Compte rendu du Conseil des ministres du 25 août 2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:00OuverteRéponse directe
Où en est-on de la poursuite des vols depuis l'Afghanistan ? Les États-Unis ont annoncé un retrait au 31 août. Est-ce que cela va se poursuivre jusqu'à jeudi, vendredi voire plus ?
- 18:00RelanceRéponse partielle
Le collectif d'avocats de l'Association des anciens interprètes et auxiliaires de l'armée française disent qu'à l'heure actuelle, il y a plus de 150 personnes qui ont un laissez-passer et qui ne peuvent pas accéder à l'aéroport. Qu'est-ce que vous pouvez leur dire ?
- 22:00OuverteÉludée
N'y a-t-il pas eu une faillite des procédures françaises pour les accepter en France avant que la situation ne dégénère ?
- 26:00OuverteRéponse partielle
À droite, à l'extrême droite, la polémique fait rage suite au fait que des Afghans ont été placés sous surveillance. Que faire de ces personnes dangereuses ?
- 30:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi ce niveau 2 d'alerte est le même pour toute la France métropolitaine alors que les taux d'incidence varient du simple au quadruple ?
- 34:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est prévu pour s'assurer que les cas contacts non vaccinés respectent bien leur isolement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Chiffre
« Nous avons poursuivi la campagne de vaccination tambour battant jusqu'à dépasser 40 millions de schémas vaccinaux complets et à tendre désormais dès aujourd'hui vers les 50 millions de premières injections. »
- 3:00Fait
« Grâce au pass, les restaurants ont pu rester ouverts, les cinémas ont pu accueillir du public et la vie a pu reprendre dans les bars. »
- 6:00Fait
« La loi Climat et résilience qui fait suite à la Convention citoyenne pour le climat, a été promulguée cet été et elle va désormais se mettre en place progressivement. »
- 12:00Chiffre
« En fin de matinée il y aura eu probablement, depuis le début de ces opérations, 2 500 personnes qui auront été évacuées. »
- 15:00Chiffre
« Plus de 47,5 millions de premières doses ont été injectés, plus de 40 millions de schémas vaccinaux complets. »
- 21:00Chiffre
« On estime que, sans ce vaccin, la pression hospitalière serait aujourd'hui deux à trois fois plus forte qu'elle ne l'est. »
- 24:00Chiffre
« Le taux de vaccination en France dépasse désormais celui des États-Unis, celui de l'Allemagne, celui d'Israël, et arrive au même niveau que le Royaume-Uni. »
- 27:00Chiffre
« Près de trois jeunes de 12 à 17 ans sur cinq ont reçu une première injection, tout comme 80 % des jeunes de 18 à 24 ans. »
- 36:00Chiffre
« 85 % des démarches administratives sont désormais disponibles en ligne, contre 63 % en 2017. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames, Messieurs, bonjour à toutes et à tous. Je suis heureux de vous retrouver après ce qui a été, j'espère pour vous, des vacances reposantes. De notre côté, le mois d'août a été particulièrement actif et nous sommes restés mobilisés tout l'été jusqu'à organiser un Conseil des ministres la semaine du 15 août.
Nous avons poursuivi la campagne de vaccination tambour battant jusqu'à dépasser 40 millions de schémas vaccinaux complets et à tendre désormais dès aujourd'hui vers les 50 millions de premières injections. Cet été a aussi permis le déploiement du pass sanitaire. Grâce au pass, les restaurants ont pu rester ouverts, les cinémas ont pu accueillir du public et la vie a pu reprendre dans les bars.
Le pass c'est la vie quotidienne qui continue, le temps que la vaccination se poursuive, c'est l'activité qui se poursuit. Il y avait des inquiétudes, aujourd'hui elles s'estompent face aux bons résultats économiques et à la facilité de vérification du pass. Mais, au-delà de la crise, l'été nous a rappelé plusieurs grands défis auxquels nous sommes confrontés.
Les feux de forêt dans le sud de la France, notamment dans le Var mais aussi partout dans le monde, nous ont montré à nouveau le courage, la qualité et la solidarité de notre sécurité civile. Ils ont aussi été un message d'alerte supplémentaire sur une planète qui se dérègle et sur l'urgence à répondre toujours encore aux défis du réchauffement climatique. Sur ce point, vous le savez, la loi Climat et résilience qui fait suite à la Convention citoyenne pour le climat, a été promulguée cet été et elle va désormais se mettre en place progressivement.
Enfin, ces derniers jours, la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan nous pousse à des opérations complexes pour rapatrier nos ressortissants et protéger ceux qui nous ont aidés sur place ou se sont battus pour les libertés. Nous sommes là-bas confrontés à des enjeux humanitaires et de sécurité internationale comme nationale. Vous le savez, la France avait anticipé ces évacuations depuis plusieurs mois en rapatriant de nombreux ressortissants et plus de 1 400 auxiliaires afghans.
