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interviewLCP (sur YouTube)· 6 mai 2024 32 min

Valéry Giscard d'Estaing, le président des seventies - 1ère partie | Les débats de Débatdoc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'était donc la première partie de ce documentaire réalisé par Gaël Bordier sans rencune et sans retenue de cet entretien confession réalisé voilà 9 ans entre Valérie Giscard desestin et Frédéric mitteran aujourd'hui tous deux disparus une manière pour nous de commémorer les 50 ans de l'accession à l'Élysée de l'ancien chef de l'État la seconde partie de ce film fera l'objet d'un autre débat doc où il sera d'ailleurs davantage question de politique étrangère vous y retrouverez aussi les trois invités qui sont d'ors et déjà avec nous sur ce plateau de debadoc pour évoquer ensemble le septena de Valéri jescardestin celui des 7ties hein et bien évidemment Jean-Pierre affarin est tout d'abord avec nous bienvenue Jean-Pierre affarin on va tout de même rappeler bien sûr que vous êtes ancien Premier ministre c'était entre 2002 et 2005 sous la présidence de Jacques chira qui est aujourd'hui président de la Fondation prospective et innovation vous êtes aussi ancien député européen ancien sénateur de la Vienne ancien ministre des gouvernements d'Alain Jupé vous étiez membres des jeunes giscardiens à vos débuts sur la scène politique fervent supporte donc par définition de valer secrétaire général desjà giscardien c'est dit et considéré plus tard comme l'un des rares giscardien chirako compatible on y reviendra peut-être pas dans cette première partie de l'émission mais dans la seconde et votre dernier livre s'intitule ne sortons pas de l'histoire il est publié chez Michel Lafond Michel Kota est également avec nous vous êtes journaliste auteur on vous doit entre autres tout récemment ma 5e publié chez bouquin édition comprenez ma 5e République bien sûr votre vision de c'est pas mon arrondissement vous avez raison euh c'est un livre d'ailleurs qui vient d'êtreenser c'est tout frais du livre du prix des députés dans le cadre des Prix du Livre politique organisé à l'Assemblée nationale et dont notre chaîne d'ailleurs LCP la Chaîne Parlementaire était le partenaire et puis enfin avec nous Erric Roussel bienvenue à vous vous êtes journaliste écrivain et membre de l'Académie des sciences morales et politiques spécialiste de l'histoire politique vous êtes notamment l'auteur de biographie de référence concernant plusieurs grandes personnalités politiques françaises du 20e siècle l'une d'elle est d'ailleurs consacrée à l'ancien chef de l'État soement intitulé Valérie giscardestin et désormais disponible dans la collection tus c'est chez Périn on va commencer avec vous Éric Roussel et peut-être parce que qui est le paradoxe Valéri giscardestin finalement sur lequel vous insistez d'ailleurs assez longuement dans dans cette biographie consacrée à l'ancien chef de l'État et ce par ce paradoxe est le suivant il a cette formidable image de de modernité au moment de sa campagne de 74 de son élection de 74 jusqu'au début de ce septéna engagé par Valérie Giscard destin et pourtant et pourtant dites-vous dans votre biographie c'est un homme traditionnel c'est même un homme selon vous qui a la culture une culture du 19e siècle comment expliquez-vous ce paradoxe dire qu'il a c'est peut-être un petit peu fort de dire qu'il a uniquement la culture du 19e sièle parceou alors j'ai pas dit uniquement mais c'est tout de même ce que vous soullignez hein de votre ouvrage non mais il ce que je voulais dire c'est plutôt le une sorte de de mode de vie de il avait quand même une culture notamment scientifique qui était une culture tout à fait de de son temps euh culture traditionnelle vous êtes d'accord avec ça ououi traditionnelle oui oui absolument bah ça c'est beaucoup de choses s'expliquent quand même comme d'habitude par ce par son milieu et c'est un milieu le milieu de Valérie cardestin très spécifique et ça explique beaucoup de choses si vous remonter jusqu'au justement jusqu'au 19e siècle vous apercevez que c'est une famille notamment du côté maternel du côté des des Bardou qui est vraiment ancré dans l'orléanisme sorte de branche du libéralisme bon c'est une famille politique qui a toujours été minoritaire en France qu'est-ce qui caractérise les les orléanistes disons pour un petit pe euh pour résumer ce sont des gens qui estiment que des réformes sont nécessaires à partir du moment où au fond l'esprit