Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 février 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraites

Budget, "CDI jeunes", primaire... Amélie de Montchalin dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Le budget 2026 a été adopté hier soir après un ultime 493 et le rejet de deux ultimes motions de censure. Un budget qui ne satisfait pas grand monde même dans votre propre camp. Ça grince.

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Améline Monchalin, est-ce un budget pour rien ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous avez pas creusé la dette publique pour reprendre le modèle Marc Feno qui résume le budget ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Le déficit 2025 en attendant juste Améline Monchalin, il sera à combien ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous dites vous-même, pardon le chiffre des retraites. Gabriel Atal disait ce budget prépare pas l'avenir. Dans ce budget, rien sur les retraités. Finalement, ils sont épargnés. Est-ce que ça prépare l'avenir ça ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Vous allez nous dire pourquoi vous le défendez. Vous nous dites que peut-être que les chiffres soient un peu meilleurs que prévus pour 2025. En terme de milliards, ça rapporterait combien si ça se la différence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Améline MonchalinFait
    « Le principal mérite de ce budget, c'est d'avoir un budget. »
  • 2:30Améline MonchalinFait
    « Les impôts en 2026 seront les mêmes qu'en 2025 pour les entreprises, pour les ménages. »
  • 4:30Améline MonchalinChiffre
    « Le déficit constaté à ce moment-là, c'était 5,8 %. On a eu un débat, un compromis en janvier 2025. Ça a permis d'avoir un budget pour 2025. »
  • 5:30Améline MonchalinChiffre
    « On a réduit à 5,4 % de déficit. »
  • 7:30Améline MonchalinFait
    « Il y a deux choses. Il y a eu un budget de la sécurité sociale très protecteur pour les retraités. »
  • 8:30Améline MonchalinFait
    « Les étudiants qui vont dans les restaurants universitaires sont plutôt ceux qui sont d'origine très modeste ou de classe moyenne. »
  • 9:30Améline MonchalinChiffre
    « Ça coûte 40 millions d'euros. »
  • 11:30Améline MonchalinFait
    « Il n'y a pas de hausse de charge sur le travail dans ce budget. Il n'y a pas de hausse d'impôts pour les TPE. Il n'y a pas de hausse d'impôt pour les PME. Il n'y a pas de hausse d'impôt pour les artisans. »
  • 12:30Améline MonchalinFait
    « La taxe sur les petits colis chinois parce qu'on voit bien que c'est à la fois très dangereux et pour les consommateurs et pour l'économie. »
  • 13:30Améline MonchalinFait
    « Nous avons maintenu jusqu'en 2030 l'exonération qui permet à l'employeur de prendre jusqu'à 75 % du coût du transport en commun. »
  • 14:30Améline MonchalinFait
    « La prime de Noël va être supprimée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonjour Améline Monchalin. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Paul. Bonjour mesdames. Bonjour à tous.

Le budget 2026 a été adopté hier soir après un ultime 493 et le rejet de deux ultimes motions de censure. Un MG qui ne satisfait pas grand monde même dans votre propre camp. Ça grince.

On écoute Gabriel Atal à votre place il y a quelques jours. Vous avez dit c'est la fin du quinquena. Non, parce que j'ai ce budget ne prépare rien ce budget le mérite Oui, je viens de dire que j'avais j'avais prononcé cette phrase.

Moi, j'assume ce que je dis. Le principal mérite de ce budget, c'est d'avoir un budget. Maintenant, c'est vrai que ce budget ne prépare pas l'avenir.

Il prépare pas grand-chose. Améine Monchalin, est-ce un budget pour rien ? Non, c'est un budget pour avoir de la stabilité et on a eu des débats très longs euh parfois très frustrants pour beaucoup de participants politique parce que effectivement c'est pas un budget qui est celui qui aurait été fait si nous avions eu si certains même avaient eu d'autres que nous hein une majorité absolue.

C'est son seul mérite la stabilité comme l' dit Gabriel AT. Moi je pense que vous voyez dans le monde qui est le nôtre avec les pressions internationales, avec l'enjeu de la souveraineté européenne, avec cette année qu'on doit acter qui est une année de transition politique, il y a eu des élections législatives en 2024 qui n'ont pas permis de dégager une majorité absolue. Il y aura une élection présidentielle en 2027.

