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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 juillet 2025 38 min

Budget 2026 : Éric Coquerel invité de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sur le terrain, dans les médias, les ministres sont déjà à la manœuvre pour faire le service aprèsvente des annonces de François Bairrou. Ils ont un mois et demi pour convaincre. L'été s'annonce studieux pour le gouvernement.

Et le Premier ministre lui-même compte bien montrer l'exemple : "Pas question de prendre des vacances, des explications de textes sont prévues dans chacun de ces déplacements qui se poursuivront tout l'été", annonce Matinou. François Bairrou est prêt à distiller ses arguments, à fédérer ses troupes. Objectif : la clarté, la transparence pour éviter des quaqus comme celui autour de cette mesure lancée cette semaine par la ministre du travail.

Monétiser la 5e semaine de congé payé, apparemment même son collègue à l'économie Éric Lombard n'était pas au courant. La monétisation d'une 5e, ça je n'ai pas vu ça dans nos propositions. J'ai pas j'étais pas dans le ma connaissance province mais cela dit c'est on prend on prend les idées mais celle-là je l'ai pas encore je l'ai pas vu et elle est pas elle est pas prévue.

Aujourd'hui Astrid Panosian Bouv maintient tout en restant flou. Encore une fois, je veux le dire ici. C'est une proposition qui est faite aux partenaires sociaux de négocier parce que c'est comme ça que le dialogue social qui marche.

S'ils veulent l'écarter, il l'écart. S'ils veulent en négocier, ils négocient. Un plan de redressement visiblement à la carte qui devrait donc évoluer cet été au gré des négociations avec tout de même un crédau travailler plus. les yeux.

Ils comprennent souvent aussi très bien nos compatriotes qui sont loin d'être idiot que on a besoin de travailler plus pour avoir des entreprises qui grandissent et qui permettent justement de protéger l'emploi. Pour apaiser l'opinion et préparer les débats à l'assemblée, les ministres rassurent l'État prendra sa part. Mais cela suffira-t-il à convaincre les Français pour leur 68 % jugent ces mesures injustes et mal ciblées selon un sondage Ipsos.

Bonsoir Éric Cocrelle. Merci d'être là. vous avoue lever le sourcil hein lors de la conférence de presse du premier ministre auquel vous assistiez comme président de la commission des finance de l'Assemblée nationale.

C'est vous qui article par article allezculter de très près ce projet de loi de finances. Vous avez commencé à le faire avec les documents qui vous sont transmis avec l'audition d'Amélie de Monchalin, la ministre du budget. Un mot pour le qualifier ce budget.

Hier le l'opinion titrait budget de rigueur mais pas d'austérité. Est-ce que vous êtes d'accord ? Non, c'est une budget d'austérité.

La définition de l'austérité, c'est qu'en gros les ménages ont moins finalement d'argent du fait même de la politique de l'État ou de prestation sociale et ou de leur distribution qu'ils en avaient l'année d'avant. Donc c'est bien ce qui va se passer puisqueen gros c'est attaqué par deux biaiss. C'est attaqué par la baisse des prestations, des pensions et cetera.

C'est attaqué par la baisse des services publics aussi qui vont être amputés. Et donc Monchalin promet que ils ne seront pas dégradés les services publics. Quand on regarde dans le détail sur la dépense publique, je vous arrête tout de suite, c'est totalement faux.

Alors, vous répondez à ma question et je je vous donne la parole juste après. Ce qui frappe, c'est que dans le détail et vous étiez à cette commission des finances, donc mieux que personne vous avez entendu et regarder le détail, les dépenses publiques, elles baissent pas globalement en valeur, elles augmentent moins vite les dépenses publiques de l'État, pour le dire autrement, on ralentit la hausse des dépenses publiques. Euh donc, on se dit bon bah, il a pas sorti la tronçonneuse comme d'autres, c'est pas la réalité.

Alors la réalité c'est 1693 milliards d'euros en 2025, 1722 en 2026 en dépenses publiques. D'accord. Alors d'abord les les dépenses publiques, vous avez raison de le dire par rapport depuis 2017 en réalité par rapport au PIB qui est la seule chose qu'il faut regarder, c'est pas en valeur brute, c'est par rapport au PIB, les dépenses publiques non seulement n'augmentent pas, mais elles ont même légèrement obissé de 0,5 %.

D'accord ? Bon, c'est ça la réalité. Ce budget de manière très concrète au niveau du budget de l'État, il ne va pas augmenter en valeur.

Bon, ça veut dire que il va pas tenir compte de l'inflation. Donc déjà de fait il y a une baisse. Il va même pas tenir compte du tendantiel qui le tendentiel pour être clair, c'est le budget qu'on estimerait nécessaire pour remplir les mêmes les mêmes besoins parce que la population augmente et cetera.

Mais pire, c'est que comme il y a un ministère qui augmente considérablement, qui est le ministère de la défense plus 7 milliards, ces 7 milliards vont être compensés par plein d'autres ministères. Alors par exemple, vous avez l'aide de développement, l'économie, le logement, la culture, le sport, l'agriculture. Bref, en dehors des en dehors des ministères régaliens, tous les ministères qui font ce qu'on appelle l'état social pour aller vite, eux vont diminuer même en valeur.

Donc c'est bien un budget qui va amputer les services publics et principalement d'ailleurs les opérateurs. Et j'alerte là-dessus parce que sur les opérateurs, si on se souvient bien, il y a le côté un peu à la tronçonneuse. Madame de Monchalin avait dit on va on va diminuer les budgets d'opérateur de 2 3 milliards.

Moi je lui avais dit c'est très curieux parce que le CAT vient de faire une enquête et ils ont regardé ce qu'on pouvait essayer d'économiser mais sans toucher les missions, ils arrivent à 540 millions. Donc je lui avais demandé comment comptez faire. Elle m'avait dit bah très clairement les agences de l'État voilà les agences les opérateurs qui ont été créés.

