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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 15 juillet 2024 20 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Dîner Édouard Philippe-Marine Le Pen : Frédéric Valletoux "trouve sain de discuter en démocratie"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Vous êtes officiellement encore ministre ce matin. Jusqu'à mardi prochain, c'est ça ?

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Et puis vous allez redevenir député, vous venez d'être réélu, c'est ça, en Seine-et-Marne ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    Vous avez été élu à la faveur du désistement de la candidate insoumise pour le nouveau Front populaire face au Rassemblement national.

  • 1:45OuverteRéponse partielle

    Grâce à la gauche, donc, est-ce que la gauche doit aujourd'hui accéder à Matignon, le nouveau Front populaire, qui a obtenu le plus de députés à l'Assemblée nationale ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Vous, vous serez dans le groupe Horizon ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    C'est lié à LR, est-ce que c'est le seul moyen d'échapper à la disparition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25PrésentateurFait
    « un ministre de plein exercice, un ministre démissionnaire, c'est-à-dire assurant la continuité des affaires courantes, l'accompagnement du fonctionnement administratif du ministère »
  • 1:17PrésentateurFait
    « Il y a deux ans, j'avais gagné contre une candidate au deuxième tour du Insoumise. »
  • 1:23PrésentateurFait
    « Cette fois-ci, j'ai gagné contre une candidate du Rassemblement national, avec effectivement un désistement de la candidate qui aurait pu se maintenir au deuxième tour de la France insoumise. »
  • 4:14PrésentateurFait
    « j'ai fait voter le seul texte sur l'accès aux soins, ce qui n'est pas un sujet anodin pour les Français, l'accès aux soins, l'amélioration à l'accès aux soins, l'organisation du système de santé. »
  • 4:22PrésentateurFait
    « Le seul texte qui a été voté ces deux dernières années. »
  • 4:25PrésentateurChiffre
    « C'était une proposition de loi que j'avais portée, qui était d'une trentaine d'articles. »
  • 5:05PrésentateurFait
    « ça exclut et le Rassemblement national d'un côté, et les députés insoumis de l'autre. »
  • 5:24PrésentateurFait
    « il parlait de feu, la majorité présidentielle, qui était de toute façon d'une majorité très relative »
  • 9:58PrésentateurFait
    « Ce qui est vrai, c'est qu'elle a surpris tout le monde, cette décision. »
  • 10:08PrésentateurFait
    « par nature, elle est arrivée à un moment où le paysage était déjà très déstructuré, ou très déstructuré, très interrogé par la force du vote de l'extrême droite »
  • 10:14PrésentateurFait
    « l'écart qu'il y avait, ça je parle du résultat des européennes, entre le vote de l'extrême droite et les autres listes. »
  • 10:58PrésentateurChiffre
    « De 3 semaines pour le premier tour et de 4 semaines pour le second tour. »
  • 15:56Invité politiqueChiffre
    « beaucoup, 163 services sur 650 avaient dû fermer soit le soir, la nuit. »
  • 19:04PrésentateurChiffre
    « en 2022, 41% des Français »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Frédéric Valletoux17 %

6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Frédéric Valletoux

Après un accès de fièvre, état général stationnaire. La France a déjà eu meilleure mine. Alors pour prendre le pouls d'un gouvernement démissionnaire, nous recevons ce matin le ministre de la Santé. Bonjour Frédéric Valthaux.

0:11
Présentateur

Bonjour Amélie Fernandez.

0:12
Frédéric Valletoux

Vous êtes officiellement encore ministre ce matin. Jusqu'à mardi prochain, c'est ça ?

0:15
Présentateur

Alors je lis dans la presse que mardi, il pourrait y avoir effectivement une démission du gouvernement, mais qui ferait de moi un ministre de plein exercice, un ministre démissionnaire, c'est-à-dire assurant la continuité des affaires courantes, l'accompagnement du fonctionnement administratif du ministère et puis bien sûr une présence en cas de bébin, en cas de nécessité. Donc c'est une activité effectivement certes entre parenthèses, mais qu'on a connue ces dernières semaines lorsque, comme dans toute campagne électorale, il faut que le gouvernement se mette en réserve de manière à effectivement ne plus sortir, ne plus parler en public, ne plus faire de déplacement.

