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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 27 janvier 2024 10 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalAgriculture & alimentation

François-Xavier Bellamy - loi immigration : un camouflet pour la droite - #cdanslair 26.01.2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Reprendriez-vous ces expressions à votre compte ?

  • 1:43ComplaisanteRéponse directe

    Je vous propose d'écouter ce qu'en disait ce matin Xavier Bertrand.

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Donc on fait un peu de politique, Laurent Fabius et le Sénacle, comment on dit ?

  • 4:32RelanceRéponse directe

    Vous vous sentez trahi par le gouvernement qui s'est servi de vous pour faire voter ce texte, en espérant derrière que le Conseil constitutionnel nettoierait et enlèverait toutes vos propositions.

  • 5:40OuverteRéponse directe

    François-Xavier Bellamy, quand la droite s'empare de ces sujets d'immigration, avec des mesures toujours plus dures, parce que c'est ce que demandent les Français, est-ce que vous ne craignez pas que sur ce terrain-là, on préfère l'original à la copie, comme on le dit, et qu'on préfère l'ERN, qui a toujours eu ce discours très dur, contrairement aux Républicains, et d'ailleurs l'ERN qui vous devance très largement dans les sondages.

  • 7:27RelanceRéponse directe

    Elles ont heurté certaines de ces propositions, y compris dans votre propre camp. Je pense notamment à Jacques Toubon, ancien ministre chiracien, qui s'est ému de la dérive, de la préférence nationale qui était dans l'ADN.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:10Invité politiqueFait
    « Le jour même de cette censure, qui a été, je le rappelle encore une fois, proposée par le président de la République lui-même qui a envoyé ce texte, démarche assez rare, au Conseil constitutionnel. »
  • 5:14Invité politiqueChiffre
    « Le jour même de cette censure, on apprend que la France, l'an dernier, a délivré un nombre record de titres de séjour. »
  • 5:22Invité politiqueChiffre
    « En deux ans, Axel Detarley, nous aurons accueilli un million de personnes sur le sol français. »
  • 5:31Invité politiqueFait
    « C'est cette solution votée par le Parlement que le Conseil constitutionnel vient de détruire aujourd'hui, malgré le fait qu'elle est aujourd'hui, évidemment, l'objet de l'aspiration d'une très grande majorité des Français. »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « Le gouvernement, et le ministre de l'Intérieur l'a dit hier, ne veut pas déposer de nouvelles propositions de loi. »
  • 6:44Invité politiquePromesse
    « Est-ce qu'on doit dire que c'est d'extrême droite de faire en sorte qu'un étranger qui arrive sur le sol français doit commencer par cotiser avant de toucher les prestations sociales ? »
  • 6:59Invité politiquePromesse
    « Est-ce que c'est d'extrême droite que de considérer que quelqu'un qui a reçu l'honneur de la nationalité française doit se l'avoir retiré quand il tue un policier ou un gendarme ? »
  • 7:08Invité politiquePromesse
    « Est-ce que c'est d'extrême droite de faire en sorte que quelqu'un qui a violé nos frontières soit considéré comme étant dans une situation délictuelle parce qu'il est rentré illégalement sur notre sol ? »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « Jacques Toubon, il était au RPR en 1990 quand le RPR défendait une ligne sur l'immigration qui est, je crois, encore bien plus ferme que celle que nous avions réussi à faire adopter dans cette loi. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy68 %
  • Locuteur non identifié27 %
  • Présentateur5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

François-Xavier Bellamy, bonsoir. Vous êtes vice-président des Républicains, eurodéputé et candidat LR aux élections européennes. Donc le Conseil constitutionnel a invalidé hier soir les mesures de droite de la loi immigration du gouvernement. Laurent Wauquiez parle d'un coup d'État de droit, Éric Ciotti d'un hold-up démocratique venant du Conseil constitutionnel. Reprendriez-vous ces expressions à votre compte ?

0:32
François-Xavier Bellamy

Bien sûr. Je crois que nous avons assisté à travers cette décision à une forme étonnante de contradiction du Conseil constitutionnel avec la Constitution elle-même. Rappelons que ce qui fait la raison de la censure d'un très grand nombre d'articles de la loi qu'effectivement les Républicains avaient porté, proposé et fait adopter par la majorité du Sénat et de l'Assemblée nationale. Rappelons que ce qui fait donc la base de cette censure, c'est l'invocation de l'article 45 de la Constitution.

