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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 12 octobre 2024 87 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleSantéÉconomie & entreprises

Des quartiers populaires à la ruralité : espaces et classes populaires | #AMFIS2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 26 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il existe un exode urbain en France ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment capter les investissements de la transition écologique pour les classes populaires ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la question des langues régionales n'est pas abordée dans le programme ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment répondre aux besoins des campagnes face à l'immigration perçue comme prioritaire ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les politiques de la ville échouent-elles selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Anaïs ChérifieFait
    « la densification urbaine c'est une question sociale et c'est une question de justice fiscale »
  • 6:00Anaïs ChérifieFait
    « la politique de la ville la politique de décentralisation aussi comme le point en fait de mise à l'écart des citoyens éloignement de du système politique »
  • 40:00Max RousseauFait
    « les inégalités territoriales ont tendance à augmenter en France comme dans la plupart des pays développés depuis une trentaine d'années sous l'effet du néolibéralisme »
  • 1:20:00Laurent AlexandreChiffre
    « l'espérance de vie en milieu rural est de 2 ans inférieur par rapport au milieu urbain »
  • 1:30:00Laurent AlexandreFait
    « les macronistes et les élus du RN s'y sont opposés »
  • 0:15Promesse
    « nous devons donc mener des campagnes sur des des mesures d'intérêt populaires qui répondent à la fois aux besoins aux classes populaires qu'elles soient rural ou des quartiers populaires »
  • 0:45Promesse
    « il faut poursuivre le travail parlementaire pour obtenir la possibilité pour tous les citoyens d'effectuer leur démarche aussi en passant par un guichet physique »
  • 1:15Promesse
    « sur le retour des emplois par la relocalisation de notre production »
  • 1:45Promesse
    « nous mettrons par exemple en place des prix planchers rémunérateurs »
  • 2:15Promesse
    « l'absolue nécessité de rouvrir des services d'urgence de maternité et des épades publics assurant un service de santé publique de proximité à moins de 30 minutes pour chaque Français »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et tous on va pas tarder à à commencer on va commencer à l'heure je sais pas si vous m'entendez bien ok alors commençons euh bienvenue dans cette conférence intitulée des quartiers populaires à la ruralité espace et classe populaire j'ai la chance d'être aujourd'hui avec Max Rousseau qui est professeur en étude urbaines et géographie professeur à l'enttpe Lyon qui a notamment écrit différents ouvrages mais un en en date de 2021 sur le déclin urbain qui travaille à l'organisation j'ai pardon mais j'ai l'impression qu'on m'entend mal c'est vous m'entendez vraiment bien ok j'ai l'impression de crier et pas m'entendre c'est pour ça qui travaille à l'organisation et à la mutation de l'espace urbain sur comment la densification pardon urbaine est loin d'être un questionnement purement technique mais aussi politique et qu'il s'agit politisé j'ai à ma gauche Laurent Alexandre député insoumis de laavyon ancien maire d'auin commune aussi de laavyon réélu en 2024 face à un candidat du Rassemblement national et qui va nous parler dans cette conférence de son territoire laavyon et comment vivre en ruralité je me présente je suis anï chérifie je viens d'être élu en 2024 sur la première circonscription du rô c'est mon premier mandat la première fois que je me présente donc et c'est la première fois que je présente et que j'anime une conférence donc soyez indulgent avec moi alors moi j'interviens avec plusieurs casquettes la première c'est élu d'un territoire urbain avec des quartiers politiques de la ville originaire de laorine et plus précisément de use donc avec une vision sur la ruralité et aussi avec la casquette animatrice du pôle des QG insoumis et de l'animation des QG insoumis voilà je sais pas si vous connaissez cette campagne mais on y reviendra peut-être en conclusion pour expliquer comment la France insoumise elle essaie aussi de s'implanter dans la ruralité donc comment elle va comment on va faire un peu cette conférence on va la faire en 3 temps donc je vais faire une brève introduction d'un peu près 10 minutes pour poser un peu les enjeux de cette conférence et définir l'objet de cette conférence je passerai la parole ensuite à Max Rousseau qui vous fera aussi un état des lieux de ces objets d'étude et ensuite à Laurent Alexandre qui viendra bien sûr vous parler de son territoire alors en introduction vous le savez depuis un peu près 10 ans on voit émerger un concept la France périphérique ce concept il a été emprunté à au Christophe gu qui propose dans son ouvrage La France périphérique de point comment on a sacrifié les classes populaire qui est paru en 2014 une Gille de lecture qui divise la France en deux d'une partie une France qui serait gagnante de la métropolisation la mondialisation vous l'avez compris les métropoles et d'autre part une France qui est perdante celle de la ruralité et des petites communes donc Christophe gu il dresse le constat de ce qu'on appelle l'exode des classes populaires français de souche vers la ruralité et le péri urbain profond et donc avec ça il sépare de plus en plus les quartiers politiques de la ville et la métrtropolisation avec les lieux de résidence des classes dirigeantes et bobo qu'on appelle aussi les métropoles avec les ruralités et donc le goufre il le crée avec ses deux Frances qui alimenterait d'un côté la politique sociale qui est menée que pour une partie euh d'une population et pas de l'autre et ces dernières années on a constaté qu'en réalité ce concept de France périphérique il est remis en cause et il est surtout repris comme une grille d'analyse de l'extrême droite et du rassemblement national c'est une sémantique qui est largement utilisée par Marine Le Pen et elle a commencé à le faire euh c'était pendant euh le mouvement des gilets jaunes et du coup je trouvais ça très intéressant de vous prendre cette partie de ce mouvement des gilets jaunes parce que lorsque nous savons que ce mouvement il a été animé par une volonté de justice sociale et justice fiscale dans la ruralité avec l'augmentation du prix de l'essence notamment et qu'on constate que la réal qu'en réalité dans les quartiers populaires par exemple et ça c'est Max Rousseau qui le dit dans dans son dans son ouvrage qui s'appelle Les Pavillons les immeubles géopolitiques de la densification dans la région métropolitaine de Lyon il nous explique en réalité la densification urbaine c'est une question sociale et c'est une question de justice fiscale et je je te cite l'étalement urbain est associé à un éloignement des ascendants modestes à la propriété éloignement qui pèse lourdement sur les budgets des ménages et soulève des questions de de justice sociale notamment d'un point de vue du droit au transport donc vous voyez que sur ces deux exemples les grilles de lecture sont différentes mais qu'en réalité on parle de la même chose alors à l'apparition de de cet ouvrage Marianne lui avait consacré une une une quelques jours plus tard et ça titré classe populaire le livre qui accuse la gauche et dans un éditorial donc l'orange geofffrein s'ouvrait par ces mots voilà un livre que toute la gauche doit lire d'urgence il en a inspiré les termes en débat de campagne présidentielle de 2012 notamment celle de Sarkozi et il a inspiré d'autres personnes de droite Laurent vquier qui s'est largement nourri de cette France et de cette thèse France fracturée et loin et par ailleurs qui est loin de faire l'unanimité de cette communauté scientifique en réalité cette question de France périphérique elle a été largement aussi animé par les médias France France Info via une tribune publiée par des sociologues et directeur de recherche du CNRS notamment Olivier Galand récuse l'idée d'une France occupée en deux coupée en de pardon et soulligne la diversité des territoires même au sein de la ruralité il y a une diversité des territoires et j'y viens en vous disant une chose c'est par exemple tu as fait un un article avec Éric charme qui est directeur aussi de recherche à l'École Nationale des Travaux publics et de l'État qui qualifie cette opposition de très discutable et plus idéologique que scientifique donc notamment car Guy laisse penser que les immigrés pauvres se concentrent seulement sur les banlieux des grandes métropoles alors qu'on constate qu'en réalité ce n'est pas vrai et par cette division de France en deux gu range dans la même catégorie des grandes métropoles par exemple Paris et doué qu' on clairement rien à voir et aussi des territoires ruraux par exemple lame et la Drome la Drome qui bénéficie quand même d'une exposition touristique et de développement de transport qui est quand même plus important qu'em Meuse mais pourtant il les qualifie de la même manière et les classe dans la même catégorie donc nous ce qu'on va essayer de faire durant cette conférence c'est donc l'objectif c'est de repositionner une grille d'analyse des inégalités spatial sans faire la distinction entre métropole et ruralité parce que c'est facile de faire cette logique binaire et montrer que la France en déclin n'est pas simplement dans la ruralité elle est présente partout et malheureusement et faire en sorte qu'on nessaie de penser factuellement l'opposition systémique entre métropole et ruralité donc l'objectif là est ce qu'on va décliner sur nos différentes interventions c'est plusieurs mécanismes qui sont en cause et dont on a discuté ensemble c'est repenser la politique de la ville la politique de décentralisation aussi comme le point en fait de mise à l'écart des citoyens éloignement de du système politique et de la prise de décision et la mutation des liens sociaux aussi et de des liens de sociabilité en ruralité en l'absence par exemple d'association de servicees publics de tout ce qui créer des liens d'interdépendance et puis ensuite on va aussi évoquer et ce qui est peut évoqué et dans y compris dans notre analyse c'est l'évolution de l'offre politique en ruralité le fait que avant on avait une droite républicaine qui tenait des baronies dans la ruralité aujourd'hui on a un effacement de cette droite républicaine qui se fait au enfin pour une extrême droitisation et pour le rassemblement national et on va le décliner dans les différentes interventions donc je passe la parole à max [Applaudissements] alors merci beaucoup Anaïs vous m'entendez vous m'entendez bien ok donc ben merci Anaïs bonjour à toutes et à tous donc je vrais vous vous parler rapidement là de de de cette histoire de monter des des inégalités territoriales en France en essayant effectivement comme l'a dit anise de contrer les argum ah pardon en essayant de contrer les arguments de la la France en essayant de contrer la grille de la France périphérique néanmoins il en est pas moins vrai que les inégalités territoriales ont tendance à augmenter en France comme dans la plupart des pays développés depuis une trentaine d'années sous l'effet du néolibéralisme donc ce que je voudrais faire je vais faire ça sous le prisme de des villes en déclin qui sont vraiment une catégorie de villees que je connais assez bien désormais alors pour commencer je voudrais essayer de vous proposer un un petit topo sur trois périodes trois périodes qui expliquent cette montée différencié de la des inégalités territoriales la première période en gros c'est du milieu 19 au milieu du 20e siècle c'est une période où le libéralisme est triomphant où il y a encore peu d'action de l'État l'État est en train