La question c'est comment on s'occupe des Français aujourd'hui ? Vous avez un certain nombre de partis de gouvernement de droite de gauche qui sont des opposants politiques qui iront de manière évidemment différente aux élections qui se sont dit et je pense que c'était à leur honneur qu'il fallait que nous arrivions à faire entre guillemets tourner le pays en 2026 que les Français qui se sont réveillés le 1er janvier 2026 ils avaient des besoins en terme de logement ils avaient des besoins en terme d'entreprise quand ils étaient petit patrons et qu'ils voulaient embaucher investir qu'ils avaient des besoins en tant que jeunes mais c'est pas ce que disent certains au sein de votre propre camp et donc moi j'assume de vous dire ce budget c'est pas celui qu'on a proposé, c'est même peut-être celui que personne n'aurait imaginé écrire. Et vous avez passé physiquement 400 heures sur le même banc entre l'Assemblée et le Sénat.

C'est un record sur la 5e République. Vous vous dites pas au fond de vous quand même tout ça pour ça par rapport à votre ambition initiale ? Moi, je dois vous dire que tout ça pourquoi ?

Pour déjà réduire le déficit, c'était pas gagné. Tout ça pour éviter des aventures qui auraient été très dangereuses pour l'économie. On a eu des débats, vous savez que la France insoumise et le Rassemblée nationale à un moment donné ont voté main dans la main 34 milliards de hausses d'impôts qui auraient mis à plat l'économie française.

Nous avons un budget qui euh permet de réduire le déficit moitié par des efforts en économie, moitié par une hausse modérée de la fiscalité. Les impôts en 2026 seront les mêmes qu'en 2025 pour les entreprises, pour les ménages. Il y a pas de changement qui doivent inquiéter nos concitoyens.

Et à la fin, si on regarde tout le budget de la sécurité sociale et de l'État, on a moins d'impôts dans le PIB qu'en 2019 avant le Covid. Est-ce que vous avez pas creusé la dette publique pour reprendre le modèle Marc Feno qui résume le budget ? Nous avons fait ce que nous savons faire le mieux dans ce pays de la dépense publique à l'aveugle.

J'ai aucun doute, je suis ministre des comptes publics. J'ai passé des mois depuis 1 an à dire à quel point revenir à un déficit autour ou sous 3 %. C'est quand même un objectif qui n'est pas un objectif comptable.

C'est un objectif de puissance, de souveraineté. On a plus de cin là. Oui, mais moi, je suis arrivé, voyez, dans un bâtiment à Ber il y a plus d'un an.

Le déficit constaté à ce moment-là, c'était 5,8 %. On a eu un débat, un compromis en janvier 2025. Ça a permis d'avoir un budget pour 2025.

Bilan, on a eu 0,9 % de croissance plus que tous les autres pays européens. Bilan, on a réduit à 5,4 % de déficit. Et j'insiste sur ce point.

On a aussi, on voit aujourd'hui, beaucoup de doutes de certains qui vous disent "Ah voilà, il écrit 5 % mais ils le feront jamais." Oui. Et le déficit 2025 en attendant juste Amine Monchalin, il sera à combien ?

Bah avec les informations dont je dispose, nous avions dit 54, nous avons tout à fait aujourd'hui la capacité de faire 54. Il est possible peut-être que certaines bonnes nouvelles en fin d'année amènent à ce que ce soit un petit peu meilleur. On verra.

Mais c'est-à-dire moi je suis sur les arrondis. Est-ce que c'est 53 ? Est-ce que c'est 54 ?

Voyez, on est sur ce niveau-là, c'est beaucoup trop. Vous tlez que les recettes nettes de l'État pourraient être de 311 milliards en 2025. C'est bien cela.

On a annoncé des chiffres. À la fin, pour ceux qui nous écoutent, qu'est-ce qu'il faut qu'ils entendent ? Que bon la méthode que nous avons mis en place depuis 1 an qui consistait à mettre tout sur la table, à rendre tout transparent, à montrer que quoi qu'il arrive, on devait tenir nos objectifs, pas parce qu'on est des comptables obsédés, mais parce qu'à la fin, c'est une question de confiance avec les nos concitoyens qui payent des impôts, qu' soient entreprise ou ménage.

Cette méthode, elle fonctionne et elle doit pouvoir recréer une forme de confiance. Oui, un jour, il faut qu'on soit 3 % de déficit ou moins. Ce jour, ça doit être quoi ?

C'est 2029. Ça doit être au plus tard 202. Ça veut dire que tout vraiment c'est réaliste.

Bien sûr que c'est réaliste. Aujourd'hui, on fait voyez 04 points de réduction quand nous avons ni majorité ni consensus général politique et nous le constatons sur des budgets de compromis. En 2027, j'espère qu'émergera une capacité à gouverner de manière plus claire une coalition où certains imaginent une majorité absolue.

