Cinéma : "Un peuple" d'Emmanuel Gras et "Maigret" de Patrice Leconte
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la grande table critique c'est chaque vendredi un temps donné aux débats aux compagnies de critiques de la presse est d'ailleurs on se dispute autour de l'actualité culturelle aujourd'hui ciné et bd [Musique] france culture la grande table critique lucile comeau [Musique] aujourd'hui sous les feux de la critique une pipe vide un flingue chargé en porte voix sur un rond point et une usine suspecte d'après le journal à 12h55 nous parlerons de bande dessinée avec un manga ciccio fou hehy monde un album signé elizabeth hall ville mais pour l'heure je suis avec muriel joue des critiques entre autres aux inrocks et charlotte garçons rédactrice en chef adjoints ont des cahiers du cinéma et nous parlons donc de cinéma tout à l'heure mais gré le dernier film de patrice leconte avec gérard depardieu mais tout de suite un peuple d'emmanuel gras ce tour peart le banquier m'appelle peut pas vivre avec 1200 malgr es de gosse je me suis retrouvée seule avec mes deux enfants avec un enfant handicapé j'étais obligé de travailler à mi-temps dossier de surendettement restos du coeur d'avoir connu et très fonds de la société je crois que s'il reste un gîte seul gilet jaune qui doit tenir au rond point ce sera moi c'est ça qui est bon pour les jets les jaunes c'est que on s'est aperçu qu'on était plus seul quoi mouvement est mal vue médiatiquement parce que on est excusé des cas sauf sur un point usi tous donc n'être rien de ce que vous êtes on demande poids aux demandes de la justice main se fait lâcher un seul réseau [Musique] on va rire à en faire rien donné j'ai jamais été malhonnête j'arrive à 50 ans et j'ai fais quoi dans ma vie à part me battre rien des semaines durant emmanuel gras le réalisateur primé des documentaires bovine et mac allard a suivi un groupe de gilet jaune sur un rond-point en périphérie de chartres il les y filme discutant de leurs revendications et de leurs modes d'action manifestants à chartres et à paris sur les champs mais aussi chez eux explique en face caméra les conditions socio économiques dans lesquelles ils vivent et ce qui les a poussé à s'engager dans le mouvement muriel joudeh alors moi je pense que je me méfiais je me suis toujours un peu méfier du côté cinéaste documentariste qui va aller voir les gilets jaunes parce que pour moi le gilet jaune et gilet jaune avait son médium qui étaient les chaînes youtube qui avait ce qu'on voyait le dans le documentaire de david dufresne c'est à dire c'était vraiment le médium qui accompagnait le mouvement donc des gens qui fument avec leur portable qui n'avaient pas forcément à signer leur image à côté de ça il y avait aussi bon et forcément bfm mais voilà je me disais ça suffisait en fait d'avoir les chaînes youtube d'avoir les gens sur place et surtout l'important c'était l'anonymisation des images est tout de suite je me suis dit et forcément des petits cinéaste de gauche qui vont débarquer filmer le mouvement se le réapproprier et le mouvement va leur permettre de passer justement pour des cinéastes de gauche alors il ya eu quelques petits trucs comme ça un moment où voilà diminue un peu en genre en soi enfin voilà des arrêts des gardiens sur les gilet jaune et à chaque fois ce qui me gênait c'était le narcissisme du cinéaste au sens où un moment ça faisait écran aux images et forcément emmanuel grave parce qu'il est très très conscient de tout ça et c'est pour ça que le film nous arrive si tard et je pense qu'il a aussi attendu les élections présidentielles il ya un an de montage qui est absolument énorme c'est que je pense qu'il était très conscient de tout ça de la récupération du surmoi d'auteur il dit lui-même qui qui l'a finalement un peu reculé que les considérations formelles devait passer sur au second plan parce que son idée c'était de produire une image juste du mouvement et ça voulait dire durée rester là où rufin avec du soleil et un effet une sorte de deux films tracts très voilà dans