de se développer et l'État est peu présent dans l'aménagement du territoire donc ce libéralisme et cette faible action de l'État explique qu'on a un premier type de territoires qui vont entrer en déclin qui vont être euh les espaces ruraux enclavés notamment les espaces montagneux où l'agriculture est faiblement productive et ces flux vont être tirés d'une part par la modernisation agricole hein on va avoir moins de besoin de moins en moins de main d'œuvre dans les dans les champs en raison de la la la technologie et ils vont être également tirés par l'urbanisation qui s'appuie elle-même sur l'industrialisation et donc la un besoin de main d'œuvre donc les paysans vont devenir des ouvriers donc là on va voir une première catégorie de territoires qui vont entrer en déclin et certains de ces territoires de montagne ou ces territoires vont vont rester en déclin structurellement ça va être l'émergence de la fameuse diagonale du vide d'autres vont vont s'en sortir depuis une vingtaine d'années une trentaine d'années avec des flux he qui vont qui ont été improprement qualifiés par la presse d'exode urbain depuis 3 4 ans mais des flux modestes mais qui existent effectivement dans certains territoires ruraux attractifs alors ce que je voulais dire c'est qu'au moment de cette structuration pourquoi je parle de ça c'est parce que ce premier type de de territoire en déclin donc les territoires ruraux du centre de la France sont concomitants de l'émergence la structuration de l'extrême droite moderne qui s'appuie sur dès l'époque sur l' l'urbaphobie c'est-à-dire une haine de la grande ville les penseurs les intellectuels de l'extrême droite moderne tels que Moras par exemple vous une haine très forte à l'extrême droite et ça c'est pas sans écho avec la période actuelle avec le propos de paremple d'un Eric zemou euh et la la grande ville est accusée de tous les mots de concentrer euh bah des des meurths dissolus l'adultère et cetera d'être également un lieu de concentration des étrangers et puis des classes dangereuses c'est-à-dire des classes ouvrières promptes à la révolution donc euh cette et cette haine de la de la grande ville de la par l'extrême droite finira par trouver son débouché avec le régime agrarien du de Pétin au milieu du du 20e siècle alors 2è période de 45 à aux années 70 là on est dans une période de régulation très forte du du capitalisme dans le cadre du compromis entre entre travail et et capital on est dans une économie industrielle he l'industrie est hégémonique dans les pays comme la France l'Allemagne et cetera et on est dans une économie qui opère dans un cadre national donc ça c'est vraiment important à comprendre on est avant donc la période de globalisation et donc cette période donc en gros qu qui correspond au trente glorieus elle est connue enfin le paradigme de de principal de des politique publique et le kénésianisme he donc c'està-dire l'idée d'une redistribution fiscale pour que tout le monde puisse consommer compris les inactifs mais ce qu'on connaît moins c'est que ce kenésianisme il a également un volet spatial c'est-à-dire que là ce que j'entends par là si vous laissez faire le capitalisme le capitaliste va toujours avoir pour effet de créer des inégalités entre les territoires c'est comme ça on va avoir des territoires gagnants des territoires perdants là l'idée de la part de l'État mais c'est c'est valable pour la France c'est valable pour les Pays-Bas c'est valable pour l'Allemagne pour à peu près tous les pays développés à l'époque l'idée c'est euh c'est de répandre l'industrie comme le beurre sur une tartine de pain il faut que tous les territoires participent à la production de masse c'est pas par philanthropie hein c'est pas pour par par par admiration pour l'ensemble des territoires c'est juste par pragmatisme parce qu'il s'agit de faire ensemble que si jamais vous avez un territoire qui plonge et ben ces habitants ne seront plus capables d'acheter les machines à laver les voitures Peugeot et tout ce qui est produit en masse à l'époque dans les dans la France des années 60 ok là-dessus donc voilà donc et donc à l'époque l'État est incomparablement plus puissant qu'aujourd'hui il a des moyens de faire ça parce qu'il possède par exemple la DATAR qui est une une agence centralisée qui est complètement capable de repérer les différentes inégalités par exemple je vous donne des exemples en fait les les territoires ils vont rentrer en déclin selon les branches selon l'exposition des branches industrielles à la mondialisation par exemple si on prend l'exemple du textile en France c'est l'une des premières branches qui va être exposée à la concurrence avant même la globalisation par la création de de l'Union européenne l'Italie dès les années 50 était plus compétitive que la France donc ça explique que vous allez avoir déjà des poches de chômage par exemple dans lesvog ou dans la région de roubet tourcoin pour ceux qui connaissent et là l'État a était capable de le détecter et de réagir directement par exemple en délocalisant l'unité de production automobile depuis la région parisienne vers ses territoires pour juguler la poche de chômage et faire encore en sorte que tout le le territoire consomme donc c'était du point de vue de l'aménagement du territoire une période où les inégalités ont probablement été les plus faibles dans un état comme la France par exemple c'est le moment où le réseau de la SNCF était le plus développé il y avait des lignes secondaires qui dervaient les petits les petits bled un peu partout ça a disparu bien sûr un réseau routier en construction performant des spécialités industrielles par région que l'État soutenait la politique des métop P d'équilibre he pour essayer de voilà de de balancer l'équilibre dans le territoire les choses changent à partir des années 70 et de fameux tournant néolibbéral là l'idée ne va plus être de redistribuer comme dans le cas du canisialisme spatial il va être d'appuyer les premers de cordé hein donc non pas les cadres mais les plus compétitifs donc d'un point de vue spatial les grandes villes qui sont considérées comme les plus compétitives dans la globalisation qui devient triomphante comme l'avait dit un haut fonctionnaire avec qui j' fait un entretien il s'agit de pisser là où c'est déjà mouillé voilà et non plus de répendre la richesse donc on est dans la politique de métropolisation je pourrais prendre l'exemple tout l'exemple des des politiques sectorielles si je prends le train parce que j'en parlais on passe d'un réseau d'un maillage équilibré du territoire à une politique de TGV qui va là relier simplement des métropoles et ce qui va être entre les Métropole va avoir tendance effectivement un peu à disparaître du du maillage une politique de fusion des universités là où vous aiez des universités un peu partout là on va plutôt les concentrer au nom de la compétitivité de la France pour le classement de shanghï ça aussi ça va favoriser les grandes métropoles Paris Lyon Lille et cetera pour paraître des grands événements Coupe du Monde Jeux Olympiques qui vont effectivement encore davantage renforcer le poids des métropoles dans la France euh donc là à partir de ce moment-là deux nouveaux types de territoires vont rentrer dans nos catégorie des territoires des less j'ai déjà parlé des espaces ruraux de faible densité enclavé dont parlera Laurent tout à l'heure mais deux nouveaux types de territoires vont commencer à souffrir sur le néolibéralisme le premier c'est les quartiers populaires des grandes villes dès la fin des années 70 avec l'étalement urbain la concurrence du P urbain qui va faire que la classe moyenne va va avoir tendance à fuir à quitter ces quartiers qui vont avoir tendance effectivement à connaître des formes de popérisation ça analise pourra en parler moi j'ai plutôt me concentré sur le dernier type de territoire qui rentre en déclin sous le néolibéralisme c'est celui des villes petites et moyennes notamment de la diagonale du vide mais pas que des anciennes régions industrielles qui vont rentrer en déclin pourquoi je je vais en parler parce que c'est un type de territoire dont on parle beaucoup depuis quelques années notamment les médias mais également c'est c'est un déclin qui est politisé très fortement notamment par l'extrême droite et je voudrais donner quelques éléments à présent généraux de compréhension euh qu'est-ce que j'entends par déclin urbain alors le déclin urbain ça conjugue plusieurs plusieurs éléments si vous voulez qui vont fonctionner en en cercle vicieux sur un territoire donc vous allez avoir le plus connu c'est la décroissance démographique c'est-à-dire que bah vous regardez entre différents recensements et vous voyez que la population baisse et ça c'estable pour plein de petits patelins comme pour des villes moyennes de plus en plus dans un pays comme la France j'en parlerai tout à l'heure il y a pas seulement ça après tout Paris est une ville qui pareil in tramuros décline d'un point de vue démographique mais c'est plus la concurrence des bureaux et de rbnb qui explique ça moi je parle plutôt des villes comme Saint-Étienne ou comme montlusson ou des villes moyennes ou neu qui perdent des habitants de manière structurelle depuis longtemps ça va de pre avec une dévitalisation économique c'est-à-dire un tissu économique qui se délite sous l'effet de la fermeture des entreprises donc vous allez avoir apparaître dans le paysage urbain un ensemble de de de choses préoccupantes comme bah les les fameuses photos qu'on peut voir dans la presse depuis 5 6 ans de centre de centrville avec des rues commerçantes à tous les volets sont fermés un une im d'abandon qui est même maintenant célèbre aux États-Unis ou dans dans des pays étrangers he la France de l'Intérieur commence à être connue pour l'abandon de ces villes moyennes alors les conséquences rapidement de ce déclin urbain qui est un phénomène réel hein mais c'est ça ça concerne de plus en plus de villes la une conséquence réelle c'est la la la ségrégation pardon quand la ville décline quand l'espace se met à décliner la tension devient de plus en plus forte sur le territoire et vous allez avoir des phénomènes d'évitement qui vont qui vont se se matérialiserin et par exemple dans la ville en déclin des villes qui perd des habitants l'étalement urbain sera encore plus fort parce que la classe moyenne qui reste dans la ville cendre va avoir tendance à fuir la ville centre pour aller dans des lotissements périphérique vous allez avoir des conflits sur les ressources sur les emplois donc par exemple je vous renvoie au bouquin de de de Benoît Cocar he sur ceux qui reste he qui montre bien comment et ben les la la concurrence s'éguise parce que les ressources sur les territoirees diminuent vous allez également avoir un rapport au temps spécifique qui va commencer à émerger dans les villes en déclin al là je m'appuie sur des travaux notamment d'ethnologue allemands qui mon que dans les villes en déclin vous allez avoir une nostalgie très forte par exemple quand vous êtes dans le cas d'une ville minière don la mine don la mine a fermée les gens vont avoir tendance à regretter le temps et c'est normal du plein emploi le temps effec de l'activité culturelle dans la ville le temps où votre vie était prise en charge par l'entreprise et cetera et cetera donc cette nostalgie très forte ce ce ce ce fait qu'on ait une ontologie si je puis dire qui est tournée vers l'arrière va être exploité très fortement par des forces de droite populiste tel que Ben Trump hein aux États-Unis qui concentre beaucoup sa stratégie électorale sur la région des Grands Lacs les grandes villes comme D3 Cleveland et cetera qui effectivement ont vu une grosse partie de leurs base industrielle et leurs emplois diminuer à partir de la globalisation euh dernier élément la régulation sociale évolue dans les villes en déclin qu'est-ce que j'entends par là dans les villes industrielles vous aviez alors comme l'a dit Laurent