Bayrou va-t-il tenir ? - C dans l’air - l’invité - 15.01.2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que celui-ci marquera l'histoire?
- 3:00FerméeRéponse directe
E.Philippe ne l'avait pas dit?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Sur ce discours, la portée de son discours... Quand il parle de débureaucratisation, on a l'impression qu'on entend parler de ça depuis Pompidou. Est-ce que vous avez vu un ton nouveau?
- 7:00OuverteRéponse directe
Ce qui vous a plu, c'est qu'il ne raconte pas son cap, son objectif, son plan à 5 ans. Mais on comprend qu'il sait qu'il n'a peut-être que 48 heures devant lui et qu'il ne surjoue pas.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30F.-O.GiesbertFait
« On est champions du monde de la dépense publique et en prélèvements obligatoires. »
- 2:30F.-O.GiesbertFait
« Les 1000 agences, c'est un scandale total. »
- 3:30F.-O.GiesbertChiffre
« De Gaulle, quand il a fait 1958, son plan d'assainissement très violent qui a relancé l'économie française... C'était 5 ou 6 % de croissance. »
- 5:30F.-O.GiesbertFait
« La Ve République est une constitution très bien faite qui s'adaptera à tout. »
- 7:30F.-O.GiesbertFait
« On est dans le foutage de gueule total. Ces retraites, on sait que ça ne marche pas. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Très belle journée. A demain. ... - C.Roux: Bonsoir.
Bienvenue dans "C dans l'air". Le Premier ministre s'est livré à un exercice obligé de la Ve République avec son discours de politique générale à l'Assemblée. Les oppositions étrillent un exercice jugé sans souffle, soporifique, léger.
Il y en a un qui a suivi ce discours avec beaucoup d'attention, F.-O.Giesbert.
Merci d'être avec nous ce soir. Bonsoir. Vous êtes journaliste, éditorialiste politique et auteur de "Histoire intime de la Ve République".
Vous n'êtes pas, sans être désagréable, à votre 1er discours de politique générale. Est-ce que celui-ci marquera l'histoire? - F.-O.Giesbert: Peut-être.
J'ai bien aimé. Je suis désolé, je ne suis pas dans le courant. Pour une raison simple: il a dit la vérité.
J'attendais que M.Barnier la dise, il l'avait promis, il ne l'a pas dite. Il est allé très fort, notamment sur la dette, et sur plein d'autres sujets, sur cette gestion, ce gaspillage...
On est champions du monde de la dépense publique et en prélèvements obligatoires. C'est parce que le pays est très mal géré. - C.Roux: Depuis des années. - F.-O.Giesbert: Oui.
Macron n'a rien arrangé, peut-être même empiré. Ca a commencé il y a une quarantaine d'années. Tout ça est dispendieux...
Les 1000 agences, c'est un scandale total. L'argent que ça coûte. Il va y avoir des manifs partout parce qu'on va réduire un peu le CNRS...
Ce sont des puits de gaspillage. - C.Roux: E.Philippe ne l'avait pas dit? - F.-O.Giesbert: Non.
Ce qui est intéressant, c'est que la France est le mouton noir de l'Europe aujourd'hui. Les Français n'en sont pas encore conscients, mais ils commencent. Si vous voulez réformer ce pays, il va falloir faire des réformes, il faut lui dire la vérité.
De Gaulle, quand il a fait 1958, son plan d'assainissement très violent qui a relancé l'économie française...
C'était 5 ou 6 % de croissance. R.Barre a essayé de sauver les meubles après les 2 chocs pétroliers...
Pareil! Ils ont fait de la pédagogie. Ils ont expliqué.
On ne peut pas dire que F.Bayrou...
Mais il n'a pas la majorité. - C.Roux: Sur ce discours, la portée de son discours...
Quand il parle de débureaucratisation, on a l'impression qu'on entend parler de ça depuis Pompidou. Est-ce que vous avez vu un ton nouveau?... - F.-O.Giesbert: Ca, je m'en fous.
Je m'emmêle un peu dans les fiches...
Des citations, mais pas trop...
J'ai une culture, contrairement aux autres...
Tout le monde a compris qu'il en a, qu'il peut improviser, qu'il fait des formules osées et que ça l'amuse, mais cet exercice du discours de politique générale, un truc du cinoche ridicule, bas de gamme...
C'était souvent affligeant. - C.Roux: Vous pensez à Barnier, à Attal? - F.-O.Giesbert: Je ne vais pas citer de noms.
Ce n'est que de la com. Il y en a marre de la com. Quand j'ai vu Bayrou, on n'est pas dans la com.
C'est tout juste s'il n'avait pas un vieil imperméable provincial. Rien à foutre. Ca nous change!
C'est de l'air frais. C'est un vieux pot, mais il y a de l'air frais dedans. Il y a l'air de la province. - C.Roux: On va y revenir.
Il y a eu ce moment...
Il commence son discours avec un trait d'humour et un brin d'ironie en se moquant de lui-même. - F.Bayrou: Contrairement à ce que beaucoup pensent, la situation de ce gouvernement présente un avantage considérable.
