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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 janvier 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Le RN n'a pas de leçon à recevoir de ceux qui ont provoqué ce chaos ! - Laurent Jacobelli (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteÉludée

    Est-ce que ça en vaut la peine ?

  • 0:28OuverteRéponse partielle

    Première question après le discours de politique générale de François Bayrou.

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Sur la proportionnelle et la Banque de la Démocratie, vous soutenez François Bayrou ?

  • 2:03RelanceRéponse directe

    Vous prenez au mot François Bayrou sur la proportionnelle et la Banque de la Démocratie ?

  • 3:30RelanceRéponse directe

    Vous ne censurerez pas François Bayrou et son gouvernement ?

  • 3:40RelanceRéponse directe

    Vous pourriez dire l'inverse, il n'y avait rien, donc on censure.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueChiffre
    « Je n'ai pas de leçons à recevoir de ceux qui ont amené la France à 3 300 milliards de dettes »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « ceux qui ont matraqué fiscalement les Français »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « ceux qui ont amené l'insécurité et l'immigration au plus haut niveau historique »
  • 5:00Invité politiqueChiffre
    « Les Français sont pour l'abrogation de la réforme de la retraite à 75% »
  • 5:17Invité politiqueFait
    « Il s'en sert en leur disant, « Les gars, je vous donne l'occasion de vous refaire une virginité politique » »
  • 5:51Invité politiquePromesse
    « La réforme des retraites, nous l'appliquerons quand nous serons au pouvoir »
  • 7:16Invité politiqueFait
    « Lui-même est pour la retraite à 74 ans »
  • 9:50Invité politiqueFait
    « Avec la fin de cette immigration illégale qui pourrit la vie de Mayotte »
  • 9:54Invité politiqueFait
    « avec la surveillance des frontières, avec une usine de désalinisation de l'eau »
  • 10:01Invité politiqueFait
    « S'il n'y a pas de vraie mesure et que c'est simplement du cosmétique »
  • 11:45Invité politiqueFait
    « une loi qui disait que les délinquants et les criminels étrangers devaient être envoyés dans leur pays d'origine »
  • 15:07Invité politiqueChiffre
    « la censure leur avait apporté pour les retraités une réindexation de 2,2% au 1er janvier »
  • 15:15Invité politiqueChiffre
    « la surtaxe sur l'électricité ne passait pas et qu'ils avaient effectivement une baisse de 14% sur leur facture »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli65 %
  • Présentateur9 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 45 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

— Bonsoir, Laurent Jacobelli. — Bonsoir. — Merci beaucoup d'être face au 20h BFM, face à Naila Latrouz, face à Christophe Barbier, Amalirozik et Guillaume Daré. Qui vous pose la première question ? Vous pourrez répondre évidemment dans un instant. Vous voulez lui répondre tout de suite ? — Bon, est-ce que ça en vaut la peine ? Tout ce qui est... — Mettez-vous au travail. Mettez-vous au travail. — Tout ce qui est excessif. — C'est ce que vous disiez, Prisca Tévenot.

0:17
Laurent Jacobelli

— Je n'ai pas de leçons à recevoir de ceux qui ont amené la France à 3 300 milliards de dettes, ceux qui ont matraqué fiscalement les Français, ceux qui ont amené l'insécurité et l'immigration au plus haut niveau historique. Honnêtement, je pense que leur bilan parle pour eux.

0:28
Présentateur

— Première question après ce discours de politique générale de François Bayrou. Première question de Guillaume Daré.

0:33
Invité

— Bonsoir, Laurent Jacobelli. Alors parmi les propositions, on a beaucoup parlé des retraites, mais il y en avait d'autres qu'François Bayrou a mises sur la table cet après-midi. Il y a la question de la proportionnelle. C'est quelque chose que vous souhaitez. — C'est vrai. — D'ailleurs, dans les réponses qui ont été faites par le Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy a reconnu une forme de sincérité à François Bayrou sur cette question-là.

