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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 27 octobre 2020 43 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSantéÉconomie & entreprises

Présidentielle 2022 : pour une investiture populaire de 150 000 parrainages citoyens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous dire si vous avez eu des difficultés à obtenir vos 500 signatures, et si oui combien en avez-vous obtenues pour 2017 ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Vous avez parlé d'une investiture populaire, c'est quoi, ce sont des primaires, c'est par suffrage, quelle est la forme que prendrait cette investiture ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Permettez-moi de rebondir sur les propos de Danièle Obono, sur un tweet suite à l'interview de Gérald Darmanin sur France-inter où elle dit : "pour bien commencer la journée, rien ne vaut d'entendre le sinistre de l'intérieur, d'Emmanuel Le Pen, déclarer la guerre civile. L'extrême-droite serait presque gênée de tant de sollicitudes". Elle va loin, et c'est un petit peu ce que vous nous dites ce matin, est-ce que vous partagez ces propos ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Dans ce contexte très lourd pour le pays, et pour votre famille politique, comme vous l'avez rappelé, est-ce qu'il est temps de prendre la décision, est-ce que c'est le bon moment pour prendre sa décision et annoncer, une éventuelle candidature à l'élection présidentielle, comme vous l'aviez annoncé ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Mélenchon, le Premier Ministre reçoit des représentants des partis ce soir, je ne sais pas si c'est vous qui irez directement, mais en tous cas, est-ce que vous souhaitez dire des choses au 1er Ministre. Est-ce que vous êtes prêt à suivre le gouvernement, s'il prend des mesures plus dures de confinement par exemple, qu'est-ce que vous souhaitez dire au Premier Ministre ?

  • 27:00FerméeRéponse directe

    Mais qu'est-ce que vous allez demander au 1er Ministre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « une commission a été constituée autour de Monsieur Debré, pour décider, si il y aura des élections départementales et régionales à la date dite »
  • 4:00Fait
    « si la date de l'élection départementale et régionale, était reportée à juin, cela signifie que d'avril à juin, tous ceux qui interviendraient dans cette campagne départementale ou régionale, et qui auraient l'intention d'être eux-mêmes candidats à l'élection présidentielle, ou bien qui le seraient déjà, pourraient voir ces manifestations et ces interventions être intégrées aux comptes de la campagne présidentielle »
  • 8:00Chiffre
    « 150 000 signatures de citoyennes et de citoyens »
  • 10:00Fait
    « un tsunami d'irrationalité, où le vocabulaire de l'extrême-droite, a été intégralement repris, par les dirigeants de la République en marche, pour stigmatiser un prétendu islamo-gauchisme »
  • 21:00Fait
    « il n'y a pas de théorie politique intersectionnelle, il n'y avait déjà pas, auparavant de théorie du genre »
  • 26:00Fait
    « nous avons pour logique d'être tout le temps autonomes et indépendants »
  • 32:00Chiffre
    « il va y avoir 10 millions de pauvres dans ce pays »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

…des démêlés qui suivent des attentats, comme celui qu'on a connu récemment, toute question qui sort de ce champ a l'air d'être incongrue et hors sujet. Mais la vie continue, et il faut qu'elle continue. Un problème surgit en cours de route, comme vous le savez, une commission a été constituée autour de Monsieur Debré, pour décider, si il y aura des élections départementales et régionales à la date dite.

Et à cette occasion se mettent en mouvement, une série de problèmes et nous pensons utile d'y apporter une réponse. Quel problème ? C'est que, les uns disent, à peu près tout le monde dit : "il faut reporter", certains disent : "dès juin de cette année", d'autres : "en 2022 après l'élection présidentielle".

La discussion continue, et je n'ai pas l'intention de prendre le rôle de mes camarades qui se rendent aux réunions en question, où vont Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, et Adrien Quatennens, le coordinateur du mouvement Insoumis, député du Nord. Mais une chose est sûre, si la date de l'élection départementale et régionale, était reportée à juin, cela signifie que d'avril à juin, tous ceux qui interviendraient dans cette campagne départementale ou régionale, et qui auraient l'intention d'être eux-mêmes candidats à l'élection présidentielle, ou bien qui le seraient déjà, pourraient voir ces manifestations et ces interventions être intégrées aux comptes de la campagne présidentielle. Pour prendre un exemple au hasard, Monsieur Xavier Bertrand, candidat à sa reconduction, à la région Nord, pourrait voir toutes ses activités ou une partie d'entre-elles, ou selon certaines règles, nouvelles et inconnues à ce jour, être imputées dans ses comptes de campagne.

Que l'on me dise pas que cela n'est pas possible, puisque dans les diverses inquisitions dont je fais l'objet, est pris en compte, ce que nous avions nous-mêmes organisé, lors de la précédente élection présidentielle en 2016, où par clarté, par envie de tenir des comptes propres, nous avions créé une association pour gérer nos fonds, jusqu'à la période de l'ouverture officielle de la campagne présidentielle. Donc nous voulons pointer du doigt qu'il y a un problème, et ce n'est pas le seul. Comme nous pointons du doigt ce problème, et que nous voulons le faire assez solennellement, pour que tout le monde soit au courant, et ne vienne pas dire ensuite : "Nous ne savions pas", nous en profitons pour en signaler un autre.

Cet autre problème, c'est celui du déroulement-même, de ce qui est avant l'ouverture officielle de la campagne électorale présidentielle. Avant, il y a le temps de la collecte des 500 signatures, qui sont indispensables pour pouvoir participer à l'élection présidentielle. Ça soulève deux questions, l'une de principe, vous avez vu qu'une masse de citoyens envisagent, dans ces prochaines élections, soit de s'abstenir, soit de voter blanc, c'est à dire de se mettre en retrait de la décision.