Moi, je suis pas sûr qu'elle existe, mais à minima une coalition pour travailler efficacement et donc il faudra continuer. Qu'est-ce que je veux dire ? Der pardon, avant qu'on passe à autre chose justement et qu'on parle du fond de ce budget, vous allez nous dire pourquoi vous le vous le défendez.

Vous nous dites que peut-être que les chiffres soient un peu meilleurs que prévus pour 2025. En en terme de milliards, ça rapporterait combien si si ça se la différence ? entre 3 et 5 milliards.

Donc vous voyez la dépense publique et ça peut d'ailleurs effrayer certains de nos concitoyens, c'est 1700 milliards d'euros, 400 milliards pour les retraites, 350 milliards pour la santé, la défense, vous voyez c'est 60 milliards. Donc si on compare, on met à peu près 60 milliards pour la défense, on met plus de 600 milliards d'euros pour notre sécurité sociale et notre politique sociale. que les gens comprennent un peu les ampleurs à la fin de l'année.

Vous voyez quand on fait les comptes les plus et les moins, qu'on est voyez un écart de 2 3 4 milliards, bon sur 1700 milliards, ça veut pas dire qu'on se s'est trompé. Ça veut simplement dire que dans un pays comme le nôtre, il y a effectivement des choses qu'à la fin il faut arrêter les comptes et on l'arrêtera de toute façon l'INC le fera au mois de mars. Vous dites vous-même, pardon le le chiffre des retraites.

Gabriel Atta disait ce budget prépare pas l'avenir. Dans ce budget, rien sur les retraités. Finalement, ils sont épargnés.

Pas de gel des pensions, pas de suppression de l'abattement de 10 %. Est-ce que ça prépare l'avenir ça ? Est-ce que c'est réaliste ?

Il y a deux choses. Il y a eu un budget de la sécurité sociale très protecteur pour les retraités. Un certain nombre de propositions que le gouvernement a pu faire notamment sur la revalorisation des retraites n'ont pas été suivies.

Le choix qu'on a fait et le compromis qui s'est dégagé dans le budget de l'État et des collectivités c'est que nous avons fait résolument un choix pour la jeunesse. Considérant qu'on pouvait pas avoir dans notre pays et c'est un débat beaucoup plus profond. Voyez euh une inéquité entre les générations.

On peut pas dire à un moment donné on ne protège que les retraités. où on fait tout payer par ceux qui travaillent. Ça ne peut pas marcher parce que dans ce cas-là, c'est la société qui se divise.

Et vous voyez, de ces près de 400 heures que j'ai passé au Parlement, moi j'en retiens une chose et c'est un sujet sur lequel je veux travailler personnellement dans les prochains mois. les Français qui travaillent, les gens en gros mon âge, ma génération, la vôtre que les gens qui ont entre 25 et 55 ans qui portent le pays, qui ont des enfants, qui s'inquiètent aussi pour leurs parents qui payent beaucoup d'impôts, à un moment donné, quelle est la solution économique, personnelle, fiscale, sociale qu'on redonne à notre génération ? Comment ceux qui portent le pays aujourd'hui croient encore que notre pays a un avenir ?

Moi, je souhaite relancer des débats. Ça veut pas dire des propositions de loi, ça veut pas dire des tout de suite, mais c'estàd comment on peut refaire société autour de l'idée que si ceux qui travaillent ne s'y retrouve pas, et bien notre pays n'a pas d'avenir évidemment solide devant lui. Pour revenir au budget, dites est-ce que je défends le budget ?

D'abord, je défends qu'il y a eu compromis. H je défends que les objectifs qui ont été fixés ont été tenus et je défends surtout la vérité de ce qu'il y a dedans. Ben par exemple 1 € pour tous les étudiant Marc Feno qui est le patron de des députés modèes lui-même dit c'est absurde on distingue pas selon les revenus de ses étudiants.

À un moment donné vous avez une réalité vous avez une réalité. Les étudiants qui vont dans les restaurants universitaires sont plutôt ceux qui sont d'origine très modeste ou de classe moyenne. Les étudiants qui ont plus de moyens en fait, ils vont souvent ailleurs que au au restaurant universitaire pour déjeuner.

Deuxème chose, il y a une précarité étudiante effective. 3è chose, ça coûte 40 millions d'euros. Voyez, par rapport au budget de l'État.

C'est un effort qu'on peut dire qu'on peut faire. Mais j'en reviens à une chose parce que sur les repas 1 € et beaucoup d'autres sujets. Attendez juste sur les repas 1 € j'insiste parce que la présidente du Cru met en garde contre le risque déceptif en disant qu'il y aura énormément de monde qui vont venir forcément parce que ça coûte moins cher et que vous n'avez pas les moyens financiers d'accueillir tous les étudiants.