déjà tout à l'heure vous aviez effectivement un encadrement par des baronies euh politiques donc des formes de clientélisme qui qui sont très criticables mais qui n'en permettent pas moins des formes de redistribution par exemple vous pouviez accéder plus facilement à un logement social à une place sur les marchés quand vous êtes petit commerçant à une place en crèche et cetera et cetera ces ressources locales qui étaient distribuées par les élus locaux vont avoir tendance à se réduire avec le déclin tout simplement parce que l'ensemble des ressources diminue d'accord donc vous avez moins de redistribution possible par ce Canau par ce canal d'autres formes d'encadrement existaient comme le syndicalisme qui évidemment va diminuer avec la désindustrialisation là encore ou euh ou euh d'autres enfin où les parties euh ou les la grande partie notamment de gauche qui permettait d'inscrire la vie des gens dans un horizon partagé de leur fournir un habitus commun si je puis m'exprimer ainsi donc tout ça va s'aménuser sous l'effet du déclin et va laisser place à d'autres formes de régulation social comme le clanisme par exemple avec alors des modifications même du vocabulaire he des gens qui V par exemple Cocar montre bien comment les les dans les les groupes de de copains dans les dans la dans dans le nord-est en déclin dans les campagnes industrielles en déclin du Nord-Est commence souvent leur phrase par nous d'abord nous d'abord c'est s'il y a une ressources ça va être pour moi et mes potes parce qu'il y a pas beaucoup de ressources donc il faut qu'on serre les coudes donc ça c'est des formes effectivement de régulation sociale assez nouvelle qui peuvent être facilement là encore mobilisablebles euh ben par par extrême droite on va également avoir un désir d'homme fort de quelqu'un qui va vous fournir un horizon parce que l'horizon semble se se déliter quelques éléments généraux sur les causes de ce déclin donc j'ai parlé de la néolibéralisation des politiques d'aménagement je pourrais parler également de la désindustrialisation qui est désormais un phénomène mondial euh en gros quasiment même pas une dizaine de pays s'industrialisent encore au monde tout le reste des industrialises pas seulement l'Europe mais également l'Afrique l'Amérique latine et une grande partie de l'Asie sous l'effet de la puissance de la Chine et de et des pays d'une poignée de pays du Sud-Est une autre cause générale c'est la démographie et notamment le vieillissement donc les pays pionniers ici ça va être plutôt l'Allemagne qui a essayé de d'avoir de contrecarer ça par une politique d'immigration assez assez forte il y a quelques années vous en souvenez certainement ou le Japon donc là on est dans des pays qui sont pionniers et si jamais on suit la trajectoire du Japon l'Allemagne sans faire recours à l'imigration on aura dans 30 ans des situations complètement dingues de vieillissement très très fort dans un pays comme la France avec les conséquence politiqu que ça peut avoir une autre cause générale du déclin des villes c'est l'étalement urbain c'està-dire je pense que c'est la forme caractéristique du néolibéralisme une ville privatisé qui est faite par des promoteurs le ltissement c'est c'est une ville privée et le encore une fois le ltissement va avoir tendance à rentrer en concurrence avec la ville centre qui va qui va perdre ses forces vives l'étalement urbain il est également tiré par la grande distribution parce que quand vous construisez un supermarché en en périphérie vous tirez des réseaux électriques des réseaux routiers et cetera ça c'est la puissance publique qui s'en charge mais du coup vous rendez constructif des terrains agricoles qui sont situés à côté de la ville je peux vous donner un exemple en 2008 ou 2009 Sarkozi a fait passer une loi de modernisation de l'économie qu'on appelle de manière enfin qui a été qualifié de loi Leclair parce qu'en fait l'un des objectifs était de favoriser la possibilité pour les grandes surfaces de s'installer dans les villees moyennes ou petite qui n'avait peu de supermarché jusqu'alors donc elles ont commencé à construire des grandes surfaces à proximité des grandes villes des petites villes pardon et ce faisant elles ont détruit l'armature commerciale de ces villes donc elles ont fait rentrer le centre ville en déclin et ce faisant le centreville commence à à rentrer dans une spécialisation d'attraction de population précaire issue notamment des des grandes métropoles on trouve ça surtout dans le sud-ouest de la France par exemple alors quelques mots sur la diffusion du du déclin en France alors avant 2008 en deux temps très rapidement avant 2008 on était dans un processus qui était plutôt circonscrit qui était qui se trouvait dans le Nord dans le bassin minier par exemple de la France dans le sillon laorin ou dans la région stéphanoise et depuis 2008 on trouve une accélération de ce déclin alors à la fois il va devenir plus fort dans les régions industrielles sous l'effet de la crise économique mais également ce déclin il va se diffuser à des à des villes qui étaient relativement épargé jusqu'àors et là c'est vraiment intéressant ça va être plutôt la la conséquence des politiques d'austérité qui va expliquer cette nouvelle forme de déclin euh par exemple la fermeture des casernes qui peuvent fournir bah des régiments et donc la consommation locale ou la politique de regroupement des des régions je peux donner l'exemple d'une ville que je connais bien Chalon en Champagne qui était à la fois préfecture de région mais qui l'a perdu avec la fusion des régions et qui avait une caserne toute a été fermée donc la ville ben forcément s'effondre très en très peu de temps or c'est une ville de service ça n'a jamais été une ville industrielle donc euh c'est alors ce qui est intéressant que ces politiques d'austérité en France c'est qu'elles ne disent pas leur nom si on n'est pas en Angleterre ou en dè 2010 juste après la crise on a eu un gouvernement conservateur hein de celui de de Cameron qui prend le pouvoir et bon pour des raisons de tradition politiques différentes va assumer euh des coupes franches dans les budgets des des gouvernements locaux jusqu'à 50 % pour les petites villes en déclin du nord de l'Angleterre en France on a jamais fait ça pour des raisons sans doute de tradition politiqu différentes et l'austérité elle prend des canaux plus diffus elle est plus difficile à repérer mais elle n'emporte pas moins ses fruits et on se rend bien compte aujourd'hui avec tous les débats sur bah la fermeture des des fer des services publics qui impactent plus les espaces délaissé quel qu'il soit que bah évidemment les quartiers riches alors en France ce processus de déclin on en a pendant longtemps on en a pas parler parce que il a pas touché les grandes métropoles he c'était pas comme aux États-Unis ou des grandes villes comme D3 et cetera étaient touché en Allemagne comme l'ipsich en France à part Saint-Étienne bah la plupart des des villes en déclin c'est des petites villes donc elles sont voiceless si je puis dire elles ont pas de capacité de d'être représenté et donc tout le monde s'en s'en foutait euh alors ça ça a changé récemment en raison du ce succès du concept de France périphérique dont dont parlait Anaïs à l'instant en raison également de la montée de l'extrême droite dans ces régions en raison également de ce que de ce qu'on appelle la mob la mobilisation des acteurs ancrés c'est-à-dire les acteurs qui n'ont pas la possibilité d'Exit qui peuvent pas fuir le territoire qui sont pris du déclin et qui vont mettre la question sur l'agenda comme par exemple les bailleurs sociaux en France qui bah voilà voi le leur modèle déstabilisé par la popérisation et le déclin et qui ont été frappé à la porte de l'État il y a 5 6 ans pour essayer d'avoir des une reconnaissance du problème bien sûr le mouvement des gilets jaunes alors je voudrais terminer mon intervention par quelques considérations sur les réponses politiques qui ont été amenées puisque c'est le l'enjeu hein de cette de cette conférence les réponses politiques qui ont été amenées à à ce projet à ce ce problème très récent de du déclin alors il y en a plusieurs euh il y a d'abord la stratégie de réindustrialisation dont on parle énormément surtout depuis 3 4 ans alors ça c'est mené à toutes les échelles depuis l'Union européenne jusque bah souvent aux communes concernées et c'est une stratégie qui qui porte peu de fruit mais aussi parce que faut bien voir que la puissance publique est bien plus amoindrie que à l'époque des années 50 60 où là comme je vous le disais il y avait vraiment des possibilités d'action une capacité d'action de la part de de l'État autre stratégie ça a été la création de la NCT donc une agence publique de revitalisation en 2018 à peu près au moment des gilets jaunes et qui a créé qui a proposé des des programmes de revitalisation des villes moyennes et des petites villes donc ces programmes vous les connaissez peut-être c'est action cœur de ville pour revitaliser les les villes moyennes et petites villes de de demain donc avec à peu près 200 villes qui ont reçu 5 milliards d'euros euh pour régénérer leur centrre-ville faciliter l'accessibilité et cetera et cetera alors des critiques sur sur ces sur ces projets ces programmes peuvent être vu comme une manière de diffuser ces logiques de compétitivité territoriale qui sont des logiques au départ métropolitaine dans l'arrièrepays c'est-à-dire vers les villes moyennes et les petites villes voir désormais vers les villages donc l'idée c'est de d'avoir des des petites villes compétitives qui soi attractif pour les cadres les catégories aisé de la population et cetera et cetera donc l'idée c'est diffuser cette logique de projet dans les petites vill autre autre problème à mon avis c'est la problématisation mal fait en fait catastrophique du problème des inégalités territoriales donc anis en a déjà parlé effectivement il y a cette grille de la France périphérique qui est qui est très ennuyeuse et et dont on a peine à se déprendre tant elle est rentrer dans la dans le crâne des journalistes et de pas mal d'élus locaux malheureusement mais d'autres le gouvernement actuel a proposé par exemple de la catégorie de ville moyenne la ville moyenne donc les villes moyennes ce serait le nœud du problème mais si on prend les villes moyennes par exemple des villes de 5000 habitants montlusson est une ville moyenne montlon c'est une ville qui en déclin depuis 1968 donc ça fait 50 ans plus que la ville à chaque recenement perd des habitants et si on continue la courbe dans 50 ans il y aura plus de montlçon la ville sera à zéro habitants on peut prolonger assez facilement la cour parce que si vous regardez maintenant la pyramide des âges de montlon vous êtes dans une ville très vieillissante et dans la catégorie cruciale des 15 30 ans vous avez pu que trois jeunes femmes pour quatre jeunes hommes parce que dans ces dans ces villes en déclin la fuite des jeunes elle est se fait dans le cadre de la réalisation d'études supérieur et on sait très bien que les jeunes femmes réussissent mieux elles ont un taux de réussite de 10 points supérieurs au bac et donc ell vont avoir tendance à quitter la ville et à jamais revenir donc si jamais vous avez par exemple une jeune femme qui a quitté monlçon à 20 ans pour aller à Lyon faire ses études et qui viendra jamais mont Luçon ça fait -1 Lyon ça fait plus 1 et donc c'est ça cette dynamique de périphérisation c'està-dire que la métropolisation et le déclin c'est les deux phases d'une même pièce vous voyez ce que je veux dire et donc si jamais on si on projette ces courbes démographiques dans 50 ans il y aura pas de monlon sauf s'il y a une politique migratoire mais vu la monté l'extrême droite ben ça va être compliqué euh c'est compliqué alors autre autre chose là oui ou les ruralités également c'est une manière de de considérer voilà donc là je disais mon Luçon c'est une ville moyenne