Vous savez quand quand on a décidé qu'on remplaçait pas un fonctionnaire sur deux, on a créé des agences qu'on a externalisé mais qui remplissent un rôle de service public. On n pas les détails hein parce que c'est vrai qu' elle a abouti à plus d'économie mais on ne sait pas quelles agences précisément vous avez attendez juste je vous précise une chose pour le donc elle était partie sur 2 3 milliards en m'expliquant qu'on allait quand même diminuer d'émissions et là c'est 5 milliards. Donc ça veut dire très clairement qu'il y a des agences qui vont être il y a pas une rationalisation à faire dans toutes ces on avait qu'il y en avait beaucoup qu'elle parfois elle se recoupait rationaliser ça veut dire qu'il y aurait peut-être un peu moins de monde quand même puisquil doit y avoir des doublons là-dedans.

Alors bon ça c'est grand argument de ceux qui veulent diminuer. Je dis pas que c'est vous posez la question et diminuez le en général le rôle de l'État mais justement ce travail de rationalisation c'est ce qui a fait le Sénat et pas spécialement dire sénat mais droite c'est ce qu'ils ont fait ils ont rationalisé ils estiment que on arrive à 540 millions si on va plus loin ça veut dire qu'on supprime je pense je vous dis une agence qui risque fort de supprimer on me l'a confirmé alors ça c'est petit l'Institut national de la consommation qui produit 60 millions de consommateurs risque fort supprimé bon alors on peut estimer que à l'heure de la malbouche ou et cetera peut-être que c'est peut-être utile que l'État s'en aura bien des agences supprimé remis dans les ministères c'est pas c'est pas ce qui est prévu pas pour alors on va entrer dans le détail on va regarder côté dépenses publique on va regarder côté recette vous allez nous donner votre contreprojet on a du temps pour ça sur le diagnostic avant de donner la parole à Fanny Guinochet est-ce que vous pensez comme le premier ministre que c'est très grave déjà 3300 milliards de dettes est-ce que vous dites oui il va falloir regarder ça de près parce que la France peut être en danger sur sa souveraineté du fait de sa situation financière. Ouais, il a même osé comparer ça avec la Grèce de 2013.

Justement, qu'est-ce que vous en pensez ? Bah écoutez, c'est c'est c'est ridicule et c'est même indécent vu les souffrances qu'on qui a éprouvé le peuple Grèce. La dette de la Grèce en 2013 en équivalent aujourd'hui, c'est trois fois notre dette de notre déficit pardon, c'est 13,4 %.

Nous, on en est à 54. Le PIB de la Grèce, c'est la région Île-de-Fance. Ça veut dire que le patrimoine global, la richesse de la Grèce si vous voulez, n'a aucun rapport avec la France.

Donc comparer la situation en France aujourd'hui avec la Grèce pour faire peur aux enfants, c'est quelque chose qui est ridicule. Est-ce que vous est-ce que sur le diagnostic vous alors je vous réponds sur le diagnostic déjà estimé que il y a un risque un risque pour notre souveraineté ? Non, je pense qu'il y a aucun risque à court terme.

D'accord ? à court terme, il y a même moyen terme, il aucun risque. Les études, le FMI vient de sortir une note expliquant que euh pour l'instant les risques d'être dégradés sont extrêmement faibles.

Il y a différent pourquoi ? Parce que à chaque fois que la la la France émet un emprunt, il y a trois fois plus de demandeur qu'offre parce que la France est considérée comme un placement très bonne les taux taux de remboursement de vous voyez bien que quand ça attaque un marché financier, ça prévient pas. Cette année, cette année la charge cette année.

Oui, cette année la charge de la dette, elle est inférieure à 0,3 % de l'inflation. Ça veut dire que cette année encore, elle va nous coûter moins cher que l'augmentation de l'inflation. Part de l'année prochaine, ça va légèrement augmenter mais on n'est pas dans une situation, il y a un problème quand même, c'est que dire bon, c'est pas très grave d'avoir une énorme dette, on la lè aux autres générations quand même forcé par définition.

Donc déjà, je suis pas d'accord du tout avec cette notionlà parce que je pense que la dette jeçon, c'est la dette écologique. À mon avis, c'est ça la plus grave. on est en train de creuser mais celle-là elle est pas négociable.

Donc je vous explique pourquoi on la lè pas aux générations à ce stade. C'est que tout le monde sait qu'on rembourse pas on rembourse pas le stock de la dette. Tout le monde le sait.

C'est-à-dire que la dette elle est perpétuelle tout simplement parce que à chaque fois qu'on renouvelle la dette au bout de 8 ans et demi qui correspond à ces fameux 3300 milliards qui donc ne veulent rien dire réduit sur un an parce que c'est sur 8 ans et demi. D'accord ? C'est comme si vous me disiez, j'emprunte pour un un appartement et j'emprunte 400000 € et mes 400000 € on les on me les calcule sur un an de de revenu.

C'est c'est c'est ridicule. Donc là, c'est le même problème. La dette donc se le stock se renouvelle quelque part.

Donc qui a la charge de la dette qu'on rembourse. Ça c'est vrai et ça c'est pas nos enfants qui la payons, c'est nous maintenant nous qui maintenant la payons. Maintenant ce que je suis en train de vous dire c'est que la dette en soi, c'est pas un problème la dette.

Parce que si la dette sert par exemple à investir, à construire des écoles et cetera, on comprend que ça s'étend sur plusieurs années. Donc ce que dit le notre dette c'est pas pour investir. Oui.

