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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 juin 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Sébastien Chenu, invité du Grand Jury RTL- Public Sénat - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 40 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Le RN s'adapte au réchauffement climatique avec un plan à 20 ou 40 milliards. Virage écolo ou retournement politique ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La canicule tue et fait baisser le PIB. Qui est responsable selon vous ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Les écologistes ont-ils servi à quelque chose depuis 30 ans ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Le RN a-t-il changé d'avis sur l'écologie ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    La climatisation est-elle une solution pragmatique ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Jordan Bardella veut une réforme des retraites. Marine Le Pen reste sur ses fondamentaux. Qui a raison ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:20Sébastien ChenuFait
    « Je suis très hostile à ce que l'Assemblée nationale ressemble à une Zade. »
  • 8:10Sébastien ChenuFait
    « Il y a un problème de moyens, il y a des carences mais il y a aussi des défaillances et puis il y a une absence de responsabilité. »
  • 14:20Sébastien ChenuFait
    « Il faut en tous les cas s'assurer lorsqu'on aide l'Ukraine financièrement à travers un prêt qu'elle puisse nous le rembourser. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat.

Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour monsieur. Vous êtes vice-président du Rassemblement national, député du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale.

Le Rassemblement national s'adapte au réchauffement climatique après une semaine de fournaise. Un plan à 20 milliards, 30 milliards, 40 milliards ou même plus pour préparer le pays à se climatiser. Le RN qui s'intéresse aux bouleversements écologiques.

Il s'agit-il du retournement politique le plus spectaculaire de cette campagne de 2027 ? Autre sujet sur lequel ça bouge, les retraite. Jordan Bardella veut une nouvelle réforme.

Marine Le Pen reste sur ses fondamentaux. Est-ce le 7 juillet avec sa décision qui fixera le programme pour la campagne présidentielle ? Bienvenue dans ce grand jury Sébastien Chenu.

À mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Claire Conru pour le Figaro et Steve Jourdin de public Sénat. Dans ce grand jury, Sébastien Chenu, nous aurons aussi notre séquence question express. Le grand jury, l'actualité de la semaine.

Nous avons donc des écoles qui ferment, des salariés qui stoppent le travail, des trains et des centrales nucléaires à l'arrêt, des logements invivables et très probablement un bilan humain très lourd. C'est le résultat de quoi Sébastien Chenu ? Nous n'avons pas écouté suffisamment les scientifiques.

C'est le résultat de deux choses. D'abord, c'est une ce sont des causes qui n'ont pas été traitées. Les les causes de ce réchauffement climatique et notamment ce qu'on appelle la mondialisation heureux, c'est-à-dire l'ensemble des échanges internationaux de produits, d'exportation, d'importation ont des conséquences.

Et puis c'est en ce qui concerne les conséquences une impréparation que ce gouvernement et les précédents probablement n'ont pas su mettre en œuvre. Et la conjonction, l'accumulation des deux, l'addition des deux et bien fait que la canicule aujourd'hui tue en nombre. Les chiffres sont assez alarmants.

La canicule fait baisser la productivité aussi de notre pays. On est à - 0,3 % de PIB. Alors que voyez-vous, je regardais les chiffres, en Allemagne, on est à -01 % euh de PIB, c'est-à-dire queen réalité, notre pays est moins bien préparé sanitairement, il est moins bien préparé économiquement et nous en subissons les conséquences.

Et puis il y a aussi une idéologie anticlimme, mais je sais qu'on va parler de la climatisation, mais qui a été fortement portée par les gouvernants. Je regardais par exemple de droite ou de gauche d'ailleurs, madame PCR, elle est elle a exclu dans son plan de rénovation des lycées la climatisation. Madame Borne, elle avait exclu dans le fond vert la climatisation.

C'est-à-dire qu'en fait tous ces gens qui nous dirigent qui sont soi-disant les plus intelligents, les plus diplômés, les plus capés depuis des années et bien passe à côté de solutions pragmatiques. On va la clim mais simplement on a l'impression que cette canicule marque un virage écolo de de votre partie. D'abord, ils servent à quoi les écolos puisque vous parlez du virage écolo ?

À quoi ils ont servi les écologistes depuis 30 ou 40 ans dans notre pays ? à part raconter des conneries, à part demander le droit à la paresse, aler alerté, on en est là. Non, mais sincèrement, à part le droit à la paresse, le Burkini et les autres délires grenoblois des élus écologistes, ils n'ont servi à rien.

Mais auelà au-delà de la formation politique en tant que telle que sont les verts, est-ce que du point de vue idéologique, le Rassemblement national va commencer à penser ce sujet qui franchement n'a pas été au cœur de son projet ? Je je vais vous dire euh oui bien sûr que nous n'avons pas commencé à le penser, nous y avons réfléchi, mais je dois dire que ceux qui se sont gouvernés au responsabilité parce qu'ils adorent ce mot euh ont beaucoup failli. Madame Barbu, la ministre de l'écologie que les Français découvrent enfin découvrent, on préférait ne même pas la découvrir tant elle a été absente, tant elle a manqué à incarner ce combat politique qui soi-disant était prioritaire.

He je rappelle ça aussi que comme tout dans ce gouvernement, tout est prioritaire mais à la fin rien ne l'est plus. Madame Barbu nous a fait des grandes tirades pour dire que elle était contre la climatisation. Donc non seulement elle incarne pas un combat euh pour euh développement mais vous demandez aujourd'hui c'est démission mais c'est pas que je demande cette démission.

Elle a rien à faire là madame Barbu. Visiblement elle n'est pas à sa place ici. Elle ne comprend pas les enjeux.

Elle fait des procès d'intention à ceux qui défendent la climatisation. On ne l'a jamais vu à l'Assemblée nationale répondre à des questions de parlementaires. Elle ne rend pas les comptes.

En réalité elle n'aurait jamais dû se trouver là. Je reviens sur en revanche votre question si vous me permettez. Nous n'avons pas découvert les problématiques écologiques puisque notre philosophie, elle est portée par une philosophie qui est le localisme qui est le fait que les échanges internationaux doivent être le plus réduits possible pour permettre de produire au plus près des endroits où l'on consomme.

Ça, on peut pas nous en faire le procès. On nous a beaucoup moqué làdus. Et en même temps, on a aussi entendu Marine Le Pen dire que le JC a toujours été alarmiste, trop alarmiste.

Donc c'est pour ça qu'on vous pose la question. France, la France représente 1 % des émissions de gaz. En fait, la France, elle importe son empreinte carbone et Marine Le Pen lorsque et on peut d'ailleurs avoir un débat en ce qui concerne les propos du GC, mais elle ne remet pas en cause l'analyse des causes du GC.

On ne remet pas en cause cette analyse. En revanche, on considère qu'effectivement sur les pistes de sortie, les propos bah sur les propositions, les pistes de sortie par exemple, développer l'éolien et cetera. Enfin être contre la clime.

Mais je vois que le GC a beaucoup évolué aussi puisqu'il y a maintenant un débat, je crois que c'est un un des scientifiques, c'est François De G. Je voudrais pas abîmer son famille qui est un des responsables des groupes de travail du GC qui dit "Aujourd'hui moi je suis favorable à la climatisation et les débats du GC sur la climatisation, ils sont je reprends son ses propos enquistés, ils ont 10 ou 15 ans de retard et ça évolue." Donc vous voyez, ça évolue partout.

En réalité, nous sur l'aspect scientifique, on est d'accord euh avec les analyses du JC sur les solutions, les pistes, nous avons les nôtres, elles sont pragmatiques et je crois que c'est plutôt aujourd'hui le JC qui est en train de nous rejoindre. Vous dites qu'on soit bien clair, vous dites "Sans activité humaine, on aurait pas connu une telle canicule aujourd'hui." Est-ce que vous pouvez reprendre ces mots ? sans activité humaine, on a'urait pas connu une telle bah je pense que la part de l'humain euh effectivement dans l'activité notamment les grands échanges dont je vous parlait euh a des conséquences très claires en matière de dérèglement climatique.

C'est une réalité euh sans activité humaine, on ne peut pas vivre. Euh donc en réalité effectivement euh la part de l'action de l'activité économique principalement euh des humains mais pas des Français hein, je le rappelle, je leurais dit hein, la France c'est 1 % euh de la responsabilité finalement mondiale du dérèglement climatique. Vous êtes en train de dire c'est que il est urgent euh de climatiser le pays.

En revanche, lutter contre nos propres émissions de gaz à effet de ser une priorité. Non, je pense que c'est c'est une priorité. Non mais il faut mais ce que je veux dire qu'il faut pas faire culpabiliser les Français en leur disant matin midi et soir vous êtes des mauvais élèves culpabiliser avec une ou avec des solutions d'écologie punitive.

