Éric Ciotti critique le bilan sécuritaire du macronisme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Faut-il supprimer les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Macron est dans le déni sur la violence en France ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les 80 % d'augmentation des violences depuis 2017 sont-ils vérifiés ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Faut-il installer des portiques de détection d'armes dans les écoles ?
- 7:00OuverteRéponse directe
La France risque-t-elle une mise sous tutelle du FMI ?
- 9:00OuverteRéponse directe
L'alliance avec le RN a-t-elle échoué ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Éric CiottiFait
« On est devenu le pays parmi les pays les plus violents d'Europe. »
- 5:20Éric CiottiChiffre
« Si on arrêtait de donner des allocations familiales et logement au aux étrangers qui arrivent en France sur leurs 10 premières années, on pourrait augmenter les effectifs de police et de gendarmerie de 50 %. »
- 6:40Éric CiottiChiffre
« L'AME coûte 1ARD 100 milliards 1ARD 200 millions d'euros. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Alexotti. Bonjour. C'est la question du jour sur le site du Figaro.
Faut-il supprimer les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ? C'est ce qui se fait notamment en Australie. J'y suis assez favorable.
Je pense que les réseaux sociaux, en tout cas leur utilisation excessive et leur dérive porte un danger pour pour les jeunes. Je suis père d'une adolescente et je vois les contraintes que les parents peuvent peuvent subir. Enfin, le le combat permanent qu'il faut faire et je vois aussi de faire c'est aux parents de le faire.
C'est pour ça je vous dis que c'est un combat. pose la question à celui qui est pour la suppression descations familiales. Il y a il y a la il y a l'addiction aussi qui s'installe sur ces réseaux.
Euh c'est ça sera techniquement compliqué parce que il y a une volonté des jeunes. Euh ça sera techniquement compliqué mais je pense que ces réseaux sociaux leur usage abusif et c'est aussi aux parents naturellement d'exprimer leur autorité parentale et leur responsabilité porte porte des dangers. Je pense que les jeunes les jeunes sans réseaux sociaux se porteraiit mieux, ça incontestablement.
Est-ce qu'on peut arriver aujourd'hui euh à proscrire tous les réseaux sociaux ? Euh c'est un souhait et peut-être hélas un veut pieux. H il joue un rôle aussi nocif dans dans ce que Emmanuel Macron appelle de brainwashing aussi.
Non non, ça je ne crois pas. Je crois que ce qu'il décrit traduit une forme de déni. Emmanuel Macron a toujours relativisé la montée de la violence dans notre pays.
Ce sont des sujets qu'il ne connaît pas, qu'il ne maîtrise pas et auquels il n'a jamais conféré un caractère prioritaire dans ses politiques. Il a été élu sans évoquer ses sujets. il a été élu, il le dit lui-même, je l'ai lu un peu par effraction à la fois du fait de l'accident qui est arrivé à François Fillon en cours de campagne, accident entre guillemets, le fait qu'on l'a quasiment lyché politiquement, médiatiquement, judiciairement avec les méthodes que l'on connaît et puis de l'autre côté l'effondrement du Parti socialiste qui avait choisi un candidat extrémiste.
Cela a ouvert une voix un peu hasardeuse à Emmanuel Macron, mais il n'a jamais évoqué ces questions de violence, d'insécurité, encore moins en 2022 où la campagne a été totalement occultée par le conflit ukrainien. Il n'a jamais été confronté sur le terrain à la montée de cette de cette violence. Donc il a négligé ces sujets.
Euh il a négligé sans doute par mes connaissances mais aussi par idéologie et il le redit quand il sort cette phrase ahurissante ahurissante. Le brain wasing c'està-dire que tes propos ont été sortis de leur contexte le lavage de cerveau. Il les a dit, tout le monde peut les écouter, faire sans jugement.