l'urgence qui est sorti au moment même où le gg gilet jaune existait mais c'est vrai que la question c'est que peut le cinéma qui finalement arrive trop tard par rapport à ce mouvement arrive trop tard en plus les films sont signés bref ça pose plein de problèmes et à tout ça je trouve que gras porte plusieurs réponses et notamment le fait que je me suis rendu compte en voyant ce film que pour nos finalement les gilet jaune c'était peut-être que des pulls et violences policières c'était peut-être que les images des violences policières moi je me souviens de le samedi j'ai allumé ma télé mêlant mode voilages et pop corn pour regarder des heures sur les champs-elysées ça finissait par être s'alléger les jaunes est ce que peut le cinéma c'est finalement c2d spectre des spectacles et voilà en lever le côté spectaculaire je tournais comme ça deux du mouvement de gratter gratter pour atteindre l'eau ce qui est finalement le rapport de classe le mépris social et là d'un seul coup ce que nous montre gras il le dit lui-même un gd je ne sais pas sexy voilà c'est pas cool dans le documentaire il ya vraiment cette question dont on passe pour des casseaux ce qui me paraît être vraiment la question centrale de tout mouvement social et donc il nous met face il soutient son regard sur ça en fait sur qu'est-ce qui reste une fois qu'on a enlevé le côté pop corn et gilet jaune le côté à qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui sur les champs elysées ébahir est le mépris de classe les rapports de classe la pauvreté et il est très conscient que personne n'a envie de voir ça en fait qu' il ya presque un manque de signer génie de ce cette chose là mais il reste aussi quand même un lieu qui en est fait n'est pas les champs elysées n'est pas paris mais qui est typiquement le rond point et puis une manière de faire collectif pour le coup charlotte garçons ça c'est bien timé alors justement je trouve que je n'ai pas du tout pensé aux champs elysées ont au départ parce que je me suis ancré dans ce début qui est qui est un peu étonnant qui insiste sur la particularité quasi urbanistique enfin où périt urbanisme puisque en fait ils sont de chartres le petit groupe qui qu'il fait mais ils sont vraiment de là plutôt de la périphérie de chartres que de la ville de chartres dont ils disent que c'est une ville bourgeoise qui dont ils n'ont pas les moyens de qu'ils n'ont pas les moyens d'habiter et donc en fait le film s'attache à ce que c'est qu'un rond-point au début sans le commenter mais on voit bien qu'il ya une incongruité première en fait c'est ça quand même la réussite de des films qui sont des comme des petites mythologies aussi c'est à dire de décrasser un petit peu ce qui pour nous est devenu un énorme cliché quoi donc le rond point par exemple tout à coup en voyant ce film on s'aperçoit que c'est censé être un non-lieu terre qu'on est pas censé vivre sur un rond point qu'un rond-point c'est fait pour dispatcher les gens c'est justement pas fait pour les pour les rassembler et qu' il ya déjà quelque chose de subversif à se tenir à un point d'eux des rassemblements qu'est censé être dans la logique périurbaines le rond point et quand même ça c'est fort terre qu'il arrive à le faire sans du tout nous nous commenter cela et moi j'ai suivi effectivement le la deuxième partie où la troisième partie selon du film c'est à dire la montée à paris vraiment dans cette logique là avec j'étais plutôt comment dire plutôt un peu contrarié par le choix dans d'entre eux gardé les moments d'action politique plus ou moins raté le meeting plus ou moins raté des retrouvailles après un meeting enflammé à un rond-point tôt le matin il fait froid il ya en fait il ya un dixième des gens qui finalement sont venus alors qu'ils étaient très flamboyant la nuit précédente mais tout ça est entre l'art des donc de d'entretien très intime dont on voit qu'ils sont nés d'une vraie empathie fin d'un vrai rapport d'une relation construite du cinéaste avec les différentes personnes ils sont importants c'est entretien parce que