du temps l'exige qu qu'il vaut mieux faire des réformes plutôt que les que de subir les et d'aboutir à des chocs violents et ça a été l'obsession de valériesttin ça il insistait souvent il avait été très marqué ça peut paraître paradoxal mais il avait été très marqué par M 68 et notamment le les désordres qui s'étaient produit il me disait je n'ai cessé d'y penser et je ess d'essayer d'éviter que ça se reproduise donc son idée quand il est arrivé c'était que le général de GA en 58 avait fait des réformes politiques très importantes qui ont fait changer qui ont changé complètement le les les institutions mais les réformes de société n'avaient pas suivi et on voyait que notamment depuis 65 les sondages montraient que la la société avait changé les femmes commençaient à s'affirmé les et puis il y avait eu la nouvelle société de Chamand delmass après 68 et voilà le contact Jean-Pierre affarin tout de même ce paradoxe cet homme cette culture traditionnelle et puis cette formidable figure de de modernisme tel qu'il apparaît là en 74 en mai 74 en avril 74 durant cette fameuse campagne de 74 où il va finir par une culture qui ne soit pas traditionnelle car de toute façon la culture c'est ce qui donne les racines donc gescar est quelqu'un de cultivé évidemment donc enraciné dans l'histoire mais c'est un moderniste sa clé c'est le ch changement nous sommes dans une période où la France est un peu fatiguée je dirais il y a toute cette période Gauliste o où l'élan du du gaulisme qui était un élan extrêmement brillant s'est transformé en l'élan de l'UNR de l'UDR d'un certain nombre de structures qui étaient pas forcément très brillant et tout tout ça il y avait une forme de de lassitude et donc il y avait la grande personalité du général de Gaulle mais une organisation politique dont le pays était quelque peu lassé et donc giscar est fondamentalement quelqu'un du changement naturellement son slogan politique c'est le changement dans la continuité ce qui est quand même formidable sur le plan politique qui peut être contre le changement dans la continuité mais le fond de l'affaire c'est que c'était le changement et c'est pour ça que je crois que vraiment aujourd'hui on retrouve une certaine forme d'estime populaire pour giscar parce que grosso modo par la suite on a vu les formes d'immobilisme à défaut de conservatisme s'installer et que giscar est sans doute celui qui a le plus fait bouger les choses et naturellement il a levé quand même une grande partie de la jeunesse il a levé beaucoup d'enthousiasme pour cette forme de de changement et donc naturellement ces premières années seront les meilleurs car par définition le changement il est initial et que c'est assez difficile d'avoir comme continuité le changement mais je trouve que vraiment giscar dans notre vie politique de la 5e République c'est quand même celui qui a porté avec les réformes de société un un un vent un peu moderniste donc s'il y a un mot qui est clé c'est celui de modernité alors ça passe aussi par la réforme ça ça passe aussi par l'ouverture on verra par l'Europe par un certain nombre de sujets mais au total c'est quand même la modernité je peux vous dire que quand après la la présidentielle perdue quand les jeunes discgardiens on a cherché à à entretenir cette flamme et qu'on cherchait un nom pour notre organisation il nous a soufflé giscardisme et modernité donc nous avons créé une organisation qui s'appelait giscar modernité mais tout ça pour dire que giscar lui-même voyait dans son grand combat le combat de la modernité cette organisation c'était avec Jacques Barot et Dominique perb notamment he c'est venu après mais c les jeunes giscardiens qui qui qui ont choisi la modernité comme mot clé du Sep JIS à l'instant nous a ramené peut-être sur ce qui était l'affiliation de valergis cardestin les oréanistes euh et vous nous disiez avec une certaine fragilité qui caractérisait un peu cette famille le le courant libéral encore une fois a toujours eu des assises très très étroites alors ça explique aussi quand même la difficulté de l'entreprise et c'était justement le cas de Valéri GIS cardestin parce que ceux qui nous regardent euh ne savent peut-être pas mais il était minoritaire dans la majorité dans sa majorité Valérie giscardestin et pourtant il a fait sa campagne sur de français sur TR ou ça a été une de sa grande difficulté face au Golis qui était eux majoritaire dans sa majorité mais divisé oui je suis pas sûr que c'était justement une un