteur dans des centrales existantes c'est pas sûr que les fils qui partent de ces centrales soient assez costaud pour sortir les électrons qui seront produits et ça c'est un élément qui disparaît un peu de la discussion et puis il y a besoin d'investir pour la consommation il y a une ligne un projet de ligne à haute tension dans le sud de la France qui est destiné à alimenter fausse sur M c'est pas pour produire c'est pour alimenter des industriels en électricité c'est tout ça les coûts réseaux quant à la flexibilité qui a été évoquée à plusieurs reprises c'est vrai que c'est l'argument qu'on donne en permanence mais outre que les les différents systèmes alternatifs d' energie renouvelable le solaire l'éolien sont parfois complémentaires entre eux il y a un système historique de gestion de la flexibilité qui existe c'est l'hydroélectricité parce que de tout temps on a eu à faire face à la variabilité de la demande c'est d'abord ça le sujet la demande varie en face on avait un parc nucléaire qui est pas si pilotable que ce qu'on le dit parce que c'est pas si facile que ça de faire varier rapidement et de façon massive la production d'une centrale donc en fait on sait gérer ça et c'est pour ça qu'on a développé des radiateurs électriques des chauffau électriques des systèmes jour nuuit et des tarifs qui on ont donné à notre pays une vraie expertise dans cette gestion donc ce que je veux dire par là c'est qu'on a l'hydroélectricité il y a du stockage sur batterie qui commence à se développer on peut supposer y compris que les progrès du véhicule électrique il y aura beaucoup de progression technique il y a l'hydrogène il y a les interconnextion entre les pays européens et je crois Thomas vering devant votre commission a rappelé à quel point ça avait bien fonctionné au moment de la crise de 2022 cette fois au bénéfice de de de la France et puis il y a tout ce qu'on peut faire et on est tous acteurs de tout ça en terme de pilotage de la demande sans ça soit forcément une contrainte ou une restriction sur sa consommation qui s'agisse des particuliers on l' abordé ça ou des industriels donc tout ça ça contribue à la flexibilité d'un système dans lequel tout bouge la production d'un côté la demande de l'autre dernier point j'aurais une question sur ce point excusez-moi après je vous redonne la parole est-ce que vous avez des des contributions en terme d'investissement spécifiques votre secteur sur les flexibilités quand on parle de batterie d'hyrogène et cetera est-ce que est-ce que est-ce que vous avez des investissements à côté des vos investissements propres en production est-ce que vous avez des investissements dans ce domaine làà dans notre syndicat on n pas de d'investisseur enfin au sens de fabricant de batterie par contre on a des développeurs et des énergéticiens qui investissent dans des dispositifs de stockage oui soit directement couplé à une installation de production soit des des acteurs qui développent des moyens de stockage qui sont raccordés sur le réseau indépendamment d'un système de production alors si je peux témoigner justement puisque j'en fais partie euh comme je disais tout à l'heure RWE pour être un énergéticien total ne produit pas que de l'éolien et du solaire on a dans un certain nombre de pays en premier lieu en Allemagne Pays-Bas Royaume-Uni et États-Unis développer de gros projets de stockage par batterie en France c'est absolument pas un marché clé parce que comme l'indique le rapport RTE les besoins en flexibilité sur le réseau reste très modeste on parle de manière très théorique de dire effectivement une éolienne à son échelon individuel varie c'est vrai quand il y a pas de vent c'est une évidence elle ne produit pas et les panneaux solaires la nuit ne produitent pas non plus néanmoins quand on regarde à l'échelon d'un réseau électrique global d'un système électrique global les RTE a fait un exercice très rationnel très quantifié là-dessus il y a des besoins mais qui comparé à ce qui se trouve chez nos voisin reste quand même assez modeste donc il faut pas s'inquiéter autre mesure j'entendais parler tout à l'heure de seuil de qu'est-ce que était le le maximum de pénétration des énergies renouvelables bien entendu le gestionnaire de réseau a cette préoccupation euh c'est c'est son métier premier euh