Mais au-delà de cette phrase, oui, il est dans le déni, dans la déconnexion. Il ne connaît pas la souffrance de millions de Français qui vivent dans des zones de non droit, qui vivent dans l'insécurité. Depuis qu'il a été élu, le nombre de coûts et blessures volontaires a augmenté de autour de 80 %. 80 %.
Il y a 1000 actes de violence gratuits euh au chaque jour, chaque jour 1000 actes de violence gratuite. Le nombre d'homicides et de tentatives d'homicide qui est l'indicateur quand même le plus pertinent pour évaluer euh le climat de violence dans un pays, ont quasiment doublé depuis son élection. On est à 6000 homicides et tentatives d'homicide.
Il y a des statistiques qui sont sorties il y a quelques jours. On est devenu le pays parmi les pays les plus violents d'Europe. C'est ça le bilan du Macronisme.
Et quels que soient les ministres qui se sont succédés jusqu'à Bruno Rota aujourd'hui. On va y revenir et on va revenir avec vous sur vos relations avec Bruno Rotaillot. Mais question justement puisque on parlait d'acte de violence.
Revenons à ce qui s'est passé hier à nos gens sur Marne. Il y avait une autre question que posait le Figaro. Faut-il installer des portiques de détection d'armes à l'entrée des des établissements scolaires ?
Je vous pose la question parce que vous avez travaillé sur toutes ces sur toutes ces questions là. Sachant que Bruno Rotaillot lui-même, le ministre de l'intérieur disait que euh des portiques de détection euh ne pourraient pas détecter des couteaux en en céramique, par exemple. euh arme qui a servi à tuer un fonctionnaire de police à la préfecture de Paris.
On s'en souvient en octobre 2018. J'ai d'ailleurs à l'époque été rapporteur de la commission d'enquête sur ce terrible attentat à la préfecture de police de Paris qui avait provoqué l'assassinat de quatre fonctionnaires de de police. Moi, je suis plutôt favorable à ce qu'on mette ces portiques, hein.
Ce n'est pas une réponse ultime, c'est une réponse partielle. Euh ce sera là aussi extrêmement compliqué, extrêmement coûteux qui va payer les collectivités locales qui ont en charge les établissements scolaires. Euh on évalue si on est si on installé les portiques dans chaque établissement environ 1 milliard d'euros de dépenses.
Mais sur le principe ça serait un degré de sécurité plus élevé et donc nécessaire utile en tout cas utile. Mais moi ce que ça ne restaurera pas l'autorité. C'est un dispositif de sécurité passive.
Ce qu'il faut, c'est réinstaller dans notre société de l'ordre et de l'autorité. L'autorité de l'enseignant qui doit transmettre des valeurs aux élèves qui sont dans sa classe et se faire respecter. L'autorité parentale, on l'évoquait tout à l'heure sur les réseaux paraît pas trop en cause en l'occurrence dans ce qu'on sait de cette affaire.
Mais de façon globale, de façon globale euh il faut qu'on restaure cette autorité parentale. Euh il faut que les parents euh ne soient pas euh des missionnaires. Il faut les inciter à l'être, j'avais été l'auteur d'une loi, vous le rappeliez, qui supprimait les allocations familiales aux parents des missionnaires.
Il faut surtout l'autorité de la loi. On n' pas suffisamment de dispositifs de sécurité et on n' pas suffisamment de réponse pénales. On manque aujourd'hui d'établissement pour mineurs, que ça soit des centres éducatifs fermés, on nous en avait promis le doublement, ils n'y sont pas de prison pour mineurs.
On n' pas aussi de dispositifs tels que nous les avions installés sous la présidence de Nicolas Sarkozi. Là encore, j'avais fait voter une deuxième loi qui prévoit l'encadrement de type militaire pour les mineurs délinquants. C'est une réponse extrêmement pertinente.
Monsieur Hollande et monsieur Macron ont supprimé ce dispositif. Donc il faut militaires sont pas trop favorables à ce genre de chos. C'était de type militaires.
