Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 29 juin 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"Le plus à même à rassembler très largement" : Maud Bregeon soutiendra Édouard Philippe en 2027

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteÉludée

    Est-ce que vous dites pardon aux Français pour une telle impréparation ?

  • 0:47RelanceRéponse partielle

    Je ne suis pas sûr que ça ait sauté aux yeux pour les parents d'élèves et les enfants qui se sont retrouvés dans des écoles où ils étaient 35 degrés.

  • 1:07RelanceRéponse partielle

    Et le fond vert a été divisé, ce que disait Patrick, par quasiment 4 en l'espace de 2 ans.

  • 1:27FerméeRéponse partielle

    Et donc, tout a fonctionné ?

  • 1:29RelanceRéponse partielle

    Il n'y a pas une forme de reconnaissance de choses qui ne sont pas allées assez vite, pas allées assez loin ?

  • 1:54OuverteÉludée

    Je voudrais juste prendre un exemple très concret, Maud Bréjean. On a appris que le gouvernement avait commandé en urgence 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux. Pourquoi ils n'ont pas été commandés avant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « D'abord, on a beaucoup appris depuis 2003, contrairement à ce que j'ai pu entendre ici ou là. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « Je veux saluer tout le personnel, encore une fois, des préfectures par exemple, qui ont fait un travail formidable, les CCAS dans les différentes communes de France qui ont pris le temps d'appeler l'ensemble des personnes fragiles qu'elles avaient sur leur tissu. »
  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « Les crédits du ministère de l'Écologie ont doublé depuis 2017. »
  • 1:13Invité politiqueChiffre
    « Il y a en ce moment 6500 emprises scolaires qui ont été rénovées ou qui sont en cours de rénovation. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « Il y a eu une vague absolument historique qui est arrivée il y a quelques jours de ça. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Ces commandes de climatiseurs, encore une fois, pour des lieux qui sont des lieux essentiels. »
  • 2:34Invité politiqueChiffre
    « Quand je vous dis que 6 500 empris scolaires sont en cours de rénovation ou la rénovation achevée. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « Depuis le Ségur de la Santé, les hôpitaux, lorsqu'ils sont construits ou rénovés, intègrent cette nécessité d'adaptation au changement climatique. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Le Rassemblement National, qui s'est opposé, qu'on entend beaucoup ces derniers jours, mais qui s'est opposé méthodiquement, méthodiquement, à toutes les mesures qu'elle est dans le sens de réduire les émissions de gaz à effet de serre. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « Ils se sont opposés à la construction d'énergie renouvelable, qui ont voté pour la suppression des ZFE, qui ont voulu baisser les budgets sur l'écologie. »
  • 4:47Invité politiqueFait
    « Sur le fond, bien sûr qu'il ne faut pas mettre de la climatisation partout. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Nous, nous sommes favorables à la climatisation partout où c'est nécessaire, dans les hôpitaux, dans les écoles, dans les maternités, dans l'ensemble des services publics, où on voit que nous n'avons plus d'autre choix. »
  • 6:15Invité politiqueFait
    « J'ai fait mon choix sur la base d'un constat qui est aujourd'hui très clair, lucide, et qui, je crois, saute aux yeux de beaucoup d'entre nous. »
  • 6:43Invité politiqueFait
    « D'abord parce que je pense qu'il est le plus à même, aujourd'hui, à rassembler très largement, bien au-delà de sa propre famille politique, bien au-delà de nos propres familles politiques. »
  • 7:51Invité politiqueFait
    « Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le rassemblement est un point absolument fondamental. »

Temps de parole

  • Maud Bregeon69 %
  • Présentateur29 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h47, la porte-parole du gouvernement est votre invité, Benjamin Duhamel. Bonjour Maud Bréjon. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter. Alors que la France commence enfin à respirer, que l'on peut déjà tenter de dresser un bilan de cette vague de chaleur inédite. École transformée en étuve, hôpitaux et services d'urgence en surchauffe. Une ministre de la Transition écologique aux prises de parole, pour le moins aléatoire. Est-ce que vous dites pardon aux Français pour une telle impréparation ?