Donc ce que dit François Berou c'est que une dette où le fonctionnement chaque année crée du déficit et donc est renfloué par la dette, c'est mauvais. Sauf que depuis 2017, c'est pas ça qui explique le déficit en France. C'est pas, je vous l'ai dit, les dépenses publiques par rapport au PEB n'augmentent pas.

C'est les recettes qui nous manquent. les recettes parce que on a creusé de trois points les recettes 60 milliards qui nous manquent chaque année et on les a creusé pour donner des avantages fiscaux aux plus riches et notamment au détenteurs du capital on va venir dans le détail sur les juste on dit au français on dit au français on a fait des cadeaux fiscaux plus riches et on vous invite tous à payer ces cadeaux fiscaux on va on va revenir sur la question de la justice fiscale. C'est vrai que si ce budget n'est pas aperçu par les Français comme juste, il aura deux murs celui de l'opinion et celui du Parlement.

C'est une évidence. Parlons des mesures qui crispent le plus à en voir les sondages euh des dès aujourd'hui euh concernant le travail, la suppression des deux jours fériers. Déjà euh les Français, on le voit sont vent debout.

Est-ce que vous pensez vraiment euh que le premier ministre ira jusqu'au bout ou vous dites comme Marine Le Pen, c'est un leur euh il lance ça pour mieux le retirer après. On est dis ça, je dis ça bien d'abord Marine Le Pen. Non, je dis ça parce qu'à chaque fois que Marine Le Pen au bout de tr jours dit des choses qu'on a dit avant, on nous dit à vous dites comme Marine Le Pen.

Voilà dès le jour de l'annonce, j'ai dit à mon avis je sens que c'est quand même la serise mis sur le gâteau pour dire on a négocié quelque chose. Bon maintenant prenons-le quand même au sérieux parce que ça induit une certaine logique. Là, j'entendais tout à l'heure reportage précédent et la pauvre ministre qui à qui on dit "On n'a pas dit de monétariser la 5è semaine." Verou l'a dit.

Alors pourquoi il le dit ça ? C'est que d'une certaine manière, on veut faire en sorte de faire payer le travail d'une manière ou d'une autre, je vous l'ai dit, les cadeaux très importants qu'on a donné pas au capital en général parce que on va m'accuser d'attaquer les PME hautes, mais on va dire le capital financier pour celui qui développe depuis des années les profits en dividende et qui ne rejaillissent pas dans l'économie. Donc c'est sur le travail qu'on entend faire peser ça et les 2 jours bah ça ça correspond à ça puisque ça serait qu'on comprenne bien ça serait 2 jours fériers que les Français travailleraient qui ne leur seraient pas payé.

Voilà, c'est ça le bilan, c'est travailler plus pour gagner pareil. Il serait pas pay voilà, il serait pas payé plus, il serait payé bah ils auraient leur salaire normal à la fin du mois. Quelque chose me dit que effectivement ce sera pas dans le le peut-être la copie finale Fanny peut-être sur la monétisation parce que ça a vraiment énormément fait réagir.

Ben sur la monétisation, c'est vrai qu'il y a un/ers des Français qui déjà ne prennent pas tout leur congés payés. Donc on peut se dire que peut-être il y a une possibilité s'ils peuvent dans certaines entreprises, il y a des accords d'entreprise. D'ailleurs, ça peut pas se faire comme ça d'un claquement de de doigts hein.

S'il y a une monétisation d'une 5e semaine, il faut que ça se fasse par des accords entre partenaires sociaux, voir des accords d'entreprise. Ça vous ça pour vous c'est inentendable le fait que ce soit ça passe par des accords entre partenaires sociaux ou accords d'entreprise. Alors je pense que c'est inentendable parce que quelque part en réalité c'est le progressivement c'est l'idée qu'on revient sur les congés payés.

Je dis ça parce que c'est exactement ce qui s'est passé sur les 35 he si vous réfléchissez bien. Au début, on a dit mais les gens les prennent pas toutes et cetera donc ça serait peut-être pas mal que on les paye en heure supplémentaire. Donc on l'a fait et puis après on a on a baissé le taux des heures supplémentaires et puis là maintenant j'ai vu c'est Mathieu Lefèv qui dit ce qui est vraiment le le vieux rêve des extrêmes de l'extrême centre.

On va finir les 35 heur c'estàd on en gros ils veulent en finir avec le cadre hebdomadaire. Voilà, c'est ça qui est dans ma commission qui qui défend ces positions très très néolibérales. Donc en fait leur rêve c'est de revenir sur la semaine euh le l'or les horaires légaux sur une semaine qui est normalement le cadre à peu près l' et c'est pareil sur les con je vous répond sur les deux choses. bien si on monétise semaine, elle vous revient.

Donc au début on vous dit au début on vous dit tiens cette semaine 5 semaines 5e semaine on va la monétiser et vous verrez qu'après en réalité on mettra la question la semaine elle-même. Voilà comme comme une surtout c'est marrant que vous disiez ça parce que en fait on dirait quand vous dites ça on a l'impression qu'il faudrait absolument baisser le taux horaire mais la réalité c'est que les pays qui fonctionnent très bien économiquement travaillent plus que nous on desci les États-Unis c'est manifeste l'Allemagne c'est manifeste. Donc moi je veux bien je veux bien qu'on s'invente une économie.

Je veux bien qu'on s'invente une économie he puisque vous avez une vision de l'économie avec vos propres voilà mais vous l'inventez quand vous me dites quand vous me dites il y a pas de risque financier sur la dette qu' a pas de risque de dérapage je vois bien je vois bien une position idéologique ça pe au gens je n'invente pas vous avez une version vision de l'économie qui est pas la même que la mienne sous ferez que ça soit de visions différent ce que je constate si vous voulez ce que je constate si vous voulez c'est que la vision qui a priori peut-être vous défend Attendez, j'en sais rien. Mais en tout cas celle qui s'impose parce que alors François Berou l'autre jour il a présenté quelque chose on l'impression qu'il gouverne pas depuis 2017 mais c'est la même poli c'est une politique qui s'applique depuis 2017. Bon, c'est intéressant de voir le bilan puis qu'on nous on propose d'aller encore plus.