obstacle parce Queau contraire euh la majorité gouliste à ce moment-là très très divisé euh et c'est d'une de cette division d'une vieille euh des tradition qui était au pouvoir depuis 58 c'est sa division là qui a créé un personnage qui a émergé et qui était valéritin dans la modernité et moi j'étais très sensible au fait que ils disent dans son film il dit il y a pas d'amis en politique et puis après il dit mon ami c'était servanche rbert oui et parce qu'il était aussi insiste parce qu'il était poltechnicien aussi et il disait parce qu'il incarnait la modernité il a dit parce qu'il était plus technicien d'accord qu' incarnait la majorit la la nouveauté donc c'est c'est le défi américain voilà le défi américain qui avait été un succès de et puis c'est avec lui que les choses se sont plus mal passées mais pour d'autres pour d'autres raisons en tout cas c'est vrai qu'il y avait il a il a pris le pouvoir en 74 il a cité sa garde rapproché hein on va pas reciter les noms d'Ornano poatovski le canuet c'est une poignée d'homme finalement qu'on fait sa campagne de 74 qui l'ont aidé à l'emporter qui é majorire encore une fois dans la majorité qui était sor d'ailleurs des élections législatives de 73 il n'a pas choisi de dissoudre il a été très habile avec le golisme quand même je sais pas si vous êtes d'accord il a été très habile elle a commencé par un par un I qui était il a commencé par un accord total et puis après il y a eu puis après il y a eu quelques réserves risque devant oui oui donc c'est pas on voit netement qu'il a bien vu dès le départ qu'il fallait se distinguer du gaulisme tout en y restant tout en en restant pas trop loin pas trop éloigné on va voir un extrait du documentaire on va parler de la première partie les fameuses réformes libérales les réformes sociétal que vous évoquz à l'instant Jean-Pierre affarin il y parle de l'IVG dans saintan TIV avec Frédéric mitéran j'avais été alerté par les images les images de procès poursuivait de malheureuses jeunes femmes généralement des jeunes femmes sans ressources isolé enfin V malheureus pour sêtre fait avorter bon alors qu' n pas les moyens de loger ou d'élever ou d'aller en Belgique comme d'autres oui alors les autres allaient en Suisse en Belgique ou en Angleterre les gens sans ressources n'allaient nul part se fait avorter on les condamnait à 6 mois de prison ferme par une loi qui lait de 1910 1 c'est pas possible on reste encore au stade de la barbarie la légalisation de l'IVG avec une loi promulgué le 17 janvier 75 mais débattu au Parlement en à la fin de 1964 et adopté hein par le Parlement en fin 1974 on va citer quelques-unes de ces grandes réformes sociétal orchestré par Valerie GIS cardesin et et ça dure les deux premières années de son son SEP euh je citerai la sisine du con constitutionnel qui est élargi au à 60 députés ou sénateurs ça paraît euh une réforme euh assez modeste mais finalement elle aura de grandes conséquences par la suite cette réforme 75 la réforme de l'audiovisuel hein il s'agit d'éclater l' RTF en plusieurs entreprises distinctes Radio France TF1 Antenne 2 France 3 région euh 75 toujours le droit de vote à 18 ans on abaisse la majorité ça c'était pas rien qu même de 21 à 18 ans ce n'était pas rien ça concernait 2,4 millions de Français à l'époque des Français dont on était pas sûr d'ailleurs qu'il voteraient jusquardesttin après euh on citera aussi le divorce par consentement mutuel c'est très concret c'est également juillet 75 la naissance du droit de l'environnement on l'oublie parfois avec une loi qui aura fait référence pour la défense de l'environnement au cœur de ces années 70 on pourrait ajouter aussi le remboursement de la pilule contraceptive he début d'ailleurs de son sepéna c'était en décembre 74 remboursement de la pilule contraceptive possibilité pour les mineurs d'y avoir accès voilà les principales réformes sociétales dont on parle souvent concernant Valis cardesttin je voudrais insister sur le fait par rapport à cette séquence que nous venons de voir bien sûr il est évident que Simon veille a eu beaucoup de mérite et beaucoup de courage de faire passer cette d'avoir défendu cette loi non non sans mal mais il faut pas oublier quand même que que ça ne serait pas fait si valériin ne l'avait pas voulu et il l'avait quand même dit durant la campagne cétait on l'a oublié complètement donc il y avait une volonté politique qu'on oublie aujourd'hui on bon forcément l'histoire schématise mais sans sans son élection