Euh la France est plutôt un bon élève en la matière et je pense qu'il faut avoir les yeux, j'allais dire en face de des orbites, en face des trous et se dire qu'effectivement il y a une problématique, il faut la traiter de façon pragmatique, pas de façon punitive, pas de façon idéologique. Euh arrêter aussi avec les délires des agences qui utilisent l'argent des Français pour vous dire combien de temps vous devez porter votre culotte et combien de jours vous devez la laver, au bout de combien de jours vous devez la laver. Ça, c'est ce que des agences comme l'ADEM font avec l'argent des Français.

Je pense qu'il faut atterrir, regarder quelles sont les solutions les plus objectives, les plus efficaces et puis mettre les moyens en face. Je je note juste qu' un de nos députés Auréliens du Trembble, député de Soné Loire a déposé il y a déjà quelques temps, il a pas fait le mois dernier une question écrite pour qu'on recense tous les endroits en France, les endroits publics où il y avait des î de fraîcheur, pas d'î de fraîcheur, la la nécessité effectivement de de climatiser. Donc vous voyez, ça fait déjà aussi quelques temps.

Et puis c'est Sébastien Ch vous nous expliquez depuis le début de l'émission que rien n'a été fait depuis 30 ou 40 ans que c'est à cause en partie des écologistes. Pas exactement ce que j'ai dit. J'ai dit qu'il y avait des logiques qui avaient des conséquences et que ces logiques de mondialisation d'échanges internationaux totalement aboutis.

Non, mais il y a une vous dé il y a aussi une faillite politique dans ce que vous décriviez bien sûr et que de l'autre côté vous aviez des gouvernants qui euh je me souviens de Jean-François Mati il y a 20 ans ministre de la santé qui déplorait un certain nombre de choses. On a l'impression un peu comme pour le Covid qu'en fait on découvre le problème au moment où il a Est-ce que vous le découvrez pas ne serait-ce que vous parliez d'un d'un député à l'instant quand on reprend les propos de vos collègues à l'Assemblée et qui sont pas des propos nécessairement très très anciens. Le GC qui est une catastrophe pour le moral déjà très bas des Français, des propagandistes qui ont un côté effrayant, le GC qui a tendance à exagérer et cetera et cetera.

J'en ai encore une petite collection. Euh est-ce que vous pouvez dire aujourd'hui que le Rassemblement national n'a pas changé d'avis sur le sujet et ne revoit pas finalement sa vision des choses ? En tout cas, notre philosophie, celle qu'on porte depuis longtemps, elle est toujours la même.

On a considéré qu'elle faisait beaucoup de dégâts, que la désindustrialisation du pays, le fait d'aller produire très loin pour revendre ici, ça faisait des dégâts sociaux, des dégâts économiques, ça fait aussi des dégâts climatiques. Il y a bien entendu aussi des gens qui chez les scientifiques ont fait de de ceci des combats politiques. Moi ce que je regrette c'est que souvent les solutions qu'ils ont proposé au-delà des analyses on n'ont pas été à la hauteur des enjeux.

Pour vous le le JC est politique ? politique avec un si on peut mettre un P majuscule dans le sens où il fait de la politique que oui, il est pas partisan euh il est pas politicien euh mais en revanche oui, il fait de la politique en ce sens où il propose des solutions politiques avec lesquelles on a le droit d'être en désaccord puisqueencore une fois même au sein du GC, il y a des désaccords. On a quand même le droit de pouvoir être en désaccord avec des solutions, avec des préconisations.

Bon, il y a probablement des choses très intéressantes d'ailleurs. Précisément Sébastien Chim sur les solutions. Dans votre dernier contrebudget, vous proposiez des coûts budgétaires dans les politiques climatiques, fin des certificats d'énergie, supprission de l'ADEM dont vous parliez et de son budget.

Est-ce que vous allez revoir tout ça ? Est-ce que vous allez revoir ces chiffrages ? Non, non, ça c'est c'est c'est important.

Je vous ai parlé de LAADM et de façon je vous ai expliqué que de façon un peu caricaturale, l'ADEM menait des campagnes avec l'argent des Français qui avaient très peu l'office français de la biodiversité, c'est pareil. Non, mais je veux dire toutes ces agences, vous savez, je je lisais euh les propos de l'économiste Marc Toiti avant de vous rencontrer et qui disait qu'il y a euh une fullitude d'agences dans le pays qui permettraient d'économiser si elles étaient rationalisées, regroupées pour certaines fermées jusqu'à 150 milliards d'euros par an. Tout ça, ça sert à rien.

Toutes ces agences ne servent à rien. Je je pense qu'il y a beaucoup d'agences qui ne servent à rien. Certaines servent à caser des copains.

J'avais déjà fait, je crois même ici la liste d'un certain nombre de personnalités politiques proches du pouvoir qui ont été recasé dans des agences. Certaines effectivement utilisent l'argent des Français pour d'autres choses. Certaines sont piloté politiquement.

L'office français la biodiversité c'est servir caser une élu écologiste de Paris d'ailleurs. D'accord. Vous dites 150 milliards d'euros.

Oui. Mais comme s'ils étaient tous inutiles. Mais vous vouliez faire par exemple 10 milliards d'économie dans la rénovation énergétique.

Ça c'est dans votre dernier contrebudget. 10 milliards sera bien une conséquence. C'est des bâtiments qu'on ne va pas rénover.

Non, c'est pas exactement ça. Euh nous avons nous un plan, mais je peux que je peux vous détailler sur effectivement la climatisation, mais moi je me on a pris quelque chose d'assez simple qui est le rapport Pisani euh qui dit si on veut euh rénover, climatiser, euh rendre euh plus efficient un certain nombre de bâtiments publics, il faut bâtiments public, il faut consacrer 20 milliards d'euros par an. Commençons euh par les les bâtiments qui hébergent des gens les plus fragiles, les épades, les écoles pour faire simple, c'est 10 milliards d'euros par an.

Et puis ensuite, on a le reste des bâtiments publics, c'est 10 milliards d'euros par an. Donc, on a 20 milliards euh 20 milliards d'euros sur 10 ans en réalité. Donc, ces 20 milliards d'euros, il faut évidemment trouver une source de financement.

Nous, on a considéré que puisque c'était des bâtiments publics, on pouvait, on a regardé ça, ce sera présenté mardi par Jean-Philippe Tangui à l'Assemblée nationale avec des prêt à ta zéro qui sont contractés par l'État à la Caisse des dépôts et bien on peut engager cette [grognement] rénovation des bâtiments publics. Puis vous avez les particuliers de l'autre attendez. Donc rénover l'intégralité des bâtiments publics, vous le chiffrez à 20 milliards. 20 milliards d'euros, c'est le rapport Pisani, ça c'est on a pris le rapport Pisani et puis après vous avez les particulier et là encore vous avez 20 milliards d'euros à consacrer au particuliers.

Là encore Jean-Philippe le famili pour les particulers. Oui oui et Jean-Philippe le présentera. Oui absolument.

Là aussi l'État rembourserait les intérêts et les Français rembourseraient le capital. Donc là c'est un plan aussi qui va être présenté. Donc vous avez déjà alors ça veut dire que s'équiper en climatisation euh alors les prix sont assez variables mais c'est quand même quelques milliers d'euros euh pour un pour un logement.

Je crois que Jeanpe a calculé à 20 € par mois pendant 10 ans pour un ménage en moyenne. C'est une moyenne, tout ça dépend évidemment. Mais je vais vous dire pourquoi il faut aller par là. euh au-delà de l'efficience, au-delà du fait que ce soit euh euh probablement une urgence, au-delà de que ce soit d'ailleurs une demande des Français puisqu'un sondage est sorti disant je crois que 80 % 8 Français/ 10 euh souhaitaaient qu'on puisse climatiser.

Si l'État ne prend pas ça euh en charge, s'il ne mène pas une politique en ce sens, alors les Français vont s'équiper eux-mêmes avec des mauvaises petites euh climes chinoises vont se débrouiller en réalité. Donc il faut un plan euh donc il faut une structuration euh de de la climatisation dans notre pays si on veut éviter que chacun se débrouille dans son coin. Comment on fait avec les règles du d'urbanisme dans la plupart des villes où il y a des monuments historiques qui empêchent de mettre des des climatisations en façade et ce genre de ch à Nice Éric Sioti a enclenché dès son arrivée aux responsabilités un grand plan de climatisation qui sera qui va mettre un an à se développer à se déployer dans toutes les écoles.