Ça a changé en 2018. Vous conviendrez que la politique de l'offre c'est vraiment 2017 et ensuite ça change. La politique la grande tendance la grande tendance de cette politique du coup tendance de cette politique, elle est simple.

Effectivement, il y a il y a la parenthèse Covid mais la grande tendance de cette économie, elle est simple et elle a même théorisée. Bruno Lemer l' théorisé. Donc au moins c'est au moins c'est appréciable.

On a un débat. Il dit il faut attirer les capitaux parce que une fois qu'on va attirer les capitaux, ça va créer de l'investissement et de l'emploi. Bon bah faisons on a attiré mais non le chômage c'est pas vrai.

Le chômage est en train de redémarrer. Il va être on a créé dans les 2 millions d'emplois qu'on a créé il y a 936000 apprentis. Excusez-moi les apprentis j'ai j'ai je considère pas tout à fait que c'est les emplois tels qu'on l'imagine.

D'accord. Il y a 700000 auto-entrepreneur je vous dis que les chiffres sont biaisés et regardons maintenant le constat économique où on en est aujourd'hui. Très bien.

On avance fan Ginoch. Je voudrais qu'on parle quand même de ce qu'il a dans ce budget 10 % l'industrie pour la première fois depuis la secteur public est en dessous de 10 % du PIB. Le chômage remonte.

Le taux de pauvreté a explosé de 6500 personnes l'an dernier est à 15,4 %. Et un une chose qu'on ne cite souvent pas et qui montre d'ailleurs qu'en plus cette politique qui consiste à dire on va faire travailler plus les gens sans que en réalité ça produise une richesse suffisante c'est que la productivité pour la première fois en France baisse depuis 3 ans. Et ça ça a des conséquences parce que si la productivité baisse vous pouvez toujours forcer les gens à travailler plus en réalité mais c'est peut-être oninvestit pas assez plus.

Et ben voilà et ben vous avez raison investir c'est la politique de l'offre. Non, c'est pas forcément la politique de l'offre. Mais non, les Allemands par exemple la vont investir considérablement 86 milliards d'euros.

Non, c'est pas une vont en réalité les Allemands, ils les ont investir dans les infrastructures et ils vont aider les entreprises. Mais qu'importe, ils vont mettre de l'argent public à hauteur de 86 milliards d'euros cette année. Ils vont monter jusqu'en 129 milliards.

Ils se sont ils ont mis de côté la règle d'or pour relancer le relancer l'industrie. C'est donc une politique de la demande, c'est pas une aide consommation. Oui, évidemment.

Alors alors la relance par par la demande atts de essayons d'organiser cette discussion c'est une politique c'est pas la consommation. L'investissement c'est la politique de la demande. Mais oui non mais c'est c'est une bonne chose que vous dites.

La politique la politique d'investissement c'est une politique qui va créer de l'activité. par exemple, moi je pense que le grand oublié de ce ce budget, c'est l'argent pour la bufurcation écologique. L'an dernier, il y a eu moins 2 milliards d'investissements.

Pisaniferie économiste qui lui aussi est pas un économiste insoumis explique qu'il faut il faudrait 37 milliards de plus par an pour atteindre les seulement l'état hein plus la même chose taxique et là on est à moins 2 milliards. Si vous investissez pour la bifurcation écologique en isolation thermique, en énergie renouvelable et cetera et cetera, vous produisez de l'activité économique, vous produisez de l'emploi. Donc vous produisez laiss grand problème.

Oui mais là vous investissez en emprunt alors mais alors attendez allem les Allemands ils ont pas tous en même temps. Je vous réponds je vous réponds à tout justement je vous réponds à tout. Moi je ne dis pas que la dette est bonne en soi.

D'accord. Je dis que la dette qui sert uniquement à faire des cartes de fiscaux plus riches, elle est mauvaise parce que je viens de le dire leur politique d'offre qui pensait que ça allait ruisseler en gros n'a pas fonctionné. Bon, donc elle est pas bonne.

Alors est-ce que maintenant la question de la dette telle qu'elle est, est-ce que elle est à résoudre forcément en comptant sur une politique de l'offre, toujours une politique de rigueur dans l'année, dans les 2 ans à venir ? Je pense que c'était pas ça l'urgence. Ça ne veut pas dire que on n entend pas produire une politique qui va créer de la croissance, donc des recettes, donc des cotisations, des impôts et qui après permettra de réduire les déficit.

Mais ça veut dire qu'on va pas faire les choses à l'inverse. On va mettre en place mécanique. Et la deuxè chose, je vous explique comment vous faites en sorte de mettre l'argent dans l'investissement.

Vous avez au moins 70 milliards à récupérer, d'accord, sur les cadeaux fiscaux qui ont été fait aux plus riches et aux grandes entreprises. Et je peux vous faire la démonstration pour revenir juste à 2017. baisse de charge sociale sur les b salir allez-y les cadeaux aux entreprises.

C'est c'est un vocabulaire qui qui est un peu bizarre franchement parce que par exemple vous avez cité les renouvelables, on aide les entreprises qui font c'est un cadeau aux entreprises. J'ai m'entendu parler de cadeaux, j'ai pas dit si vous f plus riche pas. Ah d'accord, cadeaux fiscaux au plus riches.

Oui mais oui mais parce que attendez parce que dans le débat public, on vient de dire il y a 200 combien ? 11 milliards contraire mais je vous ai pas parlé de cadeau. 211 milliards public entre cadeau ou pas alors ?

