Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 30 juillet 2026 11 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleOutre-mer

Michel Picon, président de l'U2Py participe et il est l'invité de Vincent Derosier dans RTL Matin.

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Quelle est l'urgence à défendre pour vous à Bercy ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    On va rentrer dans le détail des mesures.

  • 5:08FerméeRéponse directe

    Il y a eu une promesse chiffrée du gouvernement hier.

  • 5:56OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a donné assez peu de chiffres pour l'instant.

  • 7:14OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a donné assez peu de chiffres pour l'instant.

  • 8:38FerméeRéponse directe

    Votre fonds de soutien là, vous vous dites que c'est une formalité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Invité politiqueChiffre
    « Bercy estime que 130 000 salariés ne peuvent pas plus travailler. »
  • 0:18PrésentateurChiffre
    « c'est un peu plus de 3 500 000 entreprises dans notre pays. »
  • 0:43PrésentateurChiffre
    « 3 500 milliards de dettes, un emprunt aujourd'hui sur les marchés qui est à plus de 4% pour l'État. »
  • 1:14PrésentateurFait
    « Ils vont être aidés prioritairement. Je n'ai pas de doute là-dessus, y compris sur les pertes d'exploitation qui vont être accompagnés pendant 12 mois, voire 24 mois selon les contrats d'assurance qu'ils ont souscrits. »
  • 1:56PrésentateurFait
    « notamment de Mme la préfète de Gironde, qui a dit ne venez pas en Gironde. »
  • 5:08Invité politiqueChiffre
    « 8000 euros pour les professionnels, ceux qui ne peuvent vraiment plus faire autrement. 2000 euros maximum pour tous ceux qui se situent dans la zone d'évacuation. »
  • 5:28PrésentateurFait
    « c'est une mesure qui a été prise par le CPSTI, c'est-à-dire la Sécurité sociale des indépendants. »
  • 7:25PrésentateurChiffre
    « Le périmètre, c'est 10 000 entreprises. »
  • 7:34PrésentateurChiffre
    « je pense qu'on peut affirmer qu'il y a plus de la moitié de ces 10 000 qui sont en danger de disparition. »
  • 7:01PrésentateurChiffre
    « Engie a annoncé, versé 25 000 euros, je crois. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité politique15 %
  • Locuteur non identifié2 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vincent Derosier, RTL Matin.

0:03
Invité politique

Bercy estime que 130 000 salariés ne peuvent pas plus travailler. Et réunis donc ce matin à 9h les représentants des entreprises. Bonjour Michel Picon. Bonjour. Président de l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité. C'est près de 4 millions d'entreprises, des artisans ?

0:18
Présentateur

Ah oui, le secteur artisanat, commerce et profession libérale, c'est un peu plus de 3 500 000 entreprises dans notre pays.

0:25
Invité politique

Voilà, c'est dit. L'idée n'est pas de distribuer des subventions, c'est ce qu'a dit hier le ministre de l'Industrie. Il était à votre place ici dans ce studio. Vous risquez d'être déçu tout à l'heure à Bercy.

0:36
Présentateur

Non mais déçu, on ne va pas forcément l'être tout de suite parce qu'on connaît la situation et les marges budgétaires du pays. 3 500 milliards de dettes, un emprunt aujourd'hui sur les marchés qui est à plus de 4% pour l'État. Donc on est conscient de tout ça. Donc on connaît les possibilités. Mais ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on doit abandonner tout un tissu économique d'une région. Il y a trois catégories de gens qui sont touchés. Il y a ceux qui ont brûlé. Ceux-là, je pense que les assureurs vont prendre leur part et faire leur travail. Ils vont être aidés prioritairement.