0:54
Frédéric Valletoux

Et puis vous allez redevenir député, vous venez d'être réélu, c'est ça, en Seine-et-Marne ?

0:58
Présentateur

Et je vais redevenir député, puisqu'effectivement, juridiquement, étant ministre démissionnaire, je peux assumer pleinement mon rôle ou avoir les prérogatives d'un député, ce que je ne pouvais pas jusqu'à présent.

1:10
Frédéric Valletoux

Vous avez été élu à la faveur du désistement de la candidate insoumise pour le nouveau Front populaire face au Rassemblement national.

1:17
Présentateur

Oui, c'est ça. Il y a deux ans, j'avais gagné contre une candidate au deuxième tour du Insoumise. Cette fois-ci, j'ai gagné contre une candidate du Rassemblement national, avec effectivement un désistement de la candidate qui aurait pu se maintenir au deuxième tour de la France insoumise. Donc effectivement, j'ai fait partie de ces circonscriptions dans lesquelles il y a eu, comme dans tant d'autres circonscriptions, soit de la part du camp présidentiel un désistement, soit, et elles étaient effectivement plus nombreuses, de la part de la gauche.

1:45
Frédéric Valletoux

Grâce à la gauche, donc, est-ce que la gauche doit aujourd'hui accéder à Matignon, le nouveau Front populaire, qui a obtenu le plus de députés à l'Assemblée nationale ?

1:54
Présentateur

Je pense que la gauche gagnerait à rassurer les Français s'ils montrent qu'ils sont capables, effectivement, de coordonner, d'organiser une majorité. Et la difficulté aujourd'hui de la gauche, c'est qu'avec 182, et imaginons même quelques ralliements, à peine 200 députés, ils sont très loin de la majorité absolue.

2:16
Frédéric Valletoux

Mais personne ne l'a la majorité absolue ?

2:17
Présentateur

Non, personne ne l'a aujourd'hui, effectivement. Donc il faut voir si dans les prochains jours...

2:20
Frédéric Valletoux

Et ce sont eux les plus nombreux.

2:21
Présentateur

Et il faut voir si dans les prochains jours, quelle est la solution qui permettra d'assurer une stabilité du travail gouvernemental, puisque derrière la notion de majorité, il y a effectivement une stabilité de la mise en œuvre d'un programme gouvernemental.

Donc ce sont les discussions qui ont lieu aujourd'hui, et qui, je trouve ça tout à fait normal et presque sain, qu'elles prennent effectivement quelques jours dans certaines démocraties, qu'elles prennent quelques semaines ou quelques mois, il n'est pas complètement aberrant, qu'alors que les groupes ne sont pas constitués, ils le seront en milieu de semaine prochaine, alors qu'on ne sait pas quel est le périmètre, peut-être qu'au sein de la coalition de gauche, il se peut peut-être que les socialistes arriveront à avoir un groupe plus important que les insoumis. Tout ça, on ne le sait pas.

Et aujourd'hui, personne ne peut dire avec certitude, le périmètre du groupe de telle partie, c'est exactement tant de députés. Donc tout ça sera fixé au milieu de semaine prochaine. Vous, vous serez dans le groupe Horizon ? Moi, je serai dans le groupe Horizon, ça y est, j'ai dit ça.

3:19
Frédéric Valletoux

27 députés, c'est le groupe 28, pardon, d'Édouard Philippe. Édouard Philippe qui se dit favorable à une coalition pour gouverner de LR à Renaissance.

3:31
Présentateur

Édouard Philippe dit depuis le début qu'il est favorable à une coalition de tous ceux qui partagent, qui ont la même approche des valeurs républicaines, et qui partagent la même conception de la République. Et de ce point de vue-là, il l'a dit dès le début de cette campagne des élections législatives, au lendemain de la dissolution. Et donc, il continue à défendre l'idée qu'au sein de l'arc républicain, avec LR, peut-être avec certains socialistes, enfin tous ceux qui effectivement veulent stabiliser, veulent donner de l'assise à une majorité.

4:03
Frédéric Valletoux

Vous, vous avez été à LR, vous les avez quittés parce que c'était trop à droite. Alors aujourd'hui, on vous dit qu'il faudrait faire une coalition avec LR.