Alors, le problème c'est que ces 211 milliards sont pour la plus grande partie sont contrepartie. C'est-à-dire qu'on ne regarde pas par exemple les exonérations, elles sont sur des seuils, on ne regarde pas à quoi elles sert. On fait des exération de la même part exonération en question, ça consiste à dire les gens qui sont au SMIC, la cotisation sera moindre.

C'est une mauvaise idée ça. Oui, mais c'est du salaire différé pour moi. Donc ça veut dire quelque part qu'on prend sur le travail.

Oui, c'est une mauvaise idée parce que je vais vous dire pourquoi pour aider l'embauche. Je dis pourquoi c'est qu'à la place à la place on prend de la TVA, c'est la TVA qui compose. C'est à l'impôt le plus injuste ce qui fait que notre économie à la TV l'emploi.

Je pense que je pense que oui mais attendez ça on n pas fini. C'est parce qu'on privilégie l'emploi parce que c'est une mauvaise idée donc mais c'est pas ce qui s'est passé. Non non, il y a toutes les études y compris de France stratégique ont été faites.

Ça c'est un autre débat mais ne voit pas de création d'emploi sinon je veux bien la vérité qu'on création d'emploi lié. Bah si, écoutez, vous avez une excellente étude franchement allez-y de fran stratégie. En tout cas, le le chômage il a baissé depuis 2 ans.

Le chômage alors le chômage a baissé le chômage a baissé notamment parce que je vous dis on a créé 700000 auto-entrepreneurs et je pense que c'est une catastrophe parce que ça ne cotise pas donc ça fait encore plus de trous dans la sécurité sociale au-delà même du fait des conditions de travail des personnes qui travaillent là-dessus. On a dedans, il y a 936000 euh apprentis et vous savez comme moi qu'on a changé les règles de de de retraites qui fait que ça veste. Donc et en plus de ça malheureusement je je m'en félicite pas mais ça va remonter à plus de 8 % d'après l'année prochaine.

Il nous reste une petite minute avant. Oui, mais je réponds à la question parce qu'elle est elle est centrale. Moi, je ne dis pas qu'il faut pas aider les entreprises, mais il faut les aider avec des choses en échange et non pas par exemple, prenons le crédit impôt recherche qui est un impôt théoriquement fait pour aider le développement de la recherche.

D'accord ? Les plus grands bénéficiaires, c'est les très grandes sociétés type Sanefi qui ont supprimé je ne sais plus combien de Ah ben c'est plus que des abus. Ils ont supprimé je ne sais combien de laboratoires en France.

Donc je suis pour remettre ça à plat. Non mais le but de l'impôt recherche c'est d'aider la recherche. C'est pas forcément de faire de créer des emplois.

Ça c'est c'est deux choses différentes. Enfin c'est c'est pas excusez-moi, c'est pas pour que ça c'est pas pour que ça supprime 11 laboratoires. Pourquoi onarrive pas attaquer à recherche ?

Ça fait des années qu'on en parle des abus du criminat n'est pas capable de contrôler de conditionner. Non, ça ça bah l'état l'État ça fait des années qu'on nous sort comme maronnier au printemps. Ah on n pas de tabou, on veut bien le corriger et puis on l'a pas corrigé à l'automne tout simplement parce que les grandes ces grandes entreprises là on veut pas les toucher.

C'est ça la réalité. Pour répondre les 211 milliards, je suis pour mettre ça à place. Je sais pas si il faut 211 ou moins de regarder comateurs.

Pardonnez-moi de vous interrompre. On va continuer cette discussion. Elle est passionnante, elle est serrée et dense.

Les aides aux entreprises, on continue à en parler mais il est 19h30, l'essentiel de l'actu. Camille Plaisant, on revient juste après. Et la situation reste tendue ce soir à Martique dans les bouches du Ron. 340 soldats du feu sont actuellement mobilisés. 250 hectares de forêt ont brûlé. 100 habitants ont été évacués.

Le feu qui ne progresse plus mais il n'est toujours pas maîtrisé. Vigilance également du côté de neuf départements placés en vigilance pluie, inondation et orage par métau au France. Cela concerne une partie de la Bretagne mais également du centre de la France en passant par quelques départements de la région Auvergne Renalpe.

Le nourrisson retrouvé blessé dans un service du CHU de Lille est mort d'un traumatisme compatible avec une chute au sol. C'est ce qu'indique cet après-midi le parquet lillois. La procureur confirme également qu'un enfant a été vu près du berceau au moment des faits.

Des faits qui se sont déroulés le 11 juillet dernier en fin de matinée. Pas de surprise. Tadesh Pokchar remporte cette 13e étape du Tour de France avec 36 secondes d'avance sur Jonas Vingegard.

Le Slovaken qui file plus que jamais vers une 4e victoire en finale dans la grande boucle. Rendez-vous le 27 juillet prochain à Paris pour la finale du Tour de France. Et merci à vous Camille Plaisant.

Alors on continue cette discussion. On a évoqué la question des dépenses publiques. On se rend bien compte qu'avec le projet ou le contreprojet de budget insoumis là n'est pas vraiment le sujet.

Le sujet est sur les recettes fiscales. Donc l'année blanche c'est niet. Le jour férier c'est niet.

La monétisation c'est niet. Je voudrais qu'on entende François Baï parce qu'il a évoqué la justice euh fiscale et la hausse d'impôts des plus riches. Euh ce sujet vous tient à cœur.

Voilà ce que vous propose le Premier ministre. Cet effort de justice doit passer par une contribution des plus fortunés. Une contribution de solidarité sera créée que nous définirons avec les commissions compétentes des deux assemblées et cette contribution devra faire participer à l'effort national les plus hauts revenus.