mais mais saint-mo c'est une ville qui fait à peu près la même taille et vous imaginez bien que les problématiques ne sont pas les mêmes à Saint-Malo c'est plutôt l'inverse une surgentrification alors à partir du moment où on problématise mal le le problème et ben on y répond mal je pense que la la la logique du du actuel en France c'est une logique de saupoudrage euh si on prend les les 2 230 villes qui sont inclues dans cette première phase de d'action cœur de ville 230 villes elles ont reçu 5 milliards à 230 si vous comparez ça au par exemple au Jeux Olympiques les Jeux Olympiques c'était 10 milliards de budget donc c'était deux fois plus juste pour les Jeux Olympiques seulement à Paris que pour ces de 130 villes en déclin supposément en France si je prends le Grand Paris Express donc le deuxième grand projet métropolitain en France c'est 40 milliards c'est-à-dire si vous additionnez les Jeux Olympiques Grand Paris expresss c'est 10 fois plus juste pour Paris que pour les 230 villes moyennes en déclin donc on est toujours dans une logique de métropolisation et ce que j'essaie de vous dire c'est qu'en fait on a une logique simple symbolique à mon avis purement symbolique actuellement de faire semblant de s'attaquer au problèm on s'y attaque pas vraiment peut-être qu'une des raisons pour ça c'est également que le gouvernement actuel n'a pas vraiment de de relais local il y'y a pas vraiment d'élus locaux de du parti de Macron he c'est certain donc il peut pas s'appuyer sur sur ces forces vives des des des territoires donc en conclusion juste en une minute je pense qu'on peut interpréter cette polarisation donc cette montée des inégalités des territoires dont j' essayie de vous vous convaincre he depuis 2008 il y a pas qu'en France encore une fois ça concerne quasiment tous les pays des Nord et ça concerne plus en plus les pays des Sud également mais en France en Angleterre en Allemagne on voit émerger une géographie du mécontentement depuis 5 6 années avec des régions qui vont voter qui vont soit s'abstenir où l'abstention va être massive soit qui vont voter pour notamment la droite populiste et ben on peut interpréter cette géographie du mécontentement comme une des manifestations de l'entrée en crise du néolibéralisme qui était un régime hégémonique pendant une trentaine d'années d'où ces mouvements sociaux qui se multiplient dans les espaces dé laissés en France et ailleurs et donc ma conclusion générale elle va pas être si pessimiste que que mon intervention l'a laissé entendre je pense que ces espaces délaissés ils sont à Carrefour en fait donc d'un côté on a des espaces délaissés donc des villes en déclin qui sont de plus en plus tourné vers des logiques très agressives de marketing urbain d'entrepreneualist des logiques du désespoir pour essayer de d'attirer des nouvelles population et d'éviter la mort et qui sont complètement auprises avec ce paradigme de la croissance qui dont les élus locaux n'arrivent pas à se déprendre ni l'État mais on voit également émerger dans un peu partout en France comme par comme ailleurs à l'étranger bah des tout un tas de politique alternatives des stratégies intéressantes hein je parlais tout à l'heure avec Laurent à decasseville d'une stratégie de de de filière bois de pour le bois de rebouier fil cour donc ça on B ça n'a pas vraiment marché à de C villes mais on trouve des des initiatives un peu comme ça partout en France et ça à mon avis c'est ce type de stratégie qu' faudrait analyser et appuyer mais pour se faire il faut d'abord se déprendre de ces catégories spatiales fausses tes que la France périphérique l'exodes urbain sur dont on nous rabache il y a pas d'exode urbain en France c'est n'importe quoi mais la presse on a fait ses chougras notamment la presse de droite et d'extrême droite depuis 3 4 ans euh et donc il faut avoir une vision nuancée de ces inégalités territoriales qu'il soit métropolitain urbain périurbain ou ruraux merci beaucoup merci beaucoup max je vais passer la parole à Laurent Alexandre merci bonjour alors je vais essayer d'apporter ma petite contribution à cette discussion mais soyons clair n'attendez pas de moi un exposé scientifique ou universitaire je vais plutôt vous proposer quelques pistes de réflexion sur le sujet d'abord exprimer l'idée que même s'ils sont souvent présentés en opposition les quartiers populaires et les territoires ruraux ainsi que leurs habitants ont des besoins et partagent très souvent des problématiques similaires il y a malgré tout des différences importantes entre ces espace et je vais en présenter quelques-unes je veux ensuite évoquer la la progression de l'extrême droite dans nos campagnes qu'on a tous constaté et vous proposer des éléments d'analyse sur le sujet qui peuvent tout à fait être débattus je vais enfin vous soumettre quelques propositions pour lutter ensemble contre l'extrême droite et alimenter la réflexion collective sur le sujet qui doit être la nôtre ma contribution repose donc sur deux regards celui d'un député d'une circonscription très rurale qui compte 96 communes dans l'avyon j'ai été également maire d'une petite commune de 38 100 habitants auain j'habite depuis toujours sur ce territoire et professionnellement je suis ouvrier qualifié donc dans l'aéronautique et j'étais également syndicaliste avant de devenir député LFI nupes en 2022 puis LFI nouveau front populaire en 2024 mon mon second regard sera justement sur ce que j'ai vécu à l'Assemblée nationale depuis ces 2 ans et j'ai porté un certain nombre de propositions de loi avec mes collègues et les positionnements des uns et des autres concernant les grandes problématiques qui se posent aux habitants des territoires ruraux je dis d'emblé que bien souvent ces problématiques ne sont pas opposé à celles des habitants des quartiers populaires bien au contraire je veis prendre un exemple pour illustrer celui des déserts médicaux la santé la santé est un pilier de l'égalité des droits qui est censé fonder notre République et notre sécurité sociale pourtant dans mon département donc la Verron un habitant sur trois n'a pas de médecin traitant sans parler de l'accès aux spécialistes pour lesquels les citoyens doivent souvent se rendre à la grande ville Toulouse à plus de 2 he de route avec des délais des fois très longs pour avoir quelqu'un souvent plus d'un an une étude de l'Association des Maires Ruraux de France sur l'espérance de vie en milieu rural est d'ailleurs très marquante elle indique que l'espérance de vie en milieu rural est de 2 ans inférieur par rapport au milieu urbain il y a cette problématique en milieu rural qui est très mise en avant et qui est une vraie et qui est vraie mais beaucoup de quartiers populaires sont également des déserts médicaux oubliés par exemple en Île-de-France et les départements de la grande couronne mais aussi àirco à Naïs sont également des déserts médicaux avec certes des médecins et des infrastructures mais beaucoup plus d'habitants à soigner et pas assez de médecins pour répondre aux besoins de tous à l'Assemblée j'ai donc défendu avec les députés de gauche mais également certains députés de droite droite une proposition de loi visant à réguler l'installation des médecins libéraux pour agir contre les déserts médicaux qui concernent grandement les habitants des territoires ruraux mais aussi des quartiers populaires urbains il s'agissait de limiter l'installation des médecins dans les zones géographiques largement pourvues selon un modèle déjà à l'œuvre pour les pharmaciens par exemple et les notaires résultat les macronistes et les élus du RN s'y sont opposés la réalité c'est que bien bien souvent quand on a quand nous avons eu la possibilité de faire voter des mesures qui répondaient aux besoins des gens et des classes populaires qu'ils habitent dans les territoires ruraux ou en quartiers populaires les macronistes et les élus de l'extrême droite s'y sont tout le temps opposés c'est la même chose pour les moyens pour nos services publics même chose pour nos écoles c'est également la même chose pour nos petits artisans et commerçants qui sont pourtant indispensables à la vie de nos territoirees dans ma circo de N nombreuses TPE PME ont été étranglés certaines ont même mis la clé sous la porte à cause de l'explosion des prix de l'énergie mais quand nous avons proposé de bloquer les prix de l'énergie pour les TPE et PME mais également pour les collectivités territoriales qui est-ce qui s'y opposé tout le temps les mêmes les députés macronistes et les députés du RN donc l'idée que les macronistes ou le RN seraient les défenseurs des territoires ruraux alors que les insoumis ou le nouveau front populaire ne les défendraiit pas est une véritable esroquerie c'est totalement l'inverse pour que la vie change donc dans les territoires ruraux pour redresser nos services public pour assurer un revenu digne à nos agriculteurs relocaliser des productions pour trouver du travail dans nos campagnes il faut faire confiance au programme du nouveau front populaire donc et à sa première ministre Lucy casté je veux d'ailleurs avoir une pensée en C temps-là pour pour mes collègues députés insoumis qui étaient élus sur des circs rurales et qui ont été battus au législative alors qu'il bataillit sans relâche pour leurs circot et leurs habitants je pense par exemple à Leo Walter Michel Salah Sébastien Rome pardon ou Catherine couturier je veux aussi avoir une une pensée pour Michel Larive qui s'est fortement investi sur ces questions et c'est très injuste mais je sais qu'il continueront le combat à nos côtés avant d'aller plus loin je je veux revenir sur l'intit de notre table ronde les quartiers populaires à la ruralité alors je pense que c'est une erreur de parler de quartiers populaes au pluriel et de ruralité au singulierers il existe des ruralités qui n'ont pas toutes les mêmes caractéristiques sociales démographique ou économique comme l'a développé max Rousseau tout à l'heure et à l'échelle de ma circonscription les réalités sont bien diverses il y a des villes comme villefangeche de rouerg une des sous-préfectures de laavyon qui a une grande influence sur les communes rurales à proximité elle compte plusieurs quartiers populaires comme le tricot par exemple et il y a également un secteur très industriel le bassin de de caseville avec là aussi des lotissements HLM des quartiers ouvriers populaires et à l'est de mcirco il y a également le Ségala qui est très très agricole et d'autres secteurs comme conk ou Belcastel qui sont plutôt orientés vers le tourisme comme vous le voyez donc il y a beaucoup de secteurs et dynamiqu différentes d'un endroit à un autre dans la ruralité que ce soit donc dans les quartiers populaires ou les ruralités les réalités sont diverses même s'il existe bien souvent des similitudes ce qui est certain c'est que quel que soit le territoire les besoins humains sont semblables les gens ont besoin de vivre dignement de leur travail ou de leur pension les gens ont besoin de pouvoir être soignés près de chez eux quand ils sont malades les gens ont besoin de voir leurs enfants être correctement éduqués dans des écoles proches de chez eux avec suffisamment de professeurs les gens ont également besoin de voir leurs aînés être bien accompagnés dans leurs vieux jours par des professionnels et des structures bien entendu adaptées et les gens ont besoin d'accéder à la mobilité à la culture au loisirs je ne vais pas vous l'apprendre les inégalités sociales gangrenent notre société avec ces inégalités sociales se cumulent d'autres inégalités qui dépendent du lieu de résidence elles entraînent des difficultés à accéder au réseau ce sont des ces difficultés qui se cumulent et parfois similaires qui rapprochent les quartiers populaires et les ruralités quand quand on habite dans un certain quartier populaire ou à la campagne on subit des discriminations alors que l'idée même de la République repose sur l'égalité des droits dans ma CIRC rural les