0:24
Maud Bregeon

D'abord, on a beaucoup appris depuis 2003, contrairement à ce que j'ai pu entendre ici ou là. On a massivement avancé dans la coordination des services entre Météo France, entre les services déconcentrés de l'État, l'ARS. Je veux saluer tout le personnel, encore une fois, des préfectures par exemple, qui ont fait un travail formidable, les CCAS dans les différentes communes de France qui ont pris le temps d'appeler l'ensemble des personnes fragiles qu'elles avaient sur leur tissu.

0:47
Présentateur

Je ne suis pas sûr que ça ait sauté aux yeux pour les parents d'élèves et les enfants qui se sont retrouvés dans des écoles où ils étaient 35 degrés.

0:52
Maud Bregeon

Peut-être pas, peut-être pas, mais c'est de ma responsabilité que de rappeler ce qui fonctionne mieux que ce qu'on a commis avant. Ensuite, on a mis des moyens supplémentaires sur la table. Les crédits du ministère de l'Écologie ont doublé depuis 2017. Et vous parliez des écoles...

1:07
Présentateur

Et le fond vert a été divisé, ce que disait Patrick, par quasiment 4 en l'espace de 2 ans.

1:11
Maud Bregeon

Le fond vert, c'est un élément de l'ensemble des crédits. On parlait des écoles, il y a en ce moment 6500 emprises scolaires qui ont été rénovées ou qui sont en cours de rénovation. Maintenant, je suis d'accord, le réchauffement climatique va plus vite que nous. Et donc, il va falloir aller bien plus loin que ce que nous sommes en train de faire. Et donc, juste, Maud Bréjean, tout a fonctionné ?

1:29
Présentateur

Il n'y a pas une forme de reconnaissance de choses qui ne sont pas allées assez vite, pas allées assez loin ?

1:34
Maud Bregeon

On fera ce matin un bilan autour du Premier ministre. Il y a un centre interministériel de crise avec l'ensemble des ministres concernés qui seront représentés. Ça permettra d'abord de dresser un premier bilan à date et ensuite de regarder très lucidement ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné. Mais je crois qu'encore, il faut faire preuve d'un peu de mesures, contrairement à ce qu'on a pu entendre d'ici ou là, notamment dans les discours politiques, depuis plusieurs jours.

1:54
Présentateur

D'accord. Je voudrais juste prendre un exemple très concret, Maud Bréjean. On a appris que le gouvernement avait commandé en urgence 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux. Pourquoi ils n'ont pas été commandés avant ?

2:03
Maud Bregeon

Écoutez, je vous ai dit ce qui avait été entamé avant. Il y a eu une vague absolument historique qui est arrivée il y a quelques jours de ça. Je sais que les Français en ont beaucoup souffert et le Premier ministre a fait le bon choix. Ces commandes de climatiseurs, encore une fois, pour des lieux qui sont des lieux essentiels,

2:20
Présentateur

ce qui me permet... Mais vous n'auriez pas anticipé le fait qu'en été, il y ait des vagues de chaleur. Quand on voit, pardon, que ces climatiseurs devraient être opérationnels au milieu de l'été, on se dit que s'ils avaient été commandés il y a quelques semaines, il y a quelques mois, ça aurait été un peu plus efficace.

2:31
Maud Bregeon

Je veux bien qu'on s'arrête aussi de commandes de climatiseurs, Benjamin Duhamel. Quand je vous dis que 6 500 empris scolaires sont en cours de rénovation ou la rénovation achevée, quand je vous dis que depuis le Ségur de la Santé, les hôpitaux, lorsqu'ils sont construits ou rénovés, intègrent cette nécessité d'adaptation au changement climatique, c'est bien la preuve qu'on a avancé. Maintenant, je voudrais juste revenir sur un point que mentionnait Patrick Cohen et qui m'a beaucoup frappée depuis plusieurs années dans le débat public, c'est cette opposition systématique entre l'adaptation et l'atténuation. En réalité, le réchauffement climatique, c'est un voyage sans retour.

Vous ne faites pas machine arrière. Et donc, notre premier enjeu, c'est évidemment d'en freiner les effets. Pour autant, les effets, le mal qui est fait, il est là. Et donc, il y a cette nécessité en parallèle d'arriver à s'adapter. Et pendant longtemps, on a opposé les deux. Vous regardez ce que vous a dit l'extrême-gauche depuis des années. L'extrême-gauche, je vous disais, surtout pas de climatiseur, surtout pas d'adaptation. Mais en revanche...