Ces derniers jours, les opérations d'évacuation se sont multipliées et notre choix de maintenir le plus longtemps possible une représentation diplomatique à Kaboul nous permet de poursuivre ce travail à un rythme extrêmement soutenu. En raison de l'extrême tension sur place, des difficultés d'accès à l'aéroport, du nombre de personnes concernées et du retrait annoncé des forces américaines, ces évacuations sont une véritable course contre la montre. Nous en réussissons désormais plusieurs centaines par jour, ce qui portera probablement en fin de matinée le total à près de 2 500 depuis mardi dernier.
C'est un exploit quotidien que réalisent nos diplomates, nos forces armées, nos forces de l'ordre, nos services de renseignement, nos équipes de dépistage et les associations qui sont à nos côtés et je veux ici les remercier et leur rendre hommage pour leur mobilisation absolue et exemplaire. Les défis des prochains mois seront nombreux. Nous serons au rendez-vous aux niveaux français, européen et international, où le président de la République porte plusieurs initiatives.
Ce que nous faisons pour nos ressortissants et pour les Afghans menacés, nous pouvons en être extrêmement fiers. Je tiens cependant à être extrêmement clair : la France n'aura jamais à choisir entre ses devoirs humanitaires et sa sécurité. Nous le savons, de telles opérations n'autorisent aucun laxisme et la sécurité des Français est, depuis le premier jour, notre première préoccupation.
Aider la France n'est en aucun cas une carte blanche. Chaque personne, chaque cas, chaque dossier est passé au crible par nos services. La sécurisation de ces arrivées est maximale.
Depuis le premier jour, nos services de renseignement enquêtent, interrogent et, le cas échéant, retiennent sans la moindre complaisance l'ensemble des personnes identifiées comme des risques potentiels. Cela se fait à Kaboul. Cela se fait à Abou Dhabi et à leur arrivée en France, ce qui constitue un triple filet de sécurité.
Nos services de renseignement accomplissent un travail exceptionnel et le traitement rapide des alertes de ces derniers jours en témoigne. Mesdames et Messieurs, malheureusement cette rentrée est la seconde à se faire sous le signe du Covid. En métropole, la situation semble se stabiliser depuis quelques jours.
L'épidémie connaît une légère décrue. Le taux d'incidence diminue d'environ 10 % sur une semaine mais le nombre de cas moyens détectés chaque jour reste à 21 500, ce qui est toujours beaucoup trop élevé. Logiquement, notre hôpital ne désemplit pas encore.
Au contraire, la quatrième vague continue à y monter. Le nombre de personnes hospitalisées est passé au-dessus de 11 000, en hausse de 8 % sur une semaine, quant au nombre de personnes en soins critiques, il a augmenté de 16 % en sept jours. Des disparités perdurent selon les régions.
Le pourtour méditerranéen reste le plus touché, en particulier les Bouches du Rhône, où le taux d'incidence est toujours proche de 700 pour 100 000 habitants. Dans la plupart de ces départements, l'épidémie semble commencer à repartir à la baisse mais le virus circule encore très fortement. Ce sont aussi dans les régions PACA, Occitanie et Corse que les services de réanimation sont les plus fortement impactés.
La totalité de nos capacités initiales de réanimation est occupée en Corse, les trois-quarts en région sud et près des deux-tiers en Occitanie. C'est considérable. Le plan blanc y est déployé.
Il a permis la mobilisation générale et il permet à notre hôpital de tenir. Nous avons abordé ce matin en Conseil de défense et en Conseil des ministres, vous vous en doutez, longuement la situation dramatique dans plusieurs territoires ultramarins. Dans les Antilles et en Polynésie française, la sous-vaccination fait des ravages et le taux d'incidence, la tension hospitalière et le nombre de décès sont inédits.
Dans les Antilles, grâce au confinement, la situation épidémique semble aujourd'hui se stabiliser et même parfois commencer à refluer légèrement. Elle reste néanmoins très grave et la Martinique a multiplié ses capacités hospitalières par quatre pour faire face à cette vague. En Polynésie, le taux d'incidence est colossal.
Il atteint 2 800 pour 100 000 habitants. Cette situation pourrait rapidement causer une saturation hospitalière et nous nous mobilisons donc en permanence pour envoyer des centaines de soignants en renfort sur place, et je les en remercie à nouveau, pour organiser des évacuations et garantir l'approvisionnement en oxygène et autres besoins vitaux. Dans ces moments, le mot de solidarité nationale prend à nouveau tout son sens.