aujourd'hui encore une fois il faut faire confiance au marché pour être rationnel s'il y avait de l'argent à se faire pour acheter de l'électricité quand il y en avait trop et pour la revente quand il avait pas assez croyez que des industriels comm MW ferait ça tout de suite et on le fait dans les marchés où ça fait du sens aujourd'hui pour la France je dirais il n'y a pas d'urgence cela dit les RTE si je l'ai comprise indique quand même que plus la proportion de d'énergie renouvelable produite est important plus les flexibilités les besoins en flexibilité sont importantssolument d'ù ma question par rapport à votre participation direct à ce sujet mais vous y avez répondu en partie je redonnerai la parole après mon peut-être juste deux petits complément le premier c'est que vous parlez de planification stratégie française énergie climat effectivement RTE nous dit en fait par rapport la mise à jour du bilan 2030- 2035 par rapport à ce qui était imaginé dans le bilan 2050 en fait on on on avance tout 5 ans notamment sur l'électrification des usages développement des énergies renouvlaables donc en fait ce sujet de la flexibilité il dimensionné à minima 6 GW dans le rapport de RTE il nous semble essentiel que dans la future PPE il y ait des objectifs clairs sur les composantes de la flexibilité que l'on doit atteindre stockage flexibilité de la demande véhicule tout tout grid et cetera et cetera il y a il y a des choix il y a différentes solutions technologique il faut faire du lien entre les choix qui seront faits dans la PPE et les retombées industrielles parce que là aussi il y a des activités industrielles qui sont faites mais il faut commencer à faire entrer ces objectifs dans la PPE pour que du coup en en accompagnant le développement des énergies renouvelables on ait ces bouquets de flexibilité qui qui arrive avec du coup comme le rappelit comme le rappelait Joseph le cadre économique qui un site à la réalisation de ces projets là ça c'est c'est comme toute activité industrielle c'est essentiel un point parce qu'on a pas répondu à votre question sur le potentiel deintéress que j'ai j'ai pas oublié voilà je me permets du coup de vous de vous reprojeter cette carte là qui qui illustre le point de départ de votre réflexion je pense qu' est qu'aujourd'hui effectivement 50 % du parc est installé dans deux régions donc hauttrance et et Grand Est euh cette situation elle est elle est pas inéductable bon pour qu'elle bouge et et elle doit bouger parce que comme tout comme toute situation de concentration d'infrastructure quand il y en a trop B ça génère des Roger on retrouve ça sur d'autres filières si vous avez la carte du du solaire vous verrez que tout ça se passe en dessous bon sous le contrôle de mes DEES de mes de mes collègues il y a il y a TR trois chemins pour faire pivoter ça premier chemin avoir un exercice de planification autour des zones d'accélération qui ouvre de nouvelles zones les zones d'accélération mis en place dans le casadre de la loi d'accélération des énergies renouvelables et qu'il faut faire vivre elles doivent permettre de réétablir ça c'està-dire que à partir du moment où dans un endroit dans une région française où il y a peu d'éolien on refuse une zone d'accélération alors qu'il y a un vrai potentiel c'est un projet de plus qu'on envoie dansre France et dans le grand est donc à un moment donné il faut qu'on arrive à créer hein dans le travail avec les élus locaux un espèce de de de répartition quelque part de la charge j'ai du fardeau qui est essentiel vous pensez que cette concentration et et et et la répartition telle qu'elle apparaît aujourd'hui telle que on la voit sur cette carte elle est liée euh à l'acceptabilité sociale c'est à des oppositions à certains endroits elle est lié à la densité aussi des territoires parce que je vois l'île-de-fance mais l'île-defance est beaucoup plus dense queun certain nombre d'autres régions donc c'est un petit peu plus compliqué de mettre beaucoup d'éoliennes dans un territoire dense et euh où elle est liée aussi au vent et et non non au au vent parce que je pense que les conditions météo qu météo d'une façon générale il y a des endroits qui sont quand même beaucoup plus propices à l'implantation d'éolienne que d'autres j'imagine j'imagine qu'il y a quand même dans