habitants subissent des discrimination dans l'accès à certains réseau et à certains droits les difficultés se cumulent difficultés géographiques sociales et deviennent bien souvent discriminatoire par exemple en matière de santé de mobilité d'emploi d'éducation quand on v dans mairco c'est beaucoup plus compliqué de voir ses enfants faire les études supérieures de son choix sans même parler de parcours su qui complexifie largement les choses parce que l'offre d'études supérieure en naveyon est ultra limitée il faut aller à Toulouse Montpellier clermontferran et encore si on peut payer un loyer là-bas il y a donc une similitude entre quartiers populaire et ruralité c'est le cumul des difficultés rencontrées par leurs habitants et les inégalités d'accès au droit les similitudes ne doivent pas faire taire les différences entre les quartiers populaires et les ruralités à la campagne la très faible densité de population entraîne notamment un habitat plus ancien et plus éclaté des problématiques lié au déplacement différents souvent il n'y a pas d'autre moyen que d'utiliser la voiture individuelle pour aller acheter les produits de première nécessité par exemple le pain et ben souvent il faut faire 5 à 10 km pour aller à la boulangerie à la campagne la démographie est radicalement différente que dans les quartiers populaires la population est bien plus âgée et bien plus vieillissante beaucoup de jeunes s'en vont principalement pour trouver du travail donc beaucoup de territoires ruraux ce des peuples et c'est une problématique majeure pour de nombreuses communes rurales aussi ce sont principalement les gens qui font de longues études qui sont contraints de quitter la campagne pour des centres urbains faute de suffisamment de débouchés alors ces caractéristiques son sociologique et démographique des ruralités ont des conséquences politiques et sociales la première c'est la paupérisation d'une grande partie de la population de nos campagnes c'est évidemment le cas dans les quartiers populaires mais elle ne se traduit pas de la même manière l'inflation et l'explosion des prix de l'énergie ont des conséquences très dures dans un territoire rural comme le mien avec des dépenses plus importante pour la mobilité le logement ancien et vieux avec des modes de chauffage qui qui date d'e notre époque quoi comme nous avons une population plus vieillissante il est plus compliqué pour des gens âgés avec des des petites retraites d'investir pour changer la chaudière ou changer le mode d'isolation de la maison alors dans certains territoires ruraux il y a d'autres phénomène marquant qui explique en partie l'évolution électorale vers l'extrême droite sur ce sur ce sujet nous devons évidemment nous interroger sur notre propre responsabilité politique mais nous nous devons d'abord regarder de quoi il s'agit tout d'abord il y a dans certains territoirees particulier une attractivité liée à leur situation géographique avec une modification progressive de la population certains pourraient parler d'un remplacement de population y compris dans des communes dites rurales c'est notamment le cas des territoires proches du littoral méditerranéen avec une importante population de néoabitants assz aisés et âgés leur installation de et leur haut niveau de vie a entraîné un renchérissement de l'immobilier et donc l'exclusion d'une population plus populaire qui a été contrainte de quitter ces territoirees et je passe sur ce sujet que que certains connaîtront connaissent bien mieux que moi ensuite je crois important de rappeler qu'il y a il a toujours existé dans les campagnes une part non négligeable de l'électorat qui se revendique de droite assez conservateurs ce n'est pas une nouveauté je pense qu'une grande partie de ces gens qui se sentent de droit et orphelin d'une droite traditionnelle dans ces territoires passe à l'extrême droite avec de moins en moins de difficultés c'est une des explications de la progression de l'extrême droite dans les territoires ruraux mais il y a d'autres facteurs certains sont liés aux tradition politique agricole à un certain rapport à la terre il y a eu aussi dans des territoires ruraux des batailles historiques et des rétisences très marqué à des lois républicaines et laïques concernant l'éducation notamment une église catholique aussi très conservatrice se trouvait à la pointe de ces combats dans certains territoires ce qui a forcément engendré des constructions mémorielle qui se perpétue aujourd'hui alimente une certaine défiance des gens qui se revendiquent de cette histoire en opposition à la gauche républicaine que nous incarnons alors l'extrême droite a clairement marqué des points ces dernières années dans la bataille culturelle dans les zones rurales et c'est une véritable difficulté pour nous tous nous le constatons tous les jours les idées de l'extrême droite se sont répandus et sont de plus en plus décomplexés et de plus en plus exprimés il faut déjà poser le sujet de l'influence des médias dominants et de certaines chaînes de télé qui diffusent en continu des idées racistes et réactionnaires pour certaines personnes dans les Bours et des lieux d' isolé la télé et bien c'est le principal moyen de divertissement de lien social et d'information de la journée quand vous voyez toute la journée des images des meutes dans les Baslieux de l'affolement sur l'insécurité et toutes sortes de d'affirmations mensongères sur l'immigration et bien forcément au bout d'un moment ça commence à peser ça commence à rentrer sur la même chaîne ou sur une chaîne concurrente après des faits divers montrés en boucle et la description de notre mouvement comme le le principal danger à la République vous avez le l'éditorialiste économique qui vient expliquer et bien que le programme du nouveau front populaire il est pas raisonnable que nous allons ruiner la France et et ce discours nous l'avons entendu partout et à mainte reprise mais ce discours qui incite à renoncer à changer radicalement de modèle de société couplé aux panique réactionnaire du moment produit fatalement des effets à force de répéter que le SMIC a 1600 € va ruiner la France et plier toutes les petites entreprises que la retraite à 60 ans et ben c'est impossible qu'il y a des inégalités indépassable que nous vivrons moins bien que nos parents et que nos enfants nos enfants pardon pardon vivront encore moins bien et bien ça installe l'idée que les choses sont figées et que le gâteau à se partager sera toujours plus petit si si nous avons moins de richesse à partager il faut alors revoir la répartition de ces richesses et prioriser les gens à qui les les donner mais cette nécessité de prioriser à qui on doit partager vient légitimer le discours du RN son infamme préférence nationale et l'exclusion de certains de nos compatriotes sur les critère raciste mais il faut aussi partager notre gâteau limité aux gens qui méritent à ceux qui en veulent à ceux qui bossent c'est là qu'intervient un discours que malheureusement j'entends beaucoup trop et de plus en plus c'est celui entre autres vous savez les fameux cassos alors vous les connaissez ces fameux cassos ces assistés qui sont dénoncés comme les pires profiteurs de notre système et seraarroser d'aide en tout genre nous pouvons tous nous mettre d'accord ici pour pour dire que les choses ne sont pas si simples et que de nombreuses personnes trop nombreuses personnes n'ont même pas accès à des droits les plus élémentaires moi-même j'ai souvent l'habitude de répondre que nous sommes tous le cassos de quelqu'un mais ce discours de rejet a un ressort très puissant car en général personne ne veut être un cassos alors c'est encore plus significatif plus significatif pardon à la campagne notamment en raison de l'importance de la notion de réputation des intellectuels comme benoî concart le montre très bien mais entendons-nous bien ce que je décris là les discours sur l'impossibilité de changer les choses sur une pénurie de ressources et de richesse sur la chasse au cassos et profiteurs en tou genre mais seulement ce d'ambas ce sont aussi les discours légitimés partagés voire revendiqués par la droite traditionnelle et la macronie voilà comment on se fait le marchepied de l'extrême droite et complice de l'ascension du RN en lui donnant systématiquement raison et en timent la vision du monde qu'il qu'il répend et cela peut même l'excuser aux yeux de de ces électeurs et de ses multiples trahisons à l'Assemblée nationale sur la hausse des salaires blocage des prix la retraite après tout même si le RN ne veut pas de vrais politique sociale au service des gens il continue d'alimenter l'illusion que les choses iront mieux pour les plus modestes et laborieux qui votent pour eux car ils seront tout de même récompensés de leurs efforts en sacrifiant les plus marginalisés de notre société à l'évidence une part de l'explication de la progression de l'extrême droite donc se situe aussi dans le sentiment d'abandon de ces habitants par les politiques et ce n'est pas juste un sentiment car effectivement ils ont nous avons subi très violemment les conséquences sociales des politiques néolibérales de l'austérité de l'inflation le déménagement des industries mais également des services publics l'abandon des rêves d'une vie meilleure ce n'est pas qu'un discours et une injonction des éditorialistes de la télé c'est est aussi la conséquence de la brutalité des attaques d'un libéralisme débridé sur nos vies et sur nos territoires dans ces mêmes lieux d'habitation isolé dans un passé encore récent le facteur passéit par exemple chaque jour il y avait des écoles qui ont fermé des bistr qui ont fermé le restaurant aussi a fermé l'usine qui a employaéit les parents a été délocalisée la boulangerie a fermé un cinéma fermé et du coup et ben les assorces par exemple le club de foot du village à fermé les habitants restent mais de N nbre vecteurs de liens sociocculturels n'existent plus ils ont disparu ne reste parfois que la télé et le voisin ce fameux voisin a une une figure respectable et respectée mais qui vote pour l'extrême droite très souvent on ne peut donc pas se contenter de dire qu'il faut déconstruire ces idéologies et faire des leçons de morale il faut en comprendre les raisons sans tomber dans un jugement moral en stigmatisant qui n'aide pas à l'action politique oui mais il faut aussi avoir un discours offensif sur les ruralités la clé est de parvenir à faire de la politique dans les ruralités avec des gens qui habitent et de tenir un discours politique fort pour des campagnes vivantes nous avons d'ailleurs une responsabilité particulière à ce niveau car souvent les seuls militants politiques de gauche qui vivent sont beaucoup des militants insoumis et des sympathisants de notre mouvement dans le mouvement social on a l'habitude de dire que c'est dans l'action collective que les consciences évoluent c'est la même chose pour la bataille politique et culturelle en ruralité porter la bonne parole ne suffira pas il faut mener des combats concrets au côté des citoyens qui vivent c'est comme ça que les consciences évoluent et la bataille est rude pour la défense des services publics par exemple à chaque rentrée scolaire qui apporte son lot de classe qui ferme les parents d'élèves et professeurs se mobilisent peuvent obtenir des avanciers il porte aussi un discours clair et exige sur une école publique égale pour tous partout j'en ai quelques exemples de mobilisation de ce type qui ont abouti sur mairco des combats collectifs également peuvent permettre de déconstruire certaines idées reçues par exemple sur l'immigration je pense là encore à une mobilisation très concrète sur sur ma commune il y a 2 ans une OQTF a été émise contre des parents d'une famille libanaise vivant donc à auin et les deux parents travaillent ils s'investissent dans la vie de la commune leurs deux petites filles vont à l'école et sont d'excellentes élèves et elles sont aussi impliqué dans la vie de la collectivité puisqu'elles