4:09
Présentateur

Oui, mais vous voyez, quand j'étais député, c'était encore l'année dernière, j'ai fait voter le seul texte sur l'accès aux soins, ce qui n'est pas un sujet anodin pour les Français, l'accès aux soins, l'amélioration à l'accès aux soins, l'organisation du système de santé. Le seul texte qui a été voté ces deux dernières années. C'était une proposition de loi que j'avais portée, qui était d'une trentaine d'articles. Je l'ai discuté, je l'ai travaillé en amont avec des socialistes, avec des républicains, avec des écologistes, avec bien sûr les élus du camp de la majorité présidentielle de l'époque.

Et finalement, on voit qu'il peut se dessiner, bon là on parle de santé, mais santé ce n'est pas une affaire totalement accessoire, il peut se décider des majorités, qui sont des majorités sur des projets tout à fait concrets. Donc moi je jette d'invectives à personne, et par principe je sais que je peux travailler avec ceux qui effectivement partagent les mêmes valeurs républicaines, c'est-à-dire cette approche de la République, de ce que doit être la communauté nationale. Et effectivement, ça exclut et le Rassemblement national d'un côté, et les députés insoumis de l'autre.

5:11
Frédéric Valletoux

C'est lié à LR, est-ce que c'est le seul moyen d'échapper à la disparition ? Hier, Gabriel Attal, il a dit, nous avons frôlé la disparition.

5:18
Présentateur

Je pense qu'il parlait de feu, la majorité présidentielle, qui était de toute façon d'une majorité très relative, et effectivement de cette capacité qu'il y a eu au deuxième tour de faire front républicain, et de voir que les électeurs suivaient de ces stratégies, puisque effectivement on a vu que les résultats allaient bien au-delà de ce que ceux qui font des prévisions imaginaient.

Donc je ne sais pas si on a frôlé la disparition, mais en tous les cas, on voit bien qu'on a réussi à desserrer cette tenaille qui, avant le premier tour, que l'on nous décrivait avant le premier tour, entre d'un côté l'extrême gauche, enfin la gauche qui était quand même menée et qui continue à être menée par les insoumis, puisqu'on voit dans les discussions, c'est eux qui font l'appui et le beau temps, et cette extrême droite que l'on nous disait à un très haut niveau. Donc on a réussi à desserrer déjà cette tenaille.

Maintenant, il faut qu'on continue à discuter pour voir si effectivement, des Républicains, mais éventuellement à certains députés de gauche qui comprendraient qu'avec les insoumis, ils sont dans une impasse, on peut monter une majorité qui, le temps de cette fin de quinquennat, puisse assurer à notre pays de mener une action très concrète dans quelques domaines qui seraient à discuter, qui seront discutés au sein de ce programme de travail, de cette union de gouvernement.

6:40
Frédéric Valletoux

Mais alors qui pourrait aller à Matignon ? Vous avez des idées, des noms en tête ?

6:43
Présentateur

Non, moi je n'ai pas de noms en tête. Moi je pense que si vous voulez, le nom des personnes arrivera une fois qu'on pourrait s'entendre sur une feuille de route. Je suis moi assez étonné des discussions qu'on voit au sein de la gauche, où finalement on a l'impression que la seule obsession, c'est de savoir qui sera le dirigeant. Sans se préoccuper de dire, avec 182 députés, il faut peut-être qu'on revoie notre programme de manière à attirer d'autres groupes ou d'autres députés, de manière à aller vers cette majorité absolue. Là, l'obsession c'est qui, quel poste et qui va occuper le poste ?

7:16
Frédéric Valletoux

Mais c'est important d'incarner quand même le pouvoir.

7:18
Présentateur

Oui, c'est important, mais bien sûr.

7:19
Frédéric Valletoux

À gauche, on dit d'abord qu'il faut le hall de la pyramide et après.

7:24
Présentateur

Mais ça ne fait pas le tout, puisque derrière, c'est quel projet on va mettre en œuvre ? Pour les prochains mois, comment on va continuer à moderniser l'économie ? Comment on va traiter le sujet de la maîtrise des finances publiques ? Comment on va mener et continuer à mener des politiques sociales qui doivent être elles aussi modernisées ? C'est ça l'enjeu. Et une fois qu'on aura ce programme de gouvernement, derrière, il sera toujours temps de faire le casting. Donc moi, je pense qu'il faut d'abord travailler le fond, le projet. Quel est le programme qui peut réunir une majorité ? Et ensuite, au vu des discussions, au vu du menu qui sera gardé, on choisit les acteurs.