Il y a aussi la question de la banque, de la démocratie, c'est-à-dire un organisme public qui permettrait aux partis d'avoir des financements pour les campagnes électorales sans être bloqués quand, par exemple, des banques françaises ne veulent pas leur prêter de l'argent ou, par exemple, le RN soit obligé d'aller emprunter de l'argent en Russie. Qu'est-ce que vous dites ? Vous dites « Bravo, François Bayrou, ce sont des bonnes mesures. On va vous soutenir ? »

1:13
Laurent Jacobelli

— Ce sont de bonnes intentions. De bonnes intentions qu'effectivement, vous l'avez dit, nous demandons depuis très longtemps parce que nous voulons que la démocratie française soit une démocratie vivante. Vivante par la proportionnelle, vivante par le référendum, vivante aussi par le fait qu'un parti politique puisse accéder aux élections même si les banques ne veulent pas lui prêter. C'est très bien. Attendons les actes, maintenant. Je crois que certains de ses alliés, comme les Républicains, ne sont pas d'accord avec ces propositions.

Si vous voulez, le problème d'avoir une majorité faite de briques et de brocs avec des gens qui ne pensent pas pareil, qui n'ont comme seul intérêt commun que de la volonté d'avoir des Marocains à des voitures de fonction, c'est qu'au final, c'est compliqué d'avoir des projets qui tiennent la route. Mais si M. le Premier ministre va dans cette direction, nous l'y accompagnerons. Ce n'est probablement pas le cas de beaucoup de choses qu'il a pu évoquer. Mais sur ce point-là précisément, M. Bayrou est d'ailleurs fidèle à la tradition de ce qu'il a toujours dit et de ce qu'a toujours proposé le Modem.

2:03
Présentateur

Mais donc vous le prenez au mot ce soir en disant « Allons-y, déposez un projet de loi précisément sur la proportionnelle, sur la Banque de la démocratie. »

2:09
Laurent Jacobelli

Allons-y, faisons en sorte que l'Assemblée nationale ressemble à la France. Faisons en sorte que tous les Français puissent, à travers leurs députés, s'exprimer. Mais faisons en sorte qu'enfin, tous les mouvements politiques soient représentés et à libre accès aux élections. Ça s'appelle la démocratie. Nous sommes de fervents défenseurs de la démocratie et nous serons toujours de son côté. Que l'Assemblée ressemble à la France.

2:28
Invité

Vous souhaitez donc la proportionnelle intégrale, comme en 86, par liste départementale, ou une autre forme de proportionnelle à prime majoritaire, comme dans les mairies ?

2:38
Laurent Jacobelli

Nous sommes prêts à la négociation. Notre programme initial prévoyait la proportionnelle intégrale. Nous avons bien compris qu'il faudrait faire un pas et que d'autres souhaitaient d'autres choses. La prime majoritaire est tout à fait envisageable. Elle peut vous favoriser.

2:51
Présentateur

Prime majoritaire, pardon Christophe, il faut expliquer. Ça veut dire que celui qui arrive en tête...

2:54
Invité

Dans les mairies, il a déjà la moitié des sièges, plus son score. Ça ne serait pas le cas pour l'Assemblée, parce que sinon ça donne une majorité. Absolument. Mais ça serait une prime, vous êtes en tête, vous avez déjà un stock de députés.

3:06
Laurent Jacobelli

D'ailleurs, c'est intéressant de remarquer que les conseils régionaux, les conseils municipaux fonctionnent avec de la proportionnelle et fonctionnent bien. On voit bien qu'aujourd'hui, avec le tripartisme, l'Assemblée divisée en trois blocs, ça pose aussi des questions. Donc le scrutin majoritaire n'est même plus aujourd'hui une garantie de stabilité et de permanence. Donc autant donner la parole aux Français et une juste représentation de l'opinion française.