dans dans la répartition géographique qu'on voit là ce facteur vent est pas complètement bon même si en Normandie on pourrait penser qu'il a peut-être un peu plus de vent ou dans le couloir rodanien mais dans le couloir rodanien il y a du vent mais il y a quand même aussi a pas mal de de population donc c'est peut-être aussi ça qui est un peu compliqué alors permettez-moi de répondre à cette question puisque on a au quotidien des gens qui font toutes ces analyses pour trouver les emplacements et pour développer les projets ça fait plus de 25 ans que je fais ce métier la réalité en 2024 c'est que la qualité du gisement éolien est très minoritaire c'est-à-dire que si vous faites une carte des espaces qui se prêtent bien à à accueillir des éoliennes c'està dire en premier lieu loin des maisons loin des espaces à sensibilité environnementale hors des contraintes technique vous allez retrouver une carte qui correspond quasiment à 100 % à la carte des implantations c'estd que là où on voit le plus d'éoliennes aujourd'hui sont des grandes plaines agricoles où on peut mettre les éoliennes très loin des habitations ou les densités d'habitat des densités de monuments historiques également les écosystèmes sont très faibles donc le la question vraiment du vent c'est une question que mes équipes et moi-même nous nous posions il y a quelques années et de moins en moins alors bien sûr il y a certains secteurs qui sont des cuvettes qui sont très mal vantés mais encore une fois la technologie a permis aujourd'hui de faire des progrès tels que par exemple dans des endroits de faible vent si vous mettez une grande éolienne vous allez avoir une production plus importante et plus rentable donc de coût aux mégaw plus faible que en mettant une petite éolienne dans des endroits bien vantés de du pas de calis par exemple ça c'est aujourd'hui je dirais le message très positif c'est qu'on pourrait mettre des éoliennes partout sur les territoires la réalité maintenant des équipes qui vont sur le terrain parce qu' la réalité de ceux qui font les cartographies et qui cherchent si je veux mettre à telle distance des maisons si je veux écarter toutes les zones sensible et cetera ça c'est un premier travail de deuxième c'est les gens qui vont sur le terrain qui vont rencontrer les élus municipaux qui vont rencontrer les associations les agriculteurs les propriétaires de terrain les rivrains et cetera ces gens-là aujourd'hui comme on disait il y a d'une part un besoin de réit national si on part du postulat que finalement l'électricité est là disponible et qu'on a pas besoin de nouveau moyens de production d'électricité bien entendu la discussion est délicate puisque c'est pas des objets d'ordement du paysage c'est des objets de production d'électricité si on croit pas qu'on a besoin d'électricité comme disait tout à l'heure le syndicat desnerg renouvelable pourquoi produire de l'électricité donc là c'est vrai qu'il y a un déficit et les zones d'accélération porté par les élus aujourd'hui peine à se mettre en œuvre si d'une part l'intérêt national est peu compris et que les les bénéfices les partag de valeur local n'est n'est pas vraiment d'ampleur et donc les distribution notamment à l'échelle de la commune elle-même d'implantation et des individus aujourd'hui on on offre par exemple des tarifs d'électricit réduit pour les riverins et ça c'est un mécanisme très puissant si on n pas ça bien entendu l'équation est difficile à résoudre mais pour répondre en conclusion il se trouve que souvent là où les équipes sont les mieux reçus c'est toujours dans les grandes plaines agricoles où on peut se mettre loin des habitations essentiellement le plateau Bosseron la Champagne berichon la Champagne crayeuse plutôt donc dans le Grand Est le plateau picard effectivement c'est des endroits où vous pouvez vous mettre le plus loin des contraintes un point important qu'il faut quand même mentionner je disais tout à l'heure 70 % du territoire est grévé par des contraintes de type radar militaire c'est énorme ça retire beaucoup de flexibilité avec le travail qu'on est en train de mener et on a une très bonne coopération aujourd'hui avec les services militaires pour définir des emplacements on pourrait mettre des radars de compensation qui permettrai donc de passer ou de outre au