Important ça. On va mettre les moyens, on va faire les choses de manière organisée évidemment et si à un moment donné on fait compromis, il faut qu'on soit de bonne foi. Je pense que ce que les Français ont vu depuis le début, c'est que Sébastien Lecornu, moi-même, tous les membres du gouvernement, on est de bonne foi. candidat à la présidentielle, on est là pour s'occuper du pays et on est là pour s'occuper quand on vote quelque chose que ça fonctionne.

Mais voyez le cœur de ce qui se discute actuellement dans le débat public, c'est au fond de savoir si on est d'accord ou pas d'accord avec ce qu'il y a dans le budget. Et je comprends que ça puisse être compliqué parce qu'il y a eu beaucoup de versions. Mais vous avez aussi toute une partie de la classe politique, je pense aux assemblées nationales et aux insoumis en particulier qui sont dans une forme de création d'une réalité alternative de fake news.

Je vous donne un exemple. Le Rassembl national passe ses journées à dire les entreprises, les entrepreneurs vont payer plus d'impôts. C'est faux.

Il n'y a pas de hausse de charge sur le travail dans ce budget. Il n'y a pas de hausse d'impôts pour les TPE. Il n'y a pas de hausse d'impôt pour les PME.

Il n'y a pas de hausse d'impôt pour les artisans. Mais il y a une sur taxe sur les grandes entreprises. Vous aviez promis que cette surtaxe ne serait pas prolongée.

Je suis venu, je pense même ici vous dire c'est pas le choix. C'est pas le choix que je propose dans l'élément du compromis. La réalité sur les grandes entreprises, c'est qu'elles perdent en 2026. exactement le même impôt que ce qu'elles ont payé en 2025.

Il y a aussi une nouvelle taxe sur les biens somptuaires logés dans les holdings patrimonials. J'assume tout à fait que c'est vrai qu'on a créé deux impôts. La taxe sur les petits colis chinois parce qu'on voit bien que c'est à la fois très dangereux et pour les consommateurs et pour l'économie.

Et effectivement, j'assume aussi de vous dire que nous avons remis au carré un certain nombre de dispositifs qui créent de la suroptimisation fiscale. Donc c'est taxer les yautes, les bijoux, les chevaux de course et qu'on et qu'on considère que le patrimoine personnel comme on dit les biens somptuaires du dirigeant d'entreprise n'ont pas à bénéficier de la fiscalité qui est favorable à son entreprise. Que d'un côté il y a ce qui est professionnel qu'on doit soutenir parce qu'on veut de la croissance, on veut l'investissement et de l'autre il y a ce qui est personnel.

Mais vous dites quand même que le Rassemblement national est que LF mente. Ah moi je dis que ils ont créé depuis 15 jours, mais déjà dans le débat mais depuis 15 jours de manière très forte une forme de fake news, de réalité alternative en fait à la fin pour faire quoi ? Pour faire peur aux Français.

Vous avez des insoumis qui disent voilà vos vos employeurs ne pourront plus prendre en charge votre passe navigo, votre forfait de transport en commun. Et ça c'est pas vrai. Fake news, nous avons maintenu jusqu'en 2030 l'exonération qui permet à l'employeur de prendre jusqu'à 75 % du coût du transport en commun.

Autre exemple, ils font peur à tous les étudiants. Les appels vont être supprimés pour tous les étudiants à compter là si on les écoute du mois de mars. Fake news.

Ce qu'on a mis dans le texte, c'est qu'effectivement pour les étudiants étrangers, non européens, non boursiers, nous voulions faire évoluer les Appels. Par exemple, les étudiants américains, canadiens, japonais, nous les Français, quand on va étudier dans ces pays, on n pas les APL, ça n'existe pas. Autre exemple de fake news, vous avez des insoumis qui disent "La prime de Noël va être supprimée." Fake news.

Enfin, vous l'avez évoqué, vous y avez réfléchi quand même. D'accord. Mais à un moment donné, il y a ce qui a été proposé, il y a eu les débats et il y a ce qui est décidé et ce sur quoi le gouvernement s'engage.

Pourquoi je vous parle de ça ? Voyez, avec un peu de de conviction. Parce que dans une démocratie qu'on ait des désaccords, qu'on puisse dire qu'on est pour ou contre, c'est normal, c'est légitime, c'est sain.