Tout doit donc dès maintenant concourir à aider, donner le goût, l'envie, de participer à cette décision. Rien ne serait pire, après une période comme celle que nous venons de vivre, qu'il y ait, y compris dans l'élection présidentielle, une abstention du type de celle qu'on a pu constater dans toutes les élections intermédiaires depuis 2017 qui sont des records absolus dans la vie démocratique de notre pays. Ne rien faire, et compter sur une dramatisation… …primaire, grossière, faire peur pour que des gens se décident à voter d'une manière ou d'une autre, pour nous c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.

La prochaine élection devrait être, autant que possible, une élection de construction d'une majorité positive, majorité de projet, majorité de programme. Ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux, c'est une décomposition progressive de toute la scène politique rendant illisible toute parole politique. Voilà maintenant une semaine que dure, un tir d'artillerie absolument inouï et jamais vu, un tsunami d'irrationalité, où le vocabulaire de l'extrême-droite, a été intégralement repris, par les dirigeants de la République en marche, pour stigmatiser un prétendu islamo-gauchisme, dont ils sont hors-d'état de montrer le début du commencement, parmi l'un quelconque des membres des Insoumis.

Et comme il n'y a eu aucune sanction d'aucune sorte, évidemment les esprits s'échauffant, on a pu voir un Monsieur Blanquer mettre en cause toute l'Université française, en lui reprochant de consacrer trop de temps et trop d'argent, aux études dites intersectionnelles, et que sais-je encore, qui sont des études universitaires, et de même, qu'il n'y a pas de théorie politique intersectionnelle, il n'y avait déjà pas, auparavant de théorie du genre, si vous vous souvenez de cet épisode. Ceci peut vous paraître éloigné du sujet principal, mais tout ceci correspond à une désintégration de la scène politique. Quand les dirigeants de la République en marche, dont le ministre de l'Éducation nationale, reprend mot pour mot, l'argumentaire du Front national, c'est que quelque chose de fondamental est en train de se briser.

Dès lors il faut construire les moyens d'y riposter. Donc se repose la question des conditions dans lesquelles, quelqu'un peut être investi, pour la campagne présidentielle. Supposer qu'une candidature, ne bénéficie pas de l'énorme machine, que représente une organisation politique, lorsqu'elle est enracinée, avec des élus locaux, des maires, des conseillers généraux ou régionaux, soit empêchée de participer à l'élection présidentielle, quelle qu'elle soit.

Vous savez aussi bien que moi, que dès lors, le résultat en serait illégitime, et sans doute faussé. Voilà à quoi nous pensions répondre, dès le mois de mai prochain, où nous avons une niche parlementaire. Dans cette niche parlementaire, nous comptions redéposer une idée qui a fait son chemin, longtemps dans nos rangs, qu'il y ait la possibilité, qu'à côté des 500 signatures d'élus, qui sont aujourd'hui nécessaires pour obtenir l'investiture, la possibilité de participer à l'élection présidentielle, une autre voie d'accès, c'est à dire nous ne supprimons pas celle qui existe déjà, une autre voie d'accès existe, qui serait la collecte de 150 000 signatures de citoyennes et de citoyens.

Pourquoi 150 000 ? Parce que c'est le chiffre, qui avait été proposé par la commission que Monsieur Hollande avait constituée autour de Lionel Jospin, dans laquelle il y avait un certain nombre de personnalités, du monde du droit, mais aussi de la politique. Du monde du droit, par exemple Monsieur Dominique Rousseau, qui est un constitutionnaliste connu.

Du monde de la politique, Madame Roselyne Bachelot, qui à l'époque, était une militante politique, plus ouvertement, qu'elle ne l'est aujourd'hui. Ah ben non, maintenant, elle est au gouvernement, donc c'est fait. Excusez-moi, j'étais encore à la période où elle faisait de l'animation à la radio, maintenant, elle est membre d'un gouvernement.

Ça signifie qu'un membre du gouvernement au moins, a signé ce rapport Jospin, et ce rapport Jospin disait : "Il y a une faille énorme dans le dispositif, parce que les 500 signatures peuvent éliminer des candidats et ça fausserait, et cela n'a jamais empêché, la multiplication parfois, du nombre des candidatures". Donc Lionel Jospin et sa commission, proposaient une rationalisation, une modernisation, une ouverture du champ, avec ces 150 000 signatures. Donc disais-je, nous avions prévu de déposer cette loi en mai prochain, dans le cadre de notre niche, avec l'espoir de rallier d'ici-là, un certain nombre de votes, en toute hypothèse, nous le ferons.

Nous déposerons en mai prochain, cette proposition de loi. Mais nous la déposons dès aujourd'hui. Pour la raison que j'ai donnée en tout premier point, il y à une commission qui discute de l'ordre dans lequel vont avoir lieu les prochaines élections, et cela implique l'élection présidentielle, qu'on le veuille ou non.

Et il y en a une deuxième, c'est que visiblement, et comme beaucoup d'entre nous le redoutaient, il semble que l'épidémie, la pandémie fonctionne par vagues, comme d'une manière assez traditionnelle, fonctionnent les pandémies de ce type. C'est la raison pour laquelle nous avions d'ailleurs lancé l'alerte, vers la fin de la première vague, en nous référant à des travaux de scientifiques, aucun d'entre-nous n'a, dans notre groupe, la compétence suffisante, pour décider de comment doivent être analysées les pandémies. Mais nous référant à des travaux des scientifiques, nous avons dit : "Attention il y aura une 2ème vague, il faut prendre un certain nombre de mesures.

Il est évident qu'aucune de ces mesures n'ont été prises, et que tel qu'est fait le gouvernement, et tel qu'est préoccupé le Président de la République, ça ne sera jamais fait. Autrement dit, ils vont continuer à ne rien faire, à ne rien prévoir, et organiser des confinements à tour de bras, chaque fois que le système hospitalier sera débordé, car je le rappelle, le confinement n'a de sens, que par rapport au fait, que l'appareil hospitalier est débordé, à partir d'un certain nombre de contaminations. Si il y avait plus de lits, plus de capacité d'accueil, la situation ne serait pas la même.