3:30
Présentateur

Vous donnez ce soir presque le point à François Bayrou sur ce point-là, sur la proportionnelle. Pour que les choses soient claires, pour que ce soit clair dans l'esprit de tout le monde, de ceux qui nous regardent ce soir, il n'y a pas de suspense dans deux jours. Vous ne censurerez pas François Bayrou et son gouvernement ?

3:42
Laurent Jacobelli

Pour censurer, il faut avoir quelque chose à censurer. Et très honnêtement, il n'y a pas eu beaucoup d'annonces ce soir.

3:48
Présentateur

Vous pourriez dire l'inverse, il n'y avait rien, donc on censure.

3:51
Laurent Jacobelli

Oui, nous censurerons si besoin est lorsque nous verrons le budget, parce que le budget, c'est la traduction en chiffres d'une volonté politique. Nous, vous savez, nous l'avons dit, sont toujours les mêmes. Ne pas toucher au pouvoir d'achat des Français, ne pas les matraquer fiscalement, laisser les TPE et les PME respirer et prendre en compte l'aspiration à plus de sécurité et moins d'immigration des Français. Voilà le périmètre.

4:13
Invité

Il y a tout ça dans le discours.

4:14
Laurent Jacobelli

Il n'y a tout et rien dans le discours. Mais vous pouvez comprendre exactement ce que vous voulez. Il a créé un comité pour tout. Alors il y a un comité interministériel pour l'immigration. Il y a un conclave pour les retraites. Un comité de consultation pour... Enfin, excusez-moi. Est-ce qu'il a une volonté ? Est-ce qu'il a une vision ? Est-ce qu'il a une stratégie pour la France ? Ou est-ce que tout simplement, il a fait un inventaire à l'après-verre de tous les sujets qui étaient sur la table en disant, maintenant, débrouillez-vous et décidez sans moi ? C'est un peu gênant.

4:46
Invité

Vous étiez pour l'abrogation de la retraite à 64 ans. Ce n'est pas du tout ce qui a été annoncé aujourd'hui. Et malgré tout, vous ne le censurez pas. Comment les Français qui nous regardent peuvent comprendre ça ? Alors d'abord, je vais vous expliquer

4:58
Laurent Jacobelli

l'entourloupe aujourd'hui de ce qui se passe. C'est que les Français sont pour l'abrogation de la réforme de la retraite à 75%, je crois, en tout cas une très très large majorité. Ce qu'a fait le Premier ministre, c'est qu'il s'est servi de ce sujet fondamental pour beaucoup de Français, comme d'un hochet qu'il agite pour hypnotiser les socialistes. Il s'en sert en leur disant, « Les gars, je vous donne l'occasion de vous refaire une virginité politique. On fait oublier vos accoquillements avec la LFI, avec les antisémites, etc. Vous redevenez visuellement un parti de gouvernement. On fait semblant de négocier. À la fin, vous savez que ça va foirer. Mais vous, vous avez gagné trois mois.

Et moi aussi. Honnêtement, c'est un jeu de dupe. C'est un jeu de dupe qui est gênant pour un problème qui, une fois encore, va toucher des milliers et des millions de Français pour une réforme injuste.

5:44
Invité

Et alors pourquoi vous ne votez pas la censure contre le gouvernement ?

5:46
Laurent Jacobelli

C'est dur comme discours pour quelqu'un qui ne censurera pas. Mais on va être dur et vigilant. La réforme des retraites, nous l'appliquerons quand nous serons au pouvoir. La nouvelle réforme, c'est-à-dire l'abrogation de l'ancienne. La seule chose qui compte,

5:57
Invité

c'est l'élection présidentielle. D'ici là, les Français qui vont partir plus tard à la retraite, partiront plus tard à la retraite.

6:02
Laurent Jacobelli

Absolument pas. Mais une fois encore, nous avons fait notre travail de parlementaire. Nous avons fait une proposition d'abrogation de cette réforme de la retraite. Qui l'a fait capoter ? Le gouvernement, ça paraît naturel puisqu'ils étaient d'une opinion inverse. On peut, à la limite, le comprendre. Et la gauche, la gauche qui a refusé de voter cette abrogation avec le Rassemblement national. La même gauche aujourd'hui qui s'acoquine avec le gouvernement. Donc honnêtement, sur la question, nous, on a toujours été fidèles à nos convictions et à nos engagements.