Maintenant, si dans une démocratie dans le débat, vous avez des mensonges et que cohabite des faits et des mensonges, les citoyens ne s'y retrouvent pas, vous créez de l'anxiété et en fait, vous créez le carburant de ce que cherche le Rassembl nationale et les insoumis, c'estàdire la crise. On voit bien ce que cherchent les insoumis et leur Asembl nationale, c'est de créer une situation tellement délétaire, tellement anxiogène, tellement paralysée, tellement instable qu'on puisse se dire "Ah, le miracle arrive, heureusement, nous avons besoin d'eux." Et ben, moi, je ne souhaite pas que dans notre démocratie, certains puissent se faire la serise, gagner des élections en créant eux-mêmes des crises et de l'instabilité.

C'est pour soi que ce budget qui crée de la stabilité, c'est son premier mérite et je pense que c'est nécessaire à notre pays. Dans une démocratie, il y a aussi besoin de transparence. Est-ce que vous pouvez nous dire concrètement ce matin combien a coûté la loi spéciale au Français ?

Alors, je peux vous dire qu'aujourd elle n'a pas du tout coûté le prix de l'année dernière en 2 milliard d'euros. Pourquoi ? Pourquoi 12 milliards 2025 ? 1 parce qu'il y avait pas de budget la sécurité sociale.

Cette année, nous en avons un et vous savez que le seul fait d'avoir un budget de la sécurité sociale nous a fait gagner près de 10 milliards d'euros d'économie ou en tout cas de non dépenses qui sinon seraient devenue. Deuxième chose, l'année dernière ça nous avait coûté très cher parce que la croissance économique avait calé. Et donc cette année, cette année pour l'instant la croissance économique n'a pas calé et pour l'instant on a toujours un budget sécurité social et qui a été voté, je le rappelle, ce qui est quand même inédit dans une euh République qui n'avait ni majorité absolue ni 493.

Le coût, ça va être peut-être quelques milliards, c'està-dire 3 4 5 6 en fait on pourra faire les comptes après. Mais vousz le principal coût c'est le coût de l'incertitude. C'est est-ce que ça a pesé sur l'investissement des entreprises ?

Est-ce que ça sera pesé sur la consommation d'images ? On le verra au mois de mars. Non mais combien à peu près quand même ? probablement quelques milliards d'euros de croissance perdue, de recettes perdues.

En terme de gestion de l'État, aujourd'hui on n pas de phénomène majeur comme on l'avait l'année dernière en 2025 parce que et c'est pour ça d'ailleurs que vous savez qu'on a beaucoup insisté avec le premier ministre sur le caractère vital d'avoir un budget à sécurité sociale voté dans les temps, que ce soit pour les hôpitaux, les soignants mais aussi pour les finances publiques et que heureusement en 2026 nous avons entre guillemets réussi ça, ce qui pour moi est aussi une victoire de changement de culture politique. Nous avons réussi à faire travailler des gens qui ne sont pas d'accord, qui iront aux élections de manière évidemment séparée, mais quand vous avez des écologistes, des communistes qui sont abstenus pour laisser passer un budget de sécurité sociale et que les soignants, les hôpitaux, les retraités, les structures qui accueillent des personnes en situation de handicap, les épades puissent avoir des budgets et des budgets augmentés quand il y avait des besoins augmentés, je pense que c'est de la sécurité sociale. Alors ça le résout pas, mais si nous n'avions pas eu de budget, au lieu d'avoir 20 milliards de défices, on en aurait eu 30.

Moi, je voulais qu'il y en ait moins évidemment, mais à un moment donné, il faut être réaliste. Soit on avance, on trouve un compromis et on donne un budget au pays, soit on constate les désaccords, le blocage et à la fin, on fait gagner les extrêmes qui n'attendent que ça. Se faire la cerise sur un pays paralysé.

Bien cette expression se faire la cerise imager ce qu'on dit. Voilà, une suggestion des patrons qui fait polémique et on va parler de vos alliés aussi au centre si vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord sur un budget, arriverez-vous à vous mettre d'accord sur un candidat ? Et tout de suite, il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Marine Suniard.

Sa famille espérait cette issue. Le français Tom Félix [musique] qui risquait la peine de mort en Malaisie a été acquitté ce matin âgé de 34 ans. Il était poursuivi pour détention [musique] et trafic de stupéfiants.

Il était emprisonné depuis plus de 2 ans dans le pays. Alors [musique] que des négociations directes doivent reprendre demain entre Kiev, Moscou et Washington, le président ukrainien Volodimir Zelenski affirme que la Russie a lancé plus de 70 missiles et 450 drones cette nuit. Moscou avait pourtant [musique] accepté vendredi de suspendre ses frappes notamment sur la capitale et sur les infrastructures énergétiques [musique] sur demande de Donald Trump.