Je ne dis pas, qu'il n'y aurait pas besoin de confinement, mais en tout cas, on ne serait pas mis au pied du mur, de la nécessité de confinement aussi radicaux, que ceux qui sont envisagés, et qui seront mis en pratique. Dans ces conditions, il est évident que personne ne peut dire, à l'heure à laquelle on parle, où on en sera à ce moment-là, et ce sera trop tard, pour se poser la question de savoir comment on organise, et on prépare l'élection présidentielle, en particulier, la collecte des signatures au porte-à-porte, des mairies de notre pays, sera naturellement impossible, si nous tombons dans une période, ou de confinement, ou de semi-confinement, ou de confinement partiel. C'est pourquoi, mieux vaut s'y prendre à temps, et poser la question à temps.

Nous pensons que c'est le bon moment de le faire, en raison de l'existence de cette commission Debré, qui pourrait, si elle décide de reporter les élections au mois de juin, d'abord indiquer quel serait le régime de ceux qui seraient déjà en campagne présidentielle, qui auraient déjà annoncé leur candidature, ou ceux qui le feront dans le cours du mois de juin. Mais surtout qui pourrait dire, si à ce propos, il n'est pas possible de passer à un autre mode pour l'investiture, c'est le bon moment pour le faire. En toute hypothèse, nous aurons présenté notre texte au mois de mai, mais les choses sont beaucoup plus simples si c'est dès maintenant qu'on décide de réorganiser l'ensemble du champ des élections dans notre pays.

Nous y insistons parce que nous voyons, avec beaucoup d'inquiétude, progressivement, se resserrer et réduire le champ des libertés individuelles et collectives dans notre pays. Oh, les prétextes sont toujours tout trouvés ! Il y en avait pour le Code du Travail, qui ont abouti à supprimer tous les Comités d'hygiène-Sécurité-Environnement, résultat, tout ça avant une pandémie qui frappe d'abord comme premiers foyers de contamination, les entreprises, ça a été longtemps le cas.

Il y a toujours une bonne raison pour réduire, et réduire et réduire encore. Et nous préférons que les choses soient posées à temps, tranquillement. Au moment où ça s'inscrit dans une certaine logique de situation, sans sortir les gros tam-tam et les grosses caisses.

Y penser tranquillement, plutôt que de se laisser acculer à des situations qui ensuite semblent irréversibles. Parce qu'aujourd'hui par exemple, comme rien n'a été imaginé à temps, on va décider dans une situation d'extrême urgence, de savoir si des élections sont reportées ou pas. Aucun d'entre-vous dans cette salle, ni nous-mêmes, n'aurions pu dire il y a 1 an, que des élections seraient reportées en France, du fait d'une pandémie.

Donc nous adjurons que l'on comprenne à temps qu'il vaut mieux pour ce qui concerne la démocratie et ses rites, ses points de passage, son organisation, déterminer des choses aussi calmement, tranquillement et avec maîtrise, à chaque fois qu'on peut le faire. Voilà pourquoi nous allons déposer cette proposition de loi. Je vous le rappelle, elle repose sur un rapport fait par Lionel Jospin, dans une commission, dans laquelle siégeait un des membres du gouvernement.

Deuxièmement, elle est justifiée par le fait que le débat, sur les conditions d'organisation de l'élection présidentielle, sont impliquées par les travaux de la commission Debré. Troisièmement, elle est impliquée par la situation sanitaire, qui rend incertaine les conditions dans lesquelles, dans le cadre actuel, on pourrait collecter les signatures qui sont nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle. Voilà Mesdames, Messieurs, en vous remerciant pour l'intérêt que vous pourrez apporter à cette question, ce que nous avions à vous dire ce matin, nous autres qui sommes ici.

Je signale pour la curiosité, on a vérifié, jamais aucun des candidats, qui a fait un résultat faible, faible… bon ça va, c'est un mot qui n'est pas dévalorisant, il m'est aussi arrivé, d'avoir des résultats faibles ou qui ne me satisfaisaient pas, il est apparu que dans les élections présidentielles précédentes, jamais aucun candidat n'a fait moins de 150 mille voix. Donc la barre de 150 mille, ouvre, me semble-t-il, une forme de légitimité, cette remarque a été faite par le rapport de la commission Jospin, et pas seulement par nous à cet instant. Alors après le rapport défini, et je vous en fait grâce, les conditions précises de détail, comment on fait, où on s'inscrit, comment on procède.

On reprend tout le dispositif prévu par le rapport Jospin, voilà. …Alors si vous voulez bien enlever le masque, parce que moi, je ne comprends rien dès qu'il y a un masque. – Pouvez-vous nous dire si vous avez eu des difficultés à obtenir vos 500 signatures, et si oui combien en avez-vous obtenues pour 2017 ? – Bon, on on ne sait jamais, si on va avoir des difficultés au pas, pour être franc avec vous, mais dans le passé, il n'y en a eu aucune.

Je veux dire bon, il y a eu une campagne bien sûr, mais on y est arrivé sans trop de difficulté… – Vous en avez eu combien ? – Pardon ? – Je crois qu'on en avait eu 900… – Oui oui, on a dépassé, parce que nous étions alliés avec le mouvement communiste et ça a donné un très puissant coup d'accélérateur aux signatures.

On a commencé, au départ on était tout seul. On était arrivé aux alentours de, j'ose à peine vous le dire, 666 signatures puisqu'il y avait un plaisantin à la commission qui collectait les signatures, qui avait trouvé que 1789 signatures pour monsieur Fillon et 666 pour moi. On a apprécié l'humour, mais ça s'était fait sans trop de difficulté et aussitôt les communistes ont massivement cosigné donc on est monté comme ça à plus de 900 sans trop de difficultés.

