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InterviewC à vous (sur YouTube)· 17 janvier 2022 4 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Handicap à l’école : la faute de carre d’Éric Zemmour - C à vous - 17/01/2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:03OuverteRéponse partielle

    Mais est-ce que les actes ont suivi les principes ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Éric Zemmour a corrigé ses propos par la suite, mais ça n'est pas pour autant une maladresse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurFait
    « Le candidat a affirmé que les enfants handicapés devaient être scolarisés, à part, en dénonçant l'obsession de l'inclusion. »
  • 0:21InvitéFait
    « Ce n'est pas une obsession, c'est un droit, un principe posé il y a plus de 15 ans par une loi initiée par Jacques Chirac »
  • 0:51InvitéFait
    « Mais c'est ainsi qu'est née la loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. »
  • 2:18InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, 384 000 enfants en situation de handicap sont scolarisés, trois fois plus qu'il y a 15 ans »
  • 2:39InvitéChiffre
    « C'est la mission des 100 000 AESH, accompagnantes d'élèves, c'est souvent des femmes, accompagnantes d'élèves en situation de handicap qui sont mal formés et très mal payés. »
  • 2:45InvitéChiffre
    « En moyenne, 800 euros nets mensuels pour ces agents publics recrutés sur des contrats de 3 ans »
  • 3:05InvitéFait
    « Elles vivent pour la plupart sous le seuil de pauvreté, ce que nous montrait le député insoumis, François Ruffin, dans son doc de Bout des femmes. »

Temps de parole

  • Invité87 %
  • Présentateur8 %
  • Invité 25 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Retour Patrick avec vous sur les propos d'Éric Zemmour qui ont suscité un tollé ce week-end. Le candidat a affirmé que les enfants handicapés devaient être scolarisés, à part, en dénonçant l'obsession de l'inclusion.

0:16
Invité

Alors d'abord ce n'est pas une obsession, c'est un droit, un principe posé il y a plus de 15 ans par une loi initiée par Jacques Chirac qui avait fait du handicap l'un des grands chantiers présidentiels de son deuxième mandat aux côtés de la lutte contre le cancer et celle contre l'insécurité routière. Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est de faire du handicap qui est une réalité de la vie, une réalité pleinement reconnue par la société. Une priorité qui faisait alors rigoler le polémiste Zemmour dans le suicide français, il expliquait que c'était un objectif digne d'un président de conseil général.

Mais c'est ainsi qu'est née la loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle a ouvert un droit à compensation, une prestation qui prend en charge les conséquences du handicap et elle a érigé le principe de l'intégration scolaire, c'est-à-dire l'inscription de droits des enfants et adolescents handicapés dans l'école de leur quartier tout en permettant si besoin leur inscription simultanée dans un établissement spécialisé. A l'époque, un amendement voté par le Sénat avait fait scandale. Il excluait la scolarisation lorsque, je cite, ce choix provoque des troubles qui perturbent la communauté des élèves.

Exactement ce que dit Éric Zemmour aujourd'hui quand il parle de mauvaise manière faite aux autres enfants. Cet amendement avait été balayé avec colère par les députés de tous bords au nom de tous ces parents qui luttent pour que leur enfant et sa chance soient vus comme un autre et deviennent un citoyen à part entière. Depuis, ce principe d'un enseignement inclusif a été consacré par la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées, article 13, pour que les handicapés ne soient pas exclus à cause de leur handicap de l'enseignement gratuit et obligatoire. Convention ratifiée par la France en 2010 comme 163 autres pays.

2:03
Présentateur

Mais est-ce que les actes ont suivi les principes ?

2:05
Invité

Alors ça, c'est autre chose. D'abord, il y a des handicaps différents et l'inclusion en milieu ordinaire n'est pas possible à plein temps pour 100% des enfants. L'idée de la loi de 2005, c'est que l'école doit s'adapter au handicap et non l'inverse. Aujourd'hui, 384 000 enfants en situation de handicap sont scolarisés, trois fois plus qu'il y a 15 ans, mais beaucoup d'entre eux le sont sur des temps partiels, voire très partiels. Intégrer des enfants handicapés, cela demande du travail, des moyens et des personnels formés.

C'est la mission des 100 000 AESH, accompagnantes d'élèves, c'est souvent des femmes, accompagnantes d'élèves en situation de handicap qui sont mal formés et très mal payés. En moyenne, 800 euros nets mensuels pour ces agents publics recrutés sur des contrats de 3 ans et rémunérés sur le temps scolaire, c'est-à-dire souvent 24 heures par semaine, malgré la revalorisation que vous leur avez accordée il y a quelques mois à l'occasion de la rentrée. Elles vivent pour la plupart sous le seuil de pauvreté, ce que nous montrait le député insoumis, François Ruffin, dans son doc de Bout des femmes.

3:08
Présentateur

Éric Zemmour a corrigé ses propos par la suite, mais ça n'est pas pour autant une maladresse ?

3:13
Invité

Non, c'est conforme à sa philosophie, celle qu'il prône avec la fin du collège unique et le rétablissement des classes par niveau, après le CM2, séparer les bons des mauvais élèves et envoyer les perturbateurs en internat de réinsertion. Ça fait partie de son combat contre ce qu'il appelle l'idéologie égalitariste, mais qu'on peut aussi nommer égalité des chances. Sous-titrage ST' 501