6:29
Invité

La démocratie, c'est aussi la démocratie sociale. Si ce conclave fonctionne, et par exemple, corriger 64 ans, travailler sur la pénibilité, ça n'empêche pas en 2027 de refaire des propositions aux Français. Mais est-ce que vous voterez la traduction de ce que les syndicats auront décidé à l'Assemblée ? Vous n'êtes pas naïf, pas vrai. Attendez, je ne sais pas ce qui sortira de ce conclave. Peut-être que le patronat va planter la discussion. Peut-être que Mme Binet n'ira pas. Mais si ça marche ?

6:56
Laurent Jacobelli

Tous ces gens dans une pièce pendant trois mois en leur demandant d'arriver avec un projet qui soit cohérent pour le gouvernement, c'est-à-dire financé. Vous croyez vraiment que ça va marcher ? Ça va marcher sur certains sujets. Il a eu les cinq conclaves faisant une référence religieuse peut-être parce qu'il espère un miracle. Mais au fond, il ne mènera pas cette réforme des retraites. Lui-même, lui-même, est pour la retraite à 74 ans. Il a toujours dit...

7:21
Invité

Il était plutôt pour la retraite à point.

7:23
Laurent Jacobelli

Oui, mais il a toujours dit qu'il voulait une réforme profonde de notre système parce qu'il estimait que c'était un gouffre financier. Mme Borne, qui, à coup de 49,3, a imposé cette réforme sans que le Parlement ait son mot à dire et membres du gouvernement. Les LR, qui sont principal soutien du gouvernement, sont contre l'abrogation de la réforme. Moi, je veux bien qu'on fasse des hypothèses d'école. Mais vous le savez probablement mieux que moi parce que vous regardez la vie politique depuis très longtemps. Il s'agit là d'un tour de passe-passe fait entre le Parti Socialiste et François Béroux pour que les uns se rachètent une virginité et l'autre gagne un peu de temps.

7:54
Présentateur

Encore une fois, il y a une incertitude ce soir sur la censure ou pas du côté du Parti Socialiste.

7:58
Laurent Jacobelli

Ils n'ont pas l'air d'accord entre eux quelque chose de plutôt favorable. Sur le plateau d'une autre chaîne, M. Ford disait, lui, qu'il était plutôt en faveur de la censure. Olivier Ford dit ce soir, c'est plutôt le congrès du PS. C'est le congrès du PS qui se joue aussi. On est bien d'accord. Qu'est-ce qu'il a fait, François Béroux ? Il a vu que le PS était en solde, que ça ne valait plus grand-chose. Les LFI avaient acheté une partie. Aujourd'hui, c'est encore plus démonétisé. Eh bien, à coup de promesse, il a réussi à avoir un peu de faveur de la part du Parti Socialiste. Honnêtement, ce n'est pas glorieux de la part ni de l'un ni de l'autre.

8:29
Invité

Est-ce que, comme au poker, si j'ose dire, vous soyez prêts à payer pour voir, je vous entends dire, qu'il y a dans le discours de François Béroux beaucoup de choses qui peuvent aller dans votre sens. Alors vous dites, attention, je me suis mal exprimé si je dis ça. Si, vous avez dit ça sur la proportionnelle. Chacun y trouvera un peu ce qu'il veut, j'ai dit. Vous avez dit sur la proportionnelle, notamment sur la Banque de la Démocratie. Est-ce que ça veut dire que vous êtes prêts à accorder un peu de temps à François Béroux pour voir ce qu'il a dans son jeu ?

