Trump : Accord historique au Moyen-Orient, cette annonce ouvre-t-elle à une paix durable ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Selon Donald Trump, un nouvel accord prévoit un désarmement progressif du Hamas, un retrait par étape de l'armée israélienne, la mise en place d'une administration palestinienne de transition et le déploiement d'une force internationale sur le territoire. Dans le même temps, le président américain maintient un ton très ferme envers l'Iran, qu'il menace de représailles militaire en cas d'attaque he contre les intérêts américains. Mais sur le terrain, de nombreuses incertitudes demeurent.
Israël n'a pas encore officiellement validé cet accord et plusieurs points restent à négocier avant une éventuelle mise en œuvre. Alors, selon les mots du président américain, on vous le demande he cet accord historique au Moyen-Orient, est-ce que ça ouvre justement cette annonce ? Est-ce qu'elle ouvre à une paix durable ?
On se pose la question sur YouTube, vous pouvez commenter, nous appeler au 0826 300300. On écoute le président américain. Les choses vont se clarifier.
En attendant, on va les frapper très fort parce que c'est notre tour de les frapper. Ils savent que ça arrive. Ils nous demandent de ne pas le faire.
Mais vous savez, ils ont essayé de tirer la nuit dernière. On a eu cinq roquettes tirées qui allaient à 8500000 à l'heure et les cinq roquettes ont été abattuses. Mais ils ont tout de même tenté leur coup.
Donc maintenant c'est notre tour. On verra si on parvient à un accord à un moment donné mais on va les frapper très fort. [grognement] Thierry Blandinière d'ailleurs.
On va vous êtes toujours avec nous he Adelle Bakawan. Oui oui absolument. Bon, on va faire un petit tour de table des vraies voix et puis si ça vous dérange pas, je vous reprends juste après.
Thierry Blandinière, du coup, quand on entend ce président américain s'engager ainsi en même temps d'un côté sur deuxème phase de trêve et vers la paix entre la Palest enfin Gaza et et Israël et de l'autre côté menacer les les Iraniens, enfin l'Iran en tout cas la République islamique d'Iran. euh on sait plus très bien euh où il se place et ce qu'il veut faire quoi. On en fait c'est quelqu'un qui essaie de négocier une sortie hm euh parce qu'il veut sortir de de ce conflit par le [raclement de gorge] haut et donc il joue euh il joue avec la pression euh la pression de son armée pour forcer à un accord de paix des Iraniens qui savent que finalement à l'instard de ce qu'a fait Poutine, le temps joue pour eux.
Et donc le le la question est là pour pour Trump puisque son temps est limité et compté, il faut rapidement qu'il y ait une victoire et donc il essae par tous les moyens d'établir un plan de paix à différents niveaux. Et donc c'est une bonne chose quelque part aussi hein, c'est il faut le soutenir parce que on a intérêt à créer une paix durable bien évidemment. Après il y a beaucoup d'incertitude mais il faut quand même saluer la volonté de faire justement cette paix et puis de trouver un accord équilibré avec l'Iran pour arrêter cette guerre le plus vite possible.
H après il y a tous les enjeux d'Israël, la Palestine, Gaza, donc tout ça c'est une complexité incroyable qui dépasse souvent l'esprit américain. Et donc qui sont on a vu les guerres en Irak et cetera. C'est difficile pour les Américains d'appréhender cette difficulté et cette longue histoire, mais aller dans le sens de dire essayons de pacifier, trouvons un accord, on peut que le saluer.
Bien sûr, Véronique Langlois, il s'agit de la deuxième phase he du CCFUlais. L'anglais pardon. Alors, vous savez quoi ?
Les lapsus ce soir, c'est magnifique. Je suis tellement concentrée sur mes trucs. Donc il s'agit du début Véronique l'anglais du la deuxième phase du CC le feu conclu en octobre 2025 entre Israël et le Ramas après 2 ans de guerre. [grognement] On a envie de en fait on a envie que le Ramas soit désarmé et on a envie que que Israël se retire aussi des territoires occupés.
C'est ça. Moi ce que j'aurais surtout envie, c'est qu'on prenne en considération qu'il y a quand même dans les deux camps des gens qui n'ont rien demandé. Ouais. euh qu'on est face à un Trump qui est quand même hyper dans la caricature.
À chaque fois quand il s'exprime, on a l'impression que on est à l'air des cowboys. Euh ils essayent, on va et euh et moi ce que je vois c'est aussi quelqu'un qui se met beaucoup en avant. Je je trouve qu'il a un profil très particulier, monsieur Trump.
Euh je vois plus quelqu'un qui pense à lui finalement que aux populations qui souffrent euh de toute parts et surtout je perçois quelqu'un qui aimerait bien avoir le prix Nobel de la paix et qui fait tout ce qu'il peut pour montrer mal pardon parlons vrai sur ce de radio. Michel Sharman, il a il y a le négociateur du Ramas. Alors je même pas que bon si Israël n'applique pas l'accord, nous ne le ferons pas non plus.
Alors faut savoir que Issël contrôle actuellement 60 % de la bande de Gaza. Donc le but c'est que le Ramas soit désarmé et qu'Israël sorte complètement. C'est ça.
Vous voulez que je commente le négociateur de de l'organisation islamiste Ramas ? Non non, je voudrais que vous commentiez cet accord qui est quand même Je sais pas si vous trouvez ce passage un peu lunaire. En fait, ce qui se passe c'est que je je je comprends ce que vous dites et sur la caricature et l'image qui est renvoyée du président des États-Unis.
C'est quand même le 47e président des États-Unis où même si nous, de notre point de vue de petit français, il nous paraît un personnage parfois exagéré et caricatural, mais il a quand même réussi quelque chose d'historique en 2020 qui étaient les accords d'Abraham. il a réussi de mettre les Émirats arabes unis, le royaume du Maroc, le Bahin euh autour de la table pour faire signer un accord de paix avec des des des peuples et des cultures qui ne se parlaient pas pendant presque 80 ans. Et ces accords d'Abraham qui avait suivi l'Égypte en 79 et la Jordania en 94 ou 95, c'était quand même quelque chose d'historique.
Donc je pense que même si c'est vrai que il y a des comportements parfois qui nous paraissent disproportionnés et des prises de parole qui sont qui ne correspondent pas à à nos valeurs et et on est et on est différent. Mais moi, j'ai tendance à regarder la réussite du projet et [grognement] queles que soient les motivations du président des États-Unis, même si c'est pour son ego et pour son prix Nobel de la paix, tant qu'il y a la paix à la fin et que les gens souffrent pas, même si c'est pas lui son late motive, moi personnellement, en tout cas, moi ça me dérange pas parce que non mais pourquoi ? Parce que quand je vois aujourd'hui des peuples comme aujourd'hui, c'est les peuples qui souffrent, le la République islamique d'Iran, les Iraniens sont au ces mots-là d'Iran. 17 ans c'est pareil pour les Libanais.
Le 2 juillet dernier, Trump avait réussi à faire un accord cadre avec le Liban sur les frontières et en fait il arrive par le prisme du business à mettre des entrepreneurs et des négociateurs autour de la table et ils s'entendent pas. Ils ont chacun dans chacune des familles israéliennes et libanaises durant la deuxème guerre du mondial deè guerre du Liban, il y a eu des morts, il y a eu des tragédies, c'est des peuples qui ne se parlaient plus. H le président des États-Unis a réussi à mettre autour de la table des businessm des philanthropes des des messenes qui vivent en diaspora et à dire les gars moi je suis là pour je veux mon prix Nobel de la paix.
C'est vrai, il le dit. Il dit "Moi, je je suis l'homme de la paix. Donc maintenant, vous allez vous parler, vous allez faire du business et c'est pas grave si vous vous aimez pas.
Mais moi je veux c'est que maintenant c'est que ça marche." Et en fait et non mais ça marche. J'ai envie de dire en même temps, il a presque raison quoi.
Mais non mais en plus ça marche. Non mais ce qui est fou c'est que ça marche c'est qu'il l'a fait. Il il l'a fait avec ses pays et et et je peux vous assurer que alors la différence c'est qu'avec la République islamique d'Iran, c'est un peu différent.
Ouais, c'est compliqué. Alors justement, on va poser la question à notre invité à notre invité Adelle Bakawan. vous êtes directeur de l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord et puis vous êtes auteur aussi de la décomposition du Moyen-Orient justement tiens aux éditions Talanders.
Moi je voudrais avoir plus d'informations sur ce comité national pour l'administration de Gaza qui entamera bientôt une transition progressive vers l'exercice de l'autorité pleine et entière soutenue par la force internationale de stabilisation. Grosso modo, qu'est-ce que ça veut dire ? Écoutez, [rires] tout d'abord, je je vais rebondir sur Donald Trump.
Je sais bien évidemment en tant que chercheur la volonté de Don pour euh ce déploiement de la paix ou ce paradigme de la paix adopté partout dans le monde. Maintenant, depuis à peu près 20 ans, je suis dans les coulisses et dans les colisses, je suivis les détails. Le problème, c'est les détails, c'est pas la volonté.
La volonté, bien évidemment est honorable. C'est très bien la question et la question la plus importante posée à Donald Trump mais aussi aux Égyptiens, aux Qataris, aux Saoudiens, aux Israéliens, à Hamsawi, c'est que vous avez euh en retrait des Israéliens dans le 60 % du territoire occupé et vous avez le désarmement du Hamas. H jusqu'à aujourd'hui dans ce protocole d'accord finit en Égypte entre les Arabes, je dis d'une manière générale les Arabes et les Israéliens, c'est que nous n'avons que des principes.
La première étape c'est une autorité palestinienne autonome, libre, totalement indépendante, soumis en place. Là, il y a pas de problème pour le Hamas, pas de problème pour les Israéliens parce que les Israéliens ont validé les personnalités palestiniennes qui se trouvent dans ce comité et les Hamsau aussi, les les c'est-à-dire les cadres dirigeants du Hamas. [rires] La cette étape très simple.
La 2e étape, le diable se trouve dans ces détails qui prend l'initiative en premier, c'est-à-dire est-ce que c'est Israël d'abord qui se retire des 60 % du territoire ou d'abord chez le Hammas qui sous des armes pour que Israël puisse se retirer ? A priori, on a la réponse. Non, croy et moi, nous n'avons zéro réponse ni les Égyptiens, ni les Saoudiens, ni les Israélites.
Personne n'a la réponse. C'est exactement le même accord signé à Washington. entre les Israéliens et les Libanais. [raclement de gorge] L'Israël se retire des 20 % du territoire libanais occupé lorsque le Hizbouah se désarme.
Le Hizbouah a dit je vais me désarmer au moment où Israël se retient. Autrement dit, on sera encore [raclement de gorge] pour plusieurs années bloqué à cet état. Et ensuite ensuite un dernier mot et je m'arrête là, il faut dire que désormais depuis 70 ans le centre de gravité d'où la conflictualité était entre Israël et le monde arabe désormais sur centre de gravité s'est déplacé vers l'Iran.
Pour le monde arabe, Israël n'est pas un problème. C'est la République islamique d'Iran qui forme ce centre de gravité. Hm.
Bien sûr. Michel Charman, vous avez envie de réagir. Simplement, moi je ne compare pas des organisations islamistes avec un état démocratique qui est Israël.
Donc pour moi, dans le rapport de force, Israël a proposé plusieurs propositions de paix et même étit prêt à à donner plusieurs pourcentages, un pourcentage très important de son territoire et de sa souveraineté. et les États-rabes, Arafat avait refusé et et et différents discussions Camp David et successives depuis les 30 dernières années qui ont mené d'ailleurs Ariel Charon à rendre totalement la bande de Gaza en 2005. Il y avait 9000 juifs qui vivaient, il y avait des synagogues.
Faut savoir que Gaza, c'est une terre ancestrale où il y avait des des migvaotes, des bains rituels, des synagogues c'est des bains rituels juifs qui euh qui étaient euh qui datait de plus de 2000 ans et donc il y avait une présence juive ancestrale à Gaza. L'État d'Israël a fait le choix parce qu'il pensait avoir la paix en 2005. Ils se sont retirés complètement.
Il y avait plus un seul juif dans la bande de Gaza. Et qu'a fait euh le Khamas qui, il faut le dire, sont des sunnites. Ils ont accepté l'aide financière de la République islamique d'Iran qui sont des chites.
Donc ils n'ont rien à voir, ils s'entendent pas du tout. Mais pour la haine du juif, ils étaient main dans la main et ils ont préparé avec plus de 500 km de tunnel, ils ont préparé pendant 20 ans, 10 ans, ça va être documenté, il y aura un grand procès en Israël sur les massacres du 7 octobre. Ils ont préparé des attaques islamistes contre des militants de la paix.
Euh et donc pour moi la comparaison n'est pas raison et on peut pas comparer d'un état démocratique et ses organisations islamistes. Thierry Blandinia, qu'est-ce que vous en pensez ? Rapidement s'il vous plaît pris par le très rapidement.
Je bien sûr je suis d'accord. Effectivement, il faut respecter la démocratie d'abord un éclat démocratique. Après, il va falloir trouver des solutions quand même parce qu'autrement, on va rester dans des oppositions stérile et l'exécution d'un plan a toujours été difficile.
Mais pour autant, bon, s'il y a une chance, il y a encore une chance qui est sur la table, autant la saisir. Bien sûr qu'il faut travailler sérieusement sur le plan et l'exécution et c'est d'abord auas certainement à faire les efforts et à Esbola aussi. Et ensuite Israël doit se positionner, c'est dans un ça que doit se faire.
Ouais. Il faut pas être naïf avec les interlocuteurs. Quand vous négociez avec des terroristes, c'est pas pareil qu'avec un état démocratique et qui sont de bonne volonté comprend très bien.
Merci beaucoup Adelle Bakawan pour votre participation à ce débat aujourd'hui. Je rappelle que vous êtes directeur de l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du du Nord, auteur de la décomposition du Moyen-Orient aux éditions Talandi. Chers auditeurs, vous le savez, vous pouvez aller commenter hein sur YouTube nos débats et puis nous appeler au 0826 300300.
D'ailleurs, les résultats hein de cette consultation par Quentin Soier. Et oui, puisqu'on vous pose cette question, accord historique au Moyen-Orient, cette annonce ouvre-t-elle à une paix durable ? Et vous n'êtes pas nombreux à y croire ?
Vous répondez non à 89 %. Beaucoup de commentaires également. On a Armel qui semble admirative, elle du président américain.
Elle dit "On peut dire ce qu'on veut de Trump mais c'est le seul président qui essaie de faire la paix. Zoé à l'inverse qui nous dit ne jamais se fier aux paroles de Trump." Et on a Jean-Michel qui lui s'inquiète et qui dit malheureusement euh à chaque fois il y a l'un des des belligérants qui brise l'accord.
Merci beaucoup Quentin et vous vous restez avec nous he dans un instant. Ça va être les coups de fil de l'été. On va aller faire un tour du côté de la Gironde pour savoir comment vont nos agriculteurs, comment ils font pour revenir sur le terrain, comment vont leurs exploitation, comment est la projection à venir.
Voilà, il est 18h27 sur Sud Radio. On revient tout de suite. 17h20 [musique]