C'était des retraités dans les Épides hein, essentiellement des anciens militaires. Mais euh c'était une méthode militaire, port de l'uniforme, levé des couleurs, du sport. On on faisait aimer à ces jeunes qui étaient sortis du système un peu social.
Euh on faisait réaimer la nation et on leur apprenait tout simplement à vivre en société, à respecter l'autorité, la hiérarchie, l'ordre. Éricti l'école ce qu'ils ont aujourd'hui oublié quoi. L'école doit redevenir un sanctuaire étanche à l'ensuvagement national.
C'est ce que vous avez lancé sur le réseau social X. C'est une belle formule. C'est une formule choc.
Ben ça n'est et ça ne reste qu'une formule. Bah oui, c'est pour ça que je je parle de solutions. Euh les solutions euh elles seront quelque part dans la peur euh de la sanction, dans le respect de C'est pas comme Élisabeth Borne que le problème c'est soit les les réseaux sociaux et que ou pour reprendre la formule de Jean-Luc Mélenchon que il y a un manque de prise en compte de la santé mentale des jeunes aujourd'hui.
Tout ça quelque part c'est à la fois la santé mentale c'est sans doute une des conséquences. C'est un problème qui existe. Un problème qui existe.
Mais je crois que la première réponse, c'est de réinstaller au cœur du village l'autorité. On a perdu ses repères d'autorité. On a laissé faire aux jeunes ce qu'ils voulaient et tout ça s'est dégradé d'année à d'année.
Et aujourd'hui, on est arrivé à un point de non retour. On y rajoute euh les ravages du trafic de drogue avec les réseaux criminels qui ont installé une contreciété où l'argent est facile pour les jeunes euh où euh le respect à la loi est euh là aussi extrêmement aléatoire, n'existe plus. Donc il faut un combat général, un plan marchal contre la violence dans notre société.
Et il faut se dire aussi qu'il faut plus de moyens. Vous savez, en une en 50 ans, on a divisé par deux les moyens de sécurité dans notre pays. Euh, on ne consacre que notamment et vous le racontez sous Nicolas Sarkozy, hein.
Voilà. Absolument. Mais mais je le fais avec euh une forme d'autocritique, même si à l'époque et je le dis dans ce livre, j'avais alerté sur sur les dangers de ce désarmement, mais depuis la période où le général de Gaul était président de la République, on a divisé par deux nos dispositifs de sécurité pour la défense nationale, pour la justice, pour la sécurité alors que les dangers se sont multipliés, l'État est démissionnaire dans ce pourquoi il est fait Et l'État est devenu invasif dans ce pourquoi il n'est pas fait, dans les subventions, dans la réglementation, dans les normes, dans la dépense sociale.
Vous savez, je vous donne un chiffre. Si on arrêtait de donner des allocations familiales et logement au aux étrangers qui arrivent en France sur leurs 10 premières années, on pourrait augmenter les effectifs de police et de gendarmerie de 50 %. instantanément, il faut savoir où on met les priorités dans Alors justement euh Eric Sioti, c'est une dernière question de l'actualité.
Est-ce que vous pensez comme Améie de Montchalin que la France risque une mise sous tutelle du FMI ? Alors le gouvernement joue sans doute avec les peurs mais nous sommes dans une situationaire catastrophique et qui est là aussi le fruit d'une longue dérive. euh monsieur Macron et le président de la République euh qui aura créé à ce jour 1100 milliards d'euros de dettes supplémentaires.
Il est arrivé 2200 milliards, on est à 3330 milliards et à la fin euh de ce quinquena, on sera sans doute au-delà de 3500 milliards. Donc il aura créé peut-être 1500 milliards d'euros de dette en 2027. C'est c'est gigantissime.