8:52
Laurent Jacobelli

Nous accorderons le temps du budget. Voilà. Où nous verrons bien ce qu'il a dans son jeu. Et face à ce budget, nous réagirons. Nous proposerons des amendements pour aller dans le sens que nous voulons. Je le répète, pouvoir d'achat, fin du matraquage fiscal, sécurité, immigration. Si des amendements sont pris et que le budget s'améliore, ça va dans le bon sens. Sinon, les mêmes causes ayant et même les effets, si c'est un budget barnier, on va dire, un peu cosmétiquement arrangé, eh bien, ça sera la même issue.

9:18
Invité

Il n'y aura pas de censure, par exemple, sur la loi d'urgence pour Mayotte, qui a été beaucoup critiquée par Jean-Philippe Tanguy, jugeant qu'elle n'allait pas assez loin. Ce n'est pas un motif suffisant pour faire tomber un gouvernement.

9:29
Laurent Jacobelli

Ah mais nous verrons. Nous verrons. Vous voulez dire, on attend de voir le budget. Les Mahorais, parce que nous avons espoir sur ce dossier qui est un dossier de bon sens sur lequel il peut y avoir des majorités de faire avancer les choses. Mais si au final, on s'aperçoit que le Premier ministre a fait de la com sur le dos de nos compatriotes Mahorais qui vivent une situation extrêmement difficile aujourd'hui, qu'il y a des mesurettes et pas de mesure profonde comme celle que propose Marine Le Pen.

Avec la fin de cette immigration illégale qui pourrit la vie de Mayotte, avec la surveillance des frontières, avec une usine de désalinisation de l'eau, notamment pour qu'il y ait l'eau courante pour tous les Mahorais. S'il n'y a pas de vraie mesure et que c'est simplement du cosmétique, mais nous agirons. Vous savez, un parti politique de l'opposition, aujourd'hui, soit il se compromet en vendant son âme, comme le font les socialistes, soit il essaye d'imposer ses vues au maximum.

10:12
Invité

Ce qui vous mènerait à aller jusqu'à la censure ?

10:16
Laurent Jacobelli

À partir du moment où le mandat que nous ont donné nos électeurs est contrarié par l'action du gouvernement de manière...

10:24
Invité

Vous êtes déjà arrivé de voter contre des lois mais sans aller jusqu'à la censure ?

10:26
Laurent Jacobelli

Oui, mais ça peut être quelque chose qui n'est pas fondamental. Mayotte, c'est pour nous fondamental. Marine Le Pen est allée, elle l'a dit, elle a écrit un article dans le JDD ce week-end alors qu'elle traverse des circonstances personnelles compliquées. Elle a quand même pris le temps de le faire. Elle a donné une interview, elle n'en est pas encore à écrire des articles dans le JDD. Oui, vous avez très bien compris ce que j'ai voulu dire. Ne jouez pas sur les mots. Vous êtes facétieux ce soir. Et c'est un sujet extrêmement important pour le Rassemblement National et pour Marine Le Pen. Ces sujets-là, nous allons les regarder de très près, de même que l'immigration.

Immigration proportion, dit-il. Mais ça ne veut rien dire. Ça veut dire qu'on en a besoin pour l'économie, on fait venir des compétences. D'accord, mais alors dans quelles circonstances ? Vous savez, on verra bien ce qu'il nous est proposé. Je n'ai pas entendu parler de lois sur l'immigration, par exemple. Ça veut dire quoi ? Qu'il a renoncé à le faire ? Qui faut-il croire ? M. Rebsamen, membre de son gouvernement, qui est pour le vote des étrangers en France ? Ou M. Retailleau, qui a un discours dur ? Vous savez, je le répète, on a un gouvernement fourre-tout.

Et pour avoir des réformes de fond, pour avoir des réformes profondes, qui améliorent la vie des Français, il faut au moins, au sein du gouvernement, un consensus. Je ne crois pas que sur l'immigration, il y ait un consensus.

11:34
Invité

Un mot sur ce sujet.