Donc le Conseil constitutionnel nous explique en substance que parler du regroupement familial, parler des prestations sociales versées aux étrangers, parler du rétablissement, du délit de séjour irrégulier, de la sanction faite à quelqu'un qui franchit illégalement une frontière, tout cela n'a rien à voir avec l'immigration. C'est hors sujet. Hors sujet dans un texte de loi sur l'immigration. C'est évidemment une folie. Ce que dit l'article 45, c'est qu'un amendement est recevable s'il a un lien, même indirect, avec l'objet du texte de loi concerné. Ce que le Conseil constitutionnel nous propose comme interprétation, c'est le contraire de l'esprit et de la lettre de la Constitution.

1:35
Locuteur non identifié

Donc oublie le caractère cavalier, c'est ce qui a été reproché à plusieurs de ces mesures, c'est d'être un cavalier législatif. Évidemment. Ces mesures n'avaient pas leur place dans ce texte. Il n'empêche, attaquez ainsi le Conseil constitutionnel qui est le garant quand même du respect de la loi à notre Constitution. Je vous propose d'écouter ce qu'en disait ce matin Xavier Bertrand. Il met en garde contre ceux qui critiquent ainsi les piliers de nos institutions. On écoute le président LR des Hauts-de-France.

2:02
Présentateur

J'ai un profond désaccord avec Laurent Wauquiez. Quand on est dans l'opposition, quand on veut gouverner, on ne peut pas raconter n'importe quoi. Et on ne peut pas s'en prendre aux institutions comme on le fait aujourd'hui. Parce que quand les responsables politiques chauffent tout le monde à blanc, eh bien vous risquez d'avoir une fin de mandat qui pourrait un jour ressembler à celle de Trump aux Etats-Unis. Et il faut faire très attention à cela. Si les responsables politiques oublient que dans responsables politiques, il y a responsables, les choses peuvent mal tourner. Et le sang-froid est à mon avis quelque chose d'indispensable. Surtout en ce moment.

2:34
Locuteur non identifié

– Alors François-Xavier Bellamy, en gros, Xavier Bertrand dénonce une dérive trumpiste chez Laurent Wauquiez.

2:43
François-Xavier Bellamy

– Je comprends honnêtement, chacun a sa liberté bien sûr, mais moi j'ai du mal à comprendre cette critique dans la mesure où, d'abord, il faut quand même raison garder. On est en démocratie. Dans une démocratie, c'est normal de parler de ce qui fait notre vie publique. C'est normal, y compris de critiquer des jugements rendus par la justice. Rappelons que la justice, elle s'exprime au nom du peuple français. Et le Conseil constitutionnel rend ses décisions au nom du peuple français. À la fin, c'est nous, comme citoyens, qui sommes concernés. Et nous avons le droit d'avoir notre avis et de défendre notre avis.

3:17
Locuteur non identifié

– Donc on fait un peu de politique, Laurent Fabius et le Sénacle, comment on dit ?

3:20
François-Xavier Bellamy

– Il faut quand même qu'on puisse rappeler que discuter d'une décision de justice, ça n'est pas un scandale majeur dans une démocratie normale. Et que si le Conseil constitutionnel devait imposer le silence à tous ceux qui, aujourd'hui, sont concernés par le sujet migratoire, je ne suis pas sûr qu'on serait tout à fait dans une vie démocratique normale et paisible. Ça me paraît ressembler bien plutôt ici à une forme de dérive illibérale. Pour le reste, encore une fois, je le redis, parlons du fond, parlons du contenu. Nous avons une loi qui porte sur l'immigration, qui est le sujet qui, aujourd'hui, préoccupe le plus les Français. Cette loi, elle était proposée par notre famille politique.

Elle était proposée, aujourd'hui, parce que nous avons besoin de garantir une meilleure maîtrise de nos frontières. Elle a été approuvée par la majorité du Parlement. Est-ce que c'était antidémocratique ? Je ne crois pas. Elle était, toutes les enquêtes d'opinion l'ont montré, largement approuvée par une grande majorité des Français. Est-ce que c'était antidémocratique ? Je ne le crois pas non plus. Et voilà que le Conseil constitutionnel, à la demande du gouvernement, parce que personne n'est dupe. Le but, c'est de calmer la majorité d'Emmanuel Macron, qui est profondément divisé sur le sujet migratoire. On le voit aussi au plan européen, comme dans la vie politique nationale.

