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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 18 octobre 2025 8 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

"En réélisant Macron, les français ont dit d'accord pour 5 ans de plus mais pas 5 ans de macronisme"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe dans la tête du chef de l'État ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le sujet de sa succession est-il si sensible pour Emmanuel Macron ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    On peut comprendre la foudre par la dissolution et les cendres par la situation actuelle ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a repris le contrôle avec Sébastien Lecornu, ça doit le satisfaire ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment va se finir ce quinquennat selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Louis HausalterFait
    « il ne veut pas de successeur en réalité. »
  • 3:00Louis HausalterFait
    « il pense pouvoir gagner sur sa seule image personnelle et renverser le résultat des européennes de 2024 »
  • 6:00Louis HausalterFait
    « il a perdu Matignon puisqu'il a dû nommer Michel Barnier qui s'est très vite autonomisé. »
  • 7:00Louis HausalterFait
    « il se renomme à Matignon quelque part et c'était son souhait depuis un an de remettre la main sur la machine »
  • 8:00Louis HausalterFait
    « il est prêt à sacrifier sa réforme des retraites plutôt que retourner devant les électeurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alexis de la Fléchire et à 8h14 sur Europe 1, c'est l'heure d'accueillir le deuxème invité d'Europe 1 matin weekend Alexis de la fléch Louis auxalt journaliste au Figaro et auteur du livre La foudre et les cendres Macron les secrets d'une succession interdite. Ça vient de paraître aux édiptions l'observatoire. Bonjour Louis Alter.

Bonjour. Alors ce matin, on va donc tenter avec vous de comprendre comment fonctionne Emmanuel Macron. Un grand défi entrer dans la tête du président de la République.

Qu'est-ce qui se passe dans la tête du chef de l'État ? Dans votre livre, vous décrivez un président obsédé par le contrôle, déjà tenté par un improbable retour en 2032 et en guerre ouverte contre ses héritiers. On peut commencer peut-être par là.

Pourquoi le sujet de sa succession est-il si sensible pour Emmanuel Macron ? Parce qu'il ne veut pas de successeur en réalité. Euh il faut bien voir que l'âge, j'ai déjà un paramètre qui entre en ligne de compte.

Ce sera le plus jeune président que nous n'aurons jamais eu, 49 ans, en sortant de l'Élysée. Autant dire qu'il a la vie devant lui. Euh des présidents ont été élus. euh alors qu'ils avaient 5 ans, 10 ans, 15 ans de plus que que cet âge.

Et puis pour un président de la République, sachant qu'Amuel Macron est le premier à être dans cette circonstance particulière de ne pas pouvoir se représenter à sa succession, c'est le premier auquel s'applique une règle introduite en 2008 qui lui interdit de faire trois mandats consécutifs. Ça l'agace énormément. Il peste beaucoup en privé contre cette règle et puis surtout il n'aime aucun de ceux qui veulent prendre de la place.

Euh en fait là pour ce livre, j'ai interrogé moi tous les prétendants au trône parce que c'est Game of Thrones qui a qui a démarré, on l'a bien vu entre Édor Philippe, Gabriel Atal euh et d'autres. C'est à qui maintenant c'est le concours des des du plus anti macroniste, des macronistes quelque part hein, de ceux qui l'ont servi, qui ont été euh ses premiers ministres. Euh donc ça montre que cette campagne là elle a commencé.

Ça aga profondément Emmanuel Macron évidemment parce que ce sont des gens qui l'a fait ou en tout cas qui l'a propulsé à d'autres responsabilités. Et puis aussi parce que pour un président de la République bien sûr et aussi parce que pour un président euh essayer de de enfin voir que se prépare la la succession au trône, bah c'est voir sa mort politique en face. Ça veut dire que tout le monde prépare la page d'après, il n'en fera pas partie.

Donc forcément pour quelqu'un qui veut garder le contrôle jusqu'au bout et les manettes du pouvoir jusqu'au bout et les événements récents nous le confirment et bien c'est insupportable et qui espère en plus revenir. Tout à fait. Je consacre un chapitre à cette ce que j'appelle l'opération 2032 parce que mieux vaut pas que son successeur prenne trop la lumière.