Je n'ai pas de doute là-dessus, y compris sur les pertes d'exploitation qui vont être accompagnés pendant 12 mois, voire 24 mois selon les contrats d'assurance qu'ils ont souscrits. Et puis il y a ceux qui n'ont pas brûlé, qui sont dans un périmètre d'interdiction où ceux-là, selon les contrats des assureurs, ils pourront être accompagnés ou pas. Donc là, il faut, et c'est ce que je vais dire ce matin à Bercy, que l'on demande aux assureurs d'être un peu plus compréhensifs que ce qu'ils pourraient l'être par rapport à des clauses écrites dans leur contrat.

Et puis après, il y a tous ceux qui, aujourd'hui, ne sont pas forcément dans le périmètre ni d'interdiction ni d'évacuation et qui n'ont pas brûlé, mais qui n'ont plus de client. D'abord parce qu'il y a eu quelques annonces locales, notamment de Mme la préfète de Gironde, qui a dit ne venez pas en Gironde. Alors d'abord, ce n'est pas toute la Gironde qui est infectée. Il y a des zones encore où on peut aller passer des vacances agréables. Et moi, j'encourage, au contraire, tous nos concitoyens à privilégier cette zone-là. Et tous ces gens-là qui ne sont pas au cœur du sinistre, mais qui n'ont plus d'activité, c'est dramatique pour eux, parce que la saison, elle est plus qu'avancée.

2:27
Invité politique

Donc, quelle est l'urgence à défendre pour vous à Bercy ? Ce n'est pas forcément pour ceux qui ont tout perdu parce que les assurances vont faire le boulot. C'est pour ceux qui ont dû évacuer ou qui ont perdu de l'activité ?

2:38
Présentateur

Tout à fait. L'urgence, elle est pour ceux qui n'ont plus d'activité, plus d'activité parce que ça a été évacué, donc là, il faut qu'on cadre. Et l'urgence, elle est pour tous ceux qui ne sont pas dans le périmètre, qui n'ont pas été évacués, mais qui n'ont plus de clients. Et plus de clients parce qu'il y a des fumées, parce qu'il y a plein de choses, voire même à Bordeaux aussi, c'est un peu compliqué. Voilà. Donc, il va falloir qu'on trouve tout de même les moyens avec l'État pour concentrer, cibler pour ceux qui en ont vraiment besoin, pour ceux qui sont dans une difficulté importante. Alors, des choses ont été faites.

Déjà, le report des cotisations sociales, le report des engagements fiscaux.

3:16
Invité politique

On va rentrer dans le détail des mesures. Simplement, écoutez, c'était dans le journal de 7h30, ce restaurateur de Lacanau. Alors, lui, il a tout dressé, il est prême, il n'y a pas de clients.

3:25
Locuteur non identifié

On a fait 16 couverts au lieu d'au moins 130, voire 150, 160. Là, l'après-midi, je vais fermer parce que normalement, aussi, l'après-midi, c'est important. Mais là, regardez sur le parking, il y a trois pédos. Il y a tous les jeunes dans les campings, les saisonniers qui sont là, qui attendent de nos nouvelles,

3:40
Invité politique

qui ne savent pas quoi faire et nous non plus, d'ailleurs. Alors, les restaurateurs, table vide, la saison est foutue pour eux. Qu'est-ce qu'on fait ?

3:46
Présentateur

Oui, elle est très compromise parce qu'on est le 1er août en ce moment et déjà, c'est difficile. Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut d'abord, pour tous ceux qui ont des salariés, il y a le dispositif d'arrêt partiel. Je sais que ce n'est pas suffisant parce que ça laisse un reste à charge important, mais ça permet de délester les salaires que l'on doit payer au mois de juillet à ses salariés. Ensuite, après, il faut reporter ses échéances. Ce sont les dispositifs qui ont été pris. Nous avons des discussions avec la Fédération des banques. J'avais les directions générales de plusieurs banques hier qui tous acceptent de reporter les prêts.

