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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 mai 2025 26 min

Affaire Bétharram : François Bayrou "n'a pas eu les mots qui convenaient", estime François Hollande

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour François Hollande. Bonjour. Bonjour.

Emmanuel Macron l'a dit hier, il n'organisera pas de référendum sur la réforme des retraites. Est-ce qu'il a peur des Français ? Il y avait une émission hier soir qui était supposée éclairer les deux années qui restent à Emmanuel Macron pour finir son mandat.

Une émission qui était censée donner la parole au français et en l'écurance c'est Emmanuel Macron qui a gardé la parole. Un référendum n'est pas une décision simple ni automatique. Il faut qu'il y ait un grand sujet avec éventuellement une controverse qui justifie de faire appel au aux Français.

Et il y a des textes la fin de vie par exemple qui exigent qu'il y ait un travail parlementaire avant éventuellement de consulter les Français. Sur les retraites, la demande existe. Ce n'est pas forcément ainsi que l'on peut avoir une décision car les Français sont là aussi tout à fait intéressés.

C'est leur c'est leur vie mais inquiet sûrement mais pas forcément. des spécialistes du financement des retraites. Donc là aussi, c'est le rôle du parlement.

Donc il a raison de ne pas soumettre la question des retraites franç elle avait été déjà posé au moment du débat parlementaire. Ce qui avait heurté au moment du débat parlementaire, c'était il y a 2 ans, c'est que euh l'Assemblée nationale n'avait pas voté le texte puisqu'il était passé au 493. C'est ainsi que la demande référendaire avait pu être exprimée.

Aujourd'hui, on en est plus là. Aujourd'hui euh François Bairou, le premier ministre car il faut rappeler qu'il y a un premier ministre. Hier en regardant l'émission, on pouvait douter.

On avait un président en fin de mandat sans majorité parlementaire qui se prenait pour le premier ministre. Il a dit qu'il faisait confiance au premier ministre quand même. Mais le premier ministre donc François Baïou a ouvert une négociation avec les partenaires sociaux pour trouver une évolution ou une issue pour améliorer la réforme des retraites ou la corriger ou voir même revenir à ce qui était l'état antérieur.

Donc attendons ce qui va sortir de cette négociation. Et et ça doit être là aussi, c'est une promesse qui a été faite et moi j'y suis attentif. Ça doit être au Parlement que doit euh de nouveau être soumis le le le la soumise la conclusion de cette si le conclave n'y arrive pas si le conclave n'arrive pas à revenir aux 62 ans par problème de financement, il se passe quoi ?

Il faudra attendre 2027, c'est ça ? Alors, de toute façon, il faudra attendre 2027 et il est clair que euh il y aura de nouveau des discussions sur l'avenir du régime des retraites dès lors que même avec la réforme qui avait été votée, le financement n'est pas garanti. Et François Hollande, sur cette idée d'Emmanuel Macron de euh tenir plusieurs référendums sur euh des thèmes différents en même temps, la même journée, vous vous pensez quoi ?

Bah, je n'en pense pas grand-chose si vous voulez. Mon avis, ce serait pas bon pour la démocratie ? Est-ce que un référendum, il y a une procédure qui est prévue par la Constitution, c'est sur un projet de loi.

Alors, il peut y avoir plusieurs projets de loi, donc plusieurs euh euh textes qui sont proposés aux Français, mais on va pas quand même là tous les 3 mois dire qu'il veut faire euh une consultation. On pensait que ça allait être l'annonce d'hier soir et puis elle est renvoyée. Pour faire un projet de loi, il faut du temps.

Donc, écoutez, peut-être qu'il y aura une question qui le justifiera, peut-être deux. Mais ne laissons pas croire aux Français qu'on va leur donner la parole pour ne jamais produire justement la proposition d'un référendum. Donc moi, je suis tout à fait clair.