3:24
Présentateur

Pardon, mais ce n'est pas l'extrême-gauche qui est au pouvoir depuis 2017. Vous pouvez effectivement souligner leurs contradictions. Elles existent. En revanche... Enfin, c'est bien de votre responsabilité que de mener cette adaptation.

3:32
Maud Bregeon

Et le Rassemblement National, qui s'est opposé, qu'on entend beaucoup ces derniers jours, mais qui s'est opposé méthodiquement, méthodiquement, à toutes les mesures qu'elle est dans le sens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, vient aujourd'hui nous donner des grandes leçons d'écologie depuis quelques jours, alors qu'ils se sont opposés à la construction d'énergie renouvelable, qui ont voté pour la suppression des ZFE, qui ont voulu baisser les budgets sur l'écologie. Donc, vous voyez que chacun regarde un peu ses contradictions.

3:58
Présentateur

Alors, mais on est bien d'accord que c'est vous qui gouvernez depuis 10 ans ? Mais je ne vous dis pas le contraire. D'accord.

4:02
Maud Bregeon

Je ne vous dis pas le contraire, mais pour recevoir tous les matins des gens qui nous attaquent sur vos matinales, vous me permettrez encore une fois, et c'est aussi mon rôle, de pouvoir y répondre.

4:10
Présentateur

Et vous avez pu répondre. Maude Bréjean, je voudrais aussi vous entendre sur les propos tenus par la ministre de l'écologie, Monique Barbu, après avoir anticipé mercredi dernier, à votre place, une nouvelle canicule jusqu'au 14 juillet, ce qui a été démenti dans la foulée par ses propres services Météo France. Elle a de nouveau suscité la polémique en parlant de la clim. Voilà ce qu'elle a dit, je vais la citer in extenso. Je suis horrifié par les gens qui me disent « Oh, mais il n'y a qu'à mettre la clim partout. » Très bien, on va mettre la clim partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ?

Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien. Est-ce que vous comprenez qu'il y a quelque chose d'étonnant à se faire sermonner comme ça par la ministre de l'écologie en pleine canicule ?

4:45
Maud Bregeon

Écoutez, moi je vais vous répondre sur le fond. Sur le fond, bien sûr qu'il ne faut pas mettre de la climatisation partout. Nous, nous sommes favorables à la climatisation partout où c'est nécessaire, dans les hôpitaux, dans les écoles, dans les maternités, dans l'ensemble des services publics, où on voit que nous n'avons plus d'autre choix. Pour autant, ce n'est pas la seule réponse à apporter. On voit bien que ça va bien au-delà de ça. Et je pense que c'est ce que voulait dire Monique Barbu. Quand elle parle de la biodiversité, quand elle parle des incendies…

5:13
Présentateur

Mais quand elle dit « qui croit que la clim va éviter les feux de forêt ? », est-ce que quelqu'un pense sincèrement que la climatisation va éviter les feux de forêt ?

5:19
Maud Bregeon

J'ai entendu, là encore, dans certains propos politiques, des lignes qui tendaient à dire « il faut de la clim partout ».

5:26
Présentateur

D'accord, mais ce n'est pas la même chose que de dire que la clim va éviter les feux de forêt ou la mort des animaux.

5:29
Maud Bregeon

Vous comprenez très bien ce qu'elle veut dire. Ce qu'elle veut dire, c'est que la clim est une des réponses. Et nous l'assumons complètement. Nous ne sommes pas dans un discours dogmatique ou idéologique.

5:37
Présentateur

Mais est-ce que vous reconnaissez une forme de maladresse à minima de la part de la ministre de la Transition écologique ?

5:41
Maud Bregeon

Ce n'est pas suffisant. Moi, je comprends que les Français qui ont beaucoup souffert depuis plusieurs jours, qui ont eu des difficultés dans leur quotidien parce que les crèches ont été fermées, parce que les écoles ont pu être fermées, ont surtout envie qu'on soit à leur côté. Donc il faut faire attention pour les propos. Et qu'on fasse preuve, en tout cas, d'écoute et d'empathie.

6:02
Présentateur

Maude Bréjon, dimanche prochain, le 5 juillet, Edouard Philippe organise un grand meeting à Paris. Il y a quelques mois, vous disiez qu'il était le mieux placé pour 2027. Est-ce que vous avez fait votre choix entre soutenir le candidat de votre parti, Gabriel Attal, ou soutenir Edouard Philippe ?