Donc c'est aussi bien, je ne veux pas vous le cacher, ça peut être un problème pour nous, je ne veux pas faire le fier ici et vous dire nous sommes assurés d'avance d'y arriver, mais comme nous avons pour logique d'être tout le temps autonomes et indépendants, nous nous disons que si nous avons des difficultés, nous ne pourrons compter que sur nous mêmes donc mieux vaudrait qu'il y ait un dispositif que je vais résumer en disant, un dispositif d'investiture populaire. Au demeurant, si je dois être candidat, je vous informe d'avance que je solliciterai cette investiture populaire. Je crois que c'est une bonne chose dans l'ambiance actuelle que de se présenter à l'élection majeure dont tout le monde sait qu'elle est devenue indispensable pour apurer les comptes et faire opérer à ce pays les changements que tout le monde a l'air de vouloir y mettre, aussi bien le gouvernement actuel qui n'a plus rien à voir avec celui que nous avons connu à la sortie de 2017, qui était un gouvernement de centre droit ou léger centre gauche, une espèce du mix centre droit, centre gauche et qui est devenu un gouvernement de droite dure mais au sens même pas traditionnel de la droite en France, un gouvernement de droite libérale très dure avec tous les aspects que comporte ce type de gouvernement dans le monde entier, ce n'est pas une spécialité française, c'est-à-dire un extrême libéralisme économique et une extrême rigueur autoritaire dans les rapports sociaux et les rapports démocratiques.

Voilà, donc c'est clair aussi je le dis sans détour que c'est une façon pour nous, c'est aussi une façon de se donner des garanties de pouvoir par nous mêmes, se donner les moyens d'être présent à la campagne mais, pas seulement. Une fois que je viens de faire cette reconnaissance, cet aveu si vous voulez parce que vous aimez bien extorquer des aveux donc cet aveu, je le dis, c'est valable pour les autres. Je pense que si une quelconque personne de l'arc politique traditionnel de notre pays était empêchée d'être candidate à l'élection présidentielle, ce serait un très, très grave dommage.

Très grave dommage ; parce que le résultat serait immédiatement aperçu par un peuple rebelle comme le nôtre, qui s'abstient autant, comme un résultat illégitime. Je mets en garde, il y a des pays beaucoup plus traditionnellement acquis dit-on, à la démocratie, ce n'est pas mon avis, comme les États-unis d'Amérique où vous savez qu'avant même qu'une élection soit finie, il y a déjà des gens qui la mettent en cause. Donc protégeons la France d'une possibilité de discussions sur la valeur de ses scrutins.

La dernière fois nous sommes passés en dessous de la barre de crédibilité. La dernière fois je parle des élections partielles législatives, quand vous avez à peine quelques % d'inscrits qui vont voter, quand vous avez sur un bureau de 1000 inscrits, six personnes qui viennent voter, on est en dessous de la barre de crédibilité, et plus d'un organe médiatique en France l'a souligné. Aux élections municipales nous étions à un record, vous vous souvenez que tout le monde disait : "on n'a jamais vu ça surtout dans une élection municipale".

C'était le niveau le plus bas jamais observé en France, de participation à un vote. Donc ne jouons pas avec l'existence et le bon fonctionnement du moteur numéro 1 de la démocratie qu'est le suffrage universel et le mode d'organisation de nos scrutins. – Vous avez parlé d'une investiture populaire, c'est quoi, ce sont des primaires, c'est par suffrage, qu'elle est la forme que prendrait cette investiture ? – À partir du moment où vous déposez l'idée que 150 000 signatures permettent d'être candidat à l'élection présidentielle sur le plan politique, c'est bien ça monsieur Faubert ? – C'est ça. – Une opportunité se présente, extraordinaire, qui permet de combiner les soutiens de formations politiques avec le soutien des citoyennes et des citoyens eux mêmes, indépendamment de leurs étiquettes politiques.

Je veux dire qu'on pourrait demander si 150 000 citoyens sont disponibles pour soutenir la candidature de monsieur Jadot s'il veut se présenter en dehors de son parti, ou je sais pas qui encore, le général de Villiers si l'envie lui en prenait et que sais-je encore. Pour des gens comme nous, ça voudrait dire la possibilité de déposer une candidature, d'en appeler à l'investiture populaire de 150 000 personnes, plus évidemment, d'organisations politiques qui soutiendraient notre candidature. Voilà ce que je veux dire par investiture populaire.

Le système des primaires comme vous le savez, nous y avons toujours été défavorables. Je vous renvoie à lire l'excellent livre de mon camarade Alexis Corbière qui est là, qui a mis l'essentiel des arguments en peu de mots. Donc c'est à la portée de tout le monde d'arriver à comprendre pourquoi nous y sommes défavorables et la dernière fois nous y étions défavorable et ma foi ça ne nous a pas été… ça n'a pas été un handicap pour la candidature que j'ai incarné.

Madame, excusez moi je suis très mal entendant. – Vous pourriez lancer ce type de processus avant la fin de l'année, avant que la proposition de loi que vous allez faire soit validée par le Parlement ? – Pourquoi pas, le premier résultat que j'attends pour être honnête, c'est de voir, on en parlait tout à l'heure, comment vont réagir nos vis-à-vis.

C'est ça le plus important parce que il n'y a pas besoin, pour faire passer cette loi, il n'y a pas besoin d'une réforme constitutionnelle. C'est une loi organique simple qui le permet. Donc pas besoin de faire le grand tohu-bohu, le congrès à Versailles et tout ça, il y a juste besoin d'une décision politique.