justement on a aussi le côté individuel il veut tenir les deux individuelles et le collectif mais quand même formellement j'ai préféré ensuite ce que devient ce groupe qui s'est posé plein de questions sur kiel qui dirige qui dirige pas comment être peu plus horizontale possible et c'est donc des questions de démocratie et de représentativité à leur niveau mais qui sont évidemment des questions politiques fondamentales et ensuite on va à paris et l'a en fait c'est le rond point caricatural par excellence c'est la place de l'étoile et là c'est plus du tout près et c'est une serre monument et c'est un lieu de pouvoir comme on a l'impression qu'ils n'ont même pas imaginer que ça pouvait l'être quoi et là tout à coup le film fait ressentir à 9 à nouveaux frais ce que c'est que la répression c'est ça qui est étonnant c'est qu'on en a vu des images on a vu que ça des images de répression policière disproportionnée par rapport aux forces en présence mais là par le point où il choisit de se placer par les gens qu'il a choisi de filmer qui sont effectivement des cinquantenaires la plupart fatigués ou bien des femmes beaucoup beaucoup de femmes un petit geek qui d'ailleurs lui ce film on voit whissell freeman racines quelqu'un qui se fient louis mais la dimension dont vous parlez ne fait que répéter la même phrase en même temps sa part en cacahuète de secours la manif passe donc on voit bien que il se tient auprès de gens qui au lieu d'être des révolutionnaires flamboyant sous amphètes traumatisés qu'ils essayent de passer de la manif sauvage à la manif légitime et qui n'arrive pas à être disons faire sens de la violence qui face à laquelle ils sont confrontés et qui eux en tout cas ne veulent pas disons surenchérir dans la violence d'état donc je trouve qu'il le film est juste et j'ai l'impression que le cinéaste dans les manifestations dans les points dangereux de ces manifestations aux champs elysées va même plus loin que le petit groupe de gens avec qui il est et va dans des réponses des endroits plus à remettre aussi maintenant je pense en l'occurrence ce que vous disiez me frappe sur l'île il ya plusieurs régimes d'imagés notamment il ya une grande différence formelle et donc politique entre le fait de filmer de loin un groupe donc la caméra est absolument transparents ils se parlent entre eux et ces entretiens qui arrive moi ça m'a beaucoup surpris non quand ça a commencé dans le film d'être dans un rapport complètement simple documentaire simple de champ on voit la personne de phase qui s'adresse à la caméra je sais pas si je trouve ça bien ou si ça me gêne justement peut-être vous et muriel dans l'indécision de la forme là on y lit il ya peut-être une hésitation de la part du cinéaste ou alors c'est assumé je ne sais pas mais en tout cas il ya quelque chose qui peut faire hiatus ou qui peut se contredire muriel oui c'est à dire qu'il ya ce côté caméléon c'est à dire pour épouser le mouvement au plus près il faut multiplier les formes donc vraiment il y avait eu cette idée de faire le tour du mouvement et donc ça passe par des entretiens sa place par plein de type d'image temps de régime d'image et je pense que après voilà un an de montage ça veut bien dire que à mon avis est abîmée dans voilà ce désir de justesse et je pense il a l'air complètement quand on lui lit il a complètement lessivé par ce qu'il a voilà le montage par le tournage il a dû avoir des milliers d'heures de rushes enfin j mais j'ai je pense que le film et est l'écrin de voilà de ceux de toutes ces questions là la deuxième chose qui apporte le film et l'orge et peut-être peut-être que c'est moi qui voilà qui qui y voit trop de pessimisme et c'est que ce que je trouve très intéressant c'est que le mouvement est vraiment pris en tenailles d'un côté par bonds la violence d'état les policiers de l'autre par une chose qui me paraît très importante qui est et qu'on voit à travers la salle de sport basique fit d'ailleurs le rond-point s'appelle comme ça le basic parce que il jouxte une salle de sport et donc on voit d'un