ça serait sans doute cette réforme n'aurait pas été faite à ce moment-là donc je crois qu'il faut au pris peut-être d' un coup politique très fort j'ai vu que des politologues estimaient que cela lui aurait fait perdre 300 300000 à 400000 voix du côté de la droite plus traditionnelle on va dire et des voix qu'il n'aurait jamais retrouvé au moment de 81 Jean-Pierre affarin peut-être sur l' et après miche je voulais juste dire que toutes les réformes que vous citez n'ont rien à voir avec la réforme sur l'avortement qui a été vraiment il a commencé comme ça c'était ça le courage en politique il explique très bien comment venu comme vous dites de milieu dans lequel la question ne se posait pas il a pris en compte le droit des femmes c'est une réforme absolument majeure et qu'en effet on ne voit pas georgees Pompidou l'avoir fait c'est à peu près l'équivalent de la réforme de de la peine de mort pour pour mteran dès le début annoncer ça il me semble que pour Giscard desestin étant donné son environnement politique et le fait que ce soit la gauche qui voté quand même en majorité cette loi je je je trouve que c'est c'est incomparable par rapport aux autres réformes voilà oui c'est un geste de de je pense qu'il y a deux points qui sont très importants un vous l'avez cité tout à l'heure c'est au fond l'importance du programme et on voit que depuis les programmes sont devenus quand même des catalogues conçut ou conçut pas là au fond on est encore dans une période où quand on a annoncé quelque chose on essaie de s'y tenir et puis d'autre part il y a cette forme au fond d'indépendance vis-à-vis de son électorat et ça c'est quand même quelque chose de clé chez gitcar il sait très bien qu'avec l'avortement comme avec le vote à 18 ans une grande partie de son électorat n'est pas favorable mais là c'est la vision de la société qui l' et de sa majorité goliste pourenier à ce qu'on s'est dit tout à l'heure mais pas favorable non plus mais sa majorité goliste donc il sait très bien qu'il a des difficultés politiques mais il voit le le centre de gravité de la société qui doit bouger et et il engage beaucoup de choses dont on parle peu aujourd'hui mais le rapport du Rafour sur la la réforme de l'entreprise bon il y avait des des idées très très importantes aussi parce que ce qui était la descentralisation avec le territoire la l'entreprise la famille tout ça les cellules de la société il voulaent les moderniser donc là il y a une ambition qui est une ambition assez grandiose mais par rapport à tout ce que nous connaissons en Europe depuis ces périodesl c'est assez indépendant de son électorat c'est la ligne stratégique qui est la sienne qu'il suit et au prix naturellement d'avoir des difficultés avec son électorat jusqu'à la question de la présidentielle suivante mais je pense que c'est cette forme là de détermination de giscar qui est en au fond profondément estimable et je je vois bien que il était souvent dans les batailles politique il voyez bien notamment la bataille avec Chirac donc nous les jeunes liscardiens on était toujours exposés à cette questionl mais au total il avait une vision au-dessus de ces problèmesl les problèmes politiques existaient et et et Ponia s'en occupait et quand il fallait avoir des bataille un peu plus virulente on sortait grilloteré on avait un certain nombre de sujets mais au fond de cela c'est c'est é une infrastructure et il y avait une super structure qui était la modernité de la société il y a les réformes qu'il a faites il y a Cell qu'il n'a pas fait notamment la suppression de la peine de mort on va écouter un nouvel extrait du documentaire il justifie d'ailleurs sa position à l'époque pour la peine de mort le problème était le suivant je suis du côté des victimes depuis toujours toujours je me suis dit est-ce que la peine de mort est disuisie vous j'ai fait venir un homme pour qu' j' beaucoup de respect et d'amitié d'ailleurs qui était Edgar fort et je lui ai posé la question il m'a dit écoutez moi je vous donne un avis la peine de mort la seule chose qui est dissuadive Edgar fort oui Edgar fort et je ne l'ai gardé que parce que elle gardait même limité c'était le cas un effet dissuasif alors Michel Cottin il n'a pas supprimer la peine de mort il n'exprime pas vraiment de regret dans cette interview il a longtemps hésité semble-t-il à le faire ou pas notammentamment la toute fin de son quinquen il ate son Liv il y a ce qu'il raconte dans son livre pour l'exécution moi je crois pas du