11:35
Laurent Jacobelli

Je me permets de terminer. Il y a quelques mois, nous avons présenté à l'Assemblée nationale, lors de notre niche parlementaire, la journée où nous, on peut proposer des propositions de loi. Une loi qui disait que les délinquants et les criminels étrangers devaient être envoyés dans leur pays d'origine. Tous les Français sont d'accord. La droite et les partis de gouvernement ont voté contre. Donc, leur vision de la politique d'immigration, croyez-moi, n'est pas rassurante.

11:59
Invité

M. Jacobili, si je vous entends, il y a quand même pas mal de raisons qui pourraient vous pousser à voter la censure. Est-ce que vous vous laissez guider aussi au sein de votre parti par ce que vous disent vos militants et vos sympathisants ? Je m'explique. Au moment des négociations Marine Le Pen et Michel Barnier, la majorité, je crois, de vos militants et sympathisants était pour que Marine Le Pen vote la censure. Finalement, ça lui a été beaucoup reproché par vos propres militants. Qu'est-ce qu'ils disent aujourd'hui sur votre démarche et votre action vis-à-vis de ce qui est proposé aujourd'hui ? Notamment sur la question de la réforme des retraites ?

12:33
Laurent Jacobelli

Je crois très sincèrement qu'ils nous font confiance. Vous dites qu'ils ont été censurés, que nos militants nous ont censurés. Moi, si je regarde les sondages, je crois que Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont jamais été aussi hauts que dans le même journal que j'évoquais tout à l'heure, ils sont les deux personnalités politiques préférées des Français très largement devant tous les autres. Donc je crois que les Français ont bien compris ce que nous faisions. Nous, on est là pour défendre leurs intérêts. On sait bien qu'on n'est pas au pouvoir. On sait bien qu'on est dans une période d'intérim.

Mais on veut que cette période est tout à fait conscient que 100% de la politique que nous voulons ne sera pas faite par M. Béroud. Ce que nous voulons, en revanche, et nous serons très vigilants, c'est que la politique de M. Béroud ne vienne pas nuire encore plus aux Français qui vivent une situation difficile.

13:14
Invité

Il y a des Français qui ont entendu son discours, c'est le monde agricole, le monde paysan, même a-t-il dit. Il les défend sur les nappes d'eau, sur le Mercosur. Est-ce que vous adhérez à ce qu'il a dit ?

13:23
Laurent Jacobelli

Oui, mais le concret. Moi, c'est le concret que j'attends. Vous savez, François Béroud a fait une longue litanie, très longue, honnêtement, de tout ce qui n'allait pas en France. Le concret, c'est la loi agricole. Il a raison, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas en France. Moi, ce que je n'ai toujours pas compris, c'est ce que lui propose.

13:38
Invité

La loi agricole, retardée parce que vous avez censuré, elle va arriver.

13:41
Laurent Jacobelli

Oui, mais on verra bien ce qu'il y a dedans, mais on verra bien si elle est concrète, si elle est réelle, est-ce que vraiment les normes que nous appliquons... Elle est réelle,

13:47
Invité

elle arrive au Sénat le 14 février.

13:48
Laurent Jacobelli

Oui, mais est-ce qu'elle aura un impact réel dans la vie des agriculteurs ? Est-ce que vraiment les normes qu'on demande à nos agriculteurs d'appliquer, on demandera la même chose aux produits importés ?

13:56
Invité

Ces agriculteurs qui, pour certains, ont mûré des permanents sérènes parce qu'ils trouvaient que la censure jouait contre leurs intérêts. Mais je vais être honnête,

14:03
Laurent Jacobelli

ils l'ont fait de bonne foi parce que Mme Genevard leur a menti. Elle leur a dit que rien ne serait fait à cause de la censure. Or, elle a déclaré juste après, quand elle a été renommée, qu'elle leur ferait passer

14:11
Présentateur

de tout ce qui avait été posé. Je vais prendre un autre exemple post-censure et je vais reprendre tout à l'heure une question qui a été posée par Amélie Rosic. Le gouvernement a expliqué que si on n'avait pas de budget d'ici fin février, début mars, la fameuse menace des impôts qui augmenterait automatiquement et de ces 600 000 foyers qui entreraient dans l'impôt, cette menace tomberait à exécution si on n'a pas de budget. Or, vous dites ce soir, dans un mois, budget, on peut à nouveau censurer. Ça veut dire que vous prenez ce risque-là de voir effectivement des Français tombés dans l'impôt sur le revenu ?