Est-ce que Les Républicains, est-ce que le Parti socialiste, c'était après tout un de ses membres et sans doute des plus illustres, qui a fait cette proposition, le Parti communiste et peut-être même la République en marche, puisque madame Bachelot siège dans un gouvernement de la République en marche, Est-ce qu'ils comprennent la nature de la situation et est-ce qu'ils sont prêts à faire cette ouverture qui est sans doute la réponse la plus efficace qu'on puisse faire à ce moment à tous ceux qui disent, les partis politiques ont enfermé le choix des français et puisque c'est comme ça au revoir et merci. c'est le dernier sondage que vous avez vu paraître un peu partout, alors bon il y a un aspect politique, une très large majorité de gens qui se prononce pour un vote, serait disponible pour un vote anti-système alors je leur dis, très bien, nous, ça nous va, vous pouvez voter pour nous, mais il y avait aussi une quantité de gens tout à fait substantielle qui disaient, "si c'est comme ça, moi je vote blanc ou je n'y vais pas". Ça ce serait le pire pour ce pays.

Vous tous qui venez de vivre comme nous, l'ambiance de cette semaine. Ce n'est quand même pas tous les jours que ça arrive, qu'un parti d'extrême droite puisse remercier un ministre de lÉducation nationale d'avoir repris mot pour mot son argumentaire sur l'Université. Ce n'est pas tous les jours ça arrive.

La situation est grave. Les dégâts des débordements, des surenchères, de la vague irrationnelle qui a consisté pendant une semaine, au lieu de se consacrer à ce que le sujet lui-même faisait apparaître, c'est-à-dire la lutte contre les formes des actes terroristes islamiques au lieu de se concentrer sur une réflexion sérieuse, froide, on aura passé une semaine à montrer du doigt plusieurs millions de musulmans dans ce pays et une organisation politique, la France insoumise. Évidemment, dès qu'il est apparu à quelques-uns que la France insoumise n'était plus un morceau de viande assez attrayant pour eux, ils sont passés aux autres.

Et voilà comment nous voici rendus à la mise en cause de tous les partis progressivement accusés d'être complices de l'islamo-gauchisme, je ne sais quelle invention de ce genre, l'islamo-droitisme, dit-elle, à tout le monde quoi ! C'est l'extension de l'accusation de judéo-bolchevisme à toute la scène politique. C'est une erreur monstrueuse d'avoir laissé faire ça, de ne pas avoir opposé une ferme défense.

Ce n'est pas bon pour le pays, ce n'est pas pour nous, nous on a le cuir comme ça, on encaisse les coups, on l'a déjà fait dix fois, on s'est fait accuser de tout et n'importe quoi, ça ne change pas pour nous. C'est pour le pays, pour ce que les gens entendent, pour les millions de gens qui du coup se sentent en insécurité, pour tous ceux qui ne savent plus ce que tout ça veut dire. Par quel bout les choses vont-elles être empoignées, et ils ont sous les yeux le spectacle d'un pouvoir qui est plus impuissant, plus pusillanime, plus évanescent que ne l'étaient les gouvernements de la IVème République et vous vous rappelez que tout ça s'est effondré.

Et ce n'est pas parce qu'un homme peut décider tout seul, de tout, de n'importe quoi, y compris d'envoyer la nuit durant des tweets pour répondre à monsieur Erdogan. Vous le savez comme moi, c'est une situation qui est consternante du point de vue de la stabilité du pays, et puis de sa respectabilité dans le monde. Tout ça a été mis à vau-l'eau pour satisfaire l'espérance de quelques-uns de gagner un ou deux points dans des élections qui seront reperdus dans trois jours ou dans quatre jours, le temps que vous vous intéressiez à autre chose. – Mr Mélenchon… – Oui. – Permettez-moi de rebondir sur les propos de Danièle Obono, sur un tweet suite à l'interview de Gérald Darmanin sur France-inter où elle dit : "pour bien commencer la journée, rien ne vaut d'entendre le sinistre de l'intérieur, d'Emmanuel Le Pen, déclarer la guerre civile.

L'extrême-droite serait presque gênée de tant de sollicitudes". Elle va loin, et c'est un petit peu ce que vous nous dites ce matin, est-ce que vous partagez ces propos ? – Écoutez, le temps que je les examine.

Je sais que Danièle Obono est votre tête à claques dans les médias ! Donc si vous voulez bien je ne participerai pas à votre jeu, vous ne rebondissez pas sur ma question, vous aviez prévu de me la poser avant. Mais je suis certain que Danièle Obono comme d'habitude, a parlé avec raison.

Elle le fait avec son caractère, sa fougue personnelle mais, madame, j'aimerais voir comment vous réagiriez, vous, si vous étiez traitée comme elle non-stop depuis un mois ? Depuis un mois que ça dure, hein ! Tout y passe, alors monsieur Darmanin, et puis ce n'est pas le seul hein ?

Vous avez machine Schiappa… – Marlène ! – Ben elle dit carrément que nous assumons des positions islamistes ! Tout le monde raconte n'importe quoi !

Et personne ne leur coupe la parole ! C'est aujourd'hui pour la première fois que vous avez dans Libé, une interview où le journalisme interpelle les gens en disant : "mais comment vous prouvez ce que vous dites ? " Mais moi je recommence !

Je lance un défi, mesdames, messieurs ! Que quelqu'un trouve, moi ça fait cinquante ans que je milite et encore je raccourcie parce que comme j'ai commencé à l'âge de 16 ans, vous n'avez qu'à faire l'addition. Je vous mets au défi de trouver une ligne de moi, un discours, une image qui soit autre chose sur la question de la laïcité, qu'une défense intraitable de ce principe !

C'est moi qui ai écrit le livre sur le chanoine de Latran, pendant que tous ces messieurs-dames étaient cachés et n'avaient rien à dire, que monsieur Valls allait participer à des béatification à Rome, que monsieur Hollande écrivait dans le journal le Monde, qu'il voulait introduire le concordat d'Alsace-Moselle dans la constitution, j'en passe et des meilleures. Ce n'est pas moi qui ai gouverné toutes ces années, ce n'est pas nous ! Alors je vous mets au défi de montrer quoi que ce soit.