Les questions multiples ça n'existe pas dans la Constitution. Ça n'existe pas. Il y a des compens de faire plusieurs référendum le même jour.

Mais vous pouvez faire plusieurs référendum le même jour, ce qui suppose plusieurs textes, pas le même texte qui comporterait plusieurs questions. Si vous deviez convoquer un référendum aujourd'hui, ce serait sur quoi ? Je j'ai été président de la République, je n'ai pas convoqué de référendum.

Pourquoi ? parce que il y avait par exemple le mariage pour tous, c'était une question importante euh avec euh des des personnes qui étaient très favorables euh la majorité notamment à l'Assemblée nationale et puis euh grande partie de l'opinion et puis des des Français qui n'y étaient pas favorables. J'ai dit c'est au parlement de trouver la bonne formule la la bonne façon de de donner ce droit fondamental au mariage pour tous et je n'ai pas eu besoin de recourir au référendum le parlement légitime que les électeurs.

Mais quand je m'étais engagé devant les les Français en 2012, j'avais dit si je suis élu loi sur le mariage pour tous. Il y a eu une loi sur le mariage pour tous. Qu'est-ce que ça veut dire une démocratie quand euh un président s'engage est élu et puis il dit bah finalement plutôt que de passer par le parlement, je vais passer au passage c'est c'est l'argument exactement cet argument que Emmanuel Macron a utilisé pour justifier le non recours au référendum sur les retraites.

Oui. et avec une différence qui qui a été relevée d'ailleurs par Sophie Binet, c'est que il n'a pas été élu sur un projet, il a été élu contre madame Le Pen et avec des électrices et des électeurs qui n'approuvaient pas le projet de Emmanuel Macron là-dessus notamment sur les retraites. En revanche, en 2012, il y a sans doute des Français qui ont voté contre le président San, en l'occurrence, c'était Nicolas Sarkozi, mais ils ont siamment voté pour le le programme que je présentais. un un référendum, il pourrait y en avoir un sur la fin de vie.

Euh c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron en cas d'enlisement. Euh ça peut être une voix, dit-il. Est-ce qu'il est en train de couper la les jambes à tous les parlementaires là dont vous Bah d'abord euh Emmanuel Macron a perdu beaucoup de temps sur cette question euh sur la fin de vie.

Sur la fin de vie. Nous en parlons depuis le premier mandat de de d'Emmanuel Macron. Déjà, il y a eu un texte qui était prêt à être voté et il y a eu la dissolution.

Là maintenant le parlement est de nouveau saisi et c'est bien que le débat s'ouvre. Il a même été partagé avec deux textes. L'Assemblée nationale va sûrement avant l'été adopter le texte, je le souhaite, puis ensuite ça ira au Sénat.

Alors c'est vrai, ça peut se trancher par l'Assemblée nationale. Elle a le dernier mot. Mais moi je ne souhaite pas qu'il y ait dans l'ISM.

Mais s'il devait y avoir effectivement un blocage mais il y a la vie parlementaire qui permet de lever les blocages. La vie parlementaire elle peut aller jusqu'en 2027. Catherine disait il faut un texte, il y aura un texte en 2027, c'est trop tard.

Oui, c'est trop tard. Vous vous avez entendu euh Charles Biéter, vous avez entendu des des femmes et des hommes et moi je les ai entendu et ça m'a ça m'a souvent mis en en conscience de ce que j'avais fait ou de ce que j'avais pas fait. J'avais fait voter une loi, la loi CL lunetti pour la la fin de vie, la sédation profonde quand il y avait les derniers jours de la vie pour qu'il n'y ait pas de souffrance.

Mais là, il y a une demande qui est celle d'interrompre la vie quand elle n'est plus supportable et même avant qu'elle ne soit devenue intolérable. Je pense que cette demande, elle a été formulée, elle doit être entendue et le texte doit être voté en 2027. Voilà.