Elles seront toutes climatisées en 2027 et il a pu effectivement adapter les règles de l'urbanisme. Je crois qu'à Carpentra, Hervé de l'Épin a fait aussi tout un plan avec des zilos de rafraîchissement et cetera. Vous savez, les élus euh sont des gens pragmatiques, savent faire lorsqu'on les aide, lorsqu'on les soutient et lorsque l'État ne se met pas en tête de vouloir faire mal ce qu'un élu local peut faire mieux que lui ou de ne pas vouloir faire alors qu'il y a une attente.

Est-ce qu'il y a une dimension politique et même euh sociale dans cette canicule ? En clair, est-ce que vous redoutez que finalement les plus riches se payent la climatisation et que ceux qui ont moins de moyens crèvent littéralement de de raison. Vous avez raison parce que les passoirs euh les bouilloirs thermiques qui sont aussi souvent des passoirs thermiques, ça marche dans les deux sens en réalité, bah ce sont souvent les populations qui vivent dans des logements mals isolés, pas climatisés.

Il y a beaucoup de Français qui vivent dans des logements pas climatisés et bien qui en subissent les conséquences. Donc évidemment que c'est un impact social. Moi je regarde que par exemple Jean-Luc Mélenchon ne soit pas favorable ce en quoi ça montre que il reste ce bourgeois déconnecté et il est pas favorable à la climatisation.

C'est les milieux populaires évidemment qui sont les premiers à trinquer. Mais comment vous faites pour les locataires ? Vous obligerez les propriétaires ou pas ?

Parce que vous ne voulez jamais une écologie qui soit punitif, c'estàdobig des tas de conventions. La réalité c'est que si on aide, si on fait des préatau zéro, si on incite évidemment les propriétaires pour pouvoir louer leurs biens vont avoir tendance évidemment à aller vers la climatisation parce que ça se louera bien mieux, bien plus facilement. Donc évidemment, tout ça me semble pas être un la dernière contrainte qui devait euh entre guillemets inciter euh ou obliger les propriétaire à faire des travaux euh notamment des travaux d'isolation euh c'était avec les DPE euh les diagnostics immobiliers et vous étiez contre.

Donc euh Oui, mais parce que ça bloquait beaucoup le marché. C'est-à-dire qu'on a empêché de mettre sur le marché à cause de ces diagnostics qui sont souvent d'ailleurs très mal ficelés un certain nombre de logements alors que la crise du logement est très importante dans notre pays. Il faut desserrer les taux politique, c'est faire des choix.

Bien sûr, mais il faut desserrer les taux euh de la mise sur le marché, de la mise en location d'un certain nombre de logements et inciter, aider épauler les propriétaires à s'équiper en climatisation. Sébastien Chenu, Marine Le Pen dit qu'elle croit au progrès et au génie humain pour trouver des solutions au changement climatique. Est-ce que vous avez des pistes pour se sauver du réchauffement climatique ?

Bah, nous l'avons bien dit, c'est un peu tout ce qui habite notre philosophie. Quand on dit qu'on importe 50 % d'entreprint de carbone, alors il faut faire baisser les importations. Ça c'est une politique à moyen terme.

Vous avez des politiques à court terme, des politiques à moyen terme, des politiques à non terme. Elles ont des résultats exactement dans ces dans ces moyens. Développons justement sur le localisme euh c'est-à-dire de produire en France plutôt que d'avoir effectivement des marchandises qui circulent.

Ça veut dire que c'est autre chose, c'est-à-dire non mais par exemple, il faut par exemple permettre le stockage de l'eau. Euh voyez-vous, à partir du moment où on aidera et ce sera le Non mais c'est bah c'est bah oui mais vous voyez ça ça se diffuse dans tous les sujets de la société. On a une loi agricole qui arrive bientôt au Sénat qui arrive au Sénat je crois la semaine prochaine dans lequel il y a la problématique du stockage de l'eau.

C'est un élément mais sur sur le localisme précisément qui pour vous est une une solution et qui doit donc réduire le bilan carbone de de la France. Concrètement c'est quoi ? Ce sont des comment dire des barrières douanières avec la Chine.

Non mais c'est par exemple la priorité pour de la dans la commande publique la priorité aux entreprises françaises et aux productions françaises. D'accord. Mais sur la grande consommation c'estàd ce qui représente tous les transports et tous les échanges avec la Chine fait le côté le côté barrière douanière bien sûr on l'a déjà expliqué bien sûr que ça fait partie du jeu mais ce sont des leviers.

Vous avez différents leviers qui doivent être activés. Moi je vois qu'aujourd'hui on est dans un espèce de de monde dans lequel il n'y a aucune protection. Il y a une désindustrialisation, il y a une absence de de volonté politique et à la fin et bien euh les Français se retrouvent dans ces situations.

Mais mais comment comment vous faites pour préserver le pouvoir d'achat ? Parce que des barrières douanières, ça veut dire euh et bien on joue sur et bien on joue sur d'autres niveaux, voyez-vous. Nous, on pense qu'effectivement sur les énergies, il faut faire baisser la TVA.

Vous voyez le pouvoir d'achat euh il se c'est pas totalement contradictoire pour le coup avec la lutte contre le réchauffement climatique. C'estàd que ça j'ai déjà entendu j'ai déjà entendu ça. Euh mais ce qu'il faut c'est avoir une une vision d'ensemble et des mesures pérennes.

Vous êtes toujours contre l'éolien moratoire sur les éoliennes. Oui, on a vu d'ailleurs que l'éolien tournait beaucoup moins ces derniers temps, qu'il coûtait très cher, qu'il est très subventionné. Donc nous on considère que comme c'est une énergie intermittente, par conséquent elle coûte cher, elle n'est pas efficiente.

Donnez-nous quand même sur l'idée de baisser les taxes sur tout ce qui est énergie carbone, l'essence, le pétrole, euh le le gazoile, quel est comment vous pouvez justifier ça au moment où il faut justement réduire ces émissions énergie très fortement décarbonée dans notre pays. On a une énergie qui est propre, qui est pilotable, qui est mais sur les transports, nous avons parce que évidemment le passage à l'électrique va prendre du temps. Donc tant qu'on n'est pas à l'électrique, il faudra s'adapter mais prendre du temps sinon on va on va aussi casser notre filière de d'automobile dans le pays.

Alors il faut une politique qui soit pérenne et qui permette justement pour redonner du pouvoir d'achat aux français de faire baisser la TVA. Vous avez vu que mais vous avez vu que les les prix euh du pétrole ont baissé, ça ne se répercute pas à la même vitesse que lorsqu'ils ont augmenté à la pompe à essence. Nous, on pense qu'il faut une vision d'ensemble et arrêter de faire des politiques qui soient C'est un peu ça que je reproche finalement au gouvernement parce que ça fait maintenant 10 ans qu'ils sont là.

Ils n'ont pas de vision d'ensemble. C'est-à-dire que tant sur la climatisation, tant sur le pouvoir d'achat, tant ce qui permettrait sur là aussi les hôpitaux, on pourrait parler, il y a beaucoup de lit fermés dans les hôpitaux, il y a très peu de soignants qui sont formés. Tout ça c'est des réponses au coup par coup.

Pas de courage politique, une instabilité gouvernementale, pas de majorité. Vision, vous vous dites cette vision-là, on l'a depuis longtemps. Ben, je crois qu'on a une vision qui est d'ensemble qui est assez cohérente.

Oui, je pense que la vision que porte Marine Le Pen, elle est cohérente, elle est structurée, elle est articulée, elle peut être contestée. Nous, on n'a pas de problème à débattre de nos choix politiques, mais je pense qu'elle a effectivement une cohérence d'ensemble. Le grand jury 2027, [musique] c'est demain.

Alors, nous sommes à 10 jours de la décision de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front National devenu Rassemblement national. Est-ce que tout d'abord vous savez, Sébastien Chenu, comment Marine Le Pen se prépare à la décision ? Mais Marine Le Pen, elle est elle est sereine, elle est résiliente.

C'est une femme dont chacun connaît la solidité et c'est vrai que elle attend avec une certaine forme de confiance parce que je crois qu'elle a à la fois confiance dans les institutions mais aussi fait la preuve qu'elle n'avait pas cherché à commettre de délit et je pense qu'elle a en cela convaincu et je l'espère en tous les cas la cour d'appel et donc par conséquent nous attendons cette décision. Qu'est-ce qu'elle devra faire si elle ne peut pas se présenter ? Elle devra scénariser quelque part le passage de témoins avec Jordan Bardela.

Bah c'est déjà annoncé. Marine Le Pen n'est pas une femme qui se cache, qui fait mystère de la chose dont dans dans dont les choses pourraient se passer. Nous si vous si vous voyez les autres ont 50 candidats par autant vous dire qu'ils n'en ont pas un.

Ils le savent pas nous. Les choses sont claires. On a toujours été transparent vis-à-vis des Français.