Ce matin vos collègues à RMC ont inventé que : "oui, la preuve était faite de ma complicité avec l'islamisme", c'est que je n'aurais pas voté la loi sur la burqa. Il se trouve que même si j'avais voulu la voter, je n'aurais pas pu le faire, vu que j'étais parlementaire européen. Mais personne sur ce plateau n'a dit : "mais écoutez, ce que vous dites est délirant, il ne pouvait pas le voter ! " Non, non ça continue, encore, encore et encore, on dit n'importe quoi, des surenchères sans fin, des concours d'idées stupides sur des plateaux où quelqu'un propose de déporter les gens, alors pas à Clipperton parce que climat n'est pas bon, ni en Guyane mais plutôt de les déporter en Terre Adélie française où paraît-il, le climat serait meilleur pour déporter des gens.

N'importe quoi ! Alors sur la burqa, et bien je renvoie ceux que cette question intéresse à ce que j'ai écrit à l'époque et qui n'était pas facile parce qu'il y avait des gens, y compris parmi nous, il y a eu des discussions pour savoir si ce n'était pas liberticide ! Et vous lirez quelles étaient mes positions, naturellement j'étais hostile à ce vêtement et j'avais un argument tout simple : dans ce pays il est interdit d'être tous nu, il est donc également interdit d'être cachés des pieds à la tête.

Ce n'était pas un argument extraordinaire mais il a le mérite de la simplicité. Je mets au défi de prouver quoi que ce soit pour nous, de complaisance avec l'islamisme politique ! Et je vais vous dire encore une chose : quand on tue du monde, ce sont les nôtres.

Moi j'étais sur la place du Bardo pour les quarante jours du deuil de Mohamed Brahmi. Vous avez sans doute oublié. C'était il y a quelques années, il a été assassiné par les islamistes en Tunisie.

Moi j'étais là-bas sur place, 48 heures après son assassinat, de Chokri Belaïd, deux dirigeants que je viens de nommer qui étaient des dirigeants du front populaire tunisien. Alors ça commence à bien faire ! Je pourrais citer le nom de mes amis qui ont été assassinés en Algérie ! je pourrais vous renvoyer à tous les textes que j'ai écrits à l'époque pour dire que quoi qu'il en coûte, personne ne devrait jamais faire alliance avec le FIS ni supporter quelques compromis que ce soit.

Et où étaient tous ces beaux parleurs ? Ou étaient tous ces gens ? Bien cachés, évitant de prendre position, évitant de se mouiller !

Je pourrais rappeler avec qui ont gouverné certains de ceux qui m'attaquent ! En Tunisie là-bas et ainsi de suite. Mais ce n'est pas le moment !

Ce n'est pas le moment d'en rajouter ! Il est essentiel, il est urgent, il est vital de réparer les conditions du débat démocratique dans notre pays ! Que reviennent le temps des arguments, des raisons contradictoires parce que ça c'est la démocratie.

Je ne suis pas étonné que mes adversaires ne soit pas d'accord avec moi, mais j'adjure qu'on parle sur des faits, sur des bases sérieuses, pas sur des accusations lancées en l'air, voilà ! Oui ? – Dans ce contexte très lourd pour le pays, et pour votre famille politique, comme vous l'avez rappelé, est-ce qu'il est temps de prendre la décision, est-ce que c'est le bon moment pour prendre sa décision et annoncer, une éventuelle candidature à l'élection présidentielle, comme vous l'aviez annoncé ? – Alors ce que je peux vous dire, c'est que comme je regarde le calendrier comme vous, j'ai l'impression que ce ne sera jamais le bon moment.

Parce que, il y a toujours quelque chose, qui fait que l'on ne peut plus parler d'autre chose. L'argument fondamental de notre collectif, c'est que nous, nous allons quasiment devoir vider la mer avec nos mains. La mer du scepticisme, la mer de la résignation, la mer de l'incompréhension.

Tout est détruit dans la compréhension des idées dans notre pays. Tous les mots ont été… détournés, vidés de leur sens, récupérés, c'est la fameuse technique des blairistes, les "spin-doctors" qui prenaient les mots des autres, pour vous empêcher vous, de pensez avec vos mots. Cette confiscation du vocabulaire aboutit à la fin, à la déchéance des mots qu'ils désignent.

Et par conséquent, la prochaine campagne présidentielle, il y a deux manières de la mener, il y en a trois même. La première, ça consiste à faire peur tout le long, dans des conditions qui deviennent de plus en plus problématiques, parce que si la République en marche, pense que la bonne façon de faire voter pour elle, c'est de dire qu'il ne faut pas… … que sinon ce sera Le Pen, il y a des tas de gens qui vont vous dire : "C'est quoi la différence ? " Parce qu'après la semaine qu'on vient de passer, et après toutes les lois liberticides qui ont été votées, la question peut légitimement être posée, c'est quoi la différence ?

Mais enfin supposons, ça c'est la partie : "on fait peur". L'autre façon, c'est l'égout ! C'est à dire qu'il n'y a pas de campagne.

Et comme la dernière fois, la dernière fois, c'était 2 mois, contre Fillon… Heu… un mois ½, pendant lesquels il était impossible de parler d'autre chose, que des costumes de Monsieur Fillon ! C'est impossible, je m'en souviens très précisément, et on ne pouvait pas faire une conférence de presse, sans que l'on doive rebondir, pour savoir si on était d'accord pour qu'il soit inculpé tout de suite . Est-ce-que c'était 2 costumes ou 3, et toutes sortes de choses, auxquelles nous ne pensions pas.

Impossible ! Donc il y a des gens dont c'est le rêve. Faire comme ça, de Janvier à Avril 2022, un égout !

Qui tous les jours produirait des bouillons. Alors on rappellera que celui-ci a volé un carambar à l'âge de 6 ans. Que tel autre a triché en jouant aux billes, tout y passerait.