moins de simplifier ses contraintes militaires ça ouvrirait de très grand pan du territoire et qui permettrait après tout ce que je vous dis malgré tout d'améliorer la répartition du territoire parce qu'il y a plein de grandes plaines aujourd'hui on le voit très bien quand on traverse le territoire en voiture qui n'ont pas d'éoliennes et qui s'y prêteraient tout à fait merci Monsieur Mani oui c'est c'est juste monsieur le Président une remarque de de de forme sur la carte parce qu'en réalité elle est très confuse dans la mesure où les les légendes qui figurent à droite ne correspondent pas réellement au fond de carte et leur couleur je je pense qu'il serait plus judicieux pour avoir une meilleure lecture d'avoir trois fond de cartes neutres sur l'un le nombre de parcs par région sur l'autre les puissances installées et raccordées et puis sur la trè la production parce que là en fait des couleurs correspondent au fond de carte mais en réalité si on prend le le bleu foncé c'est la production et et qu'on retrouve dans dans les haut de France enfin c'est pas très clair en lecture tout à fait c'est pas une légende tout à fait monsieur monsieur le sénateur c'est pas une légende effec cleur c'est vous avez complètement complètement raison c'est une question de forme simplement mais mais mais mais qui est fondamental vous avez vous avez en le nom de Parc ne garantit pas la production et 50,7 terraw c'est la production nationale non mais c'est c'est en plus on est en méga sur la carte alors qu'on est en gig enfin voilà un un point peut-être un point de complément par rapport à ce que disait Joseph euh il est essentiel du coup que dans les comités régionaux de l'énergie qui vont continuer à se réunir et notamment où les questions de zone d'accélération vont être traité on puisse avoir des discussions euh structurées pour construire des compromis locaux sur comment on ouvre certaines zones aux énergies renouvelables et à quelles conditions en fonction de l'histoire locale en fonction des compromis politiqu locaux les comités régionaux de l'énergie et et tout ce qui se passe avant notamment sur l'élaboration des zones d'accélération elles doivent servir à à êre fabriques du consensus locaux il faut avancer là-dessus ça ce travaille plus plus adéquatement certainement au niveau des départements probablement ça les comités régionaux sont déjà niveau là on fait complètement confation planification territoriale départementale en l'urence ou ben on fait complètement confiance à votre ou fait c'est un point de vue de terrain quoi Monsieur pon expés il y aura une question après de Monsieur monsieur une intervention par rapport au à la Commission sur la consommation prix deélectricité horizon 2035 50ose va se poser en tout cas la question qu'est-ce qu'on aura comme moyen de production en 2000 en 2035 je rappelle juste que sur l'éolien en mer on a raté systématiquement tous les objectifs qui ont été fixés euh de 6 GW en 2020 on avait 6 GW en 2020 des olien en mer fixé en France 6 GW en 2030 on s'est dit on va prendre 10 ans de plus on va réussir on va pas réussir et et on est au pied du mur aujourd'hui où on a quand même la nécessité d'atteindre ces objectifs je parle de 18 GW 18 GW c'est à peu près 75 TWh en 2035 qui proviendront de les OL en mer si on projette à 2050 45 GW ça fera à peu près 25 30 % de la production et la réalité aujourd'hui c'est qu'on a des appels d'offre et une filière qui est organisée non pas parce que ce sont les opérateurs qui prennent du temps pour développer on est dans une industrie où le rôle de l'État est central les appels d'offres sont lancés par l'État les sites sont choisis par l'État donc d'abord on choisit les sites les appels d'offres sont lancés on a les appels d'offres qui durent 3 ans c'est du jamais vu en Europe d'avoir des appels d'offres aussi longs et avec derrière des incertitudes des inquiétudes sur la la manière dont les appels d'offres sont organisés donc dou les discussions sur les cahés des charges et et rééquilibré éviter la course vers le prix le plus bas qui va vraiment détruire de de l'emploi qui inquiète je pense beaucoup les les industriels mais on a une année 2024 où il y a un débat public en cours des propositions qui ont été faites qui est charniè si on rate le rendez-vous 2024 jusqu'au 