Marine Le Pen se prépare à l'élection présidentielle. Jordan Bardella se prépare à devenir son premier ministre si les Français nous faisaient confiance. Si Marine Le Pen était empêché par une décision de justice, c'est pas dans notre main, c'est pas nous qui avons la main, c'est la justice.

Si la justice décide que la candidate du Rassemblement national ne peut pas être Marine Le Pen, Jordan Bardella prendra naturellement parce qu'il est le plus aujourd'hui en capacité de le faire, le mieux préparé prendre à la suite. Pour juste être clair sur le le 7 juillet et pour savoir comment il faudra quelque part lire la décision, est-ce qu'il faut que Marine Le Pen ne soit pas inéligible au moment de l'élection et qu'elle n'ait pas de peine de prise en ferme ou de bracelet électronique ? Je crois que Marine Le Pen a indiqué elle-même qu'elle ne souhaitait pas faire une campagne électorale en étant empêchée dans ces mouvements de pouvoir rencontrer les Français. même si c'est assez bref, parce que ça peut être 3 mois de Après, voyez-vous, euh il y a toujours une part d'inconnu dans une décision de magistrat.

Alors, je vais vous poser la question autrement, est-ce que Marine Le Pen n'a pas parlé trop vite quand elle a dit "Si j'ai un bracelet électronique, je ne ferai pas campagne ?" Non, mais Marine Le Pen veut en femme libre pouvoir rencontrer des Français et moi je la comprends tout à fait. J'espère en tous les cas à titre personnel qu'elle puisse être candidate à l'élection présidentielle et qu'elle aura les moyens librement de se tourner vers les Français.

À quoi faut-il, quel que soit le candidat finalement du Rassemblement national, à quoi faut-il s'attendre cet été pour votre parti ? Est-ce que votre programme est prêt ? Est-ce que des meetings sont prévus ?

Est-ce qu'il y aura une déclaration de candidature très rapide par exemple d'un Jordan Bardella une fois le jugement rendu ? Quel est le calendrier là immédiatement ? Bon, on travaille, on continue à travailler sur le programme.

Un programme ça se construit, c'est pas le programme de 2022 uniquement. On reprend le programme de 2022 qu'on adapte aussi à des nouveaux enjeux. On a parlé d'écologie, c'était peut-être moins important ces enjeux que de par le passé.

Le pouvoir d'achat sera toujours au cœur de nos préoccupations. Évidemment, l'immigration, la sécurité, la restauration des autorités dans notre pays sera au cœur de ce programme. Mais nous travaillons évidemment dessus.

Je crois même que nous sommes peut-être les seuls à travailler sur un programme qui soit particulièrement euh audacieux, abouti et disruptif ou en tous les cas qui ne ressemble pas à ce que nous avons vécu depuis des années dans le pays. Oui, il y aura des meetings et a priori le premier d'entre eux sera euh à Orléan puisque c'est notre congrès. C'est c'est au mois d'octobre.

Si Marine Le Pen est déclaré inéliggible, est-ce que vous considérez que que la justice et bien aura participé à une anomalie démocratique ? Alors moi ce que je trouve étrange dans une démocratie, c'est que euh la justice puisse décider de qui a le droit d'être candidat à l'élection présidentielle. Euh ça, je trouve qu'effectivement c'est un point d'interrogation à partir du moment où elle peut appliquer des peines d'inéligibilité.

Donc bah oui, mais vous savez que nous nous avions euh contesté effectivement cette capacité à avoir une peine etibilité avec exécution provisoire. Donc effectivement, je trouve que c'est étrange. C'est aux Français euh de choisir leurs candidats à l'élection présidentielle.

Maintenant, voyez l'institution judiciaire en tant que telle, moi j'ai confiance en elle. Euh moi, je considère que euh les magistrats, peut-être parce que je suis moi-même fils de fonctionnaire de justice, euh font euh en tous les cas leur métier probablement avec beaucoup de de bonnes volontés. Et puis à l'intérieur, vous avez des gens qui sont politisés, puis à l'intérieur, vous avez des gens qui ont fait le mur des cons.

Et puis à l'intérieur, vous avez des gens qui n'acceptent pas d'être remis en cause, qui n'entendent pas l'éch du pays lors de l'affaire Liana, la souffrance. euh du pays, le cri du pays. Et bien, je pense que euh ces magistrats, notamment ceux du syndicat de la magistrature euh ne rendent pas service.

Euh je vais vous dire euh à la justice français des commentaires. Vous allez commenter la décision de justice le 7 juillet au soir. Est-ce que on peut s'attendre à des attaques contre la justice comme on l'a vu en première ?

Non, non, il y a pas d'attaque de de la justice. On va prendre acte d'une décision de de justice. Est-ce que ça voudrait dire que on serait heureux de voir Marine Pen ?

Non, nous n'en sersons pas heureux parce qu'on trouverait ça particulièrement injuste si c'était le cas. Mais moi, je crois que Marine Le Pen a fait cette démonstration. de la non intentionnalité de commettre un délit.

Elle a expliqué, je crois, elle a convaincu avec beaucoup de subtilité et de sincérité qu'elle n'avait pas la volonté de commettre un délit. Donc, par conséquent, euh j'espère que euh la décision qui sera rendue et bien tiendra compte de cette défense très sincère de Marine Le Pen. Où en êtes-vous sur le financement de votre campagne ?

Est-ce que vous avez trouvé de l'argent auprès de de banques françaises ou de banques européennes ? Bon, on fait encore euh le tour euh évidemment euh des banques parce que une campagne électorale, ça coûte très cher et que euh pour l'instant nous n'avons pas euh au dernière nouvelle trouver de banque qui a envie euh qui souhaite nous subventionner, en tous les cas nous prêter puisque nous subventionner, c'est nous prêter puisque c'est pas c'est pas gratuit. C'est aussi une autre anomalie démocratique.

La démocratie c'est un coup. C'est un coup de faire des campagnes électorales dans un pays. Emmanuel Macron et François Berou avait promis la banque de la démocratie pour faire vivre la démocratie.

Ils ne l'ont pas fait. Je pense que c'est un scandale aussi que le premier parti politique de France se trouve dans cette situation. C'est c'est une inquiétude pour vous ou Oui, ça reste une inquiétude.

On a toujours réussi à faire face. Ça nous a coûté très cher parfois financièrement et en terme d'image. Mais vous pourriez encore lancer un prêt auprès de des Français ?

Ah bah on a toujours pu compter sur nos militants, nos adhérents qui ont toujours été au rendez-vous pour donner un coup de main à notre parti politique parce qu'ils veulent voir leurs idées arriver au pouvoir et ce en quoi je les remercie tous ces Français modestes qui nous ont aidé bien des fois et bien je les remercie. Euh le 7 juillet, ça sera la date aussi à laquelle le gouvernement doit faire des annonces pour de nouvelles économies budgétaires. Est-ce un moyen pour l'exécutif en profitant de l'actualité de passer à ce moment-là sous les radars s'il annonce 9 10 milliards d'euros de coupe ?

Oui, j'entendais que le gouvernement avait en tête de réduire un certain nombre de remboursements de de produits médicaux qui sur les transports notamment. Oui, enfin, moi j'ai j'ai entendu sur voilà sur les médicaments et qui aboutirait une hausse des mutuels. Euh je trouve que c'est à la fois la lâcheté du gouvernement qui refuse de s'attaquer à l'aide médicale d'État, qui refuse la qui fragilise finalement encore une fois les plus faibles qui vont devoir euh payer plus cher leur mutuel.

Ce gouvernement n'a n'a pas de courage, euh n'a pas de vision à laisser et laisse la dette exploser, à augmenter les prélèvements obligatoires, à augmenter la CSG. Euh je pense que ils sont toujours dans la même logique parce qu'ils ne veulent rien remettre en cause. Ils veulent pas s'attaquer euh à ce convers à l'Union européenne, ils ne veulent pas s'attaquer à l'immigration.

Ils ne veulent pas s'attaquer aux agences d'État. Don je rappelais que Marc Toiti disait qu'elle pouvait nous permettre d'économiser 150 milliards d'euros par an. En réalité, ils ne veulent s'attaquer à rien et ils sont toujours dans la même logique.

Bah la même logique, ça a les mêmes conséquences. On reviendra sur tout ça dans la seconde partie du grand jury. Dans un instant, Sébastien Chenu, je rappelle que vous êtes vice-président du Rassemblement national.

On va continuer de parler de cette campagne et notamment d'un sujet qui pourrait montrer quelques différences entre Marine Le Pen et et Jordan Bardella. Les retraites à tout de suite. Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6.

À l'été 1936, ils sont des centaines de milliers. Ses jeunes ouvriers, ses couples sans enfants, ses familles modestes à quitter la cité et sa grisaille. que la France est un gouvernement de social de rouge.