8:01
Frédéric Valletoux

Emmanuel Macron aurait regretté un spectacle désastreux donné par son camp cette semaine. Vous partagez ce point de vue ? Un spectacle désastreux ?

8:10
Présentateur

On voit que chez Renaissance, il y a des tensions entre une île droite, entre une île gauche.

8:15
Frédéric Valletoux

Gabriel Attal, Darmanin.

8:17
Présentateur

On a eu des jeux, des claquements de port, de gens qui repartent, qui reviennent, des réunions. Mais ça, c'est normal qu'après une défaite électorale, parce que c'est une défaite, il faille aussi peut-être recaler un peu les...

8:29
Frédéric Valletoux

Est-ce que ce n'est pas la preuve de la fin du macronisme, de la fin du en même temps ? Ça ne marche pas. Il faut soit trancher, soit c'est à gauche, soit c'est à droite.

8:36
Présentateur

Vous savez, j'appartiens à un parti politique, Horizon, dont le responsable, le leader, Edouard Philippe, a toujours dit qu'en l'histoire de France, politique, l'histoire politique de notre pays, en tout cas récente, avait toujours été structurée autour d'une droite et d'une gauche. Et puis, il y a des parenthèses. Et sans doute que l'élection d'Emmanuel Macron, et en 2017 et en 2022, font partie de cette parenthèse, où effectivement, parce que c'est des personnalités, Emmanuel Macron en est une, parce que c'est des moments politiques, on échappe à ce duel, à cet affrontement entre la droite et la gauche. Mais néanmoins, c'est ce qui structure la vie politique.

Et donc, je pense qu'on va vite retrouver, effectivement, la gauche, la droite, dans un jeu, quand je dis un jeu, ce n'est pas au mauvais sens du terme, un dialogue démocratique qui, effectivement, est plus structurant et sera structurant. Et oui, je pense que la rivière va revenir dans son lit, comme on dit, et que la vie politique va à nouveau se structurer autour, effectivement, de familles de droite et de familles de gauche.

9:41
Frédéric Valletoux

L'essayiste Raphaël Liorca a parlé de la dissolution comme d'un coup d'État psychique. Je voudrais vous poser la question au ministre de la Santé. Un coup d'État psychique, ça vous parle d'une déstabilisation psychopolitique ?

9:53
Présentateur

Oui, je me garderais de qualifier ce mot. Ce qui est vrai, c'est qu'elle a surpris tout le monde, cette décision. Elle a été très soudaine. Et par nature, elle est arrivée à un moment où le paysage était déjà très déstructuré, ou très déstructuré, très interrogé par la force du vote de l'extrême droite et surtout l'écart qu'il y avait, ça je parle du résultat des européennes, entre le vote de l'extrême droite et les autres listes. Et donc, finalement, cette situation-là était déjà déstabilisante pour beaucoup de Français. ajoutée derrière une dissolution, sans trop de préparation, de manière un peu hâtive.

Ah, effectivement, moi je l'ai vu pendant la campagne, il faut être honnête, a beaucoup déstabilisé les électeurs et ça a été une campagne très difficile. Moi, j'ai fait une des campagnes les plus difficiles que je n'ai jamais faites. Pas tellement par l'adversité des adversaires, par la violence des échanges que je pouvais avec mes adversaires. Parce que finalement, une campagne de 4 semaines, j'en viens à rêver de ce qu'il aurait pu être.

10:56
Frédéric Valletoux

Non, non, ça a été beaucoup plus court.

10:57
Présentateur

Ça a été beaucoup plus court, je le confirme. De 3 semaines pour le premier tour et de 4 semaines pour le second tour. Les débats n'ont pas tellement le temps de s'installer au niveau local, dans chacune des circonscriptions entre les adversaires. Mais par contre, je me suis heurté à l'incompréhension des électeurs, comme tous les candidats, à l'incompréhension des électeurs, aux besoins, à la colère même de beaucoup, qui ne comprenaient pas pourquoi il fallait, effectivement, dans ces conditions-là, retourner au vote. Donc, il y a eu effectivement des tensions très fortes qu'il a fallu essayer de surmonter. Bon, visiblement, j'ai réussi à les surmonter et d'autres aussi, et tant mieux.