Si 2027 c'est trop tard, à quel moment on constate qu'il y a un blocage ? Bah, on doit le constater à la fin de l'année. H donc un référendum, vous êtes favorable à un référendum éventuellement.

Mais je suis favorable parce que le Parlement adopte le texte le plus vite possible. Emmanuel Macron a aussi annoncé hier une conférence sociale sur le financement de notre modèle social qui, je cite, repose selon lui beaucoup trop sur le travail. Est-ce qu'il a raison ?

Est-ce que le financement aujourd'équilibré ? Alors, d'abord, il y a aujourd'hui une conférence sociale puisque il y a ce conclave qui doit trouver des réponses et pas simplement sur euh les retraites, il va élargir effectivement mais euh sur euh le la gouvernance euh des régimes sociaux et euh les syndicats se sont euh engagés, pas tous les syndicats mais la CFDT en particulier s'est engagé dans ce processus. Euh s'il s'agit d'élargir sur le financement, pourquoi pas ?

Mais quel financement ? Et c'est là que je viens à à à la question que vous me posez. Si c'est de dire il faut que les cotisations sociales des salariés soient abaissées euh qui peut être contre ?

Mais euh si c'est pour les remplacer par quoi ? Et c'est ça la proposition en allant chercher de l'argent en dehors du seul travail et là on voit la consommation par le consommation. Et là, il y a deux voies possibles.

Il y a deux voies possibles. La consommation, alors c'est un marché de dupe. Vous dites au salariés, je vais vous améliorer votre pouvoir d'achat en baissant les cotisations sociales, mais je vais vous amputer votre pouvoir d'achat en augmentant la TVA.

C'est un marché de dup. Ça peut être sur certains biens, pas forcément les biens de consommation courante. Alors, ça veut dire les biens de luxe.

On réintroduirait, ça existait hein dans le passé, on réintruirait un taux majoré de de TA sur quel bien ? Et puis ça veut dire que sur un certain nombre de biens, je sais pas, avant c'était les téléviseurs, les portables, bah même les catégories modestes seraient frappées par un taux de TVA très élevé. L'autre voix puisqu l'autre voie c'est de taxer les revenus du capital en se disant puisque le travail doit être allégé, ce qui est vrai sans doute, bah il faut que le capital soit davantage taxé.

Sauf qu'il dit non, on touche pas. Sauf qu'il dit non. Alors donc cette question peut être légitime.

Comment faire en sorte que les salariés ne soient pas les seuls financeurs employeurs comme travailleurs participant de du financement de la la sécurité sociale ? Mais alors allons chercher les nouveaux moyens, les nouvelles contributions sur ceux qui ont le plus. Il veut pas toucher aux impôts le président de la République.

Vous aviez dit par le passé, c'est le président des très riches. Vous le pensez encore aujourd'hui ? Bah c'est encore démontré.

Aujourd'hui, on a des systèmes d'optimisation fiscale qui permettent au gros patrimoine d'échapper à non seulement l'impôt sur la fortune, il n'existe plus, h mais euh à l'impôt sur les successions et donc d'avoir des taux de taxation de leur propre revenus ou de leur propre patrimoine très en dessous de ce que paye un un un un cadre ou un salarié détenant un revenu moyen. Donc il y a là une injustice. C'est trop facile de dire je suis pas pour des impôts supplémentaires lorsqu'il s'agit finalement d'épargier ceux qui ont le plus.

François Hollande, Emmanuel Macron s'engage à sauver les sites de Fosse et d'Inkerc harcelor Mital mais il refuse la nationalisation. Ce n'est pas la bonne réponse. Elle ne sert à rien.

Il y a plus de 600 emplois en jeu, on le rappelle. Pas de nationalisation. Vous êtes d'accord avec lui ?

Bah j'ai été confronté moi aussi à cette situation. Vous vous souvenez de Florenge ? Euh Florenge euh c'était non seulement l'abandon des au fourneau de Florenge mais c'était un plan social qui allait supprimer euh des dizaines voire même des centaines d'emplois et avec un risque sur le site.