côté voilà les on voit à travers la vitre les gens faire du tapis faire du sport est en face voilà la france prolos et donc je sens pris en tenaille entre la violence d'état et d'un côté une classe moyenne qui qui est complètement exclue enfin qui est trop aisé pour prendre part au mouvement et moi c'est ça que je trouve être plus cruel c'est à dire que ce qui m'a vraiment touché c'est quand ils disent on a une image de cas soc est en fait c'est vrai et c'est ça que je trouve 20 vraiment j'insiste sur le côté le film soutient son regard sur quelque chose que personne n'a envie de voir parce que vraiment c'est pas sexy ce qui était sexiste et la violence policière s'était pas c'était pas la violence de places en fait et donc forcément le film apporte une durée et film un phénomène d'entropie sous la fatigue des corps et sim la fin d'un mouvement alors le dernier plan laisse penser que gras croix voilà le médian va revenir il est un peu dormant il va revenir moi je serai pas aussi optimiste que lui moi je trouve le film assez triste wall e kung malgré peut-être la dernière image charlotte garer c'est peut-être assez peu présent dans le film hélas c'est la possibilité pour ce mouvement d'avoir accès à des processus de participation à la politique au sens où elle se pratique dans les élites et donc il ya un moment où ils vont à un meeting et on se divise attendre que le politicien ils vont lui parler ils vont essayer d'enclencher un processus où il disait aussi la parole horde de leur propre mouvement en fait ça ne fonctionne pas et le film n'insiste pas tellement sûr c'est sur cet essai là est évidemment quand ils arrivent aux champs elysées ont ils sont alors là on est on est proche du pouvoir au sens géographique du lieu de pouvoir mais il est évidemment plus du tout question de 10 accéder d'une façon ou d'une autre on est on est loin même des images qu'on a vu aux états unis vous souvenez de prise d'assaut du capitole on n'y pense même pas à tellement sais c'est que c'est pas les mêmes forces en présence mais là où je oui c'est vrai qu'il ya un regret on a l'impression qu'il n'ya pas de tentatives d'organisation pour accéder à ce type de se faire celui d'il ya d'autres films qui sortent en ce moment il ya un film s'appelle la campagne de france je crois qu'il n'est pas encore sortie qui sort dans les semaines prochaines de sylvan des clous qui met en scène alors là pour le coup la politique locale officielle donc c'est une élection municipale et voilà exactement et en l'occurrence le maire qui se présente qu'une espèce d outsider que suit le film dit dès le début moi je suis plus gilet jaune que macro comme si en fait dans certaines villes typiquement des petites villes de région eh bien on se présente et maintenant cette alternative là donc ça redonne une forme d'espoir par l'officiel mais je trouve ça intéressant comme ses films peuvent dialoguer entre eux pour le coup charlotte oui mais emmanuel grain a eu quand même du courage de penser la fin d'un film sans forcément imposé au mouvement sa faim parce que lui doit finir son film donc il aurait pu soit faire une série soit trouvée et quant même il formellement on va pas exactement dire comment il finit le film c'est un peu une surprise formelle mais il se pose la question c'est à dire comment moi cinéaste j'ai décidé de faire un film car il a un début et une fin et comment par contre le mouvement dont je parle peut effectivement avoir des résurgences que je ne peux pas prévoir un peuple d'emmanuel gras le film en tout cas et en salle france culture la grande table critique lucile common et on continue avec mes graines d'après georges simenon le dernier film de patrice leconte avec dans le rôle-titre gérard depardieu le film s'inspire d'une enquête tardive du plus célèbre commissaire de france après qu'on a retrouvée dans une rue parisienne le corps poignardé d'une jeune femme que personne ne semble connaître et que rien ne permet d'identifier [Musique] avec tim dans l'identifier le sexe féminin pour les cinq plaies par armes