Et puis ensuite, après, il faut mettre ces gens dans la sécurité qu'ils ne se retrouvent pas avec des intérêts sur des impayés qu'ils ne pourraient pas assumer. Et puis, il faut qu'on travaille avec l'État pour accompagner ceux pour qui l'entreprise risque de disparaître. Alors, comment on va le faire ? Moi, je sais bien que, quoi qu'il en coûte, que l'on a connu pour le Covid, on n'est plus dans ces conditions-là. Pendant le Covid, les prêts garantis par l'État, l'État empruntait de l'argent à moins de 1%, on facturait aux gens 0,25%. Aujourd'hui, on en prend 4%.

5:08
Invité politique

Il y a eu une promesse chiffrée du gouvernement hier. 8000 euros pour les professionnels, ceux qui ne peuvent vraiment plus faire autrement. 2000 euros maximum pour tous ceux qui se situent dans la zone d'évacuation. Le compte est bon, là ?

5:20
Présentateur

Non, non, mais il est loin d'être bon. D'abord, c'est une mesure qui a été prise par le CPSTI, c'est-à-dire la Sécurité sociale des indépendants. Elle est ciblée sur les toutes petites entreprises, sur les travailleurs indépendants. Bon, pour les aider, les 8000 euros, c'est sur ceux qui sont véritablement sinistrés. Les 2000, mais je ne dis pas que c'est dérisoire parce que ce n'est pas le mot, mais ce n'est pas à la hauteur des besoins de ce monsieur qui vient de s'exprimer, un restaurateur qui n'a plus de clients. Lui, ça va se chiffrer par beaucoup, beaucoup d'argent. Donc, il faudra que l'État, nous trouvions ensemble les moyens.

Alors, est-ce que nous, nous appelons à la création d'un fonds de solidarité ? Parce que je pense qu'il y a une émotion dans le pays, comme on a pu la connaître, au fond, sur Notre-Dame de Paris, en proportion toute gardée, bien évidemment. En solidarité de soutien financier, qu'est-ce qu'il faut mettre dedans ? Il faut qu'on appelle l'ensemble de nos concitoyens, l'ensemble des entreprises, parce que vous savez, quand ce monsieur ne travaille pas, ce restaurateur derrière, c'est toute une chaîne qui ne travaille pas. Ce sont les gens qui le fournissent, ce sont les agriculteurs qui lui font, dans les circuits courts, leur donnent leurs produits.

Mais qui contribue à ce fonds et combien il faut mettre dedans ? Il faut que tout le monde puisse contribuer, tous ceux qui peuvent le faire. Il faut que l'État incite à ça avec un dispositif fiscal qui permet à ce que tous ceux qui vont donner pour reconstruire la Gironde, et la reconstruire, ce n'est pas que planter des arbres, c'est aussi soutenir son secteur économique, et bien puisse déduire de leurs impôts le don qu'il ferait, c'est vrai pour les grandes entreprises aussi. Je sais qu'il y en a déjà, Engie a annoncé, versé 25 000 euros, je crois. Bon, c'est peu, à la hauteur de Engie, mais je souligne quand même qu'ils l'ont fait. Et beaucoup d'autres peuvent le faire.

Donc on va travailler là-dessus. Faut-il que l'État accepte les déductibilités fiscales de ces dons sur ce fonds de solidarité ?

7:14
Invité politique

Le gouvernement a donné assez peu de chiffres pour l'instant. Vous, vous parliez de ces petites structures qui risquent de mettre la clé sous la porte. Vous arrivez à évaluer le nombre de patrons vraiment en danger aujourd'hui ?

7:24
Présentateur

Écoutez, oui. Le périmètre, c'est 10 000 entreprises. Quelles sont celles qui sont susceptibles d'y laisser leur peau ? On n'a pas encore d'éléments précis, mais je pense qu'on peut affirmer qu'il y a plus de la moitié de ces 10 000 qui sont en danger de disparition. Et donc ça nécessite une mobilisation générale de tous. Alors la sécurité sociale, les caisses d'assurance maladie, le CPSTI y participent, les URSAF participent, tout le monde va se mettre, les banques vont s'y mettre. Il faut que les assureurs soient un peu compréhensifs sur les clauses pour ceux qui n'ont pas brûlé mais qui sont dans des zones d'interdiction.