Et puis la troisième, à mon avis, c'est d'essayer, c'est le plus dur hein, de construire une majorité positive. Moi je fais partie de ceux qui pensent qu'il y a un trou de souris pour nous. Ne croyez pas que je sois un optimiste-né, mais je pense ça.

Il y a un trou de souris pour nous. Mais ça ne fonctionne que si on convainc. Donc on a besoin de délai Monsieur, et voilà comment je vous réponds.

On a besoin d'une campagne dans-la-durée ! Vous savez que nous avons toujours fait des campagnes longues, nous les Insoumis, parce qu'on connaît le coup hein. Vous construisez gentiment, aimablement pendant des semaines, et puis à la fin vous avez quelqu'un qui, depuis un toit, vous jette une boule puante.

Alors j'y ai eu droit, en 2012, c'était "la photo qui trouble", parce qu'on ne voyait marcher à côté de Monsieur Bachar El-Assad. Et personne ne s'est demandé ce que je foutais là ! J'étais juste ministre, et c'était mon tour d'aller accueillir les gens à l'aéroport.

Figurez vous que dans le gouvernement socialiste, il y avait des tas de circonstances, où ils ne se précipitaient pas pour y aller, à l'aéroport. Donc moi, comme j'étais le 21e dans le tableau, ben je faisais les corvées, donc je faisais celle-là, la corvée, ça se trouvait comme ça. Je faisais mon boulot, mais c'était paru comme ça .

Ah la photo qui trouble ! La dernière fois, c'était Mélenchon veut nous faire quitter l'Union Européenne pour adhérer à l'ALBA, et les français stupéfaits ont appris l'existence de l'ALBA. Et l'un de vos collègues avait dit : "ah c'est pas joli-joli", il y a comme observateurs, la Russie et l'Iran !

Évidemment, ça a duré quatre jours. Mais c'est une erreur de ma part, je n'ai pas pris ça au sérieux au début. Quatre jours sur ce thème, que j'étais un ami de la Russie, de l'Iran et de Chavez, ce qui faisait quand même un "pot-pourri" de première grandeur, mais évidemment personne n'a été vérifier qui était déjà membre de l'ALBA, et il se trouve que la France était déjà observatrice, voilà !

Donc il y a des gens qui rêvent de ça, recommencer une campagne présidentielle, où on tire à vue, sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui est autour de soi. Nous on pense que la bonne façon de faire, c'est de construire en positif, une majorité d'adhésion. Alors si ça passe tant mieux !

On aura préparé la suite avec des millions de gens, qui ont compris ce qu'on va faire. Et si ça passe pas, eh bien on a commencé à empiler, on a continué à empiler les bonnes raisons, qu'ont des gens, d'agir, de réfléchir, etc. Enfin, c'est ce qu'a fait la gauche pendant des décennies !

Donc à vrai dire, je ne me sens pas si original en vous disant ça, voilà ! Cette bataille-là, elle continue, alors oui, on fera les choses dans le calendrier qu'on a prévu. Il y aura des difficultés évidemment, mais à quel moment Monsieur, n'y en aura-t-il pas ?

Parce que si vous le savez, dites-le moi, parce que je me précipite sur ce jour-là. Mais je ne crois pas, je crois que ce soit le jour, la nuit, le dimanche, le samedi, au printemps, en été, en hiver, à l'automne… dès que j'aurai ouvert la bouche, quoi que je dise, ou oui, ou non, je suis certain du feu d'artifice que je déclencherai. Car avant même d'avoir ouvert la bouche, ça a déjà commencé toute la semaine, et me voilà repeint en islamo-gauchiste.

Moi qui ne suis, ni islamiste comme vous le savez, puisqu'aussi bien, ma culture initiale c'est le christianisme, et qui je ne suis pas un gauchiste, puisque je n'ai jamais appartenu toute ma vie, qu'à des courants qui ont toujours critiqué le gauchisme, hein, voilà. Pour la blague je vous dirais je suis toujours reconnaissant au Figaro, d'avoir publié une une, où on dit "le retour des gauchistes". Et celui qui a fait la une était un ignorant, car on y voyait Lénine, Trotsky et moi-même.

Pour ceux qui connaissent l'histoire des idées, on trouve meilleurs gauchistes, que ces trois-là, bon voilà. C'est bon ? – Monsieur Mélenchon, le Premier Ministre reçoit des représentants des partis ce soir, je ne sais pas si c'est vous qui irez directement, mais en tous cas, est-ce que vous souhaitez dire des choses au 1er Ministre.

Est-ce que vous êtes prêt à suivre le gouvernement, s'il prend des mesures plus dures de confinement par exemple, qu'est-ce que vous souhaitez dire au Premier Ministre ? – Alors, le gouvernement va prendre des décisions, et c'est normal, c'est son rôle. Il va les prendre, pour répondre à une situation dont il est, assez largement responsable.

Encore une fois, je rappelle que nous avions sonné l'alarme, sur la 2ème vague, je le dis encore une fois, sans prétention. Nous n'avons pas la capacité scientifique, nous, de vous dire : "Nous sommes sûrs que cette deuxième vague arrivera, où une troisième vague". Mais nous avons lancé l'alerte et nous leur avons dit : "Prenez les précautions pour que, s'il y a une 2ème vague, vous ayez répondu, vous soyez certains de pouvoir répondre à tous les problèmes que vous avez rencontrés à la première vague".

Ça manque de masques, ça manque de gants, il n'a pas assez de bouteilles d'oxygène, il n'y a pas assez de réanimateurs, tâchez d'acheter les bons cette fois-ci, il n'y a pas assez de tests, tout ce qui a dysfonctionné. Je rappelle le travail de la commission d'enquête qu'animait Mathilde Panot. La commission d'enquête, que nous avons faite pour notre propre compte, nous les Insoumis.

Ces documents sont à votre disposition encore une fois, sur la plateforme Insoumise, c'est un énorme travail. Il est équivalent ou supérieur à celui qui a été mené officiellement, par la mission d'information à l'Assemblée nationale. On n'a pas recopié 3 pages comme l'a fait le Rassemblement national, qu'ils ont trouvées dans les petites notes, en petits caractères, dans la presse quotidienne .