Et comme je m'y suis engagé lors de l'adoption du budget, nous prendrons des mesures complémentaires pour lutter contre l'optimisation abusive des patrimoines non productifs. L'effort de la nation se doit d'être équitable, c'est-à-dire de demander peu à ceux qui ont peu et plus à ceux qui ont davantage. Voilà, il vous laisse la main.

Il vous laisse la main pour définir cette contribution différentielle sur les très hauts revenus. Il il a fixé, il a même mis en plus un un mécanisme d'optimisation, d'ant-optimisation. Ça veut dire qu'il garde les deux les deux dispositifs.

C'était plus que ce qu'on pouvait imaginer, en tout cas ce que les spécialistes voilà ce à quoi pouvait s'attendre. Ça suffit pas. Alors d'abord, on sait pas trop parce que on a reposé les questions le lendemain à Méline Monchalin et manifestement c'est pas très clair.

Mais surtout il a fixé le niveau. Alors j'ai entendu qu'il fallait prendre beaucoup à ceux qui ont beaucoup et peu à ceux qui ont peu. Mais c'est l'inverse de ce fait du budget parce que les 44 milliards en tout et pour tout il y a 4 milliards qui vont être pris sur les ultra riches 10 % et tout le reste va être pris sur tous les Français par exemple.

Donc c'est 4 milliards avec ces deux contributions, c'est ça optimisation fiscale et vraiment dire si vous voulez si après ça on regarde à qui a servi euh euh justement les ces années Macron, on se dit que euh le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y en a qui pour payer la note vont s'en sortir bien par rapport à d'autres et les autres c'est les classes moyennes, les classes populaires, les défavorisés et cetera qui eux vont payer cash. Prenons par exemple euh la question vous savez des retraites, ils ont ils ont dit pour l'abattement de 10 %. Ils ont dit "OK, on supprime l'abattement de 10 % mais on fait une baisse propétaire de 2000".

Nous, on a regardé au-delà au-delà de 1600 € de retraite euh vous allez perdre. Est-ce que vous croyez vraiment que les privilégiés c'est g pour corriger ? C'est vous les parlementaires, c'est vous qui aurez la commun ce que c'est exactement la méthode de Byrou qui un budget constant, vous avez la possibilité d'amer constant.

Oui, c'est ça. Donc on va accepter toutes les baisses et puis on on va jouer dedans. C'est pas la méthode de Bairou parce que cette méthode là, nous on l'a testé.

On l'a testé baré. On a changé leur budget. Le le l'assemblée a changé le budget.

Qu'est-ce qui s'est passé à la fin ? On nous a fait un 493, on a remis le même budget. Donc ça va si vous voulez le la loi spéciale, c'était Non non, ça c'est je vous parle mon barnier la loi spéciale mais il va y avoir il va y avoir un espèce de deal dit pour l'instant.

Attendez. Oui. Non dit pour l'instant consistant à dire si vous faites suffisamment de changements, on votera pas la censure.

Peut-être il y aura une motion de censure. Mais par exemple les socialistes, c'est eux qui sont les qui peuvent changer d'avis sur la question. On on peut ont laissé entendre qu'éventuellement tout en étant très négatif que éventuellement s'il y avait des changements importants, ils ne voteraient pas l'ension.

C'est ça la discussion. Changement important consisterait à remettre le budget entièrement à plat. Donc ça vous êtes contre tout contre tout le budget.

Non. Oui, mais sachez que aujourd'hui, je discut encore avec eux il y a de jours, les socialistes pensent aussi que tout le budget est à revoir. Nous verrons comment réagira le gouvernement.

Olivier fort. Oui, mais je vous dis, ils sont très négatifs. Il est pas sûr qu'il vote la censure en tout cas nous ce qu'ils nous disent pour l'instant c'est qu'ils vont voter la censure sauf si le budget est complètement remanié.

D'accord. Bon, je alors comme je pense que le budget sera pas complètement rogé pour une bonne raison, c'est que cette politique- làà c'est ce qui explique que l'an dernier en juillet dernier Emmanuel Macron n'a pas donné la main au NFP, c'est que il voulait maintenir sa politique et la politique de l'offre et de compétitivité à laquelle il tient coûte que coûte. Et donc je vous le dis à l'avance, vous verrez que euh François Berérou peut-être à part les choses qui ont été mises sur la table comme le plus urtian style les deux jours comme ça de de euh de de jour féri moins ne lâchera rien et oui mais vous êtes un peu dans un jeu de rôle enfin là vous parlez justement vous parlez je non vous parlez des jours fériers c'est intéressant il y en a 11 en France bon 11 jours pardon là on propose d'en retirer deux dont le lundi pente de côte il se trouve qu'il y a un député de votre groupe LFI qui lui-même disait il faudrait en supprimer deux comme on a fait P côte il faudrait supprimer le lundi de P Mais là-dessus, j'entends Jean-Luc Mélenchon dire "Ah non, surtout pas, faut pas faire ça.

C'est c'est notre histoire, c'est notre patrimoine, c'est les conquêtes sociales." Est-ce que c'est pas un peu un jeu de rôle facile ? Non, c'est pas un jeu de rôle parce que le problème dans ce pays, c'est que le travail n'est pas assez rémunéré.

Donc c'est pas l'idée qu'il faut dire aux gens vous devez travailler plus pour gagner plus, c'est que le travail à l'heure travail le salaire n'est pas assez rémunéré et notamment il est pas assez rémuné parce que dans le partage de la valeur ajoutée depuis maintenant des années, c'est c'est en train de se déséquilibrer. Ça s'est accéléré depuis 2017 en faveur du capital. Et ça ça pose deux problèmes.