11:29
Frédéric Valletoux

La politique française n'est pas très en forme, donc ces derniers temps, qu'en est-il du système de santé français ? Est-ce qu'il est prêt pour les JO, monsieur le ministre ?

11:36
Présentateur

Oui, nous sommes prêts. Le dossier des JO a été travaillé, comme dans tous les aspects, sur le plan sanitaire depuis très longtemps. Et effectivement, aujourd'hui, on a une organisation bien huile. J'ai encore regardé ça de près avec tous ceux qui vont le faire tourner. Aujourd'hui, les lignes hospitalières sont prêtes. Les plannings des services qui sont sollicités sont prêts aussi.

Tout avait été anticipé depuis l'automne dernier pour permettre à ceux qui vont devoir travailler dans les 12 hôpitaux et les 80 services de la PHP, puisque principalement, c'est l'Île-de-France qui va être impacté, et tous ceux qui devaient travailler ont pu, pour certains d'entre eux, prendre des vacances avant, fractionner leurs vacances. Les primes ont été mises en place. Donc aujourd'hui, l'organisation, elle est prête, avec le comité d'organisation, c'est prêt aussi pour tout ce qui est...

12:25
Frédéric Valletoux

À l'hôpital, d'accord, mais les médecins libéraux, eux, ils font un petit peu la tête, j'ai l'impression. Certains ont dit, on va fermer notre cabinet à Paris, parce qu'on ne pourra pas circuler. Certains ont peur des effets... Les patients ne pourront même pas venir nous voir dans nos cabinets.

12:37
Présentateur

Certains ont peur, effectivement, des effets collatéraux, de la circulation, de l'accès.

12:40
Frédéric Valletoux

Ça, ça va exister.

12:41
Présentateur

Mais non, ça ne va pas exister, puisque effectivement, il a été prévu que, pour tout ce qui est transport sanitaire, pour tout ce qui est accès aux hôpitaux, pour tout ce qui est traitement d'affection de longue durée, pour tout ce qui est les traitements que l'on doit prendre, Pour les dialysés, notamment ? Pour les dialysés aussi. Ils auront leur passe ? Pour ceux qui suivent des chimios, tous ceux qui suivent des traitements en long cours, auront leur passe, auront accès. Le seul désagrément sera peut-être un temps de transport un tout petit peu plus long que d'habitude, mais lié, je vais dire, à la circulation générale. Mais, et encore, vous voyez, c'est...

13:14
Frédéric Valletoux

Parce que, par exemple, pour les dialysés, ce sont des traitements très lourds, très fatigants, très éprouvants. Ils disent aujourd'hui, on ne va pas passer trois heures dans les bouchons,

13:20
Présentateur

alors qu'on doit aller à l'hôpital plusieurs fois par semaine. Ils craignent cela, comme anticipation, mais tout a été pris en compte. Sincèrement, on travaille sur tous les scénarios depuis des mois et des mois. Je peux vous assurer qu'il n'y aura pas de pépins, de soucis. Et sincèrement, on a mis une organisation qui est vraiment, voilà, qui est parfaite, huilée.

13:41
Frédéric Valletoux

Et la polyclinique des JO, elle est prête ou pas ?

13:43
Présentateur

Elle est prête, la polyclinique, oui, oui.

13:45
Frédéric Valletoux

Donc, c'est une clinique qui va accueillir les urgences pour les athlètes.

13:48
Présentateur

Elle est prise en charge par la PHP, donc les hôpitaux de Paris. C'est la possibilité d'avoir jusqu'à 700 consultations par jour dans ces cliniques. Elle est faite pour le village olympique, c'est-à-dire pour les athlètes, leurs entourages, les encadrants, etc. Tous ceux qui sont de la grande famille olympique. C'est un plateau technique, notamment d'imagerie, important. Et puis, c'est une coordination, bien sûr, s'il y a nécessité d'aller vers des blocs opératoires avec les hôpitaux proches.