Oui. Et mieux vaut qu'il fasse un seul mandat aussi. Ça aussi c'est ça fait partie de de sa réflexion mais ça n'est pas lui qu'il choisira.

En réalité, il aura très peu de prise. Vu son impopularité, vu la crépusculaire fin de règne, il aura très peu de prise pour influencer sur le choix de son prédécesseur. Vous dites même au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale qui était le tournant majeur he du quena Macron, il vaut mieux peut-être une une cohabitation qu'une succession.

C'està-dire que même à ce moment-là, il pense déjà à la suite en fait. Bien sûr. Alors déjà quand il dit sous l'assemblée quand même, ce qui est assez stupéfiant, c'est que il pense que le coup de poker est possible. car il pense pouvoir gagner sur sa seule image personnelle et renverser le résultat des européennes de 2024, ce qui peut paraître stupéfiant, mais ça donne une idée de la de la confiance en lui-même de cet homme, de sa logique très personnelle et des illusions qu'il a entretenu à ce moment-là.

Mais en effet, vous dites d'ailleurs, je je me permets de vous citer dans le livre, le président s'enferme dans le déni, il n'admet jamais une erreur, alors une faute, vous pensez ? Oui. Et ça, c'est au moment où je raconte une scène qui se passe au lendemain de la dissolution. il réunit les chefs de parti de son coin à l'Élysée.

Il y a Édouard Philippe Gabriel Atal François Bairou. Euh là il en prend plein la gueule si vous me permettez l'expression. C'est très violent pour lui parce que non seulement aucun de ces troid mais surtout il lui explique qu'il va falloir qu'il se tienne en dehors de la campagne parce que sinon il va être un boulet pour ses troupes.

Or Emmanuel Macron avait tout à fait l'intention en fait que cette campagne post dissolution soit un peu une nouvelle campagne présidentielle qu'il en soit au cœur et il ne comprendra qu'un petit peu plus tard que en effet il est plus un handicap pour pour ces troupes que que qu'un avantage. La foudre et les cendres c'est une partie du du titre. Euh est-ce qu'on peut comprendre la foudre justement par cette dissolution de l'Assemblée nationale et les cendres avec la situation catastrophique que nous sommes en train de vivre aujourd'hui ?

Exactement. C'est c'est la bonne interprétation. Euh la foudre c'est euh vous savez Emmanuel Macron avait théorisé le président jupitérien.

Il est vrai que ce coup de foudre là quelque part personne ne l'avait vu venir y compris son propre camp. C'est ça qui est stupéfiant aussi c'est qu'il le fait euh contre contre les gens qu'il avait soutenu qui se retrouvent basculé dans dans le vide d'un jour à l'autre. Et les cendres, bah c'est ce qui reste euh c'est ce que nous vivons maintenant.

Euh c'est euh les cascades de conséquences de cette dissolution qui nous conduisent au blocage politique actuel. Et on sent que ces cendres ben en fait il y a encore des braises derrière que le pays est à cran et que toute cette situation ne fait que exasperber une une opinion déjà chauffée avec une dégradation de la note aujourd'hui on l'a appris un standard por qui qui dégrade la note de la dette française. Emmanuel Macron, il a quand même repris le contrôle avec Sébastien Lecnu qui aujourd'hui donc au manette le cornu 2.

Ça ça doit le satisfaire le président de la République de main. Bah imaginez, il a perdu donc après la dissolution, il a perdu Matignon puisqu'il a dû nommer Michel Barnier qui s'est très vite autonomisé. Puis François Bairou qui a obtenu Matignon là où Emmanuel Macron voulait déjà nommer Sébastien Lecornu.

Donc en nommant Sébastien Lecnu début septembre, en fait il se renomme à Matignon quelque part et c'était son souhait depuis un an de remettre la main sur la machine et son entement l'a conduit à le renommer quand son gouvernement a explosé en une nuit. Donc ça ça donne quand même une idée de la volonté d'Emmanuel Macron de vraiment rester au centre du jeu. C'est un c'est le personnage d'une tête trag pas le choix, il lâche, il a pas le choix, il aurait pu lâcher.