Ça pose le premier problème qui est le le le le défaut majeur de ce budget, c'est que ce budget il va attaquer la consommation populaire. L'économie en France, elle tient pour moitié en terme du PIB sur la consommation populaire. C'est le fait que la consommation populaire a tenu vaille que vaille qui depuis 2 ans fait que nous ne sommes pas en récession contrairement aux Allemands.

Donc si on attaque si si on augmente pas les salaires, si on augmente pas les revenus du travail en général les salariés mais je parle aussi d'artisans et cetera, on crée pas les conditions, vous allez avoir des un effet récessif sur l'activité économique. Donc non seulement leur politique, elle est inégale mais elle va pas nous sortir de la situation dans laquelle nous sommes. Peut-être que les Français les ménagent ce qu'ils peuvent.

Il y a 19 % de taux départ, c'est plus élevé aujourd'hui que ça n'était pendant le 18 et 7 et quelquant le Covid, les gens vont peut-être aller piocher dans leur épargne pour consommer. Est-ce que parce qu'on a l'impression que ça c'est ces 18 % ils existent pas. Non, je ils existent mais attention le taux d'épargne Oui, mais on le voit on voit gonfler un taux d'épargne parce que les Français ont peur qui qui montrent qu'ils sont pas très à l'aise notamment à cause de l'instabilité politique que tout ça génère. et et de l'autre côté effectivement c'est c'est de l'argent qui qui dort sur des comptes de l'instabilité fiscale.

Ça peut être un paramètre le paris du gouvernement c'est l'idée que en gros cette épargne en réalité elle est à peu près répartie également et que donc les gens vont aller plus dans leur épargne pour consommer. Sauf que c'est pas la réalité. L'épargne elle est pas répartie comme ça.

Tous les gens ne peuvent pas épargner dans ce pays. Vous savez que la majeure partie des gens ils savent pas comment ils finissent leur fin de mois et souvent même ils le finissent à découvert. C'est ça la réalité. quand même 19 % quand même des épargnants.

Mais oui, il y a des épargnants. Mais il se trouve que les la plupart des épargnants et qui s'expliquent justement peut-être par une inégalité des revenus sont plutôt on va dire dans les tranches supérieures Oui, bien sûr. Bien sûr.

Sur les retraités c'est plutôt les tranches supérieures. Donc l'idée que on va faire des politiques qui vont toucher tout le monde, classe populaire, classe moyenne, tout le monde va être touché puisque les pensions vont pas être valorisées de retraités de de chômeurs, les allocations non plus. Je l'ai dit tout à l'heure, le fait qu'on baisse les revenus de l'État va avoir un impact.

Le fait qu'on rembourse moins les médicaments, deux fois moins en terme de franchise pour la fale mais il y a pas que moi qui le dit. À peu près tous les organistes qui le disent également. Alors juste un petit peu pour qu'on se resitue, on est dans un moment de l'histoire où on a bifurqué.

Jusqu'à maintenant le capitalisme en gros il s'appuyait sur l'idée du libre échange. Avec Trump on est rentré dans une guerre commerciale et ça va pas s'arrêter demain. D'accord.

Donc la manière de de réagir par rapport à ça, c'est justement de faire en sorte par exemple qu'on reconquier un peu de souveraineté industrielle, qu'on soit capable de d'être un peu plus bon et si on fait pas ça si c'est ça qui est majeur. C'est pour ça que ce budget me pose le plus de problèmes, c'est que non seulement ilégal mais il ne répond pas à cette question de fond et la France va décrocher. contrepjet Laurent a regardé de près notamment sur la question fiscale et je voudrais il nous reste 5 minutes chers amis et je voudrais qu'on parle un tout petit peu de la mobilisation pour terminer Laurent parce que vous dites c'est tout mauvais la gauche en gros dit il faut tout changer donc j'ai regardé le la proposition alternative qui a été formulée il y a un an je crois si elle a beaucoup changé alors là c'est évidemment c'est radical parce que c'est 100 milliards de plus en gros de dépenses 100 milliards de prélèvement et alors si j'ai bien compris ça ne touche pas au déficit, le déficit reste le même quoi.

Un peu de choses près. Et je me dis mais c'est c'est euh comment on va comment on va financer 100 milliards de dépenses en plus ? Surtout qu'on l'a testé euh avec des taux d' avec des taux 198 avec des taux d'imposition qui sont très élevés.

J'ai j'ai regardé les taux des cadres par exemple, il va doubler quoi l'impôt sur le revenu des cadres. Mais de la même manière sur le sur l'héritage il y a il y a un taux à 100 % pour les très très hauts héritages. Les très très haut héritages et c'est la dernière tranche qu'on prendit.

Ouii bien sûr. Oui c'est le taux marginal, on est d'accord. parce que tout le monde le sait pas des fois 90 milliard de dépenses 100 milliards de ne résolent mon voisin dire on l' essayé en 80 moi ce que je constate c'est que la politique d'offre compétitive on on l'utilise depuis 20 30 ans et on est dans une situation où les égalités ont jamais été aussi importants dans le monde et où malheureusement vous l'avez bien déconstruite avec vos arguments il y a un instant la vre de politique vous avez raison en fait on compte sur quoi pour être clair c'est unre paris c'est l'idée sur la croissance, c'est oui, c'est-à-dire l'idée que on va c'est une petite de relance, sauf que c'est par la bifurcation écologique la c'est la raison principale et cette politique de relance qu'on espère c'est qu' en 4 5 ans c'était si vous avez regardé le 81 ça c'est traduit par un fort déficit de la balance des paiements une hausse du chômage une désindustrialisation une explosion des petits emplois de service tout ce contre quoi vous vous battez aujourd'hui c'est pour ça c'est pour ça que je comprend pas dire aussi le gouvernement de la fait les 35 he il y a la plus la plus grande augmentation au nombre d' travaillés en France qu'on ait jamais eu d'accord jamais absolument glob global je crois pas l'économie marche très bien on est tiré par une conjoncture internationale on est tiré sur connation pas être cont en fait la question c'est Non mais juste une seconde juste une juste une seconde après je vous laisse la parole la question c'est que dans un dans une économie fermée comme vous dites au tarciique on peut en gros faire ce qu'on veut et puis si on tombe on tombe.