Ça c'était la stupéfaction. Pour la première fois, la France ouvrière quitte la ville à la recherche du grand. Ou mieux pour de vraies vacances.

On étraîne des vélos et des tentes de camping. Les auberges jeunesse refusent du monde. On invente l'autostoop et on découvre le bronzage.

C'est Léon Bloom, le chef du Front populaire qui vient de remporter les élections. C'est lui qui va décider d'ajouter au programme du nouveau gouvernement cette mesure qui n'y figurait pas. 15 jours de congé et payés.

Et ils partaient. Ils étaient heureux mais c'était c'était un bonheur extraordinaire. Ett 36, les premières vacances des Français.

Aujourd'hui à 13h sur Publics Sénena et sur publicsenat.fr. faire [musique] manger ses beautés est en Guadeloupe sous les Alisées.

Nous allons visiter ce beau département en compagnie de Solange Nadille, la sénatrice. Dans tous ces recoins, dans tous ces archipeles, on va se régaler. Quand on vous parle de souveraineté alimentaire ou d'autonomie alimentaire, qu'est-ce que vous répondez ? c'est [musique] de pouvoir produire suffisamment pour pouvoir mettre sur le marché local local [musique] du produit 100 % gueloué.

Est-ce que vous y croyez ? Oui. Sinon je serai pas là.

Manger, c'est voté. Mercredi à 17h30 sur Publics Sena et sur publicsena.fr.

FR. Tous les jeudis, on revient ensemble sur les temps forts de l'actualité de la chambre haute du Parlement. Les [musique] sénatrices et sénateurs qui viennent réagir à mon micro à l'actualité.

Le tout enregistré ici depuis [musique] la salle des conférences à deux pas de l'hémicycle. En direct du Sénat jeudi à 16h30 [musique] sur Publicsena et sur publicsena.fr. [musique] Tous les jeudis, on revient ensemble sur les temps forts de l'actualité de la chambre haute du Parlement.

Les sénatrices [musique] et sénateurs qui viennent réagir à mon micro à l'actualité. Le tout enregistré ici depuis [musique] la salle des conférences à deux pas de l'hémicycle. En direct du Sénat jeudi à 16h30 sur [musique] Publics Sénat et sur publicsenaat.fr. [musique] Vous êtes millionnaire, pourtant vous n'avez jamais connu le compositeur.

Alors, comment êtes-vous devenu son héritier ? qui a volé le bolero de Ravel. Objet de la plus farche bataille de succession de l'histoire de la musique, le Bolero est un trésor convoité.

Il rapporterait chaque année près de 2 millions d'euros à ses ayant. Mais qui sont les gardiens de la mémoire de Raven ? Son frère Cadet, la masseuse de ce dernier, son cousin trombonis, ses éditeurs successifs ?

C'est le public qui a fait le succès du bolér. Donc c'est normal que le public récupère son succès. Qui a volé le bolero de Ravel ?

Samedi prochain à 22h30 sur publics Sena et sur publicsena.fr. [musique] Voir ou revoir ce documentaire [musique] sur publicsena.fr.

FR. Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au jeudi à 7h30 et 1230 et je vous emmène au cœur de l'actualité et de nos régions avec nos invités, nos reportages et la presse quotidienne régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien.

Bonjour chez vous. C'est du lundi au jeudi à 7h30 et 12h30. Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.

Sébastien Chenu, député du nord et vice-président du Rassemblement national et notre invité. Claire Conruit pour le Figaro et Steve Jourdin pour public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger. Le grand jury 2027, [musique] c'est demain.

Avec une question très directe Sébastien Chenu sur 2027. Est-ce que Jordan Bardella quelque part n'est pas en train de vivre déjà sa meilleure vie ? Grand Prix à Monaco avec sa compagne la princesse Maria Carolina de Bourbon et de Sicile.

Des weekends dans des hôtels de luxe, la fréquentation des Gota du CAC 40 et des soirées avec Cyril Anouna. Est-ce que Jordan Bardella a vraiment envie de devenir président de la République ? Je crois que vous résumez de façon un peu caricaturale euh la vie privée de Jordan Bardella et je pense que jamais euh un candidat ne doit être jugé, un candidat potentiel euh ne doit être jugé sur sa vie privée euh mais sur ses engagements publics.

Je crois qu'il va falloir s'en remettre hein sur le fait que Jordan Bardella soit allé euh voir un prix de Formule 1. Moi ça ne me heurte pas. Il y a beaucoup de Français qui aiment bien la Formule 1.

Euh, il va falloir s'en remettre que Jordan Bardella soit amoureux d'une princesse. Je vous assure que ça peut arriver à des gens très bien. Mais est-ce que les Français aiment le bling bling ?

Je suis pas persué que ce soit bling bling d'être amoureux d'une princesse ou que d'être à un grand prix de Formule 1. Ce que je trouve toujours un peu ridicule, c'est d'essayer d'allumer les hommes politiques à travers leur vie priv. Voyez-vous ce qui me gêne ?

C'est plutôt ce qu'on a vu ce weekend, c'est-à-dire un ancien premier ministre qui grille le feu rouge avec un girophare qui crée un accident et qui s'en va sur le bord de la route en laissant son chauffeur se débrouiller avec les gens qui l'a mis en cause. Ça, je trouve ça, voyez-vous, en matière de comportement bien plus ennuyeux et problématique. Mais la question derrière celle-là qui peut être une question beaucoup plus politique pour Jordan Bardella, c'est est-ce que le Rassemblement national est toujours antisystème ?

Bah oui, parce qu'on ne veut pas euh nous euh vous safin, qu'est-ce que c'est que le système ? Ce sont des gens qui font semblant de penser différemment pour défendre leurs intérêts sur le dos des Français. Les élites, euh c'était ça des élites qui font semblant d'avoir des opinions différentes.

Un coup ils ont ils sortent des mêmes écoles, ils sont socialistes, un coup ils sont macronistes, un coup ils sont LR, mais en fait ils font les mêmes politiques sur le dos des Français. Donc c'est ça le système. Donc oui, nous le combattons.

Voilà ce que nous combattons. Pour pour revenir à Jordan Bardella qui est au plus haut dans les différentes enquêtes d'opinion, est-ce qu'il bénéficie selon vous de la marque Eren ? Est-ce que c'est cela qui explique sa position dans les sondages où le président du parti s'est fait un un vrai nom ?

Bardella c'est une marque comme Marine Le Pen est une marque de Bah oui, les deux. C'est-à-dire que le Rassemblement national, je crois, crée beaucoup d'espoir chez les Français. Ce qu'on propose crée beaucoup d'espoir.

Et puis il se trouve que Jordan Bardella incarne bien cet espoir comme Marine Le Pen incarne bien cet espoir puisque je vous rappelle qu'ils sont tous les deux les hommes et les femmes politiques préférées des Français. Je rappelle d'ailleurs que Marine Le Pen était la femme politique la plus détestée des Français il y a quelques années. Elle est aujourd'hui la femme politique préférée des Français.

Jordan Bardella, il a du talent. Euh il a gagné deux campagnes électorales européennes. Euh il est je crois euh euh voilà euh apprécié des Français par rapport aussi à ce qu'il propose comme solution et il a sa propre personnalité politiquement. un Jordan Bardella, candidat du RN, est-ce que c'est aussi euh euh [grognement] une forme d'élargissement nouveau pour le parti en ce sens que est-ce que ce serait le retour de l'idée de l'Union des droites si Jordan Bardella était Non, je crois pas avoir entendu Jordan Bardella parler d'union des droites.

Je crois que il a dit qu'il faut parler à la droite probablement en premier parce que ce sont probablement les plus proches de nous mais qui n'étaient pas là pour sauver la droite. Nous, on cherche pas à sauver la droite, à sauver un parti politique. Il parle et on l'a vu à Marian Maréchal qui est devenu une allié, à Éric Sioti qui est devenu un allié mais il parle à tous les patriotes de ce pays.

Vous tendrez pas la main à Éric Zémour, à Bruno Retaillot. Mais l'idée c'est bah écoutez Bruno Retaillot, il a fait des choix. Bah Éric Zemour, il a fait un choix, c'est de nous critiquer du matin au soir.

Euh mais Bruno Taillot, il a fait un choix politique qui est plus grave que de nous critiquer. Il est celui d'avoir de s'être compromis avec la Macronie pour un résultat proche de du néant. Euh puisque je vous rappelle euh pire que le néant d'ailleurs que il n'y a jamais eu autant de titres de séjour délivrés que sous Bruno Retaillot.