Non mais il aurait au lendemain des solutions, il aurait pu lâcher, il aurait pu devenir un président de la 4e République ou se cantonner à son rôle international où il y a déjà forte affaire. Il aurait pu lâcher et dire vraiment au parlement débrouillez-vous. Il a théorisé et c'est les éléments de langage qu'on nous faisait passer à l'Élysée en disant le président préside le gouvernement gouverne.

Cette semaine nous a montré qu'en réalité le président voulait toujours gouverner. Pourquoi ? Parce queil veut être le personnage principal jusqu'au bout de jusqu'au bout de la pièce de théâtre.

Vous nous faites un portrait d'Emmanuel Macron assez assez dur, assez sévère. Comment va se finir Louis Hausalter ce ce quinquena ? Beaucoup parlent de démission mais avec le portrait que vous nous en faites d'Emmanuel Macron, on voit mal comment il va démissionner.

En tout cas, ça dépend ma piste privilégiée, sauf si vraiment il était complètement acculé et qu'il n'avait plus le choix. Alors évidemment donc une desmission, on a bien compris que ça n'existe pas dans sa tête, qu'il en est évidemment hors de question. Il ne veut pas non plus redissoudre l'assemblée et ces derniers jours l'ont confirmé.

Il est prêt à sacrifier sa réforme des retraites plutôt que retourner devant les électeurs. Il y a un paradoxe quand même he la première dissolution, personne ne l'a demandait vraiment. Or, Emmanuel Macron l'a fait toute seule, personnellement, par surprise.

Euh or une deuxième dissolution nous prend voilà jugé il veut plus soit elle est souhaité par une partie de l'échec politique, soit certains ne la souhaitent pas forcément mais la juge inéluctable. Lui c'est ni l'un ni l'autre. Il ne veut pas retourner devant les électeurs.

Il espère pouvoir grapiller du temps jusqu'à jusqu'au début de la campagne présidentielle. En réalité à ce moment-là, il pense qu'on le laissera tranquille et qu'il pourra terminer la dernière année de son de son quinquena. Mais tout ça est déjà crépusculaire et c'est lui-même qui a accéléré ce crépusculaire.

Ça doit lui faire mal quand même de revenir sur la réforme des retraites. C'était le grand marqueur de son quinquenard. Bah c'était fondamental.

C'est la seule réforme structurelle qu'il a faite dans son deuxème mandat passé au pens même à ce momentlà, il se remet pas un petit peu en question sur ce sur les choix qu'il a pu faire malgré ce retour en arrière. Il se dit non, c'est pas de ma faute, c'est la faute, c'est la faute des députés qui n'arrivent pas à s'entendre. Alors ça il le pense beaucoup.

Oui, il est persuadé. En tout cas, il dit que c'est une crise parlementaire et que donc c'est au parlement de se débrouiller. Et puis il y a cette phrase de Brigitte Macron que je cite qui dit "Mon mari ne se retourne jamais." C'est vrai, il retourne jamais sur le le passé parce qu'il verrait aussi ses fautes, ses erreurs.

Euh et ça effectivement c'est ça fait pas partie de son logiciel. Il prévoit il préfère voir à Horizon 2032 plutôt que retourner à l'horizon 2022 parce que je pense que non seulement il y a la dissolution 2024 mais ce que j'écris aussi c'est qu'en 2022 au moment de sa réaction se noue un grand mal-entendu. Les Français le réélisent par défaut face à Marine Le Pen derrière il ne lui redonnent pas de majorité.

Donc c'est comme s'il disait OK pour 50 plus de Macron mais pas OK pour 50 plus de macronisme et malgré cela, il déroule quand même le programme macroniste à commencer par cette réforme des retraite qui qui est passé au 493. Merci beaucoup Louis auxalt journaliste au Figaro qui vient de publier. Je le montre hein aux auditeurs d'Européens qui peut-être nous regardent actuellement.

La foudre et les cendres Macron les secrets d'une succession interdite.