J'ajoute que nous sommes également très vigilants quant à la situation en Guyane, où le taux d'incidence qui dépasse 400, a augmenté de 40 % en une semaine. En conséquence de ces situations très graves, la rentrée scolaire avait déjà été reportée en Polynésie française et il a été décidé ce matin, lors du Conseil de défense, de repousser également la rentrée scolaire au 13 septembre en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy ainsi que dans la partie de la Guyane en zone rouge. Par ailleurs, nous avons décidé de prolonger jusqu'au 15 novembre l'état d'urgence sanitaire aux Antilles, en Guyane et en Polynésie française.
Un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres la semaine prochaine. Ce sera le dixième projet de loi relatif à la crise sanitaire depuis le début de cette crise. Si les Antilles et la Polynésie nous montrent malheureusement combien la vague Delta est dévastatrice sans vaccin, nous maintenons notre effort.
Plus de 47,5 millions de premières doses ont été injectés, plus de 40 millions de schémas vaccinaux complets, je vous le rappelais il y a un instant. Ce sont désormais 85 % des majeurs et environ 90 % des plus de 65 ans qui ont reçu au moins une dose du vaccin. On estime que, sans ce vaccin, la pression hospitalière serait aujourd'hui deux à trois fois plus forte qu'elle ne l'est.
Notre campagne vaccinale a franchi un cap cet été. Depuis l'allocution du président de la République le 12 juillet dernier, 12 millions de personnes se sont rendues dans les centres de vaccination pour se faire vacciner. C'est cette accélération qui a permis la stabilisation de l'épidémie que nous observons actuellement, qui y a contribué.
C'est grâce à cette politique d'incitation maximale que le taux de vaccination en France dépasse désormais celui des États-Unis, celui de l'Allemagne, celui d'Israël, et arrive au même niveau que le Royaume-Uni. Cette campagne touche tous les publics. Malgré certaines prédictions de Cassandre, près de trois jeunes de 12 à 17 ans sur cinq ont reçu une première injection, tout comme 80 % des jeunes de 18 à 24 ans.
Ce sont des résultats excellents, au-delà même de ce que nous avions espéré dans ce calendrier. Ces chiffres constituent de bonnes nouvelles qui nous permettent d'envisager une rentrée plus sereine mais nous devons rester extrêmement prudents, et ce pour plusieurs raisons. La première raison, c'est la situation à l'hôpital.
Comme je vous le disais, elle ne nous laisse plus beaucoup de marge. La seconde raison, c'est l'incertitude qui entoure l'évolution du virus, l'émergence potentielle d'un nouveau variant et l'impact qu'aura la baisse des températures. Nous avions constaté l'an dernier un impact de la baisse des températures sur l'épidémie.
Et, enfin, notre troisième motif de prudence c'est évidemment la rentrée qui se tiendra la semaine prochaine. Comme vous le savez, elle signifie le retour dans les écoles et sur les lieux de travail où le virus peut circuler comme ailleurs. Nous avons pris les devants et travaillé tout l'été pour prévenir ces risques.
Le ministre de l'Éducation nationale a rappelé ce matin en Conseil des ministres le protocole sanitaire qui s'appliquera dans les écoles, les collèges et les lycées, à partir de la semaine prochaine. L'objectif de cette rentrée entièrement en présentiel est clair : concilier la continuité scolaire et la sécurité sanitaire. Pour cela, sur conseil des autorités sanitaires, nous avons défini quatre niveaux d'alerte avec des mesures de freinage associées à chacun de ces niveaux, que nous pourrons activer au niveau national comme au niveau local.
Nous avons fixé quatre échelons d'alerte et cette rentrée se fera au deuxième niveau. Cela signifie que des fermetures de classes seront prononcées pour sept jours en primaire au premier cas détecté. Dans le secondaire où la vaccination est possible, un contact tracing extrêmement fin sera mis en place et seuls les cas contacts à risque, c'est-à-dire les non vaccinés, devront suivre les cours depuis chez eux durant sept jours.
Pour prévenir ces situations, les mesures barrières resteront de mise, notamment le port du masque dès l'école élémentaire et l'installation des capteurs de CO2 qui est fortement recommandée. La situation dans les écoles sera suivie de très près, en toute transparence, et nous serons très réactifs le cas échéant. Par ailleurs, nous allons déployer une campagne vaccinale massive aux abords des collèges et des lycées.
Aucun jeune ne sera laissé sur le bord de la route et la vaccination de tous est facilitée. Je rappelle que, pour les mineurs de 12 à 15 ans, l'accord d'un seul parent est nécessaire. Quant aux mineurs de 16 et 17 ans, ils ont accès à la vaccination sans avoir besoin d'un accord parental pour cela.
Les établissements scolaires et les collectivités se sont organisés tout l'été pour proposer une vaccination simple et accessible à tous. Je veux saluer leur travail. Plusieurs options sont possibles selon les établissements : soit les déplacements des élèves qui pourront être organisés pour permettre la vaccination, soit des vaccibus ou des équipes mobiles de vaccination qui pourront se rendre dans les collèges et les lycées.
