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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 26 septembre 2025 2 minComplaisantActualité / polémiqueJustice

Nicolas Sarkozy condamné : les répercussions

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    « Les juges, ils ne jugent pas des politiques, ils jugent des personnes qui sont soupçonnées d'avoir commis un délit. »
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    « Et c'est souvent le cas, ils se trouvent dans la délinquance en col blanc et les atteintes à la probité qui concernent la rencontre du pouvoir et de l'argent. »
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    « Donc c'est vrai que ça concerne assez peu les nécessiteux, ce genre de délit. »
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    « ils peuvent imprimer des éléments de langage, prendre la main sur le récit pour faire à croire que le problème dans ce dossier, ce sont les juges et pas les faits. »
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    « Et ça, c'est un moment Trumpien de bascule dans lequel nous sommes en train de vivre, vraiment, sur l'autel des affaires. »
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    « Je veux dire, un ancien président de la République, dont un tribunal vient de lui annoncer qu'il va aller en prison »
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    « parce qu'il ne comprend pas pourquoi il a été condamné pour corruption précédemment, et qu'il est déclaré coupable, il est présumé innocent parce qu'il a formé appel. »
  • 1:20PrésentateurFait
    « qu'il décrédibilise la justice et que les faits pour lesquels il vient d'être condamné sont d'une extrême gravité pour l'association de malfaiteurs. »
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    « C'est que les juges sont haineux et que c'est un scandale pour l'état de droit. »
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    « C'était le garant de l'indépendance de la justice. »

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Mais je suis sidéré par le climat de conversation publique et médiatique autour du jugement. La question qu'on se pose, c'est s'il y a un problème des juges avec la politique. On pourrait peut-être se demander si Nicolas Sarkozy n'a pas un problème, lui, avec le code pénal. Les juges, ils ne jugent pas des politiques, ils jugent des personnes qui sont soupçonnées d'avoir commis un délit. Il se trouve que ces personnes sont parfois des politiques. Et c'est souvent le cas, ils se trouvent dans la délinquance en col blanc et les atteintes à la probité qui concernent la rencontre du pouvoir et de l'argent. Donc c'est vrai que ça concerne assez peu les nécessiteux, ce genre de délit.

Et bien quand les mises en cause sont condamnées, eux, ils ont contrairement à toutes celles et tous ceux qui nous écoutent, ils peuvent aller aux 20 heures d'une grande chaîne, ils peuvent imprimer des éléments de langage, prendre la main sur le récit pour faire à croire que le problème dans ce dossier, ce sont les juges et pas les faits. Et ça, c'est un moment Trumpien de bascule dans lequel nous sommes en train de vivre, vraiment, sur l'autel des affaires. Trumpien ? Mais bien sûr, c'est Trumpien.

Je veux dire, un ancien président de la République, dont un tribunal vient de lui annoncer qu'il va aller en prison parce qu'il ne comprend pas pourquoi il a été condamné pour corruption précédemment, et qu'il est déclaré coupable, il est présumé innocent parce qu'il a formé appel. Et il va faire appel. Bien sûr, il va faire appel. Et le parquet national financier aussi va faire appel, mais parce qu'il ne comprend pas la raison de sa condamnation, qu'il décrédibilise la justice et que les faits pour lesquels il vient d'être condamné sont d'une extrême gravité pour l'association de malfaiteurs. Dès qu'il sort, qu'est-ce qu'il dit ?

C'est que les juges sont haineux et que c'est un scandale pour l'état de droit. C'est quand même l'ancien président de la République. C'était le garant de l'indépendance de la justice. Donc oui, là, nous sommes à front renversé, mais ça, c'est le privilège de la délinquance en col blanc.