blanches etc ont été donnés de manière désordonnée à bout portant qui est chargée de l'enquêté maigret et brigade criminelle 36 quai des orfèvres c'est pour la fille morte que vous faites tout ça il faut se protéger ne pas être insensible quand on perd son enfant perd tout il ya plus vous savez ce si facile mais ce week-end [Musique] la langue c'est au musée depuis de forger une carapace puis un jour au dso déjà faire banane ne touchez pas un détail alors toutes tes certitudes s'effondre d'un coup on [Musique] où face à depardieu tout encore et on mélancolie pipe et tantes mes verres pleins le film dépose de frêle jeune fille partie de leur province pour faire quelque chose de leur vie dans le paris d'après-guerre charlotte garçons une réelle va être trop méchant donc je vous donne pas au bout non mais alors ça devrait me plaire cette espèce de minéralisation de et de depardieu parce qu'on dirait vraiment la statue de balzac parents des deux blocs comme ça et on a l'impression aussi cette ossification même de l' enquête policière c'est à dire que les éléments nous sont donnés dans après l'autre on a l'impression ou alors c'est c'est moi que finalement on a tous compris dès le début et qui va simplement s'agir de traverser en deuil et un face à face entre cet homme complètement désabusé que rien ne peut plus atteindre puisqu'il est endeuillée et la jeunesse disons qu'une succession de deux jeunes filles dont il n'arrive pas à se détacher la première étant la morte qu'il voit qu'il voit complètement ouverte par ses coups de couteau la série et puis ensuite une succession de jeune fille qui lui ressemble d'ailleurs plus ou moins dont les actrices ressemble bon et ça devrait d'une certaine façon presque flatter les les ardeurs des gens qui cherchent de la forme dans dans ce qui est une série policière qu'on a vu jouer par beaucoup d'acteurs non évidemment gabin et en fait ça m'a laissé assez froide c'est à dire que j'ai l'impression que tout étant donné dès le début y compris l'attitude de maigret c'est à dire pas je veux véritablement en découdre mais je rentre je rentre à la maison avec la femme qui fait son fricandeau à l'oseille bobonne enfin si si s'il a tellement envie de rentrer chez lui je suis pas sûr que il soit si désabusé que ça des envies de retour soit donnée mais à force au lieu de l'ériger en monuments de dlg le film monument de sécheresse j'ai l'impression que justement il y avait une vacuité en fait de y compris de la motivation à ce que ce film existe muriel oui c'est vrai que je pense que le film ne fait rien d'autre que miser sur l'idée que deux par durand maigret ça suffirait surtout en adaptant à un grand simenon enfin grand maigret est le plus crépusculaire le plus bas il a trouvé cette idée il la pose et moi savais que je jeu évident quand on critique on voit qu'il ya ce truc autour de la vieillesse des acteurs des films qui parviendrait à cl mais le vieillissement des acteurs c'est toujours un peu en fantasme le film crépusculaire alors c'est une trappe c'est un genre à part entière voilà on en a un exemple dernier signe de résistance voilà les rails mais de l'agglo c'est vraiment un genre à part entière que voilà bd vicié à de riches et ses boulevards et le cinéma est fait pour ça pour filmer la vieillesse des cordes et des grands acteurs vieillir le problème c'est que je trouve là récemment donc cry macho et irishman qui te fiche de scorsese voilà recadre pacino et robert de niro c'est ça et je trouve que cette idée est devenu complètement délirante avec depardieu c'est à dire que ça fait dix ans qu'on en finit plus de films et depardieu en train de vieillir en train de mourir et je sens qu'un voilà c'est un peu la course à qui fera le dernier site de depardieu qui fera le grand film crépusculaire de depardieu et je trouve que le film repose sur cet acte de foi l'idée que finalement film est un monstre sacré qui vieillit ça suffit or depardieu voilà si on regarde ce qu'il en est il cachetonne enfin vraiment ça fait plusieurs films qui cachetonne ça fait plusieurs