Sur ces bancs, même parmi ceux qui sont violemment hostiles à ce que nous pensons ou à ce qu'ils croient que nous pensons, pas un ne trouve notre position enviable. 84 % des Français jugent que le gouvernement ne passera pas l'année. Il m'arrive même de me demander où les 16 % restants trouvent la source de leur optimisme. - C.Roux: C'est du Bayrou? - F.-O.Giesbert: Bien sûr.
Il y a du recul. On n'est pas dans un exercice de com au 1er degré où on prend un peu les Français pour des imbéciles. On est dans un exercice très compliqué où il essaie de convaincre de sa sincérité...
Il ne pourra rien faire, on ne doit pas se raconter d'histoires. Il n'a pas de majorité. Il pourra bricoler au jour le jour.
Ce qui est important, c'est qu'il commence à faire de la pédagogie. Il y a un mur qui s'avance. Nous avançons vers un mur, nous, les Français.
C'est important de savoir comment on va faire. - C.Roux: Le mur de la dette. - F.-O.Giesbert: Il n'y a pas que ça.
Les Français travaillent aussi de moins en moins...
Il y a tous ces chiffres...
On est en bas du tableau dans plein de domaines. Il y a les prélèvements obligatoires, les dépenses publiques...
Tout ça est à revoir. - C.Roux: Ce qui vous a plu, c'est qu'il ne raconte pas son cap, son objectif, son plan à 5 ans.
Mais on comprend qu'il sait qu'il n'a peut-être que 48 heures devant lui et qu'il ne surjoue pas. - F.-O.Giesbert: C'est un discours honnête.
Ca change de ce que l'on a entendu. - C.Roux: Il ne pourra peut-être pas le faire, mais il a fait des annonces notamment sur le mode de scrutin.
Il défend la proportionnelle, le retour au cumul des mandats. - F.-O.Giesbert: Il a raison!
Si on veut que la politique intéresse et attire les talents, dans un pays hyper centralisé où tout se décide à Paris, c'est une décision prise par des élus parisiens. Vous coupez les têtes qui dépassent parce qu'il y a des grands-parents en région. Pourquoi couper les têtes?
Parce que les grands barons emmerdent. Les G.Frêche, les G.Collomb, ces gens qui tenaient leur grande ville et n'en avaient rien à foutre de Paris...
Ca, il détestait! "Allez, on coupe toutes les têtes" - C.Roux: Ca changera quoi? - F.-O.Giesbert: Pour les régions, ce sera bien, mais pas pour Paris.
Les régions seront mieux défendues. - C.Roux: Vous pensez que la proportionnelle arrangera les situations? - F.-O.Giesbert: Je suis désolé, on n'est plus en Ve République.
La Ve République est une constitution très bien faite qui s'adaptera à tout. Aujourd'hui, on est revenus à la IVe. On n'a pas de majorité.
Il n'y a pas moyen de gouverner. Quand on a la IVe République, il faut aller jusqu'au bout. Un peu de proportionnelle ou beaucoup, j'espère que ce sera un peu et pas beaucoup.
Là, c'est quoi? C'est le retour des partis. De Gaulle appelait ça "le régime des partis", la IVe République.
Aujourd'hui, c'est le régime des partis! Regardez le cinoche autour du PS avec O.Faure...
Il va au journal de TF1, c'est quelque chose! Le croque-mort du PS pose ses conditions...
C'est le retour des partis. - C.Roux: F.Bayrou s'en accommode.
Il n'a pas le choix. - F.-O.Giesbert: Il a pas le choix.
La proportionnelle, c'est quelque chose qui sonne bien du côté du RN, des socialistes. Les socialistes, s'ils sont embêtés par rapport à LFI, c'est parce qu'il y a le chantage de LFI qui peut les faire battre aux municipales et législatives. S'il y a une proportionnelle, ils vont avoir envie de reprendre leur liberté.
La proportionnelle aura des avantages, par certains côtés. - C.Roux: Qu'est-ce que vous craignez?
On se projette maintenant plus au-delà de 15 jours. On n'a plus de budget, peut-être qu'on en aura un début mars. Une nouvelle censure ouvrirait quelque chose de différent?
Avec un Bayrou censuré, on entre dans autre chose ou on attend un nouveau Premier ministre? - F.-O.Giesbert: On a l'impression qu'on est dans la IVe République.
Quand j'étais jeune, je regardais ça...
Rien n'avançait. Le problème, ce n'est pas de prendre des décisions, c'est de dire aux gens ce qui se passe, ce qu'il faut faire et dire qu'il faut qu'ils soient conscients de la situation. La France, ça ne va pas du tout!
C'est très mal géré. S'il y avait des commissaires aux comptes pour regarder les gestions de la France, un certain nombre de présidents de la République, à commencer par l'actuel, auraient de gros problèmes avec la justice. Tout ça est géré en dépit du bon sens.
Aucune entreprise n'aurait survécu à ça. On peut faire les choses quand on fait de la pédagogie. Sur les retraites, on est dans le foutage de gueule total.
Ces retraites, on sait que ça ne marche pas. Il y a énormément de déficits. C'est les collectivités, les Français, l'Etat qui paie les retraites.
Et ce, en s'endettant. C'est le Qatar, la Chine, les gens qui nous prêtent de l'argent, qui paient les retraites.
François Bayrou