On a l'avantage en Seine-Saint-Denis d'avoir une densité, enfin en Ile-de-France en général, d'avoir une densité hospitalière qui, effectivement, ne nous fait pas craindre un débordement certainement pas, mais même une difficulté au niveau du fonctionnement des hôpitaux.

14:26
Frédéric Valletoux

On a un invité surprise, c'est peut-être la Covid qui pourrait s'inviter dans ces Jeux olympiques. Est-ce qu'on a des chiffres ? Il y a un variant qui revient. On dit qu'il pourrait y avoir un regain de l'épidémie cet été.

14:37
Présentateur

La Covid n'a jamais disparu. On en parle moins parce qu'elle fait moins la une. Mais on le sait, il va falloir s'habituer à vivre avec la Covid. Donc, aujourd'hui, on n'a pas d'inquiétude particulière. Il n'y a pas de rebond spectaculaire tel qu'on a pu les connaître il y a quelques années. On en est loin. Et puis, la vaccination fait son effet aussi sur, finalement, la couverture vaccinale aujourd'hui permet de contraindre et de contenir plutôt la Covid. Mais néanmoins, effectivement, on regarde comme la coqueluche pour les bébés, comme un certain nombre aussi, éventuellement, d'épidémies.

15:09
Frédéric Valletoux

Oui, la coqueluche, c'est l'autre épidémie qui pose un peu question et un inquiétude aujourd'hui. On demande aux femmes enceintes...

15:15
Présentateur

On demande aux femmes enceintes de se vacciner puisque les bébés, on ne peut pas les vacciner avant deux mois. La première dose de vaccin, on le donne aux bébés contre la coqueluche, on le donne aux bébés à deux mois, avant un rappel à quatre mois. Mais effectivement, on a relancé de la communication il y a quelques jours.

15:31
Frédéric Valletoux

Et ça fonctionne ? Les femmes enceintes viennent se faire vacciner ? Parce que les femmes enceintes, il y a toujours une petite crainte de recevoir un vaccin pendant la grossesse.

15:37
Présentateur

Mais quand on dit que c'est pour protéger leurs futurs bébés, elles comprennent très vite. Et je pense qu'effectivement, on voit que les taux repartent. On a fait de la communication, ciblée bien sûr, et ça fonctionne.

15:49
Frédéric Valletoux

Comme chaque été, on s'inquiète aussi de l'état des services des urgences. L'année dernière, beaucoup, 163 services sur 650 avaient dû fermer soit le soir, la nuit. Où est-ce qu'on en est cet été ? Est-ce qu'il y aura encore des services des urgences qui vont fermer ?

16:02
Présentateur

Alors comme tous les étés, il y a des tensions. Il y a des tensions puisque les hospitaliers dans certains territoires prennent aussi leurs vacances. L'été, on a parfois un fonctionnement qui est ralenti. Mais néanmoins, on s'assure que les urgences tournent. Chaque été, on annonce des tensions urgences. Je me remarque que l'été dernier et l'été d'avant aussi, les choses se sont bien passées, plutôt bien passées.

16:25
Frédéric Valletoux

Bien passées, on a quand même eu des patients qui sont morts sur des brancards, qui n'ont pas été dans le Var, à Nantes.

16:31
Présentateur

Non, alors on a, pardon, mais on a 21 millions de passages aux urgences. Sur ces 21 millions de passages aux urgences, le zéro risque n'existe pas. Et il y a, que ce soit l'été, l'hiver, le printemps, l'automne... Mais des patients qui meurent sur un brancard aux urgences,

16:42
Frédéric Valletoux

c'est quand même...

16:43
Présentateur

Le zéro risque, je n'ai pas dit que personne ne mourrait jamais aux urgences. Attention, je dis que sur ces 21 millions de passages aux urgences, 99%, 80%, je ne connais pas les statistiques, mais on va toujours trouver effectivement des personnes mal prises en charge, qui ont attendu trop longtemps, mal diagnostiquées, ou qu'on renvoie chez elles alors qu'elles ne le feront pas.

17:05
Frédéric Valletoux

Mais vous vous dites qu'il n'y a pas de problème d'effectifs, de moyens à l'hôpital ?