La menace de nationalisation a été évoquée à ce moment-là et ça a été un moyen de pression sur Arselor et à Florange même si c'est pas forcément ce que beaucoup on on on ont pensé à Florange il n'y a eu aucun licenciement des reclassements dans le même site. des reclassements dans le même site et même des créations d'emplois et il y a eu euh des investissements d'arceller euh euh myital jusqu'à plus de 200 millions d'euros. Donc la pression qu'il faut exercer aujourd'hui sur harcèleur, sauf si il se désengageait complètement.

À ce moment-là, s'il y a des capitaux ou des capitalistes qui ne veulent plus exercer leur mission, la nationalisation dans une pour une industrie stratique peut se poser. Mais là, la pression qu'il faut exercer c'est dire vous devez péréniser les sites et devez garantir qu'à Derk et à Fausse, le l'emploi sera maintenu et les investissements de décarbonation seront faits. Mais les fourneaux au Florence, pour reprendre votre exemple, ils ont été fermés hein.

Oui, ils étaient fermés. Ils étaient fermés. Ils étaient ils étaient fermés quand je suis arrivé.

Ils l'ont pas rouvert mais il y avait un risque, c'était que le site disparaissent et donc les haut fourneaux qui ont fermé qui avaient fermé bah c'était au bénéfice de ceux de Dquerc et de Faus. Donc il faudrait pas qu'on ait maintenant le même processus à Dakerc et à Fause. François Holland l'invité de France info jusqu'à 9h.

On laisse passer le fil info de 8h45. Maurine Signard. Ces déclarations ont varié et la commission d'enquête parlementaire contre les violences à l'école veut avoir des réponses que savait véritablement le premier ministre de l'affaire Betaram.

François Bairou est entendu à l'Assemblée nationale à partir de 17h. Ce sera à suivre sur France info. 200 plaintes pour des faits présumés de violence dans l'établissement scolaire ont été déposés.

Le ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, annonce ce matin qu'il va réunir les entrepreneurs en cryptoonnaie. Un rendez-vous directement au ministère après plusieurs affaires d'enlèvement pour des rançons. Hier, c'est la fille et le petitfils d'un PDG du secteur qui ont échapper à un kidnapping en plein Paris.

La Syrie qualifie de tournant décisif la levée des sanctions annoncées par Donald Trump. Le président américain l'annonce alors qu'il va rencontrer aujourd'hui le nouveau président syrien qui a chassé Bachar Al-Assad du pouvoir, les nouvelles autorités islamistes cherchent à reconstruire le pays ravagé par près de 14 années de guerre civile. Et puis ils vont tenter de décrocher une place en Ligue 1 pour la saison prochaine.

Le début des play-offs, c'est ce soir. Premier match à 20h30 entre Dinker et Guingan. Le vainqueur ce soir devra ensuite s'imposer face à Mess puis éliminer le 16e de Ligue 1 pour espérer être en Ligue 1 la saison prochaine.

France info le 830 France info. Jérôme Chapoui, Salia Braclia et toujours avec François Hollande l'ancien président de la République député de Corz l'Assemblée nationale François Hollande qui va auditionner aujourd'hui François Bairou dans l'affaire Betaram. A-t-il cherché à faire pression sur la justice ?

Il dissimuler minimiser son rôle dans ce dossier ? Vous connaissez bien François Baou depuis François Bairou depuis très longtemps. Vous imaginez qu'il ait pu mentir mentir à l'Assemblée nationale ?

Il a pas eu les mots qui convenaient devant l'Assemblée nationale et et devant le pays tout entier. Les premiers mots qu'il a prononcé étaient de fait qu'il ne savait rien. C'était pas forcément ce qu'on lui demandait à ce moment-là.