1emer trimestre 1er semestre 2025 on n'atteindra pas nos objectifs ça c'est très clair et c'est pas que RW qui le dit c'est un certain nombre d'autres acteurs qui le disent et les discussions qu'on a avec le réseau de transport d'électricité parce que après les appels d'offres il y a du temps de développement on dit souvent qu'on prend beaucoup de temps pas forcément après les après les appels d'offres on a une manière de d'organiser nos nos projets où les permis sont obtenus après les appels d'offre mais on a voté un certain nombre de de lois la loi à SAP la loi OC qu'est-ce qu'elle dit enfinm une loi qui dit on peut faire des études préalables l'État peut faire des études préalables pour accélérer finalement la mise en œuvre des risqués et les projets mais dans la réalité est-ce que les études préalables sont livré à l'issue des appels d'offre pas tout de suite un appel d'OF dure 3 ans une étude sur l'environnement doit durer 2 ans on pourrait imaginer qu'on ait ces études là on les a pas aujourd'hui donc on a un temps de développement et une latence dans la décision qui est extrêmement extrêmement préjudiciable et qui inquiète énormément la Supply Chain dans la loi qu'on a voté là sur le nouveau nucléaire on est on est plus dans ce que vous appelez là de de vos vœux pour accélérer réduire effectivement les donc vous appeler à la même chose voilà juste un point après je donne la parole à à Monsieur salmon l'étude RTE poait vraiment un risque extrêmement fort compte tenu des du facteur multiplicateur nécessaire sur les les énergies qui sont qui sont les votres sur lesquelles vous travaillez euh un facteur de de complexité considérable enfin c'est no c'est noir sur blanc dans la dans l'étude he et effectivement je pense qu'il faut en tirer les les bonnes conclusions ce que ce que vous demandez monsieur salmon merci monsieur le Président dernière question oui juste pour rebondir je pense que effectivement on est dans un pays où il y a pas la volonté politique d'atteindre les objectifs et je dirais même pire il y a la volonté politique de ne pas les atteindre et aujourd'hui on on essaie de même de ne plus se fixer d'objectifs comme ça on est sûr on est tranquille bon ça c'était une petite remarque mais je pense qu'on est vraiment dans cette réalité là euh juste vous m'excuserez monsieur le rapporteur de ne pas parler que de cout mais ça a quand même une petite quelque chose à voir sur le productible des des éoliennes j'aimerais bien vous que vous nous fassiez un petit point sur l'éolien terrestre et l'éolien en mer quels sont les les progressions en terme de de productible et j'ai entendu parler de d'innovation aussi enfin oui ce sont des innovations qui permettent de d'avoir des éoliennes qui ne sont plus basé maintenant pour avoir une production maximale avec un vent nominal le plus favorable mais avec des éoliennes qui vont avoir une production beaucoup plus stable et qui vont pouvoir profiter du moindre petit courant d'air pour produire pour la produire justement à des moments où les autres éoliennes ne produisent peu et donc avoir une meilleure valorisation du megaw donc si vous pouvez nous donner quelques informations sur ce sujet merci Monsieur rapporteur alors effectivement le sujet monsieur Fogon allez-y le le sujet est très documenté déjà pour avoir une approche technique le secret derrière tout ça c'est des PES plus grandes les PES plus grandes prennent mieux le vent maintenant la réalité elle est très documentée sur de nombreux sites comme notamment le site internet de l'IRENA qui montre une forte corrélation plus les éoliennes sont mises en service tar c'estàdire celle de 2015 par rapport à celle de 2012 mais celle de 2020 par rapport à celle de 2015 leur facteur de charge est plus important c'estàd que 1 MW installé va produire plus de mgawh pour les éoliennes installés en 2020 que celle de 2015 ça peut être contreintuitif il y avait une préoccupation que ça soit l'inverse parce que on a installé d'abord les ololiennes dans les endroits les plus vantés et pour autant ce qu'on voit vraiment dans les chiffres de production qui d'électricité qui sont déversé sur les réseaux c'est que au contraire ces nouvelles éoliennes produisent plus par puissance installée tout simplement parce que la technologie est plus efficace juste