6:15
Maud Bregeon

J'ai fait mon choix sur la base d'un constat qui est aujourd'hui très clair, lucide, et qui, je crois, saute aux yeux de beaucoup d'entre nous. C'est ce risque absolument majeur d'un second tour, d'une part, entre la France insoumise et le Rassemblement national au second tour, et puis ensuite le risque de victoire du Rassemblement national. Et aujourd'hui, en responsabilité, j'ai fait le choix d'une part d'aller au meeting d'Edouard Philippe la semaine prochaine, et puis plus globalement, de le soutenir dans sa candidature pour deux raisons.

D'abord parce que je pense qu'il est le plus à même, aujourd'hui, à rassembler très largement, bien au-delà de sa propre famille politique, bien au-delà de nos propres familles politiques, et que ce rassemblement est un impératif absolument vital pour le pays, pour notre accession au second tour, et pour éviter l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir. Et ensuite parce que c'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience, expérience de Premier ministre, expérience de maire, et que je crois que dans les temps extrêmement troublés que nous vivons aujourd'hui, c'est quelque chose qui est important.

7:19
Présentateur

Plus que Gabriel Attal, parce que, pardon Maude Bréjean, mais vous êtes adhérente d'un parti, dont vous avez d'ailleurs été la porte-parole, et pourtant vous soutenez le candidat d'un autre parti. Qu'est-ce qu'il a de plus que Gabriel Attal ?

7:30
Maud Bregeon

Moi je ne renie rien, et je ne critique en rien les compétences et la légitimité des uns et des autres de Gabriel Attal, comme d'autres. Je pourrais aussi citer Bruno Retailleau, vu que je clète pour un très large ensemble.

7:40
Présentateur

Si vous choisissez Édouard Philippe, c'est bien que selon vous, il a des qualités que Gabriel Attal n'a pas.

7:45
Maud Bregeon

Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le rassemblement est un point absolument fondamental, et que de par le parcours qui est le sien, vous savez qu'il vient de la droite, qu'il a été Premier ministre d'Emmanuel Macron pendant trois ans, qu'il est maire d'une ville populaire, ça le met aujourd'hui plus que les autres dans cette capacité de rassembler largement. Or, si on n'est pas capable d'opérer ce rassemblement, nous n'arriverons pas à éviter ce duel entre la France insoumise et le rassemblement national. On n'est pas sur quelque chose de théorique, Benjamin Duhamel. On est à une croisée des chemins qui est absolument majeure. Et donc, c'est un enjeu de responsabilité.

8:25
Présentateur

Deux questions rapides pour terminer Maude Bréjean. Est-ce qu'en conséquence, vous allez quitter Renaissance pour rejoindre Horizon ?

8:30
Maud Bregeon

Écoutez, je soutiens un homme qui a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron.

8:36
Présentateur

Vous ne répondez pas tout à fait. Est-ce que vous allez quitter le parti qui a un candidat ?

8:40
Maud Bregeon

Je suis président de la République que je soutiens. Emmanuel Macron est d'ailleurs, vous le savez, président d'honneur du parti. Donc, je n'ai pas l'intention de changer de parti.

8:49
Présentateur

Première question. Et la deuxième, je croyais, Maude Bréjean, que les ministres n'avaient pas le droit de faire de politique et n'étaient pas censés s'engager dans la campagne.

8:55
Maud Bregeon

La règle est très claire.

8:56
Présentateur

Vous allez devoir quitter votre poste de porte-parole du gouvernement ?

8:58
Maud Bregeon

La règle est très claire. D'une part, pas de candidat au sein du gouvernement. C'est bien normal. Et ensuite, pas de rôle opérationnel dans la campagne. Je n'aurais aucun rôle opérationnel dans la campagne. Mais pour autant, je crois qu'on parle, on parle aujourd'hui encore une fois de quelque chose qui nous dépasse, qui est plus grand que nous. C'est l'avenir et l'intérêt de la France.

9:15
Présentateur

Mais vous serez donc peut-être au premier ou au deuxième rang du meeting d'Edouard Philippe. Dimanche prochain, merci. Merci à vous. Et merci Benjamin Duhamel. On se retrouve tout à l'heure pour le grand entretien. Il est 7h57. Avec qui passons-nous l'été ?