Donc si vous voulez, moi j'ai pas envie de travailler avec des gens pareils. J'ai pas envie de travailler avec des gens comme Bruno Retaillot euh qui ont fait l'inverse de ce qu'ils ont promis à leurs électeurs. Vous avez OK euh Sébastien Chenu euh Éric Si à l'instant, qu'est-ce que vous pensez de son idée de supprimer ce qu'il appelle l'impôt sur la mort ?

Il propose des exonérations de succession jusqu'à 1 million d'euros par enfant, soit plus de 95 % des transmissions familiales aujourd'hui totalement exonéré selon ces calculs. Moi, je pense qu'il faut effectivement donner de l'oxygène aux Français en ce qui concerne les droits de succession, même s'ils sont ils ont déjà beaucoup baissé dans notre pays, ils ne sont pas les plus hauts. Mais je pense qu'effectivement l'imposition sur les droits de succession, plus elle sera faible, mieux ce sera.

On vaance de rentier avecoup. Non mais il y a beaucoup de gens modestes qui ont travaillé toute leur vie et je le dis en tant en tant que député de de Denin qui ont bâti par la force de leur travail uniquement un petit capital qui ont acheté leur maison au bout de tant d'années et qui aimeraient le transmettre évidemment. Alors, c'est pas le sujet, c'est pas le cas que vous me citiziez, mais je pense que moins on sera imposé sur la transmission transmission de patrimoine personnel, mais aussi transmission d'entreprise.

Mieux ce sera pour notre pays. Sur les retraites, vous voulez permettre à ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et cotiser 40 annuités de prendre leur retraite à 60 ans et pour ceux qui ont commencé après 20 ans, quelle serait la règle ? Et pour ceux qui ont commencé à à travailler après 20 ans, bah vous avez 42 annuités.

Vous pouvez partir quand vous avez vos 42 annuités. Aujourd'hui, c'est 43. Oui, je note Olivier Bost que je suis ravi de vous entendre nous présenter parce que longtemps sur les plateaux, on nous a dit "Ah mais on comprend rien avant 20 ans après 20 ans".

En fait, vous avez très bien compris ce que Marine Leutre question qui arrive vous avez en réalité très bien compris. Marine Le Pen dit également qu'il reste des injustices. C'est-à-dire qu'elle dit "Celui qui est entré sur le marché du travail à 30 ans côtise 37 ans et c'est pas normal." Ça veut dire que pour ces cas-là, il faudra travailler plus de 42 ans.

Oui. Oui. Mais voilà, ces cas-là, ils sont très marginaux.

Il faudra probablement travailler ces casg. Quelqu'un qui a commencé à travailler à 30 ans. Est-ce que ça veut dire qu'avec votre réforme, celui qui n'a pas cotisé 42 ans peut pas partir à la retraite ou pas ?

Non, ça veut dire qu'effectivement, il y a à la marge des cas qu'il va falloir régler. Mais il y en a d'autres he sur la carrière longue, sur la pénibilité. euh vous avez des critères qui n'ont pas été pris en cours.

Donc effectivement, il va falloir regarder ça. Mais c'est ces cas sont évidemment à la marge. Ce qu'il faut comprendre si vous voulez, c'est une réforme de société, c'est pas une réforme paramétrique.

C'est-à-dire que nous, on compte toujours consacrer 14 % du PIB à la réforme des retraites. On veut pas simplement faire bouger quelques paramètres. Ça va dériver euh si en tout ce choix ce choix ce qui est sûr, c'est que ce choix il a un coût comme toute politique publique, ce choix, il a un coût que nous assums.

Il est quantifié je crois de mémoire à 9 milliards d'euros. euh par an. Donc s'il a un coup, nous ce qu'on veut c'est concilier si vous voulez la justice sociale et puis aussi euh la simplification et la lisibilité.

Il y a beaucoup de gens qui savent pas parce qu'ils ont eu des carrières achées, parce qu'ils se sont euh arrêtés, parce que euh ils ont eu des des accidents, peu importe qui ne savent pas exactement le la date à laquelle ils peuvent euh partir en retraite. Et donc c'est important. Il y a des simulations en ligne aujourd'hui.

Oui, mais c'est c'est c'est c'est jamais très facile à reconcilier. Mais donc ça veut dire que la borne d'âge pour vous dire que la borne d'âge elle a son intérêt d'un côté les annuités et d'autre côté la borne d'âge. Ce que vous dites sur les bornes d'âges Jordan Bardella n'a pas l'air complètement d'accord avec vous puisquil nous dit que l'âge légal ne veut rien dire car ce qui compte c'est la durée de cotisation.

C'est ce que dit Jordan Bard. Ce que Jordan a très bien dit, c'est que tout ça a un coût. En réalité, tout ça a un coût et que puisque ce n'est pas une réforme paramétrique, que c'est une réforme de société, alors ce coût de financement des retraites, il faut l'appréhender.

Ça veut dire qu'il faut faire rentrer beaucoup plus de monde sur le marché du travail, beaucoup plus de gens qui travaillent plutôt plus jeunes, permettre au senior de travailler plus longtemps, avoir des emplois de meilleure qualité, beaucoup plus rémunérateurs. On n'est pas pour la suppression de l'âge légal. Ah ben non, on n'est pas pour la suppression de l'âge légal.

On est pour qu'il y ait euh une productivité plus efficiente, une croissance dans notre pays qui permet de créer des emplois à valeur ajoutée, des jeunes qui travaillent plus tôt, qui arrivent plus tôt sur le marché du travail et c'est ainsi que nous pouvons faire vivre notre réforme d'ex qui est particulièrement juste. [grognement] Est-ce que ça veut dire qu'on a pas bien compris ce qu' avait dit Jordan Bardé là ? Il avait dit il y a un mois tout pile "Nous sommes en train de faire des projections budgétaires, nous aurons l'occasion de présenter un nouveau système et une réforme." Voilà, c'est exactement ce que je suis en train de vous dire.

Nous sommes en train de faire des projections budgétaires parce que comme je vous l'ai dit, commencer notre conversation, ça un coup. Bah oui, mais j'ai commencé par vous dire voilà ce qui est votre réforme des retraites aujourd'hui. Ça sera pas celle de demain si je vous comprends bien.

Ben si, vous avez même fait état d'une petite modification qui peut y avoir pour des gens qui commenceraient à travailler beaucoup plus tard et puis moi je vous ai fait état de dispositifs carrière longue de dispositif de pénibilité qui n'étaient pas aboutis. Tout ça c'est un coup sur la pénibilité. J'ai regardé vous avez des critères sur la manutention, sur les vibrations, sur les risques chimiques qui n'ont pas été intégrés.

Ça évidemment un coût aussi euh de désintégrer. Donc comme le dit Jordan Bardella, on est en train de travailler sur le coût de cette réforme qui aura des annuités et qui aura une borne d'âge. Mais le le rapport du corps, le dernier hein du conseil d'orientation des retraites il y a il y a 2 semaines, il prévoit un déficit encore plus important que prévu euh et il préconise de progressivement repousser l'âge de départ.

Oui, le problème c'est que le corps indiqué exactement l'inverse il y a quelques temps. Euh les prévisions du corps, c'était le système tient, il y a pas de problème jusqu'à euh 2050. Donc on va se garder commenter à chaque fois que le corps change d'avis euh de de commenter ses avis et on va s'en tenir à une réforme de société qui est guidée par un impératif de justice sociale et de simplification.

Vous vous engagez juste si Marine Le Pen est déclarée inéligible à ce que cette réforme des retraites soit reprise telle qu'elle par Jordan Barb. C'est celle que nous portons, sur laquelle nous avons mené deux campagnes d'élection européenne, même si c'était pas dans le cœur de la campagne européenne évidemment, mais c'est celle que nous avons porté en 2022 et c'est celle que nous avons porté aux législatives de 2022 et de 2024 avec les modifications que vous avez indiqué Olivier Bost que Marine Le Pen Marine Le Pen a évoqué sur si j'ai bien compris toutes les modifications mais je suis sûr que vous les comprendrez aussi bien que ce système de retraite que vous avez eu tous beaucoup de mal à comprendre mais qui maintenant est bien bien compris je crois. Bon, Marine Le Pen s'est dit favorable à une capitalisation volontaire sur les retraites pour ceux qui en ont les moyens.

C'est quoi la différence avec ce qui existe aujourd'hui ? Le il y a un plan départ une retraite, c'est c'est de la capitalisation volontaire. Bah, c'est peut-être déjà de pas aller taxer ce plan d'épargne une retraite comme le fait ou comme veut le faire le le gouvernement.

Nous, on considère que la liberté ça doit primer que si des Français qui on les moyens veulent pouvoir évidemment investir dans cette capitalisation, il faut le faire sans que ce soit évidemment taxé comme le gouvernement pas 100% défiscalisé, mais on pense qu'il faut donner de la liberté et d'oxygène à ce système. Il y a il y a un fait assez nouveau. Marine Le Pen dénonce désormais l'assistana.