On y rajoute les 400 qu'avait créé monsieur Hollande, donc on a cette dérive totalement insupportable. Et que nous dit madame de Montchalin ou le gouvernement qu'on va à nouveau augmenter les impôts parce que quand on nous fait la fable pas d'augmentation d'impôts, on va diminuer les dépenses. Mais les dépenses c'est quoi ? les dépenses fiscales.
Donc on va renier sur des personnes qui emploient des salariés à domicile et qui ont un avantage fiscal parce que l'impôt sur le revenu est parmi les plus élevés au monde. Donc ça va être encore une nouvelle augmentation d'impôts. Il n'y a pas d'effort de l'État.
Il n'y a pas de de véritable changement de doctrine. J'évoqué la piste de l'économie des économies sur l'immigration. On ne peut plus accepter que l'immigration est ce coût.
On ne peut plus accepter euh de donner sans contrôle euh ces fonds que l'AME coûte 1ARD 100 milliards 1ARD 200 millions d'euros qu'il y ait ces allocations logement familial dès le premier jour d'arrivée qu'on dépense rien que pour l'Île-de-Fance 1 milliard d'euros chaque année pour l'hébergement d'urgence des étrangers en situation irrégulière. On marche sur la tête quand on voit les besoins clon et que chaque fois ce sont les Français qui travaillent qui sont appelés à contribuer ou les entreprises. Ce qui pèse d'un côté sur le pouvoir d'achat et de l'autre sur la compétitivité.
Ce sont des thèmes que vous développez donc dans votre livre qui est paru la semaine dernière et vous l'évoquez longuement. Vous ne regrettez donc rien et vous le répétez à longueur d'interview depuis la publication de ce livre. Sauf que celui qui dirigeait un parti qui comptait 62 députés, qui étaient les 62 députés LR, se retrouve aujourd'hui à la tête d'un groupe qui n'en compte seulement 16.
Euh le parti euh les LR ne vous ont pas suivi et même aujourd'hui a plus de députés euh et que votre groupe et votre coalition avec le RN n'est arrivé que 3è. On peut prendre toutes les Alors et oui vous allez me dire pourquoi vous expliquer vous allez me dire il y a eu l'alliance avec le NF l'alliance NFP le bon anniversaire Gabriel Atal comme l'a dit un députés hier à l'Assemblée nationale on peut prendre toutes les explications mais quand même il y a une chose il y a un fait Eric Sioti vous ayez pris un risque vous avez pris votre risque l'opération a échoué je sais pas si l'opération a échoué elle a ouvert une brèche. Ce qui est sûr, c'est que l'année dernière, nous n'avons pas gagné et c'est la France qui a perdu.
Parce que qui peut dire objectivement que ceux qui se sont opposés à cette alliance qui auraient permis aux idées droites d'arriver au pouvoir qui aurait permis d'entreprendre la réforme du pays ? On vient d'invoquer sur la sécurité, sur les finances publiques, l'état de chaos de la France aujourd'hui. Qui peut dire aujourd'hui, un an plus tard, jour pour jour, qu'il y a moins de violence, qu'il y a moins d'immigration, qu'il y a moins d'impôts, qu'il y a moins de dépenses publiques et qu'il y a moins de dettes et que nos services publics fonctionnent mieux.
Tout s'est dégradé, c'est pas nouveau bien entendu, mais la situation s'est considérablement aggravée parce qu'on a un gouvernement improbable et ce gouvernement improbable, il tient sa légitimité d'une alliance de la honte. Les LR qui m'ont pas suivi, ils ont préféré s'allier avec les amis de monsieur Macron au premier tour et au second avec le Nouveau Front populaire. Ils se sont pas alliés formellement.
Mais il y a eu 243 retraits réciproques au second tour. Est-ce que des candidats LR qui dirigent le parti aujourd'hui ont eu des adversaires macronistes au premier tour et des adversaires de gauche au second ? Jamais.
Donc la réalité elle est là. Il y a eu cette alliance honteuse. Moi, j'ai mis tout sur la table.