Le syndicat de police Unité SGPFO dénonce sur France info des tentatives d'homicide. Plusieurs policiers [musique] ont été blessés hier lors de plusieurs refus d'au tempéré en Loire Atlantique, en Saint-Emarne [musique] et dans le Valdoise. Des automobilistes qui fonce sur les agents pour échapper à des contrôles.

Et puis une dernière [musique] journée pour profiter des promotions. C'est la fin des soldes aujourd'hui. Sur France info, l'alliance du commerce affirme que le bilan est en léger recul, - 1,8 %.

Le début des soldes a coïncidé avec des intempéries de grosses chutes de neige, ce qui a ralenti les ventes. [musique] France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Améline Monchalin ministre de l'action et des comptes publics. On parle d'une suggestion du MDF Paul.

Oui, Matignon a dit non, mais les patrons proposent un CDI jeune un contrat à durée pas si indéterminé qui pourrait être rompu sans motif les première années. Le porte-parole du MEDF était au 20 de France de hier soir. Oui, c'est un sujet sensible.

On s'en empare, on en discute, on trouve des solutions où on continue de dire non, il faut pas y toucher, on fait rien du tout et c'est 1400000 jeunes vont un peu rester dans la situation qui est la leur sujet sensible dit le porte-parole du MEDF. On pense évidemment au spectre du CPE. Pourquoi madame la ministre de l'action et des comptes publics, ça n'est pas une bonne idée selon vous pour relancer l'emploi des jeunes ?

D'abord, il y a un combat collectif, c'est comment on a moins de jeunes qui à l'âge de 20 22 ans se retrouvent sans formation, sans emploi, sans situation stable et sans perspective d'insertion professionnelle. C'est un fléo. Ça concerne beaucoup les jeunes hommes d'ailleurs, plus que les jeunes femmes et c'est un sujet qu'on doit prendre très activement.

Il y en a 1,3 1,4 million. Depuis 2017, on a fait beaucoup. Vous savez, il y avait eu le plan jeune solution.

On a quand même réussi à multiplier l'apprentissage par plus de deux. On a presque 1 million de jeunes aujourd'hui qui se forment euh de manière aussi pratique pour apprendre un métier. On voit bien qu'on doit aussi mieux ajuster les formations avec les besoins du marché du travail et surtout professionnaliser les formations parce que si on a des jeunes sinon qui apprennent des choses théoriques pour les entreprises quand elle les voit arriver bah ils ne sont pas très embauchables.

Mais depuis le Covid on voit qu'il y a un problème avec l'emploi des jeunes. Donc ce qu'on voit c'est que dans tous les pays occidentaux un certain nombre de jeunes ne sont plus qualifiés par rapport aux besoins du marché du travail. l'enjeu de l'intelligence artificielle des nouvelles technologies montre qu'il nous faut comme on dit changer la carte des formations à la fois qui on forme, où on les forme et à quoi on les forme.

Donc ça ça reste une priorité du gouvernement. Euh ce qu'on pense avec euh mes collègues ministres et le premier ministre, c'est que il nous semble pas que le sujet majeur bloquant ce soit le type de contrat. Vous savez qu'avec les CDI aujourd'hui, vous pouvez avoir des ruptures conventionnelles d'ailleurs parfois qui font l'objet d'abus, mais on voit bien qu'aujourd'hui on n pas un manque, c'est pas ce qui nous ressort a priori surtout pour les jeunes.

Ce serait un manque de flexibilité d'embauche. Ce qui nous manque c'est pourquoi MDEF ? Bah je vois vous dire que nous ce qui est un peu étonnant c'est que c'est une proposition qui vient un peu dans un moment où oui, il nous faut une mobilisation générale sur l'emploi des jeunes.

Il nous semble que c'est pas l'option qui est la plus efficace. En revanche, il nous semble que c'est très important de donner mandat aux partenaires sociaux au syndicat, au patronat, de voir qu'est-ce qui peut être fait pour qu'effectivement nous évitions d'avoir un chômage des jeunes en France trois fois plus élevé qu'en Allemagne. Exactement.

J'allais vous dire qu'il est trois fois plus élevé qu'en Allemagne et ça ça doit quand même dire que il y a pas de recette magique chez les autres. Enfin, il y a peut-être des choses qu'on peut apprendre, qu'on peut importer. L'apprentissage était une des premières solutions.

Nous, on a essayé depuis, vous voyez aussi, de soutenir les missions locales. On a remis d'ailleurs dans le budget des moyens pour accompagner les jeunes par un accompagnement très personnalisé. Il faut qu'on aille plus loin.