Nous avons déjà fait une bonne partie du chemin cet été, avec une vaccination proposée dès la rentrée. Nous pourrons parcourir le reste du chemin et retirer l'épée de Damoclès de la fermeture des écoles. Notre objectif est clair : permettre à un maximum de jeunes d'avoir un schéma vaccinal complet d'ici les vacances de la Toussaint.
Enfin, l'autre enjeu de la rentrée concerne le déploiement d'une campagne de rappel vaccinal à destination des personnes âgées et fragiles. L'objectif est clair. Il faut maintenir les défenses immunitaires des personnes les plus à risque, qui pourraient avoir baissé plusieurs mois après leur première dose, parfois dès janvier.
La Haute Autorité de santé, vous le savez, a recommandé cette protection pour les plus de 65 ans ainsi que pour les personnes atteintes de comorbidité, six mois après leur première injection. Nous allons donc la mettre en place et le calendrier définitif précis sera communiqué par le gouvernement dans les prochains jours. Néanmoins, malgré cette rentrée sous vigilance, nous avons des motifs d'optimisme.
La reprise économique bat son plein. Grâce au " quoi qu'il en coûte " qui a préservé nos emplois, nos salaires, notre pouvoir d'achat et grâce au plan de relance qui permet à notre pays de rebondir, les bonnes nouvelles sont là. Le taux de chômage a retrouvé son niveau d'avant crise à seulement 8 % et la croissance, selon nos prévisions, atteindra 6 % en 2021.
La consommation augmente de près de 20 % par rapport à l'année dernière. C'est un rebond considérable et c'est une excellente nouvelle pour notre pays, une excellente nouvelle pour nos entreprises, une excellente nouvelle pour tous les Français. Nous restons évidemment à l'écoute, comme nous le sommes depuis le début de cette crise.
La semaine prochaine le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance fera un point avec les acteurs économiques, notamment ceux qui sont soumis au pass sanitaire, pour constater avec eux quel aura été leur activité au long du mois d'août. Et, dès cet après-midi, le Premier ministre rencontrera, lors de deux comités de liaison, les représentants des différents groupes à l'Assemblée nationale et au Sénat. Il s'agira, comme nous le faisons depuis des mois, de les informer de l'état de la situation et de recueillir leurs points de vigilance et leurs éventuelles propositions.
Je ne doute pas que cette rentrée se fera sous le sceau de la recherche collective de solutions et de la responsabilité. Mesdames et Messieurs, ce Conseil des ministres a également été l'occasion d'adopter plusieurs textes. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l'approbation d'une convention renforçant l'entraide judiciaire entre la France et la République de Singapour.
Elle permettra une coopération plus efficace dans la lutte contre la criminalité organisée, notamment dans le domaine économique et financier. La ministre de la Culture a présenté un projet de loi ratifiant l'ordonnance de transposition d'une directive européenne portant sur les droits d'auteur et les droits voisins. Cette directive renforce les droits des auteurs et des artistes interprètes vis-à-vis des plateformes et des exploitants de leurs œuvres, notamment en matière de rémunération.
Sur ce point, le président de la République a voulu rappeler ce matin en Conseil des ministres que la France a été à la pointe du combat pour la création en Europe. Cela vaut évidemment sur les droits d'auteur, les droits voisins, puisque le travail qui a été engagé par notre pays sur ce sujet-là au niveau européen est la poursuite de la France de Beaumarchais. C'est l'histoire de la France d'avoir protégé ses artistes, de leur permettre de vivre de leur travail.
Et les droits voisins, c'est la réponse à ce qui s'apparentait à un pillage du travail de l'œuvre d'artistes français. Sur SMA, nous avons convaincu que les plateformes devaient contribuer à la création. Là aussi, c'est le modèle français qui a été étendu.
Et enfin, sur les câbles et satellites, c'est le début d'un ordre public qui permettra une plus juste rémunération. C'est donc un combat européen très fort qui se poursuit. Enfin, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique a présenté un point sur l'amélioration de la numérisation des services publics.
Vous le savez, l'efficience et la qualité de ces services est une priorité de ce quinquennat et une demande exprimée avec force et constance par nos concitoyens. Nous obtenons de très bons résultats avec un taux de satisfaction à l'égard des services publics en progression de 4 points depuis 2017, qui atteint 76 %. Nous avons pour cela mené une politique de transparence, avec le programme Services Publics Plus, de participation avec le dispositif VoxUsagers mais aussi de tolérance avec la mise en oeuvre et la mise en place d'un droit à l'erreur dans la loi ESSOC, vous vous en souvenez, au début du quinquennat.