Elle l'a fait plusieurs fois dans son discours le le 1er mai. Est-ce que ça veut dire qu'il y a trop d'aide social ? Non, ça veut dire qu'il y a des fraudes.

Ça veut dire qu'il y a des gens qui aujourd'hui peuvent abuser d'un système. Vous savez moi je suis élu de Denin et je vais vous raconter quelque chose. Lorsque j'ai été élu il y a près de 10 ans à Din, nous nous sommes aperçus qu'il y avait effectivement dans la ville tout un système qui était organisé de gens qui touchaient des aides sociales et qui leur permettaient de louer des logements insalubres par des propriétaires qui avaient peu de de bonne foi à leur laisser aller à mettre en location ce type de logement.

On s'aperçu, on c'est avec le préfet qui a mis en place une cellule avec les impôts, avec la préfecture, avec les services sociaux. Euh et nous avons démantelé, ils ont démantelé les services de l'État et je les salue à ce moment-là, c'est il y a 10 ans, ils ont démantelé, je crois, sur la ville, 250 faux dossiers d'aide social. Euh et bien ça c'est effectivement cette fraude, c'est une forme c'était donc de l'assistana, c'est-à-dire des gens qui étaient assistés par la fraude et qui pouvaient euh qui pouvaient bénéficier indument euh de ces aides sociales parce que le la formulation de l'assistana jusque là quand on l'a entendu, ça voulait dire des on l'assistana ça rend fou [grognement] les gens qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler les milieux populaires en particulier qui font des heures difficiles qui vivent de leur travail qui n'ont droit à aucun une aide et qui voit qu'effectivement il donc il y a des gens qu'on trouve d'aide, c'est bien ça.

Il y a des gens qui de qui touchent des aides de façon indue. Qui touchent des aides de façon indue. Bah c'est c'est pas exactement la même chose mais ça revient à peu près la même chose.

Ça coûte aux finances publiques et ce n'est pas juste. Nous ce qu'on veut c'est une forme de justice sociale. On nous l'a beaucoup reproché d'ailleurs que nous étions d'être favorable à cette forme de justice sociale puisque nos adversaires souvent nous caricaturaient en disant "Mais Marine Le Pen de gauche." Non, on veut la justice sociale et la justice sociale c'est fait en sorte qu'effectivement il n'y ait pas d'aide sociale indue.

Dans une interview sur France Culture cette semaine, Marine Le Pen a estimé que Nicolas Sarkozy était un contremodèle pour vous pour par votre histoire aussi politique personnelle. Nicolas Sarkozy, c'est quoi ? Bon, Nicolas Sarkozi, ça a été un formidable espoir.

Euh moi, j'avais fait sa campagne et j'avais trouvé que c'était un candidat qui avait soufflé, un formidable espoir. C'était une énergie, un volontarisme politique de faire bouger les lignes et puis la crise probablement aussi des maladresses probablement aussi en je veux dire, on peut analyser ça avec le recul fait que ça vous parlz de contreemodèle aujourd'hui ou pas ? Ben en tous les cas, ça a été une déception pour beaucoup d'électeurs de droite dont dont j'étais et donc ça a amené effectivement beaucoup à se tourner vers des candidats qui incarnaient, je crois davantage que Nicolas SarkoZi à l'époque un espoir.

Moi j'ai j'ai retrouvé j'ai reporté mon espoir sur Marine Le Pen. Est-ce que vous êtes interpellé par le comportement de certains nouveaux maires ? Je vous prends un exemple.

Bien sûr, la suppression des subventions au planning familial par le maire de Carpentra, Hervé de l'Épino. Je trouve formidable les nouveaux maires Eren. En réalité, ils sont courageux.

Ils essayent de faire baisser la situation de l'endettement de leur ville et on ne parle que de certains d'entre eux mais je j'ai une pensée au moment où je vous parle pour Frédéric Bocaletti qui redresse les comptes de la ville de Sifour dans le VAR. Hervé de l'Épinot a trouvé à Carpentra des situations extrêmement une situation budgétaire extrêmement abîmée. Le planning familial qui a son utilité.

Moi, je pense que le planning familial dans notre pays a une vraie utilité. En revanche, son utilité, elle est limitée lorsqu'il se prend pour un organe politique, qu'il fait signer des pétitions, appel au vo c'est comme par exemple les MAUS, toutes ces associations qui ont une vraie utilité dans le pays devraient se concentrer sur leur boulot et ne pas défiler dans des meetings politiques, prendre position parce que il touchent des subsides publics. Association qui a une position politique, oui, vous coupez des subventions.

Ben, je pense que c'est un simple principe qu'une association qui touche des subsides publics, de l'argent de tous les habitants garde de la neutralité. Quand on aide le planning familial qui encore une fois son utilité dans le pays, quand on aide Emaus qui touche des fonds publics, quand on aide ces associations, c'est pas pour les voir défiler et signer des pétitions. Donc votre raisonnement est valable aussi pour la culture.

Si un artiste contre le Rassemblage national, vous coupez mais je pense mais c'est pas couper. L'idée, c'est de dire recentrez-vous sur votre mission. Vous n'êtes pas là pour euh vous p alors que madame Annie Ernaud signe des pétitions toute la journée pour contre et cetera.

Euh c'est très bien, elle touche pas d'argent public, il y a pas de problème. Quand vous êtes une structure qui touche de l'argent public, vous devez avoir euh vous devez être au-dessus de tout ça et avoir de la neutralité train de promettre entre guillemets c'est une grande purge là si vous non remettre la France à l'endroit. Euh les gens sont fatigués d'avoir des gens qui leur font des leçons avec leur propre argent, d'avoir des gens sur le service public qui leur disent comment ils doivent penser, euh d'entendre euh se se faire insulter de fachaot à tout bout de champ euh tout simplement parce qu'il demande euh le patriotisme économique.

Les gens sont fatigués des leçons que donnent des gens avec leur propre argent. Très rapidement à Carcasson, on a vu aussi cette semaine le maire qui arrose des syndicalistes depuis son balcon. Est-ce que ça c'est un modèle vraiment à suivre ?

C'était c'était un clin d'œil. Bart c'est un homme qui a une certaine forme de personnalité. Il est très dire harcelé par un certain nombre de de syndicats depuis qu'il a décidé de ne pas mettre à disposition des des salles.

Non mais il a dit qu'il était d'accord pour être à disposition des salles à partir du moment où il y avait une location en bonnet du forme un paiement d'une taxe et cetera. Bon visiblement il fait changer les pratiques. Il remet sa ville à l'endroit.

Il se fait ensuite consu. Il se fait ensuite consu. Il les a arrosé parce qu'il faisait 40° sur la place.

Christophez à sa personnalité mais je crois qu'il est très populaire dans sa ville et que les gens ont tellement envie d'arrêter que ces donneurs de leçons éternelles, ces signataires de pétition éternelle qui avec l'argent des Français leur font la leçon sur ce qu'ils ont le droit de dire et de penser qu'ils apprécient effectivement quand quelqu'un casse un peu les codes. Le grand jury question express. avec des réponses d'abord courtes pour ou contre oui ou non.

Et d'abord est-ce que vous voterez pour ou voterez contre la loi sur la fin de vie mardi à l'Assemblée nationale lors du du vote solennel ? Alors, j'avais voté j'avais voté pour en première lecture parce que je pense que c'est une procédure qui est encadrée. Euh je dois dire que je je voterai pour parce que ma conviction est qu'on et que cette loi euh doivent pouvoir exister.

Mais sincèrement euh je préférerais, j'aurais préféré que le gouvernement se montre un peu plus réceptif un certain nombre d'amendements. Euh bon euh je trouve que enfin comme d'habitude, ils ne peuvent pas s'empêcher d'être caricaturaux et à la fin euh de de décourager des gens qui comme moi ou je pense à Yannique Monnais, député communiste, ont envie de la voter mais qui se trouvent gênés par un certain nombre de dispositions. Je la voterai au final.

Pourquoi les les députés du Rassemblement national ont été les plus actifs contre ce projet de loi ? Bah parce que souvent ils ont considéré que cette loi pouvait pour une partie d'entre eux en général. De mémoire, je crois qu'il y a les 3/4 des députés du rassemblement national qui voteront contre et un et un/4 qui votera pour ceux qui votaient contre.

Ça pouvait les heurter philosophiquement. Il trouvait que c'était peut-être pas assez encadré. Enfin, ils avaient un certain nombre d'arguments.

Euh moi, j'en ai d'autres puisque je vote cette loi. Mais je crois que comme sur tous les sujets de société, j'entendais le député socialiste Dominique Potier qui ne veut pas voter cette loi. Donc, vous voyez ça ça traverse tous les bancs ces questions de société.