films qu'on voit que le cinéma ne l'intéressent plus et je trouve que le film frôle à ce niveau là le pardon de la discussion le foutage de gueule c'est à dire qu'on a un acteur qui n'est plus là alors ça peut être intéressant cette absence au sens où huppert aussi s'absente des films mais là pour moi c'est une absence on est en train de se moquer du monde parce que évidemment on ne dirige plus depardieu parce que voilà monstre sacré je mets de côté toutes les anecdotes comme quoi il n'apprend pas ses textes son objet du coller des post-it partout ils ne regardent plus on sent discuté hors antenne ils ne regardent pas les acteurs de lui en l'occurrence c'est le film ça aussi c'est le personnage enfin je veux dire le fait que l on ait l'impression d'ailleurs les champs contre champs sont assez passionnant d'un point de vue il ya un moment où il rencontre une jeune fille dans un café un restaurant il lui offre un repas et la séance de la session de dialogue et tonique manche en contrechamp et on a vraiment l'impression qu'il ne se regarde pas qui ne sont même peut-être pas voir le même restaurant et je pense que c'est filmé c'est à dire ça bruno coulais à la musique le chef op patrick le film est incroyable c'est vraiment on s'en plaint de techniciens qui elles sont qui se sont abîmés dans l'académisme et j'ai jamais cessé vraiment de la grammaire télévisuelle s'est très très mal filmé l'histoire de lumière clair obscur avec la musique de bruno coulais qui est toujours un supporter à bref pour moi c'est tout le monde qui cachetonne dans ce film est écrit mise sur le fait que bombe à deux par deux c'est depardieu et de fait le film fonctionne marche voilà en salle donc je le trouve pas si télévisuelle que ça dans son esthétique moi le film je pense que ça se regarde beaucoup comme un décor mais je trouve pas ça une intéressant charlotte garçons oui il me semble pas que la référence soit la télévision mais plutôt ce cinéma vous de mise post julien duvivier qui déjà me déplaisait dans plusieurs de ses films on a eu des ressortir des duvivier et et patrice leconte s'étaient inspirés de panique avec michel simon pour pour monsieur irait on vous sait pas un hasard sans doute s'il revient dans maigret dans des studios puisque l'une l'une des jeunes femmes des personnages est une actrice fin une sorte de starlettes et donc à un moment il là il la coince au travail et donc il est sur un décor de cinéma des années 50 et elle dit cherchez pas n'ouvrez pas les portes toute façon ici tout est faux tout est en toc et on a l'impression que patrice leconte m ce monde là c'est ça qui il veut y revenir et son cinéma c'est ça c'est à dire ces sortes de des d'expressionnisme enfin deux noms plutôt de réalisme comme on appelait ça le cul des brèmes au lieu de quai des brumes comme disait renoir de cette atmosphère isme la décennie des années l'impression qu'il a beaucoup de distance avec ça c'est à dire que c'est il ya quelque chose de drôle même quand on change de décor on se retrouve dans un garage des batignolles avec des voitures d'époque et j'ai l'impression que la manière dont tic cadre le l'outrance dans le côté historiquement situés est une blague c'est vraiment dur que vous êtes la seule ville à avoir quoique soit de drôle dans ce pays mérite d'être théorisé pour moi vraiment c'est du juste voilà tout le monde sait et c'est vrai que ce que géré le dis c'est que ça fait ça fait beaucoup penser à la dernière période de gabin qui était vraiment cadavérique vraiment dans un état de la cadet de l'académie ce qui était complètement pétrifié et savait que ces deux parts du de ce film fait penser à ça à la fin de diab un qui devait un peu le patriarche du cinéma qui a plu voilà qui qui qui lui aussi clash tenait pour payer sa ferme exactement comme deux par deux doit le faire avec voilà son vignoble donc c'est vrai qu'il ya de ça gerber tout de même pas de chance pour patrice leconte parce que récemment sont ressortis les films de maurice pialat et donc forcément on a vu police on a revu police avec