17:07
Présentateur

Sur l'organisation elle-même. Si, si, bien sûr, je n'ai pas dit ça, attention. Je suis très... Il faut être lucide. Il y a des tensions. Parce que, effectivement, quand on est amené à fermer en nuit profonde un service d'urgence, ça veut dire qu'on a travaillé à une solution alternative. Ça veut dire qu'on ne laisse pas un territoire sans solution. Ça veut dire qu'on rabat les urgences sur un autre service d'urgence à quelques kilomètres. Ça veut dire qu'on ajuste l'organisation. Et puis, il ne faut pas oublier aussi qu'on a poussé ces derniers mois un certain nombre de solutions.

Notamment, je pense, au service d'accès aux soins, les fameuses SAS, qui sont des numéros qui aujourd'hui existent dans 87 départements. Il y en a une dizaine de supplémentaires qui vont se mettre en place cet été et qui permettent effectivement, en téléphonant, d'orienter mieux, c'est-à-dire pas toujours vers l'hôpital, mais aussi vers la médecine de ville, vers les cabinets de ville, d'orienter mieux les patients. Et ces SAS-là, ils fonctionnent bien. Aujourd'hui, c'est énormément de rendez-vous qui sont donnés à travers ce SAS.

Et moi, j'encourage vraiment pour les personnes qui ne sont vraies, évidemment pas dans l'urgence absolue, mais qui se posent des questions sur est-ce qu'ils doivent aller aux urgences ou pas, est-ce qu'ils peuvent attendre le lendemain ou pas, de passer par le 15, de téléphoner, de manière à ce qu'on les oriente au mieux. Ce n'est pas la peine toujours d'aller aux urgences lorsqu'effectivement, on peut avoir soit le lendemain matin un rendez-vous alternatif. En tout cas, le SAS, ce sont des médecins qui décrochent et vous avez des conseils qui sont adaptés.

18:20
Frédéric Valletoux

Une dernière question politique, puisqu'on a beaucoup de réactions sur l'appli France Inter à propos du dîner entre Édouard Philippe et Marine Le Pen. Est-ce qu'il fallait qu'Édouard Philippe aille dîner avec Marine Le Pen ? Beaucoup de nos auditeurs réagissent sur notre application France Inter.

18:35
Présentateur

Je ne sais pas si Édouard Philippe devait aller dîner avec Marine Le Pen. Ce que je sais, c'est qu'Édouard Philippe a raison de vouloir discuter avec Marine Le Pen comme il discute avec tout le monde, comme elle a déjà discuté avec Mélenchon, etc. Alors, la forme d'un dîner, je n'en sais rien. Mais en tous les cas, quand on vise la magistrature suprême et les compétitions présidentielles et qu'on a la possibilité de rencontrer une femme qui a quand même fait deux fois un deuxième tour et en 2022, 41% des Français... Mais on apprécie qu'il y a plus de mensuétudes

19:07
Frédéric Valletoux

avec Marine Le Pen qu'avec les Insoumis, par exemple. Eux, on ne leur parle pas.

19:11
Présentateur

Je crois qu'il a déjà discuté avec Jean-Luc Mélenchon. Alors, ça fait peut-être moins la une, je ne sais pas pourquoi. Ou ça la fera peut-être demain quand on évoquera un dîner qu'ils ont pu avoir ensemble. Je n'en sais rien. Je ne sais pas s'ils ont bien sûr dîné ensemble. Mais ce que je veux dire, c'est que des discussions entre des responsables dont on ne partage aucune des idées mais qui sont malgré tout des acteurs politiques importants, c'est normal de vouloir comprendre ce qu'ont les gens dans le ventre, comment ils sont dans un cadre moins plus privé qu'un plateau de télévision, une estrade parlementaire, etc.

Donc moi, de ce point de vue-là, je trouve ça sain de vouloir discuter en démocratie.

19:48
Frédéric Valletoux

Merci beaucoup Frédéric Valtou, ministre délégué en charge de la santé et de la prévention. Merci beaucoup d'avoir été au micro de France Inter. Je vous souhaite une bonne journée.

19:55
Présentateur

Merci.

19:55
Frédéric Valletoux

Merci.

19:56
Locuteur

Merci. Merci.