sont élues au Conseil Municipal des Jeunes et bien cette famille a reçu un soutien franc et massif des gens d'Aubin avec une manifestation devant l'école qui a rassemblé des centaines de personnes les parents ont vu le tribunal administratif leur donner raison et casser leqtf bon malheureusement la préfecture de laavon a fait appel et la justice va devoir se reprononcer à nouveau mais cette mobilisation massive et spontanée parce qu'elle a été vraiment très spontanée cet élan de solidarité montre qu'il est possible de faire avancer les consciences dans les luttes je vais essayer d'accélérer un peu anïs parce que tu vas te fâcher je vais dépasser nous devons donc mener des campagnes sur des des mesures d'intérêt populaires qui répondent à la fois aux besoins aux classes populaires qu'elles soient rural ou des quartiers populaires sur la question sociale d'abord c'est celle qui fait le lien entre les les besoins des classes populaires qu'elles soient rurales ou issu des quartiers populaires urbain sur la santé j'ai longtemps insisté sur les ressemblances entre les problématiques rencontré sur les territoires ruraux et urbains et aussi sur l'importance de cette question qui concerne tout le monde sur la réouverture d'accueil physique dans les services publics c'est une c'est une victoire que nous avons obtenue par exemple à l'Assemblée nationale avec mes collègues insoumis pendant notre niche parlementaire l'an dernier il faut poursuivre le travail parlementaire pour obtenir la possibilité pour tous les citoyens d'effectuer leur démarche aussi en passant par un guichet physique ce qui est un besoin crucial pour les habitants des zones rurales comme urbaines parce qu'on a tous besoin de rencontrer quelqu'un et d'échanger sur le pourquoi du comment ça marche pas le le formulaire également sur la gratuité des cantines pour permettre aux enfants d'avoir un repas équilibré de qualité et accessible pour les parents sur le retour des emplois par la relocalisation de notre production pour conclure sur le discours offensif amener sur les ruralités je pense qu'il faut éviter l'écueil de ne parler des territoires ruraux et notamment de l'agriculture que sous le seul angle de leur contribution à la planification écologique que nous proposons pour le pays c'est évidemment une dimension importante pour notre programme mais nous devons pas forcément nous reposer que sur cette promesse et ne proposer que cette horizon nous devons parler aux habitants des campagnes et des zones rurales en prenant à bras le corps leurs problématique quotidiennes comme nous le faisons avec les habitants des quartiers populaires dans ma campagne électorale j'ai utilisé un slogan assez simple qui était pouvoir naître étudier travailler et bien vivre au pays c'est l'idée de bénéficier de droit et d'une égale dignité partout que l'on soit habitant de territoires ruraux et souhaitant y vivre ou habitant d'un quartier populaire pour être crédible et porter ce discours je crois qu'il est nécessaire de porter un discours fort sur l'agriculture et les revenus paysans euh avec un gouvernement du nouveau front populaire nous mettrons par exemple en place des prix planchers rémunérateurs l'augmentation également des petites pension de retraite avec un gouvernement du Front populaire nous porterons un niveau de Smic la pension minimale pour une pension pour une carrière complète la mise en place pour la la place pardon de la commune dans la République et le rétablissement de moyens sur les collectivités territoriales par la remise en plat de de critères de dotation globale de fonctionnement qui défavoris aujourd'hui les communes rurales avec des écarts pouvant aller jusqu'à 2 euh du montant par habitant par rapport aux communes dites urbaines l'absolue nécessité de rouvrir des services d'urgence de maternité et des épades publics assurant un service de santé publique de proximité à moins de 30 minutes pour chaque Français je veux conclure cette intervention en vous montrant ce portrait des des ruralités excusez-moi Naïs tac tac tac tac voilà qui est là ce plan que notre groupe parlementaire a élaboré auquel nous avons contribué chacun à notre niveau il pose les bases les bases intéressantes pour le travail que nous devons continuer à mener collectivement alors voilà j'ai peut-être pas amené toutes les réponses mais céit un regard d'élu d'une circo très rurale merci merci Alexandre moi je vais du coup procéder à la conclusion mais je vais faire très bref parce que on veut vraiment laisser un temps de questions-réponsse avec avec la salle vous êtes pas là que pour nous écouter on n pas la bonne parole donc on va faire un temps bien de 30 minutes de de conclusion euh pardon de questions-réponsse et je vais procéder à la conclusion voilà c'est mieux dans ce sens euh donc vous les vous l'avez vu avec l'intervention de de Max et de Laurent il y a des similitudes entre les quartiers populair et la ruralité mais il y a au sein des quartiers populaires et au sein de la ruralité différentes manières de voir ces espaces voilà sur les similitudes vous l'avez compris donc moi je suis élu donc de Lyon donc dans dans Lyon sur plusieurs arrondissements qui sont c'est un une circonscription qui est très bigarée d'un côté très bourgeois et d'un autre très précaire et on constate que sur ces quartiers de politique de la ville il y a les mêmes problématiques que dans la ruralité l'accès aux droits aux droits sociaux l'accès à l'emploi les mobilités les services publics et par exemple je vais vous donner une tu parlais de l'école tout à l'heure et je trouvais ça très intéressant par exemple à Lyon sur l'ensemble de de l'agglomération lyonnaise on a un solde négatif d'ouverture de classe ça veut dire que tous les ans on a des classes qui ferme sur l'ensemble du territoire pourquoi pas parce que il y a alors leur argument c'est dire qu'il y a une baisse démographique en réalité c'est un argument qui est fallacieux puisque c'est une volonté budgétaire nous ce qu'on on dit par exemple sur l'école c'est une école avec des classes à 19 et là aujourd'hui en fait il ferment les classes pour des raisons budgétaires en disant que c'est lié à la démographie mais en réalité les classes elles sont bondées elles ont plus de 26 27 élèves voilà ça aussi c'est les logiques du libéralisme qui sont à la fois dans la ruralité mais qui touchent aussi les villes de manière générale on a aussi la fermeture des services public qui sont en réalité les lieux pour faire du lien social et on a une mutation ces dernières années avec notamment l'évolution de de l'individualisme dans les rapports sociaux on a des liens de sociabilisation qui se font moins puisque par exemple dans la ruralité vous avez bah tu l'as dit le café du coin qui a fermé la boulangerie bah on s'arrête boire un café ou discuter avec les voisins et en fait on se rend compte que les liens de sociabilisation ils sont plus présents et donc ça finit à simplement la télé ces news comme moyen d'information et plus de discussion et au-delà de tout ça il y a aussi le lien ce que je vous ai expliqué d'interdépendance entre les gens ce qui qui crée du lien social et ce qui fait que il y a plus la politique de ce que tu disais tout à l'heure c'est-à-dire tout pour moi et c'est ce que on va dire le rassemblement national utilise c'est-à-dire que l'autre me prend mais moi je veux tout pour moi donc c'est une logique individuelle donc vous voyez comment la mutation des liens sociaux et de l'interdépendance entre les gens et du lien entre les gens ont une conséquence sur les moyens de vivre et donc ont une conséquence sur l'organisation des espaces et les interactions entre les entre les individus donc il y a il y avait aussi la question de la fuite des jeunes alors j'en suis l'exemple puisque moi j'ai fait mon lycée à Verdin donc dans dans laameuse et en réalité l'offre universitaire en Lorine ne convenait pas à ce que je souhaite faire au-delà du fait qu'on voulait mettre en BTS parce que je suis issu de l'immigration et qu'on pensait pas que je pouvais faire sciencep mais bon j'y suis arrivé à Lyon mais vous voyez que c'est aussi en fait la raison pour laquelle je ne suis pas restée en Lorine et en me c'est parce que je suis partie faire mes études parce que l'offre politique n'était pas satisfaisante et pourquoi l'offre politique n'est pas satisfaisante parce qu'on a décidé de mettre en concurrence les universités et encore une fois ici c'est une logique libérale de mise en concurrence de tout dans la vie et qui en fait fait que Ben des jeunes femmes comme moi bah restent pas et en fait toute une génération ne reste pas et donc il reste les personnes qui sont moins diplômé ou qui travaillent parce que en me c'est quand même largement l'agriculture qui fait qui fait vivre le département ou qui sont eux-mêmes des fils d'agriculteurs et donc vous avez aussi une reproduction sociale qui se fait et qui est la même par exemple dans les quartiers populaires une reproduction sociale donc il y a ça ensuite il y a aussi les choix budgétaires tu l'as évoqué max sur euh les priorités politiques budgétaires qui sont menées par l'État effectivement avant on avait un état qui était plus interventionniste et qui avait les capacités enfin en tout cas le pouvoir public avait les capacités d'agir pour l'aménagement du territoire via des des des des grands offices tu as parlé de la DATAR mais il y a d'autres politiques d'aménagement du territoire qui sont menées et donc c'est des choix budgétaires qui sont guidés encore une fois par le libéralisme c'est-à-dire la baisse des dotations en collectivité territoriale ce qui veut dire que les collectivités territoriales bah il donnent moins au club de foot de d'auin voilà et c'est la même chose sur les quartiers populaires c'est une logique qui est toujours la même et qui est en tout cas animée toujours par les mêmes choses et ensuite on a parlé aussi de de de la popérisation c'est-à-dire que aujourd' jourd'hui il y a une pression sociale sur l'accès au droit Alexandre parlait pardon Laurent parlait de tout ce qui était casassos en fait aujourd'hui il y a une pression sociale des des des des gens qui font que en fait si vous allez demander tel ou tel droit qui sont vos droits et ben vous êtes catégorisé et donc vous ne faites plus partie de ce que je disais tout à l'heure des groupes de sociabilisation vous êtes en dehors de tout ce qui peut être respectable donc du coup on préfère parler au voisin qui est facho plutôt que parler au voisin qui a besoin et qui a le droit à ses droits sociaux et en réalité dans les quartiers populaires bah ça se passe aussi de la même manière ça se passe aussi de la même manière avec une pression sociale de on respecte les normes les valeurs de la communauté qui est en place et en réalité si on va demander de l'aide ou ou quoi que ce soit bah vous êtes vite en dehors des cadres donc il y a il y a tout ça à penser je vais pas être trop longue parce qu'on va passer aux questions réponses et voyez à quel point les deux espaces se répondent et les deux ont des similitudes et au sein de même espace c'està-dire par exemple la ruralité il y a plusieurs ruralités et au sein des quartiers populaires il y a plusieurs quartiers populaires et je pense que en tant que et ça me fait ma transition vers ce que fait la France insoumise la France insoumise elle fait un travail quand même notamment grâce à l'Institut labo ici de haut niveau intellectuel c'est-à-dire que on ne se on se contente pas de se dire bah voilà on va analyser ça de manière factuelle et systémique non non on va essayer de faire appel à des experts à des élus locaux euh comme l'a été euh à auin et on va essayer de de de comprendre les logiques d'un système tout en comprenant que les logiques qui dominent notre système c'est malheureusement les logiques capitalistes et donc voilà c'est pour ça qu'il faut être assez prudent sur la manière dont on perçoit euh cette dualité euh