Je l'ai fait devant les médias. J'ai parlé aux militants, beaucoup de militants m'ont suivi parce que je suis convaincu que ceux qui n'ont pas fait ce choix euh sont aujourd'hui dans une impasse et seront balayés avec leur bilan par l'histoire. Écotetti.
Alors justement, on va y revenir. D'abord, vous déplorez tout au long du livre l'interdit d'une union des droites. Vous y revenez longuement, ce qui rend votre livre très intéressant et vous y revenez à plusieurs reprises qui sont autant d'épisodes de l'histoire politique des 40 dernières années.
Ça vous a vraiment pesé même depuis la fin des années 80 ? Je crois que quand on fait un coup de quand on regarde dans le rétroviseur, bon pour moi ce livre c'est un livre qui parce que la la la première premier refus de l'Union des droites même commence dès 86 avec des engagements formels rappelés par le monde à l'époque à que que le monde le que dient le monde dit à Jacques Chirac on vous on vous rappelle vos engagements de pas de vous lier avec le Front National. Il y a eu cette alliance à Dreux, c'était en 3 Il y a eu des alliances au régional dans ma région.
Jean-Claude Godin avait un exécutif avec le Front National en 86. Et ensuite, il y a eu ce stratagème mis en place avec une forme de génie par le président Mitteran qui a consisté à poser cet interdit pour diviser de façon définitive la droite et nous y sommes tombés à pied joint. Il y a eu des occasions d'en sortir.
Il y a eu les régionales de 98 et il y a eu surtout cette occasion l'année dernière. Moi, j'ai saisi cette occasion. Cette rupture, elle était historique.
J'étais président des des républicains. Donc, je crois avoir coupé ce pseudo cordon sanitaire assez ridicule qui consiste en quoi ? La gauche, elle peut s'allier avec qui elle veut, avec monsieur Mélenchon, y compris après le 7 octobre, sans que le monde n'y trouve à redire. bon contenu de ces positions, ça serait étonnant.
Euh il y a cette possibilité, cette faculté qui ne soulève aucune critique, aucun commentaire et en même temps la gauche jette un interdit moral euh une espèce de d'eau probre généralisé sur une éventuelle alliance à droite. Bien, moi, j'ai voulu sortir de ce piège et je persiste à penser parce que mon livre c'est une porte ouverte sur l'avenir que la droite ne pourra gagner et donc notre pays ne pourra être sauvé parce que je suis convaincu que les idées droites sont indispensables. C'est pas une opportunité, c'est pas une possibilité, c'est une nécessité pour sauver le pays que si nous sommes unis.
Et aujourd'hui, il y a un constat qu'on le regrette ou qu'on l'approuve. Le Rassemblement national est le premier parti de France. Il rassemble beaucoup de patriotes.
Nous avons beaucoup d'idées en commun, beaucoup de valeurs en commun. Celle qu'évoquait Charles Pasquis dès 1988. Ses valeurs communes, il avait raison, il était visionnaire et pour gagner, on ne peut plus gagner si on n'est pas ensemble.
Écoti, vous vous êtes accusé au moment où vous faites cette alliance de l'avoir fait sans sans avoir averti les instances de votre parti. Le Bruno Rotaillot devant les sénateurs avait publiquement déploré que vous ayez pris votre décision au secret de manière discip dissimulée. Et ce qui est intéressant dans votre dans votre livre, c'est que vous le confirmez.
Vous écrivez dans le bureau de Gérard Larch où nous étions convenus de nous retrouver de manière informelle en compagnie d'Anny Genèvard, de Bruno Rot, de Retaillot et d'Olivier Marlex, je me gardais bien d'exprimer plus avant mes convictions. Oui, parce que je connaissais les blocages du système. Je les ai subis.