14:43
Laurent Jacobelli

Mais vous voulez dire les mêmes qui ont dit que si on votait la censure, il n'y aurait plus de carte vitale ? Que les fonctionnaires ne seraient plus payés ?

14:49
Présentateur

Vous savez très bien que ça avait été démenti. J'ai reçu moi-même la ministre de la Santé à l'époque et venir nous dire que ce n'était pas vrai.

14:56
Laurent Jacobelli

Donc, une fois encore, arrêtons de faire peur aux Français. Ça ne marche pas.

15:00
Invité

Ils ont vu... Ils ont vu... Ils ont vu...

15:03
Laurent Jacobelli

Je la terminerai, cette phrase. Ils ont vu que la censure leur avait apporté pour les retraités une réindexation de 2,2% au 1er janvier. Ils ont vu que la surtaxe sur l'électricité ne passait pas et qu'ils avaient effectivement une baisse de 14% sur leur facture qui allait arriver. Ils ont vu les impacts concrets, réels, sonnants et trébuchants de la censure, les menaces de chaos général, d'arrivée de criquets et d'autres catastrophes naturelles.

15:32
Invité

Là, c'est votre propre argument qui est démenti parce que j'ai le souvenir de Marine Le Pen qui disait « Mais non, il y aura tout de même un budget qui sera voté au 1er trimestre. De toute façon, il faut juste qu'en avril, au moment des déclarations d'impôts, il y ait eu un budget. » Donc, bon, là aussi, de fait, s'il n'y a pas de budget voté, ils rentreront dans le parrain de l'impôt sur le revenu. Je précise quand même pour ceux qui nous écoutent, pour les peut-être 619 000 personnes qui risquent de rentrer dans l'impôt sur le revenu, ce n'est pas l'agitation de quelque chose de complètement farfelu. Il s'agit des tranches. C'est la première tranche d'impôt sur le revenu.

S'il n'y a pas de budget et qu'on ne peut pas réindexer sur l'inflation, cette tranche, elle ne bougera pas. Donc, il y aura un basculement dans l'impôt sur le revenu.

16:11
Laurent Jacobelli

Il y a deux écueils. C'est pas une invention. Il y a deux écueils. La censure pour la censure, pour casser la République, il y a la non-censure par principe, accepter, avaler toutes les couleuvres, renoncer à toutes ces idées. Ça, ce sont les Républicains qui étaient prêts à voter un budget barnier avec 40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires. Il y a une voie raisonnable, une voie médiane qui est la nôtre, protéger les Français et éviter l'instabilité. La demande de stabilité, vous la comprenez ? Et je la comprends et nous la comprenons. Mais il y a un moment où nous devrons arbitrer. Nous devrons prendre la moins mauvaise décision possible. Laurent Jacobé,

16:49
Invité

une question courte, réponse quoi ? Est-ce que vous vous préparez à une élection présidentielle anticipée ? Les Insoumis le font, ils collectent déjà des signatures de maire. Est-ce que c'est votre cas aussi ?

16:58
Laurent Jacobelli

Nous nous préparons à toutes les élections possibles, y compris la présidentielle.

17:02
Invité

Donc vous êtes déjà, vous aussi, dans la collecte des signatures de maire, oui ou non ?

17:05
Laurent Jacobelli

Non, pas encore. Mais nous sommes dans la préparation programmatique des équipes de toutes les élections car tout peut arriver.

17:13
Présentateur

Merci beaucoup, Laurent Jacobéli, d'avoir été invité de face aux 20h ce soir. Merci.

17:17
Locuteur

Merci. Merci.