Voyez-vous, si tout le monde fait un petit effort, si tout le monde se colle là-dessus, enfin on n'est pas face à l'ensemble du pays qui est paralysé. On a une zone, on a deux départements en difficulté, les Landes et la Gironde. Ce n'est pas insurmontable. Ce n'est pas insurmontable. On doit pouvoir arriver à dégager des ressources et des moyens, si on s'y met tous, assureurs, banquiers, Etat. Et puis l'ensemble des Français qui adorent cette région parce que c'est une région magnifique. Et moi je dis aux Français que ça va s'arrêter là, enfin je l'espère.

8:38
Invité politique

Votre fonds de soutien là, vous vous dites que c'est une formalité ? Bercy va vous mettre un coup de tampon et vous pourrez appeler...

8:43
Présentateur

Une formalité, oui c'est une discussion âpre et difficile. Et puis ce fonds, il pourra aussi être abondé par l'Etat dans les moyens qui sont les siens aujourd'hui.

8:51
Invité politique

Etat, les Français malheureux...

8:53
Présentateur

Les collectivités locales, je pense que la région ouest doit jouer son rôle. Les départements doivent jouer son rôle.

8:59
Invité politique

Les plus grosses entreprises, les ultra-réchaussis, vous les avez à donner ?

9:02
Présentateur

Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Tous ceux qui le peuvent et le petit coup de main de l'Etat, c'est de dire pour encourager, il y aura une déductibilité fiscale de ces dons. Et ça, on le concentrera. Il ne s'agit pas d'arroser très large comme on l'a fait pendant le Covid parce que parfois, ça a été un peu décrié d'ailleurs par la suite, des aides ont été données alors qu'elles n'étaient pas vitales pour ceux qui les ont reçues. Là, il faudra qu'on soit très précautionneux sur chaque euro d'argent dépensé, que ce soit vraiment pour sauver une entreprise et ses salariés.

9:34
Invité politique

Et entre les assurances et les aides, si elles doivent être très ciblées, qu'il faut vérifier avant que l'entrepreneur en a vraiment besoin, est-ce que ce laps de temps ne risque pas de leur être fatal pour les plus petites structures ?

9:44
Présentateur

Oui, et puis c'est pour ça qu'il faut aller vite. C'est pour ça qu'il faut aller vite. Et en fait, le lien, c'est les banquiers. J'étais encore hier avec le directeur général d'une banque qui s'est engagé à ce que tous ses conseillers rencontrent, appellent ses clients en leur disant, on va vous faire une facilité de caisse à taux zéro pour vous permettre d'attendre qu'un jour, trois semaines, que des choses un peu plus structurées se mettent en place. Et puis, tout de même, tout n'est pas perdu.

Je dis, moi, à tous les Français, dès que ça va se calmer, on a tous, si on ne donne pas au fond de solidarité, on a tous le devoir d'aller là-bas et de donner un coup de main au mois d'août, au mois de septembre. Je pense à tous nos amis retraités.

10:28
Invité politique

Donc c'est un appel à aller passer ses vacances là-bas ?

10:30
Présentateur

Oui, mais bien sûr. Mais bien sûr, en septembre, tous ceux qui ont prévu de partir en septembre, les choses seront classées, terminées, je le souhaite.

10:38
Invité politique

Vous leur dites là où les pompiers ne doivent pas être gênés, partez en Girondeur.

10:42
Présentateur

Eh bien sûr, allez donner un coup de main, simplement en allant dans un restaurant, en allant à l'hôtel, en allant dans un camping, au mois de septembre, il fait beau là-bas. Et si on a une mobilisation de tout le pays, on arrivera à sortir toutes ces entreprises et leurs salariés, et cette économie régionale du bazar dans lequel malheureusement elle se trouve. Merci beaucoup Michel.