La numérisation des services publics progresse fortement puisque 85 % des démarches administratives sont désormais disponibles en ligne, contre 63 % en 2017. L'objectif est d'atteindre 100 % en 2022 et nous avons aussi doublé le nombre de canaux de support. L'accès aux services publics en ligne est également favorisé par le déploiement massif de France Connect, qui a gagné 26 millions d'utilisateurs depuis 2017 et permet notamment chaque semaine à un million d'utilisateurs d'obtenir leur pass sanitaire sur le site de l'Assurance maladie.
Mesdames, Messieurs, voilà ce que je pouvais vous dire des discussions du Conseil des ministres de ce matin et je me tiens comme toujours à votre disposition pour vos questions. Bonjour, Alison Tassin pour TF1 et LCI. Où en est-on de la poursuite des vols depuis l'Afghanistan ?
Les États-Unis ont annoncé un retrait au 31 août. Est-ce que cela va se poursuivre jusqu'à jeudi, vendredi voire plus ? Et il était question du fait aussi que ces évacuations n'étaient pas tout à fait terminées, est-ce que vous aurez le temps d'évacuer toutes les personnes que vous vouliez évacuer ?
Combien de Français reste-t-il à rapatrier et combien d'Afghans veut-on encore ramener en France ? Merci. Je vous le disais à l'instant, les évacuations qui ont lieu en ce moment depuis Kaboul, il faut bien mesurer l'état de la situation sur place qui s'apparente à une forme de chaos.
Ces évacuations se poursuivent à un rythme extrêmement soutenu et je veux saluer une nouvelle fois la mobilisation absolue de nos diplomates, de nos services de renseignement, de toutes celles et de tous ceux qui concourent à ces évacuations pour mettre à l'abri évidemment nos ressortissants, les Afghans qui ont travaillé pour la France et les Afghans qui sont menacés, persécutés en raison de leur engagement pour les libertés, les droits des femmes ou leurs engagements artistiques par exemple. Elles vont se poursuivre. Je vous disais à l'instant qu'en fin de matinée il y aura eu probablement, depuis le début de ces opérations, 2 500 personnes qui auront été évacuées.
Il y en avait eu, je crois, plus de 1 400 avant l'allocution du président de la République et avant la prise de pouvoir malheureusement par les talibans en Afghanistan, et donc cela se poursuivra aussi longtemps que ce sera possible. Maintenant quel est le " possible ", pour répondre à votre question ? Les Américains ont confirmé leur décision de se retirer au 31 août de la zone et donc de l'aéroport.
Il y a eu des discussions qui ont été menées. Vous savez que Jean-Yves Le Drian avait indiqué que nous aurions souhaité une prolongation qui n'a pas été retenue et donc les alliés vont devoir se retirer progressivement et cesser les opérations d'évacuation. En raison de la date définitive de retrait qui a été annoncée au 31 août, il est probable que nous aurons à anticiper de quelques heures voire de plusieurs jours, la fin des évacuations côté français.
Je ne peux pas vous donner de date précise ou d'horaires précis à ce stade. Nous sommes en train de regarder cela, de travailler. C'est un travail évidemment qui est extrêmement fin, qui se fait aussi en discussion avec les alliés et avec nos partenaires.
Sur le nombre de personnes qui restent à évacuer, je ne peux pas répondre à cette question précisément. Ce que je peux dire, c'est qu'il y a des personnes qui ont travaillé pour notre pays et que c'est l'honneur de la France et le devoir de la France que de les mettre à l'abri parce qu'elles sont menacées et persécutées pour ce travail avec la France, qu'il y a des personnes qui se sont engagées et que la France prendra sa part dans leur accueil, ça a été dit par le président de la République, nous cherchons aussi une solution européenne internationale, et qu'aussi longtemps que ce sera possible, nous poursuivrons ce travail. Bonjour, Julien Lécuyer, La Voix du Nord.
Je me permets de rebondir sur la question de ma consœur mais le collectif d'avocats de l'Association des anciens interprètes et auxiliaires de l'armée française disent qu'à l'heure actuelle, il y a plus de 150 personnes, dont des familles et anciens employés de l'armée française, qui ont un laissez-passer et qui ne peuvent pas accéder à l'aéroport. Qu'est-ce que vous pouvez leur dire alors même qu'à l'heure actuelle ils sont extrêmement inquiets, menacés et qu'on nous signale par ailleurs, ce collectif d'avocats nous signale qu'on a aussi affaire à des anciens personnels qui auraient travaillé avec nos services de renseignement et qui donc, au titre de ce travail, pourraient être exécutés par les talibans. Est-ce qu'on peut leur dire concrètement qu'il y a un espoir de les rapatrier ?
Ce que je peux vous dire et donc leur dire, c'est que nous faisons tout pour rapatrier, pour évacuer les personnes qui ont travaillé pour notre pays sur place. Et ça demande un travail extrêmement fin, extrêmement difficile, dans un contexte sécuritaire extrêmement dégradé sur place. Il y a des difficultés pour un certain nombre de ces personnes à rejoindre l'aéroport, dans un contexte encore une fois extrêmement tendu et dégradé sur place.