Mais je ne pense pas que le sujet aujourd'hui ce soit le type de contrat. On voit bien que c'est beaucoup plus l'adéquation entre la formation et le les besoins du marché du travail. Et donc c'est plus un sujet aussi que porte voyez notre collègue Philippe Baptiste ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et sur les patrons adapter la carte des formation.

Monchain, comment vous calmez la colère des patrons ? Parce que tout à l'heure on l'a évoqué, ils sont furieux. D'abord, ils ont l'impression d'être les dindons de la farce qu'on qu'on que tous les efforts pèsent sur eux.

Moi, moi je veux redire, restons dans la réalité, ce qu'il y a dans le budget. Je crois que Michel Eddouard Lecler était sur une autre chaîne ce matin et il disait entre ce qu'il y a dans le texte et ce qu'on dit qu'il y a dans le texte, il y a quand même un gouffre. J'en ai parlé assez longuement avec vous avant.

Moi, je veux rassurer nos chefs d'entreprise. D'abord, je voulais remercier parce qu'en 2025, dans un monde où il y avait de l'instabilité, où il y avait les droits de douanes de Trump, où il y avait d'abord une année aussi en 2025 qui a commencé sans budget, à la fin, ce sont les entreprises qui ont investi, qui ont embauché, qui ont fait qu'on a 0,9 % de croissance en 2025. C'est pas le gouvernement qui décrète la croissance, ce sont les entreprises qui l'a créé avec leurs salariés, avec les Français.

Et ça, c'est une bonne nouvelle. Et c'est comme ça que vous les remerciez. et la manière de les remercier et peut-être que je vais le dire avec des mots très sincères, nous avons fait un choix de stabilité.

C'est vrai qu'il y a pas de baisse de charge que certains auraient voulu et que j'aurais pu moi vouloir accompagner sur un certain nombre de points notamment les impôts de production. J'aurais voulu effectivement on les a même proposé dans le texte initial du gouvernement de les baisser. Mais vous avez fait un compromis avec socialistes donc vous l'avez retiré.

Il y a eu un compromis avec en fait les forces centrales qui ont dit nous ce qu'on veut c'est zéro changement sur les charges sur le travail et du coup zéro changement sur les impôts de production et stabilité fiscale. Je le redis 99,9 % des entreprises n'auront aucun changement d'impôts. Les plus grandes payeront en 2026 comme en 2025.

Et il y aura même des entreprises qui péront moins d'impôts. C'est les entreprises de taille intermédiaire industrielle parce qu'il nous semblé qu'elles étaient le cœur de notre pays et donc elles ne sont plus soumises à la surtaxe de l'impôt sur la société. Après avec les patrons, qu'est-ce qu'on fait ?

Mais on fait bloc là. Vous voyez, il y a eu un trè gros bl. Pardon, je vous interromp parce qu'il faut qu'on avance.

Je suis confu les 54. Excusez-moi. Vous interromp la préférence européenne au niveau européen, ça c'est un combat que la France a mené.

Ça fait 20 ans. Hier c'est devenu une proposition à la Commission européenne. Voyez, c'est comme ça qu'on va aussi faire bloc, avancer, conquérir des marchés, trouver la croissance et ça ça doit pouvoir nous réunir.

On en parlait avec Ag tout à l'heure. On vous a diffusé le son de Gabriel Atel qui considère que votre budget ne prépare rien. Vous n'arrivez pas à vous accorder entre allier sur le budget.

Bon là, vous y êtes arrivé laborieusement. Est-ce que vous arriverez à un moment à vous accorder sur un candidat pour 2027 ? Alors moi là-dessus, je vais vous le dire aussi avec beaucoup de sincérité.

Soit on considère que voyez l'Union des droites est déjà faite, que Jordan Bardella, Marine Le Pen et tous ses amis, Rioti, les autres ont déjà le pouvoir et on laisse tout le reste du champ politique se diviser. Chacun part tout seul aux élections, fait 10 % à raison tout seul et n'aura rien offert en fait au pays comme solution. Soit on considère que tous ceux qui ne prennent pas cette union des droites comme une fatalité ou comme un résultat déjà donné se rassemble.

Donc vous dites une alliance du centre à la droite. Vous voulez par exemple une grande primaire avec des Moi je dis primaire ouverte avec des LR jusqu'où primaire ouverte c'est avec Bruno Rotaillo par exemple c'est ceux à mon avis qui considèrent que l'Union des droites n'est pas possible donc tofo par exemple donc ceux qui considèrent que non mais ceux qui considèrent qu'on peut s'allier au R national pour le gouverner bah c'est leur histoire c'est leur affaire c'est pas la mienne. C'est le cas de Bruno Rotaillot.