tout qu'il a hésité je pense que ça lui était très pénible de savoir qu'il avait la responsabilité finale et d'ailleurs il le raconte il n a pas abusé le malheur pour lui c'est qu'il a été le dernier et qu'on le euh l'identifier au fond la peine et puis vouse parce il dit dans son Liv qu'il a presque pleuré le jour oui oui ouiou n'oublions pas quand même que gisc et nous tous perdons les cantenales de 76 perdons les municipales de 77 et donc là il y a une période politique est très difficile et où là aller contre l'électorat est quelque chose de très difficile donc il y a 74 75 76 des des périodes assez dynamiques mars 76 cantonal très difficile et municipal ensuite et il faudra le 78 les législatives pour retrouver un peu d'élan dans dans dans la vie politique ce qui fait que affronter son électorat dans une période d'élection difficile ça devient TR compliqué donc je crois comme vous que les chos é qu'il n'a jamais douté mais rappelons quand même qu'à partir de 76 les circonstances Chirac est partie du gouvernement on est dans une situation politique et puis il y avait aussi un environnement international qui devenait beaucoup plus beaucoup plus difficile avec le deè choc pétrolier donc ça systématiquement ce que ditgar fort on peut pas être systématiquement contre son électorate moi je l'avais interrogé je lui avais demandé s'il avait il disait qu'il avait voulu stratégiquement faire ses réformes en arrivant parce qu'il savait qu'après il avait raison puisque c'est ça on revoit ça c'est quand même une loi politique il y a quand même des choses intéressantes chezcar pour l'avenir il y a les engagements pris et tenus et puis il y a que ce qui est important se fait au début je vois qu'on essaie de faire une réforme des retraites au deè tout ça on b quand a la légtimité populaire l' populaireon peut Esser de réformer d'ailleurs c'est ce qu'a faitan dans cette oui oui ce qu' fait d'ailleurs aussi jpin sur les emplois jeunes et sur les 35urs il le fait dans il le fait valider dans sa campagne éctoral et il le fait adopter dès les premiers mois durant son separd Valérie giscardestin accordera sa grâce à quatre condamnés à mort dont un mineur il la refusera à trois autres quant au dernier au 8e et bien suspendra sa décision puisque c'était juste avant 81 et ne voulait pas perturber cette fameuse campagne de de 81 744 76 les réformes sociétales que nous venons d'évoquer ensemble cette marque de modernité cette marque giscardestin que tout le monde a encore en tête he cette première période mais il le dit lui-même la suite sera dominée par l'économie l'économie en mettant l'un des meilleurs économistes de France selon lui Raymond bar amatignon en août 76 après que Jacques Chirac a quitté Matignon euh l'économie parce que il aura vécu le premier choc pétrolier en 73 donc autrement dit avant le début de son septena et il vivra le second choc pétrolier euh à l'occasion de la fin de son sepéna euh pour donner une idée hein les prix de l'essence se multiplient par 2,5 hein à l'occasion de ce second choc pétrolier et pour donner une autre idée au tout début de son septena l'inflation pesait 16,8 % autrement dit en mai 1974 le défi économique est énorme c'est pour ça qu'il consacle l'essentiel de la seconde partie on va dire un peu plus de la seconde partie de son seal à l'économie parce que la situation l'exige oui exactement et puis je crois qu'il est il était en accord profond avec bar sur la nécessité de de mener cette politique notamment de lutte contre l'inflation qui avait été négligé lorsqu'il était ministre de de Pompidou d'ailleurs il avait un petit différent avec Pompidou parce que Pompidou en ancien banquier avait tendance à penser que que l'inflation c'était bon céit des choses quiétait pas si mauvais que ça ça pouvait se jiscar bon était plus lui était plus classique il était il aurait voulu des mesures plus plus radicales contre contre l'inflation et c'est ce qu'il a fait ce qu'il a pu faire quand quand bar est arrivé il y a eu entre eux après ça bon c'est autre chose il a pu y avoir des des dissensions notamment à la fin et puis ensuite après de après 81 mais il y a aucun doute que ça a formé un couple quand même qui qui pendant des années a bien marché sauf sauf les on y reviendra peut-être dans les der quand même sur il y avait quand même la question sociale je trouve parce que où on voit un un giscar qui est très attentif à la montée du chômage et par exemple une des raisons je crois de la victoire de 