Pour pouvoir apaiser les esprits, le Conseil constitutionnel retire de ce texte de loi tout ce qui était un peu substantiel pour faire en sorte, effectivement, de garantir une meilleure maîtrise de nos frontières.

4:32
Locuteur non identifié

Vous vous sentez trahi par le gouvernement qui s'est servi de vous pour faire voter ce texte, en espérant derrière que le Conseil constitutionnel nettoierait et enlèverait toutes vos propositions.

4:42
François-Xavier Bellamy

Mais pardon, ce n'est pas nous qui sommes trahis par le gouvernement. Et d'une certaine manière, les querelles de partis n'ont aucune espèce d'importance. C'est la France. Ce sont les Français qui sont trahis par ce gouvernement, qui prétend tout faire pour mieux contrôler l'immigration, qui prétend essayer d'adopter une politique de droite et qui, en réalité, fait le contraire. Le jour même de cette censure, qui a été, je le rappelle encore une fois, proposée par le président de la République lui-même qui a envoyé ce texte, démarche assez rare, au Conseil constitutionnel. Le jour même de cette censure, on apprend que la France, l'an dernier, a délivré un nombre record de titres de séjour.

En deux ans, Axel Detarley, nous aurons accueilli un million de personnes sur le sol français. C'est ça, la réalité du problème. C'est à ce problème que les Républicains voulaient apporter une solution. Et c'est cette solution votée par le Parlement que le Conseil constitutionnel vient de détruire aujourd'hui, malgré le fait qu'elle est aujourd'hui, évidemment, l'objet de l'aspiration d'une très grande majorité des Français.

5:36
Locuteur non identifié

François-Xavier Bellamy, quand la droite s'empare de ces sujets d'immigration, avec des mesures toujours plus dures, parce que c'est ce que demandent les Français, est-ce que vous ne craignez pas que sur ce terrain-là, on préfère l'original à la copie, comme on le dit, et qu'on préfère l'ERN, qui a toujours eu ce discours très dur, contrairement aux Républicains, et d'ailleurs l'ERN qui vous devance très largement dans les sondages.

5:57
François-Xavier Bellamy

Le fait est que ce travail pour apporter des solutions, c'est nous qui l'avons fait. Personne d'autre, pas la majorité d'Emmanuel Macron, qui manifestement ne veut pas d'une réponse ferme sur les questions migratoires. Le gouvernement, et le ministre de l'Intérieur l'a dit hier, ne veut pas déposer de nouvelles propositions de loi. C'est donc qu'il, en fait, ne souhaite pas s'attaquer réellement à l'impuissance de notre État à maîtriser ses frontières. Ce n'est pas non plus le Rassemblement National qui n'aura rien fait sur ce sujet. Ni à Paris, ni à Bruxelles et à Strasbourg, où nous travaillons aussi sur les sujets migratoires qui sont absolument cruciaux.

Donc la droite, les Républicains, font le travail de proposer les solutions que les Français attendaient. Pardonnez-moi de le dire, dans ce texte tel qu'il a été voté, dans ce texte tel qu'il a été censuré, il n'y a rien que des mesures de bon sens qui correspondent à la réalité de la législation dans la plupart des pays européens. Est-ce qu'on doit dire que c'est d'extrême droite de faire en sorte qu'un étranger qui arrive sur le sol français doit commencer par cotiser avant de toucher les prestations sociales ? Je ne le crois pas, les Français non plus.

Est-ce que c'est d'extrême droite que de considérer que quelqu'un qui a reçu l'honneur de la nationalité française doit se l'avoir retiré quand il tue un policier ou un gendarme ? Je ne le crois pas, les Français non plus. Est-ce que c'est d'extrême droite de faire en sorte que quelqu'un qui a violé nos frontières soit considéré comme étant dans une situation délictuelle parce qu'il est rentré illégalement sur notre sol ? Je ne le crois pas et les Français non plus.