depardieu en flic solitaire qui tombe amoureux d'une jeune fille était et on se dit mais c'est pas possible soit c'est une référence à sa et oscour enfin il donc je pense pas que ce soit une référence mais en tout cas on garde en tête ce qu'il a pu faire et la mise en scène qui a pu s'organiser autour de cette relation à la fois sombre et mais avec une une force pulsionnel très très forte et là tout et tout est neutralisée et il me semble que cela nous est servi comme un plat un peu froid qu'on est sensé manger avec une sorte de componction bien mastiquer est avalée sans sans la moindre critique puisque c'est monumental ise davance moi j'ai été sensible à une certaine forme de mélancolie alors peut-être aller en moi même si je les projets t elle tout est tellement on sent qu'ils avaient attention film script crépusculaire dans le script et que tout le monde s'est mis au pas attention mais c'est l'heure je trouve que c'est plus vrai par exemple de la manière dont depardieu et filmer même si c'est un micro second rôle ce qu'on m'avait un supporter ça alors il doit élus ils ont perdu le film d'après balzac qui a été un grand succès où il est vraiment là typiquement posée au milieu d'une pièce en décor est en costume pour faire gérard depardieu c'est vraiment beaucoup moins le cas beaucoup moins voilà dans ce gilet son dernier bon rôle cédant ils ont perdu justement parce qu'il est le côté petite touche depardieu utilisent vraiment se disait que c'était juste un tronc parce qu'il bouge si comme il a été littéralement très bon voilà et sinon son dernier grand film je pense que fin c'est ce truc très bizarre welcome to new york d'abel ferrara mais sinon pour moi depardieu et le cinéma il ya plus il n'y a plus rien à dire quoi si ce n'est attendre sa mort maigret de patrice leconte c'est au cinéma un mot des césars vous attendez quelque chose des césars j'avais oublié que c'était ce soir je n'avais pas prévu de vous en faire parler mais en plus on vient de parler d'illusions perdues qui risque à peut-être devoir léa seydoux qui parle je serai contente c'est tout sinon je vais regarder ça avec mes amis critiques et on va rigoler comme chaque année mais pas de pronostic cyril gens perdus je pense et puis j'espère qu'il y aura un césar pour bac nord comme ça ça foutrait un peu le bordel à bac nord est en lice mais pour groupe pour le meilleur film mais voilà sinon je ne sais pas trop quels sont les enjeux mais j'ai l'impression qu'ils y ont perdu peu ya un côté un peu film parfait qui fait consensus le charlotte garçons non je suis très peu les césar en fait on attendant j'ai l'impression que chaque année on attend le scandale est que l'année dernière et en ayant emporté tous les ayant dépassé toutes les enchères possible ses retombées il est sensé d'avoir un truc mais bon il est censé y avoir un truc un petit dossier sans voile a mis tout c'est ce que j'ai entendu mais bon peut-être que je dis n'importe quoi mais en tout cas c'est ce qu'on dit il ya un film en lice qui sort un peu du lot et dont on n'a pas parlé parce qu'il est sorti cet été qui s'appelle onoda d'arthur harari je ne sais pas si vous l'avez vu il fait figure complètement des outsiders au milieu des mastodontes que sont illusions perdues et aline charles aux garçons savinova a tout de même eu le prix louis delluc non je crois nettement moins de devient pas titane par contre ça à l'événement autres ouais mais c'est marrant fallait toujours ce truc de on comment se dissocie de de calme mais non je veux après je pense qu'il avait très ennuyeux quand je dis que l'année dernière je chaque année je me dis je vais arrêter de regarder et en fait je retombe dans bsz qui a rien d'autre à la télé à part la guerre commente m mais peut-être un petit maigret avec bruno crémer rssi mais le public ne sait pas toujours que les critiques ne sont pas des votants donc nous sommes entourés ah oui c'est vrai mais non pas toute l'année nous en fin de tour soit vous venez de le faire voilà merci beaucoup de mérite et le joug des mercis chaque ars