Je les ai subis euh avec beaucoup de beaucoup de contraintes qui entravit ma volonté de tout reconstruire par ce parti, pour ce parti qui est le mien, qui est celui de ma famille politique, qui est celui du gaolisme. Pour moi, ce n'est plus l'héritier du gaolisme aujourd'hui. L'héritier du gaolisme, c'est l'UDR parce que le gaolisme, c'est pas le macronisme.
Et je me suis heurté à ces conservatismes, à ces blocages, à une forme de dérive centriste ou même radicale socialiste. Et donc je n'ai je me suis adressée directement devant les médias. C'était pas une combinaison d'arrière-cours.
Moi, je suis pas allée à l'Élysée en secret comme les dirigeants qui m'ont pas suivi l'ont fait pour négocier des circonscriptions. J'ai fait devant le journal qui a le plus d'audience en France. Je me suis adressé au français.
J'ai dit à titre personnel, je souhaite cette alliance. Le moment est venu, la situation du pays est catastrophique, il y a la dissolution. C'est un moment historique.
Je prends mes responsabilités. Ma légitimité, vous savez, c'est pas monsieur Retaillot qui m'avait élu. J'avais été élu contre lui.
C'est pas monsieur Larch qui m'avait élu. J'avais été élu contre lui. Euh donc les seuls auxquels je devais des comptes, c'étaient les militants des républicains et je dirais mes électeurs n soi grâce auxquels j'ai une légitimité électorale et eux je savais que j'avais leur confiance et c'est ça qui compte.
Rapidement sur ce point euh Éric Siotti, est-ce que vous pensez que cette union des droites euh pourra faire l'économie un jour d'une alliance euh enfin en tout cas d'une proposition d'alliance à Bruno Rotaillot et même à Eric Zemour ? Mais moi, j'ai lancé le soir de l'élection de Bruno Rotaillot un appel à ce qu'il nous rejoigne bien sûr, mais aujourd'hui il est dans un pasindre, il est président DR, il est il est dans un gouvernement macroniste où il y a des socialistes qui est dirigé. Il a pas tellement de il a pas des positions macronistes.
Oui, mais il est sous l'autorité d'un gouvernement macroniste et il ne peut rien faire. Il ne peut rien faire. Qu'est-ce qu'il a Qu'est-ce qu'il a fait sur l'Algérie ?
Combien d'OQTF ont été repris ? Vous savez, il avait c'est pas facilité, il a tenu il a tenu tête, il a il tient les positions. Oui, mais quel résultat ?
C'est bien de parler. Et qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous disent vous avez les mains pures mais vous n'avez pas de main ? Je suis je suis pour l'action.
Je suis pour l'action et j'ai j'ai un reproche. C'est à lui de c'est à lui de le dire. Il faut il faudra à un moment qu'il mette en en accord euh ses convictions et ses et les oppositions qu'il pourrait éventuellement subir.
Mais prenons l'exemple de l'Algérie, hein. Il a il avait adressé une lettre en disant euh si vous ne reprenez pas, je crois qu'il y en avait pas énormément hein, euh une soixantaine d'Qutf, les cas les plus graves, et bien vous n'aurez plus de visa et on révoquera les accords 68. C'était la réponse graduée.
Combien ont été repris d'Qutf ? zéro et c'est c'est une décision de François B et Macron de ne pas remettre aura oui mais alors qu'est-ce qu'il fait qu'est-ce qu'il fait dans cet attelage pourquoi il s'est allié avec ces gens on les connaît on connaît leur impuissance on connaît leur idéologie qu'est-ce qu'ils font avec eux alors que le discours de Bruno Rotaillot c'est le même que celui de Marine Le Pen que celui de Jordan Bardella, c'est le même que le mien et il gouvernent avec des gens qui ont des discours et des convictions inverses. Où est la cohérence où ils essayent de batailler justement au sein ?