On lui demandait d'abord de la compassion, de la compréhension et de la fermeté à l'égard de tous ceux qui s'étaient comportés de manière infecte, insupportable dans cet établissement en particulier et dans d'autres établissements aussi. Après sur la question de savoir qu'est-ce qu'il savait exactement puisque il était élu de ce département de là où était cet établissement que sa fille son épouse son épouse faisait catéchisme et sa fille et peut-être d'autres enfants y étaient scolarisés. Que savait-il ?

Là il va s'en expliquer devant la commission d'enquête. S'il s'avérait qu'il avait menti, il doit partir. Mais d'abord euh ne ne faisons pas penser que la commission d'enquête, c'est un tribunal. commission d'enquête, elle est pas simplement sur monsieur Bairou, elle est sur ce qui s'est produit dans cet établissement comme dans d'autres, c'est-à-dire des violences, des agressions sexuelles et des victimes qui demandent à la fois réparation mais sûrement qu'il y ait un contrôle beaucoup plus ferme de la part de de l'administration et la part que son audition, on va se concentrer sur cette affaire Betaram et face à cette commission, on ne peut pas mentir.

On ne peut pas mentir en général. C'est pas parce qu'on prête serment, on prête serment devant une commission. Enfin, ce serait quand même curieux de penser que parce que on ne prête pas serment, on peut mentir.

Non, on ne peut pas mentir. C'est arrivé et je je pense qu'ils ont été sanctionnés comme il convenaient. Donc, il aura à s'expliquer que savait-il ?

A-t-il eu des rapports avec des juges ? aussi une question qui lui sera posée et s'il y a eu des manquements, la commission d'enquête les relèvera et saisira sûrement la justice. C'est à la justice de faire le travail à ce moment-là.

Il n'a pas eu les mots qui convenaient, dites-vous. Est-ce qu'il est fragilisé ? Est-ce qu'il est toujours en mesure d'exercer ses responsabilités ?

Je pense que c'est pas euh une volonté de chasse à l'homme qui me qui me gêne toujours dans dans la vie politique. Quand il y a effectivement des manquements, ils doivent être sanctionnés, quand il y a eu des mensonges, ils doivent avoir des conséquences. Mais là, je voudrais pas qu'on transforme ce qui était quand même une douleur euh qui qui touche, j'espère euh François Bou, mais beaucoup de famille en une opération politique.

Ça ça doit se se distinguer. Il y a peut-être ceux qui cherchent à euh affaiblir, je pense que il est sûrement affaibli, mais atteindre le Premier ministre parce qu'il est premier ministre. Donc c'est c'est l'homme François Bairou qui qui doit être entendu par la commission d'enquête.

Et et si il doit avoir une mise en cause du gouvernement, c'est sur une politique et éventuellement si son chef du gouvernement euh a commis des des ou des euh des des actes qui qui mériteraient sanction, c'est de voir les tribunaux que euh ce jugement doit être prononcé. Même les Ukrainiens, même les Ukrainiens ont la lucidité de dire qu'ils ne pourront pas reprendre tout leur territoire, disait hier le président de la République Emmanuel Macron. Vous êtes d'accord avec ça ou il abdict devant les Russes ? la lucidé sans doute de considérer qu'en ce moment ils ne peuvent pas reprendre tous les territoires, mais dire à des Ukrainiens qui ont combattu depuis plus de de 2 ans plus presque 3 ans, dire à des Ukrainiens c'est fini pour les territoires qui sont occupés, je pense que c'est impossible à à admettre.

Donc sûrement qu'à cesser le feu doit laisser une occupation. Mais un processus de paix ne peut pas laisser ces territoires sans avenir dans le cadre de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Mais c'est vrai que pour le moment si on veut incesser le feu, il faut incesser le feu, il faut acter qu'il y aura une ligue de démarcation. le sort de l'Ukraine qui va être peut-être qui va peut-être se jouer demain à Istanbul en Turquie où Volodimir Zelenski est attendu tout comme Vladimir Poutine pour des discussions directes.