78 c'est que un parti comme un pas syndicat comme la CFDT par est assez proche de giscar et de mon maire il y a une approche social chez giscar avec monè le numéro 1 de la CFDT à l'époque le numéro 1 de la CFDT et ça je pense que c'était le début d' d'un cvage avec bar oui et il y faisait allusion notamment à l'approche de l'élection présidentielle de de 81 oui bar était allé devant le je crois devant le Conseil économique et social et il avait dit le niveau niveau de vie des Français doit baisser c'est dans le film c'est dans le film et et donc jusqu'à était très très surpris et il disait que il donc il avait une conversation avec bar pour essayer de d'avoir une explication il disait que le qu'il était d'accord sur le le fond de la politique menée mais qui lui donnait que bar lui donnait un je souviens de l'expression qu'il employait un aspect exagérément punitif inutilement punitif inutilement puni euh le bilan économique de cette de ce septona valageiscardessin plus précisément de cette seconde partie du septena comment vous le jugez on compa tout de même un million de chômeurs à la fin de ce c'est le début de la désindustrialisation est-ce que cette politique économique n'aura pas elle aussi concouru à l'élection de mitan en 81 et joué finalement contre le le chef de l'État de l'époque je réponds pas sur le plan économique où ça n'a pas été une catastrophe c'était plutôt oui il y avait des chômeurs mais on sait mais moi je me suis toujours quand même posé la question qu'est-ce qui s'est passé entre le 1ier giscar et le deuxè giscar et c'est peut-être la question que je vous pose à vous le premier étincelant moderne euh dynamique bon et le dernier tournant comme ça vers attendez je fin tournant vers le côté monarchique complètement même par moment ridicule je me rappelle moi yvgena me disant que devant lui il y avait personne de l'autre côté de la table parce que quand on déjeunait ou quand on dînit àisé bon je rappelle comment comment vous qui êtes plus proche de de GIS comment est-ce que vous avz subi cette différence cette évolution de sa personnalité moi je n'ai jamais compris giscar n'est pas un politicien giscar est un un un aristocrate ou qui dirige et qui dirige en rassemblant mais pas forcément en combattant il est en combattant en tout cas quotidiennement et le harcèlement RPR les municipales de Paris les difficultés où il est vraiment pris par quelque chose qu'il n'aime pas fondamentalement il aime les campagnes en ouverne qui sont des CAG affectueuse il aime ça mais se Batt tous les jours pour pour le fonction il aime pas les questions de parti il il nime pas tout cela et et au fond autant un Chirac aime la stratégie mais aime aussi la bagarre autant giscar est affaibli dans la bagarre et il s'entoure à ce moment-là il se rend bien compte il n'est pas entouré de donc il fait venir rol le préfet Corse qui s'est un peu Bagaré il confie les élections à Alain griotr qui s'est aussi Bagaré et on voit s'entourer arriver à ce moment-là des gens qui qui sont là pour faire de la politique mais c'est pas son vraiment son métier le meilleur mais vous me répondez pas à la question sur l'évolution monarchique pardon l'évolution monarchique par étant étant dévoré par cette bataille politique il prend il essaie de prendre de l'altitudeiss et il laisse les lieutenants se battre autrement dit c'est plus la bataille politique que la bataille économique qui poserait qui qui répondrait la question de Michel cota il y aurait eu deux giscars non je crois pas qu'il yit deux mais mais il avait il y avait ce côté modernistme sur lequel on a insisté on a eu tout à fait raison mais comme je disais au début il y a quand même un côté très traditionnel c'est un homme qui était attaché à la tradition dans son mode de vie enfin quand on l'a connu c'étaits il suffisait d'aller chez lui de euh donc le naturel serait revenu au Galot durant la la seconde partie de son C son idée c'était qu'il fallait dans cela il était vraiment profondémentordist il fallait faire des des réformes pour que le pour éviter de renouvellement de de ma 68 ce qui n'a peut-être pas vu et que miteron a très bien vu c'était qu'il y avait une évolution de de de la société depuis Mai 68 une évolution d'ordre culturel et au fond quand on regarde les choses maintenant avec un peu de recul on s'aperçoit que ma 81 ça a été un effet différé de ma 68 et et puis il faut pas oublier que d'une part il avait accompli toutes ses réformes au début et d'autre part à