Et ce que je peux vous dire, c'est que nous faisons tout pour les aider. Nous faisons tout pour leur permettre d'être évacués et d'être protégés. Je ne vais pas entrer dans les détails, notamment pour des raisons de sécurité sur place, sur les moyens qui sont mis en œuvre mais nous faisons tout pour les aider et les accompagner.
Nous le ferons tant que ce sera possible. On a rappelé le calendrier il y a un instant dans la question d'Alison Tassin mais nous le faisons dans ce contexte, évidemment. Dernier petit détail mais certains étaient en procédure de protection fonctionnelle avec l'armée française depuis plusieurs années.
N'y a-t-il pas eu une faillite des procédures françaises pour les accepter en France avant que la situation ne dégénère ? Je disais que cette situation a été anticipée depuis plusieurs mois. Des rapatriements, des évacuations, il y en a depuis plusieurs mois.
Et, depuis plusieurs mois, nous avons rapatrié non seulement évidemment nos ressortissants sur place, il y a eu des vols tout au long des derniers mois, mais également des personnes, des personnels qui ont travaillé pour la France en Afghanistan. Nous poursuivrons et nous continuerons à le faire tant que nous pourrons. Bonjour Monsieur le Ministre.
À droite, à l'extrême droite, la polémique fait rage suite au fait que des Afghans ont été placés sous surveillance et plusieurs personnalités, notamment Xavier Bertrand, vous demandent d'expliquer pourquoi il n'est pas possible d'expulser ces personnes dangereuses. Est-ce qu'en décidant de ne plus expulser les Afghans, la France s'est lié les mains ? Que faire de ces personnes dangereuses ?
Ont-elles vocation à rester sur le territoire français et que répondez-vous à la droite et l'extrême droite qui critiquent votre action aujourd'hui ? Je disais à l'instant que ces évacuations et ces opérations se font dans un contexte extrêmement tendu et difficile. Il faut bien mesurer que les personnes qui se présentent à notre poste, à l'aéroport à Kaboul, qui sollicitent la protection de la France parce qu'elles ont travaillé pour la France, le font dans un contexte où elles sont menacées pour leur vie si elles ne sont pas protégées et évacuées.
Que pour chacune de ces personnes, nous avons évidemment un travail d'enquête, un travail de vérification extrêmement nourri. Que chaque personne qui est évacuée et qui est protégée l'est parce qu'il y a des éléments objectifs, factuels, des témoignages et bien souvent des images qui attestent de leur travail avec la France ces derniers mois ou ces dernières années, de leur apport, de leur concours dans l'évacuation des ressortissants français donc dans la protection et la capacité à sauver des vies de Français dans le contexte de ces évacuations. Mais qu'il y a une enquête, je le disais à l'instant, extrêmement nourrie qui est menée à chaque fois à Kaboul, à Abou Dhabi, en France.
Et que c'est cette enquête et ce travail de nos renseignements qui est exceptionnel, il faut le dire, et, comme souvent sur ces sujets-là, malheureusement on ne peut pas tout dire pour des raisons de sécurité. Mais je peux vous dire qu'il y a un travail incroyablement fin et exceptionnel qui est fait par nos services et je veux leur rendre hommage. C'est ce travail qui a permis d'identifier un lien potentiel entre l'un des Afghans qui a été évacué vers notre pays parce qu'il a permis l'évacuation de Français et de ressortissants français, la protection de la vie de ressortissants français sur place, un lien potentiel avec les talibans qui a été identifié.
Et c'est pour ces raisons que des mesures administratives, des MICAS, un dispositif, je le rappelle, que nous avons créé en 2017, ont été décidées sur lui et, par précaution, sur les personnes qui l'accompagnent. Et donc il y a ce travail d'enquête et d'investigation qui se poursuit. Vous savez que l'une des personnes qui l'accompagnait a été interpellée et placée en garde à vue parce qu'elle n'a pas respecté son isolement.
Seulement quelques minutes ou quelques heures après ne pas avoir respecté son isolement elle a été interpellée, ce qui montre bien que le contrôle est extrêmement fin sur ces personnes, comme toutes celles et ceux qui rejoignent notre pays. Des informations dont je dispose, cette personne est toujours en garde à vue et c'est maintenant la justice qui est saisie et qui communiquera sur les suites qui sont données à cette situation. Maintenant pour répondre à votre question qui est plus politique, je dirais que c'est toujours beaucoup plus facile de donner des leçons quand on n'est pas aux responsabilités et quand on n'a pas à gérer des situations d'une aussi grande difficulté.
Je vous renverrai à la presse et à des situations comparables qui ont été mises en lumière, notamment au Royaume-Uni où dans l'urgence, évidemment, une personne qui avait vraisemblablement aussi servi et aidé les intérêts britanniques a été évacuée et où cette personne il me semble, en tout cas c'est ce qui a été communiqué dans La presse, était sur la liste des personnes interdites de vol sur des compagnies aériennes donc potentiellement présentait un risque aussi. Ce sont malheureusement des situations auxquelles nous sommes confrontés. Et ce que je peux vous dire enfin, pour répondre à votre question, c'est qu'évidemment, comme je le disais tout à l'heure, c'est l'objectif de la sécurité des Français qui prime et que nous prendrons toujours les décisions qui permettent la protection de nos compatriotes.
Excusez-moi, de nouveau Julien depuis La Voix du Nord, une petite question sur la rentrée scolaire sous le signe du Covid. J'ai bien saisi que la France métropolitaine était rentrée au deuxième niveau d'alerte pour cette rentrée scolaire. J'avoue avoir du mal à saisir pourquoi ce niveau est le même pour la France métropolitaine quand on voit les différences de taux d'incidence qu'on peut constater d'un département à l'autre, qui varie du simple au quadruple.
Comment vous pouvez l'expliquer ? Je vous disais à l'instant qu'il y a encore un point d'interrogation sur la situation épidémique en cette rentrée, qui est notamment le retour de tous les Français qui étaient en vacances, souvent dans des zones touristiques, souvent dans le sud où l'épidémie circule beaucoup, qui sont rentrés ou qui vont rentrer chez eux et nous savons que cela peut avoir un impact sur la circulation du virus, partout sur le territoire. Nous l'avons constaté précédemment dans cette crise, à l'occasion de vacances qui avaient lieu alors que l'épidémie circulait beaucoup dans certains territoires.
C'est la raison pour laquelle c'est le niveau 2 qui a été activé et décidé sur l'ensemble du territoire, dans l'attente de voir la circulation épidémique. Mais je vous ai indiqué dans mon intervention que des déclinaisons locales et une adaptation locale des différents échelons du protocole sanitaire pourront être décidées selon la circulation de l'épidémie et les variations de l'épidémie que nous constaterons dans les prochains jours ou les prochaines semaines. Pourquoi ne pas l'anticiper étant donné qu'on constate d'ores et déjà des différences majeures entre les taux d'incidence ?
Précisément nous les constatons dans un contexte de vacances, nous les avons constatées dans un contexte de vacances où il y avait des fortes concentrations de populations venues de toute la France dans certaines régions et certains territoires. C'est d'ailleurs ce qu'on constate aussi chez nos voisins. Au Royaume-Uni, on constate une situation semblable.
Dans d'autres pays, nous constatons une situation semblable. Beaucoup de Français sont rentrés, ont déjà repris. D'autres vont reprendre dans les prochains jours et donc c'est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons une préoccupation et un motif de vigilance, comme je le disais tout à l'heure dans mon intervention, puisqu'il faut voir quel impact cela aura sur l'épidémie.
Bonjour, Simon Le Baron, France Inter. Au collège et au lycée, pour les élèves au-dessus de 12 ans il est prévu que les cas contacts non vaccinés doivent rester chez eux s'il y a un cas positif dans la classe. Qu'est-ce qui est prévu pour s'assurer que ces cas contacts respectent bien cet isolement ?
D'abord, je veux dire que c'est une règle qui s'applique ici aux établissements scolaires mais qui est une règle qui concerne tous les Français. Vous savez que, depuis un avis des autorités de santé, je crois que c'était à la fin du mois de juillet ou au début du mois d'août, lorsqu'une personne est complètement vaccinée, elle n'est plus considérée comme un cas contact. Si elle a été en contact avec une personne atteinte du Covid, évidemment elle doit se faire tester immédiatement et ensuite a sept jours pour vérifier qu'elle n'a pas été contaminée mais elle n'a plus à s'isoler en tout cas.
Elle n'a plus à respecter un isolement parce qu'elle est complètement vaccinée et a un schéma vaccinal complet. C'est la recommandation des autorités sanitaires. Nous l'avons adoptée et donc elle est transposée ici aux établissements scolaires.
Dès lors qu'il y aurait un cas dans une classe au collège ou au lycée, devront s'isoler les cas contacts qui ne sont pas complètement vaccinés. Les autres, après un test négatif bien sûr, pourront rester en présentiel. Sur la manière dont les choses vont s'organiser et aussi sur une autre question que vous n'avez pas posée mais qui est évidemment très importante, sur la continuité pédagogique et la manière pour les élèves qui devront pendant sept jours rester chez eux, comment est-ce qu'ils pourront évidemment bénéficier de cette continuité pédagogique, je vous renvoie à la conférence de rentrée scolaire, à la conférence de presse que fera comme chaque année Jean-Michel Blanquer, ça a lieu demain, qui donnera toutes les précisions sur ce sujet-là.
Donc a priori ça reste sur la base du volontariat ou en tout cas de l'auto-isolement. Les établissements scolaires ne contrôleront pas les élèves vaccinés ou non vaccinés ? Sur ces modalités pratiques, je laisse Jean-Michel Blanquer préciser les choses demain, lors de sa conférence de rentrée.
Merci. Bonjour, Boris Kharlamoff pour l'agence A2PRL. Malgré la pause estivale, on a assisté cet été à des manifestations hebdomadaires de la part des anti-pass.
Samedi dernier, ils étaient un peu moins nombreux que les samedis précédents. Est-ce que le gouvernement s'attend à ce que ce mouvement prenne de l'ampleur en cette rentrée ? Merci.
Moi ce que je constate, c'est que ce qui prend de l'ampleur c'est la campagne de vaccination. Nous frolons, nous arrivons, nous tendons vers les 50 millions de personnes ayant reçu une première injection, c'est colossal ! 12 millions de personnes qui ont reçu une première injection depuis l'allocution du président de la République il y a six semaines.
C'est cette ampleur-là que je constate. Pour le reste, moi j'ai toujours été très clair avec vous sur le fait qu'il y a des Français qui doutent, qui se posent des questions le plus sincèrement du monde. Je pense qu'ils sont de moins en moins nombreux et qu'ils sont de plus en plus nombreux à être convaincus de l'importance pour eux et pour les autres, pour le pays, de se faire vacciner et qu'ils vont se faire vacciner, c'est ce que nous constatons sur le terrain, et que jusqu'au bout on continuera à répondre aux doutes, à répondre aux questions, aux interrogations pour convaincre ces Français.
Il y a par ailleurs des personnes qui, pour des raisons politiques ou médiatiques, se sont greffées à ces inquiétudes ou en tout cas les ont instrumentalisées, parfois pour des raisons politiques, parfois pour des raisons médiatiques. Je continuerai, là aussi, à débattre, à répondre aux interpellations à chaque fois qu'on me les fera. Mais moi, je vous dis, les chiffres que nous avons sur la campagne de vaccination tout au long de ce mois d'août, que j'ai rappelés dans mon intervention liminaire, je ne vais pas le refaire ici, nous donnent confiance sur le souhait des Français, la volonté des Français de se faire vacciner pour mettre cette épidémie derrière eux et c'est ça qu'on regarde.
Est-ce que le risque que ce mouvement se radicalise et qu'on assiste à un " remake " des Gilets jaunes, c'est quelque chose qui est scruté par le gouvernement aujourd'hui ? Je ne me lance pas dans ce type de comparaison. Je vois bien que dans la presse, certains le font.
Je pense que les situations ne sont pas du tout comparables. On a une intention vaccinale qui n'a jamais été aussi élevée dans notre pays. On a par ailleurs une approbation des mesures qui ont été mises en place pour gérer cette épidémie, notamment le pass sanitaire, je vous renvoie à des études d'opinion qui ont été communiquées ces derniers jours, qui a continué à croître, qui est donc très majoritaire chez les Français parce qu'ils ont bien vu que, si on n'avait pas bénéficié du pass sanitaire cet été, dans un certain nombre de territoires et notamment dans des départements comme par exemple les Bouches du Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes, on aurait refermé les restaurants, on aurait refermé les bars, on aurait probablement refermé les lieux de culture.
On a vu cet été des niveaux d'incidence de l'épidémie dans ces départements et même dans ces régions qui étaient comparables à des niveaux d'incidence qu'on avait vus précédemment dans la crise et qui nous avaient conduits à l'époque à fermer des lieux, à mettre en place des couvre-feu voire parfois des confinements. On n'a pas eu à prendre ces mesures parce qu'il y a la vaccination et parce qu'il y a le pass sanitaire. Moi, j'ai la conviction que les Français s'en rendent compte, qu'ils se rendent compte aussi que ces mesures se mettent en place de manière simple, que finalement la vérification du QR code, ça prend quelques secondes.
Évidemment qu'il peut y avoir un impact dans l'organisation d'un certain nombre d'acteurs, de restaurateurs, de bars. On ne le minore pas et, moi, je veux saluer leur grande responsabilité et le grand travail qu'ils ont mené. On ne le minore pas et on va continuer à les accompagner, c'est pour ça que Bruno Le Maire les recevra la semaine prochaine.
Vous voyez, on fait les choses avec souplesse, avec pédagogie, avec clarté, toujours avec le souci d'accompagner les Français et l'ensemble des acteurs qui sont impactés par cette crise et je pense que les Français le mesurent. S'il n'y a pas d'autres questions, je vous dis à la semaine prochaine.