métropole euh ruralité ça m'amène à des questions est-ce que vous avez des questions est-ce que vous avez besoin de de qu'on précise des chose allez ah ah il y a un autres oui merci on va essayer de prendre plusieurs questions à la fois comme ça on essaie de répondre ESS paritaire oui et on essaie de faire la parité s'il vous plaît pour le moment je vois que non ça va bon je vais essayer de faire cours Nicolas moi je viens de Saint-Étienne mais je vais parler de la campagne deux deux remarques j'essaie de faire au plus court une première d'ordre général euh la deuxième c'est une question d'ordre général j'ai l'impression que ce dont il y a besoin ça m'est venu récemment en discutant avec un pote euh c'est quelque chose de peut-être vachement plus de l'ordre de l'affect euh il faut peut-être qu'on fasse une déclaration d'amour aux campagnes comme on l'a fait au quartier populaire dire Mohammed c'est un joli prénom porter la lutte antiraciste et l'endosser complètement ou en tout cas de manière quand même conséquente euh ça ça fait partie de ça a parlé aux affects dans les quartiers ça c'est des choses que moi j'ai pu observer dans la campagne à Saint-Étienne et je pense qu'il faut faire quelque chose du même ordre euh au niveau des ruralités et de ce que Oria boutelja appelle les petits blancs en fait euh voilà donc ça c'est juste une suggestion puis après j'ai une question mais à à tous mais peut-être plus tard peut-être plus à Max parce que tu en as parlé mais je pense ça peut vous intéresser tous les trois c'est tu as parlé d'exode urbain alors il existe beaucoup dans les têtes encore une fois dans les quartiers populaires aussi à Saint-Étienne moi j'ai observé dans des discussions des des bon des gens dans les quartiers dis ouais bah nous aussi on a envie d'aller dans les campagnes mais bon ils s'imaginent pas que ce soit trop possible ils ont pas envie d'aller se confronter au racisme donc il ils se ils le font pas mais c'est aussi dans les esprits donc il existe déjà à cet endroit-là et c'est un argument euh enfin c'est un truc j'ai l'impression qu'on articule pas très bien notre programme euh c'estàdire que on parle de 1 million de paysans pour nourrir tout le monde en réalité la la Confédération paysane parle de 1 million de paysans si on veut qu'il bosse à 35 he comme tout le monde c'est plutôt 2 millions s'il y a 2 millions de paysans faut des transports faut un bureau de tabac faut donc c'est peut-être 3 4 millions de personnes faut des coiffeurs faut des écoles en fait on on l'exode urbain il existe peut-être que dans les têtes mais nous on le planifie et peut-être qu'il faut qu'on en parle et qu'on dise ben nous on planifie un exode urbain 3 4 millions de personnes c'est énorme en fait et voilà c'est cette remarque que je voulais faire merci beaucoup bonjour voilà je suis professionnelle du spectacle vivant à la tour du pain donc commune de 8000 habitants en Nord iser sous-préfecture de l'iser et on est un collectif théâtral toutterrain et depuis 20 ans on essaie de rassembler les personnes et de faire circuler nos messages qui sont des messages de gens de théâtre professionnel donc la plupart d'entre nous sont très gauchistes euh voilà et je voudrais juste exprimer ça dire qu'il est très difficile de faire sortir les gens de chez eux or dans notre histoire théâtrale publique il y a un grand héritage du théâtre ouvrier par exemple qu'on dit maintenant théâtre œuvrier avec des grandes des grands théâtres voilà identifiés dans l'histoire français qui Contin continuent ce qui est de l'ordre de la lutte ce que je voudrais dire c'est que dans ma Corporation il y a beaucoup de professionnels qui vivent et qui se massent dans les villes où il y a des grands besoins aussi mais on se retrouve avec un une une inégale répartition des artistes professionnels et en ruralité ils sont bien très important parce qu'il si on se repose uniquement sur les artistes amateurs qui sont adorables et très doués parfois plus que les pros on se retrouve par contre rarement avec la circulation d'un propos de gauche en tout cas d'un propos de gauche voilà et quand même j'alerte là-dessus et donc c'est un appel à tous les artistes professionnels de s'installer en ruralité pour rassembler et partager le sensible dans la tendresse partagée merci beaucoup bonjour Pascal je suis touché par les trois témoignages même si j'ai pas entendu celui d'anaï mais je connais un tout petit peu je viens d'un milieu familial des journaliers agricooles dans le ménéloir puis 40 ans éducateur à la protection de l'enfance à Lyon dans la banlieue de Lyon et je viens de faire un travail pour ma directrice juste avant la recherche je ma retraite une recherche sur la création des métropoles enfin sur la boîte comment ça fonctionne et comme mon patron c'est Bruno Bernard c'est la métropole les métropoles c'est quand même Michel Mercier président du conseil général et Jean-Claude Godin maire de Marseille qui ont voulu présenter quelque chose de service à la population c'était surtout pour faire brouiller leur nombril devenir ministre pour Michel Mercier non non mais faut faut dire les métropoles l'origine c'est pourri comme truc et je suis pour la culture et le théâtre et le théâtre vivant court la devant derrière et ensuite la dame derrière il y a une dame ouais ok on arrive aux femmes d'abord si on fait les identités les couleurs de P on va pas en finir euh d'abord je voulais vous remercier et en particulier Laurent c'est Laurent ton prénom de remettre la République au centre et non pas les identités de parler des ruralités et des quartiers populaires et surtout tu as parleré des services publics tu as parlé de l'école tu as parlé de la mobilité je pense qu'on l'a un peu oublié chez nous et je te rejoins j'ai oublié son prénom mais quand tu disais qu' voilà quand tu disais qu'il fallait bah revendre du rêve reparler merci merci pour ce que tu fais je pense qu'on a eu le moment politique de la Palestine c'était très bien je continuerai à les soutenir je continuerai à le faire parce que c'est un combat qui me tient à cœur mais la ruralité c'est quelque chose d'important et les différentes identités des quartiers populaires c'est tout aussi important que ça Rufin l'a fait à sa manière je pense pas que ce soit la bonne mais la manière dont tu l' fait aujourd'hui c'est très émouvement et je tenais à te remercier voilà et j'ai une question question moi moi je je viens du Nord je j'ai grandi dans un coron je suis un fils d'ouvrier j'ai bénéficié de ça des services publics de la République de l'école pour tous j'en suis très content j'ai pu élever mon niveau on va dire euh même si ça fait pas de MO un capitaliste et j'ai une question je travaille dans les dans les énergies renouvelables je suis aujourd'hui militant à Marseille de la LFI tu parlais de dépopulation de dépeuplement de migration aussi d'immigration je preneais l'exemple de la ville de limog Don Goulem je sais plus où il y avait une perte de population le la dévitalisation des villes aujourd'hui il y a énormément énormément de milliards et de milliards d'argent qui sont investis par des fonds d'investissement dans la transition écologique encore une fois c'est un sujet de de politique de la ville d'aménagement de la ville euh comment on fait pour capter cet argent parce qu'aujourd'hui cet argent il est là la transition énergétique elle se fait mais encore une fois elle profite à une élite de notable de grande métropole et à des grands fonds d'investissement et à des banques et pas aux populations les premières qui seraient concerné par la précarité énerg énergétique à savoir les classes populaires des quartiers populaires ou les agriculteurs dans la ruralité voilà [Applaudissements] merci bonjour à tous ben merci pour votre intervention moi ça fait à faire 30 ans que je milite dans les quartiers populaires avec agir pour la citoyenneté banlieu sans frontière et je me suis aperçu que dans tous les quartiers on avait tous les mêmes problème aussi bien aussi on a milité aussi dans les zones rurales en campagne donc pas de transport fermeture d'école donc ça va faire 20 ans qu'on voit que cette hémorragie ben elle progresse chaque année tu l'as répété encore et je crois plus à ces politique de de la ville parce que on l'a vu et puis ça continue aujourd'hui le seul moyen pour résister c'est aussi notre engagement l'engagement citoyen pour les fermetures d'école on mobilise les parents pour les transports on va voir la RATP ou les services qui qui comment qui gèent les transports il faut aller manifester il faut bloquer il faut il faut aller gueuler parce qu'il faut rien attendre de ce gouvernement là et ça fait 20 ans et je vous dis bien 20 ans que je milite avec les parents d'élèves avec les jeunes de nos quartiers avec les gens de la campagne parce que il dit voilà nous si on va aller en ville nous aussi on va aller au cinéma mais on peut pas y aller il y a pas de bus on peut pas rentrer il y a pas de transport ça suffit aujourd'hui moi je vous dis même avec vos études et ça monsieur le vous l'avez dit vous faites des études dessus ça fait 20 ans qu'on que que comment on meurt on meurt dans nos quartiers et on meurt à la campagne on n' pas les mêmes problématiques mais on a les mêmes vies on dit on est tous les enfants de la République mais on n'est pas tous les enfants des riches et ça on pourra pas le changer les multinationales les milliardaires ils ont le pouvoir ils veulent faire moi tout ce que j'attends c'est qu'on a un gouvernement qui avec les propositions de nos députés qui s'engagent qui nous font comme tu l'as dit mon camarade nous faire rêver nous donner espoir de revivre ce qu'on vivait avec du respect avec de l'amour avec de vivre pleinement notre notre France notre République donc quartier nos campagnes voilà merci une femme une femme qu'est-ce qui veut prendre la ah [Applaudissements] madame je commence oui ben je vais reprendre ce que disait le camarade à côté c'est que Rachid c'est que c'est le il faut plus avoir d'illusion dans un certain nombre de choses c'est le rapport de force qui joue qui va jouer et moi je je suis dans une région le pays ja qui est frontalier avec la Suisse et nous on est le seul qui n'a pas d'hôpital euh en en décembre 21 on était monté devant le ministère de la Santé euh avec des hôpitaux qui réclamaient des services maintien des services maternité et cetera et nous on avait fait une intervention devant le ministère pour un un hôpital en pays JX et pays belellgardien parce que on doit passer deux fois la frontière suisse pour aller un hôpital aux hôpitaux de Haute Savoie et quelquefois en plus il y a 1 heure 1 he et dem 2h de d'embouteillage et voilà sauf les urgences vitales qui ont le droit d'aller à Genèvre les les autres n'ont pas le droit donc c'est évident que nous quand on voit ce qui se passe à Nantes à Manosque et cetera les urgences de cet été et cetera nous on vient avec notre demande d'hôpital alors on se dit ben voilà donc il faut qu'on prenne le problème à la fois la mobilisation on fait du porte à porte on a beaucoup recruté d'ailleurs dans nos G sur une pétition pour un hôpital public euh mais également on compte beaucoup aussi bien sûr sur le programme national du nouveau front populaire c'est une pour notre hôpital c'est évident que c'est une question de rapport de force d'autant plus qu'on n pas les les élus la plupart des élus on a peu d'élus de notre côté à la différence d'hôpitaux qui ferment avec des services et cetera où il y a la population et les élus en en devant et cetera donc nous il faut qu'on prenne par les debout hein mobilisation construction de du GA entre autres sur les services publics il y a aussi le problème du logement c'est cher et cetera mais aussi l'hôpital et puis le le niveau national quoi c'est c'est les deux béquilles enfin c'est les deux côtés qu'il faut qu'il faut mettre en avant euh pour pour pour y arriver voilà merci on va prendre les deux dernières