partir de la démission de Chirak il était soumis à la pression quand même très très forte d'un parti qui on l'oublie parce que Chirac après a Priss une allure radicale socialiste mais à l'époque c'était un parti qui était encré vraiment très à droite et qui exerçait sur la majorité une pression très forte ce parti en l'urence c'était le RPR qui avait créé jacac après avoir quitté ma en j'insiste sur ce point moi je je me souviens d'une réunion des jeunes visgardiens avec giscar à l'Élysée giscar c'était juste au moment du municipal giscar me prend parti un moment parce qu'il voyait les les jeunes un peu BAGAR il me dit entre cas yeux est-ce que vous avez peur de passqui et sa question fondamentale c'était est-ce que vous êtes prêt à aller à la lutte parce que c'est une lutte pour laquelle je ne suis pas équipé au fond il est arrivé comme semihérit il est arrivé en dérivée du gaulisme mais ça pas été une bataille avec des armées militantes derrière le parti des Républicains indépendants étaient des fidèles mais il y avait pas cette organis qu'on avait au RPR il faut voir la puissance qu'avait le RPR dans C et et et giscar était je je dirais déplacé dans dans dans son dans sa posture parce que il était obligé d'être leader politicien alors que lui il se voyait un autre niveau plus stratégique et je pense que ça vous voyez quand même Ponia à un moment baissera un peu les bras on n' pas toute cette armée de combattant il faudrait attendre 78 pour avoir la génération Léotard arrivé pour prendre la relève de la bataille politique oui mais même sur la campagne présidentielle qui a suivi euh il a il a changé d'équipe complètement il y avait plus naturellement nordano qui était mort niponia et et il a pris Donio qui était son double Monique Peltier et qui c'està-dire son double mais oui mais qui sont pas des bagarurs et ben voilà voilà dernière question Michel cotta je hein je vous la pose à vous parce que vous l'avez suivi cette campagne de de 81 il y a deux faits avant cette campagne de 81 les fameux diamants de diamant de bokasa 79 Papon l'affaire Papon Papon qui était préfet de Gironde et dont on a révélé dans l'entre de tour de cette campagne de de 81 qui leurait facilité la déportation de juifs durant sa période passée à pas eu des C deux fait de campagne qui ont tout de même affaibli euh notamment les l'affaire des diamants euh je je pense qu' faire des diamants mais pour une raison peut-être on sait maintenant que c'était euh quand même bimblotterie qui a été bon on sait que ça se faisait que Robert galet qui était ministre l'a fait aussi que ils acceptaient ces cadeaux donc c'est vraiment les cadeaux de pacoti maintenant on le sait mais je crois que ça a profondément déstabilisé giscar parce que il s'est senti alors ça va dans le sens de ce que vous dites monsieur le Premier ministre il s'est senti contesté contesté par par le le peuple en quelque sorte et au-dessus de ça humilié et humilié et à la fois ne voulant pas répondre non mais je vais pas VO r sortant par en haut età en essayant de sortir par le haut et c'est ça donc je crois que les diamants de Bokassa c'est tout à fait d'une injustice formidable mais je crois qu'elles ont une importance dans son dans son comportement il s'en rendait compte j'ai le souvenir de une conversation avec lui et ça sera le de la fin il m'avait dit dans cette affaire je me suis rendu compte avec le recul que j'ai commis des erreurs de communication basique ah ouais et c'est et c'est vrai c'est euh bon comme promis ça sera le mot de la fin de cette première partie parce que nous nous retrouverons euh pour débattre et s'interroger cette fois davantage peut-être sur ce qui a été la politique extérieure la politique étrangère de l'ancien chef de l'État dans un second débat ce qui fera suite au deuxème volet de ce film que nous dont nous avons vu le premier volet sans rcune et sans retenu euh cet entretien confession avec Frédéric miteran merci beaucoup d'avoir été avec nous pour cette première partie on se retrouve pour la seconde partie euh merci aussi à félicité Gavalda euh qui m'a aidé à préparer cette émission avec Emma KF aujourd'hui vos réactions ça sera sur hashtagdbadoc et donc à très bientôt pour la 2è partie de cette commémoration des 50 ans de l'accession de Valérie Giscard desestin à l'Élysée à très bientôt dans des badoocs [Musique]

Valéry Giscard d'Estaing, le président des seventies - 1ère partie | Les débats de Débatdoc — Jean-Pierre Raffarin · Pourquijevote