L'américain Marco Rubio sera sur place aussi. Vous parlez euh de trêve euh de 30 jours. C'est ce que proposent effectivement les Européens et les Américains.

Vladimir Poutine en face dit "Moi, je ne je ne supporte pas les ultimatumes parce que de des sanctions sont prévues en en face. l'Union européenne vient de de d'acter un 17e paquet de sanctions. Est-ce qu'on s'y prend bien ?

Euh Vladimir Poutine, j'ai eu que vous connaissez bien l'occasion si je puis dire de de rencontrer plusieurs fois et notamment sur le dossier ukrainien. Il ne comprend que le rapport de force. Là pour l'instant, il dit qu'il ne viendra pas mais il intègre la pression pression des Européens, les sanctions.

H pression euh de Donald Trump, pression incertaine, on ne sait jamais. Mais il semble que les les États-Unis fait un mouvement. Donc euh il y a aussi les pays émergents, le Brésil, l'Inde, la Turquie qui font pression.

Donc il va apprécier si le rapport de force il peut le contenir ou il doit faire une concession. S'il est pas là de boule, c'est qu'il veut pas la paix. Je je je n'écarte pas l'hypothèse qu'il qu'il y aille finalement ou qu'il trouve une autre voie de sortie.

Mais donc, il faut renforcer pendant ces jours-là, ces instants-là, la pression pour qu'il y vienne. Mais c'est pas ça veut pas dire que parce qu'il y va euh à il irait à Istanbul que la la solution serait trouvée. Il peut là aussi trouver un échappatoire.

Euh à Gaza, les bombardements continuent. Les Palestiniens sont affamés, dénutr l'aide humanitaire est bloquée depuis maintenant 2 mois par les Israéliens. Écouter le président hier soir.

Ce que fait aujourd'hui le gouvernement de Benjamin Nitanyaahu est inacceptable. Il y a pas d'eau, il y a pas de médicament, on peut plus sortir les blessés, les docteurs peuvent plus y aller. Ce qui fait c'est une honte.

C'est une honte. Ce mot de honte, François Hollande, vous l'utilisez aussi ? Oui, les mots sont justes.

C'est c'est insupportable. Nous avons tous dénoncé ce qui s'est produit le 7 octobre. enfin tous la quasi totalité des des acteurs publics et et puis d'une manière générale des des décideur à l'échelle du monde.

Mais nous ne pouvons pas accepter que cette guerre se poursuive sous cette forme et et même qu' elle doit s'arrêter doit s'arrêter. Et donc là en ce moment ce qui se produit c'est que la population de Gaza est affamée. Aucune vivre ne peut rentrer.

Des enfants, des familles peuvent voir leur santé altérée. Peut-être même on parlait de l'Ukraine à l'instant, l'Union européenne qui approuve un 17e paquet de sanctions. Est-ce qu'il faut des sanctions européennes contre les Israéliens ?

Mais oui, il faut des sanctions. Alors, l'Europe là aussi n'est pas sans moyen. Elle elle a un accord d'association avec Israël.

Il faut qu'elle mette en œuvre un certain nombre de sanctions. Est-ce que ces sanctions seront de nature à empêcher euh Netaniaou de poursuivre son intention ? Son intention, c'est que c'est quoi ? c'est de vider la population, vider plus exactement Gaza de sa population et de récuper Gaza.

Et ça porte un nom vié. Oui, ça porte un nom hein. C'est c'est du nettoyage ethnique.

C'est-à-dire on on écarte une population qui vivait là et on essaie de la remplacer par une autre. On est en train de vivre un nettoyage ethnique à Gaza. C'est possible.

C'est possible. Donc c'est ça qu'il faut absolument t'empêcher et pour ça j'évoqué les pressions. La responsabilité des de Donald Trump est engagée parce que chacun sait que c'est lui qui peut arrêter Netaniaou.