pour je je me suis livré là en vous écoutant un petit calcul je vais vérifie que je me suis pas trompé à partir de ces données là on arrive à un facteur de charge de 27 le 5 % h c'est c'est ça ou c'est bien ça on est sur enfin sur leséolien terrestres oui et sur leséoliens en mer on est plutôt autour de 50 d'accord et et donc en fonction du progrès des technologies on progresse sur et et à quel vous avez une idée de de de de quel niveau de de facteur de charge à horizon je sais pas 2035 2050 vous pensez qu'on puisse arriver à c'est je sais pas c'est difficile je peux vous répondre témoigner sur les parcs en opération parce on a un certain nombre de parc 19 il en a beaucoup en Angleterre c'est des des éoliennes qui sont plutôt de taille réduite aujourd'hui quelques quelques mégaw ce qui arrive on est sur plus de 10 MW et ensuite quand on regarde plus loin on est sur des des machines de de 20 MW mais sur des sites identiques puisqu'on a des parcs initiaux et des extensions sur des sites identiques on gagne déjà quelques% parce que simplement on va changer les éoliennes les éoliennes sont beaucoup plus beaucoup plus performantes euh donc l'offshore on est à peu près oui sur 50 % si on regarde vous voyez c'est rapport bingura vous avez les courbes de production de facteur de charge entre l'éolien sur l'éolien terrestrre et l'éolien offshore et on a effectivement toujours toujours une augmentation mais ce qui est intéressant au-delà du facteur de charge c'est à quel moment on produit se poser la question il y a pas si longtemps est-ce qu'on va avoir suffisamment d'électricité l'hiver est-ce que c'est plutôt là où on a des pics ça tombe plutôt bien parce que c'est là qu'on produit beaucoup et ça c'est on regarde nos courbes de production de tous nos parcs on a effectivement beaucoup plus de vent l'hiver et ééolienne elle fonctionne pas uniquement au facteur de charge le facteur de charge c'est un équivalent de son sa capacité à produire à pleine puissance mais en fait elle fonctionne 90 % du temps voire plus en fait et elle produit plutôt plus en hiver plut plutôt plus en hiver qu'en été et si on regarde des nouveaux sites qui vont s'ouvrir si on regarde sur le le flottant par exemple il y a un certain nombre de secteur extrêmement vanté je pense à la Méditerranée on dit beaucoup gisement en mer du Nord vous allez en Méditerranée c'est un des meilleurs visisement pour faire de l'olien en mer notamment et là vous avez des vents extrêmement forts vous allez avoir des rendements enfin des T de qui sont encore plus importants parce queon va aller dans des zones plus profondes qui étaient inexploitbl technologiquement et qui vont s'ouvrir parce que la technologie a évolué et qu'on va être en capacité de l'exploiter le changement climatique affecte ce ce cet aspect là j'ai pas d'éléments à partager mais certainement qu'il y a quelques éléments mais déjà en fonction des années voyez les 2018- 2023 on a plutôt une tendance d'augmentation al c'est un peu loin vousz transmettre les éléments mais on a plutôt plus de produit plus de puissance installé aussi on a des variations d'une année à l'autre il a des années qui sont plus ou moins bonnes euh est-ce que c'est lié au changement climatique c'est voilà débat est ouvert allez dernière intervention ça sera très bref juste pour rappeler que pour capturer ce bénéfice du progrès technologique il faut des temps de développement plus courts parce que si la procédure dure 10 ans c'est-à dire que en 2024 on installe la technologie de 2014 et il faut réussir ce qu'on appelle le repowering parce que du coup une partie des parcs vont arriver en fin de vie il faut se servir de l'arrivée en fin de vie de ces parcs pour les renouveler par des parcs plus plus puissants et notamment ça aidera à faire dans certaines régions ce qu'on appelle du moins et mieux a moins de M et plus de puissance très bien monsieur Nissen vous vouliez rajouter quelque chose je crois que tout est dit j'espère simplement que cette audition aujourd'hui vous aura convaincu que parmi toutes les ressources énergétiques dont on disposant on peut pas se passer de l'éolien terestre ou en mer onit compris on on a été convaincu on a besoin de on va dire ça comme ça merci beaucoup pour votre contribution merci merci beaucoup bonne continuation