questions pour qu'on ait le temps de de répondre il y avait au fond pas que devant hein si tu peux allerah ouis désolé et plutôt des femmes parce que là on a eu majoritairement des hommes oui bonjour à tous moi je viens du Nord et j'ai fait campagne pour ces dernières législative à la fois sur des circonscriptions urbaines en banlieu et des circonscriptions rurales et il y av on peut noter une une différence notable entre les deux ces deux types de territoires autant dans ces en B dans les banlieux nous étions très bien accueillis avec des gens qui étaient ouverts à la discussion et qui nous rassuraient oui oui on va voter euh pour alors pas pour nouveau front populire ils disent on va voter pour parti à Mélenchon mais voilà donc et ça c'est ça a été le fruit de de d'un d'un travail qui a eu lieu entre les différentes élections puisquon ne fait pas du porte à porte C élections donc voilà on a eu un très très bon accueil dans ce type de territoire par contre les petites communes aux alentours bah ça a été très très très très très très compliqué parce que c'était voilà c'était plutôt républicain voir ouvertement fasciste donc mais ça ça vient aussi d'une d'un sentiment d'abondant des communes rurales qui ont l'impression que on fait beaucoup pour l'immigration et qu'elles sont les oubliés en fait de la quelles sont les oubliés de la République et ça ça c'est quelque chose qui est ça nécessite je pense une formation spécifique pour pour savoir comment s'adresser à ce type de problématique parce queon a beau leur dire oui il y a ça dans notre programme il y a ça d'un autre programme et ça ça va faire 30 ans qu'ils l'entendent ce type de discours donc au bout d'un moment ils ne peuvent plus il n'y croi plus il baissent les bras et ils disent oui ça au moins on n pas essayé on a beau essayer de leur dire que si on a déjà essayé que ça pas été top mais ils ne sont pas voilà ils ne sont pas au taqu sur ces sur ces questionsl donc voilà la question de la ruralité c'est vraiment une question dont on doit s'emparer surtout dans les lieux où on a les moyens militants de se de se répartir parce qu'on peut pas se permettre de laisser se creuser le fossé entre deux Frances qui est la france ouvrière blanche et la France ouvrière issue de l'immigration contre et c'est pas bien ce que je dire mais je le dis quand même pas contrairement au PC qui a fait son choix dans ses multiples discours au cours de cette dernière campagne merci merci beaucoup on peut prendre une dernière question et peut-être une deuxième si c'est très bref parce qu'aprs il nous reste que 10 minutes pour répondre merci pour vos interventions moi j'habite une petite ville j' habite une cité HL politique de la ville dans une petite ville du Tarne de 17000 habitants et je voulais vous dire que la politique de la ville c'est peut-être une politique qui se fait dans les quartiers populaires mais qui se pas pour les habitants des quartiers populaires à aucun moment ils essayent d'impliquer les habitants des quartierers populairire à aucun moment ils s'appuyent sur leurs besoins ils font des petites animations notamment depuis le le covid il y a un truc qui s'appelle quartier d'été où ils font des animations tout l'été et il s'étonnent qu'il y a personne qui vient et donc il criine les gens des quartiers populaires qui ne viennent pas à leur petite animation qui ne correspond à leurs besoins et qui n'ont pas fait avec eux merci allez une dernière juste derrière il y avait il y avait la jeune femme là ah non non non la jeune femme là voilà alors merci moi moi je viens de CLIRE Montferrand dans le département du PIT d'ome d'un père qui vit en ville depuis 25 ans malheureusement et qui souvent me dit que avant il votait lesfill mais que mant depuis quelques élections il a arrêté de voter parce que la question de la ruralité elle est pas assez prise en compte et une des questions qui me pose assez souvent c'est mais pourquoi est-ce que la question des langues régionales elle est pas et bien abordée dans le programme de l'avenir en commun et pourquoi est-ce que on ne se préoccupe pas de ce sujet là parce que avant sur cler Montferrand on pouvait faire auvernia au lycée maintenant il y a plus eu un CEC qui propose de faire auvernia comme option et juste derrière non c'est bon ok bon on va essayer de répondre à toutes ces questions euh tu veux commencer max on va balayer les on va balayer toutes les toutes les questions à répondre tous les trois ben merci merci Anaïs merci à tous et à toutes pour les pour les questions passionnantes alors il reste très peu de temps et donc moi je juste me concentrer sur deux questions qui me paraissent particulièrement importantes la première c'est sur l'exode urbain euh collègue stéphanois merci pour cette question je connais bien ce sujet parce que bah par hasard je me suis retrouvé en charge de pardon je me suis retrouvé en charge justement d'une étude technique pour un ministère au moment où toute la presse faisait son battage médiatique pendant le covid là-dessus et je me suis vite rendu compte qu'il y avait pas d'exode urbain en France il y a eu des flux mais il y a pas on peut pas du tout parler d'exode urbain c'est incomparable avec l'exode rural c'est et donc je me suis intéressé après à la manière dont ce mot d'ordre avait été diffusé un peu comme la France périphérique c'est quelque chose qui gagne les esprits a été martelé euh ce mot de exode urbain il vient de la droite radicale il a été maturé dès les années 2000 par les cercles proche d'Éric Zemour et d'ailleurs c'est Eric Zemour qui est le premier à avoir utilisé ce terme dans sa dans sa campagne euh je pense que le terme d'exode urbain c'est justeement interprétation il permet de réunir deux droites la première c'est la droite libérale il y a eu très peu d'installations de Néo ruraux au sens où on peut l'entendre c'est-à-dire très peu de de gens qui ont quitté la ville mais également quitté leur emploi pour prendre un boulot d'agriculteur bio ou d'artisans et cetera normalement c'est ça la transition rurale par contre ce qu'on a pu noter sur le terrain c'est qu'il y a eu énormément d'investissements en provenance des métropoles vers vers des espaces plus plutôt délaissés jusqu'avant pour plusieurs raisons déjà parce que maintenant beaucoup d'investissements immobiliers se font là sur la base de de la carte climatique et des gens qui auraient auparavant investi dans le sud de la France le font plus parce qu'ils ont peur de la désertification la deuxième chose c'est que quand Macron a fermé les frontières en mars 2020 du covid c'était par l'est que la la pandémie arrivé en France par mulouse plus précisément et donc les premières morts ont plutôt concerné le la moitié Est de la France pas l'Ouest qui a été préservée pour des raisons évidentes he qui était que la pandémie arrivait encore une fois par l'est mais ça a conduit pas mal de gens qui avaient beaucoup d'argent à investir au fait que l'Ouest notamment la Bretagne serait épargné par les pandémies ça explique pourquoi il y a eu ces investissements donc ça c'est plutôt la droite libérale qui a porté une vision en terme d'exode urbain en mode investissez dans l'espace des laessé ce qui a produit des logiqu de gentrification d'évictions et tout un tas de problèmes notamment dans le Finist Nord où les étudiants par exle peuvent plus se loger parce que tout est passé en Airbnb la deuxième chose c'est ça également dans l'Exode urbain il y a également un reland d'extrême droite parce que derrière l'exode urbain il y a aussi encore une fois ce dont je parlais au début l'idée d'urbaphobie qui est structurant dans l'extrême droite donc la antise de la grande ville c'est quelque chose qui est très fort notamment chez Zemour et donc l'idée que la grande ville bah c'est encore une fois les classes dangereuses et tout ça et tout ça donc tout ça je pense a permis ce mot d'ordre de d'exode urbain la deuxième chose c'est que je voulais pas ah oui voilà c'était la toutes les questions sur la planification écologique je pense c'est super important à mon avis pour moi une véritable planification écologique n'a pas de sens si c'est pas également en même temps une planification territoriale je pense que ce qui peut être génial c'est d'utiliser l'outil effectivement de la transition pour lutter contre ces inégalités territoriales qui sont en train d'exploser et de poser tous les problèmes politiques qu'on peut voir actuellement une idée très simple qui enfin mon idée très voilà si si je pouvais déposer une une proposition de loi moi ce que je ferais ben typiquement ça serait prioriser les investissements dans la transition sur les espaces les plus délaissés qui soit métropolitain pé urbain ruraux ville en déclin voilà ça c'est possible mais pour ça il faut avoir des grilles spatiales réelles et pas pas le la bouillie de la France périphérique je j'en parle parce que j'ai fait aussi une étude technique sur les investissements la transition en Occitanie et je me suis rendu compte qu'il bénéficié effectivement à des territoires qu'on n pas forcément besoin et notamment les quartiers plutôt aisés des métropoles pourquoi parce que c'est là que vous avez les porteurs de projet les gens qui maîtrisent les codes et qui sont capables d'aller chercher les finan ement et ça si vous êtes dans les petits patelins du Massif Central vous allez pas avoir les ressources techniques pour avoir ces ces projets donc une action publique progressiste pourrait concilier planification écologique et lutte contre les inégalités territoriales je pense ça serait vraiment magnifique Max a brillamment conclu donc je vais je vais céder ma place à Laurent non moi je vais faire très court je vais je vais répondre à la dame qui était du du Nord là qui a fait c agne sur l'urbain et le et le rural on va dire il y a aussi quelque chose qui a joué contre nous entre guillemets c'est que les les médias ont fait leur choug gras de de notre côté on va dire urbain et d'autres sujets par exemple pendant la campagne sur la Palestine des choses comme ça il on complètement occulté de parler de la ruralité chose que nous portons dans notre dans notre programme et d'ailleurs comme je dit tout à l'heure il y a le portrait des ruralités là vous retrouverez plein de choses dedans et et pardon et euh par exemple les ruralités je sais pas si vous avez suivi alors je sais pas quel jour c'est intervenu après la dissolution il y a il y a Jean-Luc Mélanchon qui a été interviewé qui a fait un débat sur France 2 je crois que c'était et euh j'avais échanger avec Jean-Luc en lui disant puisque les médias nous laissent pas la place sur les ruralités profite de la de la fenêtre que tu auras pour en parler et je sais pas si vous peut-être vous en rappelez pas et c'est normal parce que on a parlé de plein de choses mais il en a parlé il a il a il a parlé des ruralités et donc c'est quelque chose voilà il y a aussi les médias qui jouent contre nous et euh et c'est à nous effectivement sur le terrain je sais que c'est pas facile parce que moi aussi je milite sur le terrain je sais que c'est pas facile mais c'est c'est un travail de fourmis qui fera que petit à petit il faut qu'on reprennent aussi la main sur sur les ruralités dans nos dans nos campagnes dans nos petits bled dans nos petits villages et il faut que les gens comprennent qu'on les abandonne pas loin de là et que nous nous sommes la solution et que le RN ce n'est pas la solution et ça c'est un travail quotidien de de minage de terrain qu'il faudra qu'il faut accomplir je sais que c'est pas facile mais on va y arriver moi j'en suis convaincu parce que ces médias ces merdias plutôt on dirrait dire travaillent pour une certaine politique aux antipodes de la nôtre voilà merci à toutes et à tous pour ce moment d'échange et ce moment partagé on vous dit à très vite et à bientôt

Des quartiers populaires à la ruralité : espaces et classes populaires | #AMFIS2024 — Laurent Alexandre · Pourquijevote