Là, on est dans une économie ouverte, on travaille avec le monde. Alors, vous dites "Le monde augmente un petit peu, il y a des taxes supplémentaires aux frontières et cetera." OK, mais on peut pas faire non plus n'importe quoi.

On peut pas faire non plus n'importe quoi. On est soumis à une concurrence. On a aussi des partenaires économiques.

Donc, ce que je trouve c'est extraordinaire, c'est c'est l'idée que on veut, alors on peut. Bah, excusez-moi, mais en tout cas, moi l'autre chose extraordinaire, c'est le fait de dire on va faire en sorte que de manière historique, on fasse des cadeaux aux ultra. Et quand je dis des cadeaux, c'est que ça paraît peut-être étonnant mais si par exemple m'obliger à défendre les riches, ce qui ce qui parad mais non mais parce que parce que parce qu'and vous dites ça mais vous faites comme si vous faites comme si c'était pas de l'argent investi et réinvesti.

En fait, les très grandes fortunes sont celles qui réinvestissent le plus. Les très grandes forces sont celles qui réinvestissent le plus. Elles utilisent, c'est elles qui tirent le moins de leur capital.

Problème que nous avons, je vous le dis, c'est que cette politique qui a été mis en place qui fait par exemple que les 500 personnes les plus riches, d'accord, de ce pays possédit 22 % du patrimoine national en 2017, elle possèdent 39 %. Elles sont légèrement diminué parce qu'il se trouve qu' a perdu faire l'attaque Zukman. C'est vrai.

D'accord. Donc par exle déjà la taxe du c'est 15 milliards déjà voyez on va pas les prendre on y est pas du tout puisque c'est pas les mê prévu dans ce budget on va pasouvrir le débat sur la tax on pour vous répondre je lui réponds juste sur un point juste sur un point il y a eu cette politique qui a été faite et dans l'espoir c'était l'espoir et moi je veux bien le croire le maire il était honnête il me dit c'est fait en sorte qu'ils investissent ben le bil c'est que la part de l'investissement du privé en France depuis 2017 dans le le total des investissements recule et c'est l'investissement public et notamment de les collectivités territoriales. On va affaiblir ti les choses.

Oui, mais c'est important argumentatif. Il nous reste une minute. On va donc tout droit vers la censure à ce stade.

Peut-être que ça bougera mais vous déposerez une motion. Vous l'avez déposé euh une fois que le budget est discuté ou avant ça se discute. Expliquez-nous pourquoi parce qu'on peut essayer de gagner du temps.

Si vous voulez à partir du moment où si on a un budget dont on sait qu'en réalité on pourra modifier ce qu'on veut comme on a fait la dernière fois et ça se terminera en 493, on peut tous être tenté de dire bah autant gagner du temps de façon à ce queon ouvre la situation pour un autre budget. Je crois que ça soit que nous qui pensions à ça. Le RN aussi il pense.

Je parle pas du RN, je parle de la gauche. De la gauche. Euh la mobilisation, vous avez vu l'appel de la CGT qui n'exclut pas descendre dans la rue, vous y serez aussi.

Vous appelez Smobilisation, je les soutiendrai mais c'est pas c'est pas à moi de décider pour les syndicats d'immobilisation. Bien évidemment. Dernière question avant de de retrouver notre prochain sujet.

Est-ce que vous avez vu décidément la une de l'opinion du jour l'inquiétante révolte de la France qui pai avec ce ce mouvement ? Nicolas qui pai sur les réseaux sociaux, mais il y a aussi certes, il fait un carton hashtag sur les réseaux, mais il y a aussi le mouvement des guu contre la bureaucratie, contre les normes. C'est pas les mêmes.

Mais ce papier dit attention finalement ces actifs qui gagnent mal leur vie, ces classes moyennes et populaires, ça ressemble au gilets jaunes. Ça pourrait être une nouvelle forme de gilet jaune. Attention, Nicolas qui paye.

C'est pas les classes populaires, c'est des cadres. C'est les actifs cadres. C'est vrai.

Mais en tout cas, il y a le prénom est bien choisi. Il y a quelque chose qui vous inquiète comme le confè de l'aut il y a quelque chose qui monte en France et je dis pas que ça m'inquiète parce que peut-être qu'à un moment donné, il va falloir une mobilisation sociale forte pour arriver à tout bouleverser. Les français peuvent se révolter la présidentielle, il y a un rendez-vous dans les urnes.

Vous rz encore de révolution. Ah mais moi je Oui de révolution citoyen resté encore LCR la ligue allez on y va. Une révolutionmocrate je crois une réompé.

Je crois une révolution par les urnes. Mais pour ça comme toute modification en général ça se passe par mobilisation sociale et que je sache constitutionnellement le droit de grève et tout ça est quand même respecté dans ce pays. Donc je pense que vu là où on en est, on peut effectivement avoir un mouvement de type gilets jaune parce que je vous assure que les gens considéraz que les gens en peuvent plus.

C'est quoi ces injust ? Est-ce que c'est le moment de faire une grande commotion politique alors qu'il y a une présidentielle dans un an ? Peut-être qu'il aurait fallu que il aurait peut-être fallu que Emmanuel Macron se rende compte il y a un an quand il a dit sous et qu'il a décidé de laisser les minoritaires Merci infiniment.

Merci beaucoup Cocrel d'avoir été notre invité pour ce tour d'horizon sur ce budget et déjà la rentrée qui s'annonce.