Éric Zemmour: « Les Anglais ont gagné la bataille du Brexit»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi affirmez-vous que les Anglais sont les grands gagnants du Brexit ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Les négociateurs de Bruxelles sont-ils les victimes d'une idéologie instillée par les Anglais ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Vous ne croyez pas que c'est du vent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Éric ZemmourFait
« Les Anglais tout seul ont obtenu la même chose que ce que l'Union Européenne a obtenu. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Éric Zemmour et bonne année. Merci bonne année à tous. Cette fois ça y est, le Royaume-Uni a quitté l'union européenne et vous affirmez que les grands gagnants du Brexit ce sont eux les anglais.
Pourquoi ? On peut le dire comme ça. Je dirais pas vainqueurs ou vaincus, je dirais, effectivement, mais là où vous avez tout à fait raison c'est que je pense que la Commission de Bruxelles a été dépassé par elle même.
Je vais essayer d'expliquer pourquoi. En fait depuis l'arrivée des anglais en 1973 dans le Marché Commun à l'époque, les anglais ne se sont jamais départis des mêmes principes. C'est à dire il sont pour le projet économique c'est-à-dire le grand marché, le commerce libre sans droits de douane etc.
Et ils sont contre le projet politique de l'Europe. Une construction plus ou moins fédérale d'un grand empire européen qui rassemblerait le continent. Et en fait le Brexit si on le voit sous cet angle là, ce n'est que la continuation par d'autres moyens du même projet.
C'est à dire, on veut toujours l'économie mais on veut vraiment pas du politique, c'est à dire des directives de Bruxelles, de la Commission, des arrêts de la Cour de justice, de la liberté des personnes avec les travailleurs détachés tout ça même si ils n'ont jamais ratifié Schengen. C'est toujours la même discussion et je constate, alors, en face, évidemment, souvenez-vous des débuts la négociation. La Commission de Bruxelles avait avec Michel Barnier le projet exactement inverse.
C'est à dire on disait aux anglais «vous ne pourrez accéder aux grands marchés européens pour commercer librement que si vous acceptez les arrêts de la Cour européenne de justice et tout le droit européen». C'était ça le débat au départ. En fait d'après vous les négociateurs de Bruxelles sont les victimes d'une idéologie qu'il aura été instillé par les anglais ?
C'est ça le paradoxe si vous voulez. On a eu, on sait, il y a eu des dizaines de livres là dessus. On sait qu'il y a eu deux époques de l'Europe.
Il y a eu le temps du Marché Commun que je dirais «à la française» avec le tarif extérieur commun donc la fameuse forteresse Europe comme disaient les américains. C'est à dire on fait du marché, on commerce entre nous mais on a un tarif extérieur commun. Et puis après à partir des années 80, l'idéologie libre-échangiste a gagné, enseignée par les anglais, c'est pour ça que j'ironisais et la Commission de Bruxelles et l’Europe et devenue l'agent de la mondialisation, le cheval de Troie de la mondialisation multipliant les accords de libre échange etc.
Le résultat de la négociation c'est que les anglais pourront accéder aux grands marchés européens sans droits de douane, donc ils pourront continuer à commercer comme avant avec tous les pays européens mais en revanche il ne se soumettront pas au droit européen, à la Cour de justice et aux normes européennes. Donc oui comme vous disiez au début, c'est victoire sur toute la ligne des anglais, le reste c'est des nuances nécessaires, des compromis, on dit qu'il faut pas trop dériver par rapport à ces normes, qu'on va se revoir etc. Tout ça c'est normal mais dans les grands principes c'est quand même la Grande-Bretagne qui a gagné et pour une raison simple, c'est que c'est comme si la Commission de Bruxelles négociait avec elle même puisque la Grande-Bretagne c'est sa mère, puisque c'est celle qui lui a enseigné cette idéologie libre échangiste et d'ailleurs dans la foulée les anglais ont répliqué la plupart des accords de libre échange, il y en a 77 signé par l'Union Européenne avec les autres pays.
On nous a bassiné avec la force de négociation de la Commission de Bruxelles, vous vous souvenez, c'est du vent. Vous ne croyez pas plus Mais c'est du vent, dans les faits, puisque les anglais tout seul ont obtenu la même chose que ce que l'Union Européenne a obtenu. Vous voyez bien et du vent ça n'existe pas mais c'est logique et c'est même pas partial ce que je dis vous comprenez.
Dans un monde protectionniste, il est très utile d'être dans une zone de libre-échange, puisqu'on commerce à l'intérieur et c'est très bien. Mais dans une dans un monde de libre- échange, parce que c'est ça la mondialisation, il y a plus de droits de douane nulle part. Il y a des normes différentes, il y a des accords techniques,oui, mais il y a plus de droits de douane.
C'est bien le principe même de la mondialisation. C'est ce qui explique les fameuses chaînes de valeur etc. Qu'on balade les produits pour faire une voiture, on vous la balade dans le monde entier.
Si on peut les balader dans le monde entier c'est qu'il y a pas de droits de douane vous êtes d'accord avec moi ? Donc qu'est-ce qui se passe ? Et bien ça n'a plus aucun intérêt dans une zone de libre échange.
Et donc il ne reste que les inconvénients c'est à dire les pertes de souveraineté. Merci Eric Zemmour
Éric Zemmour