Je ne sais pas ce que dit Bruno Rotaillo sur le sujet. Donc ça permet à chacun, non pas à moi décider qui doit être dedans ou pas. C'est à chacun de se poser en conscience.

Est-ce que l'objectif c'est de savoir gouverner un pays par effectivement une logique de rassemblement qui va devoir perdurer puisqu'on voit bien que aucun des candidats naturellement n'aura à mon avis une majorité absolue. Ça veut dire que ce qu'on a fait sur le budget savoir se mettre d'accord, se mettre d'accord sur les essentiels, choisir peut-être quatre ou cinq grandes réformes qu'on veut faire, considérer que celles-là, on les fera à fond ensemble et que sur le reste, comme en Allemagne, et ben les majorités se feront ou se défront. Et bien pour faire ça, je pense que primaire ouverte c'est une bonne idée.

Deuxièmement, il va falloir qu'on se rassemble. Et troisièmement, je le dis avec des mots très crus. Moi, les gens qui m'expliquent qu'ils ont raison tout seul, qu'ils ont le programme miracle et qui vont savoir tout faire avec 10 % du corps électoral et 10 % des députés, c'est sympathique à écouter.

Ça ne marche pas. OK, on vous entend. Aucun de candidat ne s'impose.

Petit message adressé. Moi, j'entends que Gérardman dit des choses assez similaires. J'entends que Gérard Larch appelle à ouvrir les débats.

Monchalin, pardon, il faut des tal mais mettons-nous d'accord. On vous entend. On a appris que Caroline Lang, la fille de de Jack Lang, a entretenu des relations d'affaires avec le sulfureux Jeffrey Epstin.

Donc rien à voir avec les accusations de crime sexuel. Une société offshore en commun entre la fille donc de Jack Land et le milliardaire. Allez-vous saisir la justice pour enquêter sur d'éventuelles irrégularités ?

Trois choses trois choses à vous dire. Un, d'abord une immense pensée pour les victimes de ce qui a été un trafic humain ignoble. ignoble de il faut que la justice puisse faire son travail de manière sereine et donc si la justice doit être saisie, elle le sera.

C'est pas la ministre des comptes publics qui saisit la justice. 3è élément, moi je dis juste qu'il faut qu'on toujours qu'on fasse attention dans notre système médiatique au poison du soupçon et de la rumeur et qu'on laisse les choses se faire sur la base de fait. Je crois que j'en ai parlé, voyez, sur des sujets qui n'avaient rien à voir avec cette affaire, mais voilà, gardons un peu de méthode et surtout rappelons d'où nous venons dans ce sujet.

D'abord et avant tout une pensée pour les victimes de ce qui a été un système euh ignoble et qui doit d'abord nous rappeler qu'on doit être extrêmement vigilant euh sur ces relations de pouvoir et euh ce qui malheureusement met des femmes en très grand danger. 8h58 sur France Infol de la question qui aujourd'hui la question qui fait le bilan. On apprend dans un portrait des échos que Gérald Armanin vous a conseillé pour vos plus de 400 heures sur le banc du gouvernement de ne pas boire une goutte d'alcool pendant tout le budget que vous êtes surnommé Chat GPT ou même Hermion Granger en référence à Harry Potter.

Quel est votre meilleur souvenir pendant ce budget tumultueux ? Oh, mon meilleur souvenir, c'est le vote du budget à sécurité sociale. Ça s'est fait à quelques voix, mais j'étais fier pour mon pays.

Je me suis dit bah voilà, là on montre ce que la politique peut faire peut-être de meilleur. Peut-être le texte au fond, c'est celui de personne. Mais à ce moment-là, je me suis dit les Français quand même, bah à un moment donné, on a pensé à eux et j'étais donc voilà heureuse d'avoir pu contribuer à un moment où les hommes et les femmes politiques élus par les Français avaient su créer une majorité.

Après cette histoire sur l'alcool ou pas l'alcool, c'est ça remonte aux années où j'étais une très jeune députée où j'avais déjà en tant que député mener des heures et des heures sur les budgets. Moi je vois du thé vert et il paraît que ça rend calme et patient et je pense que notre politique notre vie politique elle a besoin de plus de calme elle a besoin plus d'écoute. Elle a besoin de se rappeler pourquoi on est dans les responsabilités qui sont les nôtres et qu'on fasse honneur au français.

Je pense que c'est ça qui doit nous guider. ministre du budget qui carbure au Té vert. Donc c'est [rires] ce qu'on apprend dans la question qui Merci Paul à demain.