Donc, ils n'ont rien fait, pour prévenir le retour d'une situation, comparable à celle de la 1ère vague. Ils sont donc, dans une situation qui va vers un moment de détresse, c'est à dire la saturation des services de réanimation. Je vous rappelle que nous parlons que de cela !

Bien sûr ça veut dire qu'il y a plus de monde, qui nécessite une intervention en réanimation, donc il y a un phénomène sanitaire qui existe. Mais les conditions dans lesquelles, ce phénomène va être traité, sont liées au fait que le gouvernement n'a rien fait de ce qu'il fallait faire pour essayer d'augmenter. Je ne dis pas que ce soit simple hein, dans les grandes difficultés qu'il y a.

Par exemple l'autre jour, Monsieur Juvin essayait de régler, le problème qui est, qu'on ne peut pas en un claquement de doigts produire du personnel sanitaire, capable de faire de la réanimation. Donc il a proposé, alors moi, je ne sais pas si c'est valable, mais il propose en tout cas, il dit : "Découpons la tâche en petits morceaux, et voyons toutes celles qui peuvent être déléguées moyennant une formation qui est nécessaire", et non pas la dernière minute pour faire face. Alors UN : ils sont responsables.

DEUX : dès lors qu'une décision est prise, nous, nous pratiquerons la discipline sanitaire. Nous ne sommes pas ceux qui allons désorganiser un dispositif, ça ne nous empêchera pas, de garder notre droit de critique. Mais nous n'appellerons pas à la désobéissance !

Ce n'est pas nous qui allons créer le désordre au moment de la nécessité d'une cohésion du pays. Au contraire, et quand je parle là, il m'en coûte hein, parce que le nombre de ceux de mes amis qui disent : "mais tu fais la part trop belle à ce gouvernement, et tu le laisses piétiner toutes nos libertés toi-même". Alors on m'a raillé parce que Mathilde Panot et moi, on était dans la forêt avec un masque.

Bon, quand vous vous baladez dans la forêt avec un garde forestier, si ne voulez pas que ça vous coûte 135 euros, vaut mieux que vous mettiez votre masque ! Bon bref, mais c'est pour dire ! Il y a une irritabilité des Français sur ce sujet qui polarise, d'une manière excessive, à mon avis, le débat public.

Mais il faut reconnaître, qu'il y a quand même des bonnes raisons de se poser des questions, voilà ! Je sais pas si je vous ai bien répondu, mais ce soir donc, nous aurons notre délégation bien sûr. – Mais qu'est-ce que vous allez demander au 1er Ministre ? – Oh, ben comme d'habitude, on va lui demander de faire enfin ce qu'il faut faire !

Premièrement, les masques gratuits, deuxièmement, nationaliser Famar et Luxfer pour que l'on puisse disposer de ce dont on a besoin, troisièmement, commencer, mettre en place les conditions d'un pôle public du médicament, quatrièmement, organiser pour faire face à la détresse alimentaire parce que ce problème n'est pas traité, il va y avoir 10 millions de pauvres dans ce pays, ce qui veut dire qu'il va y avoir des situations de famine. Si on n'organise pas les conditions dans lesquelles les gens peuvent être assurés de pouvoir s'alimenter eux et leur famille, alors ils rompront la discipline sanitaire, il n'y a pas besoin d'être un aigle pour comprendre ça ! Si quelqu'un a besoin de manger, si il a besoin de faire manger ses enfants, vous pouvez inventer la discipline que vous voulez, il sortira à n'importe quelle heure pour se procurer cette nourriture.

À Marseille, autour du restaurant ex Mac Do, s'est organisé, ainsi que dans ma permanence, ainsi que dans la permanence de madame Panot, ainsi que dans la permanence d'Alexis Corbière et d'Adrien Quatennens, des épisodes de ramassage de produits de première nécessité pour les gens pauvres. Donc, répondre aux situations de détresse liée à la pauvreté fait partie du plan de discipline sanitaire, il faut qu'il le comprenne, il faut qu'il comprenne qu'il y a des millions de gens qui vont être dans cette situation de pauvreté et de détresse. Je vous ai dit ce que j'avais à vous dire, je ne suis pas d'accord à propos du couvre-feu qui a été décrété cette semaine et dont j'interroge l'utilité puisque de toutes façons nous allons maintenant à une mesure plus sévère.

Cela défiait le bon sens pourtant vous ne m'avez pas entendu une seule fois appeler à rompre le couvre-feu, quoique les manifestants soient passés sous mes fenêtres, je ne me suis pas joint à eux. Est-ce que j'ai oublié un point dans les programmes d'urgences ? Si vous en voulez d'avantage, regardez sur le site, le plan d'urgence des Insoumis pour faire face à la crise sanitaire parce que, à un ou deux mots près, ça sera le même.

Oui ? Ça y est ce coup là non ? Eh, on n'en fini plus là, c'est un meeting ! – Jean Castex a dit qu'il va… a dit ce matin en réunion de majorité qu'il va venir sans doute jeudi devant les parlementaires de l'Assemblée et du Sénat pour présenter le plan de reconfinement peut-être, est ce que c'est une bonne chose qu'il vienne devant les parlementaires ? – Et bien déjà c'est un fait nouveau, parce que d'habitude il faut lire le journal pour savoir ce que fait le gouvernement, bon alors, vous me direz les Français en sont là, mais enfin les parlementaires normalement ont un rôle un peu plus central.

Oui, c'est une bonne chose qu'il vienne le faire, mais bon, nous sommes disponibles pour toutes les auditions comme nous le faisons en commission mais est-ce qu'il nous propose de voter ? Je ne le sais pas. Voilà, merci, merci à tout le monde hein, c'était un peu long mais bon. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -