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interviewLCP (sur YouTube)· 17 avril 2026 26 min

Semaine sous tension pour le Bloc central | Parlement Hebdo - 17/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement hebdo, l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine Parlement. - Comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Avec nous, Mélanie Vogel, sénatrice écologiste des Français de l'étranger et face à vous, Sylvain Maillard, député Ensemble de la république de Paris. - A la une, une semaine sous tension pour le bloc central.

Recul du Premier ministre pour le 1er mai, suppression des ZFE, emblématiques du quinquennat d'Emmanuel Macron, retrait de la loi contre l'antisémitisme. Au Sénat, cette semaine, le texte de Gérald Darmanin sur la réforme de la justice criminelle, le projet met en place un plaider-coupable qui provoque des boucliers par des avocats partout en France. - D'abord, cette semaine sous tension pour le bloc central, plusieurs positions de loi pas toujours soutenue par ses alliés à l'Assemblée nationale.

Ils ont été renvoyés à plus tard, soit sur décision du Premier ministre, soit par l'obstruction de La France Insoumise. - Les groupes de Gabriel Attal et de Laurent Wauquiez avaient fait de l'ouverture de certains commerces le 1er mai un combat politique. Le Premier ministre a finalement choisi de temporiser et de renvoyer aux partenaires sociaux...

Alors de la séance des questions au Gouvernement, c'est à son propre camp que Sébastien Lecornu de rendre des comptes. - Ce n'est pas un syndicat qui a pris la plume dimanche en voyant que nous allions tout droit vers une Commission mixte paritaire qui allait réouvrir des filières entières, dont des boulangeries industrielles, des Fnac...

Un renvoi par décret sans le moindre débat. L'ensemble des syndicats de ce pays ont saisi le Premier ministre et le Gouvernement et le ministre du Travail. Il y a une culture politique il faut assumer.

Est-ce que lorsque toutes les organisations syndicales vous écrient, est-ce qu'il faut les envoyer promener ou les écouter ? - La loi sur la simplification économique et la sensible question des ZFE. Le Gouvernement a tenté de revenir sur les suppressions pures et simples. - Pour 149, contre 192.

L'Assemblée nationale n'a pas adopté. - Amendement rejeté sous les applaudissements du RN. - S'il vous plaît ! - Les troupes de Gabriel Attal se sont alors divisées sur le vote final.

On attendait un débat enflammé dans l'hémicycle sur la proposition de Yadan, elle a été retirée de l'ordre du jour. Le groupe Ensemble pour la république a décidé de ce retrait après l'engagement du Gouvernement de déposer un projet de loi à l'été. - La liste n'est pas finie.

En fin de journée, il y a eu un nouveau camouflet pour le Gouvernement. Le projet de loi sur l'assurance-chômage qui visait à baisser les allocations en cas de rupture conventionnelle, a été rejeté par l'Assemblée nationale grâce a des amendements de suppression de la gauche. Sylvain Maillard, qu'est-ce qui se passe dans cette assemblée ?

C'est un thème qui vous est cher, vous n'étiez pas là. - C'est vrai qu'il y a une temporalité compliquée cette semaine. Ce sont des sujets totalement différents les uns avec les autres.

Il y a une dynamique hémicycle et une sur mobilisation de la gauche car il y avait la loi Yadan et il y avait beaucoup de monde un jeudi soir dans l'hémicycle. L'ensemble de la temporalité que vous présentez, ce sont des textes très différents avec des dynamiques très différentes. Leur seul point commun c'est d'avoir été là cette semaine. - Quelle image ça donne de l'Assemblée nationale avec des débats très tendus, très régulièrement, ça va être comme ça jusqu'à la présidentielle ? - C'est comme ça depuis un bon bout de temps.

C'est compliqué d'être député à l'Assemblée nationale. Il y a un combat, une obstruction régulière, souvent de la gauche, pas toujours mais souvent. Et les textes ont du mal à aboutir avec un rythme compliqué et une tension très forte.

C'est comme ça que ça marche. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Il nous faut, pour chaque texte composer des majorités mais aussi sur chaque article, chaque amendement. - Que dire de ce qui se joue en séance de l'Assemblée nationale ?

Cette semaine, au Sénat, le Premier ministre s'est plaint de l'attitude de La France Insoumise. Vous êtes d'accord ? - J'étais là aux questions au Gouvernement et Sébastien Lecornu ne s'est pas seulement plaint de La France Insoumise mais aussi de l'attitude du groupe Ensemble pour la République de l'Assemblée nationale qui, pour moi, j'entends que Sylvain Maillard ne soit pas très à l'aise pour répondre aux questions des échecs de cette semaine, mais les textes sont sur des sujets très différents et répondent à une politique commune.

Le groupe macroniste à l'Assemblée nationale multiplie des propositions de loi qui ne sont pas consensuelles et qui remet en cause des principes fondamentaux de notre société comme les droits sociaux, les acquis sociaux pour le 1er mai...

La loi Yadan comprend des dispositions qui font l'inverse de ce qu'elle cherche à faire, c'est-à-dire, de lutter contre l'antisémitisme, le racisme...

Elle aurait amoindri les libertés...

Et renforcé l'antisémitisme... - C'est le choix des thèmes de la majorité... ? - On peut regretter parfois le choix de l'obstruction comme les techniques pour lutter contre les coups de force...

On ne peut pas l'être à égalité. L'obstruction, c'est un moyen que l'opposition peut utiliser pour lutter contre des coups de force. On ne peut pas mettre à égalité les moyens pour lutter contre les coups de force. - Toutes les semaines c'est la même chose.

Pardon de vous interrompre. La semaine dernière, c'est la même chose que la semaine d'avant...

Tout est bloqué. Rien n'avance. - Pourquoi La France Insoumise fait de l'obstruction ?

Il y a une série de propositions du groupe macroniste sur des sujets qui ne sont pas consensuels. Y compris dans votre propre camp. Vous vous êtes désolidarisé de votre groupe sur la loi Yadan.

Les députés macroniste aujourd'hui, c'est 91 députés. On ne peut pas gouverner avec 15 % de l'hémicycle. Vous n'êtes pas majoritaire.

Vous ne pouvez pas pousser au bout des initiatives qui ne sont pas consensuelles. Elles font pas objet de débats raisonnables. C'est le résultat de cette semaine, c'est la prise en compte de la réalité... - Cette semaine, ce n'était pas une semaine avec nos textes.

C'était du temps gouvernemental. Le Gouvernement a repris les textes avec un changement et en disant ce qui était fait. J'entends ce que vous dîtes.

Nous avons une majorité C'est différent au Sénat. Vous avez une majorité très établie. Nous, c'est très compliqué.

C'est normal, nous sommes députés, nous portons des projets, sinon ça sert à rien qu'on vienne. Sinon on est juste là pour dire qu'on aime ou on n'aime pas. Ca peut être abrasif.

Parfois, les textes des écologistes et de La France Insoumise, c'est très abrasif. Je suis élu pour voter et prendre des décisions. Pour ou contre.

Je regrette, quand on bloque une assemblée de façon systématique et qu'on arrive pas au vote. Il faut savoir voter et trancher. - Sur le texte sur le 1er mai, la proposition de loi, on a vu des Français favorables à l'ouverture des boulangers et fleuriste le 1er mai.

Ca aurait pu faire plaisir aux Français... ? - On peut faire des micros trottoirs, est-ce que vous voulez acheter du pain dans votre boulangerie le 1er mai ?

Les français vont répondre que oui. Ce n'est pas ce qui était dans la loi. Il n'y avait pas de mesures précises dans la loi.

Le décret s'appliquait à à peu près tout et n'importe quoi. Il n'allait pas toucher que la petite boulangerie artisanale et les fleuristes. Ca allait toucher tout un tas de secteurs, les casinos, les Fnac, les boulangers industriels...

C'était n'importe quoi. Sans aucune concertation avec les organisations syndicales qui sont toutes contre. Je veux bien qu'on fasse des propositions abrasives mais quand c'est n'importe quoi, heureusement que ça ne marche pas. - Vous savez que cette proposition n'était pas parfaitement encadrée, mais est-ce que vous regrettez que Sébastien Lecornu les déclencher ? - Les fleuristes et boulangers sont ouverts depuis 50 ans le 1er mai.

Depuis que je suis né ils ouvrent. Ils n'étaient pas contrôlé et c'était devenu un usage. Comme on vend du muguet dans la rue.

On n'a pas inventé cette proposition de loi. Ce n'était pas notre groupe qui le portait. C'était les LR.

On a dit qu'on allait la porter. Je regrette qu'il n'y ait pas eu de discussion à l'Assemblée nationale. On a eu en face de nous la gauche qui a déposé des milliers d'amendements pour empêcher la discussion.

On a dû voter contre notre propre texte. - Vous avez choisi. Je suis ravie que vous le disiez.

Vous vous rendez compte à quel point c'est important ? Vous vous rendez compte que ça fait trois fois que vous avez fait ça. Sur le 1er mai, la Nouvelle-Calédonie...

Des textes qui ne sont pas des petits détails. Ils ont des grandes conséquences. Sur ces trois textes, votre groupe a choisi de voter une motion de rejet, Normalement, quand on s'oppose au texte, vous avez voté une motion pour s'opposer au texte de manière tactique pour adopter le texte.

Ce n'est pas digne d'un débat parlementaire normal. - Mais pourquoi on a fait ça ? Car il y a 3000 amendements derrière. - Parce que vous n'avez pas de majorité !

La France insoumise peut poser des amendements. - J'aurais adoré qu'on aille au vote. Quand vous déposez un nombre d'amendements comme ça, c'est pour ne pas aller au vote.

C'est la technique. Vous n'avez pas de majorité. Pour la Nouvelle-Calédonie, nous avions une majorité.

Nous pensions que nous avions une majorité pour discuter. Sur le 1er mai, nous avions aussi une majorité. C'est pourquoi ça été bloqué.

Dans cette Assemblée nationale, les oppositions de gauche ont décidé de ne pas aller au vote. Je le regrette. On a été élus pour voter et prendre des positions. - La proposition de loi Yadan a été retirée par votre groupe cette semaine.

Elle risque de ne pas être examinée dans les temps. LFI crie victoire. Pour vous, c'est un revers ? - Le combat contre l'antisémitisme est un combat de longue durée pour moi.

J'ai porté une mesure pour reconnaître l'antisionisme comme une nouvelle forme d'antisémitisme. Malheureusement, je sais que c'est toujours compliqué de parler antisémitisme. Mais au-delà des dire qu'on est contre l'antisémitisme mais qu'on commence à regarder dans son fonctionnement même, ça commence à devenir plus flou en face de nous.

Ce combat continue Il continuera après nous. Ce sera très long. L'antisémitisme, c'est un sentiment humain.

Il faut le combattre en permanence. On demande à ce que le Gouvernement porte un projet de loi pour qu'il ne soit pas bloquée. Vous savez, on savait très bien qu'on irait pas au vote.

LFI a bloqué le vote. Ca traînait, ça n'avançait pas. Pour débloquer l'Assemblée nationale, il fallait repousser le texte. - Mélanie Vogel, vous étiez défavorable à la proposition de loi, est-ce qu'un projet de loi contre les discriminations plus largement pourrait être un projet de loi auxquelles vous êtes favorable ? - C'est un sujet très sérieux qui nécessite un consensus national et des moyens.

J'étais contre la loi Yadan parce que je ne pense pas qu'elle réponde au problème. Elle met en péril la liberté d'expression en insérant dans notre loi des concepts fous dont les juges nous disent qu'ils ne savent pas comment les appliquer. Nous ne savons pas faire avec cela.

Ca comporte beaucoup de danger que vous avez des juges qui disent que c'est tellement large et flou qu'ils ne savent pas comment ils vont pouvoir juger des affaires pareilles. J'espère que c'est quelque chose sur lequel on aura le temps de revenir pourquoi, au lendemain du 7 octobre, les actes antisémites, les crimes antisémites ont augmenté ? L'antisémitisme se nourrit de préjugés.

Des préjugés contre lesquels nous devons lutter. Un des préjugés majeurs dont sont victimes les juifs en France c'est cette idée qu'on appelle de la double allégeance. On accuse les juifs, parce qu'ils sont juifs, de ne pas être totalement, simplement membres de la République française mais d'avoir une forme de loyauté à autre chose, y compris Israël, par exemple.

Je termine car c'est important. Quelque part, on a ce préjugé qui consiste à rendre responsable les juifs de crimes commis par l'Etat d'Israël. Ca, ça nourrit l'antisémitisme.

Ce que fait la loi Yadan, c'est que quand vous critiquez Isaraël, vous critiquez tous les juifs. Mais, ça voudrait dire qu'il aurait une corrélation directe entre le mouvement d'extrême droite en Israël et tous les juifs. Et ça, c'est dangereux. - C'est très important ce que vous venez de dire car c'est le coeur du sujet.

Qu'est-ce qui, depuis 2019, quand j'ai fait voter fin 2019 à l'Assemblée nationale la définition de l'antisémitisme, qu'est-ce qu'on dit ? Cette loi a réussi à trouver une terminologie exacte que je n'avais pas réussie à trouver sur la destruction d'un Etat. Pas d'Israël.

Ce mot n'est jamais présent dans la loi Yadan. Beaucoup de députés de La France insoumise disent qu'ils n'auront plus le droit de critiquer Benjamin Netanyahu et le Gouvernement israëlien. Bien évidemment que c'est faux.

On pourra toujours la critiquer. On pourra toujours critiquer les frontières mêmes d'Israël. Mais on n'aura pas le droit d'appeler à la destruction d'un Etat.

Comment ceux qui seraient amenés à appeler à la destruction d'un Etat comme la Palestine. L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est un délit. C'est une distinction avec le monde anglo-saxon.

Il faut bien le définir. - On en revient à l'actualité du Sénat. Le texte de Gérald Darmanin sur la réforme de la justice criminelle qui a été adopté cette semaine.

Principale mesure polémique, le plaider-coupable en matière criminelle. - Lundi, les avocats sont dans la rue à quelques mètres du Sénat pour protester contre le projet de loi sur la réforme de la justice criminelle. Ils sont opposés au plaider-coupable dans les affaires criminelles, cette disposition permet au juge de statuer plus vite si un accusé avoue. - Il est inadmissible que dans un état de droit, l'accusé et les parties civiles ne puissent pas avoir droit à un procès public avec des citations de témoins et des citations d'experts. - En séance mardi, le Gouvernement a rappelé l'objectif de la mesure : Désengorger des juridictions et accélérer les procédures. - L'utilité sociale n'est plus au rendez-vous et les peines n'ont parfois plus d'intérêt, 15 ans après les faits.

Pour les victimes, les accusés et la société. - Le Gouvernement a modifié sa copie au Sénat avec notamment l'exclusion de la procédure des crimes comme le viol et le proxénétisme sur mineur. Pour la gauche, ce n'est pas assez. - Oui, il fallait exclure les crimes les plus graves.

Aujourd'hui, cette procédure va être ouverte y compris pour les crimes où on risque la prison à perpétuité. - La gauche estime que les victimes se sentiraient sous pression pour que quelqu'un plaide coupable. - Lorsqu'on parle de pression sur la victime, je pense que c'est un certain mépris pour la victime et son conseil que de penser que pour des raisons qui ne sont pas honorables, elle va accepter de plaider-coupable. - Gérald Darmanin s'est engagé à améliorer encore les textes. - Le projet de loi a été largement adopté.

Mélanie Vogel, vous faites partie des voix contre. Pourquoi ? - Si je comprends et je partage l'objectif de réduire les délais de traitement des affaires judiciaires.

La vitesse à laquelle la justice se passe fait partie d'un élément de qualité. Une justice qui n'est pas trop longuement car c'est une justice de meilleure qualité. Si on dégrade la qualité de la justice en instaurant le plaider-coupable qui est une procédure qui met à mal les principes fondamentaux de la justice, on rate l'objectif.

Si on amoindrit la qualité de nos jugements et de nos procédures pour aller plus vite comme objectif principal, ça ne sert à rien de faire cette procédure. Je pense que le plaider-coupable remet en cause des éléments fondamentaux et qu'on ne peut pas faire ça juste pour quelques centaines d'affaires pour aller plus vite. - La principale difficulté est ce plaider-coupable, est-ce que le Gouvernement propose ce changement de procédure pour éviter d'augmenter les moyens du budget de la justice ? - Le budget de la justice a doublé depuis ces dernières années.

Il faudrait continuer à augmenter ce budget. Que nous disent les Français ? Que ça ne marche pas.

La justice est est rendue pour les Français au nom du peuple français. Ca ne marche pas. Dans certaines affaires...

J'entends qu'il faut trouver l'équilibre. J'entends les amendements portés au Sénat. On en portera aussi à l'Assemblée nationale.

Je pense qu'il faut que la victime soit entendue. C'est important. Quand on attend des années pour avoir de la justice, c'est plus vraiment là et c'est plus vraiment de la justice.

Ca a mis du temps à monter en cadence. On ne forme pas un juge ou un greffier en quelques mois. Mais il faut que la justice soit plus rapide.

On a beaucoup plus d'affaires qu'avant. On ne pourra jamais rendre la justice avec la qualité et la sévérité qu'attendent les Français ne fait pas avancer les choses. - En moyenne, les Français attendent six ans pour le jugement d'un viol, 80 pour un assassinat.

Est-ce qu'il n'y a pas un enjeu de vitesse de la justice et de confiance pour les citoyens ? - Je partage le fait qu'il faut désengorger. Comment on fait ?

A mon avis, pas en pérennisant un fonctionnement dégradé de la justice mais, au contraire et oui, on a augmenté les moyens de la justice mais il faut le faire encore plus car nous avons une tendance dans notre pays, à avoir plus de plaintes pour violences sexistes et sexuelles qu'avant, pas forcément parce qu'il y en a plus mais parce que les femmes portent davantage plaintes. Nous avons besoin de plus de moyens. Ce n'est pas suffisant.

Sinon, on n'attendrait pas huit ans pour avoir le jugement. - Les crimes les plus graves, ça ne sera pas concerné par la procédure de plaider-coupable. Le Sénat a resserré les conditions des affaires qui concernent une seule victime et un seul accusé.

Ce ne sont pas des choses qui font que ce texte est mieux ? - Le Sénat a réduit la portée du texte mais ça ne fait pas non plus de ce texte un bon projet. Oui, nous avons amélioré en réduisant la portée du texte, mais nous ne sommes pas forcément arrivés à un bon texte. - Sylvain Maillard, vous pensez qu'une majorité à l'Assemblée nationale peut voter ce texte ? - Oui.

Il nous faut une justice plus efficace, rapide. Il faut des moyens. Nous sommes tous d'accord pour aller voter et continuer à les voter.

Et il faut inciter la procédure judiciaire sur les affaires les plus simples faire en sorte que le plaider-coupable soit accessible tout en garantissant les droits. - Vous tendrez la main au RN ? - On verra.

On n'a pas encore commencé la discussion. Tendre la main, à l'Assemblée nationale, c'est toujours très mouvant. On ne discute pas avec le RN, comme on ne discute pas avec LFI. - Sur la liste des crimes concernés, on peut attendre des modifications ? - C'est là où il y a matière à travailler, trouver le bon accord.

Pour emmener le plus possible les députés de gauche. Il faut trouver un équilibre. La justice est rendue au nom des Français.

Il faut un équilibre le plus large possible. Il faut qu'on retrouve une justice de qualité en France. - Merci.

C'est la fin de cette émission. - A très vite.