Et la nôtre aussi François est engagé la France La France la France est membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU. Est-ce qu'elle doit déposer une résolution pour demander un cesser le feu ? Mais elle a sûrement déjà fait.

En tout cas, il faut se cesser le feu. Vous savez que les Américains ont un vétoil des sécurités, mais le cesser le feu est nécessaire, est indispensable. Mais c'est ça ne suffirait pas à cesser le feu.

Il faut aussi traiter de manière humanitaire la population de Gaza. Et dans ces conditions-là, je pense que nous nous devons faire porter la responsabilité sur non pas Israël comme certains le font. Israël a le droit à l'existence, a le droit à la sécurité. mais sur le gouvernement israélien.

Et donc ça veut dire des sanctions, comment dire personnelles euh contre euh des dirigeants comme Benjamin Nathan. Il y en a déjà puisque vous savez qu'il y a eu des décisions de la Cour pénale. Non mais là on parle de l'Union européenne et on parle des leviers politiques de la France.

Oui, il faut et imaginez toutes les sanctions possibles graduées pour que il puisse y avoir euh un cesser le feu et la fin de ce conflit euh et un processus de paix parce queut il faut aussi ouvrir un processus de paix et revenir à une solution qui paraît aujourd'hui inatteignable, la solution des deux États mais qui qui est indispensable. Là-dessus, Emmanuel Macron promet une reconnaissance de l'État de Palestine en juin, mais le gouvernement israélien menace que si c'était le cas, il prendrait, je cite, des mesure unilatérale. Qu'est-ce qu'on doit répondre aux Israéliens ?

Que la France est un pays indépendant, qu'elle prend ses décisions sans avoir à se soumettre à quelque pression que ce soit. François Hollande, on a commencé par l'intervention d'Emmanuel Macron. Je voudrais terminer par une question à laquelle euh le président n'a pas répondu d'une possible candidature à la présidentielle en 2032.

La Constitution le permettrait cette question, vous êtes pas nombreux euh à pouvoir y répondre. Quand on a été président, on a forcément forcément euh envie de revenir. Bah lui, il l'a été longtemps quand même président, il a fait deux mandats.

C'était un peu la question qui lui a été posée tout au long de cette émission. Pourquoi ce que vous n'avez pas fait en 8 ans, vous pourriez le faire dans les de années alors que vous êtes privé d'une majorité à l'Assemblée nationale et que vous n'avez plus nécessairement le temps pour travailler à un changement profond de ce qui se passe dans notre pays et dans tout domaine y compris la sécurité. Vous avez compris que ma question s'a aussi un peu à vous.

J'ai j'ai cru le comprendre et comme vous l'avez relevé, je suis pas redevenu président. Mais vous vous l'avez été moins longtemps que lui. Donc c'est est-ce que je le constate aussi euh est-ce que ça crée plus est-ce que ça crée plus de frustration ?

Mais c'est pas un problème d'appropriation du pouvoir la politique, c'est un problème de projet et de circonstances. C'est une question d'envie aussi. Bien sûr que l'envie, elle peut toujours exister.

L'envie, c'est de faire de euh de la politique pour changer son pays, pour changer euh l'état du monde et on voit bien qu'il y en a besoin. Mais c'est pas une espèce d'obsession de compulsion qui ferait qu'on ne pourrait jamais se passer du pouvoir. Moi, je me suis passé du pouvoir.

J'ai même décidé de ne pas me représenter. Enfin, vous êtes représenté quand même à l'Assemblée nationale. Oui, parce que je c'est c'est ça que je veux vous dire, qu'il y a des moments, des circonstances où quand c'est suffisamment grave pour le pays où il y a des enjeux qui sont suffisamment élevés ou en conscience et par rapport à ce qui a été un engagement, on revient dans la vie politique.

François Hollande était l'invité de France info ce matin.