Et tant qu'on continuera de faire croire que ces mesures sont scandaleuses, qu'elles sont contraires à nos valeurs, à nos principes, tant qu'on continuera de voir des gens qui ne subissent en aucun cas les conséquences de l'immigration illégale insulter les Français qui s'en inquiètent, et bien effectivement, on les jettera dans les bras de l'extrême droite.

7:27
Locuteur non identifié

Elles ont heurté certaines de ces propositions, y compris dans votre propre camp. Je pense notamment à Jacques Toubon, ancien ministre chiracien, qui s'est ému de la dérive, de la préférence nationale qui était dans l'ADN.

7:40
François-Xavier Bellamy

Non, c'est... Pardon, arrêtons-nous là-dessus un instant parce qu'on nous fait croire qu'il y a une dérive de la droite sur ces sujets. Jacques Toubon, il était au RPR en 1990 quand le RPR défendait une ligne sur l'immigration qui est, je crois, encore bien plus ferme que celle que nous avions réussi à faire adopter dans cette loi. Donc, chacun regarde la dérive là où elle est. Moi, je crois que M. Toubon est parti vers la gauche. Il a décidé de fermer les yeux sur la réalité de la crise migratoire. Cette crise migratoire, ce sont les Français les plus modestes qui la vivent aujourd'hui, pas M. Toubon. Ça, je n'en doute pas un seul instant. Et les Français nous attendent sur ce sujet.

Si nous n'apporterons pas de réponse, alors il ne faudra pas s'étonner, effectivement, de voir monter les discours populistes.

8:14
Locuteur non identifié

J'en reviens à la dérive que souligne Xavier Bertrand en parlant de cette tentation qu'aurait la droite d'envoyer valdinguer le Conseil constitutionnel qui nous empêcherait de faire ce que l'on veut en termes d'immigration. Et j'ajoute, ce matin, Laurent Wauquiez parle des noms agricoles. Il dit, ce ne sont plus les Français qui décident. Cela ouvre la voie à une colère démocratique profonde. Est-ce qu'il y a aussi cette idée qu'au fond, Bruxelles est un empêcheur de tourner en rond et de bien gouverner ? Et au fond, est-ce qu'il n'y a pas une dérive, comment dire, ou une ADN de Boris Johnson de vouloir reprendre le contrôle en se débarrassant de toutes ces institutions

8:52
François-Xavier Bellamy

qui nous empêchent de gouverner ? Pardon, mais je crois qu'on mélange beaucoup de sujets à la fois. Disons une chose toute simple. La démocratie est un trésor fragile. Et la démocratie représentative, elle consiste à vouloir répondre aux attentes de la population, aux attentes des citoyens. Aujourd'hui, c'est un fake. Effectivement, ce que nous crient les agriculteurs, et nous, nous le disons depuis des années au Parlement européen, c'est que la vie que nous leur faisons devient impossible.

Les règles qui sont décidées à Bruxelles, mais aussi à Paris, parce que le gouvernement français est le premier à en rajouter toujours quand il s'agit de mettre de la complexité, de mettre de la contrainte, de mettre du contrôle, là où il faudrait au contraire laisser les gens travailler. Les règles qui sont votées en permanence obéissent à un agenda qui est en fait très minoritaire dans le pays. On le voit sur l'immigration, on le voit sur l'environnement.

En fait, ce qui est en train de se passer, en effet, c'est que vous avez des gens, probablement rumont pensier au Conseil constitutionnel, comme d'ailleurs bien souvent, malheureusement, dans les institutions au Parlement européen, où une minorité fait la loi autour d'un agenda de décroissance, qui pense pouvoir décider à la place des gens, qui pense savoir mieux que tout le monde, ce qu'il faut faire pour leur bonheur, pour leur bien, pour leur vertu. Je crois que c'est cela qu'il faut renverser très vite. Retrouver le sens de la démocratie, ça veut dire retrouver le sens de l'écoute des citoyens. C'est ça qui fait le respect que nous leur devons.

10:04
Locuteur non identifié

Merci François-Xavier Bellabi. Merci à eux. Vous restez sur France 5 tout de suite. C'est dans l'air qui revient précisément sur cette colère des agriculteurs. C'est dans l'air qui est intitulé ce soir « Agriculteurs, premier test pour Gabriel Attal ».

10:16
Locuteur

Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.