Il y a pas un parti politique qui soit unanime sur la question. Clair convite. À un autre sujet, est-ce qu'il faut que les Français élisent les procureurs et les magistrats ?

Non, j'y suis pas favorable. Moi, je pense qu'il faut réformer deux choses. Le Conseil supérieur de la magistrature probablement. qui ne délivre pas seulement qu'on puisse dire beaucoup de sanctions en tous les cas qui ne permet pas de sanctionner des magistrats qui euh ne sont pas à la hauteur.

Et puis de l'autre côté, il faut oxygéner le recrutement, la formation du nombre de magistrats à travers l'école de magistrature. Je pense qu'il faut ouvrir des passerelles, permettre à des avocats de devenir magistrat. Euh voilà, très rapidement et vraiment plus léger pour ou contre le short au travail et plus de manière plus importante pour ou contre à l'Assemblée nationale porter le short.

Euh je suis très hostile à ce que l'Assemblée nationale ressemble à une Zade, voyez-vous. Et j'ai vu des députés insoumis en t-shirt et jogging ou basket et sac à dos cette semaine dans l'hémicycle. Oui, mais enfin l'hémicycle, il est climatisé.

Euh moi je suis désolé, j'ai présidé les débats, j'avais une chemise, une cravate parce que c'est aussi le respect qu'on doit à l'institution, le respect qu'on doit au personnel de l'Assemblée nationale qui lui-même est en veste et cravate. Et je pense que les Français n'aiment pas cette sorte de désinvolture. Moi, je ne l'aime pas cette désinvolture.

Le grand jury, tout est politique. Dans l'affaire Liana, le le prérapport d'enquête a été rendu public cette semaine. Vous avez entendu votre collègue Jean-Philippe Tangui infiniment mesuré avec les magistrats et le travail de la justice.

Vous l'avez été aussi tout à l'heure. Est-ce que vous estimez d'abord que c'est un problème de moyen avant d'être un problème de fautes individuelles ? Non, c'est les deux.

Il y a un problème de moyens, il y a des carences mais il y a aussi des défaillances et puis il y a une absence de responsabilité. Moi, je suis excusez-moi, mais absolument scandalisé de voir que le garde des SAAs n'assume rien. Alors, on est habitué, il assumait pas les violences quand il était mise à l'intérieur.

C'était c'était des anglais qui étaient des supporters anglais qui créent des attendez pas Vous n'attendez pas les les sanctions. Non, mais moi j'attends d'un d'un homme politique qui est qui est à ce niveau-là qu'il ne fasse pas payer des lampistes et qu'il assume lui-même dans n'importe quelle démocratie. Euh Gérald Darmanin aurait eu un peu de courage de se retirer.

Voyez-vous, cette semaine euh il a été lâche aussi puisqu'il a empêché euh que un texte proposé par le groupe d'Éric Sioti sur les mariages entre euh personnes euh sous OCUTF et personnes de nationalité française puisse se faire. Et bien il nous avait dit qu'il soutenait ce texte, nous avait dit qu'il allait permettre de le faire passer et puis finalement il a laissé la France insoumise bordéliser l'Assemblée nationale alors qu'il avait les moyens d'empêcher cela. La lé de Géral Darmanin, il a jamais de limite en fait.

C'est cette mensuétude que vous avez avec les magistrats, ça a rien à voir avec le l'approche du service de manière général. Non, je vous je reviens sur ce que je vous ai dit tout à l'heure. Il y a des magistrats qui font leur travail dans des conditions épouvantables et qui essayent de le faire très correctement.

Il y a un système qui est totalement carencé, submergé de plainte. Il y a un système judiciaire qui n'est pas toujours adapté, des peines qui ne sont pas toujours adaptées. Puis il y a des magistrats aussi qui sont politisés.

Donc vous avez euh avec ça le cocktail qui montre que notre système judiciaire est en plein effondrement. Courvite. L'affaire Liana a a montré d'abord une défiance d'une partie de la population à l'égard de la justice euh mais aussi de de potentiel dérive notamment l'idée de se faire justice soi-même.

Est-ce que vous comprenez cet envie qui naît au sein d'une partie de la population française ? Je peux pas vous répondre sans penser à Louis, ce gamin de 17 ans qui a été tué à Narbon et dont la maman témoigne aujourd'hui dans la presse et elle n'appelle pas à se faire justice soi-même. On peut entendre "Mais la justice, c'est pas la vengeance." Euh donc une justice qui se porte bien dans une démocratie, elle donne des peines adaptées, elle donne des peines immédiates, elle empêche que des gens ressortent très rapidement pour souvent recommettre le même type de délit ou de meurtre.

C'est tout le problème de notre justice, c'est qu'elle manque de crédibilité. Les Français doutent de leur justice parce qu'ils se disent "La victime n'est pas au centre de celle-ci." Donc la justice, c'est pas la vengeance.

Mais j'entends des Français et chacun se pose toujours la question individuellement "Et moi, qu'est-ce que je ferais si on tuait les gens que j'aime et cetera ? Est-ce que je serais pas habité par l'idée de vengeance ?" J'entends les gens qui nous disent la peine de mort et cetera.

Moi, je suis abolitionniste de depuis toujours, mais je pense que la réponse est d'avoir une justice ferme qui mette sous les verrou des gens définitivement qui abritent la société de tous ces gens dangereux qui touchent à l'intégrité physique des autres, en particulier des jeunes. Et je pense à Louis et à sa famille aujourd'hui. Quelques questions internationales, Sébastien Chenu, pour la fin de ce grand jury.

Le Rassemblement national dit qu'il a toujours condamné dès le premier jour l'agression de la Russie sur l'Ukraine. Vous avez voté contre le dernier plan d'aide européen à l'Ukraine. Pourquoi ?

Parce que ce plan d'aide qui coûte très cher aux français ne sera jamais remboursé. Parce que nous considérons qu'il faut continuer à aider à aider l'Ukraine, qu'il y a un maintien des aides qui soient notamment humanitaire de la livraison d'armes défensives. Tout ça, il faut continuer à le faire. mais qu'en réalité vous entraînez dans un dans un dans une espèce de dérive euh belliciste sans euh sans limite et très dangereux au moment même où nous on se pose même la question de nos stocks euh disponibles pour notre propre défense nationale.

Mais là la question, vous l'avez dit, elle était financière. Oui, mais la question ça veut dire que au pouvoir vous couperiez les aides à l'Ukraine. On couperait pas les aides à l'Ukraine.

Je viens de vous expliquer qu'il y avait un certain nombre d'aides qu'on maintiendrait mais je pense qu'il faut en tous les cas s'assurer lorsqu'on aide l'Ukraine financièrement à travers un prêt qu'elle puisse nous le rembourser, ce qui n'est pas le cas actuellement. Vous vous pensez qu'il faut à tout prix reprendre le dialogue avec Vladimir Poutine aujourd'hui ? Mais moi je pense qu'il faut parler à tout le monde quand on veut la paix.

Vous pensez que Vladimir Poutine c'est pas parler à ça, j'en suis pas sûr mais je pense que Vladimir Poutine ne sera pas l'alpha et l'oméga. Il faudra parler à des un jour il y aura des successeurs. Il faudra parler évidemment la France bien sûr mais il faudra mais mais on peut faire en tous les cas on peut parler aussi à travers un certain nombre de pays qui sont en bonne relation.

Je pense par exemple que l'Inde qui est un pays très amis de la France mais qui est un pays qui sait dialoguer aussi avec la Russie serait un pays mobilisable et on aurait aimé voir Emmanuel Macron prendre des initiatives, essayer de prendre des initiatives pour la paix. Aujourd'hui, il a pendant longtemps essayé de maintenir le dialogue avec Vladimé possible. Aujourd'hui, aujourd'hui ce conflit il coûte cher en vie, il coûte cher économiquement et demain encore plus si on accepte que l'Ukraine évidemment entre dans l'Union européenne, c'est la fin de l'agriculteur française.

Mais il y a pas une menace quand même sur notre liberté. Ça justifie pas de ah mais moi je trouve ça injustifiable ce que fait Vladimir Poutine mais on peut on peut penser que Donald Trump a un peu le même genre de philosophie c'estàd que ce sont des gens qui s'affranchissent du droit international pour faire avancer leur propre agenda. Effectivement ce sont des gens qui constituent des menaces pour la sécurité du monde.

Merci beaucoup Sébastien Chenu. Je rappelle que vous êtes vice-président du Rassemblement national député du Nord. Vous étiez l'invité de ce grand jury.

Je vous souhaite un bon dimanche, une une bonne semaine et on se retrouve dimanche prochain. Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. [musique] La Corse. cette carte postale.