Mais non mais tout ça c'est du baratin pour rester au gouvernement. Quand on vous lit, on sait que quand même il y a des combats à l'intérieur des gouvernements qui peuvent être très for c'est une fable. Mais on a perdu et et j'en veux à ceux qui m'ont pas suivi, on a perdu 1 an pour le pays.
Et vous savez beaucoup de Français me disent est-ce qu'il est pas trop tard pour sauver la France ? Est-ce qu'on n pas franchi un seul ? Vous leur répondez quoi ?
Je leur dis, je ne crois pas qu'il soit trop tard parce que j'ai de la conviction mais il commence à se faire très tard. Il est pas trop tard mais il est très tard et si on n'agit pas avec détermination au plan économique pour réduire les dépenses, pour baisser les impôts, au plan de la sécurité de l'immigration, pour le coup ça sera foutu. Le temps file Éricti euh on commence à être dans le dans le temps additionnel.
Il y a des amis mais quelques petites questions avec des réponses courtes mais il y a des amitiés et des admirations très étonnantes dans votre livre. D'abord une fascination pour Jordan Bardella. Comment un homme de votre de votre expérience peut-être autant fasciné par un jeune homme avec aussi peu voire sans expérience plutôt ?
Parce que c'est un phénomène politique parce que c'est la bête de foire politique ? Non absolument pas. C'est une la personnalité aujourd'hui qui est souvent la préférée des Français.
C'est pas un hasard, vous savez, il y a une forme de mépris, une forme de mépris des des commentateurs et et des pseudos élites. Mais qu'est-ce qui qualifie une élite ? Euh est-ce que les élites ont été compétentes depuis 40 ans ?
Est-ce que ceux qui nous gouvernent aujourd'hui euh qui sont bardés des plus grands titres qui vivent entre soi, ceux qui ont créé ces 3300 milliards d'euros de dette, est-ce qu'ils ont des leçons à donner aux ordres ? Il y a une forme de de ce mépris social. Euh Jordan Bardella, c'est quelqu'un qui a du talent et encore plus pour son âge euh qui a de l'expérience, il a montré euh pendant les débats des élections législatives.
Donc oui, c'est quelqu'un qui a son âge euh est tout à fait remarquable et c'est ce que je dis dans dans mon dans mon comp pour gouverner. Oui, absolument. Je le crois sincèrement en tout cas beaucoup plus que ceux qui nous ont mis dans cette situation parce que c'est quoi la compétence ? ceux qui ont bâti ce bilan et eux ils sont compétents.
J'entends j'entends cette critique sur Est-ce qu'il suffit que l'échec l'échec de de vos adversaires justifie qu'il y a une compétence pour pour des garçons qui sont aussi faut pas je vous pose la question est-ce qu'il faut pas essayer autre chose ? Est-ce que ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans n'ont pas collectivement échoué ? Et je fais une autocritique dans ce livre parce que j'ai soutenu de 2007 à 2012 le gouvernement Nicolas Sarkozy bien sûr que les choses allaient dans une direction différente.
Je ne le mets pas au même plan que ces successeurs au Hollande et Macron mais on a eu des reniments et c'est pour ça qu'on a perdu. Les Français nous l'ont fait payer. Éc Setti, il y a une autre amitié forte que vous écrivez, très étonnante au regard justement de de vos nouvelles amitiés, c'est celle de que vous portez les pages, ce que vous écrivez, les louanges que vous tressez à François Barouin.
Vous vous parlez encore depuis un an ? Oui, absolument. On se voit au moment de devoir de vous az cellé votre audiance.
Il m'a il n'était pas d'accord. On en a parlé librement, mais c'est pas quelqu'un qui a eu des propos tranciers ou caricaturaux. Euh on a une amitié personnelle, ça peut exister aussi au-delà de la politique et heureusement hein, j'ai pas que des amis qui pensent la même chose que moi.
Euh mais il y a il y a et cette amitié, elle est elle demeure et ça c'est important mais je dirais que ça c'est la vie. Ça ça dépasse euh ça dépasse la la politique et c'est quelqu'un qui qui est respectueux, qui a jamais trahi sa parole, je connais ses convictions. On a des points de vues différents, notamment sur l'alliance avec avec le Rassemblement national.
C'est des gens d'idées qui qu'il a tendance à qualifier à bonde. Moi je ce que j'aime bien c'est qu'on dise les choses, qu'on respecte ce qu'on dit et plutôt que ceux qui ont un discours public et une action privée totalement inverse. Rapidement que vous a dit François Fillon sur votre alliance ?
Là aussi, j'ai il ne m'a jamais jamais accablé. Je crois qu'il la comprend. J'échange fréquemment avec François Fillion.
Euh j'ai des pages aussi très très j'ai des pages très positives sur François Fillon. Le fait qu'il n'ait pas été élu en 2017 a été une perte considérable pour notre pays. On nen serait pas là aujourd'hui.
On en serait Franchement il aurait pas fait la même politique qu'Emmanel Mac. Non, absolument pas. Il aurait il aurait redressé les comptes publics.
Il aurait réinstallé de l'autorité. Il avait un très bon programme que auquel les Français malgré les attaques qu'il a subi avait quand même adhéré. Encore 20 %. partie des électeurs de François Fillon qui se sont très bien retrouvés dans Emmanuel Macron ensuite.
Oui, mais ils ont été abusés quelquesuns, pas énormément. C'était plutôt en 2017 les électeurs de gauche qui sont allés sur Emmanuel Macron et en 2019 sont les électeurs de droite. Absolument.
En 2022 et en 2022 également. À la fin de votre livre, vous affichez sans phare vos convictions libérales. Vous pensez que ça va tenir longtemps avec un RN étatiste et pour la retraite à 60 ans ?
Le RN vous a pas échappé. J'entends aussi ce procès. Il y a deux procès.
La procès si la la jeunesse de Jordan Bardella et le fait que le programme du RN serait un programme de gauche. Dans les deux cas, c'est une fable. C'est une fable.
Quand vous vous me regardez les faits le contrebudget le contrebudget euh proposé par le Rassemblement national baisse des dépenses publiques, baisse des impôts de de production, augmentation de la production, ce sont des directions qui me choquent pas. Alors je veux aller plus loin. Bien sûr, il y a des nuances.
Euh si j'étais euh euh sur la retraite, moi je n'ai pas suivi le Rassemblement national quand ils ont voulu rétablir la retraite à 62 ans. Euh mon groupe n'a pas voté cette proposition de loi. Euh c'est très la fin de vie.
Nous nous avons été unanime à nous opposer à à ce texte qui est une remise en cause profonde de ce que nous sommes qui et notamment ce qui est imposé aux soignants quasiment une obligation de mettre fin à la vie. Il y a même pas de clause de conscience. C'est extrêmement grave, extrêmement choquant.
Notre groupe à l'unanimité s'y est opposé. Le RN très majoritairement aussi s'y est opposé. Donc ce qui nous réunit est beaucoup plus fort que ce qui nous sépare.
Mais il y a des différences. Moi je viens pas du RN, je suis je suis gauliste, on a une histoire différente. Mais sur l'économie, il y a des évolutions encore.
Ce matin, le RN a parlé de réduire les déficits publics, de mettre une règle d'or budgétaire. Donc moi je suis pour cette évolution et notre alliance elle porte aussi sur ce rapprochement des projets économiques. Qu'on soit d'accord ou non avec Eric Siotti, convaincu ou non, ce livre a deux mérites.
D'abord, il est bien écrit et celui de la cohérence d'abord et c'est un document passionnant sur l'histoire de la droite et de la France politique bien sûr depuis les années 80. Eric Siotti, je ne regrette rien. L'heure est venir de dire pourquoi et c'est aux éditions Fayard.
Merci beaucoup. Merci à vous. Yeah.
Éric Ciotti